Critiques de notre temps

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Sur le racisme

 

Réflexion trois (29 octobre 2012)

Le racisme contre les blancs n'existerait pas en France selon la Ligue des Droits de l'Homme ?

Depuis qu'un des candidats à la présidence de l'UMP a banalisé l'expression du racisme anti-blanc, la formule fait florès et reçoit une certaine attention des médias. Un article du Monde traite ainsi du sujet qui m'a également toujours ennuyé. Lire aussi l'article de RMC ...

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/26/le-racisme-anti-blancs-divise-les-antiracistes_1781631_3224.html

http://www.rmc.fr/editorial/313292/un-proces-de-racisme-anti-blanc-souvre-a-paris/

 

Vendredi 26 octobre après-midi devait s'ouvrir au tribunal de grande instance de Paris le procès «d'un homme de 28 ans renvoyé pour des violences commises en 2010 sur un autre jeune dans le métro parisien, accusé d'avoir également insulté la victime en criant sale Blanc, sale Français. Pour la circonstance aggravante de racisme, il risque cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende.» Vendredi, le tribunal correctionnel de Paris a finalement renvoyé le jugement de l'affaire au printemps 2013.

 

Or, comme l'indiquait Le Monde, «pour la première fois dans ce type d'affaire –relativement rare–, une association antiraciste, la Licra, a décidé de se porter partie civile. Une position qui déroute la mouvance antiraciste, et met au jour un repositionnement inédit des organisations sur le sujet».

 

Et la Licra devrait consacrer entièrement le congrès annuel de son association (fin mars 2013) à ce thème du 'racisme anti-blanc'. «Sans parler de refondation, nous allons amener des contributions fortes sur ce que doit être le mouvement antiraciste», selon Alain Jakubowicz, le président de la Licra.

 

Le MRAP, proche du PCF, est apparemment sur la même position et lors de son dernier congrès, le 30 mars dernier, «il avait déjà assumé dans son compte-rendu officiel le vocable de "racisme anti-Blancs", ce qui avait fait bondir une partie du milieu antiraciste et avait été dénoncé dans une tribune sur le site Rue89».

 

Mais où va-t-on si en France, on peut être noir ou arabe, être victime d'atroces préjugés des français de souche, et si en plus on peut être poursuivi pour des faits ou des expressions racistes contre ses salauds de blancs ! Et en plus, ces blancs auraient l'audace de se faire défendre par nos propres associations anti-racistes LICRA et MRAP ! Mais c'est incroyable ! Et pourquoi pas, un jour, ces mêmes sales blancs iront peut-être nous poursuivre pour des faits de racisme devant la justice de nos propres pays, en Afrique ou dans les Caraïbes, et ils oseront peut-être se plaindre qu'on les y insulte ou qu'on ne veut pas les employer ! Comme nous le faisons nous-mêmes devant la justice française ! Mais où va-t-on ma brave dame ! Le monde devient fou !

 

Heureusement, il reste quelques associations quI nous restent fidèles et n'iront jamais défendre ces salauds de blancs contre nous, pauvres indigènes de la république tellement maltraités et rejetés par la société française et qui devont bien nous défouler de temps à autre sur quelques sales blancs ! Ainsi, nous avons le PIR (Parti des indigènes de la République), créé en 2005, qui défend «les véritables racisés, soit les immigrés originaires des pays colonisés par la France et leurs descendants». Son porte-parole, Mme Bouteldja, est elle-même poursuivie dans une affaire de racisme anti-Blancs par une association catholique intégriste.

 

Il y a aussi la LDH (Ligue des droits de l'homme), dont le président, Pierre Tartakowsky, estime que «le racisme anti-Blancs, en soi, ça n'existe pas» ! Au fond, pour être tranquille avec ce genre d'affaires, il nous suffirait d'exclure les blancs dans les associations anti-racistes !!! Comme ça, au moins, nous aurions la paix et nous pourrions tabasser des blancs sans risquer de les voir se faire défendre par des associations anti-racistes.

