Critiques de notre temps

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Sujets de société


Le phénomène des Bandes de jeunes - et la redécouverte par les médias de la Lune

Saint-Denis de La Réunion, samedi 27 février 2021


Le phénomène des bandes de jeunes, et leur antagonisme, est-il quelque chose d’aussi nouveau et récent que semble le laisser imaginer la surprise et le désarroi des journalistes et des commentateurs politiques devant les incidents et assassinats survenus entre bandes de jeunes en France ces derniers jours ? Pourquoi les journalistes, dès lors qu’il survient un fait divers douloureux, comme un meurtre ou un assassinat, ont-ils toujours besoin de sembler redécouvrir la Lune, ont-ils besoin de mettre en œuvre un intense battage médiatique ? 

Il existerait donc des bandes de jeunes dans nos villes et cités tentaculaires, et ces bandes de jeunes seraient en conflit les unes avec les autres, au lieu de gentiment cohabiter ensemble, partager des pots de l’amitié, et partager les ressources rares ! I am really choking !!! Bienvenue hors du monde idéal de bisounours de Messieurs et Mesdames les journalistes. Voilà la vraie vie  !

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/26/les-bandes-un-phenomene-difficilement-chiffrable_6071260_3224.html

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/26/rixe-de-boussy-saint-antoine-sept-mineurs-mis-en-examen-dont-un-pour-meurtre_6071277_3224.html

 
Il semble donc que Mesdames Messieurs les journalistes vivent en dehors de la vraie vie, et ne la redécouvrent que lorsque des événements dramatiques se produisent, lorsque des faits divers rémunérateurs (en terme de potentiel de lecteurs) leur font découvrir l’existence de l’envers du décor, hors de leur beau monde.

 

J’ai pour ma part toujours entendu parler de l’existence de bandes de jeunes, même si mes exemples sont reunionno-centrés. Je devrais même dire dyonisio-centrés ... De mon temps, dans les années 1980-1990, on parlait ainsi de l’antagonisme entre les bandes de jeunes des quartiers du Chaudron, du Moufia, de la cité Cow-boy des bas du Moufia, et de la cité Far-ouest. Malheur au jeune d’un de ces quartiers qui osait tomber amoureux, sortir avec une fille d’un autre quartier, s’il était attrapé par les gars de la bande d’en face, sur le terrain de la bande d’en face.

 

Il devait d’ailleurs exister des lieux neutres, vraisemblablement les églises, où les jeunes de quartiers différents pouvaient se rencontrer, se voir, se fréquenter, mais sans trop s’exhiber, sans trop se faire voir. Quelques livres d’anthropologie urbaine, ou d’anthropologie sociale, ont dû traiter de cette question sociale pour la ville de Saint-Denis de la Réunion.

 

Et ces bandes de jeunes devaient et doivent exister dans toutes villes ou villages de France dès lors qu’il s’y trouve ou trouvait un nombre suffisant de jeunes gens pour constituer un groupe. Le livre et le film de la Guerre des Boutons ne raconte pas autre chose, au milieu du siècle précédent. Et j’ai également retrouvé la même histoire racontée dans le livre «Le cheval d’orgueil», de Pierre-Jakez Hélias, au fin fond du pays Bigouden et des Pen-Sardines, pour les années 1900-1920. Les bandes de jeunes, à cette époque-là, voyaient aussi s’affronter les écoliers et les collégiens des écoles et collèges publics et ceux des écoles et collèges privés, et pas uniquement ceux de bourgs différents. Cela a toujours été comme ça !

 

Que ce soit en plein milieu de nos cités urbaines modernes, ou au fin fond des campagnes de la France historique, il a toujours existé un phénomène de bande de jeunes, plus ou moins jeunes, qui défendent leur territoire, et leurs ressources, et notamment la plus précieuse d’entre toutes, les jeunes filles en âge de se marier, de la convoitise des bandes de jeunes des autres villages, des autres villes, des autres quartiers, des autres cités ! C’est peut-être triste, même si cela débouche rarement sur des meurtres, vraisemblablement parce qu’il y a toujours un ou des adultes qui ont été informés du piège ou de l’expédition punitive, ou qui simplement passaient par là, et qui réussissaient à faire fuire, à mettre en déroute, la meute déchaînée. 

Cela servait d‘exemple, c’était utilisé comme un exemple, cela pouvait aussi servir de prétexte à des vengeances ou à des expéditions punitives, et vraisemblablement, cela a dû conduire, partout dans le monde, à des décès prématurés. 

