Sur les médias
Relativisme en matière médiatique et politique
C’est une histoire de relativisme moral en matière politique. Ainsi l’article suivant du journal Le Monde où des opposants à l’extrême-droite et au fachisme espèrent un sursaut des électeurs roumains et une défaite de l’extrême-droite. Mais tout ceci n’est-il pas que relativisme moral de la part des journalistes du Monde ?
Relativisme forcément puisque des journaux italiens du même bord politique que la dirigeante italienne populiste Georgia Mélonie titrent probablement, de manière absolument opposée, que la Roumanie avait une chance d’échapper à la gangrène de la corruption en rejoignant l’Italie et la Bulgarie dans le club des pays ayant succombé aux sirènes du populisme.
Comment des pures opinions politiques peuvent-elles prospérer dans la sphère médiatique, sous la plume de journaux qui se disent déontologiquement irréprochables ? Parce qu’il n’y a apparemment qu’un seul secteur politique dans lequel le relativisme moral en matière politique semble être la norme, pour empêcher la survenue de l’extrême-droite. Ils ont échoué en Bulgarie, en Italie : ils n’échoueront pas en France ou en Roumanie ! «No Passaran », semble dire Le Monde.
Le problème, c’est qu’en citant les problèmes de corruption et de prévarication des élites administratives et politiques, Le Monde explique et quantifie non seulement le phénomène de corruption des elites et des forces de l’ordre, mais surtout il favorise le développement des idées d’extrême-droite. Tous pourris disent-ils.
Évidemment, Le Monde et les médias bien-pensants se régalent avec les multiples condamnations du Rassemblement National et de ses alliés par la justice française sur l’utilisation des fonds européens et pour financement illégal de partis politiques. Ils titrent vraisemblablement bien plus sur les condamnations touchant le Rassemblement national que pour les autres affaires. Ils se régalent des réactions outragées de Marine Le Pen qui risque de devenir inéligible pour la prochaine élection présidentielle. Mais probablement que tout autre homme ou femme politique condamné a également des réactions outragées que Le Monde ne reproduit pas article après article. Nicolas Sarkozy doit aussi avoir des réactions outragées sur lesquelles Le Monde reste moins disert.
Tout ceci n’est pas très déontologique. Dès lors que le traitement médiatique accordé à une affaire diffère du traitement des autres affaires du même type, ne devrait-on pas se dire que la déontologie d’un média comme Le Monde est atteinte ? Entamée ? Bafouée ?
Surtout que tout ceci risque d’être sans effet sur le développement du vote d’extrême-droite ? L’extrême droite se nourrit de toutes les inquiétudes d’une partie de la population.
- Des vols et des agressions qu’ils voient autour d’eux et qui demeurent impunis.
- De la justice qui semble si laxiste à l’encontre de tant de petits délinquants, des auteurs de cette petite délinquance quotidienne qu’il est si difficile de pénaliser mais qui empoisonne la vie de tant de personnes.
- Des agriculteurs et petits entrepreneurs qui se sentent corsetés par les multiples normes et règles qui les accablent et qui ne comprennent pas les réactions autour de la loi Duplomb. L’extrême-droite va se nourrir de cet épisode qui démontre aux yeux de ses électeurs que jouer selon les règles du jeu ne permet pas de s’en sortir.
L’exemple roumain s’est bien sûr bien terminé pour les démocrates de tout bord. Malgré la domination de l’extrême-droite roumaine au premier tour, le candidat pro-européen l’a emporté au second tour, après une première annulation du scrutin présidentiel par une justice défendant et prenant fait état cause pour les candidats pro-européens. La justice bulgare ou italienne interdirait et declarerait inéligible des candidats pro-européens ou annulerait une élection pour cause d’ingérence des autorités européennes, je pense que Le Monde y serait beaucoup moins favorable, beaucoup plus offensif.