 

A noter quand même que selon le président de la Licra, Alain Jakubowicz, «nous n’avons pas connaissance que des français ou des blancs se voient interdire l’accès à des boites de nuits, un logement ou un travail parce qu’ils sont blancs ou Français».

 

D'un autre côté, je me demande si Alain Jakubowicz a déjà tenté de rentrer dans les boîtes de nuit afro-antillaises de la région parisienne sans être accompagné d'amis antillais ? Je me demande également si Pierre Tartakowsky est déjà allé dans les départements d'outre-mer français, les Antilles, la Réunion ou Mayotte, avant de sortir de telles imbécilités telles «le racisme anti-Blancs, en soi, ça n'existe pas». Pour sa gouverne, à Mayotte, les mahorais faisaient récemment la chasse aux blancs (aux M'zungus comme ils nous appellent) parce qu'ils contestaient la vie chère ou bien l'accueil du dirigeant d'une île comorienne dans leur département ! 

http://saucrates.blog4ever.com/blog/lire-article-447196-2109987-repression_sanglante_a_anjouan_et_aux_comores.html

 

En France, des français avaient été jugés et condamnés pour avoir pour avoir chassé au fusil des arabes dans un village du sud de la France. Je ne suis pas sûr que les mahorais sabrés chasseurs de M'zungus aient fait l'objet de poursuites, ni même que ces faits soient condamnés par les politiques locaux ! 

 

De même, Pierre Tartakowsky s'est-il déjà promené en Guadeloupe ou en Martinique et s'est-il déjà fait insulter en créole en raison de sa couleur de peau ou de son origine ? S'est-il déjà vu conseiller de rentrer dans son pays par des réunionnais ou des antillais racistes ? Et Alain Jakubowicz sait-il que certains employeurs domiens à la Réunion, aux Antilles, à Mayotte, discriminent (avec le soutien des syndicats) les métropolitains/blancs à l'embauche ? De même, il serait intéressant que la Licra ouvre des antennes dans les départements d'outre-mer (aux Antilles notamment), qu'elle s'ouvre à des militants blancs, et elle y découvrira toutes ces pratiques qu'elle réprouve, mais à l'encontre des blancs : interdiction d'entrée dans certaines boîtes de nuit ethnicisées, tabassages, insultes et discriminations à l'emploi, du fait des employeurs ou des syndicats.

 

Je ne retiendrais qu'une chose de ces articles. A côté des imbécilités énoncés par la LDH et le PIR, je trouve enfin naturel que des associations anti-racistes comme la Licra et le Mrap soient prêtes à se constituer partie civile dans des procès racistes touchant au racisme anti-blanc ! Et j'espère que de telles affaires vont se généraliser, que les blancs n'auront plus peur de porter plainte contre de tels agissements et que le racisme cessera d'être instrumentaliser par quelques racistes pour attaquer les français et faire pression sur la société civile française !

 

 

Réflexion deux (2 mai 2011)

Propos racistes à la Fédération française de football ?

Une tempête franco-française a une nouvelle fois été déclenchée par le site Médiapart ... Les dirigeants du foot français ont-ils tenu des propos racistes sur l'intérêt de mettre en place des quotas pour les gens de couleur au sein des écoles des clubs et de la fédération ? C'est-à-dire à l'inverse dans l'idée de réserver dans ces écoles des places pour les jeunes blancs ?

La première chose qui me gêne dans cette histoire, c'est l'éthique, ou plutôt l'absence d'éthique du site internet Médiapart à l'origine de cette affaire. Toutes les nouvelles médiatiques sont-elles forcément bonnes à publier ? Le problème selon moi vient de la publication du détail des conversations au sein d'une réunion. Mais sommes-nous tellement parfaits que nous ne prononcions jamais de mots ou d'idées incorrectes, inacceptables ? Si chacune de nos paroles pouvaient se trouver dévoiler dans la presse, sommes-nous sûrs que rien de ce que nous dirions ne pourraient nous être reprochés ? Pareil pour tous ses journalistes chasseurs de scoops ?

