Critiques de notre temps

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Sujets de société


De la laïcité à la française

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 18 janvier 2019

 

Je vais traiter aujourd'hui de nos institutions, du respect de la laïcité de l'Etat francais. Le principe de la laïcité de notre État, de notre gouvernement, est un débat immémorial. Il remonte à plusieurs siècles dans le passé, mais il a opposé historiquement les tenants de l'Etat, de l'école laique, des gauchistes aux tenants des curés, de l'école privée, de la droite ! C'est un vieux débat ancien que l'on retrouve dès lors que l'on lit des écrivains de la fin des années 1800, début des années 1900. C'est l'époque où les religieux perdent peu à peu de leur influence dans les campagnes françaises, mais aussi dans les grandes villes françaises. C'est l'époque de ceux que l'on a appelé les hussards noirs de la République. C'est une époque où le fait d'être absent de l'église lors de la messe était un signe remarqué d'athéisme. Et le mal, la condamnation, l'excommunication n'était jamais très loin à cette époque envers les athées, ceux qui n´allaient pas à l'église. 

 

C'est une opposition aujourd'hui qui semble irréelle, parce que cette opposition entre les curés et les instituteurs, les syndicalistes, les communistes, n'a plus aucun sens. La société française s'est presque totalement pacifiée aujourd'hui, et l'église s'est presque totalement sécularisée. Il ne reste presque plus d'enjeu à ce niveau ; la pratique religieuse étant devenue une pratique privée et les curés n'empiètant plus du tout sur la vie de la cité. La véhémence n'est désormais pratiquement plus que le fait que des athées, des agnostiques, qui érigent leur athéisme, leurs doutes, leur refus de la religion en étendard sanglant, comme si l'existence même, la persistance, la survivance de la religion catholique représentait pour eux une insulte, un danger, une remise en cause de leurs propres valeurs, de leurs propres façons de voir la vie.

 

Mais en même temps, un autre combat autour de la laïcité s'est développé autour de l'affichage des signes d'appartenance religieuse. Ce combat ne concerne plus en premier lieu la religion catholique, mais surtout la religion musulmane. Mais ce combat touche également par ricochet l'affichage de signes religieux catholiques. La défense de la laïcité a visé l'obligation faite aux femmes musulmanes de porter le voile islamique, la burka, c'est-à-dire de se cacher en public, de se cacher le visage ou les cheveux. Par ricochet, le port de signe extérieur religieux a aussi pu concerner le port de la croix catholique, ou pourrait concerner le port de la kipa juive. La défense de la laïcité est ainsi devenue un système empiétant sur des signes d'affichage privé d'une croyance religieuse. Et on en arrive à des situations ubuesques. Interdire à des femmes de se couvrir la tête, alors que c'était une obligation autrefois pour pénétrer dans une église en France ! Pour protéger quelques centaines/milliers/millions de femmes ou jeunes filles qui seraient forcées de se couvrir et qui ne le souhaiteraient pas, on criminalise celles qui préfèrent se couvrir, quelqu'en soit le motif ! Un peu bizarre.

 

Evidemment, ce combat a fait d'autres victimes collatérales. Sous le prétexte de la laïcité, les communes, collectivités locales n'ont plus le droit de faire, de symboliser des crèches dans l'espace public. Des nouveaux venus des grandes villes dans des petites communes rurales ont fait interdire en justice les sonneries des clochers parce que cela gênait les nouveaux venus. De la même manière qu'ils font interdire les chants des coqs. Et ils ont parfois gagné ! En même temps, sous le prétexte du respect de la diversité culturelle envers les autres religions, des symboles religieux de l'islam ont envahi les cantines de nos écoles. On réfléchit à proposer des repas halal et on y banit la viande de porc parce que les pauvres enfants musulmans ne pourraient pas manger dans nos cantines sans cela. Bientôt, on y mangera halal parce que ce sera considéré comme non incommodant pour les non-musulmans. Et pourtant, la nourriture halal est un signe religieux fondamental pour l'islam.

 

La laïcité à la française est un truc bizarre. Elle s'attaque essentiellement aux symboles de la religion catholique, comme pour démontrer que la France n'a aucune racine chrétienne et qu'elle est a-religieuse ou athée, oubliant, niant plus d'un millénaire de racines chrétiennes de celle qui était la fille aînée de l'Eglise catholique. Elle s'attaque aussi avec véhémence aux symboles de l'islam qui entravent l'émancipation des femmes occidentales, comme si le seul combat à mener contre l'islam était un combat de féministes ! Les fervents défenseurs de la laicité estiment-ils qu'ils seraient plus heureux en tant qu'athées, en tant qu'agnostiques, dans un régime islamiste que dans un pays aux racines chrétiennes ? J'en ai parfois l'impression. 

 

Dans un monde aussi profondément religieux, que je pense aux Etats-Unis, à l'Inde, au Japon et à la Chine, aux pays arabes et du Maghreb, peut-on imaginer qu'un pays au milieu de cette tempête envisage de rester athée, non religieux ? Je ne pense pas que cela soit possible. Et l'article suivant publié par BFMTV ne peut que me confirmer dans cette idée. 

https://www.bfmtv.com/societe/islam-francais-un-rapport-accablant-1038242.html

 

Avec quelques idées fortes qui en ressortent. 

 

1. «les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de métropole (...). Mais ils sont 10% des moins de 25 ans, signe de la prégnance croissante de la deuxième religion du pays auprès des jeunes générations.»

 

2. «28% des croyants ont adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République, s'affirmant en marge de la société (... et) 29% des interrogés se sont également déclarés d'accord à l'affirmation suivante : la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République.»

 

3. «Une écrasante majorité des musulmans interrogés ne refusent pas la mixité, acceptant de se faire soigner par un médecin (92,5%) ou de serrer la main d'une personne (88%) du sexe opposé». Mais a contrario, cela signifie que 7,5% des musulmans interrogés refuseraient de se faire soigner par un médecin du sexe opposé, et 12% refuseraient de serrer la main d'une personne du sexe opposé.

