Critiques de notre temps

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Lettre ouverte au Parti Socialiste français

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 7 février 2019

 

Le Secrétaire Général du Parti Socialiste a ouvert un droit d'inventaire sur le quinquennat de Francois Hollande. Je ne suis pas adhérent au Parti mais j'estime qu'en tant qu'ancien électeur de Lionel Jospin en 1997 et en 2002, de Ségolène Royal en 2007 et de François Hollande en 2012, j'ai le droit de m'exprimer sur ce droit d'inventaire, sur la manière dont le Parti Socialiste a gouverné de 2012 à 2017 suite à mon vote !

 

Alors que l'on entend régulièrement François Hollande se gargariser par presse interposée ou par colloque interposé sur l'excellence de son bilan, j'aimerais que le Parti socialiste n'omette dans cet indispensable droit d'inventaire de ce quinquennat maudit aucune des erreurs, manipulations et compromissions auxquelles des socialistes (supposément) ont participé. Ce n'est qu'à cette unique condition que je pourrais un jour envisager de revoter pour des socialistes.

 

Je vous ai d'ailleurs entendu dire que ce droit d'inventaire ne pouvait pas se limiter à la seule responsabilité des députés frondeurs socialistes ! Je pense pour ma part que si certains députés et certains socialistes ont dû fronder, s'opposer à la ligne d'un gouvernement et d'un Parti supposément Socialiste, c'est parce que ces supposés socialistes n'étaient plus des socialistes, ne défendaient plus et n'appliquaient pas une politique de gauche, Socialiste. Les frondeurs ne peuvent être les responsables d'un fiasco ; ils ne sont que les quelques courageux qui souhaitèrent défendre une autre vision du socialisme.

 

Je vais donc vous lister ce que je retiens de ce quinquennat maudit, où je pense que le Parti Socialiste a perdu son âme de gauche.

 

1) La première et plus monstrueuse trahison concerne l'adoption de la Loi Travail et des mesures de réécriture du Code du Travail et des droits sociaux. Le gouvernement Socialiste a même indiqué à plusieurs reprises être prêt à remettre en cause ou à flexibilités les trente-cinq heures, mais aussi à transcrire dans la Loi française une proposition d'accord réformant les instances représentatives du personnel dans les entreprises, que le patronat, la CFDT et deux autres syndicats étaient prêts à signer. C'est uniquement parce que la CFE/CGC n'a finalement pas avalisé cet accord que cet accord n'a pas été signé et n'a finalement pas été transposé en droit français., avant 2017. Comme vous le savez sûrement, le texte de Macron de réforme des instances représentatives du personnel, qu'il a appelé pompeusement «modernisation du dialogue social», mais qui constitue un recul phenomenal du dialogue social dans les entreprises, n´est rien d´autre que ce projet d´accord initialement concocté par le MEDEF et la CFDT et que le gouvernement socialiste avait prévu de transcrire dans la Loi ! Le président Macron n'a fait que reprendre votre propre texte.

 

L'idéologie des Socialistes entre 2002 et 2007 a été de répondre favorablement à toutes les demandes du patronat pour toujours plus de flexibilité en matière de droit du travail, en matière de protection sociale. Quelle decheance pour un parti qui en 1982, a ecrite et mis en oeuvre les Lois Auroux qui ont créé de nouveaux droits pour les salariés, qui permettaient aux salariés de mettre en place des groupes de discussion dans les entreprises, pour un parti qui a généralisé les comités d'entreprise ou les comités d'établissement dans toutes les entreprises de plus de cinquante salariés, qui a également généralisé les comités d´hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans toutes entreprises de plus de cinquante salariés, et ceci malgré la colere et l´opposition du patronat de l'époque. Quelle déchéance aussi pour un parti qui en 1988, a remis en cause la reforme du RPR pendant la cohabitation, en privant de contenu leur réforme des DUP (délégation unique du personnel) qui restreignait drastiquement le dialogue social dans les entreprises de cinquante à deux cent salariés. Quelle decheance pour un parti qui en 1981, a diminué le temps de travail hebdomadaire de 40 heures à 39 heures, et offert aux salariés une cinquième semaine de congés payés. Quelle déchéance enfin pour un parti qui en 1997 avait fait voter la loi sur les trente-cinq heures payés trente-neuf heures, toujours en faisant face à l'opposition et à la condamnation du patronat !

