Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Sur les médias


Lorsque une association des bien-pensants comme AVAAZ en appelle à financer les mouvements terroristes, pour le bien de la planète et des peuples autochtones

Lorsque une association des bien-pensants comme AVAAZ en appelle à financer les mouvements terroristes, pour le bien de la planète et des peuples autochtones

 

Par Saucratès 

 

Rome, jeudi 6 octobre 2022

 
Message typique reçu de AVAAZ. Un illustre inconnu nous écrit pour nous appeler au secours. Cet inconnu est José Gregorio Díaz Mirabal, chef du peuple autochtone Wakuenai Kurripaco et coordinateur général des organisations autochtones du bassin amazonien (COICA). 

 

Ce qui est amusant, c’est que ces mêmes peuples dont il est le représentant, nous auraient bouffé et tué s’ils nous avaient croisé dans la jungle amazonienne, ou qu’ils bouffent encore les étrangers qu’ils découvrent, mais là, ils nous demandent notre argent pour les aider. Diantre !

 

Aider à faire quoi ? En tout premier lieu, «financer un puissant soulèvement autochtone qui viendrait s’inviter aux deux sommets majeurs sur le climat et la biodiversité qui auront lieu cette année. Nous y défendrons des traités internationaux ambitieux pour stopper la destruction de la nature.» AVAAZ cherche ainsi à financer un mouvement révolutionnaire terroriste, mais le fait qu’il soit populaire et autochtone semble faire de ce soulèvement un acte bon et moral puisqu’il combattra les forces du Mal de Bolsonaro.

 

Accessoirement, toute personne qui donnera à AVAAZ participera au financement d’un mouvement terroriste ce qui le rendra passible de peine de prison à vie aux Etats-Unis. 
 

Je vous laisse lire la prose d’AVAAZ. Je crois qu’il se fout de notre tête avec un grand discours New Age, un peu comme tous les charlatans qui veulent sauver la Terre.

 


06/10/2022
0 Poster un commentaire

Libra, FaceBook, Meta … J’ai quelques questions sur ce que ces termes signifient

Libra, FaceBook, Meta … J’ai quelques questions sur ce que ces termes signifient.

 

Par Saucratès

 

Istanbul, samedi 17 septembre 2022

 

• Quels besoins poussent FaceBook à copier les termes et les codes les plus emblématiques du droit et de la puissance publique ?

• Quels besoins poussent les médias à applaudir frénétiquement, à s’émerveiller devant chaque invention de ce réseau social : le Libra comme monnaie internationale a l’égale du dollar ou de l’euro, la Cour suprême de FaceBook, le metavers …

 

Que l’une des entreprises les plus puissantes du monde occidental en terme de capitalisation boursière puisse être FaceBook, ou Meta, qui ne produit rien, qui ne commercialise rien, si ce n’est du vent, dont la capitalisation boursière ne repose sur rien, si ce n’est des estimations de bénéfices futurs, donc sur du vent une fois encore, est pour moi une immense interrogation, un mystère absolu.

 

De toute façon, c’est à l’image du capitalisme d’aujourd’hui, un capitalisme de bulle spéculative, qui permettait à un constructeur automobile n’ayant jamais produit une seule voiture d’être parmi les premières capitalisations mondiales des constructeurs automobiles (Rivian et maintenant Lucid). Le capitalisme a rejoint notre monde d’aujourd’hui : ce n’est pas ce que vous faites ou ce que vous avez fait qui est important, qui permet de vous juger, de vous donner une valeur, mais ce que la rumeur publique pense de vous, ce que l’on estime être votre potentiel. Une popularité qui peut disparaître aussi vite qu’elle est apparue, ou pas. On est arrivé à l’heure des instagrameuses, des influenceuses et des influenceurs.

 

Justement, je lisais cet article du Monde sur les modifications de l’algorithme d’Instagram et des changements de format, et de ceux (les utilisateurs) qui disparaissent, qui n’évoluent pas suffisamment vite. Déjà, je suis perdu avec la généralisation de cette appellation des Stories, comme si cela était devenu la norme de toute chose sur la Terre : raconter une histoire ! Mais on raconte tous des histoires, à nos enfants, sur des blogs, dans les journaux, dans les chansons. Déjà, les plus belles chansons de l’un des plus grands des chanteurs de notre temps, Jacques Brel, du Grand Jacques, racontent toute la vie d’un personnage en une seule chanson. Comme dans «Zangra» … au fort de Belonzio. «Et l’ennemi est là. Je ne serais pas héros.»