Je ne pense pas que quelque chose ait particulièrement changé, juste nos journalistes qui redécouvrent brutalement que le monde n’est pas exactement le monde de bisounours qu’ils croyaient, qu’il existe une vraie vie pas loin, juste derrière le boulevard, hors de leur quartier merveilleux et de leur maisonnée si tranquille, que les méchants ne sont pas seulement les méchants du Rassemblement National et les populistes tels Donald Trump ou Victor Orbán, mais qu’ils peuplent les gentilles cités qui les entourent, où il n’y a pas seulement des gentils islamistes et adorables islamo-gauchistes qui éduquent les jeunes !

  

 
Saucratès


27/02/2021
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Du déboulonnage des statues et autres inepties de tous ceux qui militent dans les nouveaux mouvements antiracistes

Saint-Denis de La Réunion, samedi 18 juillet 2020


A la suite de mouvements anti-racistes afro-américains nés aux Etats-Unis à la suite d’une bavure policière ayant entraîné la mort d’un noir américain, des mouvements correspondants sont nés un peu partout de par le monde, et notamment en France, pour contester les violences et la brutalité policière à l’encontre supposément des personnes noires de peau, les contrôles d’identité au faciès, et plus largement le racisme dont ces personnes s’estiment faire l’objet. 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/26/racise-racisme-d-etat-decolonial-privilege-blanc-les-mots-neufs-de-l-antiracisme_6044230_3232.html

 

Je ne partage absolument pas cette vision des choses. Evidemment il existe des violences policières, qui ont été particulièrement bien mises en lumière pendant l’épisode des gilets jaunes, et précédemment au cours des manifestations contre la Loi Travail. Cette violence vise les contestataires du pouvoir en place, tout ceux qui ont le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment, jeune ou vieux, blanc ou noir, riche ou pauvre. Le pouvoir réfrène militairement toute contestation sociale qui met sa survie en danger, même si ce n’est que théoriquement. Mais au-delà de cette violence institutionnelle, je ne crois pas en une violence visant spécifiquement les noirs en France. 

 

Les personnes de couleur sont évidemment victimes plus fréquemment de contrôle policiers d’identité en France que les personnes blanches. Certains jeunes des cités doivent pouvoir avoir cette impression. Ou les domiens qui ne sont pas blanc de peau. Mais les jeunes doivent aussi être l’objet plus fréquemment de contrôle d’identité que les petits vieux ou les petites vieilles tirant leur cabas.

 

A quoi servent les contrôles d’identité ? Sauf erreur de ma part, ils servent à contrôler les délinquants probables, les criminels évadés de prison ou les personnes en situation irrégulière de séjour sur le territoire français. Et il se trouve que les personnes en situation irrégulière en France, que les vendeurs de drogue et la petite ou grande délinquance, sont majoritairement noirs de couleur de peau, et non pas blanc de peau. Ils sont plutôt jeunes, et non pas vieux.

 

Ce que j’écris est-il raciste ? Si on veut la fin des contrôles au faciès, il y a deux possibilités. Imposer qu’il y est aussi un quota de blancs, de vieux, et de filles qui soient contrôlés, mais ceux-ci se demanderont avec juste raison pourquoi ? Ou la deuxième possibilité, qu’il n’y est plus aucun contrôle d’identité. Le jour où de nombreux gangs de petites vieilles blanches tirant des cabas séviront dans nos villes, que des gangs de petits vieux blancs fourgueront de la came à tous les coins de rue, et que les immigrés en situation irrégulière seront aussi des petits vieux et des petites vielles blancs de peau, ce jour-là les contrôles au faciès concerneront uniquement les petits vieux blancs et les petites vieilles blanches de France et de Navarre. Et ce sont ces derniers qui contesteront les contrôles au faciès. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. ce ne sont pas eux les potentiels délinquants !

 

Toutes les critiques qui visent les forces de l’ordre me font rire, hormis celles en période de gilets jaunes. Même si au fond je n’ai jamais varié dans ma position. Les forces de l’ordre doivent nous protéger de la violence gratuite. Et lorsque cette violence gratuite est le propre des forces de l’ordre elles-mêmes, comme pendant l’épisode des gilets jaunes, je ne peux que rejoindre ceux qui décident de résister. Comme l’histoire de ce boxeur professionnel qui avait attaqué des gendarmes mobiles qui se délectaient quelques minutes précédemment à frapper de pauvres badauds ou manifestants innocents. De quel acharnement du gouvernement ce pauvre homme ne fut-il pas immédiatement l’objet. Alors que je le comprenais parfaitement. C’est si facile de frapper des femmes et des gens sans défense. Mais contre une personne de leur taille et de leur force, comment réagissent ces agresseurs ? Pas de chance pour lui, il aurait attaqué des terroristes, il aurait reçu la légion d’honneur. Mais il a réagi contre des gendarmes, et ce fut la prison ou une peine d’intérêt général.

