Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Journal de déconfinement 1

Saint-Denis de la Réunion, Mercredi 3 juin 2020

Déconfinement et «Stop Covid» : en quoi je ne suis pas paranoïaque


Cela fait plus de trois semaines que le confinement est terminé et notre vie retrouve peu à peu son cours ordinaire. Bientôt, des files d’embouteillage automobile obscurciront à nouveau les routes de nos départements et de nos villes, aussi denses et fournies qu’autrefois, qu’avant la période du confinement. Les salariés chanceux retrouvent peu à peu leurs bureaux, et les enfants leurs écoles, leurs collèges ou leurs lycées. Même les restaurants vont pouvoir réouvrir, et bientôt aussi les cinémas le pourront. Faut-il imaginer que les français vont se ruer dans les bars et dans les restaurants, au risque de se faire rappeler à l’ordre par ce gouvernement comme juste avant le déclenchement du confinement ?

 

Le silence religieux qui entourait ma maison et mon jardin à la nuit tombée est bien terminé avec la fin du confinement. Des véhicules passent désormais à nouveau sans arrêt derrière ma clôture, à toute heure du jour et de la nuit, et les pétarades vrombissantes des motards en sortie de groupe troublent à nouveau nos dimanches matin.

 

J’étais opposé à l’idée du confinement parce que c’était une atteinte aux libertés publiques ; vive donc le déconfinement !

 

—> J’ai enfin la réponse à la question de savoir si je suis paranoïaque ou non ...

 

La lecture du Monde Diplomatique du mois de mai 2020 m’a rassuré sur ce point ; je ne suis pas paranoïaque ou alors pas plus que les journalistes du Monde Diplomatique, pas plus que Serge Halimi.

« Confinées, infantilisées, sidérées autant que terrorisées par les chaînes d’information en continu, les populations sont devenues spectatrices, passives, anéanties. Par la force des choses, les rues se sont vidées. Il n’y a plus ni gilets jaunes en France, ni Hirak en Algérie, ni manifestations à Beyrouth ou à Barcelone. Tel un enfant apeuré par le grondement de l’orage, chacun attend de connaître le sort que le pouvoir lui réserve. Car les hôpitaux, c’est lui ; les masques, les tests, c’est lui ; les virements qui permettront de tenir quelques jours de plus, c’est lui ; le droit ou non de sortir — qui ? comment ? quand ? avec qui ? —, c’est encore et toujours lui. Le pouvoir a tous les pouvoirs. Médecin et employeur, il est aussi notre juge d’application des peines qui décide de la durée comme de la dureté de notre confinement. Pourquoi s’étonner alors que trente-sept millions de Français, un record, deux fois le score d’une Coupe du monde de football, aient écouté le président de la République le 13 avril dernier quand celui-ci s’exprima sur onze chaînes à la fois ? Que pouvaient-ils faire d’autre ce soir-là ?

 

Le vertige s’accroît du fait que cette puissance ne sait pas où elle va. Ses décisions sont comminatoires, même quand elles se contredisent. Les masques ? Ils ne servaient à rien, c’était certain, tant qu’on n’en avait pas. Ils sont redevenus utiles — c’est-à-dire susceptibles de sauver la vie — depuis qu’on en dispose. La distanciation sociale s’impose, c’est entendu, mais la distance de sécurité s’accroît de 50 % quand un Français se rend en Belgique ou franchit le Rhin, et elle double s’il parvient à traverser l’Atlantique. Enfin, on nous dira bientôt quel âge et quelle corpulence interdisent toujours de sortir de chez soi. Mieux valait autrefois être vieux et gros qu’aujourd’hui senior et en surpoids : les premiers étaient au moins libres de leurs pas. On apprendra aussi pourquoi les écoliers ont cessé d’être contagieux pour des enseignants proches de la retraite à qui on continue pourtant de recommander de conserver leurs distances avec leurs petits-enfants.

 

Un jour, nous redeviendrons adultes. Capables de comprendre et d’imposer d’autres choix, y compris économiques et sociaux. Pour le moment, nous prenons des coups sans pouvoir les rendre ; nous parlons dans le vide et nous le savons. D’où ce climat poisseux, cette colère inemployée. Un baril de poudre au milieu d’une pièce, et qui attend son allumette. Après l’enfance, l’âge ingrat… »

 

Serge Halimi, Le Monde Diplomatique de mai 2020

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/HALIMI/61785

 

Tout ce que je pense tout bas exposé tout haut dans plusieurs articles publiés dans Le Monde Diplomatique. Ils mettent des mots sur ce que tant d’entre nous pensons tout bas. Je ne suis ni fou, ni paranoïaque !

 

—> L’application Stop Covid : pourquoi veut-on nous faire croire que cette application n’est pas attentatoire aux libertés publiques ?


