Critiques de notre temps

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Morale


Éthique et intelligence artificielle

Saint-Denis de La Réunion, samedi 26 avril 2019

L'éthique du concepteur

 

Ce sujet de réflexion est né de la participation à la soirée d'inauguration du festival du film scientifique, qui se tient du 26 avril au 11 mai 2019. Le thème de la soirée d'inauguration de ce vendredi, ainsi que de ce samedi, traitait de l'intelligence artificielle. Une autre conférence aura lieu cet après-midi à l'université en faculté de lettres.

 

Y a-t-il besoin pour commencer de décrire ces deux (ou trois) notions : «Éthique de l'intelligence artificielle» ? L'éthique est cette matière pluri-millénaire qui tente de déterminer, de caractériser ce qui constitue le but de la vie humaine. Et dans ce cadre, évidemment, elle rentre en concurrence avec l'autre moteur principal qui tente de régler les vies humaines, à savoir les religions. Et d'une certaine manière, l'éthique et la religion ne sont qu'une et même chose, même si elles sont plurielles. Il existe de nombreuses religions comme il existe plusieurs visions de l'éthique (ou de la morale, pour moi comme pour beaucoup de philosophes, ces deux termes sont relativement synonymes, équi-remplaçables), comme il existe des éthiques profanes ou des philosophies athées.

 

L'intelligence artificielle de son côté est une matière extrêmement récente, qui a quelques décennies d'ancienneté. Nous nous trouvons ainsi à la croisée, à la rencontre des deux matières aussi différentes que l'époque qui les a vu naître. Mais l'intelligence artificielle est elle-même constituée de deux notions pas si simples à caractériser ; qu'est-ce que l'intelligence ? Et qu'est-ce que l'artificiel ? 

 

Pour cette raison, certains, quand ils réfléchissent au concept de l'éthique et de l'intelligence artificielle, pensent en fait à l'éthique du concepteur de l'intelligence artificielle, à l'éthique du concepteur ou de l'apprenant de l'intelligence artificielle, à l'éthique de l'homme qui est derrière l'utilisation ou la conception de l'intelligence artificielle. C'est notamment ce qui revient souvent lorsque l'on parle de l'éthique et de l'intelligence artificielle. Lorsque l'on parle de robot tueur, on pense à l'éthique du militaire qui est derrière les ordres donnés au robot. Lorsque l'on parle de conduite autonome, lorsque l'on pense à prioriser les vies humaines dans le cas où il faudrait choisir une victime, dans le cas dans un accident (vaut-il mieux faucher une mère et son enfant en bas âge au bord de la route ou percuter une vieille dame ou un vieil homme, ou bien percuter un arbre et risquer de tuer son passager ?) c'est ce que l'on entend derrière le concept d'intelligence artificielle et de conduite autonome, et il s'agit d'une certaine manière d'éthique, mais de l'éthique entendue comme l'éthique de celui qui aura programmé le programme de conduite autonome de la voiture.

 

Dans ce cadre-là, on ne parle pas de l'éthique de la machine elle-même, on ne parle pas de l'existence de la conscience artificielle elle-même, on ne parle pas d'une éthique de cette conscience artificielle. On ne pense pas que cette machine autonome, cette intelligence artificielle, puisse avoir après coup, après l'accident, de remords ou des réflexions éthiques sur le choix qu'elle aura réalisé. Qu'est-il arrivé à la voiture autonome qui a percuté/fauché une femme à vélo qui traversait une route aux Etats-Unis ? La société qui effectuait ces essais, Uber, Google ou Tesla, ont-ils jetée cette voiture autonome à la décharge, l'étudient-ils, l'ont-ils simplement désactivée ou effacée ?

 

Mais je ne voudrais pas me limiter dans ces posts à parler de la seule éthique des concepteurs qui, soit, programment, conçoivent, réfléchissent, font apprendre à l'intelligence artificielle. Ces hommes sont forcément d'ailleurs imparfaitement moraux, éthiques ; ce ne sont que des hommes, rien que des hommes avec nos failles, nos faiblesses, nos haines, et nos envies. Non, je voudrais aussi parler du sujet de l'éthique de l'intelligence artificielle elle-même, de la manière dont elle peut apprendre, de la manière dont on peut la lui inculquer, la lui imposer !

 

Mais pour cela, encore faut-il croire qu'une intelligence artificielle puisse avoir une conscience, conscience d'elle même, réfléchir sur elle-même. Comme l'indiquait un des invités du festival du film scientifique, Antoine Cully, spécialiste de l'intelligence artificielle, «si on mettait dans une même pièce les plus grandes intelligences artificielles de la planète et qu'on les laissait une nuit complète seules, au petit matin, on ne les retrouverait pas ayant conçu un plan de domination de l'humanité mais on les trouverait plus vraisemblablement complètement désœuvrées, ou une à se rouler par terre. Au pire, on retrouverait le parquet de la pièce parfaitement propre». Selon lui, on est très loin de devoir craindre une intelligence artificielle ayant conscience d'elle-même et de ses actes. Contrairement à ce sur quoi nous mettaient en garde Elon Musk ou Stephen Hawking.