 

Mais ces faits éliminés, on peut rigoler en voyant des habitants des quartiers qui sont les premiers à combattre les forces de l’ordre et à participer à des marches blanches parce qu’un jeune délinquant est tombé de sa moto où s’est scratché en voiture dans un rodéo sauvage, ou bien se sont électrocutés dans une centrale électrique parce qu’ils étaient poursuivis par des forces de l’ordre, se plaindre aujourd’hui du fait que les policiers ne se sont pas déplacés alors qu’ils étaient les victimes d’un raid de tchétchènes. Et là, pour ces mêmes contestataires, les policiers et les gendarmes auraient dû être présents et combattre ces groupes de tchétchènes ! Mais surtout pas de contrôle au faciès. Evidemment. Après, aucun d’eux ne semblent pouvoir nous dire comme des gendarmes peuvent contrôler des tchétchènes sans procéder à des contrôles d’identité. En somme, c’est : pas de contrôles d’identité au faciès pour les noirs mais uniquement pour les blancs et les tchétchènes ! Je suis sûr que là, il n’y aurait aucun problème.

 

Enfin, dans cette histoire de supposé racisme et de supposé néo-colonialisme, il y a une dernière chose, un dernier sujet qui m’obsède et m’insupporte. C’est la volonté des autoproclamés descendants des colonisés, et des bien-pensants, de déboulonner les statues des anciens colonisateurs.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/15/jean-loup-amselle-il-ne-suffit-pas-de-deboulonner-les-statues-des-colonisateurs-pour-se-debarrasser-de-leur-empreinte-intellectuelle_6046274_3232.html

 

Cela semble presque, pour cette frange d’irréductibles haineux du mouvement antifasciste et antiracisme, une obligation de nos sociétés occidentales, qui se devraient selon eux d’expurger leur histoire et leurs musées (notre histoire et nos musées) de tous ceux qui défendirent ou profitèrent de l’esclavage et de la colonisation, à un moment quelconque de leur vie. Mais pour certaines ultra-féministes, cela concerne aussi ceux qui abusèrent ou chantèrent les louanges des jeunes filles, actes que les féministes d’aujourd’hui considèrent comme étant de la pédophilie ... Ces gens sont tellement emplis de haine à l’égard des hommes blancs qu’ils ne vivent plus que pour se venger de ce qu’ils n’ont pas.

 

Ceux-ci ont néanmoins la chance de pouvoir mettre un nom sur tout ce qui ne va pas dans leur vie, de tous leurs désagréments, de toutes les misères et les pas de chances qui leur tombent dessus. Le racisme et les relents néocolonialistes de la France, de sa police et des français. Voilà leurs ennemis, voilà les responsables de leur manque de travail à l’école, des difficultés de leurs parents et de leur propres difficultés à trouver un travail où ils puissent être suffisamment payés à leur juste valeur ! Le racisme des hommes blancs qui rend légitime toutes leur haine, tout leur propre racisme, qui occupent les emplois qui devraient être les leurs ...

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/15/noelle-lenoir-certains-mouvements-feministes-sont-revelateurs-d-une-evolution-vers-un-radicalisme-teinte-de-communautarisme_6046209_3232.html

 

 

Saucratès


18/07/2020
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Facebook, sa Cour Suprême et la Loi d’internet

Saint-Denis de la Réunion, Dimanche 24 mai 2020


Deux articles sur Facebook m’avait alarmé. Trois en fait mais le troisième article traite toujours de cette monnaie, le Libra, que Facebook continue de vouloir mettre en place même si l’entreprise affirme avoir entendu les critiques des autorités monétaires des differents pays et présente désormais un projet de monnaie moins ambitieux. Mais pour combien de temps ? Pour combien de temps Facebook maintiendra-t-elle autant de Libra que de grandes devises ?
 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/16/sous-la-pression-des-regulateurs-facebook-edulcore-son-projet-de-monnaie-virtuelle-libra_6036816_3234.html


Les deux autres articles dont je parlais initialement concerne la place qu’occupe désormais Facebook dans nos vies, dans ce que nous sommes autorisés à lire ou à penser, et dans ce qui est sensé être juste ou bon, autorisé ou interdit. Et le projet de Cour Suprême de Facebook représente le projet par essence le plus dangereux, le plus nocif pour la liberté sur la Toile.

  

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/04/16/facebook-va-avertir-les-utilisateurs-qui-ont-reagi-a-des-messages-dangereux-lies-au-covid-19_6036820_4408996.html

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/06/facebook-reussit-a-reunir-vingt-membres-pour-sa-cour-supreme_6038898_3234.html

 

Au début et toujours pour beaucoup d’entre nous, Facebook était et reste un moyen assez invraisemblablement puissant de constituer une foule de copains, de retrouver des connaissances, d’échanger et de voir les amis des amis des amis. Facebook est un outil nous permettant d’étendre nos connaissances et nos relations humaines, ce que nous sommes dans l’incapacité de faire dans la realité, et qui nous prendrait un temps invraisemblablement long.

