Critiques de notre temps

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De l'enseignement

 

Réflexion cinq (lundi 18 juin 2018)

Critique des mesures internationales de l'efficacité du système éducatif français

 

Je vais d'abord revenir aux définitions des divers types d'enquêtes internationales utilisées pour mesurer l'efficacité des systèmes éducatifs : TIMSS, PIRLS et PISA. 

 

TIMSS (Trends in international mathematics and science study) mesure les performances des élèves en mathématiques et en sciences pour plusieurs niveaux scolaires (deux en France, CM1 et terminale contre trois en règle générale). TIMSS porte ainsi sur des élèves en fin de quatrième année de scolarité obligatoire, soit le CM1 en France. Les élèves n'ont ainsi pas tous le même âge dans les différents pays : 9,9 ans en France alors qu'il atteint 10,9 ans au Danemark (les plus jeunes sont les italiens avec 9,7 ans). Au niveau international, 375.826 élèves avaient été testés en 2015 dans 49 pays où provinces (soit 7.670 élèves par pays). En France, l'enquête avait concerné 4.873 élèves répartis dans 264 classes de 164 écoles (soit 18 élèves par classe en moyenne).

 

TIMSS Advanced mesure les performances des élèves de terminales scientifiques. L'étude est menée dans neuf pays. En France, elle a concerné 3.960 élèves de terminale scientifique (France métropolitaine uniquement) de 281 classes au sein de 144 établissements (soit une moyenne de 14 élèves interrogés par classe).

 

PIRLS (Progress in international reading literacy study) mesure les performances en lecture sur un certain nombre de critères (1. prélever des informations explicites, 2. inférer directement, 3. interpréter idées et informations, 4. apprécier le contenu, la langue et les éléments textuels). Comme pour l'enquête TIMSS, PIRLS s'intéresse aux élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 en France). En 2011, 4.438 élèves ont été évalués en France au sein de 277 classes (moyenne de 16 élèves par classe). Au niveau international, l’échantillon portait sur 291.709 élèves de 45 pays (Soit 6.482 élèves par pays).

 

PISA (Programme international pour le suivi des compétences des élèves) est organisée par l’OCDE, (Organisation de coopération et de développement économiques). Tous les trois ans, une enquête est lancée auprès d’un échantillon d’élèves de 15 ans, portant sur leurs acquis sur des matières-clés des programmes scolaires : les sciences, la compréhension de l’écrit et les mathématiques. En France, en 2015, 6.100 élèves ont participé à cette enquête. Le choix des établissements retenus est effectué par tirage au sort, dans lesquels des échantillons aléatoires de 35 élèves sont pratiqués (ce qui donne entre 180 et 200 établissements scolaires retenus). Au niveau international, 540.000 élèves ont participé à cette enquête en 2015, représentatifs des 29 millions de jeunes de 15 ans dans les 72 pays concernés (soit une moyenne de 7.500 élèves par pays).

 

Des méthodologies donc différentes pour un ensemble d'enquêtes extrêmement variées, sachant que les médias et les «very importants personnages» du ministère de l'éducation nationale ne parlent essentiellement que des résultats des enquêtes PISA et un peu moins fréquemment des enquêtes PIRLS ou TIMSS.

 

Mais, à près tous ces rappels méthodologiques, que peut-on en déduire ?

 

Premièrement, je remettrais en cause la réalité de l'échantillonnage aléatoire des établissements scolaires retenus. Tous les établissements scolaires, collèges ou lycées, dans les enquêtes PISA ont-ils la même probabilité d'être retenu ? Le lycée parisien Henri IV a-t-il ainsi été retenu lors de l'une des enquêtes PISA de ces quinze dernières années (la première enquête PISA remonte à l'année 2000) ? Et si oui, en raison de l'excellence de ce lycée, n'est-il pas fort probable que les résultats aux enquêtes qui suivront une enquête où il aurait été retenu présente des résultats en forte baisse ? Mais comme j'ignore si ce lycée a pu être retenu ou non, même une seule fois dans cette enquête, comme j'ignore si d'autres établissements de France ou de Navarre, beaucoup moins prestigieux, d'enseignement professionnel ou technique, n'ont pas pu être plusieurs fois retenus dans cette même enquête, comme la liste des établissements retenus n'est pas facilement accessible, comme j'ignore qui est chargé de cet échantillonnage, et comme j'ignore enfin de quelle manière la sélection aléatoire de 35 élèves est réalisée et par qui elle est réalisée, je ne peux que remettre en cause la validité des résultats de ces enquêtes. Ainsi que les interprétations des résultats que les médias et les services des ministères, sans même parler des ministres eux-mêmes, font de ces enquêtes. Soyons clair, je ne serais pas surpris que les services du ministère de l'éducation nationale introduise volontairement des biais dans l'échantillonnage afin de minorer la représentation des meilleurs colleges et lycées de France pour privilégier ceux les plus en difficulté. Qu'est-ce qu'une ministre comme Vallaud-Belkacem, qui voulait uniformiser vers le bas les filières d'enseignement au collège et au lycée, aurait pu faire de résultats d'une enquête PISA 2012 ou 2015 qui aurait fait état d'une forte amelioration des résultats de la France à cette enquête. Bien au contraire, il fallait aux socialistes les pires résultats possibles à ces enquêtes pour donner de la légitimité à leur projet de dénaturation et de démentellement des filières «élitistes» (classes bilingues, enseignement du latin et du grec) dans les collèges et lycées. Les socialistes ou Mme Vallaud-Belkacem n'avaient absolument aucun intérêt à afficher de bons résultats à ces enquêtes. 