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/17/sur-instagram-le-desarroi-des-petits-createurs-deboussoles-par-les-changements-d-algorithme_6142004_4408996.html

 

Tout ceci, les Story, le metavers, la cour suprême, rien n’est nouveau. Tout n’est que buzz. Tout ceci n’est que du vent sur les réseaux sociaux, dans les médias, pour continuer d’exister, pour continuer à faire parler de soi, de FaceBook, de Meta, de Mark Zuckerberg. 

1. Le «Libra», ou quels besoins poussent FaceBook à copier les termes et les codes les plus emblématiques du droit et de la puissance publique ?

 

Après quelques années de développement de FaceBook, Mark Zuckerberg eut l’idée de proposer de créer une nouvelle monnaie de banque centrale, une devise devant devenir l’égale du dollar et de l’euro, une monnaie virtuelle, forte des milliards d’utilisateurs de FaceBook : le «Libra». Nom tiré de «libre», de «liberty», de la «liberté». Et ce fut un gros flop. Au final, qu’est devenu le projet Libra, dont l’association qui devait être à l’origine de son émission se trouvait en Suisse ?

 

https://saucrates.blog4ever.com/blog/libra-la-question-n-est-pas-de-savoir-s-il-va-s-effondrer-mais-quand-il-s-effondrera-suite

 

Au final, que reste-t-il du Libra ? Rien. Aucune nouvelle récente. Un article datant de 2021 sur le Libra, que Facebook avait renommé en Stable Diem, annonce l’enterrement de ce stable coin.

 

https://usbeketrica.com/fr/article/qu-est-devenu-libra-la-cryptomonnaie-de-facebook

 

Certains, dont les auteurs de l’article, de ce site «Usbek et Rica», éditeurs d’une revue papier que je vous invite à lire, indiquait que les regulateurs craignaient «que cette cryptomonnaie ne vienne détrôner les devises traditionnelles». Mais mon opinion personnelle n’est pas celle-là. La crainte des régulateurs vis-à-vis du Libra n’était pas qu’elle les supplante, mais plutôt que cette cryptomonnaie n’entraîne des centaines de millions d’utilisateurs dans la faillite, dans sa chute, dans son effondrement.

 

En cette fin d’année 2022, cela fait bien longtemps que l’on n’a plus entendu parler du Libra ou du Stable Diem, une simple cryptomonnaie à l’égale de toutes les autres. Et pourtant, qu’est-ce que FaceBook ne nous avait pas vendu pour ce Libra, quels rêves Zuckerberg et Facebook ne nous avaient pas fait avaler !

 

2. La Cour Suprême de FaceBook, ou quels besoins poussent les médias à applaudir frénétiquement, à s’émerveiller, devant chaque invention de ce réseau social ?

 

Là encore, Facebook a eu besoin de singer le nom de la plus haute juridiction judiciaire et constitutionnelle américaine pour en affubler une instance d’appel sur ses propres décisions d’exclusion de contenus ou de droit à disposer d’un compte sur FaceBook ! 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/06/facebook-reussit-a-reunir-vingt-membres-pour-sa-cour-supreme_6038898_3234.html

 

Et là encore, deux ans et quelques mois plus tard, après cette annonce fracassante, que reste-t-il de la Cour Suprême de FaceBook ? Tout simplement absolument rien du tout. Pratiquement pas d’informations accessibles dans une recherche Google depuis 2021 et la confirmation de l’exclusion à vie de Donald Trump du réseau social. 

https://www.01net.com/actualites/la-cour-supreme-de-facebook-regrette-deja-d-etre-confrontee-a-des-choix-trop-binaires-2036724.html

 

Mais là encore, ce terme trompeur de Cour Suprême est-il une invention stupide des médias ou une exagération de FaceBook et de Mark Zuckerberg ? Parce que le nom actuel ou réel de cette supposée Cour Suprême de FaceBook est le «FaceBook Oversight Board» (FOB). Et il semble encore accessible sur le site de Meta. Certains des membres initiaux semblent d’ailleurs encore en faire partie, comme l’une des anciennes première ministre du Danemark. 