Mais Facebook n’est pas que cela. On a accordé une importance phénoménale à Facebook, au fur et à mesure. Elle est devenue le juge de ce que l’on aime et de ce que l’on n’aime pas. C’est le «j’aime» de Facebook. Et dorénavant, Facebook a le pouvoir de décider si ce qu’on lit ou ce que l’on partage avec nos amis ou nos connaissances est bien ou mal. On a donné subrepticement ce pouvoir-là à Facebook, ou bien il l’a pris sans notre autorisation. Il est ainsi capable de déterminer si des messages consultés sur un médicament comme la Chloroquine dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus est une réalité scientifique ou si au contraire la Chloroquine est néfaste pour notre santé. Et tout ceci me semble être antérieur à l’étude publiée dans le Lancet sur la Chloroquine. 

Pour ma part, je ne suis pas médecin et je suis clairement incompétent pour me prononcer sur là Chloroquine. Je pense que c’est un débat de médecine et de pharmacologie et que ce sujet est passablement compliqué. Mais je rejoindrais assez facilement le président Trump et le professeur Raoult de Marseille pour défendre l’utilisation thérapeutique de la Chloroquine.

 

Etant opposé d’ailleurs au principe même des essais cliniques sur l’homme, en économie comme en médecine, je crains que le débat soit totalement faussé. Supposons que nous proposions un essai clinique pour déterminer si la prise d’anti-douleur est contre-indiqué ou non pour combattre le mal de tête et les douleurs articulaires. Comme nul n’est jamais mort d’un mal de tête ni de douleurs modérées, et que l’Eferalgan ou le Doliprane ont un certain nombre de contre-indications et d’effets indésirables, le Lancet et des médecins pourraient tout autant démontrer chiffres à l’appui que la prise d’antidouleur comme l’Eferalgan ou le Doliprane accroît vos risques de décéder en cas de prise de ces médicaments. Et ils sont tout aussi capables de démontrer que la prise d’antidouleur n’est diminue pas réellement la douleur ressentie par les malades de l’essai clinique. 

 
Mais revenons-en à notre sujet. Facebook a donc décidé que les effets positifs de la Chloroquine était un fake, une fausse information, et que le professeur Raoult de Marseille comme tous ceux qui croient en les effets positifs de la prise de Chloroquine avaient tord !

 

Pour couronner le tout, Facebook a par ailleurs mis en place ce qu’elle appelle pompeusement sa «Cour Suprême». Un tribunal composé de juges désignés par Facebook ou par Mark Zuckerberg lui-même, appelés à se prononcer, à juger de certaines décisions de filtrage ou d’exclusion ! Dans toute démocratie, il n’y a pas un homme ou une institution qui a le pouvoir de nommer unilatéralement les membres d’une institution juridique suprême. En France, les membres du Conseil Constitutionnel ne sont pas tous nommés par le Président de la République, et même aux Etats-Unis, leur nomination doit être confirmé par les sénateurs et par la chambre des représentants, qui peut auditionner les candidats pressentis voire rejeter leur candidature. 

 

Facebook vient ensuite généraliser la promotion de l’idée du modèle américain de la Cour Suprême, par opposition au modèle du Conseil constitutionnel Français ou de la Cour constitutionnelle Allemande. Pourtant, la généralisation de la promotion du modèle américain de système judiciaire, même si dans le cas de Facebook, cette idée est totalement galvaudée ; le tribunal de Facebook n’a absolument rien de Suprême. Ce n’est qu’un minuscule tribunal jugeant de manière interne si la contestation d’une exclusion ou d’un rejet est conforme ou non aux règles de Facebook ... et en aucun cas si cette exclusion est légale, normale ou autre ... Grâce à cette notion de Cour Suprême FB, Facebook veut nous faire croire que ses règles sont conformes ou supérieures à la Loi, qu’elles sont la Loi. 

Tout ceci est particulièrement inquiétant. Facebook croit qu’il aura bientôt la main mise sur ce que nous avons ou non le droit de voir, sur la légalité de ce que nous pourrons voir, de ce que nous pourrons dire et bientôt de ce que nous aurons le droit de penser. En quelques mots, voilà mes pensées d’un dimanche soir.

