Critiques de notre temps

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Égalité entre les hommes et les femmes


Les affaires Bayou Quatennens et Coquerel - Disproportion, lynchage médiatique ou règlement de compte politique

Les affaires Bayou Quatennens et Coquerel - Disproportion, lynchage médiatique ou règlement de compte politique

 

Par Saucratès 

 

Rome, mercredi 21 septembre 2022


Est-ce un crime de ne rien voir de choquant dans les affaires Julien Bayou, Adrien Quatennens, Éric Coquerel ou dans le tweet de soutien de Jean-Luc Mélenchon à Adrien Quatennens ? Pour les laudateurs des mouvements #metoo ou #balancetonporc, cela équivaut-il à valider la violence faite aux femmes ? S’agit-il d’une minimisation machiste des faits ? Voire une preuve de mon propre comportement inapproprié vis-à-vis des femmes et de la gente féminine ?

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/09/19/l-affaire-adrien-quatennens-plonge-la-france-insoumise-dans-l-embarras_6142178_823448.html

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/09/20/l-affaire-quatennens-une-premiere-faille-dans-la-domination-de-jean-luc-melenchon-a-lfi_6142375_823448.html

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/09/20/affaire-adrien-quatennens-des-deputees-lfi-assument-de-tatonner-sur-une-question-complexe-elisabeth-borne-juge-la-reaction-de-jean-luc-melenchon-extremement-choquante_6142414_823448.html

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/09/20/sandrine-rousseau-affirme-a-la-television-avoir-recu-une-accusatrice-de-julien-bayou-fabien-roussel-et-clementine-autain-affichent-leurs-doutes-sur-la-methode_6142436_823448.html

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/07/14/affaire-eric-coquerel-la-justice-ouvre-une-enquete_6134828_823448.html

 

Pour ma part, je ne le pense pas. Tous les hommes sont des humains comme les autres, avec des accès de colère ou de rage, que l’on réussit parfois plus ou moins bien à contrôler, et avec parfois aussi des erreurs de comportement ou de pensée, ou des pulsions, que l’on arrive parfois là aussi plus ou moins bien à contrôler. Nous sommes tous des humains, tout comme les femmes.

 

Petit test pour tous ceux et toutes ceux qui en doutent, qui s’imaginent parfaits, qui s’imaginent irréprochables ou qui imaginent que les personnes de sexe féminin, ou homosexuelles, sont absolument irréprochables.

 

Placez-vous devant votre épouse ou votre époux, faites-vous accompagner d’une personne de votre choix, d’un sexe correspondant à votre orientation sexuelle, et indiquez à votre épouse ou à votre époux que vous l’avez trompée avec cette personne qui vous accompagne. Je gage que bien peu d’entre vous échapperont à une claque retentissante.

 

Et pour peu que vous agissiez comme la femme d’Adrien Quatennens, il ne vous restera plus alors qu’à partir déposer une main courante ou une plainte à la gendarmerie contre votre époux ou votre épouse. Pour peu qu’elle soit une femme politique, une personne célèbre ou un fonctionnaire d’état ou de la fonction publique, vous pourrez même obtenir sa mise en retrait de la vie politique ou sa mise à pied conservatoire.

 

Evidemment, je ne dis pas que je réagirais de cette manière, ni que toutes les femmes réagiront de cette manière. Absolument pas. Le contrôle de soi, de sa rage, de sa déception, fait partie de ces choses inégalement réparties entre les personnes. Il y a des personnes non violentes, douces. Non, je pense simplement que plus d’une femme réagirait très mal à une telle annonce, même si elle s’en voudrait peut-être très vite juste après. Mais si vous, en face, êtes une personne de mauvaise foi, cherchez à obtenir un divorce pour faute, aux dépens de votre conjointe, alors ce sera l’occasion rêvée pour instrumentaliser et profiter d’un tel instant de violence, d’un moment d’égarement, d’une erreur. Et au fond, est-ce que répondre à un tel aveu par une phrase du genre : « ça tombe bien, moi aussi je te trompe depuis un an ! », n’est-ce pas également une forme de violence, verbale dans ce cas-là ? Tout ne serait que violence du coup, comme de se retourner et ignorer à jamais cette personne ! Tout n’est-il pas que violence ?