 

4. «70% des répondants déclarent toujours acheter de la viande halal (... et) 65% se déclarent favorables au port du foulard (et 24% à celui du niqab), (tandis que) 37% des personnes de culture musulmane considèrent que les jeunes filles devraient pouvoir porter le voile au collège et au lycée.»

 

Dans un autre article, mais il s'agissait peut-être d'un article d'un site identitaire, j'avais lu l'interview d'un responsable musulman espérant que la France pourrait devenir un État islamique sous une vingtaine d'années. «Laissez-nous rêver» indiquait-il. 

 

Mais la position inverse existe aussi, la volonté de français musulmans d'émigrer en terre d'islam pour mieux vivre leur foi musulmane. 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/19/reve-d-islam_1293760_3224.html

 

Peut-on en déduire que je suis ou non favorable à la laïcité en fait ? Je suis favorable à la laïcité parce que je n'aurais pas aimé vivre dans le totalitarisme chrétien des années 1800-1900, où les bigots, les bien-pensants surveillaient qui allait à l'église et qui n'y allait pas. Je suis aussi favorable à la laïcité parce que je n'aimerais pas vivre sous un totalitarisme islamique, pour des raisons comparables. Mais je ne suis pas favorable à la laïcité lorsque l'on méconnaît, rejette les racines chrétiennes de l'Europe et de la France, lorsque l'on veut mettre l'islam sur un plan d'égalité avec la chrétienté. L'Europe pour moi est judéo-chrétienne, et s'est construite dans la suite de la Grèce et la Rome Antique, qui ont façonné notre Monde et nos institutions. La morale, l'éthique et la méta-morale se sont construites sur des fondements chrétiens. Elles sont à mon sens inséparables de la religion chrétienne. Et en ce sens, la laïcité à la française pourrait être considérée selon moi comme une aberration, une relique du passé qui n'a plus de nécessité aujourd'hui.

 

 

Saucratès


18/01/2019
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Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

Saint-Denis de La Réunion, le 15 janvier 2019

Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

 

Est-ce qu’on nous ment sur les réfugiés demandeurs d’asile, et surtout, qui nous ment ? Quand je dis «qui nous ment ?», je cherche surtout à ne pas paraître paranoïaque et à ne pas accuser le gouvernement pour tout et n'importe quoi.

 

Sur le sujet des réfugiés, il y a un péril à éviter : vérifier au maximum ses sources pour ne pas reproduire des informations non vérifiées provenant de sites identitaires affiliés à l’extrême-droite, française ou américaine. Je ne veux pas forcement dire que ces informations sont obligatoirement fausses ; simplement qu'elles sont orientées et peuvent être grossies, déformées.

 

Néanmoins, il y a une question qui me trotte quand même dans la tête, sur l’immigration : courre-t-on un risque en France en devant accueillir assez massivement des réfugiés demandeurs d’asile, majoritairement de religion islamique ? C’est une question qui peut paraître être politisée, mais c’est une question qui me semble normale. Dans l’Ile de la Réunion, il y a désormais la même interrogation possible à se poser, au sujet des réfugiés Sri-Lankais. Ce n’est pas parce qu’une question ne plait pas à certains qu’elle est forcément illégitime ! 

 

Sur la dangerosité des réfugiés, il me semble qu’il y a un silence de l’Etat et plus largement de tout le monde, médias, associations, intellectuels. Il n’est pas politiquement correct de s’exprimer sur ce sujet, et la presse est aussi particulierement silencieuse. Un des États européens qui a apparemment très largement ouvert ces frontières et a accueilli un nombre très important de migrants est la Suède. Dans une moindre mesure, il y a également le cas de l’Allemagne. Ces deux pays sont-ils ou non confrontés à une forte progression de la délinquance du fait des migrants, et notamment des agressions à caractère sexuel (viol) ? Je me rappelle notamment des chasses aux femmes observées dans la ville de Cologne qui avaient particulièrement marqué les esprits en Allemagne il y a quelques années (la nuit de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2015). Un événement certes ponctuel, mais au combien choquant ! Sur lequel en fait une chape de plomb a été déposée ; les journaux français ayant soigneusement évité de donner de plus amples informations :  combien de victimes, combien d'agressions ? des couples d’hommes et de femmes ont-ils été attaqués ? Y a-t-il eu des morts ? Aujourd'hui encore, si on fait des recherches sur ces événements de Cologne, on ne trouve que des sites identitaires pour en parler. Est-ce à dire que c'est de l'intox, qu'il ne s'est rien passé à Cologne ? Ou bien est-ce à dire que les médias traditionnels n'en parlent pas, soit parce qu'il n'y a rien à en dire, soit parce que ce n'est pas politiquement correct de faire un lien entre immigrés et violences (surtout les violences sexuelles faites aux femmes) ? Où est la vérité ? 

 

Je vais prendre un exemple beaucoup plus proche et plus récent. Il concerne le meurtre d'un citoyen qui hébergeait un jeune migrant chez lui, tué avec 28 coups de couteau. L'information n'est normalement pas à prendre trop avec méfiance, puisqu'elle provient du site de BFMTV, qui, malgré ses soucis avec les gilets jaunes, donne normalement des informations fiables. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 11 au 12 décembre 2018, et l'alerte aurait été donnée le 16 décembre 2018 au soit, après que des invités du migrant aurait découvert le corps du quinquagénaire planqué sous un lit. 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/indre-et-loire-un-migrant-tue-de-28-coups-de-couteau-l-homme-qui-l-hebergeait-1604970.html

 

Le défunt était apparemment bénévole aux Restos du cœur depuis près de 20 ans, et il était engagé depuis avril 2018 auprès d’Utopia 56, une association d’aide aux migrants. 

