Pensées
Pensées autour des accords douaniers de Trump
Les droits de douanes de Donald Trump, les accords commerciaux conclus ou imposés à ou avec l’Europe, et l’impact sur les importations de produits européens et américains...
La signature d’un accord entre l’Union européenne et Donald Trump au sujet de droits de douanes majorés sur les produits européens entrant aux Etats-Unis a eu beau être dénoncé violemment par toute l’échelle politique française, de l’extrême gauche jusqu’au gouvernement et au premier ministre, ces effets sur les constructeurs automobiles européens et notamment français, on ne peut néanmoins que rejoindre l’analyse du président américain Donald Trump sur l’existence de distorsions de concurrence et de mesures discriminatoires visant les importations de véhicules américains en Europe et tout particulièrement en France.
https://www.automobile-magazine.fr/economie-politique/article/48822-comprendre-en-un-seul-tableau-pourquoi-les-marques-americaines-ne-se-vendent-pas-en-europe#
Le journal Automobile Magazine peut bien en faire porter la responsabilité de ces méventes aux différences entre les besoins des consommateurs européens et les véhicules proposés et commercialisés par les constructeurs américains, je ne rejoins pas cette analyse partisane. Peut-être que les énormes pickups américains ne correspondent pas exactement aux désirs des ménages européens, même si je n’en mettrais pas ma main à couper ; il suffit de voir l’engouement rencontré par ces véhicules à Saint-Pierre-et-Miquelon, seul département français où ils ne sont pas victimes d’une fiscalité assassine du fait de la proximité du territoire canadien, pour conforter l’idée que c’est bien la fiscalité assassine et le refus de commercialisation de ces véhicules fiscalement invendables qui explique leur absence en France et en Europe.
Que les dames françaises ou européennes privilégient parfois de petits véhicules faciles à manœuvrer et à garer, pourquoi pas, dans des pays où la voirie publique est conçue pour ne permettre que le croisement de véhicules de petite taille, pour ne permettre le stationnement que de petits véhicules, où la voirie est restée figée à l’époque des Citroën deux-chevaux et des Renault quatre-L ou R8. Mais les conducteurs machistes adoreraient malgré tout pouvoir conduire de bons gros véhicules américains comme des RAM, des F150, des Dodge Chargers, des Dodge Vipers, des Chevrolet Camaros ou des Ford Mustang. Ou d’énormes SUV comme l’Escalade ou autres véhicules de légende. Sauf que la fiscalité française et européenne assassine nous en empêche, et nous oblige à acheter des véhicules de constructeurs français faiblards et tristounets.
Voilà par exemple ce que raconte le journal Automobile Magazine, ce avec quoi je ne suis absolument pas d’accord :
«Les Américains ont des habitudes d’achats ou de consommation assez uniques, y compris en matière d’automobile. Et elles sont à l’opposé de ce qu’un Européen peut attendre : un véhicule en général compact ou moyennement dimensionné, sans trop de puissance et qui échappera à toute forte surtaxe à l’immatriculation. En l’occurrence, le genre de véhicule qui ne remplit pas les catalogues de Chrysler, Chevrolet, Dodge ou Ford USA même si ce dernier pourrait faire exception.»
Je ne rêve pas d’un véhicule compact sans trop de puissance. Si la fiscalité de ces véhicules américains, des grosses cylindrées, n’étaient pas aussi démentielle (70.000 à 80.000 euros de taxes en plus en 2025, 10.000 euros en plus encore en 2026), et si leur prix de vente pouvait être comparable à leur prix outre-Atlantique, je m’offrirais un de ces monstres, en faisant un pied de nez à tous les prophètes de mauvais augure et écologistes de tout crin ! Évidemment, les écologistes de tout crin, les technocrates de Bercy et les prophètes de mauvais augure sont passés par là, et le moindre de ces véhicules américains vaut plus d’une centaine de milliers d’euros.
