Critiques de notre temps

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Sujets de société


L'hystérie médiatique autour du cas d'Eric Zemmour

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 2 octobre 2019

 

Le cas Eric Zemmour devient un sujet d’hystérie médiatique collective. Un journaliste et polémiste connu a donc prononcé un discours à une convention politique organisée par un membre de la famille Le Pen dans lequel il aurait tenu des propos controversés sur l’islam, dans un pays dans lequel tenir de tels propos est un crime, et vaudra à cette personne, et certainement à la méchante organisatrice de cette convention des poursuites pour injures publiques et provocation à la haine et de lourdes condamnations pénales. Cerise sur le gâteau, les contempteurs d’Eric Zemmour et de Marion Maréchal-Le Pen ne se satisferont pas avant qu’Eric Zemmour soit licencié par le journal qui l’emploie et interdit de présenter une émission télévisée ou de travailler pour un média. Je fais confiance pour cela à tous les indignés et protestataires offensés par Eric Zemmour et ses idées qui les hérissent !

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/01/une-enquete-ouverte-contre-eric-zemmour-pour-injures-publiques-et-provocation-a-la-haine_6013780_3224.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/01/zemmour-et-la-haine-televisee_6013769_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/02/tal-bruttmann-chez-zemmour-la-lutte-des-races-tient-lieu-de-programme-politique_6013838_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/02/affaire-zemmour-l-incitation-a-la-haine-raciale-doit-etre-combattue-pas-debattue_6013866_3232.html

 

Premièrement, je n’ai pas vu l’émission controversée de LCI dont il est ici question et notamment le discours qui a été retransmis. Certes, j’eusse peut-être été gêné ou choqué par les termes de son discours ; je n’en sais absolument rien. Mais même si j’eusse été gêné par ce discours ; j’aurais zappé cette émission et je serais passé sur une autre chaîne télévisuelle. Rien ne m’oblige en effet à écouter des absurdités si j’estime que ce sont des absurdités et des horreurs !

 

Quant à moi, ce qui me gêne dans cette histoire, c’est justement que tous ces indignés, ces pisses-froid, ces sectaires adeptes de la pensée unique, donnent absolument raison à Eric Zemmour et à ceux qui pensent comme lui. Il y a une caste de bons-penseurs-droits-de-l-hommistes qui exècrent tous ceux qui ne pensent pas comme eux, qui les assimilent aux auteurs nazis et racistes du début et du milieu du vingtième siècle et qui souhaitent les faire interdire, les faire emprisonner, les faire embastiller, les faire disparaître de la sphère publique, voire les brûler, eux et leurs écrits ou discours !

 

Il n’y a plus de démocratie, de dialogue possible. Et les deux camps utilisent d’ailleurs la même phraséologie. Eric Zemmour rapproche les musulmans et les nazis, et les idéologues droits-de-l-hommistes avec les traitres-clercs, les munichois de la première moitié du vingtième siècle. Et l’immense majorité des intellectuels qui le condamnent le rapproche des écrivains d’extrême-droite de la même première moitié du vingtième siècle, Maurras, de Maistre, Drieu La Rochelle. Et comme il y a un tel déséquilibre entre d’un côté Eric Zemmour, presque seul, et de l’autre côté, l’ensemble de la classe politique et médiatique, le combat est évidemment perdu d’avance. Une immense meute de loups hurle à la mort du pauvre polémiste réfugié dans un arbre, alors que sur des kilomètres carrés aux alentours, tous les loups rassemblés ne rêvent aujourd’hui que de le bouffer. Certes, ils pourraient changer de proie, puisque par exemple le Président élu des Etats Unis d’Amérique, Donal Trump, tient un discours au fond pas si différent. Mais non, il est tellement plus simple de s’attaquer et de bouffer Eric Zemmour plutôt que de s’attaquer en meute à Donald Trump et au peuple américain !

 

Que le discours d’Eric Zemmour soit exagéré, même si je ne l’ai pas entendu, je n’en disconviens vraisemblablement pas. Il doit y avoir des exagérations. Mais cela n’interdit en aucun cas l’existence de son discours, et cela n’autorise en aucun cas les appels au lynchage médiatique dont la presse médiatique est désormais remplie. Qu’il considère que l’islam et les musulmans sont le vrai danger, et non pas les seuls islamistes et les seuls terroristes comme il est de bon ton de le dire, comme il est uniquement toléré qu’on le dise et qu’on l’écrive, c’est pour moi son strict droit. C’est une opinion autorisée et le fait de l’énoncer dans un discours dans un programme politique ne me semble pas inacceptable. Après tout, tous les terroristes islamistes qui ont tué des innocents, qui ont massacré des civils ou des militaires, étaient à un moment ou un autre des simples musulmans, et ils ont basculé, ils se sont radicalisés, parfois très rapidement, dans l’islamisme avant de perpétrer des attaques, des attentats ou de se partir faire le djihad en Syrie !