 

Ce n'est pas le fait divers sordide qui m'alerte particulièrement. Evidemment, c'est terrible d´imaginer que le migrant soit-disant en extrême difficulté que l'on peut héberger puisse être un tueur sanguinaire. Ce qui est arrivé à ce quinquagenaire aurait pu arriver à plein d'autres personnes qui veulent bien faire, être solidaire, en hébergeant des migrants. 

 

Non, ce qui est choquant, c'est d'abord l'absence de médiatisation de cette histoire, et la presque impossibilité de tomber sur des informations concernant cette affaire par le biais des moteurs de recherche, comme si il existait une chape de plomb sur ce genre d'informations, pour pas qu'elles sortent. Je ne pense pas ainsi que Le Monde en est parlé, comme s'il ne fallait pas communiquer sur des informations qui pourraient faire peur aux gens, qui pourrait leur faire prendre conscience des dangers encourus, ou bien qui pourrait rompre la bien-pensance autour de l'accueil des migrants et du gentil et malheureux migrants. À La Réunion aussi, des familles accueillent peut-être aussi des migrants Sri-Lankais ou pourraient être tentées de le faire. De telles histoires pourraient aussi arriver, même si cet incident ne concerne peut-etre qu'un seul migrant sur des centaines de milliers d'autres pour lesquels cela se passe bien.

 

Mais comment peut-on le savoir. N'y a-t-il qu'une seule histoire de ce type tue ? Pourquoi les médias ne camouffleraient pas des centaines d'affaires de ce type. Ils sont l'un de nos seuls et principaux moyens d'information sur le Monde qui nous entoure, encore aujourd'hui.

 

L'autre élément choquant de cette histoire, c'est l'absence de toute mention de cet incident sur le site de Utopia 56 ( http://www.utopia56.com/fr). Le site continue à promouvoir l'hébergement citoyen, un article traite du fondateur de l'association, mais pas un mot sur le drame ayant touché ce quinquagénaire, qui était pourtant engagé avec eux depuis avril 2018. Comment peut-on appeler le comportement de cette association, ce manque criant d'empathie ?

 

Concernant cette même association Utopia 56, les sites identitaires consultés fait état de débats autour de l'habillement conseillé aux femmes intervenant sur des camps de migrants. L'association semble leur demander de se couvrir pour respecter les coutumes des migrants. Disons qu'au delà de la légitime interrogation que cela peut poser sur les acquis des combats des féministes des decennies passées, cela met bien à contrario en valeur les risques potentiels d'agressions de la part de ces migrants à l'encontre des femmes si elles ne sont pas suffisamment couvertes ! Sous la limite que ces débats reproduits par les sites identitaires soient véridiques.

 

 

Alors oui, ce post n'est pas très politiquement correct, mais où se trouve la vérité ?

 

 

Saucratès


14/01/2019
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Elles s'appellent ou s'appelaient Rahaf Mohammed Al-Qunum, Dina Ali Lasloom, Ashwaq et Areej Hamoud, Tala et Rotana Farea ...

Saint-Denis de La Réunion, le 8 janvier 2019


Elle s'appelle Rahaf Mohammed Al-Qunun, et elle risque toujours d'être tuée par sa famille ou bien d'être condamnée à mort en Arabie Saoudite si on l'y renvoie. Son crime : avoir résisté à sa famille, s'être fait couper les cheveux, vouloir abandonner la religion musulmane, refuser de porter le hidjab ... 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/07/menacee-par-sa-famille-une-jeune-saoudienne-demande-l-asile-depuis-l-aeroport-de-bangkok_5405917_3210.html

 

On note d'ailleurs que dans le respect des belles valeurs traditionnelles musulmanes, son frère avait tenté de la remettre dans le droit chemin en la frappant pour lui faire accepter le hidjab et de prononcer ses prières ! Vive la famille !

 

Elle a apparemment eu de la chance. À l'aeroport de Bangkok, les services de l'immigration lui avaient apparemment confisqué son passeport et ses billets d'avion et souhaitaient la renvoyer vers l'Arabie Saoudite, mais elle a réussi à alerter le Haut commissariat des Nations unies pour l'accueil des réfugiés, ainsi que la presse internationale. L'Australie, où elle avait apparemment prévu de demander asile, «a contacté le HCR et les autorités thaïlandaises pour obtenir des garanties afin qu’elle puisse accéder au processus d’obtention du statut de réfugié, a fait savoir un porte-parole du gouvernement australien».

 

Comme l'indique les services de l'immigration thailandais, selon le journal Le Monde, 

 

«Le chef de la police de l’immigration, Surachate Hakparn, avait d’abord soutenu que la jeune fille n’avait ni billet de retour, ni réservation d’hôtel et ne pouvait donc pas entrer en Thaïlande et devait retourner au Koweït, d’où elle était arrivée.

 

Le responsable de l’immigration de l’aéroport, Pruettipong Prayonsiri, avait abondé en ce sens. D’où qu’elle vienne, elle doit y rentrer, avait-il déclaré, expliquant qu’elle n’était pas une réfugiée mais une enfant que sa famille veut récupérer et que l’ambassade [saoudienne] a fait tout le travail avec nous».

 

C'est clair qu'un passager en transit ne risque pas d'avoir des réservations d'hôtel, ni de billet de retour dans le cas où cette personne veut fuir son pays ! Mieux vaut en rire !

  

Elle a eu beaucoup plus de chance que de précédentes jeunes femmes ayant elles-aussi tenté de fuir leur famille et l'Arabie Saoudite (ou d'autres pays arabes). On parle ainsi de Dina Ali Lasloom en avril 2017, qui avait été bloqué à l'aéroport de Manille aux Philippines, alors qu'elle voulait elle aussi demander asile en Australie pour échapper à sa famille saoudienne et à un mariage forcé. Mais Dona Ali Lasloom n'a pas eu autant de chance : elle avait été renvoyée par les Philippines en Arabie Saoudite, remise à ses oncles, et on n'a apparemment plus eu de nouvelles de sa part depuis cette date !