Je comprends la rage de Trump qui rejoint ma rage devant l’absurdité de la fiscalité et de la taxation française. Une bande d’empêcheurs de polluer en paix et de pisse-froids, qui ne se satisferont, à l’image de tous les écologistes et socialistes de France et de Paris, au premier rang desquels la maire de Paris, que le jour où tous les français seront obligés de se déplacer à vélo parce qu’ils n’auront plus le droit de polluer. Vive la politique de Trump. Quel dommage qu’il n’aille pas jusqu’à imposer à la France de mettre fin à sa politique fiscale injuste et assassine ! Quel dommage ! On aurait alors entendu le marigot politique français hurler à l’intrusion démocratique.
Evidemment, on ne peut rien attendre des médias français sur ce sujet, absurdes supporters de la politique fiscale des écologistes et technocrates français. Ils peuvent juste alerter sur les difficultés attendues des constructeurs européens ou français confrontés dorénavant à des droits de douane majorés pour le marché américain. Mais ils profitaient déjà de droits de douane majorés et de normes protectrices sur leur propre marché ; ces droits de douane majorés ne font que rétablir un équilibre rompu ces dernières décennies.
https://www.automobile-magazine.fr/economie-politique/article/48895-accord-us-ue-lautomobile-europeenne-sauve-les-meubles-leurope-sest-elle-faite-avoir-par-les-americains
Vous avez compris que je ne rejoins pas Le Monde et les politiques français dans leurs condamnations de l’accord sur les droits de douane conclus entre Trump et l’Union européenne. Bien au contraire, j’aimerais que Trump obtienne la fin des politiques fiscales confiscatoires et attentatoires aux libertés civiques érigées en normes par ces fous furieux qui nous dirigent.
Saucratès
Médias et manipulation A
Puis-je dire que le célèbre journal Le Monde manipule les consciences et les opinions de ses lecteurs ? Peut-on dire quelque chose d’aussi gravissime de ce vénérable journal qu’est Le Monde ? Je crains que ce soit le cas. Je crains que dans l’optique de son combat viscérale contre Donald Trump, contre l’illibéralisme, contre ce qu’ils estiment être la montée des périls fascistes, Le Monde et ses journalistes, ses élites, ne participent à une campagne méthodique pour contester en permanence les méthodes de Trump, de Vance, de Musk, de Poutine et de tous ceux qui incarnent ce péril à leurs yeux.
Ou jusqu’où peut-on informer sans être en risque de manipuler ses lecteurs et l’opinion publique ? Le Monde se pose-t-il d’ailleurs seulement la question de savoir s’il a tord ?
Le résultat en devient cependant évidemment inaudible. Trump est accusé de toutes les horreurs envisageables. Il semble s’attaquer à tout, à lire Le Monde. Il s’attaque peut-être réellement à tous et à tout. Des droits de douane prohibitifs sur toute sorte de pays, des remises en cause de toute une série de politiques comme notamment l’aide internationale américaine. À la justice donc également.
Mais en fait s’attaquer à des étudiants violemment pro-palestiniens et contestant Israël est-il réellement incompréhensible de la part d’un gouvernement ayant érigé la défense d’Israël au rang de priorité nationale ? Le prédécesseur de Donald Trump à la Maison Blanche n’était guère plus à l’aise avec le mouvement de ces activistes pro-palestiniens dans les universités américaines. Et pourquoi laisse-t-on des réfugiés ou des exilés palestiniens agiter les universités américaines ou européennes ou bien être élues au parlement européen pour y représenter la France ?
L’affaire du canal de Panama est à cet égard également extraordinairement intéressant. Voilà une accusation de Donald Trump contre l’emprise chinoise sur le canal du Panama qui a été brocardé par Le Monde comme une abomination et une aberration sans nom. Et pourtant, les attaques de Trump ont conduit le conglomérat CK Hutchison de Hong-Kong à revendre l’ensemble de ses actifs portuaires, dont ceux des deux côtés du canal du Panama, Balboa et Cristobal, au fond de pension américain Black Rock, bras armé du pouvoir américain.