 

Deuxièmement, je peux m'interroger sur la comparabilité des exercices mis en œuvre par l'OCDE. Les rares exemples d'exercices disponibles sur le site de l'OCDE pour présenter les enquêtes PISA semble y être en anglais ! Rassurez-moi, les tests PISA sont quand même rédigés en francais ? Et la difficulté des traductions françaises est bien comparables aux versions anglaises ou aux versions dans les autres langues ? Ne sachant même pas cela, comment voulez vous commenter ces résultats et interpréter les écarts entre pays ? C'est clair, il y a ceux (journalistes, spécialistes en éducation) qui sont persuadés que les enquêtes réalisées par des sommités sont forcément exemptes de tout biais et de toute erreur de conception et d'échantillonnage (voire qui ne l'imagine pas) et il y a moi qui voudrait vérifier personnellement l'ensemble des critères de ces enquêtes et qui ne fait confiance à personne, et surtout pas aux sommités et personnalités de tout bord. Je suis certainement paranoïaque ! 

 

Je me retrouve ainsi parfaitement dans l'analyse que fait le syndicat SNES des enquêtes PISA, selon lequel «le système éducatif français ne prépare pas spécifiquement à PISA comme peuvent le faire d’autres systèmes éducatifs». Pour le syndicat SNES, PISA «ne donne qu'une image partielle des systèmes éducatifs». Le syndicat met donc en garde contre toute tentative d'utiliser les résultats de l'enquête internationale. «En aucun cas PISA ne peut être un élément de pilotage du système éducatif dont l’objectif ne peut se réduire à améliorer les scores à un classement international».

 

Evidemment, je ne remets pas en cause l'ensemble des interprétations que les spécialistes de l'enseignement peuvent tirer de ces enquêtes PISA. Un grand nombre d'interprétations et d'éléments d'explication sont absolument fondés. Le fait que par exemple les pays qui réussissaient particulièrement bien aux enquêtes PISA, comme la Finlande de 2000 à 2006, disposaient d'un système éducatif qui était capable de diagnostiquer très vite les difficultés scolaires des élèves et permettait la mise en place de mesures d'accompagnement individuel des élèves en difficulté. Evidemment, le système éducatif français ne sait pas faire cela.

 

Une analyse de mon fils Nicolas, âgé justement de 14 ans en cette année 2018, année d'enquête, sur les enquêtes PISA, dont il a déjà entendu parler (il me surprend régulièrement), c'est que les élèves français n'osent pas répondre à des questions lorsqu'ils ne sont pas certains de la réponse. Le système de notation francais, où les professeurs aiment 'casser' de l'élève en vilipendant les fautes, entourées en rouge dans les copies, enleverait toute capacité des élèves français à prendre des risques, à s'exposer, à répondre malgré tout même en ne connaissant pas certainement les réponses. Voilà en tout cas l'analyse d'un jeune élève de 14 ans d'une classe de troisième, et de ses camarades sur les résultats des enquêtes PISA. Sa source principale d'information, ce sont les chaînes YouTube.

 

Une autre interprétation des spécialistes de l'éducation tirée des enquêtes PISA, c'est le caractère hautement élitiste du système éducatif français, tout du moins selon les enseignements tirés des enquêtes PISA 2000 à 2006. Et je ne dis pas le contraire lorsque que je remets en cause les résultats des enquetes PISA pour la France en questionnant la présence ou non du lycée Henri IV dans les échantillons étudiés. La seule présence d'un lycée ou d'un collège élitiste pourrait selon moi modifier de fonds en comble les résultats d'ensemble d'une enquête concernant 6.000 élèves pour une nation comme la France. Mais il y a des très nombreux collèges et lycées elististes et leur poids est-il représentatif ? Chaque classe d'un établissement se trouve ainsi avoir un poids de 5 pour mille (0,5 pour cent). Combien de collèges et de lycées privés élitistes trouve-t-on dans les échantillons PISA pour la France ? Mais la France est-elle le seul pays à avoir un système d'établissements scolaires élitistes ? Les États Unis d'Amerique ont un système universitaire bien plus inégalitaire que le notre, et pourtant ils affichent des résultats dans les enquêtes PISA très superieurs. Les établissements scolaires ne seraient-ils pas aussi inégalitaires que leur système universitaire ? Cela me semblerait bien surprenant.

 

