Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Égalité entre les hommes et les femmes


Raz le bol du féminisme

Raz le bol du féminisme

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 12 décembre 2021

 
 
Je suis un homme et je n’ai aucune sympathie pour le féminisme, pour le spécisme et pour l’intersectionnisme. La visite de librairies à Paris, comme Jibert, les Fnac ou celle de la cité de la Villette, démontre l’emprise croissante de leurs thèses dans la littérature et dans la production littéraire d’essais sociaux ou politiques. Et c’est insupportable ! Par principe, je n’achèterai en aucun cas aucun de leurs bouquins, pour ne pas aider à la diffusion et à la publicité de leurs thèses stupides !
 

Cela démontre également l’emprise croissante de leurs idées sur le monde de l’édition. Un essai qui ne traite pas d’une de ces thèses (patriarcat, feminisme, spécisme, interdectionnisme …) peut-il encore être publié ?

 

Ils arrivent même à rattacher dans la lutte contre le patriarcat des auteurs comme Théodore W. Adorno dont les écrits  bien plus anciens que ces thèses ne s’y référaient aucunement. Le mot de lutte contre le patriarcat semble ainsi être devenu un motif vendeur

 

Oui, j’étais d’accord avec le féminisme de Catherine Deneuve et du manifeste des 343 salopes, je suis d’accord avec le principe de l’égalité de droits et de salaires entre les hommes et les femmes. Par contre, je ne suis pas favorable aux règles légales de parité, même si elles sont un vrai moyen d’en arriver une véritable égalité de représentation entre les hommes et les femmes. Et je suis contre l’excès de normes qui en découle, et l’interdiction (pour les hommes) ou l’obligation (pour les femmes) de se présenter qui en découle, dans les entreprises ou en politique.

 

Et surtout, je suis contre le principe qui veut que, même chez les gens les plus intelligents, ou pas forcément ultra-féministes, la bonne parité hommes-femmes soit celles où il y a plus de femmes que d’hommes ! Pourquoi se féliciter de quelque chose qui impliquerait dans le cas contraire des commentaires acerbes des féministes sur le non respect de la parité ! On ne peut pas être plus qu’à la parité dans le cas où il y a plus de femmes que d’hommes ! C’est une parité à sens unique !

Il faudrait donc des lois scélérates, liberticides, en France, pour arriver à une juste représentation des femmes en politique, ou dans les entreprises, dans les comités sociaux et économiques ou dans les conseils d’administration ? Comment est-ce possible ? Comment cela se fait-il que l’Angleterre, l’Allemagne ou les pays d’Europe du Nord y arrive sans loi liberticide, mais pas nous ? À force de lois liberticides pour imposer les thèses féministes, ne risque-t-on pas de créer une contre-révolution d’une telle violence que notre monde ne s’en remettra pas ?

 

Et aujourd’hui, on découvre que le concours de Miss France fait l’objet de critiques de féministes stupides ! Une partie des féministes critiquent que les jeunes femmes éligibles soient des célibataires de moins de 25 ans mesurant plus de 1,70 mètre. D’autres critiques voudraient que des hommes ou des femmes transgenres puissent également se présenter à ce concours (puis après ils en contesteront les résultats s’ils ne sont pas élus) - d’autres voudraient que des femmes mariées ou veuves puissent s’y présenter - on peut penser que les féministes naines vont aussi contester le critère de la taille … Je crois qu’on nage en plein délire !

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/12/12/diane-leyre-ile-de-france-elue-miss-france-2022-dans-un-contexte-qui-pousse-a-elargir-l-acces-au-concours_6105722_3224.html

 

La ministre de l’égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, parle de «règles dépassées qui peuvent être discriminantes», et d’un concours «complètement has been». Ce qui souligne encore plus la stupidité de tels propos, à l’image d’un gouvernement macroniste composé de personnalités politiques clivantes, carriéristes et adorateurs du veau d’or.


Rien n’est plus stupide selon moi que d’être obligé de mettre en premier les femmes lorsque l’on parle d’égalité entre les hommes et les femmes ! Rien n’est plus stupides que des ministres qui donnent leur opinion sur n’importe quoi n’importe quand. En aucun cas, je ne défendrais un concours de beauté qui promeut une vision idéalisée de la femme, qui veut que la réunionnaise éligible, tout comme la martiniquaise, la guadeloupéenne ou la mahoraisé, ne soit ni blanche ni blonde, mais conforme à un certain idéal-type. Néanmoins, ce n’est qu’un concours de beauté, les Lauréates en sont belles, magnifiques, et bien souvent brillantes intellectuellement, et si ce concours fait rêver les unes et les autres, alors c’est un beau concours. Que les transgenres, les naines et les veuves participent à leurs concours de beauté s’ils ou elles le souhaitent. Mais pourquoi vouloir cette couronne de reine de beauté ?