 

C’est maintenant que la parole du Christ prend toute sa valeur : «Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre !» (Évangile de Jésus Christ selon Saint-Jean).

  

Les affaires Julien Bayou, Éric Coquerel ou Adrien Quatennens me semblent totalement disproportionnées, même si politiquement je n’apprécie pas du tout ces personnes-là. On va beaucoup trop loin dans l’intrusion dans la vie personnelle des personnes, surtout dans celles des hommes, comme si le simple fait d’être un homme était déjà un crime en soi. Comme pour la plainte déposée contre Eric Coquerel pour une drague un peu trop appuyée, insistante, lourde en boite, pour des gestes sur des parties inappropriées du corps de cette femme, non nécessaires à la danse. Evitez de danser la chenille avec cette personne-là si vous ne voulez pas être poursuivi pour harcèlement sexuel.

 

Mais on va où de cette manière-là ? Vous ne vous rendez pas compte que vous, les féministes, dans votre combat contre les hommes, dans votre haine du sexe masculin, vous allez beaucoup beaucoup trop loin ? Que c’est totalement disproportionné ? Que vous allez créer une telle haine chez les personnes de sexe masculin que les conséquences en seront gravissimes ? Et si nous aussi, nous nous mettions à instrumentaliser le moindre geste, la moindre parole inappropriés !

 

Il faut savoir raison garder ! Ce qui est dans l’ordre de l’intime, du couple, doit pouvoir rester dans l’intime. Et les journaux, comme Le Monde, Le Canard ou Médiapart doivent cesser de chercher à faire le buzz avec ces picrolinesques petits dérapages. Ou alors que la police traite et intervienne dans toutes les affaires de ce type, même quand celle qui donne une baffe est une femme et la pauvre victime est un homme.

 

Et d’ailleurs que fait-on pour une claque donnée à un enfant … Exclusion et mise en retrait de la vie politique également ? J’espère. Et attention au premier membre de l’illustre compagnie qui minimise la claque donnée par une mère ou un père à son enfant ! Les enfants ont les mêmes droits au respect de leur corps que des adultes ! Et au fait, on remonte sur combien d’années ? Sur combien de décennies ?

 

Je sais, je ne vais pas me faire que des amis avec cet article. Saucratès


21/09/2022
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Féminisme vs Masculinisme - Une guerre médiatique inavouée

FEMINISME VS MASCULINISME - une guerre mediatique INAVOUÉE

 

Par Saucratès

  

Saint-Denis de la Réunion, samedi 16 juillet 2022

 

Quelques articles complètement déjantés du journal Le Monde sur le «féminisme» et le «masculinisme». Apparemment, ils analysent le malaise vécu par les hommes devant les excès du féminisme comme devant les mouvements extrémistes #metoo et #balancetonporc comme une manière d’asseoir leur suprématie. Mais cette analyse émane d’une femme, une anthropologue nommée Mélanie Gourarier, de parti pris évidemment féministe et du journaliste Frédéric Joignot. 

«Au minimum, le masculinisme consiste à penser que la masculinité est quelque chose de problématique. De façon plus radicale, il s’exprime chez les hommes qui montent sur des grues ou se masquent de blanc pour ­revendiquer leurs « droits de père », s’isolent en forêt pour retrouver leur « vraie nature », se regroupent pour apprendre de nouvelles techniques de séduction ou, plus récemment, se disent agressés par l’appel #balancetonporc, visant à dénoncer harcèlement et agressions sexuelles.»

 

Nota : Le site #balancetonporc ne vise pas uniquement à dénoncer des harcèlements et des agressions sexuelles. Il ne concerne d’abord que les hommes comme supposés prédateurs et les femmes comme supposés victimes. 

Deuxièmement, celle qui est à l’origine du site #balancetonporc a été condamnée depuis par la justice ; ses accusations étaient fausses, mensongères et diffamatoires. #balancetonporc est un site de délation institutionnalisé sur lequel des femmes supposément victimes choisissent de dénoncer des ‘porcs’ contre lesquels elles ne pourraient légalement lancer aucune poursuite judiciaire ou pénale valide. Au fond, c’est un site pour salir les hommes contre lesquels telle ou telle femme, ou homme, ont des comptes à régler. 