L’application «Stop Covid» a donc reçu la bénédiction du parlement français, que ce soit du côté de la majorité LRM à l’Assemblée Nationale ou de LR du côté du Sénat. Nous allons donc pouvoir être tracé, pour nous permettre d’être sauvés, pour la préservation de notre santé.

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/05/27/l-assemblee-donne-son-feu-vert-pour-stopcovid-l-application-francaise-de-suivi-de-contacts-contre-le-covid-19_6040964_4408996.html

 

Cela ne change pas. Le confinement était déjà un mécanisme pour nous sauver. Et les gentilles forces de l’ordre, les gentils gendarmes, les gentils policiers, les gentils militaires, ne nous traquaient et ne nous mettaient des amendes que pour notre bien, pour nous garder en bonne santé ! Evidemment, c’est toujours la même histoire. La préservation de la santé publique, de la santé de tous, conduit cette majorité, conduit ce gouvernement aux plus sordides et aux pires mesures.

 

Là aussi, Le Monde Diplomatique ne dit pas quelque chose d’autre, ne dit pas le contraire. Ainsi l’article de Félix Tréguer intitulé «Urgence sanitaire, réponse sécuritaire».

 

« (...) Incapables pour le moment d’opposer un traitement au virus, mal pourvus en lits de réanimation, en tests de dépistage et en masques de protection, c’est leur propre population que les gouvernements érigent en menace — pour les protéger d’elles-mêmes. Mais le paradoxe n’est qu’apparent. Car, à travers les siècles, les épidémies marquent des épisodes privilégiés dans la transformation et l’amplification du pouvoir d’État et la généralisation de nouvelles pratiques policières comme le fichage des populations.


Dans nos imaginaires, la gestion sécuritaire de la santé publique fait pourtant figure d’archaïsme. Le développement de la médecine laissait en effet augurer d’un recul continu des grandes épidémies et des désordres politiques qui leur étaient associés (...) »

 

Ou encore plus loin dans cet article ...

 

« (...) Dépassés par la crise, les États en sont donc réduits à imposer des restrictions de libretés draconiennes vieilles de plusieurs siècles, à l’image des mesures de confinement et autres quarantaines dont l’historien et démographe Patrice Bourdelais rappellent qu’elles furent au XIXe siècle synonymes de régimes totalitaires (...) »

 

Et enfin, l’auteur, Félix Tréguer en arrive à évoquer «Stop Covid» :

 

« Si tant est que cet état d’exception soit un jour levé, les historiens de la période actuelle s’étonneront peut-être que les gouvernements aient songé à contraindre, ou à encourager dans le cas de la France, l’ensemble des populations à porter l’équivalent du bracelet électronique, au travers des smartphones et d’une application de traçage (backtracking) conservant l’historique des contacts physiques de chaque individu. La sophistication totalitaire d’un tel procédé aurait fait pâlir d’envie les régimes les plus paranoïaques du XXe siècle ; aucun n’avait d’ailleurs jamais osé l’imposer. L’argument des dirigeants actuels evoque l’éternelle justification des despotes : c’est pour votre bien (...). »

 

Félix Tréguer, «Urgence sanitaire, réponse sécuritaire»

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/TREGUER/61752

 

Il y a probablement une conclusion écrite par les journalistes du Monde Diplomatique, mais je ne la retrouve pas. Certains veulent-ils nous faire croire que ces dispositifs de surveillance, ces atteintes aux libertés publiques, ne sont que temporaires et que nos gouvernements ne vont pas les rendre permanentes ? Ou comme l’écrit Félix Tréguer, «crise après crise, à l’ombre de la raison d’Etat et des partenariats public-privé, la société sécuritaire prospère et installé de nouvelles entraves aux tentatives de transformation sociale.»

 

La lecture du Monde Diplomatique me change de la lecture lénifiante et collabo du journal Le Monde, comme cet argumentaire pour (et contre) l’application «Stop Covid» publié sous forme de conversation SMS ...

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/06/01/faut-il-ou-non-installer-stopcovid-le-debat-resume-en-discussion-sms_6041417_4355770.html

 

Pour finir, je voudrais conclure sur un dernier point sur l’application  «Stop Covid». Vous me direz que le gouvernement n’a pas prévu de le rendre obligatoire, que son usage demeure facultatif ? Pour notre sécurité ... Mais suis-je le seul à me rappeler qu’il y a quelques jours, au pire une ou deux semaines, un membre du gouvernement a indiqué qu’il ne serait pas obligatoire mais qu’il pourrait être rendu indispensable pour avoir le droit de sortir de chez soi ? Facultatif mais n’aurons le droit de sortir de chez eux que les personnes ayant accepté de le télécharger !!! Merveilleux monde que nous sommes ´ train de voir émerger ! En tout cas, je ne vous recommande pas de télécharger l’application «Stop Covid» mais je vous recommande la lecture du «Monde Diplomatique» !