 

«Pour Wendel Wallach, un expert en éthique de l’université de Yale, ces dangers exigent une réponse mondiale. Il a également appelé à un décret présidentiel déclarant que les systèmes d’armes autonomes létales sont en violation du droit international humanitaire :

 

L'idée de base est qu'il y a nécessité d'une action concertée pour garder la technologie en bon serviteur et non de la laisser devenir un maître dangereux ...»

https://www.mieux-vivre-autrement.com/intelligence-artificielle-pourrait-devenir-une-menace-pour-humanite.html

 

Quand on parle d'éthique de l'intelligence artificielle, on se retrouve ainsi à penser l'intelligence artificielle comme un outil, comme une aide à la prise de décision. S'est-on déjà interrogé si un missile ou un marteau avait une éthique ? Evidemment non ! La réflexion éthique conduite sur l'intelligence artificielle a alors trait à l'impact énergétique ou carbone des serveurs informatiques nécessaires pour faire tourner, entraîner ou stocker les données nécessaires pour le fonctionnement de l'intelligence artificielle. Elle a également trait à l'usage qui peut être fait des milliards de kilo-octets de données récoltées sur chacun d'entre nous, sur chacun des individus qui utilisent les téléphones, les réseaux sociaux, les outils informatiques de recherche, ou les objets connectés qui commencent à envahir nos vies ou nos villes.

 

Pour cette raison, j'appelle «éthique du concepteur» cette forme de réflexion éthique sur l'intelligence artificielle. Elle est forcément à l'image de l'homme/des hommes qui conçoit ou qui possède cette intelligence artificielle, cet outil informatique. Imparfaite, dépendante des coûts et des bénéfices à attendre de cette utilisation et de ces développements ! Comme l'indiquait Antoine Cully, intervenant lors du festival du film scientifique, cette éthique (si on peut lui donner ce nom-là) dépend de la demande ou des critères imposées par les consommateurs. On peut ainsi aussi parler de prescriptions éthiques des consommateurs, sur ce qu'ils accepteront ou non de voir, d'utiliser, sur ce dont ils accepteront de se satisfaire. Mais pour moi, cette éthique du concepteur n'est qu'une fraction de la réflexion éthique qui doit être menée sur l'intelligence artificielle. Car, ces véhicules autonomes qui ont tué des passants, que conservent-ils de cet accident ? Que conserveront-ils demain de tels accidents si ceux-ci venaient à se reproduire, lorsque la conduite autonome sera entrée dans nos vies, dans nos fonctionnements ?

 

 

Saucratès


27/04/2019
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Work in progress - Réflexions personnelles sur l'éthique et la morale (suite)

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 14 avril 2019

Une conception individuelle ou infra-personnelle de la morale

 

Mes écrits de la semaine dernière sur la morale s'intéressaient à la morale en économie et en politique. Dans ma réflexion, cela signifiait de répondre à la question : qu'est-ce qu'être moral, et peut-on être à la fois puissant et moral ?

 

Comme je l'écrivais la semaine dernière :

 

«... on peut se demander si le monde que je vois existant autour de moi, composé de toutes ces grandes entreprises qui régissent d'un bout à l'autre nos vies, de tous ces chefs et dirigeants d'entreprises, de tous ces cadres et hauts managers prônant l'efficacité technocratique, si toutes ces entités, ces personnes, ces puissants connaissent la morale et agissent en fonction d'une morale immanente., supérieure à leur seul intérêt et à l'intérêt de leur caste ? Je pose la question mais j'en connais déjà la réponse : Non !»

 

https://saucrates.blog4ever.com/work-in-progress-reflexions-personnelles-sur-l-ethique-et-la-morale

 

Mais il s'agit d'une vision que je considère comme collective de la morale. C'est une vision politique ou générale des rapports sociaux et de la morale au sein de ces rapports sociaux, de ce que j'estimais être une mesure de la morale. Et en aucun cas, il ne s'agit d'une vision intime de la morale, parce que la morale, c'est aussi et avant tout cela : un rapport personnel, intime à la morale et à la moralité. On ne peut réellement répondre à la question de savoir si on est ou non un être moral, un être titulaire d'une moralité et agissant ou non en conformité à cette moralité que dans son for interieur, dans son intimité ! Une personne en dehors de nous peut estimer que l'on est ou non un être humain moral, agissant conformément à la morale, mais dans les faits, cet autre humain ne nous juge que conformement à ses propres valeurs morales. Mais cela ne répond pas véritablement à la question qui nous intéresse réellement, à savoir cet homme-là (ou cette femme-là) est-il (ou est-elle) moral ?