Nota bis : Quant aux supposés droits des pères que les masculinistes revendiqueraient à tord, qui ne seraient en aucun cas remis en cause, et qu’il ne serait pas nécessaire de défendre, ces assertions d’une femme et d’un journaliste semblent ignorer que les pères divorcés sont le plus souvent privés du droit d’éduquer leurs enfants, ne bénéficient jamais de la garde de leurs enfants, et bénéficient au mieux du droit, ou du devoir, de les avoir deux week-ends par mois et quelques semaines pendant les vacances ... Mais qu’ils doivent toujours payer des pensions alimentaires pour subvenir aux besoins de leur enfant et de leur ex-femme. 

 

«Pour eux, les valeurs de la masculinité ont été reniées, diluées par cinq décennies d’un féminisme qu’ils croient hégémonique. Il leur faut donc défendre « la cause des hommes », répondre au « malaise des hommes », protéger des intérêts proprement masculins, trouver des lieux où exprimer leurs angoisses qui, si elles sont réellement ressenties, n’en sont pas moins historiquement construites et socialement situées.»

 

Nota ter : Au milieu de ce verbiage pseudo-intellectuel, «angoisses historiquement construites et socialement situées…», cette anthropologue et ce journaliste semblent oublier les réunions racisées et sexuées d’où les blancs et les hommes sont exclues. Les femmes auraient donc le droit de se rencontrer entre femmes uniquement pour parler de leurs difficultés, de leurs combats, de même que les personnes racisées. Mais lorsque des blancs organiseraient des réunions qui ne seraient ouvertes qu’aux blancs, ce serait du racisme, tandis que des réunions ouvertes aux seuls hommes seraient du sexisme. 

 

«Si la parité a progressé dans plusieurs domaines, toutes les études montrent que ce discours sur l’inversion de l’inégalité est faux. Il n’y a pas eu de renversement des rapports de pouvoir. Dans tous les champs sociaux, les hommes demeurent dominants au niveau des salaires, des postes-clés, des directions, des hiérarchies. Très peu partagent le travail domestique. Ils laissent majoritairement aux femmes la garde des enfants. Des dizaines de milliers de femmes sont battues en France chaque année. Et le déferlement des plaintes sur #balancetonporc et #metoo montre que le rapport de force est à l’avantage des hommes, que ce soit au travail, dans les lieux publics ou dans les rapports familiaux et amoureux.»

  

https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/02/dans-tous-les-champs-sociaux-les-hommes-demeurent-dominants_5209202_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/07/09/sur-les-reseaux-sociaux-la-pensee-masculiniste-de-la-manosphere-cible-les-jeunes-adolescents_6134060_4401467.html

 

Nota quater : Où en revient donc une nouvelle fois à #metoo et à #balancetonporc et au déferlement de plaintes - mais ils faudrait plutôt parler de dénonciations si on limite l’usage du terme de plainte à une procédure policière ou judiciaire constituée, et non à un torrent d’obscénités pour la pluplart inventées. 
 
Combien de véritables actes pénalement répréhensibles, pénalement condamnables, dans ce supposé déferlement de supposées plaintes sur #metoo et #balancetonporc ? Et inversement combien de témoignages inventés, faux, diffamatoires, dans ce même déferlement ? Tout particulièrement le premier témoignage à l’origine de #balancetonporc … Les nazis aussi avaient collecté un déferlement de plaintes de la part des concierges des immeubles parisiens, de dénonciations anonymes visant des juifs, des résistants ou des communistes, ou supposés tels, le plus souvent pour permettre à ses délateurs de faire main basse sur des immeubles, meubles ou œuvres d’art. Le féminisme, et ses pires déjections que constituent #metoo et #balancetonporc, ne sont rien d’autres que le nazisme de notre époque. 

 

Au fond, ce déferlement de dénonciations est plus un témoignage de la haine et de l’incompréhension régnant entre les hommes et les femmes, qu’un signe d’une quelconque supériorité de l’homme sur la femme. Ce que #metoo et #balance ton porc démontrent, c’est qu’une large fraction des hommes et des femmes occidentales ne peuvent plus cohabiter ensemble, qu’ils ne peuvent plus partager le monde ensemble.