 

https://www.oversightboard.com/meet-the-board/

 

Pourquoi donc affubler du terme de Cour Suprême un simple service de régulation d’une entreprise, aussi puissante soit-elle, ou aussi mégalo-maniaque que puisse être son dirigeant ? En France, certaines entreprises ou banques françaises doivent également avoir un tel service et elles l’appellent un médiateur. Mais évidemment, donner le nom de Cour Suprême à cette entité a vachement plus de gueule, d’impact. Avez-vous déjà vu une ex-première ministre d’un pays européen, même microscopique, se vanter d’être le régulateur d’une banque ou d’une assurance, fusse-t-elle la plus grande des banques ? Non évidemment ! 

 

Tout ceci ne sert qu’à faire vendre du papier pour les journaux ou faire des clicks, faire du buzz pour Meta et FaceBook, ou enfin permettre à d’ex-gloires ou personnages très importants (VIP) de gagner en visibilité et gagner de l’argent. Rien d’autre. 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/09/meta-demantele-son-equipe-chargee-d-anticiper-les-effets-negatifs-de-ses-services_6140921_4408996.html

 

Alors FaceBook, une méga-entreprise mégalo-maniaque ou bien un objet de buzz pour toute une génération de manipulateurs médiatiques, dans l’objectif de faire croître toujours plus son nombre d’utilisateurs, pour croître toujours plus ? Et sur ce sujet, j’attends les interventions de ce cher CJ, fervent supporter des cryptomonnaies … 

 

 

Saucratès

 

 

Le Libra de Facebook ... ou quel sujet aborder ...

 

Libra - La question n'est pas de savoir s'il va s'effondrer mais quand il s'effondrera

 

 

Libra - La question n'est pas de savoir s'il va s'effondrer mais quand il s'effondrera (suite)


17/09/2022
0 Poster un commentaire

Les médias, les opinions dissidentes et le sens de l’Histoire (suite)

Les médias, les opinions dissidentes et le sens de l’Histoire (suite)

 

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de la Réunion, samedi 9 juillet 2022

 

J’ai déjà fait état des questions qui me semblaient importantes sur le sens de l’histoire. 

- Ne peut-il y avoir qu’un seul sens au progrès ?

- Qui décide de ce qui est le bon sens, et de ce qui est le mauvais sens ?

- Et enfin, qui est juge de ce qui est progrès, et de ce qui est retour en arrière ?

 

Je pense que l’on peut rajouter deux autres questions sur ce même sujet, non pas exactement sur le sens de l’histoire, mais sur la place des médias dans la fabrique de l’opinion publique sur le sens donné à l’histoire :

 

- Les médias informent-ils sur ce qui se passe dans le monde et décrivent-ils sincèrement la réalité du monde qui nous entoure ?

 

- Ou bien les médias diffusent-ils une vision partisane de la société de l’histoire et manipulent-ils leur lectorat, offrant ainsi une vision partisane et altérée, conforme à leur idéologie, du monde qui nous entoure ? 

Est-il nécessaire de répondre à ces questions ? Ou bien le simple fait de les poser permet-il de connaître leur réponse ? L’opinion publique est une simple caisse de résonance. Les médias sociaux comme FaceBook, TikTok, Instagram et autres ne sont que des outils permettant d’accroître le pouvoir et la force de cette caisse de résonance, au pire des outils permettant d’aggraver les dégâts des rumeurs qui se propagent. Le monde n’a pas évolué depuis la préhistoire ou depuis le moyen-âge européen. L’opinion publique et les rumeurs véhiculées étaient déjà l’outil et les moyens principaux, l’arme principale de ceux qui cherchaient à nuire à leurs ennemis, aux autres, les médias sociaux modernes n’ont fait que généraliser, étendre à la planète entière les méfaits que les rumeurs réussissaient à commettre dans les villages et dans les quartiers du passé ! 