 

Interdire ce discours, ces idées, ne les fera pas disparaître du cerveau des citoyens de notre pays, des citoyens des autres pays européens, qui voient dans l’afflux de musulmans un danger, un risque pour la démocratie française ou européennes. Ce n’est pas en interdisant à ses voix de s’exprimer qu’on fera disparaître ces idées. Des citoyens français continueront de le penser, même si nul parmi les intellectuels médiatiques n’évoquent ce sujet. Simplement, ces citoyens auront juste l’impression de ne pas pouvoir être représenté dans le champ médiatique.

 

Interdire ce discours, c’est considérer que le roman «Soumission» de Michel Houellebecq, paru en janvier 2015, développe des idées et une narration interdite, criminelle. Car, même si l’histoire est romanesque, le roman raconte comment l’ensemble de la classe politique et l’ensemble des penseurs peuvent basculer dans l’islamisme par intérêt et par soumission. Comment les musulmans pourraient prendre à brève échéance le pouvoir en France (2022), avec l’aide de tous les démocrates français pour empêcher l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen ... Comment le président musulman élu mettrait immédiatement en œuvre l’application de la charia en France, et comment l’ensemble des intellectuels bien-pensants se convertiraient très rapidement à l’islam pour intégrer les cercles du pouvoir et bénéficier des avantages de la polygamie, avec de jeunes et belles promises !

 

Interdire ce discours, c’est aussi interdire tous les livres de science-fiction qui traitent des risques des réfugiés climatiques. Cette scène particulièrement horrible où un enfant disparait dans un camp de réfugiés dans le nord de l’Europe, dans un pays scandinave, et où l’enfant y est rôti tel un cochon pour nourrir les réfugiés ! Et le père à la recherche de son fils qui voit de loin le barbecue et n’imagine pas que c’est son fils que les réfugiés climatiques rôtissent pour s’en empiffrer. Horrible. Abject. C’est aussi comme l’histoire de ce jeune africain qui avait poignardé la personne qui l’hébergeait pour le compte d’une association caritative d’aide aux réfugiés et qui avait caché son corps sous un meuble et qui continuait à vivre chez son hébergeur, et à y inviter des personnes !

 

Je suis opposé viscéralement à la chasse à l’homme et à la chasse aux sorcières déclenchée par tous les intellectuels biens-penseurs et droits-de-l-hommistes qui s’acharnent sur Eric Zemmour et sur ceux qui ne pensent pas comme eux, qui n’obéissent pas aux injonctions médiatiques de modération et de bien-pensance. A moins que le processus de soumission décrit par Michel Houellebecq soit déjà terminé en France et que l’ensemble de ces médias, l’ensemble des intellectuels français, aient déjà abdiqué toute forme de résistance à l’islamisme.

 

Mais il y a une chose que le roman de Houellebecq ne traite pas. C’est la confrontation entre cet islamisme politique et le féminisme. Comment deux idéologies aussi diamétralement opposées, aussi frontalement opposées, pourraient-elles coexister ? Car il n’y avait nulle place pour le féminisme, pour l’égalité entre les hommes et les femmes, dans le livre écrit par Michel Houellebecq. La société française soumise à la loi islamique, à la charia, n’accordait plus grande place à la féminisation de la société ! Seuls les couples étaient féminisés en permettant aux mâles d’avoir plusieurs jeunes, belles, soumises et voilées épouses ! 

 

Risque-je d'être moi aussi poursuivi pour incitation à la haine raciale et pour injure publique ? Mettons fin aux chasses aux sorcières et appliquons réellement la démocratie et la liberté d'opinion et de parole que les biens-pensants théorisent seulement lorsque cela les avantage, lorsque cela les intéresse. 

 

En paraphrasant la citation apocryphe de Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrais jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ». Ou comme l'écrivait la journaliste russe Svetlana Prokopieva : « Ils ont décidé qu’exprimer une opinion était un crime. Mon affaire criminelle, c’est le meurtre de la liberté d’expression. »

 

 

Saucratès


02/10/2019
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Le projet de loi sur la bioéthique est inacceptable

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 25 septembre 2019

 

Plusieurs articles du Monde traitent de la loi de bio-éthique actuellement en cours d’adoption au Parlement et tout particulièrement de la mesure la plus controversée de ce texte, à savoir la procréation médicale assistée (PMA) pour les toutes les femmes. Cette mesure fait notamment l’objet d’un éditorial de ce journal. On pourrait également citer d’autres articles publiés par Le Monde, dont notamment celui traitant des réserves exprimées par l’Académie des Sciences.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/24/la-pma-pour-toutes-serait-une-avancee-societale-majeure_6012840_3232.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/25/bioethique-les-deputes-jettent-les-bases-du-debat_6012919_3224.html

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/22/pma-pour-toutes-les-femmes-l-academie-de-medecine-exprime-des-reserves_6012591_3224.html

 

