Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Sur les médias


Sur les médias et le complotisme

Sur les médias et le complotisme

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 14 octobre 2021

Où je vous parlerais de l’attribution du prix Nobel (de la paix) à deux journalistes et de la liaison faite par les médias occidentaux avec la difficulté d’informer. Où je vous parlerais du débat actuel autour non pas de la liberté de la presse, mais autour de la propagation des rumeurs et/ou du complotisme. Et où je vous parlerais enfin de la position du Monde, comme de tant de journaux bien-pensants, sur la remise en cause de la Constitution et des idées de la droite et de l’extrême-droite souverainiste. 

https://static.blog4ever.com/2010/11/447196/B9F61CD9-6808-4A10-9047-4E43DB217F09.jpeg

Je vous parlerais donc en premier lieu de l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Maria Ressa et Dmitry Muratov. Mme Maria Ressa est la fondatrice du site d’information philippin indépendant Rappler, tandis que M. Dmitri Mouratov est le rédacteur en chef du journal russe Novaïa Gazeta, dont plusieurs membres de la rédaction ont été tués, dont Anna Politkovskaia.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/11/liberte-de-la-presse-le-nobel-un-appel-a-l-eveil_6097882_3232.html

  

Selon l’éditorial du Monde, «C’est un appel à l’éveil, un signe bienvenu, contribuant à la prise de conscience des nombreuses menaces qui pèsent sur la liberté d’informer et sur celles et ceux qui incarnent ce combat. Dans de nombreuses régions, ce droit régresse».

 

Alors certes, l’activité de reporters est un métier à risque dans de nombreux pays au monde, et ce Prix Nobel de la Paix est une belle récompense et un beau symbole. Mais je différencie l’activité journalistique dans ces pays à risque, et en Occident où les journalistes s’érigent en censeurs, en supplétifs du pouvoir !

 

Prendre des photos et des vidéos des exactions des gilets jaunes ou des contestataires du pass sanitaire, est-ce cela une activité à risques ? Abonder dans le sens du pouvoir en ressassant des éléments de langage sur les plateaux de télévision pour préparer les téléspectateurs aux mesures sanitaires, est-ce un métier à risque ? Mener des croisades religieuses contre un président élu, contre des gouvernants élus parce que leurs positions sont diamétralement opposées aux valeurs libérales affichées par ces médias, est-ce cela un métier à risque ?

 

Non. Mais cela fait naître un sentiment de haine vis-à-vis des médias et des journalistes, même en Occident. Les gilets jaunes n’ont aucune confiance dans les journalistes qui les fliquent et leur tendent des pièges, et je les comprends. Les républicains aux Etats-Unis n’ont également aucune confiance dans les médias à plus de 90% démocrates et on les comprend.

 

L’activité de journaliste peut devenir risquée même en Occident mais ce sera la responsabilité des médias occidentaux qui auront cessé d’informer objectivement pour prendre parti pour la classe sociale des prédateurs de l’ultra libéralisme. On n’a pas le droit d’essayer de manipuler les opinions publiques en les aveuglant pour l’intérêt d’une minorité, sans prendre le risque que l’opinion publique se réveille et ne s’en rende compte.

 

Ce Prix Nobel est en fait une autre manipulation des consciences : essayer de nous faire croire que le journalisme est une belle et une saine chose, et non l’hydre qui nous aveugle et nous manipule pour ses propres croisades et pour l’intérêt d’une minorité de privilégiés !

 

Le gouvernement Macron n’est pas en reste dans cette manipulation médiatique avec la création de son observatoire du complotisme.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-et-comment-emmanuel-macron-a-decide-de-s-attaquer-au-complotisme_2159232.html

 

On aime ou on n’aime pas les personnalités (pour ma part, je ne supporte pas les thèses de Rudy Reichstadt, directeur de l'observatoire du complotisme Conspiracy watch, également membre éminent de cette commission) qui sont dans cette «commission Bronner» chargée de «mesurer les dangers du numérique sur la cohésion nationale et nos institutions afin de mieux y faire face», mais on ne peut que s’inquiéter de voir un pouvoir gouvernemental, cherchant à se maintenir à la tête de l’Etat par tous les moyens, user de ce type de moyens pour combattre ses adversaires politiques : le peuple.

 

Gérald Bronner ne disait pas autre chose en 2015 : «Par théorie du complot, il faut entendre simplement une interprétation des faits qui conteste la version officielle.» (numéro 449 de la revue Pour la science)

 

Et c’est exactement ce qu’est le complotisme autour de la pandémie de Covid 19 et autour des vaccins : «une interprétation des faits qui conteste la version officielle». Rien d’autre que cela. Et c’est cela qui fait si peur aux puissants et à ce gouvernement. 