Au fond, voilà un homme dont les discours sont apparemment suivis d’effets ! Cela nous change de nos politiques qui ne prononcent que des discours creux, grandiloquents mais creux… Évidemment, les idées nationalistes de Trump sont le MAL pour Le Monde. Défendre une industrie nationale ou la sécurité énergétique d’une nation est contre-nature, MAL. Ce n’est acceptable que sous la plume du gentil Macron.
Cela conduit surtout Le Monde à attaquer sans relâche les positions d’un gouvernement étranger ami, jusqu’à en perdre toute objectivité, toute forme de justesse, juste par souci d’opposition et de contestation, et à se transformer en comptable des renoncements et des défaites intellectuelles de ceux qui selon Le Monde représentent le combat contre Trump, le combat pour les bonnes idées approuvées par Le Monde. Ainsi l’idéologie Woke et la défense des personnes transgenre.
Ainsi le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a-t-il osé considérer que la participation d’athlètes transgenre dans les sports féminins est «profondément injuste» ! Comment peut-il oser ! Les positions du Monde ne sont pas réfléchies ; juste idéologiques et Woke. Newsom a bien évidemment raison. S’il suffisait de changer de sexe pour devenir championne de France, d’Europe ou du Monde, ce serait effectivement profondément injuste.
Voilà donc Le Monde contraint de se faire le témoin des renoncements des uns ou des autres comme pour en tenir le compte, comme pour menacer ceux qui renoncent, ceux qui reculent, de leur demander des comptes ultérieurement. Et là aussi, lorsque c’est Trump qui parle de faire payer ceux qui se sont attaqués à lui, c’est MAL. Mais si c’est Le Monde, c’est probablement BIEN. Autre recul sur un sujet important pour Le Monde : le climat. Et Le Monde avale couleuvre sur couleuvre en faisant le compte des renoncements.
À partir de quand un amoncèlement d’opinions convergentes systématiquement négatives deviennent-elles de la manipulation des esprits ? Un peu comme dans le cas des réseaux sociaux où des algorithmes enferment leurs lecteurs dans des boucles virtuelles ?
Saucratès
Pensées énièmes sur la démocratie
Nous sommes encore un samedi soir sur notre Terre. Et je vais encore vous parler de démocratie. Réfugié sur ma terrasse au milieu de mes arbres, dans quelques flaques de lumière venant de quelques lampadaires éloignés, avec pas très loin quelques flammes de mon barbecue, vous pouvez vous demander à raison comment je pourrais valablement vous parler de la démocratie. Ma seule fenêtre sur le monde provient de ma lecture de quelques articles de presse, essentiellement du Monde envers lequel je suis d’ailleurs méfiant et critique.
Mais au fond, je ne me distingue pas vraiment de la plupart des commentateurs politiques ou sociaux qui nous entourent, dont la connaissance des Trump et des Poutine ne provient le plus souvent que de la lecture de quelques livres et quelques centaines d’articles de presse, et de l’opinion toute aussi relative de ceux qui les entourent. Au fond, rares sont ceux que nous entendons parler du monde qui nous entoure qui le connaissent autrement que par ouï-dire.
Simplement, il semble qu’il y ait le bon ouï-dire, celui qui représente le bon côté de la démocratie, et le mauvais ouï-dire, celui qui émane du côté obscur, manipulé, du spectre politique. Et on peut à raison s’interroger sur l’identité et la légitimité de ceux qui vont s’arroger le droit de décider du bon et du mauvais ouï-dire.
Ma première réflexion portera sur le scandale du lycée Betharram et de la polémique visant François Bayrou. Je me sens concerné parce qu’il est aussi poursuivi parce que sa femme y enseignait supposément la catéchèse. Pour tout parent qui a fréquenté des écoles privées d’enseignement catholique et s’y est investi, on sait que des parents d’élèves peuvent participer au cours de catéchèse pour les enfants et les jeunes sans être des enseignants, et sans participer et avoir à connaître au fonctionnement de l’école, du collège ou du lycée.