 

S’il y a une chose qui est écrit depuis des décennies, voire des millénaires, c’est aussi l’inéluctabilité d’une guerre entre les hommes et les femmes, une guerre entre les sexes. Au fond, ce qui est clair, c’est que cette guerre médiatique est commencée. Et que les hommes sont en train de la perdre ; les médias ne faisant que reprendre les arguments féministes, grâce à une profession des journalistes largement féminisée ou d’hommes gagnés, vendus aux thèses féministes. Et aujourd’hui, c’est l’ensemble des institutions judiciaires, policières, politiques qui semblent être gagnées aux thèses féministes et anti-masculinistes, sous prétexte de lutte contre les violences faites aux femmes et aux féminicides.

 

Ces deux articles soulignent aussi la perméabilité des jeunes hommes, des jeunes garçons, aux thèses masculinistes sur les sites de jeu vidéos. Mais, en tant que parent, cela ne m’étonne guère. D’abord, lorsque les jeunes garçons decouvrent les jeux videos, entre 10 et 14 ans, ils sont en pleine période de séparation des sexes. À la différence de la maternelle et des premières années du primaire, où les filles et les garçons ont des amoureux et des amoureuses, les années de collège sont des années où les filles ne jouent qu’avec des filles et où les garçons ne jouent qu’avec des garçons. Essentiellement.

 

Deuxièmement, les jeunes hommes sont très tôt confrontés à l’idéologie feministe. Très tôt, très vite, les jeunes femmes qu’ils rencontrent, à la faculté et dans les écoles, sont gavées d’idées féministes, qu’elles sortent à tout bout de champ, ces mêmes idées féministes qu’elles ressassent à tout bout de champ, qu’elles portent en étendard, comme si les mâles qui les entouraient devaient payer pour toutes les violences que toutes les femmes sont supposées avoir vécu par le passé, comme si ces jeunes gens qui les entourent étaient responsables de ces violences. 

Alors effectivement, l’idéologie masculiniste se répand chez les jeunes hommes aussi rapidement que l’idéologie féministe se répand chez leurs homologues de sexe féminin. À trop promouvoir la rage et la haine, les ultra-féministes vont faire naître la haine et la rage dans les cœurs des très jeunes gens. La guerre des sexes est proche.

 
 

Saucratès


16/07/2022
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Raz le bol du féminisme

Raz le bol du féminisme

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 12 décembre 2021

 
 
Je suis un homme et je n’ai aucune sympathie pour le féminisme, pour le spécisme et pour l’intersectionnisme. La visite de librairies à Paris, comme Jibert, les Fnac ou celle de la cité de la Villette, démontre l’emprise croissante de leurs thèses dans la littérature et dans la production littéraire d’essais sociaux ou politiques. Et c’est insupportable ! Par principe, je n’achèterai en aucun cas aucun de leurs bouquins, pour ne pas aider à la diffusion et à la publicité de leurs thèses stupides !
 

Cela démontre également l’emprise croissante de leurs idées sur le monde de l’édition. Un essai qui ne traite pas d’une de ces thèses (patriarcat, feminisme, spécisme, interdectionnisme …) peut-il encore être publié ?

 

Ils arrivent même à rattacher dans la lutte contre le patriarcat des auteurs comme Théodore W. Adorno dont les écrits  bien plus anciens que ces thèses ne s’y référaient aucunement. Le mot de lutte contre le patriarcat semble ainsi être devenu un motif vendeur

 

Oui, j’étais d’accord avec le féminisme de Catherine Deneuve et du manifeste des 343 salopes, je suis d’accord avec le principe de l’égalité de droits et de salaires entre les hommes et les femmes. Par contre, je ne suis pas favorable aux règles légales de parité, même si elles sont un vrai moyen d’en arriver une véritable égalité de représentation entre les hommes et les femmes. Et je suis contre l’excès de normes qui en découle, et l’interdiction (pour les hommes) ou l’obligation (pour les femmes) de se présenter qui en découle, dans les entreprises ou en politique.

 

Et surtout, je suis contre le principe qui veut que, même chez les gens les plus intelligents, ou pas forcément ultra-féministes, la bonne parité hommes-femmes soit celles où il y a plus de femmes que d’hommes ! Pourquoi se féliciter de quelque chose qui impliquerait dans le cas contraire des commentaires acerbes des féministes sur le non respect de la parité ! On ne peut pas être plus qu’à la parité dans le cas où il y a plus de femmes que d’hommes ! C’est une parité à sens unique !