Et les médias écrits sont à la fois des moyens d’informer honnêtement leur lectorat, mais également de diffuser rumeurs et idéologies afin de peser, afin de fabriquer l’opinion publique. D’où la part infime laissée dans les médias écrits à la dissidence, aux opinions dissidentes de la ligne éditoriale, de la ligne médiatique, de l’opinion majoritaire des bien-pensants !

 

Ainsi, que signifie cet article du Monde, cette vision de la Cour Suprême américaine, que le président Donald Trump a réussi à ancrer durablement dans le camp conservateur. Au fond, comment des journaux mainstream pourraient-ils accepter que cette institution toute-puissante, magnifique, s’inscrivent contre leur vision du cours de l’histoire, du cours du progrès démocratique ? 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/07/05/aux-yeux-des-fondateurs-de-la-republique-americaine-un-si-grand-pouvoir-de-la-cour-supreme-aurait-ete-une-aberration_6133447_3232.html

 

Comment des gens sensés, probablement intelligents, peuvent-ils applaudir une institution lorsqu’elle prend des décisions dans un sens, à ce moment-là probablement impopulaires dans l’opinion publique, que ce soit pour offrir une protection au droit des femmes de pouvoir avorter, ou de défendre le mariage gay, mais inversement peuvent-ils remettre en cause le droit même de cette Cour Suprême d’exister et de prendre des décisions inverses, sous prétexte qu’un tel pouvoir aurait été une aberration aux yeux des rédacteurs de la constitution américaine ? 

Tout ceci n’a aucun sens, si ce n’est celui de permettre aux médias de manipuler l’opinion publique, de fabriquer l’opinion publique majoritaire, de donner de la lumière et de la visibilité aux seules opinions qui les intéressent, celles qui sont conformes à leur idéologie progressiste ! Le progrès ! 

Et de la même manière, les médias progressistes mettent aussi en avant, que ce soit en France ou aux Etats-Unis, les opinions qui cherchent à autoriser, à inciter le gouvernement américain de se débarrasser d’une Cour Suprême qui contrecarre les projets si merveilleux, si magnifiques, de l’élite et des élus démocrates. Nommer de nouveaux juges à la Cour Suprême afin de faire disparaître la majorité dont disposent les juges républicains. Ou bien interdire à cette Cour Suprême toute remise en cause d’un droit qui irait contre le sens de l’histoire. Ou bien changer les règles de majorité au Sénat pour légiférer en toute quiétude. 

Le pire dans tout cela ? C’est que si de telles idées avaient été évoquées par Donald Trump, on l’aurait accusé d’être un tyran et un dictateur. Si demain, sur la base de ce précédent, une nouvelle majorité républicaine et un nouveau président républicain proposaient de recourir aux mêmes artifices, ces mêmes médias les feraient passer pour des tyrans ou des dictateurs ! Ne devrait-on pas se protéger de la dangerosité des médias s’ils sont capables de défendre ou de s’opposer aux mêmes choses, aux mêmes actes, uniquement en fonction de leurs seuls intérêts idéologiques ?

 

Evidemment, me dirait-on, j’ai moi-même contesté violemment des décisions d’une institution proche, le Conseil constitutionnel français, dans la lecture et dans l’interprétation qu’il a faite de certaines décisions gouvernementales en matière de restrictions des libertés. Que ce soit en matière de vaccins, de liberté de déplacement, ou d’obligation vaccinale. Peut-être. Mais on peut également considérer que l’absence d’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif est un manquement grave à son rôle de garant de la Constitution française, ou bien considérer que le fait qu’il enfreigne ses propres décisions, ses propres limites exposées dans de précédentes décisions, est un élément incompréhensible. Et je n’ai jamais remis en cause l’existence du Conseil constitutionnel, juste interrogé son absence d’indépendance vis-à-vis du pouvoir d’une oligarchie au pouvoir, nous contrôlant et nous tuant.