D’un côté les élites et les sachants, ceux qui sont autorisés à parler, ceux qui disent ce qui est bien de dire, ce qui est autorisé de dire, ceux qui obéissent aveuglément aux ordres qu’on leur a donné, que les autorités, quelques qu’elles soient, leur ont donné, et de l’autre coté, le peuple, ceux qui n’ont pas la légitimité administrative de parler, de s’exprimer, de donner leur opinion dès lors qu’elle contredit le discours officiel. Théorie du complot, complotisme, conspirationnisme.

 
«Le problème clef pour moi, c'est l'écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent : le sentiment que tout se vaut, que toutes les paroles sont égales, celle de quelqu'un qui n'est pas spécialiste mais a un avis sur le virus vaut la voix d'un scientifique, alertait le président. C'est ce poison qui nous menace.» Emmanuel Macron, décembre 2020, L’Express

 

Il y a un autre regard possible sur cette question du complotisme et du conspirationnisme, comme l’indique le journal Marianne.

 

https://www.marianne.net/agora/commission-bronner-et-si-on-surestimait-limportance-du-complotisme

 

«Quand certains experts sont enrôlés dans la commission anti-complotisme lancée mercredi 29 septembre par Emmanuel Macron, d’autres chercheurs questionnent la place prise par l’obsession pour ce phénomène qui, selon eux, en dirait plus sur les fantasmes des gouvernants que sur l’ampleur réelle du conspirationnisme.»

 

Je conclurais sur un dernier sujet, autour des prises de positions du Monde cherchant à rapprocher Droite et Extrême Droite autour des atteintes à la Constitution et aux règles d’un Etat de droit. 

 

https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2021/10/05/presidentielle-la-droite-et-l-extreme-droite-a-l-assaut-de-la-constitution_6097225_6059010.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/05/il-est-devenu-de-la-derniere-mode-d-en-appeler-a-des-referendums-constitutionnels-pour-contester-les-normes-europeennes_6097127_3232.html

 

Le Monde a donc pris parti dans l’arène politique, comme par le passé, mais c’est son changement d’adversaires qui m’a initialement déboussolé. J’ai toujours pensé que Le Monde était un journal de gauche, par opposition au Figaro qui était le journal de la Droite. Et l'irruption d’Emmanuel Macron, ex-ministre de gauche menant une politique de droite, comme les socialistes qui l’avait précédé, m’a déboussolé. Mais il n’en est rien. Le Monde, comme les autres journaux progressistes ou bien-pensants, est un journal libéral, de tout temps. Son ennemi, d’hier et aujourd’hui, reste non pas la droite, mais la droite souverainiste. Et son combat aujourd’hui est de faire reconnaitre, dépeindre, Macron comme le représentant de la Droite libérale, et de ringardiser Les Républicains en les présentant comme un parti fini de droite souverainiste. Que les alliés du jour soient les socialistes lorsqu’ils sont au pouvoir, ou Macron et la clique d’opportunistes de droite ou de gauche qui l’ont suivi depuis 2017, tout ceci n’est pas important. L’important est de défendre une idée, stupide et dangereuse : vendre la France, dissoudre la France et son histoire dans un melting pot libéral, LGBTQ+, où les sexes, l’origine, la couleur de peau n’existera pas, sans s’apercevoir que le monstre est déjà tapi dans l’ombre, non pas les chemises brunes des souverainistes, mais les djellabas blanches des terroristes islamistes. 

 
J’aime Le Monde parce qu’à une époque, je me reconnaissais dans la manière dont ce journal dépeignait la situation sociale des pauvres, des employés, des fonctionnaires et leurs luttes. Mais c’était il y a longtemps, quand la réflexion sociale au Monde n’avait pas été remplacée par les délires féministes, LGBTQ+, la défense du mariage gay, de la procréation assistée pour tous, la haine des gilets jaunes, la détestation des anti-pass-sanitaires, le mépris du peuple et de la France des campagnes, et l’admiration éperdue vis-à-vis de leur leader et Maitre à penser Emmanuel Macron !

 

Conclusion de tout ceci, à laquelle vous avez certainement dû arrivé tout.e seul.e  : je suis un putain de complotiste !