Il faudrait donc des lois scélérates, liberticides, en France, pour arriver à une juste représentation des femmes en politique, ou dans les entreprises, dans les comités sociaux et économiques ou dans les conseils d’administration ? Comment est-ce possible ? Comment cela se fait-il que l’Angleterre, l’Allemagne ou les pays d’Europe du Nord y arrive sans loi liberticide, mais pas nous ? À force de lois liberticides pour imposer les thèses féministes, ne risque-t-on pas de créer une contre-révolution d’une telle violence que notre monde ne s’en remettra pas ?

 

Et aujourd’hui, on découvre que le concours de Miss France fait l’objet de critiques de féministes stupides ! Une partie des féministes critiquent que les jeunes femmes éligibles soient des célibataires de moins de 25 ans mesurant plus de 1,70 mètre. D’autres critiques voudraient que des hommes ou des femmes transgenres puissent également se présenter à ce concours (puis après ils en contesteront les résultats s’ils ne sont pas élus) - d’autres voudraient que des femmes mariées ou veuves puissent s’y présenter - on peut penser que les féministes naines vont aussi contester le critère de la taille … Je crois qu’on nage en plein délire !

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/12/diane-leyre-ile-de-france-elue-miss-france-2022-dans-un-contexte-qui-pousse-a-elargir-l-acces-au-concours_6105722_3224.html

 

La ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, parle de «règles dépassées qui peuvent être discriminantes», et d’un concours «complètement has been». Ce qui souligne encore plus la stupidité de tels propos, à l’image d’un gouvernement macroniste composé de personnalités politiques clivantes, carriéristes et adorateurs du veau d’or.


Rien n’est plus stupide selon moi que d’être obligé de mettre en premier les femmes lorsque l’on parle d’égalité entre les hommes et les femmes ! Rien n’est plus stupides que des ministres qui donnent leur opinion sur n’importe quoi n’importe quand. En aucun cas, je ne défendrais un concours de beauté qui promeut une vision idéalisée de la femme, qui veut que la réunionnaise éligible, tout comme la martiniquaise, la guadeloupéenne ou la mahoraisé, ne soit ni blanche ni blonde, mais conforme à un certain idéal-type. Néanmoins, ce n’est qu’un concours de beauté, les Lauréates en sont belles, magnifiques, et bien souvent brillantes intellectuellement, et si ce concours fait rêver les unes et les autres, alors c’est un beau concours. Que les transgenres, les naines et les veuves participent à leurs concours de beauté s’ils ou elles le souhaitent. Mais pourquoi vouloir cette couronne de reine de beauté ?

Le féminisme d’aujourd’hui, comme les mouvements antiracistes, sont devenus des mouvements racistes et sexistes dans lesquels l’homme blanc, le patriarche, est devenu la cause de tous leurs maux, l’objet de toutes leurs haines, sauf éventuellement ceux qui font œuvre de culpabilité et s’affirment encore plus stupides et extrémistes que les féministes et les antiracistes. 

Non, je ne peux pas participer à ce délire stupide. Je préférais encore devenir un taliban pour combattre cette stupidité sans nom, que de devoir me soumettre à ces gens et à ce gouvernement stupides. Il faut créer un mouvement d’hommes européens qui n’aient pas honte de réactiver l’hégémonie des hommes blancs et de pondre des lois réactionnaires. 

 


Saucratès

 

 

Post scriptum : combien de fois ai-je écris le mot «stupide» dans cet article ? Signe d‘un énervement sur cette question du féminisme ?


12/12/2021
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Féminisme, qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Saint-Denis de la Réunion, mardi 13 octobre 2020


Ce titre n’est pas vraiment de moi, mais il s’agit plutôt d’un sous titre d’un article du Monde, traitant de Mazarine Pingeot. Comme l’écrivait le ou la journaliste, «la romancière dénonçait le nouveau féminisme qui, selon elle, se complaît dans la morale au lieu d’agir de façon politique.»