La première chose qui en ressort, c’est la position extrêmement favorable du journal quotidien sur ce sujet. Et la deuxième chose, c’est que toute position contraire y est niée, contestée, et les arguments opposés y sont tournés soit en ridicule, soit considérés comme «datés». Que Le Monde obéisse au doigt et à l’œil aux injonctions du gouvernement français, ou aux ordres de ses actionnaires milliardaires, ce n’est pas véritablement nouveau ! Que le gouvernement et la majorité politique actuellement au pouvoir tente de nier toute forme d’opposition, toute forme de critique, en vidant les débats médiatiques grâce à sa main mise sur les médias et sur la majorité parlementaire via des amis milliardaires ou un réseau de féministes patentées, situées dans tout le spectre de l’éventail politique, de LFI jusqu’à LRM, n’est au fond pas non plus très nouveau ! Cela fait des années que cette dénaturation, que ce contrôle de la pensée est à l’œuvre. Sous le quinquennat de François Hollande et les premiers mois du quinquennat d’Emmanuel Macron, cette mise au pas de la société française, des médias français, était une évidence. Seul le mouvement et l’organisation des gilets jaunes a pu traverser et faire croire à une possible remise en cause de cette main mise, de cet étouffement de la pression médiatique. Mais les milliardaires autour du président Macron ont su apparemment reprendre en main leurs journaux pour empêcher qu’ils ne participent à l’information de la société française.

 

Sur la loi de bioéthique comme sur tant d’autres choses, nous n’aurons donc comme information que les resucées validées par le gouvernement et par les usines médiatiques des milliardaires au pouvoir en France.

 

Non, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes n’est pas une avancée sociétale majeure. Non, les députés et députées n’ont pas à débattre dans le calme et dans le respect des positions des uns et des autres. Le respect et autres conneries de ce genre sont des inventions maladives de ceux qui veulent vider de sens les débats ! Le fait d’éviter les agressions verbales contre les rapporteurs ou plutôt les rapporteuses de ce genre de texte, soi-disant pour « privilégier les débats sur le fond » ne constitue pas une tentative pour contribuer « à redorer le blason de la démocratie parlementaire, qui en a aujourd’hui grandement besoin » ! Ceci est une dictature de la pensée. On sait que le débat parlementaire est biaisé du fait de la majorité parlementaire de La République en Marche, qui adoptera au final ce texte comme un seul homme, ou plutôt une seule femme ... Et c’est la seule raison pour laquelle ce texte sera au final approuvé. Toute cette loi sur la bioéthique repose sur une imbécilité. La façon normale de concevoir des enfants et des bébés passe par une insémination naturelle impliquant un homme et une femme. La PMA a un sens pour des couples d’hommes et de femmes qui ne peuvent pas avoir naturellement des enfants, pour lesquels des raisons médicales font que ce n’est pas possible naturellement. Alors certes, des femmes ne peuvent naturellement avoir de gosses sans hommes, sauf à avoir des gênes d’escargots ou de limaces hermaphrodites, mais la raison n’en est pas médicale, mais physique. Jusqu’à présent, une femme ou des femmes ne peuvent pas encore produire des gamètes masculines et féconder un ovule féminin en l’absence de gamètes masculines n’est pas encore possible.

 

Autre aberration médiatique, visant à nier l’adoption par une majorité LaREM d’une loi biaisée, clivante, dégradante et discriminatoire, c’est cette idée que les français sont gagnés à ces évolutions « sociétales ». Ainsi selon l’écrit Le Monde, « le flegme avec lequel la société française a accueilli ces évolutions majeures du droit qui bousculent la représentation du couple et de la famille tranche avec la violence des débats qui avaient eu lieu dans l’hémicycle du Parlement ». Mais ceci est complètement faux. Le mariage pour tous est une violence politique pour toutes les personnes qui y sont opposées philosophiquement, éthiquement, religieusement. Le mariage ne doit intervenir qu’entre un homme et une femme, l’acte de conception ne doit être possible, et n’est techniquement possible qu’entre un homme et une femme, et proclamer le contraire ne résoudra pas, ne fera pas disparaître de tout ceux que cette conception de la loi et de l’éthique hérissent, insupportent.

 

Certes, la loi l’emporte sur les individus, les médias peuvent servir à masquer, à cacher les opinions adverses, les opinions opposées, tout ceci sous couvert de sondages grossièrement manipulés. Mais d’autres lois avec l’appui des mêmes médias contrôlés et verrouillés par quelques personnages, quelques milliardaires, pourraient tout autant décider que la loi islamique, la charia, doit désormais unilatéralement s’appliquer en France, que la religion catholique y est interdite, que la terre de France toute entière est une terre sacrée de l’Islam ! Ce qu’une loi fait, une autre loi pourrait le défaire ou faire tout à fait autre chose. Il n’en demeure pas moins que chacun en son âme et conscience peut s’y opposer, peut y être opposé, même si cette opposition est masquée, niée, écrasée, manipulée afin de faire croire qu’elle est minoritaire, inexistante, inaudible. Nous sommes aujourd’hui victimes de terroristes de la pensée, d’extrémistes de la bien-pensance, des droits des femmes, d’une dictature de la pensée, tout autant que des terroristes islamistes et des extrémistes musulmans. Alors certes, nous ne gagnerons pas au final.