 

 

Saucratès 


14/10/2021
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L’imposture démocratique des médias occidentaux

L’imposture démocratique des médias occidentaux

par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Reunion, dimanche 26 septembre 2021


À toute personne vivant en Occident et habituée à entendre parler des médias non occidentaux, mon titre doit apparaître comme une stupidité. À tout lecteur des médias occidentaux, croyant aux fables que ces derniers racontent à leur propre sujet, et ne se rappelant que des dernières années écoulées, mon titre doit aussi apparaître comme totalement stupide, et il doit déjà me souhaiter de vivre en Russie, en Chine ou en Corée du Nord pour m’ouvrir les yeux, pour regretter l’immense liberté démocratique dont je dispose en Occident. (a)

 

A toute personne n’ayant que le présent en comparaison, elle sera évidemment de leur opinion. Comment pourrait-elle penser autrement ? Jamais il n’y a eu un tel foisonnement d’informations circulant dans ce que l’on appelle les médias sociaux. Jamais il n’y a eu une telle immédiateté de l’information. Jamais les médias n’ont été aussi prompts à faire circuler l'information. On sait presque tout ce qu’il y a à savoir d’intéressant sur ce qui se passe dans le monde connu. 

Evidemment, il existe de très nombreuses zones qui échappent aux radars des médias occidentaux. Le monde des médias est la jungle urbaine, de préférence en Occident, mais pas uniquement. Les campagnes européennes leur échappent pratiquement ; que peut-il y avoir d’intéressant qui s’y passe, dans ces campagnes où fleurissent les gilets jaunes français désocialisés et les vieillards et les paysans réactionnaires. Les campagnes états-uniennes leur échappent tout autant, avec leurs électeurs Trumpistes supposément stupides et racistes. Les médias d’aujourd’hui sont les moyens de communication des grandes mégalopoles occidentales. 

Les médias d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ce à quoi ils ressemblaient ne serait-ce qu’il y a quarante ans, au debut des années 1980. Mais les années 1980 et les années d’avant sont plus ou moins l’antiquité pour les jeunes qui font aujourd’hui l’information. Qui se rappelle qu’en 1990, internet n’existait pas. Que les telephones portables et les smartphones n’existaient pas plus, et que les seules sources d’information disponibles étaient la presse écrite et les médias télévisuels et la radio ?

 

Assez tristement, je pense que cette période était l’âge d’or des médias occidentaux, une époque où le foisonnement des médias faisaient vraiment d’eux des défenseurs de la démocratie. Une période où de grands journalistes avaient à cœur de défendre, de chercher la vérité, de la défendre. Aujourd’hui, ceux-ci ne cherchent plus à défendre et à chercher la vérité, mais juste à manipuler l’opinion publique pour lui faire accepter leur propre vision de la vérité.

Avec la simultanéité et la transparence de l’information que l’on connaît désormais, on aurait pu avoir des médias d’excellence, représentatifs des divers courants traversant nos sociétés et ouverts aux divers points de vue. Le Monde à la fin des années 1990 et au début des années 2000 a pu être un tel journal. Mais parallèlement à l’essor de l’accès de l’information de masse et au développement d’Internet, les médias ont peu à peu été achetés et contrôlés par le grand capital, par des multinationales et des milliardaires. Le contrôle de l’information est devenu l’alpha et l’oméga des multinationales et des gouvernements. Jusqu’à leur permettre de contrôler des élections présidentielles en France et de fabriquer leur candidat presidentiable en la personne d’Emmanuel Macron et de son mouvement En Marche. La stupidité des électeurs français a fait le reste en fournissant à un candidat sans parti politique le contrôle du Parlement.

Et en parallèle, un nouvel acteur est apparu, devenu de plus en plus puissant grâce aux médias sociaux, acteur dont on ignore l’objet véritable et ceux qui le contrôlent véritablement. La société civile et ses groupes de pression, mouvements écologistes, leaders charismatiques du business collapsologiste (qui aurait pu penser que la petite Greta faisant grève les vendredi dans sa petite ville deviendrait une égérie planétaire quelques années plus tard ?), des mouvements antiracistes ou universitaires sans oublier ces mouvements comme #metoo ou #balancetonporc.org ; tous ces mouvements occupent et contrôlent les débats publics et règlementent ce qu’on peut y dire, ce que l’on a le droit d’y dire à coup de procès et de plaintes en justice, ou de lynchage médiatique sur les réseaux sociaux.

 

Tout ceci n’est pas le symbole d’une démocratie qui fonctionne correctement, chacun d’entre nous se trouvant soumis à la censure du gouvernement et à la fois de tous ceux qui s’érigent en censeurs des bonnes mœurs, des bonnes opinions, des bons comportements. En Chine, tout ceci est sous le contrôle d’un parti unique ; en Occident, tout ceci est sous le contrôle de délateurs anonymes autorisés à s’ériger en censeurs auto-investis du pouvoir de pourrir la vie de leurs ennemis.