Mais il semble normal d’interdire et de rendre inéligible un candidat encarté à l’extrême-droite, beaucoup moins pour les autres, même quand ils sont d’extrême-gauche. Comme il aurait été naturel pour tous ces démocrates assurés de rendre inéligible Donald Trump aux Etats-Unis. Même si pourtant il a largement gagné l’election présidentielle contre les democrates. En fait, le résultat du vote ne compte pas aux yeux des défenseurs de la démocratie. Le vote du peuple lui-même, imbecile à leurs yeux, ne compte pas. Seul compte leur idée de ce qui est bien et mal, de ce qui est la démocratie et de ce qui n’est pas la democratie. Ils se sont nourris de la survenue des nazis au pouvoir en Allemagne dans les années 1930 pour généraliser à tous ce qui représente l’extrême-droite.
Ce qui nous attend pour les prochaines années c’est probablement la poursuite d’une progression de l’extrême-droite lors des prochaines élections présidentielles françaises ainsi que dans d’autres pays. L’expérience roumaine rappelle que même largement devant, avec plus de 40% de votes au premier tour, les candidats d’extrême-droite peuvent toujours être vaincus par l’alliance de tous leurs opposants. Mais elle nous apprend aussi que ce qui favorise l’extrême-droite, c’est aussi l’importance de l’abstention ; le recul de l’abstention, réelle ou manipulée, a permis la victoire du camp pro-européen aux élections présidentielles roumaines. Que le pouvoir roumain a fait voter les morts ou bien que les électeurs roumains se soient réveillés, il n’empêche que l’extrême-droite y a été battue. Jusqu’aux prochaines élections.
Le vote pour le Rassemblement national sera également encore plus important lors des prochaines élections présidentielles. En fonction de l’abstention au premier tour, on risque d’avoir des scores extrêmement importants pour le candidat d’extrême-droite meme si la victoire au second tour ne sera pas encore assurée. Jusqu’à quand ? Faut-il craindre qu’immanquablement, l’extrême-droite l’emportera dans pratique chaque pays européen ?
Ou bien faut-il espérer que ce mouvement s’inversera grâce à la mise en œuvre de politiques qui ne nourrissent plus l’extrême-droite ? Sans même que je sache ce qu’il faudrait qu’il advienne. Après tout, le vote d’extrême-droite ne prolifère que chez ceux qui m’ont pas grand chose à craindre de la police, chez ceux qui ne violent pas l’ordre. Chez ceux qui estiment que la police est là pour les défendre avant toute chose, chez ceux qui respectent les lois qui ne sont pas imbéciles, qui ne volent pas, qui ne cassent pas, qui ne truandent pas.
Ce sont aussi ceux qui ne se sentent pas concernés par la faim dans le monde, par la souffrance des autres et qui regardent d’abord leurs difficultés sans s’intéresser à celles des autres, de ceux qui vivent à l’autre bout de la Terre. Avec raison d’ailleurs, nul ne sait si leur misère est pire que la leur.
Notre fenêtre sur le reste du monde repose sur les informations de journaux comme Le Monde ou les journaux télévisés, et ceux-ci nous manipulent en fonction de leur idéologie, des priorités qu’un groupe, qu’il soit l’actionnaire, la communauté des journalistes, un rédacteur en chef, a arrêté. Cette fenêtre sur le monde est ainsi totalement factice. Elle ne repose probablement sur rien de concret. Imaginez que la presse décrive votre propre petit pays et vous pouvez être certains que ce qu’ils en raconteront n’aura rien à voir avec votre réalité, avec ce que vous en connaissez. Les héros dont ils chanteront les louanges seront probablement des truands ou des assassins dont la légende leur sera parvenue par ceux-là même qui y ont intérêt.
Nous avons cru que nous pourrions découvrir le monde à travers les médias et la télévision. Et nous sommes juste manipulés par tous ceux qui sont sensés nous informer factuellement.