Pour conclure temporairement sur cette question, on peut interroger la responsabilité des établissements scolaires français dans les résultats PISA. Non pas la responsabilité personnelles des enseignants, bons ou mauvais, et de leurs méthodes pédagogique, mais simplement la responsabilité des établissements, comparativement à la responsabilité de chaque enfant. J'ai eu connaissance des difficultés d'apprentissage des enfants d'amis ou de connaissances, et ses parents étaient complètement perdus devant le décrochage de leurs enfants, à la fin du collège. Ces jeunes n'aimaient pas l'école, et ils avaient seulement envie de quitter le monde de l'enseignement, pour pêcher ou pour faire autre chose. Quelle responsabilité peut bien avoir l'école, le collège ou le lycée devant ce genre d'envies ? De très nombreux élèves quittent l'éducation nationale dans cette situation d'échec scolaire, abandonnant le plus souvent après la troisième, lorsque la scolarisation cesse d'être obligatoire et que le système scolaire n'est plus obligé de s'en occuper. Face à des filières professionnelles en sur effectif, ces jeunes se trouvent exclus de l'enseignement et ils s'en trouvent d'abord tres heureux. Ce n'est pas la responsabilité du système scolaire dans son ensemble, mais un choix personnel de ces jeunes, même s'ils ne se rendent pas compte du futur qu'ils se construisent. Une partie de ces jeunes rejoindront des bandes de délinquants, ou se lanceront dans l'islamisme puis le djihâd, pour se venger d'un système éducatif qu'ils accuseront de tous leurs manquements, de leur choix, de leur absence de futur. Et si la réponse était ailleurs, non pas dans un système éducatif, certes imparfait, violent et négateur du caractère de sujet de droit de l'enfant et de l'élève, mais dans une absence de cadre parental, de rôle formateur de la famille, dépassée, démissionnaire, insuffisamment à l'écoute, et qui abandonne alors des jeunes dans une absence de futur pour ceux qui ne comprennent pas tous seuls ou avec leur famille les codes de l'école, du collège et du lycée. Pourquoi le système éducatif serait-il responsable de l'absence de chance d'une partie des élèves ? Pourquoi devrait-il rattraper les manquements des enfants ou/et de leur famille/de leurs parents ?

 

 

Réflexion quatre (dimanche 17 juin 2018)

Ce qui ne va toujours pas dans le système éducatif français !

 

Je m'étais intéressé lors de mes réflexions précédentes à essayer de définir ce que l'on pourrait appeler un système éducatif performant. En achoppant évidemment très vite sur la signification même du terme «performant». Mais comment quelqu'un comme moi de foncièrement opposé à toute forme d'innovation pourrait-il apporter quelque chose de neuf dans ce domaine de l'enseignement ? Comment quelqu'un également foncièrement opposé à toute forme de coercition et à toute forme d'endoctrinement pourrait-il aussi laisser une chance à une quelconque réforme ?

 

Le monde de l'enseignement est rempli de grands spécialistes de la question, des enseignants eux-mêmes, en passant par les inspecteurs d'académie et les inspecteurs généraux, en passant par tous les spécialistes gravitant dans les organismes internationaux. Tout le monde se souvient de ses années d'école, de collège et de lycee et tout le monde à sa propre opinion sur la manière d'enseigner et d'apprendre. La question de l'enseignement est ainsi le sujet de réflexion le plus compliqué, le plus sensible, mais aussi celui qui soulève le plus de passion et d'attentes !

 

A la base des réflexions, on trouve ce qui s'appelle les enquêtes PISA et PIRLS ; des sortes de forme de mesure de la qualité de l'enseignement dans le monde entier, et donc en France. Et l'interprétation que font tous les «autorisés à penser pour les autres», les journalistes et ceux qui pondent les réformes de l'enseignement, c'est que les résultats de la France aux enquêtes PISA et PIRLS se dégradent d'année en année.

 

L'article suivant, d'un «expert éducation auprès de l'OCDE» (!!!!) ... cela pose le personnage !!!.... développe à qui mieux mieux cette argumentation et développe l'idée qu'au delà de réformer le lycée, le collège et l'école primaire, il faut surtout s'attaquer aux crèches, aux garderies d'enfants et aux maternelles !

http://educationdechiffree.blog.lemonde.fr/2017/12/06/pirls-2016-les-mauvais-resultats-au-cm1-nous-obligent-egalement-a-repenser-notre-systeme-de-petite-enfance/

 

Les enquêtes PIRLS interrogent les capacités de lecture au CM1, tandis que les enquêtes PISA interrogent les compétences des collégiens ou lycéens de 15 ans en culture scientifique, en mathématiques et en lecture. On trouve de nombreuses autres analyses des résultats de ces enquêtes internationales, pour certaines particulièrement anciennes :

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/106_PisaetPirls.aspx

https://www.maif.fr/content/pdf/enseignants/votre-metier-en-pratique/ecole-europe/maif-pisa-etudes-internationales.pdf

 

Toutes ces analyses et réflexions ne peuvent évidemment pas être toutes mauvaises, mal intentionnées, ou fausses. Bien évidemment ! Les experts qui réfléchissent sur ce sujet de l'enseignement ne peuvent pas tous se tromper. De très nombreuses de leurs réflexions sont forcément excellentes, bonnes, évidentes. Et ces comparaisons ne peuvent pas être uniquement faussées ou sans intérêt. En fonction de ces résultats et de ces décrochages, il y a forcément un souci dans le monde de l'enseignement francais, quelqu'il soit !

 

Pourtant, ce qui me semble problématique, ce sont plutôt les modifications politiques pilotées par les uns et les autres depuis des décennies, et tout particulièrement sous les hospices des islamo-socialistes autour d'Hollande, Valls et Vallaud-Belkacem. C'est contre ces personnes, mais également le nouveau ministre de l'éducation, que je pense qu'il est utile de se battre, et contre leurs politiques qui ne sont que des principes politiques mis en œuvre manu-militari par des abrutis idéologiquement déficients ! 