 

Et les médias mainstream me direz-vous au milieu de tout cela ? Un outil aux mains des milliardaires qui les contrôlent, des outils cherchant à plaire aux goûts des lecteurs qu’ils cherchent à atteindre, qu’ils cherchent à pouvoir manipuler, des outils cherchant à s’attirer les bonnes grâces des groupes de pression dont leurs journalistes partagent les opinions. Et dans tout cela, toutes les opinions ne sont pas toutes acceptables ou supportables. Il suffit de voir les attaques que subit la chaîne C-News pour oser donner la parole à des intellectuels considérés comme ultra-conservateurs !


Rien de tout cela ne correspond à la définition d’une démocratie selon moi ! Tout ceci correspond plus à une religion, du politiquement correct, du socialement correct. Cela expliquerait la cabale dont fut victime Donald Trump aux Etats-Unis, où 90% de la presse américaine conduisit une croisade morale anti-Trump tout au long de ses quatre années de présidence ! Et comme l’islam qui lui-aussi cherche à détruire l’Occident, c’est une religion sans pape ni papauté, avec une multitude d’imams et de chapelles...

Autres articles sur le même sujet :
 

Coup de gueule sur le silence médiatique assourdissant

Les médias et les élections américaines de 2020

Confinement et médias - Comment s’explique l’absence de toute critique médiatique

 

Notes :

 

(a) Souhaiter à un indigéniste qui critiquerait le racisme de la France de l’envoyer en Afrique, dans un État non démocratique ou en guerre, ou en proie aux attaques de AQMI ou de l’Etat Islamique, est considéré comme du racisme en France. Et cela peut conduire en prison.

 

Mais souhaiter envoyer un internaute qui critique l’absence de démocratie ou de transparence des médias occidentaux dans un État considéré comme totalitaire (Chine, Russie, Corée du Nord), comme je l’ai souvent vu écrit, n’est pas considéré comme du racisme mais semble normal dans le cadre d’une critique inacceptable des médias. N’est-ce pas bizarre ?


26/09/2021
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Coup de gueule sur le silence médiatique assourdissant

Saint-Denis de la Réunion, lundi 30 août 2021

 

Il est terrible de devoir consulter des sites médiatiques suisses ou belges pour disposer d’informations non filtrées sur ce qui se passe en France actuellement.

 

Consultez le site du Monde et vous ne trouverez rien sur ce site sur les manifestations des deux derniers samedi. Et même les manifestations du 14 août 2021 n’ont été traitées qu’à travers l’antisémitisme proclamé d’une pauvre manifestante arborant une pancarte utilisée immédiatement pour délégitimiser le mouvement de contestation !

 

Que ces mouvements sociaux plaisent ou ne plaisent pas aux journalistes du Monde ou des autres médias français, on s’en fout ! Leur devoir est de nous informer sur ce qui se passe en France, pas sur ce qu’ils aimeraient qu’il s’y passe, pas sur la nécessité d’ouvrir en grand les frontières françaises pour y accueillir les pauvres afghans désespérés ! NON, ce que nous voulons, c’est une actualité non expurgée de tout ce qui déplaît à l’élite médiatique française, la vraie actualité des mouvements sociaux contre le pass sanitaire et contre les vaccins, même si, selon tous les bien-pensants du gouvernement, tous les donneurs de leçon des médias, «ce n’est pas bien du tout et c’est une preuve honteuse d’égoïsme».

 

On s’en fout. On veut juste être informé, pas désinformé ! 

Et dire que ces bien-pensants estiment que, du fait de l’été et de l’absence de sujets suffisants à traiter, ils ont donné trop de visibilité à cette contestation et ainsi fait trop de publicité aux anti vaccins et anti pass sanitaire ! Le monde à l’envers !

 

Alors, si vous voulez véritablement savoir ce qui se passe en France et en Europe, notamment au sujet de la contestation du pass sanitaire, ou bien sur l’idéologie du Rassemblement National non restreinte à quelques phrases chocs, voici quelques articles de presse suisse :

 
https://francais.rt.com/france/90107-manifestations-contre-pass-sanitaire-gouvernement-doit-il-sinquieter

https://francais.rt.com/france/90123-pour-jordan-bardella-theorie-grand-remplacement-pointe-réalité

 

Sans oublier un dérapage d’un journaliste français traitant de connards les contestataires du pass sanitaire ... mais bizarrement on n’en entendra pas parler en France et ni le CSA, ni la police, ne se saisiront de cette insulte. Par contre, un «Qui» sur un écriteau !

 

https://francais.rt.com/france/90113-minorite-connards-florian-philippot-appelle-csa-apres-propos-thierry-moreau-vaccin-covid-19

 

Ou bien sur une décision que le conseil constitutionnel francais n’a pas pris mais que la commission nationale d’éthique du gouvernement suisse a, elle, eu le courage de prendre sur le refus de la vaccination obligatoire et le refus du pass sanitaire ...

