Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Pensées


La France et le monde vont de plus en plus mal. Regard pessimiste sur la politique

Saint-Denis de la Réunion, samedi 10 juillet 2021

 

Le monde entier va de plus en plus mal. La France va de plus en plus mal. En matière sanitaire, nous nageons déjà en plein délire. Le gouvernement d’Emmanuel Macron et de Jean Castex envisage, ou plutôt souhaite imposer, la vaccination obligatoire pour tous les personnels soignants. Avec un argument débile, infâme, inacceptable, selon lequel les malades ne souhaitent pas se faire contaminer à l’hôpital ! On ne souhaite pas non plus mourir en se faisant opérer à l’hôpital, mais cela arrive. On ne souhaite pas non plus mourir en se faisant vacciner, mais cela arrive aussi. Et enfin et surtout, le fait qu’une personne soit vaccinée ou non ne l’empêchera pas de tomber malade et de contaminer d’autres personnes !!! Arrêter de prendre les francais pour des cons, Messieurs du gouvernement et Monsieur le Président !

 

Nous nageons en plein délire parce que la vaccination est déjà obligatoire dans l’armée. C’est deux mois de trou pour les soldats, pour les engagés qui refusent de se faire vacciner, ou de se laisser vacciner. Et cela, personne ne le sait ! 

L’obligation de se faire vacciner nous pend au nez, nous attend indubitablement. Nous n’y échapperons pas. La France n’est évidemment plus une démocratie depuis bien longtemps, nous le savions parfaitement.

 

Mais elle devient désormais une dictature sanitaire et une dictature médiatique.  Et on continue dans la lignée du marriage pour tous, de la dissolution de toutes les valeurs les plus sacrées de notre société. On généralise maintenant la PMA pour tous, enfin, surtout pour toutes. La PMA, c’est-à-dire la procréation médicalement assistée, qui permet à des couples de femmes ou à des femmes seules, de procréer sans interférence masculine. Au fond, rappelons quand même qu’il faut encore des donneurs de sperme. Elles n’ont pas encore réussi ce tour de force à s’en passer. Leur rêve ou non ? Après tout, ravaler l’homme à une banque de sperme, n’est-ce pas le rêve de toutes ces féministes acharnées ? Le combat de toutes ces ultra-féministes et de leurs ancêtres ?

La France va mal. Les islamistes et les gauchistes ne se cachent plus et ne cachent plus leur proximité idéologique. Les ultra libéraux du gouvernement et les Macronistes ne cachent plus non plus leur proximité idéologique avec ces islamogauchistes. Tout ce monde ne vise plus que la destruction de tout ce qui est la France profonde, des classes moyennes, du milieu ouvrier, des syndicats, du monde de l’enseignement, des fabriques à élite. Ces dirigeants, ces islamogauchistes visent le même et unique objectif mais pas pour les mêmes raisons : les uns veulent la domination du marché, la paupérisation des masses pour asseoir leur propre pouvoir et leur propre domination, les autres veulent le règne de l’islam et de la charia, également pour établir leur propre pouvoir.

 

N’est-il pas trop tard pour se réveiller ?

 

 

Saucratès


10/07/2021
0 Poster un commentaire

Roland-Garros : lendemain de gueule de bois

En ce samedi matin, je me lève avec une impression de vide. Raphaël Nadal a été vaincu en demi-finale à Roland-Garros par Djokovic, par le Djoker. Il ne remportera pas cette année pour la quatorzième fois ce tournoi de grand-chelem. Pas cette année, pas en 2021, stoppé en demi-finale.

 

La dernière balle du match jouée, je me suis rendu compte que le monde ne s’arrêterait pas de tourner malgré la défaite de Raphaël Nadal, même si je ne pourrais pas me réjouir le lendemain de lire le compte-rendu de sa victoire. Ce n’était pas si grave.

 

Ce que j’ai aimé, c’est que contrairement aux autres joueurs à la fin d’un match perdu, il n’a pas disparu directement à la fin de son match perdu, mais il a longuement salué le public, comme pour le remercier de toutes ces longues années de soutien. J’ai trouvé cela remarquable ... même vaincu par son pire ennemi, il a longuement salué son public qui, il m’a semblé, a souvent conspué son adversaire dans ce match.