 

 

Saucratès


24/05/2020
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Les médias, l'affaire Benjamin Griveaux et le studying bashing ... ou de la supposée honte d'être étudiant

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 27 février 2020

 

Les médias français se sont trouvés une nouvelle marotte, une marotte sur laquelle ils adorent gloser, qu'ils adorent monter en épingle. Une sorte de tête de turc moderne, facile ; une sorte de dérivatif pratique aux préoccupations de la France des gilets jaunes et des rond-points ... Une façon de dire, regarder, ce sont eux vos ennemis, pas nous, pas l'oligarchie qui contrôle l'ensemble des lieux de pouvoir de la capitale ! Il faudrait dire : l'une de leurs marottes. Il ne faut pas oublier que la marotte principale des médias français, c'est désormais le nouvel ennemi du pouvoir macroniste, à savoir ceux qui ont osé faire tomber le candidat LRM Benjamin Griveaux, à l'aide de quelques griveauseries (grivoiseries) ... A savoir le trio sans foi ni loi qui oeuvre dans l'ombre, dixit Le Monde. À peine si on ne les présente pas comme un trio infernal, ou démoniaque ... Entre parenthèses, «trio démoniaque» fut le titre utilisé par un média comme Paris Match dans une de ses couvertures. L'acharnement médiatique et judiciaire dont est désormais victime ce trio, notamment l'auteur du pamphlet anti-Macron «Crépuscule», mériterait un article à part. Mais ce n'est pas mon objet aujourd'hui.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/17/derriere-la-chute-de-benjamin-griveaux-un-trio-sans-foi-ni-loi_6029811_823448.html 

 

Non, en parlant de nouvelle marotte des médias, je veux parler de la chasse médiatique aux grandes écoles, à tout ce qui, de près et de loin, permet à une fraction de la classe moyenne d'accéder à un niveau de formation d'excellence, voire de prétendre à rejoindre l'élite de ce pays. C'était vrai sous le dernier gouvernement socialiste, sous lequel les socialistes ont essayé de niveler par le bas l'enseignement français. Les efforts budgétaires devaient être les mêmes pour tous, et il fallait surtout casser toutes les recettes permettant à certains de leurs ennemis d'échapper à la médiocrité de l'enseignement public en tentant de faire entrer leurs enfants dans des filières élitistes, comme les classes bilingues ou l'enseignement du grec et du latin. Ce qui n'empêchera le même gouvernement socialiste de créer des options de langue étrangère, correspondant aux origines migratoires des enfants et élèves. Malheur néanmoins aux français qui n'ont pas d'autres langues, ou aux bretons, basques, corses ou occitans ! Il ne faudrait quand même pas réveiller les vieux démons régionalistes ! 

 

C'est tout aussi vrai sous ce gouvernement LaREM. Les écoles privées d'enseignement catholique sont apparemment une insulte à l'élite qui nous contrôle, qui nous administre. Un enseignement privé qui n'est pas hors de prix, qui n'est pas réservé aux seules grandes familles bourgeoises, qui enseigne le plus souvent des valeurs catholiques aux enfants, et qui offrent d'excellents résultats scolaires et universitaires aux enfants des petites classes moyennes qui les fréquentent. Voilà l'ennemi qu'il faut exhiber devant les gilets jaunes, devant les pauvres et les sans-abris. Non pas les écoles et les lycées de l'élite qui nous dirige, élite cachée derrière Macron et ses agents, ses maçons, mais la classe française moyenne et ses écoles privées. D'où la réforme du baccalauréat pour casser un diplôme qui traite de manière égale des enfants aux résultats forcément inégaux. Fin par conséquent des notations communes et égales. Les lycées peuvent ainsi choisir les épreuves de contrôle continu, aider leurs élèves, puis noter à leur sauce les copies qui ne sont même pas dépaysées. Je doute ainsi que les contrôles seront choisis et notés de la même manière dans un lycée privé tel Henri IV et dans un lycée public de banlieue, et je doute que les notes reflètent les différences de niveau entre ces lycées. Les notes au baccalauréat seront ainsi beaucoup plus élevées dans un obscur lycée public de banlieue qu'à Henry IV. Où comment couler l'enseignement privé catholique par une simple réforme du baccalauréat ! Et exit un Baccalauréat national, égale et comparable sur tout le territoire. Un Baccalauréat obtenu à Henri IV ou dans un obscur lycée de banlieue vaudra-t-il toujours la même chose, sera-t-il jugé de la même manière ? 

 

D'où également une médiatisation intelligente, sournoise, visant à déconsidérer cette forme d'enseignement que représentent les études supérieures. D'où une superexposition médiatique de toutes les formes de critiques que l'on relaie ou que l'on fabrique. D'où la volonté de remettre en cause l'existence de l'ENA, la médiatisation de la position d'une vingtaine d'élèves de la promotion Molière de l'ENA, qui estime que l'ENA est sexiste, machiste, insuffisamment féminisée et refuse de traiter les cas de harcèlement. Et réserve le tutoiement aux hommes. Les femmes aussi veulent être tutoyées ! (Elles se plaindront ulterieurement d'être harcelées sexuellement si on (un homme) les tutoie et qu'on les appelle par leur prénom, mais cela est sûrement un autre problème ...).