 

https://www.aufeminin.com/news-societe/mariage-force-dina-ali-saoudienne-arabie-saoudite-human-rights-watch-ong-koweit-philippines-manille-s2219245.html

 

Il y a aussi eu l'histoire des sœurs Ashwaq and Areej Hamoud, également en 2017, mais je n'ai retrouvé aucun lien, aucun article en francais sur leur histoire. Elles étaient aussi originaires d'Arabie Saoudite, elles voulaient demander l'asile en Nouvelle-Zelande apparemment, mais j'ignore ce qui leur est arrivé, si elles ont également été renvoyées en Arabie Saoudite, et dans quel pays ont-elles été interceptées (la Turquie apparemment). Et j'ignore si elles sont toujours en vie, si on a eu la moindre nouvelle de ces deux sœurs.

 

https://www.aljazeera.com/news/2017/12/saudi-sisters-fled-turkey-fear-forced-return-171222115345162.html

 

Et en 2018, il y a également eu l'affaire du décès des soeurs Tala and Rotana Farea, mortes alors qu'elles étaient sur le point d'être renvoyées en Arabie Saoudite avec leurs parents. Là aussi, pas d'articles en francais. Cela s'est passé à New-York et Il ouvrait s'agir d'un pacte de suicide passée entre les deux soeurs. 

 

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Deaths_of_Tala_and_Rotana_Farea

 

Rahaf Mohammed Al-Qunun réussira-t-elle à échapper à sa famille et à se réfugier en Australie, et pourra-t-elle y avoir la vie dont elle doit rêver ? Cette histoire nous rappelle l'histoire des passagers Sri-lankais qui débarquent à La Réunion et qui souhaitent y demander l'asile politique ? Comment déterminer ceux qui réellement risquent la mort et ceux qui ne cherchent qu'à profiter des aides sociales et bénéficier d'une plus belle vie, poussés par des réseaux mafieux de passeurs ? Comment séparer les personnes véritablement en danger de mort (pour des motifs que l'on estime injustes) de ceux qui ne sont pas en danger de mort dans leur pays d'origine ?

 

Et comment décider de ce qui est juste et injuste ? Un criminel fuyant son pays, où il risque la prison à vie ou la peine de mort, est-ce un motif juste ou injuste ? Une jeune femme rejetant la religion musulmane, ce qui est justifiable de la peine de mort en application de la charia (ce que l'on appelle l'apostasie), comment pourrait-on décider que ce motif n'est pas un motif juste ? Évidemment, j'ai comme tout un chacun, mon opinion sur ces motifs ! Mais d'autres français d'une autre religion pourraient avoir un discours totalement différent !

 

Autrement dit, est-ce que seules les jeunes filles venant d'Arabie Saoudite refusant le mariage forcé ou voulant rompre avec l'islam peuvent-elles bénéficier de l'asile politique dû aux personnes en danger ? Et pas les hommes ni les femmes avec une famille ? C'est une putain de question à laquelle je n'ai aucune réponse à donner !

 

 

Saucratès


08/01/2019
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Billet d'humeur sur le prélèvement à la source

Réflexion une (mardi 4 septembre 2018)

Le prélèvement à la source

 

Voilà l’arlésienne de la réforme de l’impôt sur le revenu qui revient à la Une de l’actualité. Cette réforme se fera-t-elle ou ne se fera-t-elle pas ? Et pour quelle raison l’Etat et le gouvernement veulent-ils faire une telle réforme de cet impôt ?

 

L’Etat a lancé dans les entreprises une grande campagne d’explication de cette réforme, à travers les agents des impôts, et le ministère du budget a lancé au courant de l’été une grande campagne de publicité médiatique pour promouvoir cette réforme. Campagne médiatique complètement faussée évidemment, comme de nombreuses autres campagnes médiatiques gouvernementales. Je pense notamment aux publicités sur les onze (ou treize) mètres gagnés grâce à la réduction de la vitesse sur les routes départementales (onze ou treize mètres qui lui ont sauvé la vie !). Imaginons la même publicité expliquant les 10 centimètres qui ont sauvé la vie à un conducteur grâce à la réduction de la vitesse de 10 à 9 kilomètres-heures. De cette manière, on peut ramener la vitesse à 70, puis à 60, puis à 50 et jusqu’à 0 kilomètres heure sur les routes nationales ou départementales, avec toujours les mêmes arguments.

 

Revenons donc à la réforme de l’impôt sur les revenus. Quelques articles retracent les principales interrogations des pouvoirs publics sur cette réforme. Notamment un article des décodeurs du Monde.

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/08/31/prelevement-a-la-source-les-quatre-risques-qui-font-hesiter-le-gouvernement_5348666_4355770.html

 

 - Doutes sur sa compatibilité avec le système fiscal français

 - Peur d’une incompréhension des contribuables

 - Risque d’un effet négatif pour la croissance

 - Crainte des bugs pour les contribuables et les entreprises

 

Si l’on en croit le ministre du budget, il n’y aurait plus aucun bug dans le système. Pourtant, hier, un article du même journal Le Monde faisait état que chaque mois, plusieurs centaines de milliers de nouveaux bugs apparaissaient à chaque mise à jour, pour des problèmes d’homonymie notamment, et que ces bugs continueront d’apparaître.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/02/prelevement-a-la-source-de-nombreuses-erreurs-lors-de-la-phase-d-essai_5349086_3234.html

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/09/03/le-prelevement-a-la-source-une-mesure-toujours-en-sursis_5349459_823448.html

 

Pour ma part, je suis aussi opposé à cette réforme et mes arguments diffèrent des raisons, des risques évoqués par Le Monde. Et je m’étonne que ces risques ne soient absolument pas évoqués par les journalistes, ce qui conforte mon interprétation que les médias ne sont présents que pour distiller les opinions du gouvernement, et en aucun cas pour servir de contre-pouvoir à ce gouvernement, surtout sous l’ère macroniste.