 

On ne refera pas ce match, mais on peut se demander ce qui se serait passé si Nadal avait remporté le troisième set sur cette balle de set qu’il avait au cours de ce douzième jeu sur le service du Serbe, avant que Djokovic ne remporte sa mise en jeu, égalisant à 6-6. Malgré tout, Raphaël Nadal semblait jouer trop souvent trop court face à Djoko dans les échanges, un poil en dessous, un peu émoussé, incapable de le mettre sous pression. Il était aussi trop souvent trop friable sur son service, à mon humble avis. Insuffisamment dangereux sur sa mise en jeu. À moins que Djokovic n’ait été beaucoup trop fort cette fois-ci pour Raphaël Nadal. 

Mais j’espère que Raphael Nadal reviendra encore plus fort l’année prochaine, une nouvelle fois, comme après chacune de ses deux précédentes défaites, pour remporter encore une nouvelle fois ce tournoi.

 

Maintenant, la finale de Roland-Garros de cette année perdra beaucoup de son intérêt, de son attrait. Ma seule consolation serait que le jeune Stefanos Tsitsipas soit capable de le vaincre en finale, Djokovic, demain dimanche.

 

 

Saucratès 


12/06/2021
0 Poster un commentaire

Réflexions pessimistes sur le monde d’après

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 11 juin 2021


Refrain

 

Si l’on compare la situation actuelle de l’économie et de la société mondiale à l’aune de la crise économique de 1929, ce qu’a fait la «Revue des Deux Mondes», on peut s’apercevoir d’un certain nombre de convergences et de ressemblances entre ces périodes. Celles de deux mondes en voie d’effondrement, en route vers l’abîme, vers une conflagration monumentale et monstrueuse. Celle d’un monde à la veille de son crépuscule, la fin d’une époque, alors que les prémices du monde d’après peuvent se distinguer, de la même manière que la toute-puissance de l’Amérique et de l’URSS, et de la technologie, était déjà perceptible dans les années 1920-1930.

 

Primo

Quels enseignements tirés de la crise financière de 1929 selon M. Jean-Claude Trichet, interviewé par la «Revue des Deux Mondes» ?

 

M. Jean-Claude Trichet est avant tout un spécialiste de la politique monétaire, en regard duquel je n’ai aucune légitimité pour le contredire voire simplement pour le commenter. Il a été successivement directeur du Trésor, gouverneur de la Banque de France, puis président de la Banque Centrale Européenne. C’est évidemment un haut fonctionnaire francais, mais surtout un ultra-libéral qui a oeuvré aussi bien sous les gouvernements de droite ou de gauche entre les années 1987 et 2011. Et il demeure écouté, si ce n’est en tant que conseiller des gouvernements qui nous dirigent aujourd’hui. Lorsqu’il parle, dans le discours qu’il tient, dans les idées qu’il énonce et qu’il avance, on peut y lire le programme politique de nos dirigeants pour les prochaines années. 

Je me réfère ainsi pour cette première partie sur l’article de la «Revue des Deux mondes» de janvier 2021 intitulé «Préparer l’économie et la société aux défis de demain».

 

L’histoire de la crise de 1929 telle que racontait par M. Trichet colle parfaitement à ce que l’on connaît de cette crise économique. A l’origine, on trouve une violente crise boursière à Wall Street, et l’histoire en a conservé l’image de ces tradeurs se jetant du haut des buildings américains après avoir été ruinés et avoir tout perdu. Cette violente correction boursière n’a néanmoins touché que la bourse new-yorkaise ; la lenteur de la transmission des nouvelles en 1929 choque dans notre monde actuel où l’information circule en simultané sur l’ensemble des places boursières. Alors que l’information demandait des semaines pour se répandre en 1929, on parle à notre époque de nanosecondes avec les programmes de trading à haute fréquence.