Je trouverais dans un autre article du Monde cette même forme de manipulation de l’opinion publiquel cette même forme de fabrique de l’opinion publique, au sujet du droit à l’avortement, que cette même Cour Suprême américaine a osé remettre partiellement en cause. On va donc avoir droit désormais à toute une série d’articles sur les misres faites un peu partout dans le monde aux femmes sous prétexte de droit à l’avortement. Comme cet article sur une femme condamnée à cinquante ans de prison pour une fausse-couche. 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/07/05/au-salvador-une-femme-condamnee-a-cinquante-ans-de-prison-pour-une-fausse-couche_6133343_3210.html

 

En fait, je crois qu’il y a un probleme de fond. Le monde entier n’est pas la France. Le monde entier n’est pas une démocratie aussi imparfaite soit-elle. Il y a des endroits dans ce monde où des femmes n’ont pas le droit de perdre volontairement ou involontairement un enfant, d’autres endroits où l’homosexualité est un crime punissable par les tribunaux, comme par exemple dans la République de Maurice, ou dans l’Etat du Sénégal. Cette réalité est le plus souvent occultée par ces mêmes médias ; il est tellement préférable de chanter les louanges d’états supposément démocratiques, chantres de la négritude ou temple du tourisme. Et où les lois locales frappent si rarement les touristes locaux. 

Il existe des États où le Droit de pratiquer la religion chrétienne est interdit, d’autres où les femmes n’ont pas de droits en dehors de ceux que leur octroient leurs maris. Les grandes institutions françaises n’y désigneront pas de femmes pour diriger leurs antennes locales. Mais il est de si mauvais ton pour les médias mainstream d’avoir un discours qui pourrait être considéré comme anti-musulman par leur lectorat progressiste ou musulman.

 

Il est ainsi plus simple de se taire, de taire cette réalité, sauf, et uniquement sauf si on attaque le droit sacro-saint de la liberté d’avortement. Dans le domaine de la Loi, on appelle cela un conflit de normes. Le progressisme implique de ne jamais attaquer l’idéologie des Etats du tiers-monde, en développement, même s’ils sont en retard par rapport à ce que l’on considère comme le sens du progrès (droits des femmes, droits des homosexuels …).

 

Mais il existe malgré tout quelques principes supérieurs, comme par exemple le fait d’être catalogué comme une dictature ou comme un régime communiste inféodé à la Russie (crime suprême impardonnable), de condamner des femmes à des peines d’emprisonnement pour avoir avortées, ou pour des hommes pour homosexualité. Dans ces cas-là, le journaliste progressiste est autorisé à critiquer exceptionnellement des gens ou des situations, qu’en règle générale, il n’a pas le droit de critiquer ou de mettre en cause. Sinon, s’attaquer à des hommes blancs est plus qu’autorisé. C’est même plus que conseillé. C’est un fonds de commerce médiatique. Etre un homme est un crime. Être blanc est une circonstance aggravante !

 

 

Saucratès 


09/07/2022
1 Poster un commentaire

Les médias et les opinions dissidentes

Les médias et les opinions dissidentes

 

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de la Réunion, samedi 25 juin 2022


Un journal comme Le Monde a un problème avec les opinions dissidentes, celles qui entrent en opposition avec ses propres valeurs libérales. Comme on peut s’en apercevoir en lisant les différents articles que les journalistes du Monde publient à longueur de pages, au fil des jours, au fil des éditions successives, les opinions dissidentes par rapport à leurs valeurs sont systématiquement moquées, critiquées, descendues, ou attaquées. Cela se voit dans la manière dont les thèses des divers candidats d’extrême-droite sont présentées, descendues ou parfois ignorées. Cela se voit aussi dans la manière dont Le Monde traite des dernières décisions de la Cour Suprême américaine. J’y reviendrais.

 

Au fond, la liberté de presse, la liberté d’expression, le respect des libertés publiques et des opinions dissidentes n’est acceptée et ne semble valable que lorsqu’elle concerne la défense des droits de l’homme, lorsqu’il s’agit de défendre le droit des opposants politiques dans le combat contre les dictatures ou contre les idées des dirigeants conservateurs ou catalogués d’extrême-droite. Mais si le régime politique mis en cause est un régime considéré comme un régime ami, un régime libéral, dont les valeurs affichées sont conformes à la doxa du Monde, à ce moment-là, la critique des opposants n’est plus acceptée et elle sera combattu par tous les journalistes de ce média, comme par les journalistes de tous les médias qui se disent bien-pensants et bien-sachants. 