 

Il est ainsi tout à fait possible que des personnes telles que Carlos Ghosn de Renault, ou des tueurs, des assassins ou des terroristes de l'OEI puissent se considérer personnellement comme parfaitement moraux, même s'ils ont éventuellement pu frauder ou voler leur entreprise ou le fisc français ou japonais, s'ils ont pu tuer ou assassiner des hommes, des femmes ou des enfants ou poser des bombes. Il leur suffit de penser qu'on leur doit cet argent, que ce n'est qu'un juste retour pour leur sacrifice, ou que leurs victimes ne méritent pas de vivre ou que celles-ci n'appartiennent pas à l'espèce humaine. Ces personnes-là peuvent tout à fait se considérer comme parfaitement morales, dignes d'être admirées ou d'atteindre le Paradis céleste. 

 

Les valeurs morales ont ainsi l'inconvénient d'être strictement personnelles et ce n'est que lorsque l'on se trouve confronté au regard de l'autre, à l'altérité, voire à l'opinion publique, que l'on peut comparer nos valeurs morales à celles des autres. Et elles ont aussi un deuxieme inconvénient, elles evoluent en fonction de ce que l'on fait, de la manière dont on évolue. Les valeurs morales s'effacent au fur et à mesure que l'on agit mal, en contradiction avec elles. Jusqu'à disparaître complètement, pour ne plus laisser place qu'à une bouillie informe. Ce qui nous paraissait si amoral la première fois peut tout à fait nous paraître beaucoup moins grave à la dixième ou centième violation. Le sens moral peut s'émousser, s'étouffer au fur et à mesure que l'on se trouve confronter au Mal. 

 

On se retrouve donc toujours face à cette question primordiale et centrale que tous les philosophes se sont posées : puisque nos valeurs morales sont par essence personnelles, et qu'elles évoluent en fonction de nos propres actes, il n'existe donc aucune mesure unique de la morale, mais uniquement des valeurs communes qu'on imagine partagée par un plus grand nombre de personnes. On se construit ainsi intimement sur la base de valeurs morales que nous ont inculquées nos parents, nos proches, par la façon dont nous les avons comprises, interprétées, par les manières dont nous les avons combinées avec nos propres expériences, par les événements de notre vie, depuis notre plus tendre enfance. Ainsi, certaines personnes peuvent estimer que le plus important à leurs yeux est leur propre intérêt, leur propre confort, leur propre devenir, et que tout le reste, tous les autres ne comptent pas. Ils peuvent être très serviables, très au service des autres, mais à leurs yeux, ils ne penseront parfois qu'à eux, parce que cela seul compte pour eux. Ils pourront s'estimer parfaitement moraux parce qu'ils se sont construits ainsi. Parce qu'un sourire, la serviabilité est pour eux la première des qualités, de la moralité.

 

Qui suis-je pour m'ériger en censeur de la moralité des autres ? Qui suis-je pour imaginer que mes propres valeurs morales sont l'alpha et l'oméga de la moralité, et que tout autre comportement divergant de mes propres valeurs morales est une forme d'amoralité, une forme d'immoralité ?

 

Et pourtant, c'est notre lieu commun. Nous jugeons, nous apprécions tous les comportements de tout le monde en fonction de nos propres valeurs morales. Et ceux dont les comportements diffèrent trop de nos propres valeurs morales ne pourront être que rejetés, repoussés. Difficile d'accepter, d'être ami avec une personne dont les valeurs morales semblent pratiquement incompatibles avec nos propres valeurs, dont les actes et les comportements semblent aux antipodes par rapport à ce qui nous semble être la morale, le bien, le bon. Heureusement, c'est très rarement le cas dans la vie réelle. Il y a rarement des personnes dont les valeurs morales sont aux antipodes des nôtres. Il y a forcément très souvent des divergences, parfois importantes, d'autres fois des personnes peuvent sembler tant nous ressembler que nous pouvons nous confier et les aimer. Mais forcément, il y a des différences. Parce que nul ne peut avoir été éduqué exactement de la même manière, ni avoir vécu exactement les mêmes choses, ni surtout les avoir vécu, intégré de la même façon. 

 

Il y a aussi une dernière chose : je ne peux pas nier aux autres la faculté d'agir conformément à une morale, à une éthique, à leur morale. Même si ce sont des dirigeants de grandes entreprises, des hommes politiques ou des puissants. Je ne peux pas leur nier le droit d'être moraux ou éthiques, d'agir conformément à la morale ou l'éthique. 

 

Et on n'en arrive alors à une dernière facette de ce que j'appelle la moralité. On ne peut se considérer comme moral que si on est ouvert aux autres, si on est tolérant aux autres, aux divergences des autres. La tolérance est certainement la plus difficile des valeurs à intégrer, mais cela permet d'accepter ceux qui ont des valeurs morales differentes des nôtres, qui vivent et agissent différemment de nous. Terrible exercice que la tolérance, essentiellement parce que l'intolérance, le rejet de l'autre, est la plus simple et la plus facile des façons de vivre. Et parce que nul ne sait où peut nous mener la tolérance : ne doit-on pas en raison de la tolérance accepter les terroristes et les assassins ? Ne doit-on pas accepter qu'ils nous nient notre droit de vivre et de nous considérer comme humain ?