 

En 1929, cette crise boursière se double d’une crise financière et économique parce que les banques centrales et les gouvernements se trompent de diagnostic. Alors qu’ils auraient dû inonder les marchés de liquidité pour éviter les faillites en chaîne des banques, les autorités monétaires des principaux pays ne croient pas en une contagion de la sphère financière vers la sphère réelle et ils ne font rien. On comprend en lisant M. Trichet que la crise de 1929 servira d’anti modèle lors de la crise financière de 2007-2008-2009, également née aux Etats-Unis, mais aussi au cours de cette crise de la pandémie du coronavirus en 2020. Les États ne proposent pas non plus de plans de relance budgétaire en 1929, et bien au contraire, cette crise économique s’amplifiera en raison de la montée du protectionnisme dans chaque pays dans le but de protéger l’industrie et l’économie. 

Mais la lecture de M. Trichet permet aussi de rappeler que le concept de relance budgétaire n’existait pas encore, que le keynésianisme n’avait pas encore été inventé, et que John Maynard Keynes n’avait pas encore publié ses traités. Le «New Deal» ne sera mis en œuvre qu’en 1933 et c’est l’effort de guerre industriel américain puis la reconstruction de l’Europe qui permettra seulement de relancer la machine économique occidentale et permettra l’euphorie des trente glorieuses. 

Selon M. Trichet, et là je ne le rejoins pas, en 1929, les gouvernements et les banques centrales se trouvaient confrontés à une situation qu’ils n’avaient jamais connu. Mais M. Trichet ne rappelle pas ce que l’on a appelé la grande dépression (ou grande déflation) des années 1873-1896, où l’ensemble des économies occidentales avaient traversé crises financières sur crises financières. 1929 n’était pas au fond si différente de ces crises précédentes et les décideurs politiques de l’époque auraient pu chercher à mieux gérer cette crise pour éviter de reproduire les années 1873-1896. Mais après tout, le monde s’était relevé sans encombre de la longue dépression, sans guerre mondiale, et cela peut expliquer qu’il n’est pas paru nécessaire de changer de politique. La longue dépression n’a pas autant marqué les esprits que la grande dépression des années 1930 ! Quatre-vingt ans plus tard, en 2007-2009, les banques centrales se rappelaient heureusement encore des erreurs commises en 1929 et le gouverneur de la FED, M. Bernanke, était considéré comme le grand spécialiste de la crise de 1929. 

https://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2008/03/18/04004-20080318ARTFIG00333-quand-ben-bernanke-dissequait-la-crise-de-.php


Autre élément totalement oublié par M. Trichet, vraisemblablement parce que cela ne rentre pas dans son analyse, qui a comme objectif de démontrer, de faire apparaitre, que la gestion actuelle des crises financières et des pandémies est parfaite et qu’elle a permis d’éviter des situations potentiellement bien plus catastrophiques que la crise boursière de 1929, c’est l’Union latine. Un certain nombre d’Etats européens mettent en place à partir de 1865 une union monétaire, précurseur du SME européen et de la mise en circulation de l’euro. Cette union monétaire sera l’Union latine, avec une monnaie commune et des parités fixes. Initialement constituée entre le Luxembourg, la Belgique, l'Italie, la Suisse et la France, ils seront rejoint par la Grèce en 1868. Au plus haut, l’Union latine rassemblera 33 pays. Mais ni le Royaume-Uni, ni l’Empire Allemand, ne rejoindront l’Union latine. Elle sera dissoute le 1er janvier 1927, un peu plus de deux ans avant là crise de 1929 citée comme modèle par M. Trichet. Mais cette Union latine n’empêcha pas la survenue de la première guerre mondiale, entre pays appartenant à l’Union latine (l’empire austro-hongrois) et constitue un précédent cruel rappelant que les unions monétaires comme l’euro ne sont pas forcément immortelles. 