Sur le fond de cette histoire, je serais extrêmement nuancé. Peut-on dire qu'il y a trop de joueurs noirs ou beurs dans l'équipe de France ? Non, c'est idiot. Il est tout aussi vrai que ce débat ne se tient qu'en raison de la débâcle sud-africaine. Lorsque l'équipe de France gagnait, ce débat n'avait pas lieu d'être. Il n'a donc aucune légitimité, puisque la couleur des joueurs de l'équipe de France importe moins que leur défaite ou l'absence de résultat.

Peut-on faire un lien entre le comportement sur le terrain et hors du terrain des footballeurs et leur couleur de peau ? C'est également selon moi un faux débat ; parmi les plus grands joueurs de l'équipe de France qui ont marqué leur temps, dont le comportement sur le terrain et en dehors était (presque) parfait, et qui demeurent de grands messieurs, on trouve Zinédine Zidane (malgré son coup de boule), Lilian Thuram, Thierry Henri (malgré l'équipée sud-africaine et le but irlandais) et Marius Trésor au côté de Michel Platini, Dominique Rocheteau et de tant d'autres.

Ce n'est donc ni la couleur de peau ni le nombre de joueurs de couleur dans le football français qui doit poser problème. Par contre, il n'est pas inutile de s'interroger sur le devenir du football français, sur les instituts de formation des clubs, voire sur l'absence de possibilité de reconnaissance d'une certaine jeunesse dans ce sport emblématique qu'est le football, voire enfin dans l'absence de fierté d'une partie des joueurs de l'équipe de France de porter le maillot national et de représenter la France. Il est invraisemblable de donner l'impression d'avoir honte de jouer pour la France et de chanter la marseillaise.

Pour ma part, si j'avais cette chance, je serais fier d'entonner à haute voix ce symbole phénoménal. Le monde est peut-être mal fait si les personnes qui en seraient le plus fier n'auront jamais cette chance mais si ceux qui ont cette chance n'y trouvent aucune fierté et préféreraient peut-être représenter une autre nation ! Il faudrait donc peut-être plutôt instituer un test de citoyenneté (française) dans les tests de sélection !

Pour finir, il est enfin également tout à fait idiot de lier couleur de peau et niveau intellectuel comme certains propos pourraient le laisser penser. Mais le problème du football en France c'est peut-être malgré tout le faible niveau d'éducation intellectuelle et de valeur morale des joueurs professionnels évoluant en équipe nationale ou dans les grands clubs, quelque soit leur couleur de peau ... Il faut sûrement aussi s'interroger sur les raisons pour lesquelles le football n'attire que certaines classes sociales, majoritairement issues des banlieues parisiennes, sur l'argent roi et les transferts mirobolants au sein du football français ...

Car n'y a-t-il pas un problème dans le foot business ? Un problème d'argent avant tout, d'ailleurs ... le problème de l'argent roi ... des millions d'euros de transfert que certains joueurs rapporteront ... le problème des Porsche, des Ferraris et des filles ... Un problème d'absence d'esprit d'équipe ; il faut simplement être le meilleur pendant toute sa formation, sur le terrain ... Pour ma part, je m'intéresse pas assez à ce sport pour avoir une opinion sur tout cela ...

Mais ce qui est sûr, c'est que le fait de lier niveau intellectuel et couleur de peau est une aberration ... Il y a autant de personnes limitées intellectuellement dans les banlieues que dans les campagnes françaises voire dans les villes ou dans les départements d'outre-mer ... dans le monde du football comme dans le monde du rugby (sport pour ma part que je préfère largement) ... Le problème est à la fois que les centres de formation du football ou des grands clubs n'attirent que des personnes en échec scolaire ou qui basculent en échec scolaire ... Mais également que ces centres de formation n'arrivent pas à offrir à leurs joueurs ni une formation humaine, ni une formation morale et citoyenne ... à la différence du monde du rugby français ...