Saucratès
Stigmatisation des conducteurs âgés - Liste des restrictions en Europe
Quid de la stigmatisation des personnes âgées en matière de conduite automobile ? En France, dès qu’un accident impliquant une personne âgée survient, la polémique sur le fait que des personnes âgées puissent continuer à conduire enfle et prend de l’ampleur. Et cette vieille rengaine, ce mépris des personnes âgées, revient en force. Comment peut-on laisser conduire des vieilles personnes ?
Un certain nombre d’association d’usagers de la route sont en première ligne dans ce combat. Comme par exemple Anne Lavaud, porte-parole de l’association «Prévention routière», qui estime que malheureusement, les statistiques lui donnent raison. Selon elle, «les seniors représentent 27% des personnes tuées sur la route alors qu’ils ne sont que 21% de la population. Il y a une surreprésentation de la mortalité des seniors».
Les chiffres sont trompeurs ou interprétables. On peut leur faire dire ce que l’on veut, en les retraitant selon ce que l’on souhaite démontrer. Les motards et les conducteurs de deux roues présentent eux-aussi une surmortalité manifeste par rapport aux autres usagers de la route, pourtant on ne va pas interdire les motos et autres deux-roues.
Quant aux accidents les plus violents, ils ne sont pas le fait des seniors ou des personnes très âgées. Comme par exemple le refus d’obtempérer survenu à Colomiers, près de Toulouse en Haute-Garonne, où le conducteur d’un énorme SUV Mercedes immatriculé en Allemagne (et probablement volé) a percuté la voiture d’une famille américaine, avec quatre personnes grièvement blessées.
Le conducteur qui s’échappe du SUV Mercedes n’est manifestement pas un senior ou une personne âgée mais visiblement un jeune, probablement voleur de voitures. Trouverait-on normal de proposer la suppression du droit de conduire à tous les jeunes de moins de combien ? Moins de 25 ans ? Moins de 30 ans ? Cette tranche d’âge représente quelle proportion des accidents de la route ou des refus d’obtempérer ? Ils représentent probablement 95% des refus d’obtempérer, ce qui est très probablement supérieur à leur poids dans la population française. LOL. Donc supprimons leur le droit de conduire un véhicule automobile, sans contrôle journalier de la présence d’opiacés ou de drogue dans le sang !
Bizarrement, les abrutis des associations, de la sécurité routière ou les politiques LFI ou écologistes, si prompts à stigmatiser les seniors et les personnes âgées dès lors que celles-ci sont responsables d’un accident routier, avec ou sans mort d’hommes (de femmes ou d’enfants), sont étrangement silencieux lorsque des jeunes ou moins jeunes sont à l’origine de tels accidents, de délits de fuite ou de refus d’obtempérer. Les politiques LFI sont par contre prompts à accuser la police de meurtre lorsque celle-ci abat un jeune qui refuse d’obtempérer.
Une petite liste des pays européens qui réglementent la conduite des seniors, en imposant des visites médicales obligatoires tous les cinq ans à partir d’un certain âge :
- Pays-Bas : 75 ans
- Finlande : 70 ans
- Danemark : 70 ans
- Espagne : 65 ans
- Grèce : 65 ans
- République tchèque : 65 ans
- Italie : 50 ans
- Portugal : 40 ans
- Lettonie : certificat médical pour prolonger la validité du permis
- Hongrie : idem
- Belgique : idem
Il faut bien réfléchir avant de se rendre dans ses pays européens. Et la Commission européenne cherche toujours à légiférer sur le sujet pour interdire, généraliser ou réglementer l’autorisation de la conduite des conducteurs seniors. Et quid de l’interdiction de la conduite accidentogène des jeunes conducteurs fous de moins de 30 ans ?
Bien évidemment, dans le plus pur respect de la déontologie que l’on peut attendre d’une ou d’un journaliste, un journaliste de Marie-France se permet une comparaison magnifique :
«Le Danemark, qui exige une visite médicale tous les cinq ans à partir de 70 ans, fait partie des pays européens où les routes sont les plus sûres. Simple coïncidence ? L’avenir le dira lorsque les nouvelles mesures décidées par l’UE seront effectives.»