 

Où doit s'arrêter la tolérance ? Et où commence la moralité ? Je n'ai pas de réponse. Ce sera tout pour ce dimanche soir !

 

 

Saucratès


14/04/2019
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Réflexions personnelles sur l'éthique et la morale

Saint-Denis de La Réunion, mardi 2 avril 2019

Réflexion une - Une conception collective de la morale

 

S'il est bien un sujet qui me passionne, c'est bien le sujet de l'éthique et de la morale. Pour répondre à cette question de savoir qu'est-ce qu'une vie conforme à la morale ou à l'éthique ? Ou autrement pensé, que serait une Société humaine fonctionnant conformement à l'éthique et à la morale ? 

 

Et je vais ici citer Jean-Francois Mattéi, dans «Éthique et histoire» :

 

«On pourrait aisement soutenir, sans cultiver le paradoxe, que la naissance de l'éthique dans le monde moderne à signé la mort de la morale, ou que, à tout le moins, le renouveau contemporain de la réflexion éthique, désormais appliquée à toutes les sphères de la vie sociale, s'est accompli sur les cendres de la pratique morale traditionnelle brûlée à la flamme de l'histoire. Car c'est bien la conscience historique de l'homme moderne, appréhendée sur le mode immanent d'un devenir à la recherche de son propre sens, qui a progressivement évacué les principes moraux traditionnels fondés sur des commandements ou des absolus transcendants.»

 

Je ne sais pas si j'irais jusqu'à dire, comme le fait Jean François Mattéi, que notre monde moderne ne reconnaît plus la morale, qu'il n'y a plus de morale. Les œuvres morales des plus grands philosophes de l'histoire n'ont jamais été aussi accessibles, à quelques clics de souris, certes cachées au milieu d'un amoncellement d'informations beaucoup plus populaires, mais jamais leurs pensées n'ont été aussi accessibles. Il y a aussi foison de philosophes formés dans les universités ou écoles de tous les pays, sans que je puisse dire si l'un d'entre eux aura un jour l'importance d'Emmanuel Kant, de Camus ou de Jean-Paul Sartre. 

 

Mais c'est vrai en même temps que l'on peut se demander si le monde que je vois existant autour de moi, composé de toutes ces grandes entreprises qui régissent d'un bout à l'autre nos vies, de tous ces chefs et dirigeants d'entreprises, de tous ces cadres et hauts managers prônant l'efficacité technocratique, si toutes ces entités, ces personnes, ces puissants connaissent la morale et agissent en fonction d'une morale immanente., supérieure à leur seul intérêt et à l'intérêt de leur caste ? Je pose la question mais j'en connais déjà la réponse : Non !

 

Et pourtant, dans chacune de leurs entreprises, ces dirigeants, ces chefs d'entreprise, ces puissants, ces hauts managers, ces obscurs dépendants, bénéficiaires de la charité d'un autre plus puissant qui les a intronisé comme dirigeants d'une petite parcelle de son réseau, ont édicté et imposent à leur personnel de respecter des chartes éthiques ou des codes de déontologie, qui dans la réalité correspondent à des sommes de règles idiotes, de choses à faire, surtout de choses à ne pas faire, d'interdictions aussi diverses que variées ... et quelques obligations, comme notamment d'être de bons petits soldats .... et surtout une obligation de fidélité à l'entreprise et à ses dirigeants, pendant le temps de travail mais aussi le plus souvent en dehors, pendant les temps de repos ! Même Carlos Ghosn a dû pondre de telles chartes éthiques ou codes de déontologie pour les salariés et les employés de chez Renault ou de chez Nissan, même si lui, personnellement, n'était peut-être pas un parangon de vertu et de déontologie !

 

Donc effectivement, lorsque l'on parle du «renouveau contemporain de la réflexion éthique, désormais appliquée à toutes les sphères de la vie sociale», je ne peux m'empêcher de penser à ces multiples codes éthiques qu'il est de bon ton dans les entreprises 'in' d'arborer, comme leurs dirigeants arborent la rosette de leur légion d'honneur à leur veston. On peut peut-être considérer que la moralité de ces dirigeants et de leurs entreprises est inversement proportionnelle à l'existence d'un code éthique, qui n'existe que pour permettre à ses dirigeants de contrôler et d'avoir barre sur leurs salariés et pour pouvoir trouver une raison pour les licencier lorsqu'ils en auront envie. Et tout ceci n'est en rien pour moi synonyme d'éthique ou de morale. Il ne s'agit pas tant de morale que de contrôle !