Le féminisme d’aujourd’hui, comme les mouvements antiracistes, sont devenus des mouvements racistes et sexistes dans lesquels l’homme blanc, le patriarche, est devenu la cause de tous leurs maux, l’objet de toutes leurs haines, sauf éventuellement ceux qui font œuvre de culpabilité et s’affirment encore plus stupides et extrémistes que les féministes et les antiracistes. 

Non, je ne peux pas participer à ce délire stupide. Je préférais encore devenir un taliban pour combattre cette stupidité sans nom, que de devoir me soumettre à ces gens et à ce gouvernement stupides. Il faut créer un mouvement d’hommes européens qui n’aient pas honte de réactiver l’hégémonie des hommes blancs et de pondre des lois réactionnaires. 

 


Saucratès

 

 

Post scriptum : combien de fois ai-je écris le mot «stupide» dans cet article ? Signe d‘un énervement sur cette question du féminisme ?


12/12/2021
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Féminisme, qu’est-ce qu’une morale adossée à la haine ?

Saint-Denis de la Réunion, mardi 13 octobre 2020


Ce titre n’est pas vraiment de moi, mais il s’agit plutôt d’un sous titre d’un article du Monde, traitant de Mazarine Pingeot. Comme l’écrivait le ou la journaliste, «la romancière dénonçait le nouveau féminisme qui, selon elle, se complaît dans la morale au lieu d’agir de façon politique.»

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/28/mazarine-pingeot-ce-mortel-ennui-qui-me-vient_6047461_3232.html

 

Elle y parle du mortel ennui qui lui vient, «devant la victoire d’extrémistes de la médiocrité au nom de l’éthique, discréditant les combats féministes : ceux qui luttent pour l’égalité des droits, l’égalité des chances, avec à l’horizon une véritable révolution anthropologique. Combats politiques et non moraux ! Aujourd’hui, les femmes sont assez puissantes pour mener ce combat politique, pourquoi s’en tiendraient-elles à occuper la seule place du ressentiment et de la vengeance, de la délation et de la vindicte ? Est-ce cela, la place naturelle de la femme ?

 

Ce mortel ennui qui me vient, devant une certaine jeunesse sans désir mais pleine de colère, ces jeunes femmes mieux loties que leurs mères et leurs grands-mères, qui ont mené la lutte pour elles, déblayé le terrain pour leur laisser en héritage de continuer le combat : les unes se sentent insultées quand un homme, de sa violence ancestrale, ose un compliment – et c’est comme une gifle en plein visage, certaines appellent ça un viol, au mépris de celles qui en ont vraiment été victimes ; les autres se déguisent en putes pour imiter les danseuses des clips de rap qui vantent l’argent facile et l’amour monnayable.»

 

J’adore ce texte. J’adore les idées qui y sont développées, tout du long. J’aurais pu l’écrire, beaucoup moins bien parce que je n’ai pas son talent, beaucoup moins légitimement parce que je ne suis pas une femme, parce que je ne suis pas une romancière célèbre, parce que je n’aurais pas su non plus developper aussi perfectement de tels arguments et une telle démonstration.

Mais moi aussi je déteste une philosophie, une vision de la vie, qui me donne à croire que je suis un horrible machiste et un horrible violeur parce que je ne me retrouve jamais dans leurs haines et dans leurs présupposés. Et pourtant je me sentais féministe ! Je porte le nom de ma femme accolé au mien par solidarité avec la violence qui leur était faite, hier comme aujourd’hui, lorsqu’on leur change de force leur nom ou lorsque des hommes estiment que leur femme, leur objet, doit porter leur nom !

 

Mais cela non !