Dédions à cet abruti la palme de la déontologie journalistique. Les routes danoises sont avant tout plus sûres parce que les danois respectent toutes les réglementations de la route et notamment les limitations de vitesse. Question de caractère des danois (et des peuples nordiques et germains) en matière de respect des lois. À la différence des français et autres fous du volant qui estiment que les limitations de vitesse ne les concernent pas, sauf quand il y a un radar. En France, pour de nombreux automobilistes, les routes ne sont limitées en vitesse qu’autour des radars ! Et les radars sont placés là pour remplir les coffres de l’Etat. Question de mentalité. Rien à voir avec un contrôle des conducteurs seniors.
Saucratès
(Dés)informations médiatiques
Un média comme Le Monde peut-il influencer ses lecteurs sans rompre la déontologie journalistique ou médiatique ? Quelles Sont les obligations déontologiques d’un média comme Le Monde ?
Par exemple, l’information sur le prétendu refus d’afficher le drapeau LGBTQIA+ au sommet du Bundestag (allemand) à l’occasion d’une marche des fiertés en Allemagne est-il déontologiquement acceptable ? En fait, la présidente du Bundestag affichera le drapeau LGBTQIA+ à l’occasion de la journée LGBT. Elle refuse juste de l’afficher comme un symbole politique. Si on parlait de l’affichage du drapeau de l’extrême-droite au sommet du Bundestag à l’occasion d’une marche de l’extrême-droite, personne n’y trouverait à redire. Pourquoi est-ce présenté d’une manière différente parce qu’il s’agit du drapeau LGBTQIA+ ?
La seule question est de savoir si le drapeau LGBTQIA+ est un affichage politique. Le simple fait que la précédente présidente de cette institution soit une gauchiste suffit à démontrer que cetaffichage est bien un positionnement politique. Est-il normal de favoriser certains partis politiques au détriment d’autres partis politiques ? Et pourquoi cela fait-il débat ?
Le deuxième sujet de cet article concernera l’usage du mot ‘prétendu’ dans l’article suivant :
«Les gouvernements démocratiques devraient permettre à toutes les voix de s’exprimer, et non pas museler les discours qui leur déplaisent, a prétendu, dans ce message sur X, le bureau des droits humains, de la démocratie et du travail, qui dépend du département d’Etat.»
Pourquoi Le Monde utilise-t-il le terme ‘prétendu’ plutôt que le terme ‘déclaré’ ou tout autre mot non lourd de sens. Le terme ’prétendu‘ à un sens et une implication politique. Ce mot implique que cette affirmation est fausse. On est très loin du factuel, pour être immédiatement dans le politique, et ce n’est pas le rôle du Monde de donner une opinion orientée politiquement lorsque celui-ci commente l’actualité. Les lecteurs du Monde n’ont nul besoin d’être influencé lorsqu’ils lisent le journal Le Monde. Ils ont le droit à des faits, non à des interprétations de ce que disent des hommes politiques étrangers ou français détestés par les journalistes du Monde.
C’est inacceptable. Le Monde est-il l’organe d’un parti politique ou bien un média d’information non orienté politiquement ? À défaut, il faudrait peut-être inscrire au frontispice du journal Le Monde : organe du Parti socialiste ou de LFI et de Jean-Luc Mélanchon, ou bien des écologistes et de Sandrine Rousseau (et/ou de Bruno Bourgeon).
Ce sujet rejoint d’ailleurs le contenu de cet article et de l’accusation américaine. La démocratie devrait correspondre à la liberté d’opinion de toutes les sensibilités et toutes les opinions, et pas seulement celles qui sont politiquement acceptables et tolérables par le pouvoir en place. Sinon, qu’est-ce qui différencie une démocratie d’une dictature ?