 

Il est également rageant que toute pensée opposée soit ridiculisée, niée, moquée. Lorsque l’Académie des sciences évoque que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure » et n’est « pas sans risques » pour son « développement psychologique » et son « épanouissement », il est inacceptable que le gouvernement parle d’un avis « daté ». Comme si le fait de ne pas aller dans le sens du gouvernement, des extrémistes féministes et homicides n’était pas acceptable, pas accepté. Le Monde dans un article indiquait (pour mieux pouvoir descendre cette position par la suite), que : « L’Académie reconnaît la légitimité du désir de maternité chez toute femme quelle que soit sa situation, mais juge qu’il faut aussi au titre de la même égalité des droits tenir compte du droit de tout enfant à avoir un père et une mère dans la mesure du possible. » Le Monde citait une phrase du rapport de l’Académie : « L’argument régulièrement avancé pour rejeter le risque pour l’enfant se fonde sur certaines évaluations, essentiellement dans quelques pays anglo-saxons et européens, faisant état de l’absence d’impact avéré sur le devenir de l’enfant. [Elle] ne juge pas très convaincantes ces données au plan méthodologique, en nombre de cas et en durée d’observation sur des enfants n’ayant pas toujours atteint l’âge des questions existentielles. »

 

Nous avons donc un débat tronqué et une négation de toute opposition à un texte absolument inacceptable et intolérable. Une chape médiatique que les médias contrôlés par le gouvernement font peser sur l’opinion publique. Il n’y a pas de droit à un désir de maternité de toutes les femmes, pas plus qu’il ne doit y avoir pour le droit au désir de paternité ou de maternité des hommes. Il n’y a pas de droit à avoir un enfant. On fera dire tout ce que l’on veut à la Loi, au droit. On fera dire tout ce que l’on veut aux études sur le devenir et l’équilibre psychique des enfants. On fera autant d’enfants souffrants que de déséquilibrés mentaux dans le futur, comme des générations de parents violents et non aimants ont pu faire des générations d’enfants et d’adultes déséquilibrés, violents, haineux. Le siècle prochain et les décennies à venir seront peut-être et sûrement un siècle de haines et de guerres comme le fut le vingtième siècle, et cette génération de mères porteuses, seules ou en couples, cette génération de couples d’homosexuels et d’homosexuelles qui veulent avoir le droit d’avoir, de faire, d’éduquer des enfants quelque puisse en être le prix à payer, sans homme ou sans femme, seront peut-être à l’origine de ces évènements. Au fond, le monde est plein de personnes qui ne devraient pas avoir le droit de se reproduire, qui ne devraient pas se reproduire. Et les couples homosexuels ou les femmes seules qui en bénéficieront ne sont au fond qu’un infime rajout à de telles incohérences !

 

Après tout, tant pis, le monde et la société française est déjà perdue. Un peu plus ou un peu moins, qu’est-ce que cela peut bien changer, alors que la loi islamisme et la charia nous guette un peu plus chaque jour !

 

 

Saucratès


25/09/2019
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Une guerre des sexes aura-t-elle lieu ?

Saint-Denis de La Réunion, samedi 15 juin 2019

 

Est-il excessif de parler de guerre des sexes ? Y a-t-il d'ailleurs une guerre entre les sexes ? Les femmes sont-elles en guerre contre les hommes ? Parce que parler d'une guerre des sexes n'est pas tout à fait exact. Les hommes n'ont pour l'instant jamais eu l'impression d'être en guerre contre les femmes ; nous avions juste des relations un peu déséquilibrées qui nous satisfaisaient pleinement, dans lesquels nous avions, nous les hommes, le plus souvent une position dominante. Mais les femmes, elles, semblent en guerre contre les hommes. Pas toutes les femmes. Mais vraisemblablement contre tous les hommes, 

 

A quand remonte cette impression que les relations hommes-femmes ont désormais pris la forme d'une guerre des sexes ? Non pas dans les années 1960-1970 et au début du mouvement de libération de la femme (MLF). La relation entre les hommes et les femmes était trop déséquilibrée, les attentes et les perspectives de développement et de vie des uns et des autres étaient trop inégales, trop inacceptables. Tout homme responsable, bien élevé, ouvert, était obligé d'être d'accord avec le combat des femmes et du MLF.

 

Non, cette impression de guerre des sexes croissante, générale, est beaucoup plus récente, elle remonte juste à quelques années, à ces volontés d'égalitarisme, de dénombrement des places des uns et des autres, des salaires des uns et des autres, des tâches des uns et des autres. Il faut un nombre égal d'hommes et des femmes à tous les postes ; ou plutôt il ne faut surtout pas plus d'hommes que de femmes aux postes à responsabilité. Le dénombrement semble la nouvelle manie des féministes. Ainsi que l'imposition de règles par la loi.

 

Le mouvement «me-too» marque selon moi la véritable naissance d'une offensive généralisée des femmes contre les hommes, d'un démarrage de cette guerre ouverte, générale, permanente. Le mouvement «me-too» et son homologue français «balance-ton-porc.com». Derrière la libération de la parole des femmes victimes de violence sexuelle de la part de quelques prédateurs masculins, hommes de pouvoir, on a basculé dans le règne de la délation généralisée, instrumentalisé envers tous les hommes. La cible est devenue l'homme hétérosexuel, coupable de tous les crimes, de toutes les envies, de toutes les déviations sexuelles, de tous les appétits sexuels.