On en a eu évidemment la preuve dans le traitement médiatique réservé au mouvement des gilets jaunes, qui avaient le tord d’oser combattre à la fois le délicieux gouvernement de son jupitérien Président Macron, et de sa si délicieuse et si nécessaire politique de lutte contre le réchauffement climatique et de criminalisation de l’usage de la voiture à moteur thermique. Contester le prix du gazole, ce carburant si detesté de tous les écolo-libéraux et de tous les journaleux ? Mais quelle horreur ! Occuper des ronds-points ? Saccager un ministère et en faire fuir son locataire ? Mais quelle abomination !

 

En fait, dans une démocratie comme la démocratie française, la liberté d’expression n’est pas valable pour tout le monde, n’est pas la même pour tout le monde. Il faut laisser la parole aux sachants. Il n’y a déjà qu’eux qui s’expriment dans les médias. Ils sont professeurs d’université, journalistes, écrivains reconnus par leurs pairs, presidents d’association. Les autres, les sans-voix, les sans-grades, les petits, doivent se taire, laisser faire les sachants qui connaissent tout mieux qu’eux. Pour tuer le mouvement des gilets jaunes, il a fallu au gouvernement les mesures liberticides du confinement, car raillés par les journalistes, moqués, ignorés, ils continuaient malgré tout de se révolter contre ce gouvernement et les journalistes qui défendaient becs et ongles leur main mise sur le pouvoir. 

Y a-t-il une différence entre le sort fait aux dissidents dans nos délicieux régimes démocratiques français, européens ou américains, et le sort réservé aux dissidents politiques dans ce que ces mêmes médias libéraux appellent des dictatures et des tyrannies ? Quelle question stupide pour ces défenseurs de la démocratie ! Comment oser comparer une dictature et une démocratie ? Les opposants politiques dans une dictature sont incarcérés. Dans une démocratie, il faut qu’on les surprenne avec des boules de pétanque, un bouclier dans leurs voitures ou dans leurs sacs, et là, on peut les incarcérer, les juger et les condamner. Ou bien il faut qu’ils soient pris a discuter avec des gens louches dans une manifestation ! 

Bon personnellement, pour ma part, je ne vois pas de différence entre ces deux comportements. Un journal comme Le Monde glose et se gargarise de sa charte éthique mais au fond, tous les documents de la Terre ne feront pas d’une foule de journalistes libéraux, formés dans les mêmes écoles, défendant les mêmes idées libérales, des défenseurs de toutes les opinions, mêmes celles qui contreviennent à la délicieuse certitude qu’ils vivent tous un monde idéal où il leur faut combattre les méchants réactionnaires.

 

Mais il est tellement simple de comprendre leur horreur lorsqu’ils découvrent que les méchants juges de la Cour Suprême nommés par les méchants présidents républicains, osent vouloir revenir sur le droit imprescriptible des femmes à avorter librement ! Mais quelle horreur ! Comment est-ce possible ! La magnifique democratie américaine, tellement avancée et encensée parce qu’elle a vaincu l’horrible Donald Trump, comment peut-elle être pervertie par d’horribles juges de la Cour Suprême nommés par de méchants présidents républicains. C’est comme si on expliquait la vie à de pauvres journalistes effondrés. Mais depuis quand des droits obligatoires peuvent-ils être remis en cause ? Comment peut-on revenir en arrière dans la marche du progrès et dans les droits des femmes ou des hommes ? 