 

En 2007, le parti socialiste s'est presenté devant les electeurs sans aucune nouvelle proposition, en se declarant l´ennemi de la Finance, mais en menant une politique ultraliberale favorable aux theses du patronat, qui ne rompait ni avec la politique de Nicolas Sarkozy qui l´avait précédé, ni avec celle d´Emmanuel Macron qui lui a succédé. Voilà je pense la premiere leçon de l´inventaire qu´il convient de tirer des annees Holande.

 

Je dirais également que cet inventaire permet de souligner les enjeux des futurs prochains programmes des socialistes pour 2022 : rétablir le dialogue social dans les entreprises en accroissant les nombres d'élus dans les nouveaux CSE, leurs heures de délégation, et la présence des suppléants comme des titulaires dans les réunions avec l'employeur. Recréer les CHSCT dans toutes les entreprises parce qu´une seule et unique instance avec 5 ou 6 élus ne peut pas s´occuper de tous les sujets, et que les conditions de travail et la sécurité des travailleurs sont extrêmement important. Proposer de consentir une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés. Et revenir sur la monetisation du compte personnel de formation qui conduit en fait à une diminution drastique des droits des salzriés à la formation. Précédemment, avant la monétisation, le CPF ne servait qu´à rémunérer les heures passées en formation. Les couts de formation et les frais pédagogiques étaient automatiquement à la charge des entreprises. Ces frais et ces coûts sont désormais ponctionnés dans le CPF qui ne sert plus a financer la participation des salariés aux formations. A défaut, il faut revaloriser très fortement les taux de conversion des heures qui ont été utilisés.

 

Mais tout ceci ne vise qu'à corriger les déviations ultraliberales des années Macron-Hollande. Au plan du travail, il me semble qu'un programme socialiste ne peut se passer d'avoir un grand projet, comme Mitterrand en 1981 ou Jospin en 1997. De la même manière qu'un gouvernement de droite a toujours un projet en faveur du patronat de simplification, de suppression de dispositions législatives sur le travail (restreindre les droits des IRP, faciliter les licenciements, ou réduire les indemnisations des chômeurs ou des licenciés économiques ...). Et c'est pour cette raison que la trahison du quinquennat Hollande est encore plus insupportable à vivre, parce que n'est pas sensé être un programme de gauche ! Un grand projet socialiste pour 2022 pourrait être la co-gestion à l'allemande dans toutes les grandes entreprises et dans tous les établissements publics, sans exception. Imposer que la moitié de tous les postes d'administrateurs soient occupés par des administrateurs salariés élus. Généraliser cela à toutes les formes de sociétés quelque soit leur statut. Leur permettre de voter sur toutes les décisions car bien souvent, sur les sujets importants, comme les nominations, ou autres, les dirigeants leur imposent de quitter la salle de réunion. Il resterait à déterminer à article de quels effectifs on généraliserait la co-gestion, car il peut être contre-productif de l'imposer dans une entreprise d'une dizaine de salariés.

 