 

Ces mêmes dirigeants (et là je ne parle pas seulement de Carlos Ghosn) sont-ils moraux, agissent-ils conformément à l'éthique et à la morale (la vraie, non pas le ramassis d'interdictions qu'ils ont pondus dans leurs codes internes) dans leur vie, dans la gestion des entreprises qu'ils dirigent et dans leurs rapports avec les autres, avec leur multitude de subalternes ? Mais évidemment je dois avant tout définir ce que j'entends par «vraie morale» et «vraie éthique», sinon je risque simplement d'opposer deux conceptions différentes de l'éthique et de la morale ! 

 

Je continuerais is en continuant de citer un philosophe, Jean-Pierre Ivaldi, préfaçant un ouvrage de Jean-Francois Mattéi :

 

«L'éthique s'est muée de nos jours en une science liée à la politique et à l'économie. L'économie en tant que système d'échanges de produits, de services et d'informations, est régulée par des contrats. Elle se doit de respecter les clauses et les termes du contrat. Si les contractants tentent de corrompre leurs vis-à-vis ou se laissent eux-mêmes corrompre, ils basculent dans l'immoralité.

 

Economie et politique souffrent de plus en plus de l'absence de l'éthique et des règles et préceptes qui sont les siens dans la vie sociale de la cité, à quelques pays qu'elle appartienne. Si bien que la conscience se fait mauvaise conscience. Cette absence qui n'échappe pas aux acteurs politiques et économiques, les taraudent insidieusement, car ils savent leurs manquements et le châtiment qu'ils encourent. Trop souvent le recours à l'éthique n'est-il qu'un faux semblant destiné à masquer ou travestir leurs turpitudes.»

 

Comme lui j'assimile les puissants aux mondes de la politique et de l'économie, les puissants et dirigeants des entreprises et du secteur public, ou aux élus. Comme moi, il considère les recours à l'éthique comme des faux-semblants destinés à camoufler l'immoralité de ces puissants, de ces acteurs économiques et politiques. Mais limiter l'éthique et la morale au seul respect des clauses et termes des contrats conclus me semblent désespérément réducteur !

 

«Mattéi se détourne du strict point de vue de l'éthique pour considérer qu'un système économique, des lors qu'il régit les échanges entre les hommes, n'est ni moral ni immoral ; il est efficace ou non, et l'efficacité ne relève pas de la morale. Ceci le conduit à constater que nous sommes face à deux difficultés. La première consiste à récuser l'autonomie de l'économie. La seconde tient à ce principe éthique supérieur qui permettrait de juger les systemes économiques selon une échelle de valeurs déterminée. Le servage serait moins immoral que l'esclavage, et le travail salarié moins immoral que le servage, bien que, en toute forme d'économie, l'homme soit contraint de s'adonner au travail. Les nécessités des échanges économiques sont indifférentes par nature, aux normes de la moralité qui sont d'un tout autre ordre. L'économie relève de la contrainte là où la morale relève de l'obligation.»

 

La morale en économie, dans le monde des affaires, dans le domaine politique, doit être bien plus large que le seule respect des clauses et termes des contrats, ou le respect des lois. De nos jours, ces deux mondes, ces deux sphères, sont amorales ; elles ne connaissent pas la morale. Et c'est pour cette raison que notre monde peut être dans cet état-là, rempli d'opulence pour un tout petit nombre et de misères pour le plus grand nombre, pour l'immense majorité. Parce que les puissants qui nous dirigent ne sont contraints par aucune réglementation morale, aucune obligation morale. Il n'existe qu'une seule règle : le laisser-faire moral, le culte de l'argent-roi, le tribunal de leurs seules envies ! 

 

Je citerai pour finir une une dernière fois Jean-Pierre Ivaldi :

 

«On attend de l'éthique une justification des pratiques et des institutions sociales. Ceux qui y sont soumis peuvent se rebeller contre elles et attendent de l'éthique qu'elle leur fournisse des arguments pour légitimer leur refus. Mais ceux qui les imposent attendent également de l'éthique qu'elle les justifie afin de légitimer leurs décisions. Cette convergence, pour ne pas dire, cette complicité, du recours à l'éthique, entre ceux qui commandent et ceux qui obéissent, n'est jamais aussi apparente que dans le cas de l'impôt.»

 

On se retrouve ainsi à nouveau devant une opposition entre deux conceptions de la morale et de l'éthique. Et en quoi mon interprétation de la loi morale peut-elle etre supérieure à celle minimaliste des puissants et dirigeants de ce monde, qui se contentent de penser en terme d'efficacité, de respect des clauses et des termes des contrats, et de bienfaits de la libre entreprise et des marchés concurrentiels ?

 

Je conclurais de la manière suivante : puisque l'économie et la politique sont amorales, indifférentes à la morale, il faut donc soit qu'une force supraindividuelle leur impose des règles morales, qu'ils ne puissent transgresser, soit que les puissants et dirigeants de ces mondes soient moralement et éthiquement irréprochables.