 

Cette justice expéditive née avec le mouvement «metoo» et «balancetonporc.org» ne défend aucune des valeurs avec lesquelles je pourrais me retrouver, que je pourrais partager. Le temps de la justice ne satisfait pas ces féministes extrémistes, ni son obligation d’impartialité ni son obligation de permettre un débat contradictoire, de permettre à l’accusé de se défendre ! (là aussi, l’expression de «justice expéditive» n’est pas de moi mais de la tribune de Catherine M. et de Catherine Deneuve)

 

Mais quelle horreur ! Pourquoi laisser à un homme le droit de se défendre d’avoir violer ou d’avoir importuner une pauvre représentante du sexe faible ? Ou un pauvre homosexuel ou un travesti ? Un homme est forcément coupable, cela saute forcément aux yeux. Les réseaux sociaux ont cette extraordinaire faculté de permettre de véhiculer à la vitesse de la rumeur la moindre des informations et de pouvoir ternir en quelques milliers de clicks les réputations des plus puissants des salauds qui contrôlent le monde, mais aussi des millions de pauvres petits mâles qui auraient eu le malheur de croiser ou d’importuner le chemin d’une de ses prédatrices en jupon qui pullulent dans nos rues, dans nos vies, dans nos entreprises. 

Dans notre société occidentales actuelles, les pires des accusations qui peuvent être portées contre une personne, à coté d’être un violeur d’enfant ou un mari violent, c’est d’être un raciste ou un homophobe. Voir par exemple l’article suivant d’un journaliste infiltré (ou d’un pseudo-policier se lançant dans le journalisme). 

 


Ah, je comprends mieux l’obligation de réserve faite aux militaires du rang pour permettre d’empêcher de telles velléités journalistiques et de tels déballages ! Au fond quelle preuve existe-t-il des affirmations relevées dans ce bouquin, qui deviendra, j’en suis sûr, un grand best-seller d’édition, sans que l’on sache jamais si tous les faits relatés sont réels ou inventés. Et dire que dans quelques années, ce bouquin sera peut-être étudié en anthropologie, à l’égal des grands livres d'ethnologie ou d’anthropologie ? 

Je hais le mouvement metoo, balancetonporc.org, les féministes comme les mouvements antiracistes ou les groupuscules islamistes. Tous ces mouvements qui prospèrent dans la haine de l’homme, de l’homme blanc, du patriarcat occidental, du pollueur mâle occidental ... Au fond, ces mouvements, même les écologistes et les jeunes qui adulent Greta Thurnberg n’ont qu’un seul et unique adversaire : nous, les hommes blancs occidentaux, les décideurs blancs occidentaux ! Sommes-nous véritablement ces monstres qu’elles décrivent, elles et les traitres à la race humaine qui les servent et qui adoptent leurs combats ? 

Vous me demanderez ce qu’il peut y avoir de commun entre une feministe (ou plutôt une ultra-féministe) et un terroriste islamiste ? Rien si ce n’est une même haine, la haine de l’homme blanc occidental. 

Oh évidemment, ces ultra-féministes ne sont qu’une infime minorité des femmes. De même que les islamistes, les écologistes extrémistes ou les antifascistes ne sont que quelques minorités. Néanmoins, pour une poignée de femmes qui les contestent, comme Catherine Millet, Catherine Deneuve ou Mazarine Pingeot, une proportion beaucoup plus importante de femmes (comme des musulmans pour les idées islamistes ou de jeunes pour les combats de Greta Thurnberg), se reconnaissent dans leur combat. J’ai ainsi été effaré de découvrir que 25% des jeunes musulmans français ne condamnent pas l’attaque terroriste contre le journal Charlie Hebdo et l’assassinat de ses journalistes et dessinateurs ! Nombre de femmes jugent peut-être légèrement exagérées certaines actions des féministes, mais nombre d’entre elles s’y reconnaissent. Mais il y a aussi un très grand nombre de femmes qui ne s’y reconnaissent pas dans ce combat haineux.

 

Mais comme le disait un grand homme, «le monde est dangereux, non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et qui laissent faire» (Albert Einstein). Les hommes ne devraient donc pas laisser une minorité d’entre eux frapper et tuer leur femme, et les femmes ne devraient pas laisser les haines et les rancœurs d’une minorité d’entre elles créent les conditions d’une guerre des sexes entre les hommes et les femmes.

 

 
Saucratès


13/10/2020
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Pourquoi la notion de patriarcat est-elle devenue un sujet à la mode?