J’ai lu des articles du Monde relatant la souffrance des personnes ayant été agressé sexuellement, et qui exposent encore la souffrance alors qu’ils sont âgé de cinquante ou soixante ans. Et je n’ai que mépris pour ce genre d’articles. Si à cinquante ou soixante ans, une personne, un homme, n’a pas encore réussi à dépasser sa souffrance d’enfant pour des mains aux fesses, c’est qu’il a un problème autrement plus grave à régler avec lui-même. Certains penseront que je n’ai certainement pas été une victime pour penser cela, mais se morfondre dans sa souffrance est selon moi une aberration et nul n’en est responsable.
Cette affaire démontre une nouvelle fois que notre democratie Est malade, avec des araignées au milieu de leur toile qui détiennent et dévoilent des informations sur pratiquement tous les hommes et toutes les femmes politiques dès lors que ceux-ci arrivent au pouvoir. Il y a eu l’affaire Fillon ; il y a désormais l’affaire Bayrou. Et au centre de cette toile d’araignée, toujours les mêmes médias qui distillent leurs mêmes informations venimeuses.
Plus intéressante, l’affaire Bayou avec le classement sans suite par la justice de la plainte de son ex-campagne Anais Leleux. Sur les simples allégations d’une femme, il avait été condamné immédiatement irrévocablement par tous ceux qui pensent droit et bien. Les Écologistes ont beau assurer qu’ils respectent la présomption d’innocence, ce n’est clairement pas le cas. Évidemment, la députée écologiste Sandrine Rousseau persiste et signe en se tenant aux côtés des victimes. Évidemment encore, cette affaire ne sera pas finie pour Julien Bayou, sans vouloir lui faire de la peine. Le classement sans suite sera contesté par ceux et celles qui estiment que la parole d’une femme, ou d’une victime, doit être respectée, crue.
https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/02/21/julien-bayou-dit-ne-plus-rien-attendre-des-ecologistes-apres-le-classement-sans-suite-de-la-plainte-de-son-ex-compagne-anais-leleux_6557617_823448.html
Au final, la seule conclusion que l’on peut tirer de cette affaire abominable, c’est que nul homme ne devrait épouser ou se mettre en couple avec une ecologiste, une féministe ou une insoumise. Et je pense qu’on peut y inclure également les communistes et les socialistes par excès de prudence. Il faut être totalement fou pour imaginer qu’une histoire avec ces femmes-là ne se transformera pas en histoire judiciaire à la première difficulté venue !
Autre histoire intéressante, cet article du Monde au sujet des listes d’exclusion de certaines entreprises dans lesquelles les fonds d’investissement refusent d’investir.
Extrêmement amusant parce que Le Monde lui-même et les mêmes associations de défense de l’environnement militent justement inlassablement pour que la Finance mondiale sélectionne ces risques et ces octrois de financement afin d’éliminer toutes les entreprises qui mettent en danger les sociétés ou la planète. Et là, Le Monde nous sort un article dans lequel il semble s’étonner que des entreprises françaises en fassent partie. De deux ou trois choses l’une. Soit cet article est faussement candide et vise à médiatiser l’existence de listes d’exclusion d’institutions financières de manière à faire peur, à terroriser les entreprises qui refuseraient de changer leur modèle économique pour le rendre climatiquement responsable. Soit le média Le Monde est schizophrène et combat ici ce qu’il défend ailleurs inlassablement. Soit enfin le média n’a même pas compris les implications financières réelles des combats qu’il mène pour interdire les financements aux entreprises non vertueuses écologiquement.
Comment enfin ne pas conclure cette réflexion par cette extraordinaire analyse du Monde du discours de l’extraordinaire vice-président J. D. Vance sur la démocratie européenne.