 

Encore faut-il que l'amoralité et l'immoralité ne soit pas justement un trait distinctif de ces puissants et dirigeants de ce monde, la raison pour laquelle ils sont arrivés au sommet de la hiérarchie en écrasant et en éliminant tous leurs concurrents !

 

 

Saucratès


02/04/2019
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La France, un régime autoritaire

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 10 mars 2019

 

Les grands donneurs de leçon m´ont toujours fait me tordre de rire. Surtout quand cela eux-mêmes sont les derniers à mettre en application leurs propres recommandations. Faut faire ci. Faut faire ça. Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Dans le domaine politique, Emmanuel Macron en est un parfait exemple, ou plutôt contre-exemple. Il a donc souhaité expliquer à tous les peuples européens son projet européen ! Traduit en douze ou treize langues ! Pourquoi vos gouvernements sont nuls ou populistes. Et pourquoi mon projet européen est mieux que le vôtre (ou le leur) ! Diantre ! Quel programme ! Vive l'Europe qui ne marche que dans le sens qui m'intéresse. J'ai moi le droit de m'adresser à vos peuples pour leur donner ma bonne parole. Mais gare à vous si vous osez vouloir rencontrer certains de mes opposants, comme dans le cas de l'Italie qui a osé vouloir rencontrer un groupe de gilets jaunes francais candidats aux élections européennes ! Vive l'Europe des marchés qui ne marche que dans le sens que je decide. Mais gare à vous si l'Etat néerlandais decide de prendre également la même participation que mon pays dans une société qui se trouve etre aussi importante pour lui ! Mais l'Europe de Macron ne marche pas comme ça ! L'Europe de Macron n'est en fait pas une démocratie ! C'est une Europe qui fonctionne comme la France fonctionne. Une Europe où les Gros, les Puissants ont tous les pouvoirs, et où les petits obéissent, servilement, humblement, à leur place. Que ce soit des petits pays, et les Pays-Bas ou l'Italie sont des petits pays dans l'Europe de Macron, de même que la Hongrie d'Orbán.

 

Donc oui, Macron le donneur de leçon m'amuse. Le Macron qui reconnaît la légitimité d'un opposant politique non élu m'amuse aussi. J'imagine aussi qu'il applaudirait de la même manière un gilet jaune décrétant que ce dernier représente la France s'il se faisait investir pour la foule des Gilets jaunes en tant que Président de la République française. J'imagine ainsi très bien Macron reconnaître la légitimité d'un tel Monsieur Drouet dans ses prétentions à accéder à la présidence de la république, en dehors de tout cadre électoral !  De la même manière qu'il reconnaît la légitimité de l'adversaire autoproclamé de M. Maduro. Il accepterait de la même manière que des dirigeants politiques d'autres pays reconnaissent la légitimité de M. Drouet (par exemple) et le reconnaisse comme le véritable représentant de la France ! Sinon, pour quelle raison ose-t-il reconnaitre la légitimité du candidat des manifestants vénézuéliens contre le President Maduro au Venezuela ? 

 

Grande question en rapport : La France est-elle une démocratie ? Ou bien est-elle un Régime autoritaire, comme tous ceux que l'on condamne régulièrement dans la presse bien-pensante ? A quoi reconnait-on un régime autoritaire ? J’utiliserais pour y répondre une définition trouvée dans un article du Monde Diplomatique, pour y décrire la Guinée comme un État autoritaire. «Des forces de sécurité qui font un usage excessif de la Force contre les manifestants". Driante, j'ai l'impression que cela décrit très précisément la France de Macron, dans la volonté de son gouvernement de casser et de frapper le mouvement des gilets jaunes. Deuxieme argument utilisé par les journalistes pour décrire un État autoritaire : «des journalistes, des défenseurs des droits humains et les personnes qui s'expriment contre le gouvernement sont arrêtées arbitrairement». Là encore, cela me rappelle comme deux gouttes d'eau les arrestations arbitraires décidées dans l'ensemble de la France à l'encontre des gilets jaunes pour leur interdire de se rassembler contre la politique du gouvernement, en criminalisant le port du moindre outil ... pratiquement si les juges ne condamnent pas des automobilistes détenteurs de cric dans leur voiture, s'ils sont interceptés la veille d'un samedi ou un samedi matin ! Et quand on parle des journalistes, ce gouvernement désormais separe les bons journalistes (ceux qui sont à sa disposition, qui chantent les louanges de Macron ... comme Le Monde, Le Figaro ...) et les mauvais journalistes (bizarrement ceux qui sont à l'écoute du mouvement des gilets jaunes) ... Evidemment pas BFM TV qui filment les gilets jaunes pour mieux consigner les moindres de leurs dégradations et les transmettre aux autorités compétentes !  