 

Mais l’objet de cet entretien donné par M. Trichet n’est pas d’expliquer la sortie de la crise de 1929, mais de nous préparer «aux défis de demain». Et ses derniers propos dans cet entretien est conforme à la doxa néolibérale :

 

«... L’attitude habituelle de la France lorsqu’il y a une crise mondiale consiste à en faire supporter le coût à son secteur productif et à protéger les ménages. C’est ce qui s’est passé lors du premier choc pétrolier. Les entreprises ont payé le prélèvement supplémentaire massif imposé par les producteurs de pétrole et la population a été largement préservée. Mais le résultat a été le début du chômage de masse français. Il faut à mon avis tout faire pour protéger les entreprises viables, actuelles et futures., donc les emplois de demain, contre le choc de la Covid-19. Ce qu’ils est essentiel, aujourd’hui et demain, c’est l’elevation de notre potentiel de croissance, le renforcement de nos progrès de productivité, l’investissement dans les technologies du futur et les emplois d’avenir, et certainement pas la préservation de toutes les situations acquises présentes.»

 

Plusieurs choses me gênent dans ce programme. Le choix du premier choc pétrolier pour son exemple, comme s’il lui fallait trouver une crise pour laquelle il n’avait pas été en responsabilité. Et je doute que les ménages y aient été tellement préservés, confrontés à la hausse du prix de l’essence et de la consommation. Le chômage de masse date également de cette crise, mais cette crise marque aussi la fin des trente glorieuses au plan mondial. La montée du chômage et de l’inflation est mondiale à l’issue de cette crise. 
 

De même, lorsqu’il parle de s’attaquer aux situations acquises, je suis certain qu’il ne considère pas que lui-même et les énarques qu’il représente bénéficient de situations acquises et je ne pense pas qu’il se réjouirait si on remettait en cause leurs avantages, leurs retraites.
 

Enfin, quand je lis ce programme, j’y vois se dessiner ce qui nous attend à l’issue de la prochaine élection présidentielle, si Emmanuel Macron repart sur un nouveau mandat présidentiel et législatif de cinq ans. Je ne pense pas que le gouvernement continuera à nous assurer à ce moment-là que les impôts n’augmenteront pas et que la dette publique française ne pose pas de problème. Ce seront les classes moyennes qui paieront la facture, encore une fois. Et je doute que ce discours sera clairement audible pendant la prochaine campagne pour la présidentielle du côté du candidat Macron.

  

Dernière chose pour conclure : cette surprenante habitude du silence religieux des ultra-libéraux pendant les périodes de crise, lorsque les états doivent massivement intervenir pour soutenir les économies en difficulté, en rupture totale avec les enseignements de l’ultra-liberalisme, comme cela a été le cas en 2008-2009 lors de la crise des subprimes ou en 2020 face à la pandémie de Covid-19. Ces crises mettent à chaque fois en lumière que les vertus auto-régulatrices du libéralisme ne fonctionne pas en période de crise et que les états seuls sont capables d’intervenir pour sauver les économies. Comme M.Trichet lui-même le reconnaît, la crise de 1929 fut catastrophique parce que les états ne firent rien pour sauver les économies. On croit alors que l’ultra-libéralisme ne se remettra pas de ses erreurs et de l’inanité de ses fondements théoriques sur les bienfaits du marché et que les penseurs qui s’en inspiraient n’oseront plus intervenir publiquement.
 

Et pourtant, dès que la crise s’estompe, les penseurs ultra-libéraux recommencent à intervenir pour imposer à nouveau leurs vieilles recettes, et les gouvernements et les journalistes les écoutent à nouveau religieusement, remettant en œuvre des recettes que tout le monde pensait dépassées pendant les moments de crise. Mais c’est simplement parce que nos gouvernements sont infestés de ces ultra-libéraux à tous les postes de responsabilité et qu’ils s‘appuient les uns les autres. 