Je ne vois que deux raisons à cela, et aucune d'elle n'est la couleur de peau ... et les quotas ne me semblent pas être une solution valable, même vis-à-vis des bi-nationaux. La première raison est certainement l'argent-roi ... Supprimons l'argent du football, et celui-ci s'assainira. La seconde raison tient aux règles du football lui-même, à la façon dont il est joué en France et dans les clubs ...

Parmi les solutions, il y a peut-être à envisager une réforme des centres d'apprentissage, ou plutôt la création d'une ligue universitaire de football sur le modèle américain, de telle sorte que nous puissions avoir des jeunes joueurs diplômés issus du monde universitaire, et que le monde universitaire s'ouvre également à tous ces jeunes sportifs qui n'ont pas accès aujourd'hui au monde universitaire ... En tout cas, aux Etats-Unis, cela marche en matière de football américain et de basket ... même si ces joueurs doivent certainement demeurer parfois de sinistres imbéciles ... La valeur morale ne tient ni aux années d'études ni à la couleur de peau ...

En conclusion, je rappelerais néanmoins que le fait de se focaliser sur ces quelques phrases sorties de leur contexte pour jeter le discrédit sur une instance comme la fédération, me semble un procédé bien étrange et peut-être pas aussi innocent que cela n'y paraît en premier lieu ! Car il y a bien quelqu'un qui a laissé filtrer ces informations et ces comptes-rendus ? Dans quel but ? Par indignation ou par calcul ?
 

 

Réflexion une (25 septembre 2009)
Du racisme en France

En quelques mots, parler de deux articles particulièrement intéressants parus dans le journal Le Monde, sur le racisme anti-arabe ou anti-juif subis par certains de nos concitoyens sous prétexte qu'ils portent un prénom connoté arabe, juif ou autres. Le premier est celui du journaliste du Monde Mustapha Kessous qui réalise déjà un buzz sur Internet ; le deuxième est celui de Léon-Marc Levy ... deux articles sur un même mal : le racisme en France dont sont victimes les beurs, les juifs, les africains noirs ... parmi tant d'autres ...
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-bien-longtemps-que-je-ne-prononce-plus-mon-prenom-quand-je-me-presente-au-telephone_1244095_3224.html
http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2009/09/24/des-noms-pas-propres_1244298_3232.html

Il est vrai que les français qui se sont vus octroyer par leurs parents un prénom français bon teint ne le ressente pas aussi fortement. Deux articles à lire avec intérêt, en espérant ne pas se reconnaître ni dans les interlocuteurs que ses journalistes disent régulièrement rencontrer, ni dans les exemples de discrimination, de coups de poignard, qu'ils disent vivre et supporter.

Cela paraît presque invraisemblable que notre société française, démocratique et moderne, puisse encore aujourd'hui subir ce genre de comportement.

Et ne nous voilons pas non plus la face, ou ne nous culpabilisons pas trop ; il y a tant d'autres pays au monde où des discriminations bien pires frappent également les locuteurs pour de mêmes raisons. J'avais été choqué de découvrir qu'au Liban, un des pays du monde méditérannéen les moins dogmatiques en matière de religion musulmane, l'un des plus libéral qui existe, le simple fait qu'un acteur ou un réalisateur ait un nom à connotation juive (comme Spielberg) suffisait pour que le film soit victime de la censure politique.

La discrimination française en paraîtrait presque légère et indolore en comparaison. Mais il n'existe pas de niveau de tolérance en matière de racisme, quelque soit l'origine de la personne qui soit visée ...



Saucratès



02/05/2011
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