 

Le mieux dans ces conditions est d'écouter nos enfants qui se trouvent confronter aux politiques de ces abrutis. Moi, mon fils est aujourd'hui âgé de 14 ans et va bientôt passer son brevet des collèges avant de rejoindre une classe de seconde dans un lycée. Lors de l'élection présidentielle qui vit passer Hollande, en 2012, il était âgé de 8 ans et il nous avait dépeint en terme révolutionnaire le programme d'Hollande : «il va nous faire travailler un jour de plus par semaine et il va nous piquer des semaines de vacances scolaires. Il ne faut pas voter pour lui papa et maman !».  

 

Aujourd'hui, il se trouve confronté à l'épreuve du brevet des collèges et il analyse les notes liées aux compétences qui lui ont été attribuées par ses professeurs ainsi qu'à l'ensemble de ces camarades. Plus de la moitié des points pour obtenir le brevet des collèges reposent sur les notations de leurs enseignants sur les compétences dont ils disposent. Il s'est ainsi rendu compte qu'une de ses camarades ne pourra avoir son brevet des collèges que si elle obtient 20/20 à l'ensemble des épreuves écrites qu'ils passeront la semaine d'après. En raison des très basses appréciations de ces compétences par ses enseignants. Lui-même ne pourra avoir que très difficilement la mention Très Bien à son brevet puisqu'il n'a pas obtenu suffisamment de points dans certaines compétences (sans qu'il puisse savoir dans lesquelles) ! Voilà donc le nouveau brevet des collèges que doit passer mon enfant. Il a eu neanmoins l'intelligence ou la curiosité de rechercher quel était l'intérêt du brevet des collèges, et il a lu sur le site du ministere que le brevet des collèges était le premier examen uniforme sur l'ensemble de la France, permettant aux enfants de se mesurer à un examen National ! Cela l'a fait bien rire. Puisque sa camarade, notée très sévèrement par ses professeurs sur ces compétences, n'auraient vraisemblablement pas eu du tout les mêmes appréciations dans un autre collège, un peu moins huppé et un peu moins sévère, et dans une autre classe, un peu moins sélective !

 

Il découvrait ainsi qu'un examen supposément uniforme au plan national pouvait totalement dépendre des méthodes de notations et d'appréciation des enseignants et du collège. Il vaut mieux dans ces conditions etre dans un collège minable, dans la pire classe avec les pires cancres, de telle sorte que ses compétences relatives paraissent plus élevées, de meme que ses notes et ses moyennes. En effet, les enseignants sont incapables d'apprécier objectivement les compétences de leurs élèves ; ils ne peuvent qu'apprécier leurs compétences relatives, sans pouvoir disposer d'une mesure comparative. Deux enseignants pourront ainsi évaluer différemment des compétences, et de nombreux enseignants ne seront pas capables de ne pas juger l'enfant sur son comportement, sur les difficultés qu'ils ont eu avec lui ou avec ses parents, sans se venger sur un ou plusieurs élèves ... 

 

Que sa camarade aurait pu avoir son brevet des collèges dans une classe moins forte, dans un collège moins élitiste, démontre toute l'absurdité de ce brevet des collèges, et plus largement toute la réforme future du baccalauréat qui est de la même veine ! Derrière les grandes idées de quelques abrutis innomables, supposés grands spécialistes dans le domaine de l'enseignement, il n'y a que les élucubrations d'abrutis dont il vaudrait mieux se débarrasser pour le bonheur de nos enfants et des jeunes générations.

 

Quelle honte d'avoir mis en place un tel système debile pour le brevet des collèges et quelle honte encore plus grande de vouloir étendre ce système idiot au baccalauréat lui-même ! Apres les âneries égalitaristes islamo-gauchistes de Valaud-Belkacem et d'Hollande, place aux conneries sommitales de Macron et de Blanquer.

 

 

 

Réflexion trois (dimanche 5 novembre 2017)

Existe-t-il un systeme éducatif meilleur que les autres ... et que faudrait-il modifier dans notre systeme éducatif pour qu'il devienne plus performant ? 

 

Vaste question vous en conviendrez ! La question posée elle-même est tendancieuse ! Que signifie le terme de «performant» ? Pourquoi n'ai-je pas utilisé le terme de «meilleur» (qui lui ne signifie pas grand chose et n'est pas connoté) à sa place ... seulement dans l'optique d'éviter la répétition ? Le terme «performant» est un terme politiquement correct pour un macroniste, avec une dimension productiviste et de rentabilité. Ce n'est pas le bonheur des enfants qui est poursuivi par un système éducatif mais le fait de produire des travailleurs rentables et productifs, employables !

 

Quel serait donc le meilleur système éducatif possible ? Comment le définir et mesurer sa valeur (le terme politiquement correct serait «efficacité») ? Et qu'entend-on par «valeur» ? Le meilleur systeme éducatif possible est-il celui qui rend les enfants le plus heureux possible ? Est-ce le bonheur des écoliers, des collégiens ou des lycéens qui est recherché par le système éducatif ? Si oui, ce serait un constat d'échec drastique à reconnaître pour nos systèmes éducatifs ! Il y a si peu d'enfants heureux à l'école, au collège ou au lycée ! 