 

1)     La réduction des revenus retenus par les banques sur la capacité d’emprunt des ménages imposables

 

L’instauration du prélèvement à la source va mécaniquement faire baisser les salaires virés par les employeurs. Bien évidemment ! Les salariés vont se voir retenir leurs impôts par leurs employeurs, à charge à celui-ci de les reverser à l’Etat, comme ceux-ci reversent déjà les cotisations sociales et les cotisations de retraite aux organismes sociaux. Néanmoins, bien évidemment, les salaires que les banques vont voir être versés sur les comptes de leur clientèle salariée vont être minorés, d’un pourcentage compris en 5% à 20% vraisemblablement. Evidemment, ces mêmes clients n’auront plus à payer leurs impôts par prélèvements mensuels ou par tiers provisionnels, ce qui devrait être plus ou moins neutre pour leur trésorerie. Néanmoins, comment vont réagir les banques pour le calcul de la capacité d’endettement de ces ménages (ou plutôt de la totalité des ménages) ? Je pense notamment au calcul de la capacité maximum d’un ménage égale à 33% de ces revenus. Les banques vont-elles continuer à se baser sur un salaire net théorique qu’elles ne verront jamais pour lui appliquer le taux de 33%, ou bien se baseront-elles sur le salaire réellement versé, qui sera ainsi minoré de 5% à 20% selon la situation fiscale des salariés ? Evidemment que très vite, les banques utiliseront ce revenu sans tenir compte du prélèvement à la source. Les magazines qui se font fort de déterminer la surface habitable maximale moyenne qu’un salarié peut acheter dans l’immobilier (en fonction du prix moyen observé) devrait s’intéresser à ce sujet. De -5% à -20% de surface habitable, ce n’est pas rien alors que l’on s’amuse à calculer l’impact de la moindre infime variation de taux.

 

2)     La remise en cause du système fiscal français global

 

Comme l’article des décodeurs du Monde le signale, le prélèvement à la source n’est pas parfaitement compatible avec notre système de calcul de l’impôt sur le revenu basé sur les revenus du ménage dans son ensemble et de sa composition familiale. Le risque de cette réforme de la collecte de l’impôt, c’est bien que le gouvernement modifie ensuite par la suite la méthode de calcul elle-même de l’impôt sur le revenu, pour qu’il s’applique directement sur le salaire de chaque contribuable, sans référence au ménage, à la composition familiale ou aux diverses réductions ou déductions fiscales. Il y aura forcément des gagnants et des perdants dans une telle réforme fiscale qui ne dit pas son nom.

 

On peut donc contester et craindre une telle modification de la fiscalité, surtout puisqu’à nouveau, elle ne concernera principalement que les seuls salariés. Dans certains départements comme en outre-mer, ou dans les cités de la région Ile de France, il n’y a qu’une infime minorité des contribuables qui sont imposables, notamment en raison de l’existence d’une économie informelle institutionnalisée. Ce ne seront encore qu’une infime minorité des contribuables qui seront à nouveau ponctionnés, tandis qu’ils pourront se voir retirer toute aide de la collectivité dans le cadre de la réforme probable des déductions d’impôts pour déduction familiale (quotient familial, etc ...).

 

3)     La différence de traitement entre les très nombreux non imposables non salariés de l’économie informelle ou des bénéficiaires des aides sociales et les beaucoup moins nombreux salariés ou fonctionnaires corvéables et tondables à satiété

 

Quelle est la proportion de contribuables non imposables en France ? On en arrive à la proportion tout bonnement incroyable de 57% de contribuables non imposables pour la France entière. Seuls 43% des ménages français payent l’impôt sur les revenus ! Les autres en sont exemptés. En outre-mer, et notamment à la Réunion, c’est 80% des foyers fiscaux qui sont non imposables. Inversement, cela signifie donc que la charge de l’impôt se trouve concentrée sur seulement 20% des foyers fiscaux réunionnais ! Je trouve ces ratios invraisemblables. Ces ratios s’expliquent non pas par une misère générale des ménages français, mais pour une grande part, par une inimposabilité organisée par de nombreux contribuables potentiels, soit pour bénéficier des aides sociales et des aides publiques, ou pour profiter des divers biais de notre système fiscal, qui permet aux très riches contribuables, aux entrepreneurs individuels, aux patrons d’entreprise d’échapper à l’impôt en toute légalité.

 

En toute fin de chose, la machinerie fiscale se trouve concentrer sur les seules épaules des salariés et des fonctionnaires, qui se voient seuls imposer de financer l’Etat et le gouvernement, et la machinerie administrative et policière qui n’est chargée que de leur tomber dessus, de les contrôler, de les surveiller, de leur imposer limitations, amendes et taxes.

 

4)     Quid de la perception des impôts reposant sur les entreprises, sachant que de nombreuses entreprises ne sont déjà pas capables de reverser convenablement les cotisations sociales qu’elles prélèvent déjà sur leurs salariés

 

La question du prélèvement des cotisations sociales salariales et employeurs et leurs paiements réels aux organismes de sécurité sociale ou de retraite complémentaire est pourtant déjà un enjeu monstrueux. De très nombreuses entreprises ne règlent comme elles le devraient la TVA perçues, les cotisations salariales prélevées sur leurs employés, les éventuelles cotisations au profit de caisse de congés payés (dans le bâtiment), ou dans les organismes de retraite complémentaire, et le gouvernement veut leur transmettre le paiement de l’impôt sur le revenu, sachant que ce sera donc de nouvelles sommes que des employeurs peut scrupuleux pourront faire disparaître ou simplement ne pas payer, avec tous les risques et tous les ennuis qui s’abattront ensuite sur leurs salariés qui risqueront de se voir prélever deux fois ces sommes ? Les patrons peu scrupuleux sont-ils si rares, sachant que le gouvernement envisage une amélioration du taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu, qui selon lui, devrait passer de 98% de taux de recouvrement à 99% de taux de recouvrement ? Quel est le taux de recouvrement de la TVA ? Des cotisations sociales dues à la Sécurité Sociale ? Des cotisations sociales dues aux organismes de retraite complémentaires ? Pour ces raisons, un taux de recouvrement de 99% me paraît immensément exagéré ! 