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/02/21/l-ena-recompense-des-qualites-attribuees-aux-hommes_6030335_823448.html

 

Le Journal Le Monde donne aussi une visibilité incompréhensible à une supposée honte des diplômés de l'enseignement superieur devant leur famille et devant leurs parents lorsqu'ils n'ont pas fait d'études. Ou bien aux difficultés d'adaptation des jeunes de milieux sociaux moins favorisés lorsqu'ils rejoignent les grandes écoles plus sélectives.

 

Le problème, c’est que cette honte présentée et instrumentalisée par certains pour pourfendre la supposée inégalité du système scolaire français n’existe pas. Qu’elle n’a pas été ressentie par des centaines d’autres jeunes et de parents, et qu’elle ne concerne malgré tout qu’une minorité de quelques supposés intellectuels qui cherchent à se raconter une histoire, à se mettre en scène, à mettre des mots sur leurs propres soucis personnels et existentialistes.

 

L’accès à l’université, aux grandes écoles, est en soi, pour tout le monde, un choc intellectuel. Evidemment. Comme l’accès à la vie adulte, aux responsabilités. Comme l'accès au Monde du travail, que l'on rejoigne l'état major d'un grand groupe lorsque l'on est ultra-diplomé, ou un poste d'ouvrier dans une usine ou de serveur à Mac Do. Alors, certains se plaisent à mettre des mots autour de cela.

 

Mon père n’avait pas le bac, pupille de la Nation, né d’un père tué en 1945 sur un bateau de la France libre qui sauta sur une mine sous-marine. Il s’est engagé avant le baccalauréat dans la marine nationale. Ma mère de son côté, a dû avoir un brevet ou son baccalauréat, en sténo dactylographie, et s’est mise immédiatement à travailler. Aucun d’eux n’a accédé à l’université ni aux grandes écoles. Mon seul grand-père vivant à ma naissance, du côté maternel, avait été pour sa part prisonnier de guerre des nazis avant de s’enfuir pour retourner dans son Pays Basque. Je crois que comme dans le film «La vache et le prisonnier», il traversa les lignes allemandes et françaises avec une vache. Cela doit être l’histoire de nombreux prisonniers de guerre à cette époque-là. Je doute que le film de Fernandel racontait l’histoire de mon grand-père Edouard, décédé il y a quelques années. Après la guerre, sans études, il fut électricien jusqu’à sa retraite. Je me souviens qu'il partait travailler au volant de sa vieille motobécane, de son Solex ou de sa Renault R8 (dont je me souviens encore et qui ne devrait pas être aussi vieille à cette époque).

 

Les parents de mon épouse, de leurs côtés, avaient arrêtés l’école avant l’obtention de leur certificat d’étude, forcés à travailler très jeunes pour subvenir aux besoins de leur famille. Le père de ma belle-mère était décédé avant sa naissance. Et mon beau-père était issu d’une très nombreuse famille avec de nombreux frères et sœurs. Aucun d'eux ne firent d'études, travaillant des leur plus jeune âge. C'était souvent comme cela dans le département de La Réunion dans les années 1950.

 

Ni moi, ni mon épouse, ne sommes donc des enfants de parents ayant fait des études, comme l’immense majorité des personnes de notre génération. Les enfants nés dans les années 1940, qui firent leurs études dans les années 1960-1968, n’étaient pas nombreux à partir à l’université. Quelques pourcents des jeunes de cette époque étudièrent à l’université ou dans de grandes écoles. Et pourtant, nombreux d’entre eux poussèrent leurs enfants à accéder aux études supérieures. Ma génération, née dans les années 1960-1970, et qui avons fait nos études dans les années 1980-1990, ne ressentons pas les délires existentialistes du genre de gêne racontée par M. Eribon dans ses bouquins qui l’ont rendu célèbres.

 

Toute notre génération a vécu le même défi, et vraisemblablement nos parents étaient fiers que nous puissions faire ce qu’ils n’avaient eux pas pu réaliser, que nous puissions suivre les études supérieures auxquelles ils n’avaient pas pu accéder eux-mêmes. Evidemment, à notre époque, dans le milieu des années 1980, l’information sur les études supérieures n’étaient malgré tout pas très développée. Pas de logiciel de type #Parcours.sup, pas de publicité autour des écoles préparatoires comme Maths Sup, Maths Spé ou Cagne et HypoCagne (les anciens noms des classes préparatoires d’aujourd’hui), ni même autour des écoles d’ingénieurs ; obtenir le baccalauréat était déjà une fin en soi, un aboutissement.