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 7 mai 2020

 

Foin de Covid 19 et de confinement ; changeons de sujet de préoccupation ! On ne pense pratiquement plus qu'au confinement, il occupe vraisemblablement toutes nos pensées (entre ceux qui réagissent mal au confinement et ceux qui craignent de perdre leur emploi et de se retrouver au chômage à la fin de la période de confinement ... ou qui y sont déjà), et les informations télévisées ne parlent pratiquement que de cela. Donc, aujourd'hui, je souhaite vous parler d'un autre sujet qui, je trouve, a pris une place importante dans le débat public ces derniers mois.

 

Ce sujet, c'est le terme «Patriarcat» ! Assez régulièrement, à la télévision, des journalistes, souvent de sexe féminin, utilisent ce terme en parlant de la société actuelle et de l'organisation du pouvoir dans notre société. Bizarrement, j'avais rarement entendu ce terme de «patriarcat» dans le débat public, dans le domaine médiatique, avant ces derniers mois. Et coup sur coup, je l'ai entendu à plusieurs reprises, tout en lisant le récent livre (2019) de Heide Goettner-Abendroth intitulé «Les sociétés matriarcales - Recherche sur les cultures autochtones à travers le monde» (titre original en langue anglaise : «Matriarcal Societies, Studies on Indigenus Cultures across the Globe» - 2012-2018).

 

Qu'est-ce que le «patriarcat» ? Et à quoi s'oppose-t-il ? Heureusement, il est particulièrement simple de répondre à ma deuxième question. Le «patriarcat» s'oppose à une notion qui s'appelle le «matriarcat». Notre organisation sociale, que certaines féministes considèrent comme «patriarcale», s'opposerait ainsi à une organisation sociale dite «matriarcale». En plus simple et plus clair, ce serait l'opposition entre une organisation reposant sur le pouvoir des pères, des hommes, des vieux, contre une organisation reposant sur le pouvoir des mères, des femmes. Voilà sous une forme schématique ce que l'on entend par «patriarcat» et par «matriarcat».

 

La vraie question, ce serait de savoir pour quelle raison ce terme de «patriarcat» envahit actuellement notre espace médiatique, pour quelle raison des livres sortent sur cette opposition et surtout pourquoi ce terme envahit le discours des journalistes, en tant qu'idéologie à déboulonner, à combattre, à anéantir ? Qu'est-ce qui fait qu'un thème devient un thème à la mode, un thème plus ou moins central dans le discours médiatique ? (Même si je conviens que c'est compliqué à entendre aujourd'hui sachant l'importance et l'omniprésence dans les médias de la crise du coronavirus et de la gestion du confinement)

 

Terme à la mode, qu'il est de bon ton de critiquer, descendre, combattre. À cette heure où le pouvoir des vieux hommes est combattu à la fois par les mouvements feminins, féministes, mais aussi par les jeunes loups aux longues dents qui rêvent de remplacer prématurément les anciens, que ce soit dans le monde de la politique, de l'économie ou de la Culture. Cette offensive vise vraisemblablement à contrer toutes velleités de prendre le parti, de défendre l'exercice du pouvoir légitime par des hommes relativement âgés, blancs et hétérosexuels. Il est de bon ton pour tout homme, quel que soit son origine, son âge, son orientation sexuelle, de faire acte de foi à la nouvelle idéologie anti-patriarcat des médias et de la Culture. C'est le nouveau Mal absolu, aux côtés évidemment du fascisme (qui n'a évidemment pas quitté le devant de la scène de la détestation médiatique). De toute façon, pour tous les tenants du rejet du patriarcat, femmes, jeunes, défenseurs de la diversité, le «patriarcat» et le «fascisme» sont les deux faces d'une seule et même pièce. D'où l'obligation pour tout homme d'âge mûr ne voulant pas être taxé de facho de critiquer lui aussi le «patriarcat» !

 

Dans un deuxième article, je décrirais et critiquerais plus précisément ce livre de Heide Goettner-Abendroth (très bon livre d'anthropologie au demeurant), dont on peut déjà souligner le féminisme plus que virulent ... Une simple citation du début de l'introduction suffira, je pense, à expliciter mon interprétation :

 

«... Chaque système philosophique a toujours fait référence à l'homme et, même si ce terme était supposé inclure les femmes, il était évident que, en fait, seule la moitié masculine de l'humanité était prise en compte : l'homme était la norme, le standard de l'être humain. La moitié féminine de l'humanité n'existait pas dans les systèmes philosophiques ; «être humain» et «homme» étaient des termes interchangeables dans leur mentalité comme dans leur façon de parler européennes et occidentales. Je me sentais comme une extra-terrrestre, en proie à la perte progressive de mon identitié en tant que femme...»