Meme chose avec le droit de porter une arme à feu. Comment la Cour Suprême peut-elle maintenir le droit de porter une arme et de se défendre lorsque l’on voit les massacres d’enfants et de jeunes dans les écoles ! Comment des juges conservateurs osent-ils s’opposer à la volonté des journalistes et aux demandes du délicieux gouvernement de son excellence Joe Biden ! Comment cela peut-il être possible dans une démocratie où normalement, toutes les élites œuvrent ensemble pour appliquer et mettre en œuvre les décisions éclairées et réfléchies des puissants ? La retraite à 60 ans ? Une aberration ? La seule chose de défendable est le report de l’âge de la retraite à 65 ans. Après tout, ces puissants ne s’arrêteront jamais de nous diriger, les journalistes ont tous moins de 30 ans et ils ne pensent pas vieillir, et ils ne sont pas concernés par ailleurs par nos règles de régime de retraite. Les ministres et les députés ont leur propre régime particulier beaucoup plus avantageux. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/06/23/etats-unis-la-cour-supreme-des-consacre-le-droit-des-americains-a-sortir-armes_6131752_3210.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/04/droit-a-l-avortement-menace-comment-le-mandat-de-donald-trump-a-scelle-le-virage-conservateur-de-la-cour-supreme_6124673_3210.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/06/25/la-cour-supreme-aggrave-l-affaissement-democratique-des-etats-unis_6132006_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2022/06/23/la-cour-supreme-une-institution-americaine-dans-la-tourmente_6131711_3210.html
 

Pour moi, il ne fait aucun doute que si Donald Trump avait osé remettre en cause la légitimité d’une décision libérale de la Cour Suprême, il aurait été condamné par tout ce qui compte de médias dans le monde entier. Mais dès lors que la contestation vise une décision de juges de conservateur, et que cette contestation émane du si parfait président Joe Biden, c’est évidemment normal, c’est évidemment conforme à l’opinion ultra-majoritaire de tout ce qui compte de bien-pensants et de bien-sachants de par le monde. 

 

Le compte-rendu des dernières élections legistaves françaises est également de la même veine. Alors que les médias, Le Monde se félicitaient à l’avance d’une victoire écrasante des forces du progrès, de la majorité au service du président Macron, les français ont osé faire battre le parti du Président, qui portait un si bon nom : #Ensemble#. Peuple de merde, disait les guignols de l’info il y a quelques décennies à l’époque de la dissolution ratée du President Jacques Chirac. Un gouvernement potentiellement minoritaire, mais quelle abomination. Et les articles des médias titre a longueur d’éditions sur les risques d’une France bloquée, d’un parlement immobilisé, comme si la France n’avait jamais connu une telle situation. Normal pour des journalistes dont l’expérience politique et dont les connaissances ne dépassent pas leur propre date de naissance. Il a existé trois périodes de cohabitation, pendant lesquelles des présidents élus ont dû accepter de composer avec une majorité parlementaire qui leur était opposée. Mais la dernière fois, c’etait il y a plus de vingt ans, et aucun journaliste de ces médias que l’on voit s’exprimer n’étaient alors en âge de voter. Avant 1958, pendant la Quatrième République, c’était également la situation normale d’avoir des gouvernements minoritaires qui tombaient régulièrement. La Cinquième République, avec le droit de dissoudre l’Assemblée Nationale en cas de motion de censure victorieuse, peut faire face à une telle situation.

 

https://www.lemonde.fr/elections-legislatives-2022/article/2022/06/19/legislatives-2022-craignant-une-paralysie-totale-le-camp-macron-evoque-une-dissolution-de-l-assemblee-nationale-dans-un-an_6131114_6104324.html

 

Le président Macron n’a même pas obligation de composer avec un gouvernement issu d’une majorité opposé à la sienne ; il lui faut juste accepter que les projets de loi qu’il déposera pourront être rejeté par un parlement dans lequel il ne dispose plus d’une majorité dithyrambique. Mais rien de tout cela dans les medias et dans Le Monde. Bien au contraire, il faut faire peur comme d’habitude aux français. Il faut leur faire comprendre à quel point leur vote inconséquent a de très graves conséquences. Quelles conséquences ? Aucune. Mais ce n’est pas le plus important. Le président si charmant et si délicieux ne pourra faire passer sa réforme de la retraite à 65 ans. Quelle horreur ! Ces ploucs de français, ces fainéants de français vont continuer à partir à la retraite à 62 ans et le gentil président Macron ne pourra pas financer grâce à ces économies ses si charmantes et indispensables autres mesures dont je ne sais absolument rien !

 

Vive la République, vive la France, vive la presse supposée libre et indépendante (marrant, Apple a modifié le mot «libre» en «ivre» !)