 

Dans les générations un peu plus anciennes, rares étaient les jeunes à être sortis de l'université. J'ai à peine rencontré une poignée de dirigeants d'entreprises qui étaient diplomés de grandes écoles ou de l'université. Il était aussi beaucoup plus facile de réussir dans les entreprises en partant de la base, sans diplôme. Cette chance plus grande offerte aux non-diplomés de pouvoir réussir dans les entreprises , vraie dans les années 1970 jusque dans les années 1980, me semble beaucoup moins simple aujourd'hui. C'est beaucoup plus compliqué aujourd'hui pour un jeune sortant sans diplôme de l'école ou de l'université.

 

Mais cette histoire de honte des jeunes étudiants devant leurs parents, c'est selon moi une énorme arnaque, une façon de vendre des livres, de trouver un filon/Fillon pour devenir célèbre, pour se faire de la publicité.

 

 

Saucratès 


26/02/2020
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Écrire sur l'homosexualité

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 1er janvier 2020

 

Ce sera mon premier article de cette nouvelle année 2020, en ce premier jour de cette nouvelle décennie qui s'ouvre à nous. À tous mes quelques lecteurs, je souhaite une bonne et heureuse année.

 

Mon premier écrit de 2020 portera sur un sujet sensible, l'homosexualité masculine. Drôle de sujet pour un début d'année penserons peut-être certains d'entre vous. L'origine de cette envie d'écrire sur ce sujet est à rechercher dans un article du Monde Diplomatique du mois d'août 2019, intitulé «Difficile affirmation homosexuelle en Algérie».

 

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/08/SCHEMBRI/60160

 

Comme de nombreux papiers du Monde Diplomatique, c'est un article particulièrement intéressant sur un sujet sensible. Bizarrement, je ne suis ni vraiment d'extrême gauche, ni vraiment communiste (voire vraiment pas), ni vraiment favorable aux migrations des populations (voire pas du tout encore une fois), je ne partage pas du tout leur vision sur nombre de sauveurs et grands hommes providentiels qu'ils ont pu encenser par le passé (je pense notamment à Pierre Vergès qu'ils avaient présenté comme un grand homme martyrisé par un pouvoir fachiste). Et pourtant, je suis très souvent en accord avec leurs articles qui alimentent chez moi un sentiment de révolte contre les multiples injustices de la société et de l'histoire !

 

J'en reviens donc à l'homosexualité masculine. Que puis-je en dire ? Pour en revenir à l'article du Monde Diplomatique, selon le journaliste, il est important que l'homosexualité apparaisse dans les séries télévisées (ou tout autre canal) parce qu'il est important qu'un jeune (ou moins jeune) homosexuel puisse s'y référer et comprenne qu'il n'est pas anormal, que l'homosexualité n'est pas anormale, mais bien au contraire que d'autres personnes vivent la même chose que lui. Des personnes publiques ou célèbres auxquelles il pourra se comparer, se référer. Evidemment, l'article du Monde Diplomatique ne traite pas que de ce point, puisqu'il traite de l'Algerie et de la difficile cohabitation entre l'homosexualité et le modèle de la famille algérienne, entre autres choses.

 

Cette histoire permet en quelque sorte de mieux comprendre pourquoi la présence de personnes LGBT (Lesbiennes, Gay, Bisexuelle et Transsexuelle) dans le paysage médiatique, dans les séries télévisées, est un tel enjeu pour nombre de défenseurs de la cause LGBT. Leur objectif n'est pas seulement de véhiculer, de faire de la publicité pour leur orientation sexuelle, comme on pourrait le penser, mais surtout de permettre de casser l'isolement des personnes LGBT, et notamment les jeunes adolescents chez lesquels le suicide reste encore une cause de mortalité importante. Cela reste vrai en France. éest encore plus indispensable pour une société comme la société algérienne, beaucoup plus conservatrice en matière de mœurs que la France.

 

Malgré tout, en disant tout ceci, je ne règle pas mon propre problème vis-à-vis de l'homosexualité masculine et son affichage public. L'homosexualité me gêne en effet profondément, sans que je puisse l'expliquer précisément. Penchants homosexuels refoulés, comme dirait ou pense ma femme ? Mon enfance et mon adolescence ont évidemment été marquées par une stigmatisation de tout ce qui pouvait apparaitre féminin dans les comportements et dans les mots de tous, dans le milieu familial, à l'école et au collège. Il n'était pas bon, en France, dans les années 1970-1980, de paraître même très légèrement différent de la norme moyenne. Et je crains que ce ne soit pas différent même aujourd'hui, dans la majeure partie des écoles et des collèges français. Donc effectivement, je pense avoir l'objet d'un formatage hétérosexuel pendant mes années d'enfance et d'adolescence, et on ne s'arrache pas facilement d'un tel formatage !