 

Troisième argument relevé par les journalistes du Monde Diplomatique, pour dépeindre la Guinée (non pas la France mais cela y ressemble encore comme deux gouttes d'eau) : «l'impunité qui demeure monnaie courante». Là encore, on pourrait croire que cette description a pris la France comme cible. L'impunité des forces de l'ordre est patente malgré les blessures de manifestants. Bizarrement, les journalistes de BFM TV ou des autres médias ne prennent jamais en reportage les violences dont sont victimes les gilets jaunes ; seulement celles dont ils sont responsables ! Le gilet jaune énucléé sur Paris, pas de nouvelles. Par contre le moindre gilet jaune attrapé est prestement reconnu puis condamné, comme le boxeur de gendarmes mobiles d'un pont à Paris. Il faut aussi parler de l'impunité des politiques proches de Macron ; évidemment pas ceux qui étaient en travers de son chemin à l'encontre desquels la justice s'est prestement attaqué, et à l'égard desquels les médias rivalisaient de gros titres lorsqu'ils étaient susceptibles de battre ou de gêner l'election puis la mise en œuvre de la politique de Macron : Francois Fillon, Francois Bayrou ...

 

L'élection même de Macron en 2017 est aussi un problème. C'est un peu comme en 1848. On a compris apres coup pourquoi Louis Napoleon Bonaparte avait été élu brillamment, à l'encontre de tous les pronostics, comme premier président de la Seconde République. Parce qu'il était le neveu de l'empereur Napoleon. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il été élu en 2017 ? Quand le découvrirons-nous ? A-t-il eu une couverture médiatique particulièrement avantageuse ? Et du fait de quelles personnes ? A-t-il bénéficié d'appui dans les deux principaux partis politiques opposés où les candidats, trop à gauche ou trop catholique, auraient conduit certains de leur camp à le rejoindre et à faire campagne pour lui, contre leur propre candidat ?

 

La France est-elle donc un État de droit ou bien plutôt un État autoritaire, où même l'élection présidentielle puis législative qui avait suivi avaient été manipulées, trafiquées ? A-t-on quelque chose à envier à La Russie de Poutine ou à La Turquie d'Erdogan. À part un comique qui se croit autoriser à donner des leçons à L'Europe entière ?

 

 

Saucratès


10/03/2019
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Prison et radicalisation islamique

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 6 mars 2019

 

L'agression qui s'est déroulée en prison hier mardi 5 mars 2019 du fait d'un détenu radicalisé et de sa femme musulmane pose problème. C'est évident, tous les journaux en parlent, et pratiquement toutes les émissions de débat des chaines de télévision ! Les mouvements de protestation ce mercredi 6 mars des surveillants de prison ont également permis de faire écho à un malaise grandissant de la population des surveillants de prison. Mais l'on sait déjà que ce sujet cessera de paraître important dans quelques jours, quelques semaines et que plus personne n'y portera attention jusqu'au prochain nouvel évènement qui ne manquera pas de se reproduire dans quelques semaines, mois ou années. Et de nouveau, les mêmes hommes politiques, les mêmes ministres se représenteront, se redéplaceront sur place pour marquer leur solidarité avec les personnels en souffrance. Un grand jeu de dupes. 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/06/agression-terroriste-dans-l-une-des-prisons-les-plus-securisees-de-france_5431947_3224.html

 

Cette agression pose donc de multiples soucis. Le premier problème est celui de l'introduction d'armes dangereuses, des couteaux en céramique, dans une prison les plus sécurisée de France. L'épouse d'un dangereux criminel, condamné à une peine de sûreté de 20 ans, a pu faire pénétrer un (ou des) couteau en céramique ainsi qu'une fausse ceinture d'explosifs ! Il aurait été caché dans un faux ventre de grossesse de la visiteuse.

 

Première question en rapport. Les surveillants de prison font état qu'ils leur est interdit de fouiller au corps les visiteurs des prisonniers, selon une législation européenne ! Est-ce possible ? Est-ce vrai ? Alors que les fouilles au corps seraient tout à fait possibles dans les aéroports pour se protéger des attaques terroristes. Pourquoi seraient-elles donc interdites en prison ? Des intervenants politiques ou des journalistes présents faisaient état que ce sont les fouilles à nu qui seraient interdites. Qu'en est-il réellement ? 

 

Deuxième question que l'on peut aussi se poser ; les surveillants de prison seraient-ils suffisamment nombreux pour fouiller au corps tous les visiteurs des prisons françaises ou domiennes ? Ou bien les fouilles au corps ne seraient-elles utilisées que pour les visiteurs de certains criminels, les plus dangereux ? Avec le risque alors que ces criminels ne fassent encore plus pression sur les détenus les plus faibles, les moins dangereux, les moins surveillés, pour que ceux-ci fassent rentrer par leurs proches les marchandises que les proches de ces derniers ne pourraient pas amener en prison ? Les fouilles au corps ne devraient pas etre aléatoires ou réservées aux plus dangereux, mais elles devraient être généralisées. Et sans que l'état d'une supposée grossesse n'empêche une palpation suffisamment précise. 