 

Et au final, les salariés feront-ils les frais de défaut de remboursement de leurs impôts par leurs employeurs ? Les employés du Fisc qui font la promotion de cette réforme de la collecte de l'impôt certifient que ce ne sera pas le cas. Mais qu'en sera-t-il réellement lorsque des patrons s'envoleront réellement avec les salaires, les cotisations, les taxes et les impôts de leurs salariés, ou quand ils ne remettront pas de fiches de paye à leurs salariés ? 

 

La logique et la sécurité voudraient que les salariés soient opposés à cette réforme, comme à tout projet de ce gouvernement ni de droite ni de gauche et sûrement pas du centre.

 

 

Saucratès


04/09/2018
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Billets d'humeur

Réflexion deux (mercredi 8 août 2018)

Le transfert aux entreprises du financement des arrêts maladie des salariés. Fausse bonne idée ou piège ultralibéral

 

Les Echos s’étaient fait l’écho d’un projet, de pistes de réflexion du gouvernement à l’étude, concernant un transfert du paiement des indemnités journalières de maladie de la Sécurité Sociale vers les entreprises. Le Monde s’en est également fait l’écho plus récemment.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/08/07/le-gouvernement-veut-faire-payer-les-indemnites-journalieres-d-arret-maladie-aux-patrons_5339969_3234.html

 

Le projet est assez simple. Aujourd’hui, les arrêts maladies sont indemnisés par la Sécurité Sociale, au-delà des trois premiers jours de carence pour lesquels il n’y a pas d’indemnisation. Mais l’on sait que de nombreuses entreprises maintiennent les salaires de leurs salariés pendant une partie des congés maladie, en couvrant notamment les jours de carence non indemnisés. Le projet du gouvernement viserait à transférer le versement des indemnités journalières pour la première semaine ou pour le premier mois des arrêts maladie en les mettant à la charge des entreprises.

 

Le Monde présente cette réforme comme une mesure inquiétant au plus haut point les principales organisations patronales, au premier rang desquelles le MEDEF et la CPME. Et apparemment, selon le journal Le Monde, le gouvernement « donnerait l’impression de prendre contre-pied de sa politique pro-entreprise » qu’il mène actuellement ! Mais un tel aveuglement d’un tel journal est coupable. A moins qu’il ne s’agisse d’une nouvelle forme de manipulation médiatique : aveugler le bon peuple pour lui masquer une nouvelle attaque des droits des salariés.

 

Car il ne faut pas être idiot. Quel sera la compensation qui sera octroyée/obtenue par le patronat si le financement d’une partie du coût lié aux arrêts de travail leur serait transférée ? Pour quelle raison un gouvernement ouvertement ultralibéral pourrait-il vouloir transférer/mettre à la charge du patronat, des entreprises, le financement des arrêts de travail ? Ne pensez-vous pas qu’en échange de ce financement des arrêts de travail de courte durée, les employeurs n’obtiendront pas une plus grande possibilité de surveillance, de contrôle des salariés en arrêt maladie ? Que ce soit ceux de l’entreprise ou plus largement l’ensemble des salariés ? Pour l’instant, un salarié en arrêt maladie avait impact sur l’organisation des entreprises. Il fallait éventuellement suppléer à l’absence d’un salarié ou au minimum organiser différemment l’entreprise pour pallier à une absence. Demain, un arrêt maladie aura en plus un coût financier supplémentaire et je suis presque certains que les employeurs bénéficieront demain d’une plus grande marge de manœuvre en matière de contrôle de la véracité de la maladie de leurs salariés, ou alors qu’ils seront incités (financièrement) à les contrôler plus précisément, plus méthodiquement.

 

Cette mesure, ce projet aujourd’hui à l’état hypothétique, que l’on voudrait nous faire croire comme un projet anti-entreprise, auquel les organisations patronales commencent à réagir en mettant en avant le coût financier supplémentaire qui devrait peser sur les entreprises, est en fait très vraisemblablement un projet anti-salariés, de régression des droits collectifs des salariés, visant à davantage de contrôle et de souplesse d’un régime de sécurité sociale présenté comme archaïque par un gouvernement ultralibéral. Cette mesure porte en germe le démantèlement de la Sécurité Sociale universelle française pensée au sortir de la seconde guerre mondiale. Dans quelques années, chaque entreprise sera autorisée à faire varier les niveaux de remboursement des arrêts maladie, dans le pur respect des idéaux ultra-libéraux aujourd’hui au pouvoir en France.

 

Cette mesure n’inquièterait pas les organisations patronales, si elle arrivait à être accompagnée de mesures de réduction des cotisations ou de contrôle supplémentaire de leurs salariés en arrêt maladie. Ce n’est qu’un nuage de fumée, alimenté par les organisations patronales, qui se disent alarmées, pas certaines organisations de salariés qui vont se déclarer favorables à cette juste mesure permettant de ramener la barre gouvernementale vers l’intérêt des salariés (réaction typique à attendre de la CFDT nationale) au détriment des entreprises, et enfin par les médias nationaux, qui loin d’essayer d’en analyser les conséquences à plus long terme, vont surtout dépeindre un gouvernement voulant casser son image pro-entreprise !

 

Non, il faut préserver par-dessus tout le fonctionnement de la Sécurité sociale universelle à la base du modèle social français, et éviter toute remise en cause, démantèlement de ce régime. Et combattre dans la rue tous les projets de ce gouvernement ni de droite ni de gauche mais surtout ultralibéral (GNDDNDGMSU). Nous n’avons passé qu’une seule année de ce gouvernement et il reste encore quatre autres années à subir ce gouvernement et sa politique.