 

La mise au pilori des centaines de milliers d'hommes sur des sites internet comme «me-too» ou «balancetonporc.com» semble normale, naturelle aux militantes féministes. Ces femmes nous prennent pour des porcs, nous traitent comme des porcs, nous considèrent comme des porcs, mais elles nous accusent pourtant de prendre les femmes pour des objets sexuels, des objets de désir ... et elles obtiennent le plus souvent le droit de nous faire condamner pour cela !

 

La dernière invention de la guerre des sexes est cette mesure prise une nouvelle fois contre les hommes, dans le cadre des mesures suite au grand débat, qui crée un organisme de garantie publique pour le versement des pensions alimentaires. Les pauvres femmes ne seront plus seules face au non-paiement des pensions alimentaires qui leur sont dues ; désormais ce sera l'Etat qui s'occupera de faire payer (rendre gorge) les ex-maris mauvais payeurs (ou plutôt miséreux) ... C'est un nouvel élément de la guerre des sexes parce que justement, les pensions alimentaires ne sont pratiquement dues que par des hommes au bénéfice le plus souvent que de femmes. Ce sont les femmes qui ont presque toujours la garde des enfants dans un divorce, les hommes qui doivent payer des pensions alimentaires, et pratiquement jamais l'inverse. Parce qu'un juge  refusera presque toujours de séparer un jeune enfant de sa mère, comme si c'était indispensable ! Mais puisque l'on fait disparaître toute trace du père et de la mère à l'état civil, que des homosexuels peuvent adopter, pour quelle raison faudrait-il toujours protéger les mères en leur confiant leurs jeunes enfants ? Bizarrement, les féministes ne dénombrent pas les cas où les femmes sont avantagés vis-à-vis des hommes !

 

Si ce n'était pas seulement des hommes qui devaient payer des pensions alimentaires à des femmes, nonobstant toute différence de salaires entre les unes et les autres autres, meme quand les enfants ne sont pas forcément confiés en garde unique aux femmes, peut-être que nous les hommes nous n'aurions pas cette impression d'être toujours les dindons de la farce ?

 

La guerre des sexes existe. Nous, les hommes, sommes victimes d'une guerre voulue et menée par les femmes, par quelques femmes, par quelques millions de militantes ultra-feministes, qui ne s'arrêteront que lorsque l'homme heterosexuel n'aura plus aucun droit, plus aucune forme de représentation publique ou politique. Le mouvement LGBT n'est en fait qu'une autre façon d'attaquer la position des hommes hétérosexuels, ces monstres dominateurs et homophobes. Une alliance objective de toutes les supposées victimes de l'homme blanc hétérosexuel. 

 

Il est temps que les hommes se rendent compte que cette guerre leur a été déclarée, une guerre insidieuse, rampante, que notre bonne conscience nous empêche de voir, que notre bonne conscience nous pousse à défendre, à tenter d'aller au-delà des attentes de nos compagnes, de nos compagnons parfois. Un jour il sera trop tard ! Nous sommes en train de perdre cette guerre et la proposition d'Emmanuel Macron sur les pensions alimentaires non payées n'est que le dernier épisode, la dernière escarmouche, qui me fait sortir de mes gonds, de ma rage ! De la même manière par exemple que cette histoire arrivée au footballeur Neymar piégé par une  supposée fan affabulatrice ... et il ne nous est même pas possible, à nous simples hommes hétérosexuels, de questionner la raison pour laquelle une jeune femme a pu se laisser offrir billets d'avion, repas dans de grands restaurants et nuits d'hôtel, et ne pas comprendre pourquoi un homme pouvait penser pouvoir coucher avec cette fille. Le droit d'être propriétaire de son corps, le droit de pouvoir dire non, nous explique les féministes. Evidemment, on peut être d'accord avec les féministes (on y est d'ailleurs obligé si on ne veut pas être poursuivi, licencié par des journaux adeptes du bien-penser, ou lapidé sur un site comme «balancetonporc.com») ; l'immense connerie de Neymar ayant été d'avoir invité cette jeune-femme et d'avoir raqué pour une histoire sans queue (c'est le cas de le dire) ni tête !

 

La guerre des sexes n'est meme plus larvée. Elle a déjà commencé mais les offensives coordonnées ne viennent pour l'instant que des féministes enragées, d'une ministre comme la ministre francaise des droits des femmes, des militants LGBT pour lesquels l'existence même de mâles dominants hétérosexuels est une insulte suprême, pour lesquelles même l'existence et la survie de l'espece masculine heterosexuelle est une insulte, une erreur de la nature, la survivance d'une race qu'ils et elles assimilent à des animaux, à des porcs, à des primates.