 

Evidemment, pour les milliers de visiteurs de prisonniers qui se pressent les jours de parloir pour voir des proches, parfois des jeunes gens complètement perdus et déboussolés, de tels contrôles, de telles fouilles au corps entraîneront des retards incommensurables. Il y aura forcément beaucoup moins de visiteurs qui pourront passer pour chaque parloir. Sans oublier que les plus vindicatifs ou vindicatives de ses visiteurs ou visiteuses de parloirs (ou de lieux de vie) seront aussi probablement les plus dangereuses. Comment réagir face une visiteuse ou un visiteur qui refuse la fouille au corps parce qu'elle porte cachée sur elle des armes ou des explosifs ? Tout en prétextant qu'elle est enceinte et qu'on attente à sa dignité ? Ce serait trop simple que cette personne puisse juste refuser la fouille au corps et repartir ! Pour retenter sa chance une autre fois !

 

Ceci n'est cependant que le premier problème. Le deuxième problème c'est de savoir comment un dangereux criminel, condamné en 2014 pour un crime atroce, le meurtre d'un rescapé d'un camp nazi, condamné à une peine de sûreté de vingt ans, supposement non libérable avant 2037, puisse avoir droit à rencontrer sa famille (sa femme) dans une «unité de vie familiale», un appartement meublé de deux pièces où ils peuvent rester entre 6 heures et 72 ensemble ? On marche carrément sur la tête !

 

Le troisième problème concerne le problème de la radicalisation. Que faire des criminels islamistes radicalisés, que ce soit en prison ou dans la vie courante ? Que va-t-on faire des djihadistes de retour de Syrie ? De quelle manière notre société peut-elle s'en protéger, comment peut-elle éliminer le danger que ces derniers représentent ? La sénatrice Nicole Beluget indiquait qu'elle ne croyait pas en la déradicalisation, ce que je suis particulièrement enclin à croire. Si une personne est capable de vouloir tuer d'autres personnes, de commettre des attentats par idéologie musulmane (ou islamique), il n'y a rien qui pourra les faire démordre. Cetains commentateurs autour d'elle indiquaient qu'il fallait au moins y croire. Mais ces personnes radicalisées sont perdues, irrécupérables. Notre seule chance ; les parquer en prison jusqu'a la fin de leur vie.

 

Le parallèle avec l'exemple carcéral des Etats-Unis est particulièrement intéressant. Des prisons hautement sécurisées où tout contact entre les prisonniers et leurs gardiens est impossible afin de protéger les surveillants de prison. Des condamnations à des peines se comptant en dizaines ou en centaines d'années, permettant d'éliminer à jamais la menace que ces criminels representent pour la société. Evidemment, on ne parle plus dans ce cas-là de possibles rédemptions ou de réinsertion de ces criminels. Ils ne seront pas appelés à sortir de prison mais ils y resteront toute leur vie, jusqu’à leur mort ! Mais l'exemple américain a aussi ses limites : la souffrance des prisonniers qui sont déshumanisés. La composition ethnique de la population carcérale où les noirs constituent la plus grande part des condamnés. Les conséquences terribles des eventuelles erreurs judiciaires, qui mettent des innocents en prison dans des conditions d'enfermement terribles.

 

Mais dans notre cas, on a presque l'impression que les prisons se doivent être des cinq étoiles où les prisonniers les plus dangereux, les plus radicalisés, serait des sortes de divas, des invités de marque, dont tout les désirs doivent être satisfaits. Attention, je ne dis pas que toutes les prisons sont des lieux idylliques ; bien au contraire, elles sont des endroits extrêmement dangereux pour le quidam moyen comme moi ou vous, qui pouvons nous trouver envoyer en prison pour presque rien, notamment pour un accident de la route où nous serions responsables de la mort ou des blessures de quelqu'un ! Pour nous, la prison est un endroit horrible de promiscuité. Mais pas pour les grands criminels, pour les assassins, ou pour les radicalisés qui en seront les stars, les rois de la pègre ! 

 

Il faut une réponse politique, transformer la justice pour qu'elle punisse à sa juste mesure les crimes graves. Pour que les criminels ne sortent pas au bout de quelques années, à la moitié de leur peine de prison avec les aménagements de peine. Et transformer la prison pour que ces criminels y restent enfermés à vie, jusqu'à leur mort. Sans amenagement, sans visite, sans unité de vie familiale, sans communication avec l'extérieur. Seuls pour expier leur faute, dans l'attente de l'enfer qui les attendra après leur mort.

 

(Pardon pour mes lecteurs athées ... LOL, c'est vrai que ces derniers islamistes sont persuadés qu'ils seront attendus dans leur Paradis musulman avec des dizaines de vierges !!!... alors Paradis musulman ou Enfer chrétien ? Peut-on tuer des innocents et croire rejoindre le Paradi, même musulman ?)

 

 

Saucratès


06/03/2019
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