Il me semble qu’il faut lire ce décryptage du Monde de ce discours parce que pour l’une des premières fois dans Le Monde, on y trouve l’in extenso d’un discours qu’ils condamnent (néanmoins traduit en français), au lieu comme d’habitude, de la simple interprétation et condamnation de ce discours.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/02/21/les-etats-unis-de-trump-menace-pour-la-democratie-en-europe_6557361_3232.html
Derrière le décryptage que Le Monde propose de ce discours, probablement parce qu’ils pensent que tout le monde sera consterné par les idées exposées dans ce discours, on ne peut que constater l’ampleur du gouffre qui sépare les deux fractions du peuple qui constituent la démocratie occidentale ou européenne. J. D. Vince a-t-il été désinformé ou plutôt mésinformé ? Ou bien n’assiste-t-on pas plus simplement à deux regards différents sur ce qu’est la démocratie, des deux côtés du spectre démocratique ?
L’annulation d’élections présidentielles en Roumanie parce qu’elles ont enregistré la victoire d’un candidat pro-Russie me choque tout autant que le vice-président J. D. Vince. De la même manière qu’il s’attaque à toutes les atteintes à la liberté d’expression en Europe dès lors qu’elles visent des chrétiens, des extrémistes de droite ou des opposants au féminisme. Ce discours de Vince rejoint totalement mon opinion sur la démocratie européenne, ou plutôt l’absence de démocratie en Europe, dès lors que les personnes ne rejoignent pas la doxa en vigueur pro-immigration, pro-islamisation, pro-effondrement-écologique et pro-ultra-féminisme de l’organisation européenne.
Jamais Donald Trump, Vince ou Musk qui l’entourent et le soutiennent n’auraient pu remporter une élection présidentielle en Europe. Ce qu’une démocratie comme l’Amérique permet, jamais l’Europe ne l’aurait permis. On peut penser en Europe que l’élection de Trump est une aberration. On peut penser que la pensée européenne aurait été validée par Biden et son administration démocrate. Sauf que Biden a perdu. Que le peuple américain a élu Trump. Et qu’il faut espérer que celui-ci n’aura de cesse de faire en sorte que la démocratie européenne soit restaurée et le libre choix et vote du peuple y sera autorisé et respecté dans le futur, quelque soit le candidat en lice, conforme à la doxa médiatique ou non. Pour quelles raisons l’élection présidentielle française de 2017 n’a-t-elle pas été invalidée pour cause d’ingérence médiatique de milliardaires ayant favorisé l’élection de Macron, alors que l’élection présidentielle roumaine a elle été invalidée en Roumanie en raison d’une ingérence russe ?
On se doute que la raison est politique. Que l’élection de Macron satisfaisait les censeurs démocratiques et que l’élection roumaine leur déplaisait. Comme l’écrit si justement Le Monde dans son décryptage en parlant d’un «pays pourtant foncièrement pro-européen». Mais qu’est-ce que cela signifie ? Que chaque fois que les citoyens d’un État de l’Union européenne voteront mal, des censeurs les priveront de leurs droits d’élire leurs représentants ou leur président ? Aujourd’hui la Roumanie. Demain qui ? L’Allemagne si les électeurs allemands portent au pouvoir l’AFD ? Et après qui ? Et quid des citoyens américains qui ont osé revoter pour Donald Trump alors qu’ils en connaissaient pourtant les conséquences prévisibles ? Je partage les idées développées par le vice-président américain Vince sur la remise en cause de tous les principes occidentaux démocratiques défendus lors de la guerre froide par les combattants de la liberté. Combien de processus démocratiques européens devront être remis en cause par des censeurs illégitimement élus ou désignés pour que l’on accepte de se rendre compte que la supposée démocratie européenne n’est plus une démocratie mais la dictature d’une minorité technocratique ?
