Critiques de notre temps

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Libra, FaceBook, Meta … J’ai quelques questions sur ce que ces termes signifient

Libra, FaceBook, Meta … J’ai quelques questions sur ce que ces termes signifient.

 

Par Saucratès

 

Istanbul, samedi 17 septembre 2022

 

• Quels besoins poussent FaceBook à copier les termes et les codes les plus emblématiques du droit et de la puissance publique ?

• Quels besoins poussent les médias à applaudir frénétiquement, à s’émerveiller devant chaque invention de ce réseau social : le Libra comme monnaie internationale a l’égale du dollar ou de l’euro, la Cour suprême de FaceBook, le metavers …

 

Que l’une des entreprises les plus puissantes du monde occidental en terme de capitalisation boursière puisse être FaceBook, ou Meta, qui ne produit rien, qui ne commercialise rien, si ce n’est du vent, dont la capitalisation boursière ne repose sur rien, si ce n’est des estimations de bénéfices futurs, donc sur du vent une fois encore, est pour moi une immense interrogation, un mystère absolu.

 

De toute façon, c’est à l’image du capitalisme d’aujourd’hui, un capitalisme de bulle spéculative, qui permettait à un constructeur automobile n’ayant jamais produit une seule voiture d’être parmi les premières capitalisations mondiales des constructeurs automobiles (Rivian et maintenant Lucid). Le capitalisme a rejoint notre monde d’aujourd’hui : ce n’est pas ce que vous faites ou ce que vous avez fait qui est important, qui permet de vous juger, de vous donner une valeur, mais ce que la rumeur publique pense de vous, ce que l’on estime être votre potentiel. Une popularité qui peut disparaître aussi vite qu’elle est apparue, ou pas. On est arrivé à l’heure des instagrameuses, des influenceuses et des influenceurs.

 

Justement, je lisais cet article du Monde sur les modifications de l’algorithme d’Instagram et des changements de format, et de ceux (les utilisateurs) qui disparaissent, qui n’évoluent pas suffisamment vite. Déjà, je suis perdu avec la généralisation de cette appellation des Stories, comme si cela était devenu la norme de toute chose sur la Terre : raconter une histoire ! Mais on raconte tous des histoires, à nos enfants, sur des blogs, dans les journaux, dans les chansons. Déjà, les plus belles chansons de l’un des plus grands des chanteurs de notre temps, Jacques Brel, du Grand Jacques, racontent toute la vie d’un personnage en une seule chanson. Comme dans «Zangra» … au fort de Belonzio. «Et l’ennemi est là. Je ne serais pas héros.»

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/17/sur-instagram-le-desarroi-des-petits-createurs-deboussoles-par-les-changements-d-algorithme_6142004_4408996.html

 

Tout ceci, les Story, le metavers, la cour suprême, rien n’est nouveau. Tout n’est que buzz. Tout ceci n’est que du vent sur les réseaux sociaux, dans les médias, pour continuer d’exister, pour continuer à faire parler de soi, de FaceBook, de Meta, de Mark Zuckerberg. 

1. Le «Libra», ou quels besoins poussent FaceBook à copier les termes et les codes les plus emblématiques du droit et de la puissance publique ?

 

Après quelques années de développement de FaceBook, Mark Zuckerberg eut l’idée de proposer de créer une nouvelle monnaie de banque centrale, une devise devant devenir l’égale du dollar et de l’euro, une monnaie virtuelle, forte des milliards d’utilisateurs de FaceBook : le «Libra». Nom tiré de «libre», de «liberty», de la «liberté». Et ce fut un gros flop. Au final, qu’est devenu le projet Libra, dont l’association qui devait être à l’origine de son émission se trouvait en Suisse ?

 

https://saucrates.blog4ever.com/blog/libra-la-question-n-est-pas-de-savoir-s-il-va-s-effondrer-mais-quand-il-s-effondrera-suite

 

Au final, que reste-t-il du Libra ? Rien. Aucune nouvelle récente. Un article datant de 2021 sur le Libra, que Facebook avait renommé en Stable Diem, annonce l’enterrement de ce stable coin.