 

Une autre mesure possible du meilleur système éducatif possible semble devoir être les résultats obtenus au cours des enquetes PISA. Le meilleur système éducatif possible serait donc mesuré au travers des résultats à des tests aléatoires sur la compréhension des mathématiques, des langues ou de la physique ? Car c'est bien là que se trouve l'une des limites des enquêtes PISA ; c'est l'aspect aléatoire du choix des élèves et des établissements interrogés. Imaginons que les meilleurs collèges de la capitale soient retenus dans l'échantillon interrogé, et que ce soit les meilleurs élèves de ces établissements qui soient retenus dans ces établissements, et que ces derniers soient suffisamment nombreux ; les résultats moyens de la France aux tests PISA deviendraient phénoménaux, et la France deviendrait le pays le plus fort aux tests PISA. Evidemment, si on retient les pires établissements scolaires francais, et dans ces établissements, les élèves les moins travailleurs et les moins attentifs, on aura des résultats médiocres, comme c'est le cas aujourd'hui. Certains pays ne trafiquent-ils pas les méthodes d'échantillonnage de l'enquête PISA pour afficher des résultats satisfaisants, et la France ne cherche-t-elle pas volontairement à faire apparaître des résultats médiocres pour pouvoir mettre en oeuvre les réformes scolaires qui l'intéressent ?

 

Si on suit l'idéologie poursuivie par la socialiste Valaud-Belkacem au collège, qui visait à l'égalitarisme le plus pur, avec la suppression des classes bilingues en sixième, l'abandon de l'enseignement du grec et du latin, il semble qu´elle et les extrémistes islamo-socialistes visent à un nivellement dès niveaux scolaires de telle sorte que les enquêtes PISA eussent une probabilité égale de tomber sur des élèves de même niveau dans toutes les classes et tous les établissements scolaires. Cela aurait certes permis d'améliorer les résultats aux enquêtes PISA, sorte de Saint Graal pour la mesure de l'efficacité des systèmes scolaires (de la même manière que le classement de Shanghai est le Graal des systèmes universitaires français et mondiaux), mais au prix d'un nivellement des niveaux au niveau des plus faibles ! Comme si les islamo-gauchistes autour des socialistes visaient à éviter que les jeunes puis le peuple soit capable de réfléchir et de les concurrencer, voire qu'ils constituent un vivier incapable de contredire leurs arguments djihadistes ! Par ailleurs, ces enquêtes telles PISA ont-elles véritablement une quelconque importance, dès lors que leurs résultats dépendent aussi fortement des niveaux des établissements retenus et des niveaux des élèves interrogés ? Les collèges élitistes parisiens ou les collèges privés ont-ils la même probabilité d'être retenus dans cette enquête, que les collèges des zones d'éducation prioritaire ou des collèges professionnels ? 

 

Tout cela, c'était pour répondre à la question de savoir s'il y avait un système éducatif meilleur que les autres. Et je ne me suis intéressé qu'à la première interrogation liée à cette question qui était de savoir ce qu'il fallait entendre par «meilleur» ! Si vous m'avez suivi, j'en arrive à la conclusion qu'il n'existe aucune mesure simple du caractère «meilleur», ni aucune possibilité d'appréhender les critères permettant de définir ce «meilleur» ! Le meilleur critère possible serait le bonheur des écoliers, collégiens et lycéens. Mais même cette mesure est presque impossible à réaliser, parce que la simple impression de bonheur est divergente selon les enfants et les jeunes, selon les gens tout simplement. 

 

La deuxième question est tout aussi compliquée. Que modifier dans notre système éducatif ? Y a-t-il même quelque chose à modifier ?

 

Comme je l'indiquais hier, on ne peut pas toucher à l'économie du système éducatif français, ce serait un non-sens ... c'est-à-dire ni le nombre de semaines de vacances, ni l'organisation des semaines ou des journées de cours ... C'est évidemment celui-ci que souhaitaient détruire les islamo-socialistes Hollande et Valls, et Valaud-Belkacem, en réformant les rythmes scolaires au Primaire, en faisant travailler une demi-journée de plus les enfants, en voulant leur voler quelques semaines de vacances d'été, et en voulant mettre en place des activités périscolaires à partir de rien, avec des emplois publics aidés. Evidemment, j'étais contre ses réformes, comme mon fils qui avait huit ans en 2012, lors de l'élection d'Hollande.

 

J'en reviens donc à ma question originale. Que faudrait-il changer dans le système éducatif français pour qu'il devienne plus juste, meilleur, plus efficace ? Ne rien changer n'est pas la solution. La volonté d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat n'est pas non plus susceptible d'être remise en cause, même si dans les faits cela oblige à transformer l'épreuve du baccalauréat pour lui enlever beaucoup de sa valeur et de sa difficulté. Là encore, l'exemple allemand et sa mise en avant de l'apprentissage permettrait d'imaginer une autre solution, mais cette solution plaisait beaucoup moins aux islamo-gauchistes socialistes. 

 

Par contre, pour arriver à un système capable d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat, il fallait un système éducatif beaucoup moins sélectif, beaucoup moins tourné sur une sélection par les maths et le français, mais offrant une même pondération à toutes les matières ... Les élèves peuvent donc passer de classe en classe en étant bon en dessin, en musique, en sport ou en autre matière accessoire et sans intérêt ... S'il faut donc changer quelque chose dans le système éducatif français, c'est bien cette absence de sélection et cette mise en avant des matières sans intérêt, pour redonner une importance aux mathématiques, au français, à l'histoire-géographie, aux sciences et aux langues - ainsi qu'au latin. Le reste, avec l'arabe et l'apprentissage de l'islam, chère aux islamo-gauchistes socialistes, n'est que pipi de chat ! Soit tout le contraire de ce qui a été poursuivi par les islamo-socialistes depuis 30 ans.