Saucratès
Médias et désinformation C
Continuons notre série sur les désinformations médiatiques. Certains nous diront certainement que c’est simplement une série sur la magnifique information médiatique, voire même sur la simple recherche de la plus pure vérité journalistique.
Mon principal sujet d’étonnement de ces derniers temps s’est porté sur le traitement du second tour de l’élection présidentielle roumaine, qui a vu la victoire des forces du Bien et du progrès pro-européenne et la défaite du camp du Mal, de la désinformation et des forces pro-russes. Comme s’il était si étonnant et si abominable que le camp des forces pro-russes puissent être majoritaires dans un ancien pays du bloc soviétique ?
Le candidat du camp pro-européen l’a donc emporté au second tour alors qu’il avait à peine recueilli 21% des voix au premier tour, alors que le candidat nationaliste, considéré comme pro-russe par les médias européens, dépassait pourtant les 40% des voix à ce même premier tour. Mais apparemment, un afflux de votants au second tour ont permis au candidat de l’Union européenne de l’emporter finalement. Nulle interrogation dans la presse européenne sur cette surprenante victoire et cette inespérée afflux de bulletins dans les urnes (bourrées) ?
Non. Juste les réjouissances de ses homologues des pays européens qui se félicitent de la victoire du candidat de leur camp ! Après tout, l’Europe est tout à fait capable de satisfaire de tricheries électorales dès lors qu’elle a eu suffisamment de temps pour se préparer à cette tricherie et que cela permet à ses champions de se maintenir au pouvoir lorsque cela arrange l’Europe et ses leaders.
La démocratie est surfaite ; elle sert d’arme et d’arguments face à ses adversaires. On ne peut donner la parole au peuple puisque celui-ci n’est pas prêt d’en user intelligemment et à bon escient. Dans des démocraties comme l’Europe, on est évidemment obligé de se plier régulièrement à ce jeu stupide et dangereux, mais uniquement lorsque l’on a bien manipulé les électeurs et que l’on est sûr qu’ils voteront conformément aux intérêts des démocrates. En Roumanie ainsi, pourquoi les élections présidentielles ont-elles donc été annulées en fin d’année dernière si au final elles donnent la victoire aux Bons ? Fallait-il un peu trafiquer les chiffres et prévoir la triche pour s’assurer que la victoire reviendrait aux Bons ? Cela n’était-il donc pas possible à faire en quelques jours en fin d’année dernière ? C’est vrai, il n’y avait pas de candidats démocrates à favoriser par un bourrage d’urne ! Les deux candidats au deuxième tour étaient des candidats anti-système et anti-union-européenne.
Ce qu’il y a de bien, c’est que l’on dispose de bons médias qui filtrent pour nous les mauvaises informations étrangères comme par hasard les articles de presse accusant de tricherie l’Europe et les démocrates roumains. Avez-vous vu le moindre article de la presse étrangère sur cette élection ? Aucun en fait.
Réellement, mis à part quelques mots sur le résultat de cette élection présidentielle, nos médias se sont très peu exprimés sur cette élection et la miraculeuse remontée du camp pro-européen entre le premier et le second tour. Comme si ils avaient honte de gloser sur une évidente manipulation électorale couverte par l’Union européenne pour s’assurer que la Roumanie restait ancrer en Europe. Cela valide aussi cette certitude qu’un candidat d’un parti d’extrême-droite aura toutes les difficultés du monde à récupérer des soutiens à l’issue d’un premier tour, même s’il l’a largement remporté, comme on a également pu le voir en France. Un bourrage d’urnes à grande échelle, en pleine Europe, au sein même d’un ensemble qui se permet de contester la validité des élections du reste de la planète. On aura tout vu !
Aucune réaction réaction des médias bien-pensants au vu d’une élection pourtant surprenante avec juste le bon nombre de votants supplémentaires pour que le camp du Bien l’emporte. Le problème c’est évidemment que nous n’avons preuve que le camp du Bien ont triché. Nous ne disposons pas des résultats par bureau de vote, ni de ceux contrôlés par les membres du camp du Bien. Nous ne disposons d’aucune information.