 

 

Réflexion une (samedi 14 juillet 2018)

Propos liminaires sur l'acharnement médiatique dont sont victimes tous les hommes qui ont aussi le malheur d'être blanc ou juif en France 

 

Est-il normal que tant de petites choses nous énervent? Est-il normal d'entendre, de rencontrer tant de situations qui nous paraissent inacceptables, incompréhensibles, incohérentes voire injustes et iniques? Est-il normal que tant de décisions prises par ce gouvernement nous paraissent injustes, iniques, incompréhensibles? Pourquoi? Cela fait certes beaucoup de questions sans réponses. Ce sera les sujets traités dans ces prochains billets d'humeur.

 

La lecture d'un journal comme Le Monde est particulièrement instructive sur ce sujet. Bizarrement, j'aime toujours la façon dont ce journal traite l'information même si je ne partage plus forcément certaines des idées qu'il véhicule et surtout la position pro-macroniste qu'il défend ou bien que certaines personnes/actionnaires le contraint à tenir. 

 

1) Naomi Musenga

 

Le premier sujet que j'aborderais dans ces billets d'humeur traite de cette histoire de cette jeune femme, Naomi Musenga, morte fin décembre 2017 malgré un appel passé au SAMU, et des poursuites judiciaires intentées contre la personne ayant reçu/eu à traiter son appel dans ce SAMU. Que peut-on dire de Naomi Musenga, si ce n'est qu'elle avait 22 ans, que ses parents et sa famille sont effondrés et qu'elle est décédée d'une défaillance de plusieurs organes et viscères, suite à une intoxication au paracétamol qu'elle prenait apparemment en surdose depuis pourtant à peine une semaine. Ce qui lui est arrivé est certes dommageable, mais je n'arrive pas à comprendre comment on peut à partir de cette histoire très triste, s'acharner sur le SAMU et sur cette pauvre opératrice en assistance de régulation médicale ! Et l'information judiciaire ouverte du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X, indiqué en ce debut juillet 2018 par la Procureur de la République de Strasbourg, n'est qu'une nouvelle forme d'acharnement contre cette pauvre opératrice, déjà suspendue à titre conservatoire par son employeur.

https://www.lemonde.fr/sante/article/2018/05/12/au-samu-l-onde-de-choc-du-drame-de-strasbourg_5297917_1651302.html

 

Ces parents dont l'unique pensée est de chercher un responsable au décès de leur fille, tous ces politiques qui clament à la faute inexcusable de la fautive, ces médias et ces réseaux sociaux africains qui hurlent au racisme , qui s'inventent des expériences dans les centres d'appel du SAMU, toute cette exagération, toute cette exaspération, me donne envie de vomir. De manière amusante, en lisant un blog comme le  www.bondyblog.fr, on se demande très vite si les partisans de l'antiracismosphère ne sont pas finalement aussi racistes que les pseudo-racistes qu'ils combattent, en décrivant des méchants blancs racistes qui seraient partout selon eux.

 

Rares sont les articles de presse ou les opinions exprimées sur les réseaux sociaux qui mettent en avant les multiples appels factices que les opérateurs du SAMU doivent en permanence subir. Quand les jeunes de certains quartiers cherchant à caillasser des pompiers ou des urgentistes et n'hésitent pas à appeler le SAMU afin  d'attirer les secours dans des guets-apens pour pouvoir s'amuser. Combien d'appels factices cette pauvre opératrice n'avait-elle pas eu à subir dans les heures précédant cet appel de Naomi Musenga, ou dans les jours précédents ? Mais elle aurait dû évidemment savoir l'urgence de la situation ! Les opératrices du SAMU doivent certainement disposer d'une boule de voyance pour savoir reconnaitre les vraies urgences de toutes les faux symptômes que certains trouvent amusants de balancer au SAMU. Mais non, vous avez raison, haro sur l'opératrice !

 

Certes, cette opératrice a osé dire à cette jeune femme qui n'allait pas tarder à décéder, que tout le monde meurt un jour. Certes mais en même temps c'est pourtant vrai. Elle l'a envoyé vers SOS Médecins au lieu de lui passer un médecin référant du SAMU. Mais est-il possible de transférer tous les appels vers les quelques rares médecins présents sur un plateau du SAMU, qui seront vraisemblablement très souvent en ligne dans ce cas-là? D'une certaine façon, ce n'est pas de chance pour cette opératrice que Naomi Musenga soit morte juste après ! Ce qui pose problème, c'est bien la recherche permanente des fautes de certaines personnes, moquées, agressées mais auxquelles on ne reconnaît pas le droit d'être humain et d'être faillible. Mais c'est certainement beaucoup plus facile à dire dans ma position, dans ce blog, et beaucoup plus difficile lorsque l'on se retrouve face à la mort d'un proche. On a alors seulement envie de trouver un coupable, qui que ce soit, que ce soit un médecin, un opérateur du SAMU ou un fou du volant ou du guidon.

 

2) Eric Zemmour et l'islamophobie

 

Autre billet d'humeur, l'ostracisme et les condamnations pénales dont est victime Eric Zemmour. Eric Zemmour est un incompris, condamné pour racisme et islamophobie.

https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2018/07/14/la-chronique-d-eric-zemmour-supprimee-des-programmes-de-rtl_5331330_3236.html

 

On appelle cela le politiquement correct. Il ne faut rien dire ni rien écrire qui ne soit pas politiquement correct, sinon vous êtes immédiatement poursuivis par des islamistes et des bien pensants, des violeurs patentés et vous risquez d'être condamné par la justice française. Cette même justice française incapable de condamner des terroristes ou des islamistes idéologues. Le crime de chrétienophobie ou de catholiscismophobie (ni même les termes d'ailleurs) n'existe pas d'ailleurs. Comment pourrait-on condamner des gens pour un crime voire même un mot qui n'existent même pas ? Des francais sont donc condamnés pour islamophobie alors que les tarés haineux et racistes qui appellent au djihad et à la guerre sainte ne sont même pas inquiétés sur le sol francais (et je ne parle pas de tous ceux qui depuis l'Algerie, le Maroc, la Tunisie, la Lybie, les Comores, l'Arabie Saoudite ou l'indonésie, appelent encore bien plus nombreux et plus violemment au Djihad et à la mort des infidèles chrétiens !).