 

Saucratès


11/06/2021
0 Poster un commentaire

Colères d’un énième samedi soir sur ma terrasse

Saint-Denis de La Réunion, samedi 29 mai 2021


Je n’ai plus rien écrit depuis 15 jours, et je n’ai plus écrit grand chose depuis plus d’un mois. Ce n’est pas parce que je ne trouve plus rien d’insupportable dans l’actualité médiatique ... évidemment ... L’actualité politique me fournit mille et une raisons de me révolter chaque jour. Entre l’actualité de l’épidémie de coronavirus et des mesures prises par nos gouvernants et tous ceux qui les soutiennent, pour nous contrôler, pour nous imposer la vaccination ... entre les turpitudes de nos hommes et femmes politiques et les élections régionales, cantonales et présidentielles qui se profilent à plus ou moins long terme ... entre la stupidité et l’incompétence des journalistes et des speakerines qui polluent l’espace médiatique de nos journaux télévisés et de nos médias et qui font tous assaut de lèche-bottisme à l’égard du pouvoir et de nos dirigeants, un peu comme s’il existait un concours du plus parfait lèche-botte, non pas un prix Pulitzer mais un prix de la lèche, de la collaboration. On pourrait ainsi l’appeler le prix «Pierre Laval». 

 

Car je commencerais par ce dernier point. La présentatrice de RFO Réunion (ou de la Première) qui titrait il y a moins d‘une semaine sur le relâchement par les réunionnais des gestes barrière. Et c’était accompagné d’un reportage sur des passants qui marchaient sans leur masque. Mais depuis l’origine, des réunionnais enlèvent parfois leur masque pour respirer. Ce port du masque nous a d’ailleurs etait imposé récemment ; il n’y a pas tres longtemps, selon notre gouvernement, le port du masque ne servait même à rien du tout. Et puis, lorsqu’on est seul dans une rue sans personne aux alentours, à quoi cela sert de porter un masque, mis à part pour avoir la sensation d’étouffer ! Le port du masque n’a pour seul objectif, pour seul effet, que de bâillonner les français, ce n’est qu’un instrument de contrôle, et les journalistes collabo feraient mieux d’interroger les messages contradictoires, les insultes à l’intelligence collectives des francais, les manipulations des esprits, à la manière de l’émission Quotidien ou du Petit Q, voire de l’émission de Zemmour, plutôt que de faire révérence au pouvoir de Macron et de sa clique, et de se prosterner pitoyablement, honteusement aux pieds du Veau d’Or.

 

Il y a ensuite la politique, ce monde du mensonge, de la manipulation, dont le champion incontesté est le Président actuel de la République. Il aurait supposément reformé (ou supprimé) l’ENA pour répondre aux revendications des gilets jaunes ! Mais ce n’est pas contre l’ENA qu’on se bat, mais contre la caste qui en sort, cette caste de préfets macronistes qui nous volent nos libertés, cette caste de ministres et de députés énarques macronistes qui nous maintiennent confinés et qui nous assassinent. Mais Macron se fout de nous ! Il nous ressort les propositions de sa promotion, ses propres propositions et celles de ses condisciples de la promotion Léonard Léopold Senghor, en nous faisant croire que c’est pour répondre aux revendications des gilets jaunes, qui combattaient son election, la hausse du prix des carburants et les taxes ? 

https://www.acteurspublics.fr/articles/ena-grands-corps-il-y-a-15-ans-emmanuel-macron-et-sa-promo-se-rebellaient-deja 

 
Manipulation ? À ce stade là, à ce stade du mensonge, de la tricherie, ce n’est plus de la manipulation. Élu à la présidence de la République en ayant éliminé médiatiquement ou politiquement tous ces adversaires, à droite comme à gauche ... je ne pense pas uniquement à l’élimination de François Fillon, à l’acharnement médiatique à son encontre, pour ruiner ses chances d’être élu, à cette affaire si providentielle, si providentiellement distillée par des médias bien informés et bien intentionnés ... non je pense à la première victime de cette fulgurante ascension, l’élimination du président Francois Hollande ; saura-t-on un jour pourquoi celui-ci se retira de la course ? Ceux qui l’avaient mis là avaient-ils un autre poulain à faire élire, ce qu’ils réussirent brillamment ? Quoi d’autre peut expliquer son retrait de la présidentielle en 2017 ? 

Il y a aussi cette histoire du concours d’anecdotes et des 300 euros supposément versés à tous les jeunes français de 18 ans, tout ceci pour se rendre populaire auprès de cette classe d’âge ?