Est-il par ailleurs nécessaire de commenter le rejet par la Cour suprême roumaine du recours du candidat nationaliste George Simion. Le contraire aurait été surprenant, la Cour suprême ayant déjà rejeté la tenue du premier tour pour empêcher l’accession de l’extrême-droite roumaine à la présidence de ce pays. Quelles que puisse être les preuves ou les accusations portées contre les vainqueurs, membres du camp du Bien, jamais cette Cour suprême roumaine ne donnera raison à un adversaire du rapprochement avec l’Europe.
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/05/22/en-roumanie-le-recours-du-nationaliste-george-simion-rejete-apres-sa-defaite-a-l-election-presidentielle_6607740_3210.html
Bizarrement cependant, j’observe deux comportements différents du Monde et de ses interprétations. Lorsqu’un État du camp du Mal procède à des élections, celles-ci sont systématiquement considérées comme entachées d’irrégularités et de tricheries et Le Monde fait grand cas des accusations de tricherie lancées par les opposants. Le camp du Mal est également forcément accusé d’avoir manipulé l’information.
Dans le cas de l’élection présidentielle roumaine, où les services secrets russes sont bien sûr accusés d’avoir cherché à manipuler l’élection, une accusation du patron de Télégram n’est par contre absolument relayée. Évidemment, on y accuse les services secrets français d’avoir tenté de museler les voix conservatrices en Roumanie. Crime de lèse-majesté ! Blasphème ! Accusation intolérable ! Loin d’y prêter la moindre valeur, Le Monde va surtout nous demontrer l’innocence des services secrets français. Imaginez-vous, ceux-ci vont jusqu’à démentir cette information alors qu’ils ne s’expriment jamais. C’est clair, il n’y a que la vérité qui sort de la bouche des agents secrets français et de la diplomatie francaise ! C’est bien connu !
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/05/22/accusations-d-ingerence-a-quoi-joue-pavel-durov_6607799_4408996.html
Je n’aime pas cet article. On ne se demande jamais quelle mouche a piqué n’importe quel journaliste ou média qui accuse un pays du camp du Mal d’ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays. C’est absolument normal, évident par construction. Mais inversement, cela ne semble absolument pas possible d’accuser la France ou un quelconque pays du camp du Bien. Seule embellie journalistique, le camp du Mal intégré maintenant les Etats-Unis de Trump ; on peut donc dénoncer sans inquiétude l’Amérique de Trump des pires crimes. Chouette. Il semble que ce soit cela que Le Monde appelle faire preuve de ‘déontologie’. « Du camp du Bien, jamais tu ne permettras d’en dire du Mal ou d’en laisser dire du Mal par quiconque ! »
Saucratès
Médias et manipulation B
Le Monde et la manipulation
Par Saucratès
Ce sous-titre est évidemment trompeur. Le Monde n’est pas plus coupable de manipuler l’opinion de ses lecteurs que les autres médias quelque soit leur nationalité, qu’ils soient français ou occidentaux. Ou non occidentaux. Mais au moins, les médias des états non occidentaux ne cherchent pas à s’afficher comme des parangons de vertu ; ils s’assument d’être la voix de leurs maîtres, de servir des intérêts, de manipuler leurs lecteurs. À la différence du Monde.
Mon premier point concernera évidemment le réchauffement climatique. Peut-on dire comme l’évoque cet article que la désinformation climatique prospère dans une partie des médias audiovisuels français ?