 

D'une certaine façon, la résistance des hommes a déjà commencé. Face à la machinerie judiciaire et pénale folle et totalement injuste dans le traitement des divorces et des relations entre les hommes et les femmes, de nombreux hommes n'ont pas d'autres échappatoires que le meurtre de leur femme, de leur compagne et parfois de leurs enfants. C'est certes horrible, mais ce n'est qu'une partie de cette guerre sourde et souterraine qui traverse nos sociétés. N'est-on pas allé trop loin dans le conflit institutionnel hommes-femmes ? Et n'est-il pas idiot pour des hommes de rejoindre des marchés blanches contre les violences faites aux femmes sachant que ces marches blanches ne visent qu'à obtenir toujours plus de sanctions et de lois contre nous les hommes.

 

 

Saucratès

 

 

Nota bene : Je sais que j'aborde ici un sujet extrêmement tendancieux d'une manière choquante et extrêmement tendancieuse et partisane. Désolé pour mes éventuels lecteurs et lectrices de tous les sexes.


15/06/2019
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De la laïcité à la française

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 18 janvier 2019

 

Je vais traiter aujourd'hui de nos institutions, du respect de la laïcité de l'Etat francais. Le principe de la laïcité de notre État, de notre gouvernement, est un débat immémorial. Il remonte à plusieurs siècles dans le passé, mais il a opposé historiquement les tenants de l'Etat, de l'école laique, des gauchistes aux tenants des curés, de l'école privée, de la droite ! C'est un vieux débat ancien que l'on retrouve dès lors que l'on lit des écrivains de la fin des années 1800, début des années 1900. C'est l'époque où les religieux perdent peu à peu de leur influence dans les campagnes françaises, mais aussi dans les grandes villes françaises. C'est l'époque de ceux que l'on a appelé les hussards noirs de la République. C'est une époque où le fait d'être absent de l'église lors de la messe était un signe remarqué d'athéisme. Et le mal, la condamnation, l'excommunication n'était jamais très loin à cette époque envers les athées, ceux qui n´allaient pas à l'église. 

 

C'est une opposition aujourd'hui qui semble irréelle, parce que cette opposition entre les curés et les instituteurs, les syndicalistes, les communistes, n'a plus aucun sens. La société française s'est presque totalement pacifiée aujourd'hui, et l'église s'est presque totalement sécularisée. Il ne reste presque plus d'enjeu à ce niveau ; la pratique religieuse étant devenue une pratique privée et les curés n'empiètant plus du tout sur la vie de la cité. La véhémence n'est désormais pratiquement plus que le fait que des athées, des agnostiques, qui érigent leur athéisme, leurs doutes, leur refus de la religion en étendard sanglant, comme si l'existence même, la persistance, la survivance de la religion catholique représentait pour eux une insulte, un danger, une remise en cause de leurs propres valeurs, de leurs propres façons de voir la vie.

 

Mais en même temps, un autre combat autour de la laïcité s'est développé autour de l'affichage des signes d'appartenance religieuse. Ce combat ne concerne plus en premier lieu la religion catholique, mais surtout la religion musulmane. Mais ce combat touche également par ricochet l'affichage de signes religieux catholiques. La défense de la laïcité a visé l'obligation faite aux femmes musulmanes de porter le voile islamique, la burka, c'est-à-dire de se cacher en public, de se cacher le visage ou les cheveux. Par ricochet, le port de signe extérieur religieux a aussi pu concerner le port de la croix catholique, ou pourrait concerner le port de la kipa juive. La défense de la laïcité est ainsi devenue un système empiétant sur des signes d'affichage privé d'une croyance religieuse. Et on en arrive à des situations ubuesques. Interdire à des femmes de se couvrir la tête, alors que c'était une obligation autrefois pour pénétrer dans une église en France ! Pour protéger quelques centaines/milliers/millions de femmes ou jeunes filles qui seraient forcées de se couvrir et qui ne le souhaiteraient pas, on criminalise celles qui préfèrent se couvrir, quelqu'en soit le motif ! Un peu bizarre.

 

Evidemment, ce combat a fait d'autres victimes collatérales. Sous le prétexte de la laïcité, les communes, collectivités locales n'ont plus le droit de faire, de symboliser des crèches dans l'espace public. Des nouveaux venus des grandes villes dans des petites communes rurales ont fait interdire en justice les sonneries des clochers parce que cela gênait les nouveaux venus. De la même manière qu'ils font interdire les chants des coqs. Et ils ont parfois gagné ! En même temps, sous le prétexte du respect de la diversité culturelle envers les autres religions, des symboles religieux de l'islam ont envahi les cantines de nos écoles. On réfléchit à proposer des repas halal et on y banit la viande de porc parce que les pauvres enfants musulmans ne pourraient pas manger dans nos cantines sans cela. Bientôt, on y mangera halal parce que ce sera considéré comme non incommodant pour les non-musulmans. Et pourtant, la nourriture halal est un signe religieux fondamental pour l'islam.

 

La laïcité à la française est un truc bizarre. Elle s'attaque essentiellement aux symboles de la religion catholique, comme pour démontrer que la France n'a aucune racine chrétienne et qu'elle est a-religieuse ou athée, oubliant, niant plus d'un millénaire de racines chrétiennes de celle qui était la fille aînée de l'Eglise catholique. Elle s'attaque aussi avec véhémence aux symboles de l'islam qui entravent l'émancipation des femmes occidentales, comme si le seul combat à mener contre l'islam était un combat de féministes ! Les fervents défenseurs de la laicité estiment-ils qu'ils seraient plus heureux en tant qu'athées, en tant qu'agnostiques, dans un régime islamiste que dans un pays aux racines chrétiennes ? J'en ai parfois l'impression. 