 

Nota beneJe ne peux pas résister au plaisir de citer Edward Snowden, dans l’interview donné à Vice.com le 10 avril 2020, cité par Le Monde Diplomatique, en ultime conclusion de cet article sur ma paranoïa ...

 

«Croyez-vous vraiment que, lorsque la première vague, la deuxième vague, la seizième vague du coronavirus seront un souvenir oublié depuis longtemps, ces moyens de surveillance ne seront pas conservés ? Que ces ensembles de données ne seront pas stockés ? Quel qu’en soit son usage, nous sommes en train de bâtir l’architecture de l’oppression.»

 

 

Saint-Denis de la Réunion, mardi 26 mai 2020

Déconfinement et école : on marche sur la tête


Les images du déconfinement à l’école et dans les lieux d’enseignement scolaire qui passent en boucle dans les journaux télévisés font frémir. Nous préparons une génération de gamins névrosés qui auront connu le port obligatoire du masque à l’école, en salle de cours et en cour de récréation, les gestes de distanciation sociale qui interdisent de s’approcher à plus d’un mètre d’un camarade ou de toucher physiquement quelqu’un, l’ânonnement imposé de règles de distanciation sociale qui devront être apprises par coeur et récitées religieusement et fidèlement ... et surtout des règles de circulation obligatoire dans les parties communes des écoles, des collèges ou des lycées ... le respect des fléchages impératifs indiqués par terre ... et tout ceci est imposé aux écoliers, collégiens et lycéens sous prétexte de leur propre santé, de la santé de leurs camarades et de la santé de leurs enseignants ... sans que l’on sache véritablement quel est l’ordre de priorité retenu ! Mais comme ceux qui pondent ces règles sont les proviseurs, les enseignants et les rectorats et le ministère, il y a fort à parier que c’est la santé des adultes et des enseignants qui a primé dans l’application de ces règles et de ces normes.

 

Je crois que nous sommes tombés sur la tête. Que des fous nous gouvernent et tentent de nous contrôler, de nous corseter, de nous parquer, nous, nos parents et nos enfants ... Des fous et des normalisateurs ... Les surveillants, les personnels de cantine, les personnels de contrôle et de surveillance, les enseignants et les dirlos vont avoir de nouvelles raisons de sévir, punir, exclure les enfants, en plus de toutes les règles de classe que les enseignants ont aujourd’hui l’habitude de mettre en place : non connaissance ou mauvaise récitation des règles de distanciation sociale, non respect des distances ou mauvaise utilisation des règles de circulation ... Les enseignants et les personnels des écoles, collèges et lycées devront par ailleurs compter sur les dénonciations des bons petits élèves délateurs vis-à-vis de leurs camarades qui enfreindront les règles. Non port du masque, «il m’a tapé ou touché madame», «il est passé par le sens interdit monsieur» ... Une bien belle époque que nous sommes en train de vivre, je trouve ... et ce nouveau formatage des esprits va prendre forme dans nos écoles, dans les lieux d’enseignement de nos enfants ! Et les parents abrutis interrogée dans les journaux télévisés semblent trouver tout ceci particulièrement rassurant !

 

Le gouvernement est en train de formater nos enfants pour qu’ils deviennent des robots délateurs, et leurs parents trouvent cela rassurant !!! Le monde est tombé sur la tête !

 

Mais n’oublions pas que les journaux télévisés ne sont pas là pour nous informer. Ils sont là pour transmettre un message, ceux de la chaîne télévisée, du gouvernement. Ils sont là pour nous formater, formater nos esprits, nous faire croire un certain nombre de choses. Pour nous manipuler, nous, nos esprits ... Je suis presque sûr que le plus souvent, seules les interviews des parents qui donnent la bonne réponse, la bonne réaction, sont retenues pour les journaux télévisés. Les parents interviewés qui critiqueraient ces règles sont-ils pris en compte, passent-ils aux informations télévisées ? Bien sûr que non. Il n’est pas possible que tous les parents soient tous des abrutis rassurés de voir leurs gosses canalisés, nassés, parqués comme des moutons pour l’abattoir !... Mis en rang comme les jeunes allemands des années 1930 et 1940 dans les Jeunesses hitlériennes ... Embrigadés, endoctrinés ...

 

Le monde est fou. Nous sommes rentrés dans le monde des interdictions. Interdictions de toucher à untel ou untel ou à telle et telle chose ... un monde d’interdits et d’obligations.

