Critiques de notre temps

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Réchauffement climatique, défaite de la pensée

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 21 mars 2021


Nous sommes un nouveau samedi soir, en ce mois de mars 2021, en pleine gestion désordonnée de l’épidémie de coronavirus. Une épidémie à laquelle nos sociétés démocratiques occidentales n’étaient apparemment absolument pas préparées. Normal, depuis des mois et des années, les écologistes et les collapsologues de toute obédience et de tout bord, ainsi que le gouvernement français et les énarques qui le composent, qui les constituent, ne pensent que privation de droits et imposition de nouvelles normes climatiques et de nouvelles taxes.


En un sens, même s’ils n’y étaient absolument pas préparés, cette épidémie doit les satisfaire pleinement ! Disparition ou réduction drastique des déplacements aériens, confinements généralisés qui induit l’enfermement chez soi de millions d’européens, séquestration et enfermement des vieilles personnes dans les EPHAD, interdites de sorties et de visites, cachées aux yeux de tous et de toutes, supposément pour leur propre sécurité, les égéries et les prophétesses de malheur du réchauffement climatique ont toutes les raisons de se satisfaire de cette épidémie de coronavirus et surtout de la gestion décidée par nos gouvernements !

 

Cerise sur le gâteau, les collapsologues pourront en plus présenter cette épidémie comme la conséquence des désordres et des dysfonctionnements économiques et individuels mondiaux, et une juste vengeance de Mère Nature sur la race humaine ! La conséquence de notre inaction, à nous adultes occidentaux, et de la pression insoutenable exercée sur les écosystèmes naturels ! Et dire qu’autrefois, ces collapsologues inflexibles ont été de charmantes têtes blondes (ou brunes) adorables qui s’extasiaient devant des jouets qu’il leur fallait absolument, sous peine de crise de larmes et de campagne de piétinements couroucés ! Comme ils ont changé !

 

La lutte contre le réchauffement climatique et les remèdes présentés aujourd’hui (taxation tout azimut et privation généralisée) sont une défaite de la pensée et de l’éthique. Et une défaite de la pensée occidentale. Ne faire que penser privation, interdiction, et taxation confiscatoire est la négation de toutes nos valeurs occidentales, européennes. L’Europe s’était arrachée depuis le dix-neuvième siècle au diktat des famines et de la misère, mais sous prétexte que son niveau de consommation n’est pas duplicable à l’échelle de l’ensemble de l’ensemble de la population mondiale, certains collapsologues et égéries, ou grandes prophétesses, de la lutte contre le réchauffement climatique, estiment que nous devons, nous européens, nous restreindre pour ne pas détruire notre/leur monde. Ils ont inventé le jour du dépassement, ce jour au-delà duquel nous consommons plus que ce que la planète peut produire !

 

Tout ceci participe de la même imposture. Une vision partisane et parcellaire de la lutte contre le réchauffement climatique et des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, une vision intentionnellement tronquée des raisons expliquant le réchauffement climatique et des moyens de parvenir à ramener les émissions de gaz à effet de serre en deçà d’un certain niveau, pour certains pays ! Et le principal coupable de cette imposture est évidemment le milieu scientifique international, autrement dit le GIEC (le groupement international d’étude du climat).

 

Cette vision étriquée de la lutte contre le réchauffement climatique, et son corollaire, la criminalisation de toutes les activités humaines occidentales émettrices de gaz à effet de serre, trouvent un de leurs principaux moyens d’actions dans la finance occidentale. Ils ont gagné le combat de la pensée. C’est de cela dont je parle lorsque je traite de défaite de la pensée ! Lorsque l’Agence française de Développement, l’Afd, ne parle plus que de financement pour le climat et d’impact climatique, c’est que les collapsologues de tout crin ont gagné la bataille de la pensée. Lorsque des banques sont la cible de fonds spéculatifs et de mouvements écologistes ou de collapsologues pour les forcer à cesser de financer des industries polluantes ou l’industrie du pétrole, c’est également le signe que nous avons perdu le combat de la réflexion et de la pensée.

 

https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-La-colossale-empreinte-carbone-des-banques-françaises.pdf

 

https://www.businessinsider.fr/les-6-banques-francaises-qui-financent-le-plus-dactivites-polluantes-selon-oxfam-185703#des-efforts-encore-insuffisants-notamment-dans-le-petrole

 

Les amis de la Terre, Oxfam, toutes ses associations cherchent des moyens d’agir, des moyens d’action pour priver ceux qu’ils appellent des industries polluantes de polluer la planète. Mais quand ils auront gagné en ayant interdit aux établissements bancaires occidentaux de financer les industries polluantes, quel sera leur prochain cheval de bataille ? Selon vous ? Leur cheval de bataille deviendra très vite, à Oxfam ou à quelque autre groupe de pression, l’interdiction les achats et les financements de produits éthiquement incorrects, ou non responsables, à leurs yeux. Un véhicule individuel à moteur thermique par exemple, une moto, un jetski... et je ne sais quoi encore. Nous allons entrer dans le fascisme de la pensée, en fonction des goûts et des idées de ces donneurs de leçon en caleçon ou en jupon.

 

C’est cela que ces personnes appellent «finance éthique» et «finance responsable» ! Bientôt, tous ces quarterons en herbe, apprentis dictateurs en couche ou en jupons, et ces écolos-extrémistes décideront de ce que l’on aura le droit d’acheter, de financer, de se payer. Accepteraient-ils eux de se voir refuser l’achat ou le financement du dernier portable dernier cri, du dernier smartphone à la mode, ou de la dernière chaussure ou robe qui leur plairait ?... Non, impossible, votre dernier smartphone n’a pas encore cinq ans. Vous avez déjà trois paires de chaussure, vous n’avez pas besoin d’en avoir une de plus. Et pourtant, c’est ce que leur mouvement programme de faire ! C’est le monde que ces jeunes, ces écolos-extrémistes nous préparent. 

Dernière idée de ces écolos-extrémistes : s’attaquer aux banques centrales. En plus de s’occuper de la stabilité des prix et de combattre l’inflation, et parfois de garantir un certain niveau d’emploi et de combattre le chômage, un économiste comme Barry Eichengreen voudrait que les banques centrales s’occupent de lutter contre le réchauffement climatique et contre les inégalités sociales, tout particulièrement raciales.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/12/un-nouveau-modele-de-banque-centrale-pour-eviter-le-desastre_6072910_3232.html 

 
Mais les banques, les banques centrales, la monnaie plus largement, ne peuvent et ne doivent en aucun cas s’occuper de ces sujets. Ils ne sont que des moyens d’échange et des dispositifs de gestion et/ou de contrôle de ces échanges. Ils ne peuvent en aucun cas devenir les moyens d’action d’un fascisme de la pensée, même si ces fascistes ont l’impression qu’ils pourront de la sorte influer sur l’économie et un capitalisme occidental patriarcal qu’ils haïssent.

 

 

Saucratès



21/03/2021
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