 

Mais ceci n'est pas ici l'objet de mon propos, ni même de m'apeusantir sur les travers de la notion de matriarcat opposée et idéalisée face à cette notion de patriarcat que le monde de la Culture semble vouloir vouer aux gémonies. L'objet de mon propos est d'interroger l'apparition de ce concept de patriarcat dans le débat médiatique actuel. N'est-il qu'un nouvel instrument dans les mains des féministes et des penseurs du politiquement correct ? N'est-il qu'une nouvelle arme dirigée vers le pouvoir de l'homme blanc hétérosexuel âgé, une nouvelle façon de déligitimiser l'exercice de son supposée  pouvoir sur la société occidentale ? 

 

Ou bien n'est-ce essentiellement qu'un effet de mode de la part des journalistes de tout milieu, de tout sexe, de toute orientation sexuelle, une manière de coller à l'air du temps, une manière pour eux de démontrer qu'ils ont des lettres et qu'ils sont au courant des derniers ouvrages parus ? Et au fond, la simultanéité des attaques de ces journalistes et des féministes qui ont fait de la lutte contre le système patriarcal une obsession et un nouvel angle de d'attaque n'est-il au fond qu'une pure coïncidence, autant que l'ère médiatique qui régit désormais notre monde permet de croire en une telle forme de coïncidence ?

 

 

Saucratès


07/05/2020
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Est-il plus grave pour un homme de tuer sa femme que pour une femme de tuer son mari ? Ou quand l'inégalité entre les sexes devient intolérable.

Saint-Denis de La Réunion, Lundi 10 février 2020

 

On parle énormément de féminicides ces derniers temps. Mais bizarrement, on ne parle pas de respect de l'égalité entre les hommes et les femmes victimes de violence. Tuer un homme ou tuer une femme vaut-il la même condamnation pénale ? Un homme et une femme ont-ils la même valeur ?

 

Deux décisions de justice rendues à quelques jours d'intervalle prouvent en fait le contraire. Et démontre une incompréhensible injustice dans les peines de prison auxquels les deux meurtriers, réellement le meurtrier et la meurtrière, ont été condamnés. Ce n'est pas que je n'y comprends plus rien. Cela fait des années, bien avant les moments #meetoo et #balancetonporc.org, que l'injustice de la Justice (mais peut-on encore appeler cela une Justice ?) me semble évidente. Nous sommes sensés vivre dans une société dans laquelle tous les citoyens sont égaux, mais en réalité, depuis quelques dizaines d'années, il y a les droits des femmes et les obligations des hommes. 

 

Le moindre féminicide fait les titres à satiété des journaux, et les homicides causés par des épouses et des femmes sont pratiquement présentés comme un juste retour des choses, comme un retour à l'envoyeur. Les féministes de tout poil ne se cachent plus pratiquement pour se réjouir. Un homme de moins, semblent-elles dire !

 

Une condamnation à treize ans de prison pour une meurtrière, et de l'autre une peine de trente années de prison pour avoir tué sa femme ; mais qu'est-ce qui peut bien expliquer une telle divergence entre les peines de prison prononcées, si ce n'est le fait que tuer un homme semble beaucoup moins grave que de tuer une femme ? 

 

La Justice, ou dirais-je l'Injustice, n'est que le reflet de la société et des inégalités de considération vis-à-vis des vies des hommes et des femmes. Il n'y a qu'à voir le nombre de marches blanches organisées dès lors qu'il y a le décès d'une femme tuée par un mari ou un petit copain jaloux ou violent, alors qu'il n'y a que des silences gênés, complices, lorsqu'un homme est assassiné par sa femme. 

 

Je n'exagère même pas. Le 15 septembre 2017, une femmes, Laurence Blerreau, a assassiné son mari, Paul Chany. L'affaire était jugée par la cour d'assisses de Lyon, ce 7 février 2020. Une condamnation à treize années de prison alors que l'avocat général avait demandé une peine comprise entre quinze et dix-huit années de prison. L'article a besoin de préciser que le mari ne frappait pas sa femme, que ce n'était pas une femme battue, que la meurtrière avait simplement tué son mari qui voulait la quitter pour qu'il ne parte pas avec quelqu'un d'autre.