 

Il n'est donc pas possible en France d'être islamophobe publiquement ou de dire que «la plupart des trafiquants sont noirs et arabes» ? Bon on est d'accord, Zemmour là dessus est idiot, il aurait aussi pu parler des roms qui ne sont ni noirs ni arabes. C'est vachement insultant d'être oublié de cette manière. Ou se trouve le crime dans ce que Zemmour a déclaré ? Est ce parce qu'il est interdit de faire des statistiques ethniques en France qu'il est condamnable de déclarer cela ? Ou bien au contraire est ce parce que les statistiques existent et démontrent le contraire ? Ou bien encore est-ce parce que le fait d'expliciter le trafic par la couleur de peau et la religion revient à réduire les autres facteurs à néant ? Si ces statistiques existaient et étaient accessibles, que démontreraient-elles ? Donneraient-elles tord à Eric Zemmour ? Et n'est-il pas aberrant qu'une personne comme Eric Zemmour puisse être condamné alors qu'il a raison, ou bien sans que personne ne se fatigue à démontrer le contraire ? 

 

N'est-ce pas au fond étonnant et insupportable ? De la même manière que l'acharnement dont est victime Eric Zemmour interroge également ? Pour la justice française, il semble qu'il vaille mieux être une victime noire ou islamique qu'être blanc, chrétien ou juif !

 

3) Les délires ultrafeministes des suprémacistes féministes de #meetoo et de #balancetonporc.org et du journal Le Monde

 

Nouvel article sur les salauds de mecs dans le journal Le Monde. C'est fatigant! Chaque jour, on a droit aux rancœurs de femmes ou de jeunes femmes sur les horribles harceleurs mâles. Pourquoi cette accumulation de témoignages à charge à l'encontre des hommes ? Des témoignages sans aucune possibilité de contrôle ou de vérification. Des putains d'hommes qui se permettent des remarques sexistes sur les femmes qui prennent des douches ou bien qui se permettent des attouchements dans la foule, dans les concerts ou dans le métro ! Y en a marre à la fin de cette fixation anti-homme du Monde !

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/07/14/en-festival-tous-les-ans-il-y-a-un-mec-pour-me-peloter-pendant-un-concert_5331327_3224.html

 

 

4) La Turquie d'Erdigan

 

Dernier point de ce billet d'humeur, l'absence de toute forme de remise en cause de la position officielle gouvernementale sur les dernières élections présidentielles et législatives turques. A-t-on lu une remise en cause du résultat affiché de la dernière présidentielle, avec Erdogan élu avec 52% des voix? A-t-on lu une analyse critique de ce résultat, de la reconnaissance de leur défaite par les principaux adversaires d'Erdogan, dont Le Monde indiquait qu'ils reconnaissaient leur défaite ? A-t-on même lu une contestation du nombre astronomique de limogeages dans la fonction publique turque, plusieurs centaines de milliers de limogeages depuis la dernière tentative de coup d'état avortée, et 18.000 il y a quelques jours ?

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/07/08/turquie-plus-de-18-000-fonctionnaires-renvoyes-par-un-nouveau-decret-loi_5327975_3210.html

 

La veille de l'election présidentielle turque, j'avais lu un article du Monde indiquant que la chaîne de télévision gouvernementale s'était trompé et avait transmis par erreur des résultats de la présidentielle indiquant une victoire d'Erdogan avec 52%. Apres coup, la chaîne avait indiqué qu'il s'agissait d'une erreur. Certains imaginaient que cet essai correspondait à un test des réactions de la population turque. 

 

Finalement, dimanche soir, les résultats de l'élection d'Erdogan tombaient : victoire d'Erdogan avec 52% des voix soit exactement les résultats testés par la chaîne progouvernementale turque ! Donc, soit les médias turcs ont des capacités à prévoir l'avenir et notamment les résultats électoraux de leur glorieux leader, soit c'est un pur hasard que cette chaîne gouvernementale soit tombée sur le même résultat ! 

 

Le plus triste, ce n'est pas simplement qu'un pays aux portes de l'Europe soit une dictature qui travestisse les résultats des opérations électorales pour permettre la réélection d'un dictateur, pays qui soit toujours d'ailleurs candidat à une adhésion a l'Union Européenne ... Ce n'est pas non plus que les droits de l'homme y soient niés ... Non, le plus atroce dans cette histoire, c'est qu'un journal comme Le Monde n'interroge pas ces résultats qu'ils publient. Ne signalent pas cette histoire de test précédant l'élection présidentielle et reflétant exactement les scores d'Erdogan ! Ne se demande même pas si les candidats turcs malheureux reconnaissant leur défaite ne sont pas victimes de chantage ou de violence ? 

 

La Turquie est aux portes de l'Europe. Aux portes même de l'Union Européenne, qu'elle assiège continuellement et qu'elle compte bien envahir grâce à la pression des réfugiés africains qu'il lui serait possible d'encourager ou au contraire de décourager ... Une dictature à l'idéologie islamiste aux portes de notre Europe ! Ceci ne représente-t-il pas un danger particulièrement grand ? Et pourtant le journal Le Monde traite ce pays comme une démocratie insoupçonnable, parfaite, au dessus de tout soupçon ! Incompréhensible ! En 1938, il en avait été de meme avec Hitler et les nazis. L'Allemagne était la démocratie par excellence et Adolphe Hitler le démocrate par essence !

 

 

Saucratès


14/07/2018
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