Une démocratie qui n’a plus rien de démocratique peut-elle encore se croire une démocratie sans sombrer dans le grotesque ? C’est évidemment compliqué à appréhender car, pour nous européens, elle ressemble tant à une démocratie : liberté apparemment réelle seulement limitée par des normes et des lois kafkaïennes, absence de censure visible et de soldats restreignant nos libertés …
Il va nous falloir inventer une nouvelle forme de dictature qui aurait beaucoup des apparences d’une démocratie tant que les citoyens ne s’écartent pas de ce qu’ils ont le droit de faire, une dictature où ces citoyens ne seraient plus libres de voter pour ceux qu’ils veulent mais dont les dirigeants doivent être validés par des censeurs mis en place par le système. En fait, ce système existe depuis l’origine de la démocratie européenne et française (il suffit de se rappeler le choc de l’élection de l’aventurier Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 élu lors du premier suffrage universel de la seconde république face à tant d’hommes politiques respectables et cette découverte choquante que les citoyens français ne savaient pas voter puisqu’ils préféraient voter pour un illustre inconnu neveu de l’Empereur) ; il se trouve juste aujourd’hui que le système de contrôle mis en place par les censeurs s’est remis à craquer de partout, peu à peu dans toute l’Europe, et que les censeurs qui nous dirigent n’ont pas encore réussi à mettre en œuvre un nouveau système de contrôle apte à contrôler l’influence des réseaux sociaux. Lorsqu’ils servent à faire élire Macron ou Obama, ces réseaux sociaux sont magiques. S’ils servent à faire élire un candidat pro-russe ou Donald Trump, tout va mal ! C’est une guerre idéologique dans laquelle chacun des deux camps est persuadé avoir raison, mais où les censeurs européens cherchent juste à défendre leur privilège en estimant défendre la démocratie !
Saucratès
Nota : Évidemment, les médias européens comme Le Monde et les politiques européens appartenant à ce système de censure véhiculent l’opinion strictement contraire. Les Etats-Unis sont ainsi à leurs yeux désormais une menace pour la démocratie européenne et pour «l’Etat de droit, sur lequel la paix et la construction européenne ont reposé depuis la victoire sur le nazisme».
Dernières pensées d’un samedi soir de janvier 2025
Nous voici donc pratiquement déjà arrivé à la fin du mois de janvier 2025. J’ai beaucoup écrit en ce début d’année 2025, avec déjà quatorze articles publiés en à peine vingt-quatre jours écoulés. Mais je n’ai pas encore pris le temps de m’arrêter un samedi soir sur l’état de notre planète, de notre république française, de notre département.
Comment va le monde ? Nous découvrons chaque jour les conséquences du choix des électeurs américains qui ont réélu Donald Trump comme président des Etats-Unis. Chaque jour est rythmé par ses déclarations tonitruantes ou les interventions de ses proches, en premier lieu celles d’Elon Musk, ou par les cris d‘orfraies de ses contempteurs ou de ses opposants. Quand vous n’avez plus rien à craindre de la justice de votre pays, vous pouvez vous amuser à faire parler les excités du bocal, vous pouvez vous amuser à exciter les fous furieux.
Le monde risque-t-il de basculer dans l’horreur du fait des agissements de Donald Trump ou les élucubrations de Elon Musk ? Le plus amusant est certainement qu’à la grande indignation de tous ces contempteurs et de ses critiques virulents, Donald Trump pourrait réellement devenir récipiendaire du prix Nobel de la paix s’il réussissait à mettre au conflit russo-ukrainien tout comme il a réussi à obtenir un processus de paix et d’échange de prisonniers et d’otages entre Israël et le Hamas. Ce que son prédécesseur n’avait jamais réussi à obtenir, Donald Trump l’a obtenu quelques jours ou quelques heures à peine après son investiture. Hallucinant ! Et je crois que cela ferait très mal à tous ses opposants internes, et tous les journalistes de tous bords politiques qui s’acharnent sans aucun effet sur lui, si Donald Trump était proposé pour le prix Nobel de la paix alors qu’ils le présentent de manière permanente comme le Diable, comme un fou furieux incontrôlable. Cela serait jouissif. Jouissif de voir un adversaire irréductible de l’accord de Paris sur le climat devenir prix Nobel de la paix ! Jouissif parce que cet accord de Paris sous Hollande n’était qu’une monstrueuse arnaque. Un pur coup médiatique pour permettre sa réélection sur laquelle il n’a même pas tenté de rebondir, s’effaçant au profit de son dauphin médiatique autoproclamé Macron premier. Un accord dont les Etats-Unis peuvent sortir sans aucune difficulté, qui ne prévoit aucune obligation mais que l’on présente comme l’archétype suprême de l’accord extraordinaire sur le climat. On nous a raconté des cracks à nous français, et on est persuadé d’être le centre du monde. Comme tous les citoyens de tous les pays où un COP a eu lieu et où un bout d’accord ou des avancées extraordinaires sont relayés sans arrêt à la gloire de leurs dirigeants tout-puissants.