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/28/mazarine-pingeot-ce-mortel-ennui-qui-me-vient_6047461_3232.html

 

Elle y parle du mortel ennui qui lui vient, «devant la victoire d’extrémistes de la médiocrité au nom de l’éthique, discréditant les combats féministes : ceux qui luttent pour l’égalité des droits, l’égalité des chances, avec à l’horizon une véritable révolution anthropologique. Combats politiques et non moraux ! Aujourd’hui, les femmes sont assez puissantes pour mener ce combat politique, pourquoi s’en tiendraient-elles à occuper la seule place du ressentiment et de la vengeance, de la délation et de la vindicte ? Est-ce cela, la place naturelle de la femme ?

 

Ce mortel ennui qui me vient, devant une certaine jeunesse sans désir mais pleine de colère, ces jeunes femmes mieux loties que leurs mères et leurs grands-mères, qui ont mené la lutte pour elles, déblayé le terrain pour leur laisser en héritage de continuer le combat : les unes se sentent insultées quand un homme, de sa violence ancestrale, ose un compliment – et c’est comme une gifle en plein visage, certaines appellent ça un viol, au mépris de celles qui en ont vraiment été victimes ; les autres se déguisent en putes pour imiter les danseuses des clips de rap qui vantent l’argent facile et l’amour monnayable.»

 

J’adore ce texte. J’adore les idées qui y sont développées, tout du long. J’aurais pu l’écrire, beaucoup moins bien parce que je n’ai pas son talent, beaucoup moins légitimement parce que je ne suis pas une femme, parce que je ne suis pas une romancière célèbre, parce que je n’aurais pas su non plus developper aussi perfectement de tels arguments et une telle démonstration.

Mais moi aussi je déteste une philosophie, une vision de la vie, qui me donne à croire que je suis un horrible machiste et un horrible violeur parce que je ne me retrouve jamais dans leurs haines et dans leurs présupposés. Et pourtant je me sentais féministe ! Je porte le nom de ma femme accolé au mien par solidarité avec la violence qui leur était faite, hier comme aujourd’hui, lorsqu’on leur change de force leur nom ou lorsque des hommes estiment que leur femme, leur objet, doit porter leur nom !

 

Mais cela non !

 

Cette justice expéditive née avec le mouvement «metoo» et «balancetonporc.org» ne défend aucune des valeurs avec lesquelles je pourrais me retrouver, que je pourrais partager. Le temps de la justice ne satisfait pas ces féministes extrémistes, ni son obligation d’impartialité ni son obligation de permettre un débat contradictoire, de permettre à l’accusé de se défendre ! (là aussi, l’expression de «justice expéditive» n’est pas de moi mais de la tribune de Catherine M. et de Catherine Deneuve)

 

Mais quelle horreur ! Pourquoi laisser à un homme le droit de se défendre d’avoir violer ou d’avoir importuner une pauvre représentante du sexe faible ? Ou un pauvre homosexuel ou un travesti ? Un homme est forcément coupable, cela saute forcément aux yeux. Les réseaux sociaux ont cette extraordinaire faculté de permettre de véhiculer à la vitesse de la rumeur la moindre des informations et de pouvoir ternir en quelques milliers de clicks les réputations des plus puissants des salauds qui contrôlent le monde, mais aussi des millions de pauvres petits mâles qui auraient eu le malheur de croiser ou d’importuner le chemin d’une de ses prédatrices en jupon qui pullulent dans nos rues, dans nos vies, dans nos entreprises. 

Dans notre société occidentales actuelles, les pires des accusations qui peuvent être portées contre une personne, à coté d’être un violeur d’enfant ou un mari violent, c’est d’être un raciste ou un homophobe. Voir par exemple l’article suivant d’un journaliste infiltré (ou d’un pseudo-policier se lançant dans le journalisme). 

 


Ah, je comprends mieux l’obligation de réserve faite aux militaires du rang pour permettre d’empêcher de telles velléités journalistiques et de tels déballages ! Au fond quelle preuve existe-t-il des affirmations relevées dans ce bouquin, qui deviendra, j’en suis sûr, un grand best-seller d’édition, sans que l’on sache jamais si tous les faits relatés sont réels ou inventés. Et dire que dans quelques années, ce bouquin sera peut-être étudié en anthropologie, à l’égal des grands livres d'ethnologie ou d’anthropologie ? 