 

https://francais.rt.com/international/90116-suisse-commission-nationale-ethique-juge-vaccination-obligatoire-contre-covid-19-injustifiee

Evidemment, vous ne trouverez rien de tout cela dans les journaux français ! Tout ceci n’est pas assez ´clean´, pas assez conforme à la doxa défendue par Le Monde ou les autres journaux bien pensants ! 

 

 

Saucratès


29/08/2021
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Les médias et les élections américaines de 2020

Saint-Denis de la Réunion, lundi 9 novembre 2020

 

—> La couverture médiatique des élections américaines et des deux candidats qui y sont opposés est-elle non partisane et équilibrée ? Ou inversement déséquilibrée, partisane et de parti pris ?... Une analyse critique des médias français et plus largement occidentaux, et du biais anti populiste et élitiste de leurs analyses concernant le candidat président Trump ... et in fine de tout candidat considéré comme populiste ...


En lisant la presse écrite ou internet, ou en regardant les journaux télévisés, il me semble qu’il ne faut malgré tout jamais oublier que les médias ne font pas seulement qu’informer leurs lecteurs, leurs auditeurs ou leurs spectateurs ; ils les influencent également. Un média a une ligne éditoriale, des actionnaires, un lectorat, et il écrit, il informe, pour eux, en fonction de leurs attentes. 

Concernant le traitement médiatique des élections présidentielles américaines de 2020, et plus précisément du candidat à la présidentielle Trump, il ne faut pas le perdre de vue. Les médias français, mais plus vraisemblablement une bonne partie des médias américains également, ne permettent pas de se faire une opinion objective, neutre, non partisane. Les médias français me semblent être anti-Trump au plus haut point, à tord ou à raison.

Est-il anormal qu’un candidat à la présidentielle ne reconnaisse pas sa défaite ? C’est vraisemblablement plus ou moins nouveau dans l’histoire politique américaine, mais je me rappelle de l’élection Al Gore vs George W. Bush Jr, en 2000, et j’ai le souvenir que les résultats électoraux de Floride, dont le frère du candidat président, Jeff Bush, était le gouverneur, avaient longtemps été contestés par les démocrates et les républicains et avaient longuement bloqué le processus de désignation de George Bush Jr en tant que président des États-Unis. Mais ce n’était pas un populiste honni des médias qui contestait là désignation des grands électeurs de la Floride, mais le sympathique démocrate Al Gore. Et là déjà, lors de l’élection de 2000, le démocrate Al Gore avait été proclamé Président sans attendre les résultats définitifs, et l’élection de George W. Bush n’avait été finalement validée que le 20 décembre 2000 par la Cour Suprême après un recomptage des votes en Floride.

 

http://www.francesoir.fr/politique-monde/biden-annonce-president-trump-ne-savoue-pas-vaincu-la-cour-supreme-devra

 

Comme depuis quatre longues années, les médias ne donnent pas ainsi une analyse objective et non partisane du président Trump, mais une opinion subjective et partisane. Mais une telle affirmation place immédiatement des observateurs comme moi dans la case des conspirationnistes ; c’est quand même vachement commode ! On n’a pas le droit de remettre en cause le traitement de l’information des médias sans immédiatement être taxé d’être conspirationniste !

 

Y a-t-il quelque chose qui différencie cette élection présidentielle américaine des précédentes élections présidentielles américaines ? Je pense que l’on peut parler de l’influence des votes par correspondance dans cette élection américaine, dont l’importance dans les résultats electoraux est sans commune mesure avec leur impact lors des présidentielles précédentes. C’est des centaines de milliers de votes par correspondance qui donnent la victoire à Joe Biden. Et je peux comprendre que ces votes par correspondance cristallisent l’opposition et la rancoeur de l'électorat conservateur americain. Soyons clair, imaginons que des centaines de milliers de votes favorables à une populiste comme Marine Le Pen lui donne la victoire, pourrait-on imaginer que l’on ne verrait pas de contestation de la prise en compte de ces bulletins de votes ni par Macron, ni par les médias libéraux ? Évidemment que si ! Les soupçons de manipulation des votes ne sont-ils autorisés que lorsqu’ils émanent des candidats démocrates et/ou considérés comme acceptables ?

 

Il suffit de se rappeler les cocoricos de victoire des médias francais lors de l’élection d’Emmanuel Macron lors de la présidentielle, qui saluaient le contre-exemple français, l’espoir démocratique apporté par les français, avec des électeurs qui s’inscrivaient à rebours de l’illiberalisme ambiant, en Europe ou aux Etats-Unis ... Un vent de fraîcheur et un président éminemment democrate. On sait ensuite la réponse que ce grand démocrate apporta aux revendications des gilets jaunes français ; une réponse ultra-sécuritaire et des arrestations et des condamnations à gogo ! Mais ce qui dans un régime politique illiberal est un crime condamné unanimement, est considéré comme parfaitement normal et indispensable sous le règne d’un grand démocrate comme E. Macron.