2) Pendant la période 2012-2017, le gouvernement socialiste était également particulièrement trop à l'écoute des demandes des grands commis de l'Etat, des dirigeants d'entreprises publiques ou privées qui travaillaient autrefois, auparavant, dans les ministères ou les cabinets ... Le quinquennat d'Hollande a commencé avec cette idée idiote de fusion de plusieurs établissements publics pour creer Bpifrance Financement, dont les coûts humains lies à la fusion ont été complètement niés mais sont pourtant extrêmement lourds. Bpifrance correspond toujours à la même tare initiale du quinquennat Hollande : répondre aux besoins des entreprises sans faire attention aux salariés. Il y a d'autres fusions dans le secteur public pendant ce quinquennat, comme pendant le quinquennat précédent. La Banque de France voulait récupérer un établissement public assurant l'émission monétaire dans les départements d'outre-mer, issu de la France libre. Le gouverneur, qui était au cabinet du ministère de l'économie fin des années 1990-début des années 2000, à l'époque d'une précédente tentative de filialisation de cet institut, a trouvé cette fois-ci dans un cabinet ami la volonté politique de parvenir à faire disparaître cet institut. Il y a eu aussi l'idée de fusionner la CDC et l'AFD, quelqu'en puissent être les coûts humains. Au temps de ce quinquennat Hollande, les politiques croyaient avoir de géniales idées dictées par les grands commis de l'état qui les entouraient, sans s'occuper des conséquences humaines de telles fusions, de telles révolutions. Et c'était d'autres grands commis de l'état, bien introduits, issus de ces mêmes cabinets ministériels, qui orchestraient à marche forcée les conséquences sociales de ces décisions funestres, sans humanité, avec l'aide du haut encadrement de ces établissements. 

 

Comment faire en sorte, si Le Parti socialiste revient au pouvoir, que les hauts fonctionnaires (socialistes ou non) de chaque cabinet ministériel ne s'attachent pas à favoriser tels ou tels de ses anciens condisciples ou en échange ou non de certaines faveurs ? Que les dirigeants de tous les établissements publics, de tous ces organismes, ne soient pas confiés seulement à des hauts fonctionnaires, à des membres d'une nébuleuse constituée d'une même caste issue des mêmes écoles ? Une solution à un tel souci (car c'en est un pour les français extérieurs à cette caste, c'est à dire 99,99% de la population française) serait d'instaurer la co-gestion dans toutes les entreprises et tous les établissements publics et de faire en sorte que les postes de directions generales et de présidence soit pour moitié occupés par un représentant des actionnaires ou de l'état, et de l'autre désigné ou élu par les administrateurs salariés, issu de l'entreprise ou de l'établissement. Evidemment, cela ne marchera pas partout, mais on peut espérer qu'au fil des années, une culture de la co-gestion naîtra et que la prise en compte des intérêts des salariés dans les décisions des entreprises, que la participation des salariés à ces prises de décisions, deviendra une évidence et progressera.

 

3) Un programme socialiste ne peut pas non plus ignorer les enseignants. Ils étaient les principaux partisans, défenseurs du Parti socialiste. Ceux qui ouvraient parfois aussi les yeux aux collégiens ou lycéens dans leur classe. Le projet socialiste pour le quinquennat Hollande visait à leur imposer une réforme de l'école, imposant une demi-journée de travail hebdomadaire supplémentaire au primaire et quelques semaines de congés annuels en moins ! Tout ceci en fonction d'une réforme de l'enseignement pondu par quelques socialistes ignorants étrangers au Monde de l'enseignement. Que cette réforme corresponde aux prescriptions des chronospecialistes des capacités cognitives des enfants ne fait pas d'une mauvaise réforme imposée une bonne chose.

 

Le quinquennat Hollande a aussi démontré un autre versant de la pensée socialiste. Cette idée qu'il faut niveler par le bas les matieres que les collégiens ou lycéens peuvent étudier. Cette idée que pour donner les mêmes chances à tout le monde à l'école, il faut surtout empêcher que des enfants interessés puissent étudier des matières que les enfants non intéressés ne souhaitent pas étudier. Je pense au latin et au grec au collège, je pense à l'apprentissage dès la sixième d'une deuxième langue vivante (ou classe bilangue). Si des enfants sont intéressés, souhaitent apprendre, pourquoi ne pas leur permettre d'étudier une troisieme langue vivante ou des langues mortes. Est-ce que cela a un sens de vouloir avoir une lecture comptable du coût des enseignements par enfant ? Que ce coût financier doive être le même pour tous les élèves, pour tous les collégiens ?