Croyez-moi, si un jour un COP a lieu dans une grande ville américaine républicaine, à New-York ou Washington, là nous aurons un véritable accord sur le climat avec des objectifs véritablement contraignants. Et le plus amusant serait évidemment que cette COP se déroule sous la présidence de Trump. Là, ce serait extraordinaire.
Non pas que Trump change d’avis ; tous les politiques changent d’avis, n’oublions pas les masques qu’il était inutile de porter et que six mois plus tard, on était verbalisé si on ne les portait pas ! Et c’était des experts qui le disaient ! Non, ce qui serait extraordinaire, ce serait les réactions outragées de ses contempteurs, de ses critiques, qui auraient à choisir entre être ridicules et être des pantins et des girouettes.
Le reste de la politique paraît décevante en comparaison, que ce soit en France ou en Europe. La Commission européenne semble avoir pour objectif de ruiner l’ensemble de l’industrie automobile européenne, de ruiner l’ensemble des économies des États périphériques afin de respecter quelques principes invraisemblables et faux, au nom de grands principes écologiques mortifères, alors que les automobilistes européens ne croient tout simplement pas dans les voitures électriques. Ce n’est même pas pour plaire à des électeurs écologistes ou à des lobbys écologistes ; ils n’existent même pas en dehors de quelques fous militants. Juste pour correspondre à l’idée que la commission européenne se fait du futur, la Commission européenne va donc détruire l’ensemble de l’industrie automobile allemande en premier lieu et européenne en second lieu pour relancer l’industrie chinoise et Tesla ? L’Europe est la dernière zone économique qui ne juge pas opportun de défendre son industrie et les emplois qui en dépendent au nom de principes écologistes ou politiques.
La politique française demeure inintéressante. Des abrutis politiques cherchent à faire tomber des gouvernements alors qu’aucune autre possibilité politique n’existe, ni n’existera dans l’état actuel de l’opinion publique. Sauf si les électeurs commencent à comprendre, comme moi, qu’aucun des deux extrêmes politiques ne doit surtout pas diriger la France. Surtout pas la Nupes ou le Nouveau front populaire, surtout pas le RN. Peut-être que les électeurs vont enfin comprendre que si les partis du centré, de droite et de gauche donnent l’impression de les ignorer et de voter des lois abracadabrantes et liberticides, cela pourrait être bien pires si les fous furieux de la Nupes, du Nouveau front populaire ou du RN arrivaient au pouvoir.
Au niveau réunionnais, ce n’est guère différent. On assiste à l’arrivée au pouvoir d’une caste politique aux accents autonomistes qui prend une ampleur croissante. Cette caste occupe peu à peu tous les postes à responsabilité du département et étend ses ramifications de plus en plus loin. On les retrouve peur à peu partout. Région Reunion, mairies dans toute l’île, CNFPT, administrations, université. Peu à peu, ces autonomistes cherchent à aligner la Réunion sur les positions autonomistes des autres géographies d’outre-mer. Leur objectif ; mettre fin à l’amendement constitutionnel Virapoulé qui a bloqué pour un temps les aspirations autonomistes des communistes autonomistes autour de Vergès et Bello. Le pire a certainement été cette idée aberrante de LFI de proposer Bello en tant que première ministre du gouvernement français.