 

Et je peux comprendre que même si cela ne m'a personnellement posé aucun problème ni regret, un tel formatage peut causer de terribles ravages sur des personnes qui pourront mettre des années à le combattre, si leur orientation sexuelle est différente de la norme ! Meme après des années de mariage hétérosexuel tout à fait normales, avec une femme tout à fait normale. Surtout que, si j'ai fait l'objet d'un tel formatage, comme toute ma génération je le pense, d'autres jeunes avaient un rôle beaucoup plus actif dans ce formatage et dans les brimades, railleries et humiliations qui accompagnaient ce formatage. 

 

La normalité ! Je semble n'avoir que ce seul mot à la bouche, me direz-vous. Comment puis-je écrire et accepter ce que je veux écrire sur l'homosexualité ? Qu'est-ce que la norme ? Et comment la norme est-elle construite ? Les relations hétérosexuelles, entre un homme et une femme, d'un âge comparable, proche, est-elle la norme ? Et comment peut-on qualifier les autres formes d'orientation sexuelle ? Anormalité ? Qu'est-ce qui fait la norme ? Le fait que ce soit la forme la plus répandue dans la société ? Ce qui voudrait dire que si demain l'homosexualité était plus répandue et supplantait l'heterosexualité, des relations sexuelles entre un homme et une femme deviendraient du coup anormales ? Sinon, qu'est-ce que la norme ? La religion ? La conformité à ce qui est écrit dans les principaux textes religieux, comme la bible ou le coran ?

 

Il me reste encore à traiter de mon ressenti face à l'affichage public de l'homosexualité masculine. Effectivement, je suis particulièrement mal à l'aise avec cet affichage, sans que je puisse véritablement l'expliquer. Autant un baiser d'un couple hétérosexuel ne me gêne pas, je le trouve même plutôt romantique, autant un baiser entre des homosexuels me gêne. Et je ne parle même pas d'une scène de sexe entre homosexuels ! Et pourtant, là encore, quoi de plus romantique qu'une scène de sexe entre hétérosexuels, comme dans le film «Top Gun», par exemple. Un baiser entre homosexuels est le meilleur moyen pour me faire abandonner la télévision ou changer de chaînes télévisées. Mais après tout, c'est peut être normal. Mes enfants se sont bien cachés les yeux jusqu'à leurs 13 ans dès qu'un baiser ou une scène de sexe apparaissait dans un film !

 

Je fréquente d'ailleurs peu de couples homosexuels, voire pas du tout. Pourtant, je ne les rejette en aucun cas. Simplement, je n'en fréquente pas. Mais le meilleur ami d'une de mes très bonnes amies est homosexuel (elle est beaucoup plus ouverte que moi !). Au fond, malgré toutes les avancées des dernières décennies en France, entre le PACS, le mariage pour tous, la libéralisation des mœurs et la dépénalisation de l'homosexualité, le carcan social des mœurs continue de façonner notre société et nos relations, et il continue de rendre difficile d'afficher librement et ouvertement une orientation sexuelle différente de la norme reconnue. 

 

Reste un dernier sujet : de quoi l'homosexualité est-elle le résultat ? Forme de maladie mentale comme les anglais l'ont longtemps cru, par exemple ? D'où l'internement de nombre de personnages anglais célèbres, comme Alan Turing. Ou bien s'agit-il du résultat de relations difficiles au père ou à la mère ? Mon épouse vivrait ainsi très difficilement l'éventuelle homosexualité de mes enfants (dans le cas improbable où ils s'en ouvriraient à nous), qu'elle aurait vraisemblablement tendance à se reprocher ... ou à me reprocher peut-être ! Mais l'annonce de l'homosexualité d'un enfant est vraisemblablement une épreuve pour nombre de parents ... comme peut-être après tout l'annonce de son hétérosexualité dans une famille d'homosexuels ? 

 

Je pense que ce n'est rien de tout cela. Autre chose. Contrôle-t-on toujours ses aspirations ou ce que l'on aime ? Non. Et en plus, je crois en la réincarnation, et dans les âmes sœurs ... et comme il est très peu probable qu'une âme se réincarne toujours dans son même sexe, je peux avoir une âme sœur homme dont j'ai pu être très proche dans une autre vie ... Ce serait juste la faute à pas de chance. Mais aussi une chance extraordinaire que toutes mes âmes sœurs soient toutes du sexe opposé ! Bon en écrivant cela (en plus de me couvrir de ridicule), je ne résouds rien du tout. Certains homosexuels ne sont pas juste attirés par une âme sœur du même sexe qu'eux, mais ils ont simplement une autre orientation sexuelle !

 

Voilà ce que je voulais écrire en ce premier jour de 2020. En espérant n'avoir blessé personne par des paroles ou des idées maladroites. En vous souhaitant encore énormément de bonheur et de bons moments pour 2020. Et une bonne santé !

 

 

Saucratès


01/01/2020
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