  

https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/02/08/homicide-conjugal-pres-de-lyon-elle-a-frappeson-mari-pour-priver-sa-rivale-du-couple-ideal_6028889_1653578.html

 

Deuxième affaire, inversement, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2016, un homme, Abdessadek Boumajane, a assassiné sa compagne, Ninon Kesmedjian. L'affaire était jugée par la cour d'assise du Gard, du 5 au 7 février 2020. Similitude des dates, des faits, des meurtres. Mais lui a été condamné à trente années de prison. 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/02/08/aux-assises-du-gard-le-proces-du-meurtre-de-ninon-20-ans-j-avais-peur-que-son-je-t-aime-soit-moins-fort-que-le-mien_6028867_3224.html

 

https://www.midilibre.fr/2020/02/07/morte-sous-les-coups-de-son-compagnon-le-troisieme-jour-du-proces-a-nimes,8716874.php

 

Qu'est-ce qui peut bien expliquer de telles différences entre ces deux condamnations ? Treize ans de prison pour tuer son mari et trente ans pour avoir tuer sa femme ? Un homme vaudrait-il deux fois moins cher en prison qu'une femme ? D'un côté, Laurence Blerreau ne fera que six ou sept ans de prison, et elle sortira vraisemblablement dans à peine quatre ans de prison. De l'autre côté, pour Abdessadek Boumajane, il sortira peut-être dans vingt ans de prison !

 

Est-ce la violence du meurtre qui explique la différence de traitement, l'inégalité dans les peines de prison réclamées et prononcées ? Même pas, Ninon est morte frappée à coup de tuyau d'aspirateur et de manche de balai. Paul lui est mort frappé de trente-sept coup de couteau dans le corps, dont vingt-un au niveau du coeur. Une violence au fond relativement semblable, un même acharnement, une même rage des deux meurtriers.

 

Injustice des peines prononcées mais aussi réclamées, et injustice des traitements médiatiques. Si une femme tue son mari, les journalistes ont besoin de préciser que la femme n'était pas battue, comme s'il était évident qu'une femme ne tue son mari que parce qu'il la frappe. Par contre, nulle mention ou recherche pour savoir si l'homme n'était pas battu par sa femme. Même pas imaginable. C'est connu. Seules les femmes sont tuées par des maris. Et seuls les maris battent leurs femmes.

 

Des exemples de ce types, il y en a des centaines, mais il est rare que de telles affaires se suivent autant chronologiquement. Et puis les femmes ne sont pas stupides. Il leur est tellement facile, dans cette société inégalitaire et sexiste, de se fabriquer des excuses et de se faire plaindre. Il leur suffit de dire qu'elles étaient battues. Et un ou une bonne avocate féministe se fera forte de les faire absoudre par la Justice (lol, l'Injustice) pour les horribles violences qu'elles ont vécu avant de réussir à trouver la force de se rebeller. 

 

Les mouvements #meetoo et #balancetonporc.org sont en train de faire un mal de chien à notre société française, et plus largement occidentale. Les féministes ont gagné, et celles-ci doivent jubiler à chacune de ses affaires globalement injustes. Et pas une seule voix ne se lève, pas une seule des associations de défense contre les violences faites aux femmes, pour dénoncer une aussi faible condamnation pénale à l'encontre de la meurtrière de Paul Chany. A peine si certains et certaines ne doivent pas songer à lui faire remettre une médaille, à Laurence Blerreau !

 

C'eut été un féminicide, on les aurait entendu dans toute la France hurler leur colère et dénoncer un blanc seing donné à tous les futurs meurtriers. Et le gouvernement s'en serait mêlé, pour contester et annoncer que l'assassinat devrait être rejugé, que les juges ne pouvaient accepter un tel verdict.

 

Je vis en France, dans la patrie des Droits de l'Homme ? Ce n'est plus le cas, et l'Injustice n'est plus que le lieu où les mouvements #meetoo et #balancetonporc.org décident de ce qui est bien et mal, de ce qui est normal et de ce qui est abominable. Honte à la Justice/Injustice de mon pays !