 

Trump perdra vraisemblablement cette élection présidentielle, et le monde se portera vraisemblablement mieux après sa présidence, ou non, mais je ne peux m'empêcher de penser à un complot de l’ensemble des maillons du monde libéral contre sa présidence et contre sa candidature. De l’Osce («Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe») qui l’accuse d’abus de pouvoir flagrant (mais que vient faire l’Osce en Amérique ?) ... en passant par ces dizaines de responsables de bureau de vote américains outrés que l’on doute de leur probité, interviewés jusqu’à satiété dans nos journaux télévisés. 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/05/elections-americaines-l-osce-accuse-donald-trump-d-abus-de-pouvoir-flagrant_6058624_3210.html

 

Dans d’autres articles, j’avais pu lire une remise en cause du système électoral américain des grands électeurs, sous prétexte que Joe Biden disposait de plusieurs millions de voix d’avance sur Donald Trump au plan national (je n’ai pas retrouvé l’article concerné mais il me semble que cette phrase émanait de Joe Biden lui-même). Pour certains commentateurs, il n’y a aucune democratie dans laquelle le candidat récoltant le plus de voix ne serait pas élu, oubliant bien vite que le régime électoral américain des grands électeurs est tout autant légitime que les autres régimes démocratiques à suffrage direct, et surtout beaucoup plus ancien. Et de toute facon, qui n’a jamais songé à contester le scrutin majoritaire à deux tours français qui permet à un parti politique pesant à peine 20% des votants de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale, ou bien de considérer qu’un président ne peut être démocratiquement élu en ayant obtenu à peine une dizaine de pour-cent des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle française de 2017 ! Contestation partisane relayée ad nauseum par des médias complaisants ... Et ce travail de sape (même si les médias l’attribuent avant tout aux déclarations de Trump) vise aussi et avant tout la Cour Suprême américaine, qui est déjà suspectée de vouloir privilégier Trump qui aura permis sa bascule républicaine ...

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/06/la-cour-supreme-arbitre-conteste-des-discordes-americaines_6058707_3232.html 

 

Comment comprendre également les différences des termes et des mots utilisés pour décrire Trump et Biden. Du côté de Biden, on nous dépeint des scènes de liesse populaire (lien), de soulagement, d'émotions (lien), d’explosions de joie (lien), de restauration des valeurs, de célébrations, et du côté de Trump, on nous parle de bikers, de groupes para-militaires, de partisans souvent sans masque (lien), de désespoir et de rancoeur, carburants de la popularité de Trump (lien) ... A un tel point de manipulation de l’opinion, je n’arrive plus à accepter un tel lavage de cerveau. Trop c’est trop !

—> Pour finir, je reviendrais à mon idée initiale de l’existence d’un biais anti populiste et élitiste des médias français et/ou occidentaux au sujet de tout candidat considéré comme populiste ... C’est ainsi le traitement médiatique réservé à Marine Le Pen du Rassemblement National ou de Mattéo Salvini de la Ligue du Nord, pour les plus connus. —> Les ignorer le plus longtemps possible et le plus régulièrement possible, comme pour démontrer leur insignifiance, puis les diaboliser dès lors que des élections nationales se profilent, afin de tenter de les décrédibiliser et de décourager leurs électeurs potentiels ou habituels ... Au fond le même traitement médiatique qui a été réservé quatre années durant à Donald Trump ainsi que pour ces élections.

 

—> Ceux qui votent pour des populistes ne sont-ils que des racistes invétérés, des haineux jaloux et plein de rancoeur et des abrutis congénitaux comme ces médias voudraient nous le faire croire ?

 

Les élections américaines ne sont pas encore finies, malgré ce que tout le monde voudrait nous faire croire (en 2000, le candidat démocrate Gore avait également revendiqué la victoire et attaqué son adversaire républicain Bush Jr qui refusait de reconnaître sa défaite, avant dé perdre finalement cette élection présidentielle de 2000), que les médias et le parti du président Macron pense déjà à l’élection présidentielle française de 2022. Il ne faudrait pas que les français votent à contre-courant de la logique politique !

