Critiques de notre temps

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Le projet de loi sur la bioéthique est inacceptable

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 25 septembre 2019

 

Plusieurs articles du Monde traitent de la loi de bio-éthique actuellement en cours d’adoption au Parlement et tout particulièrement de la mesure la plus controversée de ce texte, à savoir la procréation médicale assistée (PMA) pour les toutes les femmes. Cette mesure fait notamment l’objet d’un éditorial de ce journal. On pourrait également citer d’autres articles publiés par Le Monde, dont notamment celui traitant des réserves exprimées par l’Académie des Sciences.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/24/la-pma-pour-toutes-serait-une-avancee-societale-majeure_6012840_3232.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/25/bioethique-les-deputes-jettent-les-bases-du-debat_6012919_3224.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/22/pma-pour-toutes-les-femmes-l-academie-de-medecine-exprime-des-reserves_6012591_3224.html

 

La première chose qui en ressort, c’est la position extrêmement favorable du journal quotidien sur ce sujet. Et la deuxième chose, c’est que toute position contraire y est niée, contestée, et les arguments opposés y sont tournés soit en ridicule, soit considérés comme «datés». Que Le Monde obéisse au doigt et à l’œil aux injonctions du gouvernement français, ou aux ordres de ses actionnaires milliardaires, ce n’est pas véritablement nouveau ! Que le gouvernement et la majorité politique actuellement au pouvoir tente de nier toute forme d’opposition, toute forme de critique, en vidant les débats médiatiques grâce à sa main mise sur les médias et sur la majorité parlementaire via des amis milliardaires ou un réseau de féministes patentées, situées dans tout le spectre de l’éventail politique, de LFI jusqu’à LRM, n’est au fond pas non plus très nouveau ! Cela fait des années que cette dénaturation, que ce contrôle de la pensée est à l’œuvre. Sous le quinquennat de François Hollande et les premiers mois du quinquennat d’Emmanuel Macron, cette mise au pas de la société française, des médias français, était une évidence. Seul le mouvement et l’organisation des gilets jaunes a pu traverser et faire croire à une possible remise en cause de cette main mise, de cet étouffement de la pression médiatique. Mais les milliardaires autour du président Macron ont su apparemment reprendre en main leurs journaux pour empêcher qu’ils ne participent à l’information de la société française.

 

Sur la loi de bioéthique comme sur tant d’autres choses, nous n’aurons donc comme information que les resucées validées par le gouvernement et par les usines médiatiques des milliardaires au pouvoir en France.

 

Non, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes n’est pas une avancée sociétale majeure. Non, les députés et députées n’ont pas à débattre dans le calme et dans le respect des positions des uns et des autres. Le respect et autres conneries de ce genre sont des inventions maladives de ceux qui veulent vider de sens les débats ! Le fait d’éviter les agressions verbales contre les rapporteurs ou plutôt les rapporteuses de ce genre de texte, soi-disant pour « privilégier les débats sur le fond » ne constitue pas une tentative pour contribuer « à redorer le blason de la démocratie parlementaire, qui en a aujourd’hui grandement besoin » ! Ceci est une dictature de la pensée. On sait que le débat parlementaire est biaisé du fait de la majorité parlementaire de La République en Marche, qui adoptera au final ce texte comme un seul homme, ou plutôt une seule femme ... Et c’est la seule raison pour laquelle ce texte sera au final approuvé. Toute cette loi sur la bioéthique repose sur une imbécilité. La façon normale de concevoir des enfants et des bébés passe par une insémination naturelle impliquant un homme et une femme. La PMA a un sens pour des couples d’hommes et de femmes qui ne peuvent pas avoir naturellement des enfants, pour lesquels des raisons médicales font que ce n’est pas possible naturellement. Alors certes, des femmes ne peuvent naturellement avoir de gosses sans hommes, sauf à avoir des gênes d’escargots ou de limaces hermaphrodites, mais la raison n’en est pas médicale, mais physique. Jusqu’à présent, une femme ou des femmes ne peuvent pas encore produire des gamètes masculines et féconder un ovule féminin en l’absence de gamètes masculines n’est pas encore possible.