 

Manipulation lors des élections locales, régionales et départementales également. Que peut-on en dire ? Évidemment que ces élections sont un concours Lepine des plus grands mensonges et des plus grands manipulateurs. Certains promettent la construction en six mois de nouvelles routes et de nouveaux échangeurs pour faire disparaître les embouteillages ... six mois ! Les listes de gauche vont laver plus blanc ; ils nous parlent d’ethique, de morale, mais ils sont incapables d’arriver à s’allier avec la présence d’au moins 6 listes de gauche (ou écologistes) lors du premier tour de cette election régionale. Peut-on espérer qu’aucune de ces listes ne dépassent le seuil minimal pour accéder au deuxième tour ? Ce serait à mourir de rire. On assiste aussi lors de ces elections aux pires bassesses que je n’ai jamais vu, par le biais de tracts anonymes diffamatoires que l’on trouve dans nos boites à lettre, comme ce tract traitant un candidat de «condamné». Mais le Parti Socialiste aux municipales de Saint-Denis ont présenté et ont fait élire un candidat qui avait fait de la prison pour des détournements lorsqu’il était maire. Et je n’ai alors jamais rien vu de tel lors de cette élection, d’aussi viles attaques, d’aussi infâmes tracts !

Dernier sujet sur lequel il n’y a plus rien à dire ; la palme de toutes les opérations de manipulations médiatiques et politiques, à savoir l’opération visant à rendre indispensable, et bientôt obligatoire, la vaccination. Interdiction de voyager et de quitter la Réunion si vous n’êtes pas vaccinés, manipulations médiatiques pour faire croire que les français, et les réunionnais, se ruent sur les centres de vaccination, publicités insupportables véhiculant l’idée que les vieilles personnes vaccinées pourront embrasser leurs petits enfants ... frontières ouvertes quand cela arrange nos décideurs et fermées, pour les seuls réunionnais, lorsqu’il faut rendre obligatoire la vaccination ... si les cons et les manipulateurs pouvaient être les premières victimes de ce vaccin, ce serait particulièrement humoristique !

 

 

Saucratès


29/05/2021
0 Poster un commentaire

FaceBook et Twitter - Exemple des évolutions liberticides de nos sociétés occidentales actuelles

Saint-Denis de la Réunion, samedi 23 janvier 2021


Ce qui s’est passé aux Etats-Unis ces dernières semaines doit me semblerait-il nous alerter sur les évolutions liberticides de nos sociétés occidentales actuelles. Je ne parle pas des diverses interventions et prises de parole de l’ancien président Donal Trump ni de l’assaut du Capitole américain par ses partisans et des militants de l’extrême droite américaine. Non, je veux parler de la manière partisane dont la presse rend compte, qui est particulièrement visible dans le cadre de la passation de pouvoir entre Joe Biden et Donald Trump. On nous parle même du chien du président, du moindre de ses secrétaires d’Etat nommé pour peu qu’ils soient hispaniques, transgenre ou que sais-je encore, du moindre des premiers decrets que le président prend de toute urgence, et le contraste est frappant avec la manière dans cette même presse rendait compte de la moindre des décisions de Donal Trump, immédiatement catalogué de mégalomane, de désaxé, de malade mental, de fou. La réalité ne peut pas être si binaire, si extrême. 

Cette même presse a suivi avec délectation les affrontements et les émeutes orchestrés par le mouvement «black live matter» et a passé sous silence les pires exactions de ces mouvements comme les incendies de certains postes de police dans certaines villes. Comme si les médias avaient déjà fait leur choix entre les émeutiers et les représentants des forces de l’ordre qui ne comptaient pas sous prétexte qu’ils étaient très majoritairement favorables à la présidence de Donald Trump. Ces émeutes urbaines des mouvements «black live matter» seront indissociables des derniers mois de la présidence de Donald Trump et témoigneraient du fractionnement de la société americaine que Donald Trump aurait encouragé, mais personne ne s’interroge sur les commanditaires de ces événements ? Ce serait des mouvements nés spontanémeut d’une colère liée à des exactions policières à l’encontre de jeunes noirs ? Moi, cela ne me convainc pas. 