 

Dernière chose que je changerais, ce sont les enseignants. Il y a tellement d'enseignants médiocres et incompétents, dont la seule compétence est de savoir faire souffrir et de se venger sur les gosses auxquels ils devraient enseigner. Pourquoi les cours de certains enseignants au collège ou au lycée sont-ils phénoménalement intéressants et unanimement appréciés, alors que participer et suivre les cours d'autres enseignants (infiniment plus nombreux), est une corvée pendant laquelle les enfants n'apprennent rien voire ne risquent que de subir des sanctions, punitions, ou mauvaises notes injustes ? Si l'on pouvait exclure du métier de l'enseignement l'ensemble des mauvais enseignants, pour ne garder et y mettre uniquement que ceux qui aiment enseigner et apprendre aux enfants, alors je pense que le système éducatif français y gagnerait énormément, que ce soit en efficacité, en résultats au sens PISA, et en bonheur des enfants d'aller apprendre à l'école !

 

Mais bon, cela, c'est une douce utopie !

 

  

Réflexion deux (samedi 4 novembre 2017)

Les comparaisons internationales ... ou comment nos politiques nous comparent toujours à ceux qui les intéressent ! 

 

Le Monde (au travers de son site «Les décodeurs») et le ministère français de l'éducation nationale s'intéressent désormais au nombre annuel de semaines de congés des écoliers, collégiens et lycéens francais. Les jeunes écoliers, collégiens et lycéens français auraient-ils donc trop de semaines de vacances par rapport à leurs homologues européens ? Ils disposeraient de 16 semaines de congés par années scolaires, dont 8 semaines en été et 8 semaines en cours d'année ! La France serait d'après le site des décodeurs largement plus généreuse que les principaux pays qui servent de modèle aux gouvernants français.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/23/deux-semaines-de-vacances-a-la-toussaint-l-exception-francaise-en-europe_5204792_4355770.html

 

Parce qu'évidemment, c'est une maladie française que de toujours se comparer aux pays auxquels on voudrait ressembler, aux pays qui semblent être plus libéraux, qui semblent offrir moins d'avantages à leurs salariés, à leurs enfants, à leurs jeunes ... En effet, il y a de nombreux pays qui offrent plus de congés scolaires à leurs enfants : la Bulgarie avec 21 semaines, la Roumanie, l'Italie, l'Estonie, le Portugal et la Lettonie avec 17 semaines. La Suisse, la Suède, la Grèce et Malte octroient un nombre comparable de 16 semaines de congés scolaires. 

 

C'était la grande idée du Parti socialiste en 2012, leur grande idée pour améliorer les résultats scolaires des petits français ; leur retirer des semaines de congés scolaires pour les faire travailler plus longtemps. Ce gouvernement ultra libéral de Macron-Philippe commence également désormais à y réfléchir. 

 

Tout aussi bizarrement, on ne se compare pas à ceux qui ont le plus de vacances dans cette histoire, comme la Bulgarie, l'Italie le Portugal, la Grèce ou la Suède ... Non la France aime se comparer à ses grands voisins, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni (13 semaines de congés scolaires). Les pays que les gens qui nous gouvernent apprécient et veulent copier.

 

Mais ce que ces gens là ne peuvent pas comprendre, c'est qu´une organisation des études, ou bien celle du Monde du travail, est un système complexe. On ne peut comprendre et modifier de tels systèmes que si on appréhende l'ensemble du système. Pour parler du système d'éducation allemand, les écoliers, collégiens et lycéens allemands peuvent avoir moins de congés scolaires que les jeunes francais parce que l'organisation de leurs études est différente, avec des cours concentrés le matin et jusqu'à midi, tandis que les après-midi sont occupés par des activités sportives ou culturelles. Il en va de même également en Espagne. Ils peuvent avoir des activités culturelles ou plutôt sportives les après-midis parce que les clubs de sport sont organisés pour le permettre de recevoir et entrainer des jeunes tous les jours de la semaine (et pas seulement le mercredi ou les soirs à partir de 17 heures comme en France). C'est aussi possible parce que les familles peuvent récupérer leurs enfants en début d'apres-midi pour les déposer, ou parce que les transports scolaires sont organisés de cette manière. Les familles peuvent s'organiser parce qu'un des deux parents dans les familles peuvent s'organiser pour être libre. C'est possible parce que les salaires moyens y sont plus élevés, et parce que le pouvoir d'achat des familles doit supporter une charge moindre des frais pour se loger (loyers plus faibles et prix du foncier en retrait). 

 

Un système national d'éducation ou législatif est un ensemble complexe. On ne peut pas copier ce qui nous intéresse dans un autre système étranger en éliminant toutes les autres composantes ou sans en tenir compte. On ne peut pas copier une partie du système éducatif allemand sans prendre en compte son ensemble. C'est ce que Hollande et les socialistes avaient souhaité faire en 2012 dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires à l'école, et qui explique que cette réforme ait échoué et qu'une majorité de communes soient revenues immédiatement sur cette expérimentation. Il fallait créer ex-nihilo l'ensemble de l'écosystème périscolaire allemand du jour au lendemain, sans associations, sans bénévoles prêts à prendre en charge ces jeunes, et sans habitude des entreprises d'autoriser leurs salariés à être bénévoles ou simplement à pouvoir récupérer leurs enfants. D'où son échec ! Ceux qui s'occupaient des activités périscolaires étaient des emplois précaires, financés par l'Etat ou par les communes, pour la plupart 