« Ces associations ont recensé et analysé 128 cas de désinformation climatique au cours du premier trimestre 2025, soit une dizaine par semaine, en passant au crible les programmes d’information des dix-huit principales chaînes de télévision et de radio, à l’aide d’une intelligence artificielle. Il s’agit d’affirmations non étayées, scientifiquement contredites, manipulatrices par omission ou fondées sur des théories invalidées, précise le rapport. »
Une telle affirmation me pose problème, même si je n’ai évidemment aucune idée des faits évoqués. Inversement, à mon sens, des affirmations gratuites de causalité entre catastrophes naturelles et réchauffement climatique sont systématiquement effectuées par les médias que j’écoute alors que le lien réel ou la réalité de ces affirmations est totalement péremptoire, non certaine, tout juste probable. Des étés plus chauds, des hivers plus froids, des hivers plus doux, rien de tout cela n’est forcément en lien avec le réchauffement climatique. Évidemment, le réchauffement climatique prévoit ces événements. Mais comme la théorie scientifique sur ce point prévoit toute chose et son contraire, ils auront forcément toujours raison. Plus de pluie dans certains endroits, plus d’inondations, plus de d’épisodes de sécheresse dans d’autres, des hivers plus chauds, des hivers plus froids, comment veut-on contredire de telles théories lorsque, quoiqu’il se passe, la théorie l’aura prévue ?
Prenons un exemple qui nous touche directement : les cyclones. Est-il normal de faire un lien de causalité avec le réchauffement climatique pour le cyclone Chido à Mayotte ou bien le cyclone Garance à la Réunion, le pire cyclone que certains disent n’avoir jamais connu ? La théorie du réchauffement climatique prévoit des cyclones plus puissants et plus dévastateurs.
Mais une telle explication élimine totalement l’idée de variabilité des systèmes météorologiques. La variabilité des mesures et des classements n’aide pas. J’ai souvenir que le pire cyclone que j’ai connu était le cyclone Dyna en 2002, avec un niveau de pression atmosphérique de 910 hectopascals lors de son passage au plus près de nos côtés et des vents en rafale de plus de 300 kilomètres heure. Mais depuis 2002, les classements des cyclones ont changé. Et Dyna a été rétrogradé. Les pires cyclones historiques remontent bien avant l’existence du phénomène de réchauffement climatique. Je ne parle évidemment pas de Dyna en 2002 mais des cyclones dévastateurs de 1948 et de 1932. Et il y en eut aussi dans un passé plus ancien de l’île de la Reunion, avec certains qui s’accompagnèrent de raz de marée qui détruisirent une partie du tracé de chemin de fer du côté de Sainte Suzanne. Puisque le réchauffement climatique ne peut être invoqué pour les cyclones historiques de 1932 et de 1948, comment les expliquer ? Le réchauffement climatique était déjà à l’œuvre, nous expliqueront vraisemblablement doctement les spécialistes et les écologistes.
Au fond, la doctrine du réchauffement climatique n’est qu’une religion obligatoire pour les médias. Comme dans une religion comme le christianisme, quoiqu’il se passe, c’est la preuve de l’existence de Dieu. Quoiqu’il arrive !
Et si on se range sagement derrière l’idée que ces phénomènes météorologiques sont soumis à une variabilité qui expliquerait certains phénomènes extrêmes du passé, il faudrait alors nous expliquer pourquoi la variabilité des phénomènes climatiques explique le passé mais n’explique plus le présent. À une autre échelle, on a plus de connaissance historique de la météo concernant l’Europe occidentale et le Maghreb. Ces régions ont connu vers l’époque romaine un optimum climatique, tout comme plus tard vers l’an mille. Inversement, les périodes du petit âge glaciaire sont documentées pour l’Europe vers 1789. Mais c’est également le cas pour la période de la première guerre mondiale. Comment expliquer autant de variabilité climatique pour le passé et être en même temps aussi affirmatif pour les explications du temps présent en récusant toute explication qui ne reposerait pas mordicus sur le dogme religieux du réchauffement climatique ?