 

 

Saucratès


25/06/2022
0 Poster un commentaire

Le journal Le Monde défend l’innommable

Le journal Le Monde défend l’innommable

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de la Reunion, lundi 21 février 2022

 

La lecture de cet article témoigne d’un basculement des démocraties occidentales, sensées reposer sur des bases démocratiques, juridiques, sur le respect des libertés individuelles, vers un régime devenu dictatorial, reposant sur la seule prise en compte de la tyrannie de la majorité, sans respect des droits de certaines minorités (je parle de certaines minorités parce qu’il existe des minorités ethniques ou sexuelles qui sont adulées, idéalisées par cette même tyrannie majoritaire, dont ces minorités constituent justement une des composantes, voire la principale composante. Par contre, les minorités des gilets jaunes ou des non-vaccinés, c’est-à-dire ceux qui se révoltent contre l’ordre établi, eux, ils ne comptent pas. Et il est normal de chercher à les emmerder, les arrêter, les priver de leurs droits, les embastiller (au moins, Louis XVI offrait des conditions de détention acceptables à ceux qui bravaient sa censure, à l’inverse de Macron jupitérien).

 
https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/02/20/justin-trudeau-premier-ministre-depasse-par-la-trumpisation-de-la-politique-canadienne_6114541_3232.html

 

Je comprends cet article du Monde comme la comparaison entre un premier ministre canadien inerte face à des manifestants pacifiques, et un président de la République française encensé par ce journal pour avoir interdit l’accès de la capitale française aux convois de la liberté et pour avoir réprimé à coup d’amendes pharaoniques et d’arrestations arbitraires ses opposants qui réussissaient à rentrer dans Paris et à tenter de faire entendre leurs voix.

 

Un journal qui était ainsi le chantre de la démocratie, du respect des droits, de tous les droits, un journal qui faisait entendre la voix du peuple lors des grandes manifestations populaires contre les réformes Juppé ou les contrats jeunes se fait donc aujourd’hui le chantre de la répression arbitraire et des interdictions de manifester, permettant de libérer la France des corporatismes. La mue macroniste de nos représentants au parlement a ainsi également frappé les grands médias français ! Le peuple, les ouvriers, les employés sont désormais aussi leurs ennemis et ils écrivent désormais à la fois pour leur lectorat macroniste ou gagné au macronisme, mais aussi pour intoxiquer, manipuler, aveugler, hypnotiser, empoisonner l’esprit de leurs autres lecteurs pour que ceux-ci se transforment en électeurs de Macron !

 

Comme le disait Padmé Amidala, reine des Naboos, dans l’Episode III de Stars Wars, «La Revanche des Sith» : 

 

«Ainsi s’éteint la liberté, sous un tonnerre d’applaudissements.»

 

On en est arrivé à ce point en Occident, ou plutôt en France. Le premier quinquennat de Macron aura étouffé la démocratie française et permis de faire disparaître l’esprit de résistance à l’Innommable de la grande majorité de nos concitoyens. Tous ces gens bien pensants, désormais malveillants à l’encontre de tous ceux qui n’acceptent pas les privations de liberté, l’obligation vaccinale ou même simplement l’interrogation sur les bienfaits de la vaccination à l’aveugle, tous ceux qui n’acceptent le refus d’adulation de leur héros jupiterien, de leur sauveur. Un abruti les a tous hypnotisés et ces gens-là s’attaquent aveuglément à tous ceux qui ne partagent pas leur aveuglement et leur fascination pour cet abruti-là !

Et le journal Le Monde participe désormais à cette œuvre de manipulation des esprits, d’empoisonnement des esprits, apparemment contraint par les puissances de l’argent ou l’accointance vis-à-vis du pouvoir pharaonique et séduit par ses prébendes juteux. 

Les voilà donc à se réjouir de mesures de privation de liberté de se déplacer et de manifester, d’arrestations arbitraires, tout ceci soit disant pour sauver la démocratie, parce qu’ils croient voir derrière ces manifestants, derrière ces manifestations populistes, l’ombre de Moscou, la main de l’extrême droite française, ou de l’all-right trumpiste américaine !

 

 

«Ainsi s'éteint la liberté, sous un tonnerre d'applaudissements.»

 

 

Saucratès


21/02/2022
0 Poster un commentaire