 

De la même manière, Macron semble réfléchir à des pistes pour désinciter les ménages francais à devenir propriétaires et à investir dans l'immobilier. Avec une référence à l'Allemagne ou le taux de ménages propriétaires de leur maison y est beaucoup plus faible. Il va donc augmenter des taxes, transformer l'ISF en une taxe immobilière, voire faire payer les propriétaires comme s'ils payaient un loyer fictif à l'Etat. Mais là encore, il s'agit d'un ensemble extrêmement complexe. Les prix des loyers sont beaucoup plus faibles en Allemagne qu'en France. Ne pas y être propriétaire de son logement n'est donc pas un problème ; il y a un parc très large de logements à louer à des tarifs accessibles, à la grande différence de la France où les loyers y sont extremement chers. De même, les prêts immobiliers sont une composante essentielle de l'équilibre économique des banques francaises ; faire disparaître les prêts immobiliers (ou désinciter) ou fragiliser la situation financiere des ménages emprunteurs aura un impact important sur le modèle et sur la solidité des banques françaises.

 

Dans l'ensemble de ces exemples, on se rend compte que nous avons des apprentis sorciers à la tête de notre pays et au gouvernement, qui ne sont intéressés que par l'idée de faire des réformes parce qu'il faut faire des réformes, et qu'en réformant, tout forcément va s'arranger tout seul pour s'équilibrer tout seul. La réforme des instances représentatives du personnel et du Code du travail par les ordonnances Macron repose exactement sur la meme idée. On réforme sans avoir aucune idée de ce que l'on est en train de réformer, sans comprendre les équilibres que l'on est en train de detruire, pour aider les entreprises à reprendre le pouvoir face aux syndicats, par pur principe ultra libéral, ou par amitié pour le Medef ... Tant pis si les entreprises sont désorganisées, si les personnels ne seront plus représentés ou défendus, si les droits sociaux des salaries, des hommes et des femmes régressent. Il y a un mantra libéral gouvernemental : il faut réformer et la France n'aime pas les réformes donc les réformes doivent être faites pour le bien de tous par des gens bien informés ! Par des abrutis au gouvernement !

 

 

Réflexion une (jeudi 26 octobre 2017)

Les remarques et commentaires des enseignants sur nos enfants. Portée et charge symbolique.

 

Cet article de blog m'a donné envie de confirmer cette analyse et de parler de ce sujet que sont les enseignants et leur analyse de nos enfants.

http://famille.blog.lemonde.fr/2017/10/01/pour-les-parents-accueillir-les-remarques-des-enseignants-sur-un-enfant-ce-nest-pas-toujours-simple/

 

La position de cette blogueuse (ou de ce blogueur) sur les commentaires des enseignants sur nos enfants me semble excessivement positive. Selon cette personne, en clair, La manière dont nous réagissons aux commentaires des enseignants sur nos enfants s'explique par une forme de régression des parents : «elle se fait l’écho de pas mal de parents qui, s’identifiant à leur enfant, se sentent eux mêmes en faute». Les parents font l'erreur de s'identifier à leur enfant, voire même pire d'idéaliser leur enfant. Selon cette blogueuse, «le jugement des enseignants est souvent le premier jugement extérieur, sans affects, qui sonne comme un sérieux rappel à la réalité». Jugement sans affect, extérieur, signe donc de sa neutralité ? Et de son professionnalisme ? Un rappel à la réalité ... signe donc que ce jugement se référerait donc à ce qui est reel, objectif, vérifiable, par différence avec le jugement des parents qui serait forcément affectueux, aveugle, subjectif, invérifiable, irréel ou plutôt fantasmagorique, rêvé ?

 

Tout juste cette blogueuse signale-t-elle «que si certains professeurs ont des observations constructives, d’autres ne font pas dans la nuance et assènent les choses de façon assez agressive». 

 

Ma position sur cette question sera évidemment très largement différente. Je ne suis d'ailleurs pas certain que ce blog (http://famille.blog.lemonde.fr) soit tenu par un parent d'élève. Je pencherai plutôt pour un blog tenu par un enseignant ou une enseignante, accessoirement parent d'élève peut-être. Ce billet excessivement favorable à la vision des enseignants sur les relations avec les parents d'élève me semble le démontrer amplement.

 

Pour ma part, je suis simplement un parent d'élèves, et ex-victime du système d'enseignement français. Les plus belles années de ma vie d'enfant furent passées dans le système d'enseignement sénégalais, chez les Maristes, ainsi que dans le système d'enseignement réunionnais. J'ai trouvé dans ces deux systèmes d'enseignement, calqués d'ailleurs sur le système français (La Réunion est d'ailleurs dans la France), une beaucoup plus grande tolérance envers la diversité et la difference, que je ne l'ai trouvé dans le système éducatif franco-français, ou la moindre divergence est sanctionnée de la même manière : la violence entre pairs et la violence éducative ou institutionnelle.

 

Je reconnais donc que mon point de vue ne sera pas beaucoup plus mesuré que celui de cet autre blogueur ou blogueuse.