 

 

Saucratès 


10/11/2020
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Confinement et médias - Comment s’explique l’absence de toute critique médiatique

Saint-Denis de la Réunion, mardi 14 juillet 2020


Où j’en reviens à nouveau au sujet du confinement et des relations entre le gouvernement et les médias ... Rappelons-nous de ce début du mois de mars 2020, avant le déclenchement de la période du confinement ... Les médias nous abrutissent alors du confinement déclenché en Italie si proche de nous, et en Espagne. À longueur de journaux télévisés ... Et les médias télévisés ou autres nous rabâchent alors sans relâche les oreilles sur les condamnations italiennes et espagnoles au sujet de notre inconscience, de l’inconscience des français et du gouvernement français qui n’ont alors pas encore déclenché le confinement de leur population. 

Après le déclenchement du confinement, les médias continuent à nous rabâcher les oreilles, à nous abreuver, des besoins (ou des risques) de renforcement du confinement, de ces français qui ne respectent pas les règles, des mesures de renforcement qui nous attendent si les règles ne sont pas mieux respectées. Et puis, à partir de la fin du mois d’avril 2020, changement de braquet. Les médias commencent à parler de plus en plus de déconfinement, des pays qui de confinent leur population ... 

 

Dans cette période de confinement puis de déconfinement, l’ensemble des médias français servaient pas de médias d’information indépendants, mais uniquement plus ou moins de caisse de résonance du gouvernement français. Gestes qui sauvent, vertus de la distanciation ... Cette absence de toute forme d’indépendance et de réflexion sur ce qui nous était tombé dessus était-elle un comportement médiatique normal. À entendre le gouvernement, les autorités sanitaires, les médias, les masques sont d’abord inutiles pour protéger la population, voire nocifs pour la santé, puisque la France, comme la majeure partie des pays européens manque cruellement de masques, mais ils deviennent brutalement indispensables et obligatoires dès lors qu’ils ne sont plus aussi rares. Et pourtant, ces affirmations totalement ineptes ne sont pratiquement pas contestées par les médias, qui ne font presque que les relayer mécaniquement, servilement. 

Vous me direz que ceci concernait une période d’urgence sanitaire, une période très particulière, et que cette période est derrière nous. Mais ce n’est pas le cas. À l’écoute des informations télévisées de ces derniers jours, on est reparti dans le même schéma. Maintenant, l’enjeu, c’est de préparer l’opinion publique au port du masque obligatoire dans tout l’espace public, dès lors que l’on se trouve dans un milieu fermé ! Et l’endoctrinement, la persuasion médiatique a déjà commencé. Les médias nous parlent de l’exemple belge de ports du masques dans les lieux publics, de l’intérêt et de la pertinence du port du masque généralisé pour nous protéger et protéger les autres, oubliant en cela complètement la doctrine gouvernementale du début du confinement où le masque ne servait soit-disant à rien du tout, était totalement inutile, sauf pour les personnels soignants. 

On nous abrutit également avec les principaux thèmes qui seront abordés dans les discours du président de la République. Plus d’un jour à l’avance, les médias nous rabâchent déjà les oreilles des grandes lignes du discours du président, de ses annonces, des grands sujets. Comme s’il nous fallait être ébaudis devant l’ingéniosité de ces journalistes si bien introduits dans les arcanes du pouvoir. Ils reçoivent juste des éléments de langage de la Présidence de la République, et ils sont juste chargés de préparer l’opinion publique aux annonces qui seront faites par le gouvernement. Rien d’autre que cela, une simple manipulation de l’opinion publique ... ils ne sont plus qu’un simple outil de propagande aux mains d’un pouvoir politique, sans qu’on puisse savoir qui est l’outil de qui, ou de qui sont-ils l’outil ? Les médias sont-ils l’outil de leurs propriétaires qui les auraient utilisés pour faire élire leur poulain à la Présidence de la République française ? Ou bien sont-ils l’outil du gouvernement et des Macronistes pour faire passer leurs réformes et pour manipuler l’opinion publique ? Ou bien les deux ? 

En fait, il ne nous faut pas nous masquer ce que les médias sont reellement. Les médias ne sont pas une source d’informations objectives sur le monde qui nous entoure. Ils ne sont qu’un outil d’informations, mais il nous est impossible de verifier la réalité et l’objectivité de cette information. Sert-elle les intérêts d’une personne en particulier, d’un groupe d’individus, du gouvernement, d’un État étranger ? C’est un principe à ne pas oublier. Normalement, du fait de la multiplication des médias et d’un principe de respect de la pluralité des opinions et des points de vue, en période normale, on pouvait trouver une pluralité d’analyse médiatique et d’opinion. Simplement, ces jours-ci, cette pluralité n’existe plus. La farce de la pluralité des points de vue et des opinions des médias et des journalistes disparaît totalement. Le monstre est nu. Ils ne défendent tous qu’un seul Maitre, ils n’ont tous qu’un seul objectif, rejoindre les arcanes du pouvoir, et la mascarade tombe. Les masques tombent, et nous nous trouvons alors face à cette convergence d’appels au civisme, à cette servilité vis-à-vis du pouvoir et des puissants ! Les plus serviles des journalistes sont ceux qui bénéficieront des meilleures informations du gouvernement, les meilleurs bruits sur ce que le président dira, sur les grandes idées de son discours, sur les annonces du gouvernement, sur les prochaines décisions. Et plus le média est servile et joue le jeu de la manipulation de l’opinion publique, plus il aura d’informations ...