Au fond, interdire toute autre explication, tout autre argument médiatique sur les événements climatiques ne va pas terrifier et embrigader les foules terrifiées comme le pense les imams du réchauffement climatique. Si les médias ne se font plus l’écho d’une autre explication possible, si docilement ils ne donnent plus la parole à d’autres hypothèses, la masse des citoyens cherchera des explications ailleurs, se défiant de la parole médiatique ou gouvernementale pour laisser se répandre des rumeurs de musellement de la presse et des médias, comme autrefois, lorsque les médias n’existaient pas, quand la télévision n’existait pas. La rumeur servira à répandre les autres explications non officielles.
Aussi, faire état que les médias sont replis «d’affirmations non étayées, scientifiquement contredites, manipulatrices par omission ou fondées sur des théories invalidées» me pose problème. Alors que les médias sont à la merci des condamnations ou des mises en garde des autorités comme l’ARCOM comme le prouve la condamnation de Sud Radio de juin 2024 pour des propos climatosceptiques. J’ai plus l’impression que c’est l’inverse qui soit vrai ; l’absence d’interrogations ou de mise en perspective des oukazes des imams du réchauffement climatique.
Oui pour ma part, je crois évidemment en une responsabilité humaine dans un réchauffement climatique d’ensemble. Mais je ne crois pas que ce réchauffement climatique explique tous les événements climatiques désastreux, et certains d’entre eux ne sont d’ailleurs pas forcement problématique comme par exemple le retour d’un Sahara humide si ce n’est vert.
Ces désastres s’expliquent plutôt par la stupidité et l’imprévoyance humaine, ainsi que par la croissance de la population et l’avidité et la cupidité des promoteurs immobiliers et des habitants qui ne respectent pas la sagesse et la prévoyance de ceux qui nous ont précédés. C’est pour cette raison que des maisons ou des villages sont emportés ou submergés par les flots, les rivières ou les torrents parce qu’on ne peut impunément ignorer dame Nature ou croire que l’on peut la canaliser. La hausse des conséquences des catastrophes climatiques ne s’explique que par l’incurie des hommes.
Un deuxième exemple de manipulation médiatique peut être trouvé dans cet autre article du Monde sur le gouvernement Trump. Qu’est-ce qu’un récit mensonger de l’histoire sachant que toute histoire est une construction, une réécriture de la réalité ?
Cet article veut nous faire croire qu’il existe une bonne histoire, l’histoire dont Le Monde, dont les médias autorisés seraient les gardiens vigilants, et une mauvaise histoire qui serait mensongère, parce que réécrite par Trump et ses acolytes. Parce que premièrement, Trump n’est pas seul. Il ne s’est pas cloné pour appliquer sa politique partout. L’administration Trump, c’est une moitié du peuple américain, qui a un degré ou un autre, se reconnaît dans sa politique. Le Monde donne uniquement la parole à ceux qui le combattent, et regroupé sous l’appellation Trump tous ceux qui sont de son avis. Mais il s’agit bien d’une manipulation de l’opinion française, de son lectorat, probablement parce qu’une majoeité du lectorat du Monde se reconnaît dans cette détestation de Trump et de sa politique.
C’est effectivement une guerre culturelle entre les idéaux du Monde et ceux de l’administration Trump. Une guerre dans laquelle Le Monde veut nous faire croire qu’il existe des gens qui sont autorisés à interpréter et à interroger l’histoire, les journalistes du Monde entre autres, et qui veillent à sa sauvegarde, et d’un autre côté, ceux qui n’ont pas ce droit, le gouvernement Trump, les complotistes, les populistes, etc…
Il n’existe pas une version mensongère de l’histoire puisque toute histoire est une construction subjective. Il existe des groupes de pression identitaires, féministes, extrémistes, idéologiques qui cherchent perpétuellement à modifier l’histoire et son enseignement afin qu’elle respecte leurs idées. Trump a simplement les mêmes droits que les autres à vouloir imposer sa vision et celle de son camp, et plus de pouvoir que quiconque pour y parvenir. De mon côté, je salue son geste car rien ne m’énerve plus que ces abrutis qui veulent faire condamner un homme illustre et abattre des statues pour des positions ou des actes remontant à plusieurs siècles.
Saucratès
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