 

Il y a aussi la question de l'islamisation croissante de l'école. Est-ce que pour plaire à l'altérité voulue de l'électorat socialiste, le Parti socialiste doit-il une prise en compte de la diversité religieuse ? Pendant le quinquennat Hollande, j'ai eu l'impression que cette islamisation de l'enseignement prenait de l'ampleur. L'enseignement est laïc et doit le rester. Les programmes d'histoire doivent parler  de l'histoire de la France, et n'en déplaise en certains et certaines, l'enseignement de «mes ancetres les gaulois» n'a rien de choquant. J'ai appris l'histoire du Sénégal à l'école primaire au Sénégal et je  n'en suis pas offusqué. Et cela m'a ouvert un intérêt pour tout ce qui concerne l'anthropologie et l'histoire d'ailleurs !

 

Il reste aussi le souci des méthodes d'enseignement sur lesquelles le Parti socialiste doit réfléchir. De la Méthode globale, au principe voulant faire sortir la connaissance des propres connaissances des enfants, des méthodes d'enseignement reposant sur des exercices et non sur des leçons ... les difficultés de l'enseignement des mathématiques, où les élèves ne se voient plus donner de leçons qu'ils peuvent apprendre mais doivent tirer des enseignements des exercices qu'on leur fait faire, devraient nous alerter sur l'importance des méthodes d'enseignement et éclaire d'un jour nouveau le constat d'une dégradation des résultats en mathématiques et en culture scientifique des jeunes francais dans les enquêtes internationales comme PISA ou TIMMSS. Ce n'est pas forcément en révolutionnant contre les parents d'eleves et contre les enseignants les programmes du scolaire, du collège ou du lycée que l'on combattra cette perte de qualité ou le fait que le système francais d'enseignement est particulierement inegalitaire, ce n'est pas en privatisant comme dans les pays scandinaves les écoles et en précarisant les enseignants que les résultats s'amélioreront. La solution est peut-être dans la révision des méthodes d'enseignement, dans l'ouverture des choix et des méthodes que les enseignants peuvent utiliser, dans une réforme des inspections académiques qui se sont muées parfois en ayatollah des méthodes d'enseignement modernes au détriment des méthodes connues et issues du passé qui fonctionnaient très bien.

 

Il y a un programme de l'école et de l'enseignement à mettre en œuvre, un programme qui ne peut être décidé par quelques ex-syndicalistes étudiants ou énarques mais qui doit être concerté avec la base de l'électorat socialiste : le monde de l'enseignement et non pas par quelques énarques ou managers des collèges ou lycées. Avec une idée forte : cesser de vouloir niveler par le bas le monde de l'enseignement pour y étendre la médiocrité, ou l'ouvrir à l'islam, comme cela a pu être vécu pendant ce quinquennat Hollande.

 

4) On ne peut réfléchir à un droit d'inventaire sans citer le mariage pour tous. Là aussi, nous avons un projet imposé. S'agit-il d'une ouverture ou d'un droit nouveau pour une communauté malgré tout discriminée, à savoir les couples homosexuels ? Peut-être. Ou bien s'agissait-il d'un projet électoral pour capter des voix d'une fraction de l'électorat ? Seuls ceux qui ont pensé cette réforme le savent. Neanmoins, ce projet a profondement divisé la société française. Et surtout, était-ce un projet fondamentalement socialiste, un projet phare ? En 1981 et en 1988 Mitterrand avait mis en œuvre le revenu minimum d'insertion (RMI), la couverture mutuelle universelle (CMU) qui constituent aujourd'hui encore des socles indépassables des droits sociaux des francais dans leur ensemble. Je ne vois rien de tel dans le mariage pour tous. Juste une uniformisation de la société française, ouvrant la porte aux prochaines aspirations de certains couples : aspiration au droit à l'enfant pour tous. Demain, que peut-on imaginer comme prochain droit  à demander ? La PMA pour tous, la GPA pour tous ? Ou bien autoriser la polygamie et la polygynie (pour satisfaire aussi les féministes) afin de capter une fraction d'une partie de l'électorat musulman pour gagner les prochaines élections ? 