 

Autre aberration médiatique, visant à nier l’adoption par une majorité LaREM d’une loi biaisée, clivante, dégradante et discriminatoire, c’est cette idée que les français sont gagnés à ces évolutions « sociétales ». Ainsi selon l’écrit Le Monde, « le flegme avec lequel la société française a accueilli ces évolutions majeures du droit qui bousculent la représentation du couple et de la famille tranche avec la violence des débats qui avaient eu lieu dans l’hémicycle du Parlement ». Mais ceci est complètement faux. Le mariage pour tous est une violence politique pour toutes les personnes qui y sont opposées philosophiquement, éthiquement, religieusement. Le mariage ne doit intervenir qu’entre un homme et une femme, l’acte de conception ne doit être possible, et n’est techniquement possible qu’entre un homme et une femme, et proclamer le contraire ne résoudra pas, ne fera pas disparaître de tout ceux que cette conception de la loi et de l’éthique hérissent, insupportent.

 

Certes, la loi l’emporte sur les individus, les médias peuvent servir à masquer, à cacher les opinions adverses, les opinions opposées, tout ceci sous couvert de sondages grossièrement manipulés. Mais d’autres lois avec l’appui des mêmes médias contrôlés et verrouillés par quelques personnages, quelques milliardaires, pourraient tout autant décider que la loi islamique, la charia, doit désormais unilatéralement s’appliquer en France, que la religion catholique y est interdite, que la terre de France toute entière est une terre sacrée de l’Islam ! Ce qu’une loi fait, une autre loi pourrait le défaire ou faire tout à fait autre chose. Il n’en demeure pas moins que chacun en son âme et conscience peut s’y opposer, peut y être opposé, même si cette opposition est masquée, niée, écrasée, manipulée afin de faire croire qu’elle est minoritaire, inexistante, inaudible. Nous sommes aujourd’hui victimes de terroristes de la pensée, d’extrémistes de la bien-pensance, des droits des femmes, d’une dictature de la pensée, tout autant que des terroristes islamistes et des extrémistes musulmans. Alors certes, nous ne gagnerons pas au final.

 

Il est également rageant que toute pensée opposée soit ridiculisée, niée, moquée. Lorsque l’Académie des sciences évoque que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure » et n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement », il est inacceptable que le gouvernement parle d’un avis « daté ». Comme si le fait de ne pas aller dans le sens du gouvernement, des extrémistes féministes et homicides n’était pas acceptable, pas accepté. Le Monde dans un article indiquait (pour mieux pouvoir descendre cette position par la suite), que : « L’Académie reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation, mais juge qu’il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible. » Le Monde citait une phrase du rapport de l’Académie : « L’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant se fonde sur certaines évaluations, essentiellement dans quelques pays anglo-saxons et européens, faisant état de l’absence d’impact avéré sur le devenir de l’enfant. [Elle] ne juge pas très convaincantes ces données au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles. »

 

Nous avons donc un débat tronqué et une négation de toute opposition à un texte absolument inacceptable et intolérable. Une chape médiatique que les médias contrôlés par le gouvernement font peser sur l’opinion publique. Il n’y a pas de droit à un désir de maternité de toutes les femmes, pas plus qu’il ne doit y avoir pour le droit au désir de paternité ou de maternité des hommes. Il n’y a pas de droit à avoir un enfant. On fera dire tout ce que l’on veut à la Loi, au droit. On fera dire tout ce que l’on veut aux études sur le devenir et l’équilibre psychique des enfants. On fera autant d’enfants souffrants que de déséquilibrés mentaux dans le futur, comme des générations de parents violents et non aimants ont pu faire des générations d’enfants et d’adultes déséquilibrés, violents, haineux. Le siècle prochain et les décennies à venir seront peut-être et sûrement un siècle de haines et de guerres comme le fut le vingtième siècle, et cette génération de mères porteuses, seules ou en couples, cette génération de couples d’homosexuels et d’homosexuelles qui veulent avoir le droit d’avoir, de faire, d’éduquer des enfants quelque puisse en être le prix à payer, sans homme ou sans femme, seront peut-être à l’origine de ces évènements. Au fond, le monde est plein de personnes qui ne devraient pas avoir le droit de se reproduire, qui ne devraient pas se reproduire. Et les couples homosexuels ou les femmes seules qui en bénéficieront ne sont au fond qu’un infime rajout à de telles incohérences !

 

Après tout, tant pis, le monde et la société française est déjà perdue. Un peu plus ou un peu moins, qu’est-ce que cela peut bien changer, alors que la loi islamisme et la charia nous guette un peu plus chaque jour !

 

 

Saucratès



25/09/2019
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