 

Dans un monde aussi profondément religieux, que je pense aux Etats-Unis, à l'Inde, au Japon et à la Chine, aux pays arabes et du Maghreb, peut-on imaginer qu'un pays au milieu de cette tempête envisage de rester athée, non religieux ? Je ne pense pas que cela soit possible. Et l'article suivant publié par BFMTV ne peut que me confirmer dans cette idée. 

https://www.bfmtv.com/societe/islam-francais-un-rapport-accablant-1038242.html

 

Avec quelques idées fortes qui en ressortent. 

 

1. «les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de métropole (...). Mais ils sont 10% des moins de 25 ans, signe de la prégnance croissante de la deuxième religion du pays auprès des jeunes générations.»

 

2. «28% des croyants ont adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République, s'affirmant en marge de la société (... et) 29% des interrogés se sont également déclarés d'accord à l'affirmation suivante : la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République.»

 

3. «Une écrasante majorité des musulmans interrogés ne refusent pas la mixité, acceptant de se faire soigner par un médecin (92,5%) ou de serrer la main d'une personne (88%) du sexe opposé». Mais a contrario, cela signifie que 7,5% des musulmans interrogés refuseraient de se faire soigner par un médecin du sexe opposé, et 12% refuseraient de serrer la main d'une personne du sexe opposé.

 

4. «70% des répondants déclarent toujours acheter de la viande halal (... et) 65% se déclarent favorables au port du foulard (et 24% à celui du niqab), (tandis que) 37% des personnes de culture musulmane considèrent que les jeunes filles devraient pouvoir porter le voile au collège et au lycée.»

 

Dans un autre article, mais il s'agissait peut-être d'un article d'un site identitaire, j'avais lu l'interview d'un responsable musulman espérant que la France pourrait devenir un État islamique sous une vingtaine d'années. «Laissez-nous rêver» indiquait-il. 

 

Mais la position inverse existe aussi, la volonté de français musulmans d'émigrer en terre d'islam pour mieux vivre leur foi musulmane. 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/19/reve-d-islam_1293760_3224.html

 

Peut-on en déduire que je suis ou non favorable à la laïcité en fait ? Je suis favorable à la laïcité parce que je n'aurais pas aimé vivre dans le totalitarisme chrétien des années 1800-1900, où les bigots, les bien-pensants surveillaient qui allait à l'église et qui n'y allait pas. Je suis aussi favorable à la laïcité parce que je n'aimerais pas vivre sous un totalitarisme islamique, pour des raisons comparables. Mais je ne suis pas favorable à la laïcité lorsque l'on méconnaît, rejette les racines chrétiennes de l'Europe et de la France, lorsque l'on veut mettre l'islam sur un plan d'égalité avec la chrétienté. L'Europe pour moi est judéo-chrétienne, et s'est construite dans la suite de la Grèce et la Rome Antique, qui ont façonné notre Monde et nos institutions. La morale, l'éthique et la méta-morale se sont construites sur des fondements chrétiens. Elles sont à mon sens inséparables de la religion chrétienne. Et en ce sens, la laïcité à la française pourrait être considérée selon moi comme une aberration, une relique du passé qui n'a plus de nécessité aujourd'hui.

 

 

Saucratès


18/01/2019
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Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

Saint-Denis de La Réunion, le 15 janvier 2019

Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

 

Est-ce qu’on nous ment sur les réfugiés demandeurs d’asile, et surtout, qui nous ment ? Quand je dis «qui nous ment ?», je cherche surtout à ne pas paraître paranoïaque et à ne pas accuser le gouvernement pour tout et n'importe quoi.

 

Sur le sujet des réfugiés, il y a un péril à éviter : vérifier au maximum ses sources pour ne pas reproduire des informations non vérifiées provenant de sites identitaires affiliés à l’extrême-droite, française ou américaine. Je ne veux pas forcement dire que ces informations sont obligatoirement fausses ; simplement qu'elles sont orientées et peuvent être grossies, déformées.

 

Néanmoins, il y a une question qui me trotte quand même dans la tête, sur l’immigration : courre-t-on un risque en France en devant accueillir assez massivement des réfugiés demandeurs d’asile, majoritairement de religion islamique ? C’est une question qui peut paraître être politisée, mais c’est une question qui me semble normale. Dans l’Ile de la Réunion, il y a désormais la même interrogation possible à se poser, au sujet des réfugiés Sri-Lankais. Ce n’est pas parce qu’une question ne plait pas à certains qu’elle est forcément illégitime ! 