 

 

Saucratès


10/02/2020
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L'affaire de la photographie recadrée de Vanessa Nakate ou quand l'absence d'hommes de cette photographie me paraît bien plus problématique

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 30 janvier 2020

 

Le Journal L'Humanité et Mme Vanessa Nakate font un scandale parce qu'une agence de presse internationale a retouché une photographie pour faire disparaître une personne d'origine africaine. Mme Vanessa Nakate est ougandaise, il semble qu'elle est 23 ans, et elle semble lutter contre le réchauffement climatique. Elle aurait fondé un mouvement contestataire intitulé Rise Up Movement.

 

Elle participait au forum de Davos et elle aurait participé le vendredi 24 janvier 2020 à une conférence de presse aux côtés de quatre autres activistes européennes, Mmes Greta Thunberg, Loukina Tille, Luisa Neubauer et Isabelle Axelsson. Et le photographe de l'agence AP aurait osé recadrer la photographie ci-dessous en la faisant disparaître. 

 

vanessa nakate.jpg

 

Toute la blogosphère s'est donc enflammée pour cette atrocité, que dis-je cette insupportable injustice. Mme Vanessa Nakate se pose en victime du racisme et se demande, entre autre chose, si «une activiste africaine doit-elle se positionner au milieu d’une photo juste à cause de la peur d’être coupée ?» De son côté, Twitter sort un tag signifiant «vous ne pouvez pas effacer la mélanine» #YouCantEraseMelanin.

 

AP-Cropped-Image-Climate-Activists.jpg

 

Et ainsi de suite. On a aussi droit à des articles du Journal Le Monde, de Courrier International et donc de L'Humanité. Et tout cela pour une simple photographie recadrée pour faire disparaître un immeuble disgracieux et une jeune femme noire ?

 

https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2020/01/28/j-ai-compris-la-definition-du-mot-racisme-la-militante-vanessa-nakate-rognee-d-une-photo-au-forum-de-davos_6027541_4832693.html

 

Il n'y a pas très longtemps, j'ai retrouvé un article de presse d'un obscur journal antillais qui rendait compte de la réception au ministère des finances de syndicalistes des départements d'outre-mer. L'article était accompagné d'une belle photographie de mes collègues domiens. Mais le blanc que je suis n'avait même pas été ni interviewé ni photographié. Exclu tout simplement. Pas simplement recadré. Je me suis senti victime du racisme ? Non même pas. Juste victime de la connerie humaine. De rien d'autre.

 

Dans cette histoire, le photographe est peut-être pas très doué s'il n'a pas vu l'immeuble disgracieux qui rentrait dans la composition de sa photographie. Et même s'il avait l'intention de recadrer cette photographie dès la prise de vue, il faudrait malgré tout qu'on m'explique s'il existe vraiment un droit à être photographié ? 

 

Mais ce qui me choque le plus dans cette photographie sur les activistes participant au forum de Davos, c'est l'absence de tout homme sur cette photographie. Quatre (ou cinq) jeunes femmes devant l'objectif du photographe, mais pas une seule personne de sexe masculin ! Et cela, cela ne semble choquer personne ? 

 

Personnellement, je trouve bien plus choquant que personne ne soit choqué que Mme Greta Thurnberg ne soit entourée que de jeunes femmes pour parler de l'activisme politique au forum de Davos, plutôt que le fait Mme Vanessa Nakate ait été recadrée et supprimée dans la photographie publiée ! Mme Greta Thurnberg nous fera-t-elle l'honneur, à nous les hommes, de nous manifester également son soutien ?

 

Je vous rassure, j'ai noté que sur une autre photographie, cette jeune femme était placée au centre du groupe d'activistes pour qu'elle ne puisse plus être éliminée de la photographie. Ces jeunes femmes étant exactement habillées de la même manière que sur l'autre photographie litigieuse, les deux photographies doivent avoir été prises le même jour. Tout ceci ne serait donc qu'un scandale habilement orchestré ?

 

Vanessa-750x375.jpeg

 

Mais il n'y a toujours aucun homme sur cette photographie. La lutte contre le réchauffement climatique aux côtés de Greta Thurnberg et la participation au forum de Davos semblent être réservées aux seules jeunes femmes !

 

La morale de cette histoire ? Bizarrement, l'absence d'égalité entre les sexes ou entre les races ne semble gêner que lorsque ce sont les femmes ou les personnes de couleur qui sont exclues ou en nombre insuffisant, et jamais dans le sens inverse ! Mais je sais parfaitement que cette morale que je tire de cette histoire n'est pas politiquement correcte, n'est pas #meetoo compatible.

 

 

Saucratès


31/01/2020
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