Je hais le mouvement metoo, balancetonporc.org, les féministes comme les mouvements antiracistes ou les groupuscules islamistes. Tous ces mouvements qui prospèrent dans la haine de l’homme, de l’homme blanc, du patriarcat occidental, du pollueur mâle occidental ... Au fond, ces mouvements, même les écologistes et les jeunes qui adulent Greta Thurnberg n’ont qu’un seul et unique adversaire : nous, les hommes blancs occidentaux, les décideurs blancs occidentaux ! Sommes-nous véritablement ces monstres qu’elles décrivent, elles et les traitres à la race humaine qui les servent et qui adoptent leurs combats ? 

Vous me demanderez ce qu’il peut y avoir de commun entre une feministe (ou plutôt une ultra-féministe) et un terroriste islamiste ? Rien si ce n’est une même haine, la haine de l’homme blanc occidental. 

Oh évidemment, ces ultra-féministes ne sont qu’une infime minorité des femmes. De même que les islamistes, les écologistes extrémistes ou les antifascistes ne sont que quelques minorités. Néanmoins, pour une poignée de femmes qui les contestent, comme Catherine Millet, Catherine Deneuve ou Mazarine Pingeot, une proportion beaucoup plus importante de femmes (comme des musulmans pour les idées islamistes ou de jeunes pour les combats de Greta Thurnberg), se reconnaissent dans leur combat. J’ai ainsi été effaré de découvrir que 25% des jeunes musulmans français ne condamnent pas l’attaque terroriste contre le journal Charlie Hebdo et l’assassinat de ses journalistes et dessinateurs ! Nombre de femmes jugent peut-être légèrement exagérées certaines actions des féministes, mais nombre d’entre elles s’y reconnaissent. Mais il y a aussi un très grand nombre de femmes qui ne s’y reconnaissent pas dans ce combat haineux.

 

Mais comme le disait un grand homme, «le monde est dangereux, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et qui laissent faire» (Albert Einstein). Les hommes ne devraient donc pas laisser une minorité d’entre eux frapper et tuer leur femme, et les femmes ne devraient pas laisser les haines et les rancœurs d’une minorité d’entre elles créent les conditions d’une guerre des sexes entre les hommes et les femmes.

 

 
Saucratès


13/10/2020
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Pourquoi la notion de patriarcat est-elle devenue un sujet à la mode?

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 7 mai 2020

 

Foin de Covid 19 et de confinement ; changeons de sujet de préoccupation ! On ne pense pratiquement plus qu'au confinement, il occupe vraisemblablement toutes nos pensées (entre ceux qui réagissent mal au confinement et ceux qui craignent de perdre leur emploi et de se retrouver au chômage à la fin de la période de confinement ... ou qui y sont déjà), et les informations télévisées ne parlent pratiquement que de cela. Donc, aujourd'hui, je souhaite vous parler d'un autre sujet qui, je trouve, a pris une place importante dans le débat public ces derniers mois.

 

Ce sujet, c'est le terme «Patriarcat» ! Assez régulièrement, à la télévision, des journalistes, souvent de sexe féminin, utilisent ce terme en parlant de la société actuelle et de l'organisation du pouvoir dans notre société. Bizarrement, j'avais rarement entendu ce terme de «patriarcat» dans le débat public, dans le domaine médiatique, avant ces derniers mois. Et coup sur coup, je l'ai entendu à plusieurs reprises, tout en lisant le récent livre (2019) de Heide Goettner-Abendroth intitulé «Les sociétés matriarcales - Recherche sur les cultures autochtones à travers le monde» (titre original en langue anglaise : «Matriarcal Societies, Studies on Indigenus Cultures across the Globe» - 2012-2018).

 

Qu'est-ce que le «patriarcat» ? Et à quoi s'oppose-t-il ? Heureusement, il est particulièrement simple de répondre à ma deuxième question. Le «patriarcat» s'oppose à une notion qui s'appelle le «matriarcat». Notre organisation sociale, que certaines féministes considèrent comme «patriarcale», s'opposerait ainsi à une organisation sociale dite «matriarcale». En plus simple et plus clair, ce serait l'opposition entre une organisation reposant sur le pouvoir des pères, des hommes, des vieux, contre une organisation reposant sur le pouvoir des mères, des femmes. Voilà sous une forme schématique ce que l'on entend par «patriarcat» et par «matriarcat».