 

Nous sommes donc presque sûr, que très prochainement, il sera décidé par le gouvernement que, pour mieux combattre la pandémie de coronavirus et la multiplication des foyers de contagion, le port du masque sera rendu obligatoire en milieu fermé, voire dans le domaine public. Que des amendes dissuasives seront prononcées contre les récalcitrants, contre ceux qui ne respectent pas la mesure, après un juste temps d’information et de prévention (LOL). Les flics et les gendarmes de France pourront enfin de nouveau verbaliser à qui mieux mieux les contrevenants au port du masque. Après tout, il y a eu de tels investissements pour produire des masques en tissus ou en papier qu’il va bien vouloir créer une loi pour nous obliger à les porter, pour faire tourner ces usines, pour remplir les poches de ces louables investisseurs ! Un site comme «les decodeurs du Monde» vont d’abord nous pondre des articles pour combattre les rumeurs parlant de cette prochaine mise en place de l’obligation de porter un masque, avant d’écrire le contraire puis de dénoncer une autre rumeur infondée. 

Des médias critiques ! Mais quelle idée d’attendre des médias français une quelconque objectivité dans la manière dont ils rendent compte de l’actualité !


Il reste à appréhender de savoir si les médias, dans la manière dont ils rendent compte de l’actualité, agissent uniquement en relais des positions gouvernementales, ou s’ils les influencent également en retour. En parlant de la possibilité d’un nouveau confinement, en cas de rebond de l’épidémie, il semble qu’il parait aujourd’hui peu vraisemblable que l’on soit reconfiné, essentiellement parce que l’économie française et plus largement européenne ne s’en remettrait pas. Mais cela dépend en fait uniquement de ce que nos voisins européens feront. Si nos voisins européens se mettaient à reconfiner leur population, les médias français relaieraient-ils ces condamnations étrangères à longueur de journaux télévisés’ et le gouvernement serait-il obligé de déclencher un confinement, ou bien ne le feront-ils que si le gouvernement prend cette décision ?

 

On devrait ici louer le courage et le sens de la démocratie de la Suède, qui envers et contre tous, n’a pas suivi l’exemple de l’ensemble de leurs voisins et n’a pas imposé le confinement de tous. Ils étaient montrés du doigt comme des irresponsables, comme l’Angleterre de Boris Johnson, et les médias commençaient à décompter, critiquer et comparer le nombre de leurs morts avec ceux des pays européens voisins. Mais le sujet apparemment ne devait pas être très porteur, parce qu’on en entend plus parler. L’un des pays européens avec le plus de morts semble désormais être un des bons élèves de la classe européenne, la Belgique, tout ceci pour conforter la décision de son gouvernement de masquer toute sa population et de sévir. Soyons sûr que le pouvoir macroniste va suivre ce bel exemple belge ; il y a de l’argent à se faire sur tous ceux qui ne porteront pas le masque !


Et je confluerais cet article sur une dernière critique à l’encontre des médias ; l’absence de toute remise en cause de la volonté présidentielle d’en appeler à l’unité nationale à l’occasion de la célébration de ce quatorze juillet 2020. A quelle unité nationale peut-on appeler lorsque l’on a passé des mois et des années à revenir sur les acquis sociaux des travailleurs et des salariés, et à frapper, à tirer et à frapper des manifestants et des gilets jaunes contestant la politique ultralibérale d’un gouvernement dont la légitimité électorale est au minimum contestable et se doit d’être interrogée ? 

 

 

Saucratès

 

 

Post scriptum : N’est-il pas au fond également impensable que l’accroissement continu de l’atteinte aux libertés publiques soit le fait d’associations de défense des uns ou des autres autres qui demandent un durcissement toujours plus grand des mesures liberticides. Ainsi pour le port du masque ... «Des victimes du coronavirus et des professionnels de santé ont annoncé lundi saisir en urgence le Conseil d’Etat pour enjoindre l’Etat à rendre le masque obligatoire dans les lieux clos recevant du public, afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus ...». Et ce n’est pas la première fois que cela arrive au cours de cette période de coronavirus. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/13/la-braderie-de-lille-qui-devait-se-derouler-en-septembre-est-annulee_6046106_3244.html


14/07/2020
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