Critiques de notre temps

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De l’extrémisme en Politique et de l’inéquité médiatique

De l’extrémisme en Politique et de l’inéquité médiatique 

Et pour quelles raisons les médias prennent-ils faits et causes pour certains extrémismes et s’acharnent-ils sur les autres ?

Par Saucratès

Saint-Denis de la Réunion, samedi 19 novembre 2022

 

Tout n’est-il pas qu’extrémisme en Politique ? Pour les Ecologistes, pour la France Insoumise, pour le Rassemblement National, la question ne se pose évidemment pas.

 

Pour les Républicains américains, la question ne se pose pas non plus, puisque ceux-ci sont rentrés dans une lutte idéologique contre le droit à l’avortement, contre la théorie du genre à l’école, et il est tellement simple d’incriminer l’influence néfaste d’un seul homme, Donald Trump, alors que celui-ci a juste permis que cela se produise. 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/11/04/ils-montent-l-opinion-publique-contre-nous-dans-le-kentucky-comme-dans-le-reste-des-etats-unis-les-republicains-a-l-assaut-de-l-ecole_6148424_3210.html


L’article du Monde ci-dessus a aussi le mérite de rappeler que les Démocrates américains non plus ne sont pas en reste en matière d’extrémisme politique, parce qu’ils ont aussi lancé une guerre culturelle contre une partie du peuple américain, de la même manière que le font les élus et le gouvernement LAREM en France. Faire de Willie Carver l’enseignant de l’année du Kentucky et le convier à la Maison Blanche juste parce qu’il met en avant son identité gay et la cause de la communauté LGBTQ+, n’est pas extrémiste ? Vouloir faire changer une société par la contrainte, n’est-ce pas extrémiste ?

 

La question n’est pas de savoir si on est favorable ou au contraire gêné par l’homosexualité ? La question est de savoir si c’est une raison de mettre en avant une personne comme enseignant ? Et la réponse selon moi est non. Sinon, on peut aussi imaginer qu’à l’autre bout des États-Unis, un autre enseignant sera élu pour mettre en œuvre des thérapies de conversion forcée dans sa classe, et il pourra aussi être reçu à la Maison Blanche par un autre président. 

 

Concernant LAREM, les Républicains ou les Socialistes, ces partis sont tout autant extrémistes que les premiers cités. Ces sont des ultralibéraux extrémistes. Emmanuel Macron tout juste élu a sorti des ordonnances sur le dialogue social réformant et révolutionnant un droit social datant de 1945, voire du Front populaire de 1936, et l’imposant à tous et partout. Sa réforme a entrainé un recul drastique des droits des salariés et des élus dans les entreprises, et désormais même dans la fonction publique, sans aucune concertation, sans aucune discussion. Tout ceci s’était fait au cours de l’été 2017. Concernant les socialistes, ils partagent comme les démocrates américains la même volonté de violenter la majorité du corps politique français avec leurs théories sur le genre, sur l’ouverture à l’immigration africaine, pour détruire l’identité nationale. Tout comme LAREM. Ce n’est pas un mystère si tant de députés socialistes ont basculé du côté de LAREM. Les idées sont les mêmes sur tous les sujets. Simplement, il faut bien occuper l’ensemble du champ politique et éviter que l’appareil politique des socialistes ne tombent entre les mains de vrais révolutionnaires à la Jaurès. Et puis il faut une offre politique apparemment adverse même si c’est exactement la même, avec les mêmes personnes qui se font successivement élire sous des étiquettes différentes, pour laisser croire à une alternance politique. 

 

Pour l’écologie politique, la question de l’extrémisme est plus simple à comprendre. On le voit notamment dans les mouvements violents de l’actualité de ces dernières semaines ou derniers mois. Si on élimine les politiques pro-islamistes et non laïquement neutres des mairies écologistes françaises, on peut penser aux actions contre le projet des mégabassines dans les Deux-Sèvres, qui a vu l’opposition entre Sandrine Rousseau, des jeunes écologistes extrémistes et Yannick Jadot, ou bien les happenings muséaux de Just Stop Oil à Londres ou Letzte Generation à Potsdam. 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/11/04/simon-persico-l-histoire-de-l-ecologie-politique-est-marquee-par-la-tension-entre-responsabilite-et-radicalite_6148441_3232.html

 

J’en arrive au final à cette idée ‘aussi sotte que grenue’ que les médias ne traitent pas équitablement l’actualité et les partis politiques. Il y a les partis et les hommes politiques qui sont protégés par les médias, pour lesquels les moindres faux pas politiques sont masqués, tus, gommés, et inversement, ceux pour lesquels les moindres faux pas sont grossis, traités à outrance, voire exacerbés. On y trouve Donald Trump ou bien Marine Le Pen et Eric Zemmour. Il ne sert à rien d’avoir des codes de déontologie journalistiques si on ne les applique pas, et si au fond, à la base, l’appréciation de l’intérêt d’un quelconque sujet journalistique dépend au final de d’indépendance journalistique de chaque journaliste, de chaque journal.

 

Rappelons-nous de la blague d’Emmanuel Macron sur les kwassa-kwassa mahorais. La dépêche du Monde qui en traitait a disparu en quelques secondes du site internet du Monde. Macron était-il protégé à cette époque par le journal Le Monde ? Jeune président qui représentait l’espoir de la France face aux chemises brunes de Marine Le Pen. Les journaux titraient alors que Macron était l’espoir des démocraties occudentales. Ce n’est qu’après l’épisode de la place de la Contrescarpe que le journal Le Monde a fait évoluer son positionnement pro-macroniste, sans toutefois jamais le renier. 

Inversement, pourquoi s’acharner de cette manière sur le député du Rassemblement National de Fournas ? Parce qu'une phrase à double sens lui a échappé dans l’hémicycle ? Et parce qu’il a été exclu de l’hémicycle pour deux semaines pour cette simple raison ? Parce qu’il a fait de la publicité pour son vin familial sur compte twitter de député ? Mais par le passé, plusieurs députés de gauche ou LAREM ont également déjà fait l’objet de rappel ou de sanction à la déontologie par le déontologue de l’Assemblée nationale, notamment de la France Insoumise («François Ruffin avait été rappelé à l’ordre, en novembre 2017, pour avoir diffusé une vidéo sur YouTube le montrant dans son bureau à l’Assemblée relatant son activité hebdomadaire et invitant le spectateur à acheter son journal, Fakir») ou du parti majoritaire LAREM («Pascale Fontenel-Personne, dont l’entreprise de transports proposait une prestation payante comprenant une visite du Palais-Bourbon, avait été sanctionnée en 2017), sans que le journal Le Monde ne le mentionne. Pourquoi donc le Monde titre-t-il sur le député de Fournas actuellement, alors qu’au mieux les deux autres députés préalablement épinglés ont à peine fait l’objet d’un entre-filet dans les colonnes du Monde ? 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/11/17/gregoire-de-fournas-depute-rn-tance-pour-manquement-deontologique_6150358_823448.html 

 

Et si un jour futur, un gouvernement Rassemblement National ‘tancera’ des journaux ou des journalistes pour manquement déontologique et les sanctionneront, certains hurleront-ils à la fin de la démocratie ?

 

 

Saucratès 



19/11/2022
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