 

J'ai rarement rencontré parmi les enseignants de mes enfants des personnes capables d'avoir des positions équilibrées entre qualité et défaut sur mes gosses. Comme l'indique la blogueuse à laquelle je me suis référée, des enseignants capables d´observations constructives. Certes, ils existent, ces enseignants merveilleux, j'en ai rencontré et c'était des amis, mais ils sont extrêmement rares. Ces enseignants merveilleux sont d'ailleurs ceux que les parents d'élève ne rencontrent pratiquement jamais. Ce sont des enseignants avec lesquels les enfants ont rarement dès problèmes ou bien qui savent les gérer directement avec les élèves, sans médiation nécessaire avec les parents.

 

Lorsque les parents sont convoqués face à un enseignant, c'est très rarement un enseignant capable d'observations constructives. Le plus souvent, pour ceux que j'ai rencontré, votre enfant porte toutes les tares de la Terre, et plus la discussion s'avance, plus le tableau est noirci. Au final, le plus souvent, l'enfant semble être devenu le Mal personnifié, Satan réincarné ! 

 

Bon, vous imaginez certainement que ce genre de discussion avec les enseignants de mes enfants se terminait le plus souvent très mal, non pas en pugilat, mais en conflit ouvert forcément. Pour l'une des premières fois, en classe de CE1, l'enseignante était persuadée que notre enfant avait un retard mental. Il nous a fallu lui faire passer un test de QI, qui a demontré qu'il avait un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, pour qu'elle lui foute la paix et limite les punitions injustifiées. Cette enseignante avait des méthodes de gestion de la classe certainement modernes, mais injustes et inégalitaires. Donner des pouvoirs de coercition à de jeunes enfants pour faire respecter leurs autorités, et appuyer les punitions données par ces enfants, me semblent être une aberration totale.

 

Après, évidemment, quand je parle de quotient intellectuel, je ne parle pas de quotient émotionnel, et je ne suis pas sûr que ni moi ni mon enfant ne disposions d'un haut niveau de QE, ou plutôt d'un niveau de QE qui nous rende apte à gérer facilement des relations interpersonnelles. 

 

Ces enseignants pour lesquels chaque enfant est dépositaire de l'ensemble des tares de la Création imaginent-ils (ou imaginent-elles) les raclées monumentales et les punitions injustifiées dont les enfants sont victimes par leur faute, suite à ces réunions de parents d'élève où ces enseignants incompétents se sont défoulés sur leurs pauvres élèves pour oublier leur vie miserable ou leur quotidien étriqué ? Dans mon enfance, chaque rencontre parents-professeurs se soldait par des séances de martinet ou une fessée ; c'était certainement la manière de ma mère d'évacuer le trop plein d'exaspération à son syndrome d'identification à son enfant, à en croire cette chère blogueuse ! LOL !

 

Heureusement pour moi et mes enfants, je n'ai pas répété ce comportement vis-à-vis de mes enfants dans ce genre de situation. Les rencontres parents-professeurs sont juste devenues pour moi une perte de temps absolu, puisque les enseignants capables de remarques équilibrées et constructives (chaque enfant a forcément des qualités et des défauts ... en tant que parent, on n'est pas aveugle) sont extrêmement rares ; le reste des enseignants étant des incapables et des incompétents qui ne devraient pas enseigner, ou du moins, qui ne devraient pas rencontrer les parents d'élève.

 

Tout le monde n'est pas capable d'enseigner. Que ce soit à des enfants ou à des adultes. Une bien trop grande proportion des enseignants ne le font pas d'ailleurs par vocation, mais simplement parce qu´ils n'ont pas d'autres débouchés à leur étude (histoire, géographie, sport, sociologie) ou parce que c'est cela ou le chômage, ou bien simplement la peur du chômage ! Et même chez ceux qui le font par vocation, certaines personnes sont tellement formatées, excessives, rigides, qu'elles représentent également l'archétype du mauvais enseignant. Quelle tristesse qu'on n'apprenne pas d'abord aux enseignants à s'ouvrir aux autres, à écouter les autres, avant de les formater à la science de l'enseignement et de la pédagogie. Seuls des soufres-douleurs et des enfants martyrs devraient devenir enseignants. Comme dans le film «Captain America», il faut avoir été un faible pour connaître le sens du pouvoir et de la force, et pour le mériter et en faire bon usage.

 

Tous les enfants ne sont d'ailleurs pas non plus comparables. Certains connaissent intuitivement la manière de se comporter, de réagir et d'agir, que ce soit face au pouvoir institutionnalisé des enseignants ou de la hiérarchie scolaire, ou face à leurs pairs, aux autres enfants, aux forts comme aux faibles, ceux que l'on peut écraser ou devant lesquels il faut s'écraser. Et d'autres enfants ne comprendront jamais la facon dont il faut réagir et se tenir, et le feront à mauvais escient. J'ai eu deux enfants et chacun réagissait différemment. Aucun souci et une capacité d'attention en classe, ne le faisant jamais être remarqué pour le second, à la différence du premier pour lequel mon épouse était régulièrement convoquée (ils avaient apparemment compris que ce n'était pas la peine avec moi, même si j'étais régulièrement présent dans l'école).

 

Quelle part de transfert et de répétition inter-générationnelle y a-t-il dans ce domaine, que ce soit dans mon interprétation de ce genre de situation, dans ma facon de réagir, dans les comportements de mes deux enfants, dans le comportement de ces enseignants, ceux que je critique et abomine, ou ceux que je considère comme bons ou compétents ? Dans les méthodes même d'apprentissage et d'enseignement ? Tout n'est peut-être que transfert !

 

 

Saucratès



18/06/2018
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