 

https://usbeketrica.com/fr/article/qu-est-devenu-libra-la-cryptomonnaie-de-facebook

 

Certains, dont les auteurs de l’article, de ce site «Usbek et Rica», éditeurs d’une revue papier que je vous invite à lire, indiquait que les regulateurs craignaient «que cette cryptomonnaie ne vienne détrôner les devises traditionnelles». Mais mon opinion personnelle n’est pas celle-là. La crainte des régulateurs vis-à-vis du Libra n’était pas qu’elle les supplante, mais plutôt que cette cryptomonnaie n’entraîne des centaines de millions d’utilisateurs dans la faillite, dans sa chute, dans son effondrement.

 

En cette fin d’année 2022, cela fait bien longtemps que l’on n’a plus entendu parler du Libra ou du Stable Diem, une simple cryptomonnaie à l’égale de toutes les autres. Et pourtant, qu’est-ce que FaceBook ne nous avait pas vendu pour ce Libra, quels rêves Zuckerberg et Facebook ne nous avaient pas fait avaler !

 

2. La Cour Suprême de FaceBook, ou quels besoins poussent les médias à applaudir frénétiquement, à s’émerveiller, devant chaque invention de ce réseau social ?

 

Là encore, Facebook a eu besoin de singer le nom de la plus haute juridiction judiciaire et constitutionnelle américaine pour en affubler une instance d’appel sur ses propres décisions d’exclusion de contenus ou de droit à disposer d’un compte sur FaceBook ! 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/06/facebook-reussit-a-reunir-vingt-membres-pour-sa-cour-supreme_6038898_3234.html

 

Et là encore, deux ans et quelques mois plus tard, après cette annonce fracassante, que reste-t-il de la Cour Suprême de FaceBook ? Tout simplement absolument rien du tout. Pratiquement pas d’informations accessibles dans une recherche Google depuis 2021 et la confirmation de l’exclusion à vie de Donald Trump du réseau social. 

https://www.01net.com/actualites/la-cour-supreme-de-facebook-regrette-deja-d-etre-confrontee-a-des-choix-trop-binaires-2036724.html

 

Mais là encore, ce terme trompeur de Cour Suprême est-il une invention stupide des médias ou une exagération de FaceBook et de Mark Zuckerberg ? Parce que le nom actuel ou réel de cette supposée Cour Suprême de FaceBook est le «FaceBook Oversight Board» (FOB). Et il semble encore accessible sur le site de Meta. Certains des membres initiaux semblent d’ailleurs encore en faire partie, comme l’une des anciennes première ministre du Danemark. 

 

https://www.oversightboard.com/meet-the-board/

 

Pourquoi donc affubler du terme de Cour Suprême un simple service de régulation d’une entreprise, aussi puissante soit-elle, ou aussi mégalo-maniaque que puisse être son dirigeant ? En France, certaines entreprises ou banques françaises doivent également avoir un tel service et elles l’appellent un médiateur. Mais évidemment, donner le nom de Cour Suprême à cette entité a vachement plus de gueule, d’impact. Avez-vous déjà vu une ex-première ministre d’un pays européen, même microscopique, se vanter d’être le régulateur d’une banque ou d’une assurance, fusse-t-elle la plus grande des banques ? Non évidemment ! 

 

Tout ceci ne sert qu’à faire vendre du papier pour les journaux ou faire des clicks, faire du buzz pour Meta et FaceBook, ou enfin permettre à d’ex-gloires ou personnages très importants (VIP) de gagner en visibilité et gagner de l’argent. Rien d’autre. 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/09/09/meta-demantele-son-equipe-chargee-d-anticiper-les-effets-negatifs-de-ses-services_6140921_4408996.html

 

Alors FaceBook, une méga-entreprise mégalo-maniaque ou bien un objet de buzz pour toute une génération de manipulateurs médiatiques, dans l’objectif de faire croître toujours plus son nombre d’utilisateurs, pour croître toujours plus ? Et sur ce sujet, j’attends les interventions de ce cher CJ, fervent supporter des cryptomonnaies … 

 

 

Saucratès

 

 

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17/09/2022
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