Il reste une dernière chose de positif pour ce soir. Il fait un temps magnifique, une chaleur délicieuse. Je passe des moments merveilleux à écrire sous ma véranda, éclairé par quelques lumières éloignées, dans l’attente du démarrage d’un barbecue qui enerve tant les extrémistes écologistes et féministes comme Sandrine Rousseau, et je me dis que la vie vaut la peine d’être vécue. Rien que pour voir toutes les aventures politiques extraordinaires que le monde nous réserve, et les réactions abracadabrantes de tant d’excités politiques et médiatiques de tout bord politique.
Peut-on dire qu’en regard de ce qui se passe dans le monde entier, la Réunion se porte encore bien et qu’il fait bon y vivre ? Ce qui explique que de partout en France et dans les autres départements d’outre-mer, chacun et chacune songe à nous envahir ou bien à vivre chez nous ? Bonne soirée à tous.
Saucratès
Les sujets sur lesquels je veux écrire-2
En ce samedi 11 janvier, il y avait un deuxième sujet sur lequel je souhaitais écrire. Il concerne l’absence de compassion des autorités britanniques, et plus largement européennes, à l’égard de la maladie de Asma Al-Assad, l’épouse du souverain déchu Bachar Al-Assad. Asma Al-Assad à la double nationalité et elle est aujourd’hui gravement malade, faisant face une nouvelle fois à un nouveau cancer.
Et je ne comprends pas l’intransigeance des autorités britanniques qui déclarent que jamais un membre de cette famille ne posera les pieds sur le sol britannique. Au-delà d’avoir la nationalité britannique, Bachar et Asma ont aussi pour eux d’avoir exercé en tant que médecins en Grande-Bretagne. Comme dans le cas du décès de Jean-Marie Le Pen, je ne comprends pas l’absence de compassion des gens vis-à-vis de certaines personnes. Ces gens sont capables de compassion totalement tordues pour des assassins emprisonnés, pour des tueurs et des terroristes qu’il faut selon eux considérer comme des humains. Comme si pour ces gens, que ce soit les travaillistes en Grande-Bretagne ou les partisans de LFI en France, la compassion à l’égard des inconnus, des assassins de français ou des violeurs, les sans-papiers allait de soi, parce que selon eux ces gens-là étaient des victimes, de la société, du monde, mais que cette même compassion ne pouvait pas se concevoir dès lors qu’en face d’eux, ils avaient des dictateurs ou des leaders d’extrême-droite.
Je ne comprends pas cette absence de compassion envers la souffrance d’autrui sous prétexte de principes politiques. Je n’ai effectivement aucune compassion pour ceux qui font volontairement le Mal, sous prétexte qu’ils seraient demain malades ou mourant. Mais on ne parle même pas de Bachar Al-Assad lui-même. On ne parle que de son épouse, de celle qui a été à ses côtés. Évidemment, son arrivée en Grande-Bretagne pourrait donner lieu à des poursuites pénales à son encontre, au non de son ancien régime. Son mari pourrait être poursuivi s’il l’accompagnait. Il lui faudrait peut-être rendre compte des atrocités qu’il aurait commis, qui auraient été commis sur ses ordres, si c’est bien le cas. Les Bachar eux-mêmes étaient-ils réellement derrière tous ces éventuels massacres ? Qui massacrait qui ? Mais au-delà, on parle de la possibilité de la compassion ? Et lorsqu’un gouvernement, lorsque des hommes politiques font aussi peu preuve d’humanité, n’y a-t-il pas un risque que ces gens-là n’appartiennent pas du tout à l’humanité, qu’ils soient absolument incapables d’éprouver de la compassion, si ce n’est de manière politique, pour des seules raisons politiques ?
N’est-il pas dangereux d’être gouverné par des gens incapables de la moindre compassion, si ce n’est pas les tueurs et les assassins qu’ils considèrent comme des victimes ? Pauvre monde.
Saucratès