 

La vraie question, ce serait de savoir pour quelle raison ce terme de «patriarcat» envahit actuellement notre espace médiatique, pour quelle raison des livres sortent sur cette opposition et surtout pourquoi ce terme envahit le discours des journalistes, en tant qu'idéologie à déboulonner, à combattre, à anéantir ? Qu'est-ce qui fait qu'un thème devient un thème à la mode, un thème plus ou moins central dans le discours médiatique ? (Même si je conviens que c'est compliqué à entendre aujourd'hui sachant l'importance et l'omniprésence dans les médias de la crise du coronavirus et de la gestion du confinement)

 

Terme à la mode, qu'il est de bon ton de critiquer, descendre, combattre. À cette heure où le pouvoir des vieux hommes est combattu à la fois par les mouvements feminins, féministes, mais aussi par les jeunes loups aux longues dents qui rêvent de remplacer prématurément les anciens, que ce soit dans le monde de la politique, de l'économie ou de la Culture. Cette offensive vise vraisemblablement à contrer toutes velleités de prendre le parti, de défendre l'exercice du pouvoir légitime par des hommes relativement âgés, blancs et hétérosexuels. Il est de bon ton pour tout homme, quel que soit son origine, son âge, son orientation sexuelle, de faire acte de foi à la nouvelle idéologie anti-patriarcat des médias et de la Culture. C'est le nouveau Mal absolu, aux côtés évidemment du fascisme (qui n'a évidemment pas quitté le devant de la scène de la détestation médiatique). De toute façon, pour tous les tenants du rejet du patriarcat, femmes, jeunes, défenseurs de la diversité, le «patriarcat» et le «fascisme» sont les deux faces d'une seule et même pièce. D'où l'obligation pour tout homme d'âge mûr ne voulant pas être taxé de facho de critiquer lui aussi le «patriarcat» !

 

Dans un deuxième article, je décrirais et critiquerais plus précisément ce livre de Heide Goettner-Abendroth (très bon livre d'anthropologie au demeurant), dont on peut déjà souligner le féminisme plus que virulent ... Une simple citation du début de l'introduction suffira, je pense, à expliciter mon interprétation :

 

«... Chaque système philosophique a toujours fait référence à l'homme et, même si ce terme était supposé inclure les femmes, il était évident que, en fait, seule la moitié masculine de l'humanité était prise en compte : l'homme était la norme, le standard de l'être humain. La moitié féminine de l'humanité n'existait pas dans les systèmes philosophiques ; «être humain» et «homme» étaient des termes interchangeables dans leur mentalité comme dans leur façon de parler européennes et occidentales. Je me sentais comme une extra-terrrestre, en proie à la perte progressive de mon identitié en tant que femme...»

 

Mais ceci n'est pas ici l'objet de mon propos, ni même de m'apeusantir sur les travers de la notion de matriarcat opposée et idéalisée face à cette notion de patriarcat que le monde de la Culture semble vouloir vouer aux gémonies. L'objet de mon propos est d'interroger l'apparition de ce concept de patriarcat dans le débat médiatique actuel. N'est-il qu'un nouvel instrument dans les mains des féministes et des penseurs du politiquement correct ? N'est-il qu'une nouvelle arme dirigée vers le pouvoir de l'homme blanc hétérosexuel âgé, une nouvelle façon de déligitimiser l'exercice de son supposée  pouvoir sur la société occidentale ? 

 

Ou bien n'est-ce essentiellement qu'un effet de mode de la part des journalistes de tout milieu, de tout sexe, de toute orientation sexuelle, une manière de coller à l'air du temps, une manière pour eux de démontrer qu'ils ont des lettres et qu'ils sont au courant des derniers ouvrages parus ? Et au fond, la simultanéité des attaques de ces journalistes et des féministes qui ont fait de la lutte contre le système patriarcal une obsession et un nouvel angle de d'attaque n'est-il au fond qu'une pure coïncidence, autant que l'ère médiatique qui régit désormais notre monde permet de croire en une telle forme de coïncidence ?

 

 

Saucratès


07/05/2020
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