 

Au delà ce rendu de ces événements médiatiques, il me semble aussi qu’il nous faut traiter du précédent catastrophique de l’irruption de la censure d’un président démocratiquement élu par des médias sociaux qui n’ont absolument aucune légitimité démocratique pour agir de la sorte. Pour quelles raisons Twitter ou FaceBook pourraient avoir une légitimité pour censurer le président des Etats-Unis ? Evidemment, la majorité des analystes politiques estiment que Twitter aurait dû exclure Donald Trump bien auparavant. Mais 90% des journalistes américains sont démocrates. Normal, l‘électorat principal du parti démocrate sont ces classes aisées, de toute origine et tous sexe, tandis que l’électorat républicain est désormais rural, populaire et ouvriériste, soit aux antipodes du milieu journalistique en général. 

Evidemment, jamais un président des Etats-Unis n’avait autant utilisé un réseau social que Donal Trump n’a utilisé Twitter, que ce soit en matière de politique intérieure ou surtout en matière de politique internationale ! C’était du jamais vu, et j’imagine que la censure du président en exercice tout comme le retour à une communication politique normale sous la présidence démocrate de Joe Biden et Kamela Harris doit amplement les satisfaire. Nul autre président au monde ne fait un tel usage de Twitter ou de FaceBook. Mais cette censure opportuniste doit être analysée d’une autre manière, sous l’angle de la legitimité et du risque de precedent.

 

S’ils ont pu censurer le président en exercice Donald Trump, ils pourront désormais censurer n’importe qui, quelque soit la réalité de leurs accusations, ou même en l’absence de tout motif.

 

Quant à FaceBook, on n’a appris récemment (ce jeudi 21 janvier 2021) que celui-ci demandait à sa cour suprême de valider la suspension du compte personnel de Donald Trump. 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2021/01/21/suspension-du-compte-de-trump-facebook-demande-a-sa-cour-supreme-de-se-prononcer_6067122_4408996.html


Je n’avais pas encore eu le temps d‘écrire sur cette aberration intellectuelle et politique que représente cette notion de «cour suprême» de FaceBook. Cet article date de mai 2020.

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/05/06/facebook-reussit-a-reunir-vingt-membres-pour-sa-cour-supreme_6038898_3234.html

 

Le terme de «Cour suprême» n’est pas rien ; c’est la plus haute juridiction judiciaire et constitutionnelle américaine. C’est l’équivalent de notre Conseil d’Etat (français), de notre Cour de cassation et de notre Conseil constitutionnel tous ensemble réunis. Et le fondateur de FaceBook, dans sa mégalomanie, n’a pas eu ni peur ni honte d’appeler «Cour suprême» la sorte de Conseil sensé se prononcer sur certains sujets concernant FaceBook ! En y faisant nommer et en y faisant désigner un certain nombre de membres de la société civile mondiale, comme si son fondateur avait le pouvoir d’un président des États-Unis d’Amerique ! Et cela n’inquiète personne ? Effectivement, il est même plus puissant que le président des Etats-Unis puisqu’il est capable de suspendre son compte ! Extrêmement inquiétant sachant que le même personnage envisage également de se doter d’une monnaie de réserve sensée se substituer au dollar et à l’euro. Et cette manœuvre est sensée mettre à l’abri FaceBook et Twitter des poursuites du nouveau pouvoir démocrate. 

Une société qui n’a aucune légitimité démocratique, si ce n’est d’avoir conçu une application informatique et inventé le concept de médias sociaux, peut-elle s’estimer au-dessus de la Loi de son pays d’origine et de la justice internationale en se dotant supposément d’une sorte de tribunal d’exception.

 

Non, ce qui s’est passé en janvier 2021 aux États-Unis d’Amérique est catastrophique dans le cadre de l'évolution démocratique et de la liberté de presse de notre civilisation occidentale pseudo-démocratique. Ces événements seront l’an 0 de notre futur ; un futur où la liberté de la presse et de l’opinion sera désormais conditionnée à sa conformité à la doxa dominante. 

 
 

Saucratès


23/01/2021
0 Poster un commentaire