 

Saint-Denis de la Réunion, samedi 16 mai 2020

Journal de déconfinement 1 - Les métiers socialement utiles


Nous voici donc devant un nouveau samedi soir. Soir merveilleux entre tous de la semaine, soir de grillades au feu de bois, veille de grasse matinée et temps de repos du guerrier. Nous sommes déjà en mai 2020. Deux mois de confinement sont passés comme quelques secondes. Et deja, la vie a repris comme si rien ne s’était passé, si ce n’est quelques protocoles de lutte contre le coronavirus. 

Il me faudra revenir sur ces moments de confinement et de déconfinement, comme si je n’en avais pas suffisamment traité me direz vous. Il faudra néanmoins discuter du fait que pendant ces deux mois de confinement, le monde a tourné  parfaitement, presque comme si de rien n’était, presque sans anicroche, sans l’aide des très gros salaires, sans l’aide des patrons, juristes, avocats, spécialistes des financements structurés, avec la seule énergie des plus petits revenus et salaires de nos societes indispensables à son bon fonctionnement, à savoir les caissières de supermarché, les infirmières et infirmiers, les éboueurs, les femmes de menage ... Quelle leçon donnée aux puissants de ce monde de voir que les moins valorisés et les moins valorisées de tous sont les seuls qui sont reellement indispensables à notre vie en société, que sans eux, sans leur énergie, sans leur travail, il n’y aurait pas de vie. Mais que sans les puissants, les reconnus, les riches, ceux qui s’auto-reconnaissent grands personnages, ceux que l’on croise dans les dîners des préfets, dans les diners mondains, dans les milieux autorisés, le monde a continué à tourner et à fonctionner comme si de rien n’était, comme si ces gens-là ne servaient à rien ! C’est extrêmement important. L’importance sociale des personnes n’a absolument rien à voir avec le montant de leur salaire, de leur rémunération. Il est même inversement proportionnel ! ... Plus vous êtes payés, moins vous servez à quelque chose ... pourrait être la leçon de cette crise du coronavirus ! Merveilleuse leçon qui devrait conduire la société à essayer de rendre cohérent la valeur financière des personnes et des postes et leur utilité sociale. Est-il normal que les postes les plus utiles socialement soient ceux qui soient le moins bien rémunérés, sous prétexte qu’un chômage de masse permet d’abaisser les prétentions salariales de ces personnes ? Il en va pourtant de même pour les postes d'ingénieurs et de dirigeants. Des milliers ou des millions de prétendants pourraient conduire à réduire leurs prétentions. Mais ces gens-là se sont protégés ! Il faut une expérience en tant que dirigeant pour pouvoir prétendre à un poste de dirigeant. Nous sommes dans un monde à part, entre dirigeants, entre puissants, entre riches. Rien à voir avec les métiers socialement utiles pour lesquels ces mêmes dirigeants ne tolèrent aucune organisation, aucune protection. Seul le profit compte ! Et pour ces métiers socialement utiles, seul importe la loi du profit et le règne du moins cher.

 

Ce lumpen-proletariat a été bien sympathique d’assumer leurs tâches indispensables pendant cet épisode de confinement. Mais ne nous masquons pas la réalité ... si ces prolétaires, au vrai sens du terme, n’avaient pas obéi aux injonctions gouvernementales et à l’obligation morale imposée par la caste médiatique et télévisuelle, ils y auraient été forcés militairement ou économiquement. Le gouvernement en a d’ailleurs parlé à mots couverts. Gare à ceux qui, parmi ces métiers indispensables, seraient tentés de parler de droit de retrait du salarié et de protection et de santé ! Toute exagération serait sérieusement punie, dixit le gouvernement !

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/12/dans-la-presente-crise-sanitaire-la-france-elitaire-vient-de-montrer-ses-limites_6039390_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/11/le-startupeur-va-t-il-eclipser-de-nouveau-l-eboueur_6039308_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/08/aides-soignantes-caissieres-enseignantes-a-la-rencontre-de-femmes-en-premiere-ligne-dans-la-crise_6039079_3244.html

 
Mais à la différence de ces quelques articles de presse tirés du journal Le Monde, je ne crois pas en un «monde d’après» merveilleux. Nulle prise de conscience par les puissants et les riches, ni même d’ailleurs par nous-mêmes, simples salariés, qui ne nous sentons heureux qu’en croyant avoir réussi professionnellement ... La pression sur les salaires des métiers socialement utiles sera encore plus forte, entre sous-traitance au meilleur coût et argument des chômeurs qui attendent à la porte ... et nos dirigeants qui reparleront bien vite de «ceux qui ne sont rien» !

 

Voilà les quelques idées que je me suis trouvé à écrire en ce samedi soir ... écrits non voulus, non anticipés, non prévus ... en fait, je souhaitais vous parler de FaceBook et de sa Cour Suprême ... ce sera pour une autre fois ...

 

 
Saucratès 



26/05/2020
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