 

Sur la dangerosité des réfugiés, il me semble qu’il y a un silence de l’Etat et plus largement de tout le monde, médias, associations, intellectuels. Il n’est pas politiquement correct de s’exprimer sur ce sujet, et la presse est aussi particulierement silencieuse. Un des États européens qui a apparemment très largement ouvert ces frontières et a accueilli un nombre très important de migrants est la Suède. Dans une moindre mesure, il y a également le cas de l’Allemagne. Ces deux pays sont-ils ou non confrontés à une forte progression de la délinquance du fait des migrants, et notamment des agressions à caractère sexuel (viol) ? Je me rappelle notamment des chasses aux femmes observées dans la ville de Cologne qui avaient particulièrement marqué les esprits en Allemagne il y a quelques années (la nuit de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2015). Un événement certes ponctuel, mais au combien choquant ! Sur lequel en fait une chape de plomb a été déposée ; les journaux français ayant soigneusement évité de donner de plus amples informations :  combien de victimes, combien d'agressions ? des couples d’hommes et de femmes ont-ils été attaqués ? Y a-t-il eu des morts ? Aujourd'hui encore, si on fait des recherches sur ces événements de Cologne, on ne trouve que des sites identitaires pour en parler. Est-ce à dire que c'est de l'intox, qu'il ne s'est rien passé à Cologne ? Ou bien est-ce à dire que les médias traditionnels n'en parlent pas, soit parce qu'il n'y a rien à en dire, soit parce que ce n'est pas politiquement correct de faire un lien entre immigrés et violences (surtout les violences sexuelles faites aux femmes) ? Où est la vérité ? 

 

Je vais prendre un exemple beaucoup plus proche et plus récent. Il concerne le meurtre d'un citoyen qui hébergeait un jeune migrant chez lui, tué avec 28 coups de couteau. L'information n'est normalement pas à prendre trop avec méfiance, puisqu'elle provient du site de BFMTV, qui, malgré ses soucis avec les gilets jaunes, donne normalement des informations fiables. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 11 au 12 décembre 2018, et l'alerte aurait été donnée le 16 décembre 2018 au soit, après que des invités du migrant aurait découvert le corps du quinquagénaire planqué sous un lit. 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/indre-et-loire-un-migrant-tue-de-28-coups-de-couteau-l-homme-qui-l-hebergeait-1604970.html

 

Le défunt était apparemment bénévole aux Restos du cœur depuis près de 20 ans, et il était engagé depuis avril 2018 auprès d’Utopia 56, une association d’aide aux migrants. 

 

Ce n'est pas le fait divers sordide qui m'alerte particulièrement. Evidemment, c'est terrible d´imaginer que le migrant soit-disant en extrême difficulté que l'on peut héberger puisse être un tueur sanguinaire. Ce qui est arrivé à ce quinquagenaire aurait pu arriver à plein d'autres personnes qui veulent bien faire, être solidaire, en hébergeant des migrants. 

 

Non, ce qui est choquant, c'est d'abord l'absence de médiatisation de cette histoire, et la presque impossibilité de tomber sur des informations concernant cette affaire par le biais des moteurs de recherche, comme si il existait une chape de plomb sur ce genre d'informations, pour pas qu'elles sortent. Je ne pense pas ainsi que Le Monde en est parlé, comme s'il ne fallait pas communiquer sur des informations qui pourraient faire peur aux gens, qui pourrait leur faire prendre conscience des dangers encourus, ou bien qui pourrait rompre la bien-pensance autour de l'accueil des migrants et du gentil et malheureux migrants. À La Réunion aussi, des familles accueillent peut-être aussi des migrants Sri-Lankais ou pourraient être tentées de le faire. De telles histoires pourraient aussi arriver, même si cet incident ne concerne peut-etre qu'un seul migrant sur des centaines de milliers d'autres pour lesquels cela se passe bien.

 

Mais comment peut-on le savoir. N'y a-t-il qu'une seule histoire de ce type tue ? Pourquoi les médias ne camouffleraient pas des centaines d'affaires de ce type. Ils sont l'un de nos seuls et principaux moyens d'information sur le Monde qui nous entoure, encore aujourd'hui.

 

L'autre élément choquant de cette histoire, c'est l'absence de toute mention de cet incident sur le site de Utopia 56 ( http://www.utopia56.com/fr). Le site continue à promouvoir l'hébergement citoyen, un article traite du fondateur de l'association, mais pas un mot sur le drame ayant touché ce quinquagénaire, qui était pourtant engagé avec eux depuis avril 2018. Comment peut-on appeler le comportement de cette association, ce manque criant d'empathie ?

 

Concernant cette même association Utopia 56, les sites identitaires consultés fait état de débats autour de l'habillement conseillé aux femmes intervenant sur des camps de migrants. L'association semble leur demander de se couvrir pour respecter les coutumes des migrants. Disons qu'au delà de la légitime interrogation que cela peut poser sur les acquis des combats des féministes des decennies passées, cela met bien à contrario en valeur les risques potentiels d'agressions de la part de ces migrants à l'encontre des femmes si elles ne sont pas suffisamment couvertes ! Sous la limite que ces débats reproduits par les sites identitaires soient véridiques.

 

 

Alors oui, ce post n'est pas très politiquement correct, mais où se trouve la vérité ?

 

 

Saucratès


14/01/2019
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