 

Derrière ce sujet de société, on touche au positionnement des socialistes ! Les socialistes défendent-ils la laicité par volonté, par idéal, ou bien s'opposent-ils au catholicisme, à la chrétienté, par calcul ou par souci d'opposition ? Les socialistes défendent-ils et avancent-ils des propositions heurtant les croyants catholiques et chretiens pour défendre un ideal ou bien cherchent-ils juste à heurter les catholiques pour les combattre ? Le quinquennat d'Hollande a ainsi vu des attaques de plus en plus régulières contre des symboles religieux catholiques, tout en donnant de plus en plus l'impression de défendre des positions pro-islamiques. Des petits riens comme une remise en cause des crèches dans les espaces publics mais qui heurtent les catholiques ou les chrétiens qui constituent encore une majorité des francais. Quelle est la limite à la diversité culturelle, à la pluralité culturelle et religieuse ? Et à partir de quand ce souci du pluralisme visible impose une dictature de la bienpensance et de la soumission ?

 

5) Enfin, on ne peut pas faire un inventaire des manquements, des erreurs du quinquennat Hollande sans conclure sur sa fin, sur le fait qu´une majorité de députés, d'élus socialistes ont tourné casaque et ont choisi une investiture LaREM, auprès de Macron. On ne peut pas oublier que le ministre de l'économie d'Hollande, et auparavant un des membres de son cabinet à l'Elysée, a défendu un projet politique ni de droite ni de gauche mais ultra-libéral. On ne peut pas oublier que tant de deputés socialistes ou d'hommes politiques aient rejoint le camp du vainqueur, qui avait enterré les socialistes. Je pense à l'ex ministre de l'intérieur de Macron, le maire de Lyon, Gérard Colomb, supposément être un vieux socialiste avant de trahir. Il y a tant de noms de socialistes qui se sont fait élire ou qui ont tenté de se faire élire sous une étiquette LaREM : Monique Orphé, Jean-Michel Clément, Manuel Valls, premier ministre socialiste de Francois Hollande (qui a demandé l'investiture de LaREM qui lui a été refusée, mais qui n'avait pas d'adversaire LaREM), Anne-Christine Lang, Richard Ferrand ... entre autres ... Ou d'autres encore, comme Ericka Bareigh, qui évitaient de s'afficher comme socialistes pour les dernières législatives comme si c'était une maladie honteuse.

 

Tous ces élus n'ont même pas forcément été exclus du Parti socialiste (par exemple Mme Monique Orphé, battue, pourtant avec une étiquette LaREM mais qui serait toujours PS ?) mais dont les défections doivent interpeler. Comment autant de traitres ont pu occuper et avoir des responsabilités au sein du Parti socialiste et voter des lois ? Et basculer du jour au lendemain dans un Parti qui promeut des idées ultra-libérales ? Pourquoi alors s'étonner que le quinquennat Hollande ait pu être aussi marqué d'ultra-libéralisme, aussi à droite, si la majeure partie des élus et des ministres et des hommes politiques socialistes étaient des ultra-liberaux maquillés en socialistes ? 

 

Tant d'exemples que cette lettre ne pourrait pas tous les contenir. Les socialistes ne peuvent faire cette économie de s'interroger sur ces trahisons et d'en faire un véritable procès. Parce que cela nourrit sinon chez les francais cette impression de similitude entre tous les partis, qui au final ne peut qu'attiser les pires extrêmismes. Lorsqu'un élu trahit et change de camp, c'est une brebis galeuse. Lorsqu'une centaine d'élus trahissent en même temps, il faut se poser des questions, non pas sur la raison de leur départ, mais sur les raisons pour lesquelles on les avait choisi comme députés, et sur ce qu'ils ont pu faire avant de partir et sur les dégâts qu'ils ont pu causer ! 

 

A défaut d'un véritable droit d'inventaire, d'un véritable tournant politique, d'un rejet de l'ultra-libéralisme qui était devenu le mantra du PS de François Hollande, je ne pense pas que le Parti socialiste est un quelconque avenir.

 

 

Saucratès



09/02/2019
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