Critiques de notre temps

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Féminisme vs Masculinisme - Une guerre médiatique inavouée

FEMINISME VS MASCULINISME - une guerre mediatique INAVOUÉE

 

Par Saucratès

  

Saint-Denis de la Réunion, samedi 16 juillet 2022

 

Quelques articles complètement déjantés du journal Le Monde sur le «féminisme» et le «masculinisme». Apparemment, ils analysent le malaise vécu par les hommes devant les excès du féminisme comme devant les mouvements extrémistes #metoo et #balancetonporc comme une manière d’asseoir leur suprématie. Mais cette analyse émane d’une femme, une anthropologue nommée Mélanie Gourarier, de parti pris évidemment féministe et du journaliste Frédéric Joignot. 

«Au minimum, le masculinisme consiste à penser que la masculinité est quelque chose de problématique. De façon plus radicale, il s’exprime chez les hommes qui montent sur des grues ou se masquent de blanc pour ­revendiquer leurs « droits de père », s’isolent en forêt pour retrouver leur « vraie nature », se regroupent pour apprendre de nouvelles techniques de séduction ou, plus récemment, se disent agressés par l’appel #balancetonporc, visant à dénoncer harcèlement et agressions sexuelles.»

 

Nota : Le site #balancetonporc ne vise pas uniquement à dénoncer des harcèlements et des agressions sexuelles. Il ne concerne d’abord que les hommes comme supposés prédateurs et les femmes comme supposés victimes. 

Deuxièmement, celle qui est à l’origine du site #balancetonporc a été condamnée depuis par la justice ; ses accusations étaient fausses, mensongères et diffamatoires. #balancetonporc est un site de délation institutionnalisé sur lequel des femmes supposément victimes choisissent de dénoncer des ‘porcs’ contre lesquels elles ne pourraient légalement lancer aucune poursuite judiciaire ou pénale valide. Au fond, c’est un site pour salir les hommes contre lesquels telle ou telle femme, ou homme, ont des comptes à régler. 


Nota bis : Quant aux supposés droits des pères que les masculinistes revendiqueraient à tord, qui ne seraient en aucun cas remis en cause, et qu’il ne serait pas nécessaire de défendre, ces assertions d’une femme et d’un journaliste semblent ignorer que les pères divorcés sont le plus souvent privés du droit d’éduquer leurs enfants, ne bénéficient jamais de la garde de leurs enfants, et bénéficient au mieux du droit, ou du devoir, de les avoir deux week-ends par mois et quelques semaines pendant les vacances ... Mais qu’ils doivent toujours payer des pensions alimentaires pour subvenir aux besoins de leur enfant et de leur ex-femme. 

 

«Pour eux, les valeurs de la masculinité ont été reniées, diluées par cinq décennies d’un féminisme qu’ils croient hégémonique. Il leur faut donc défendre « la cause des hommes », répondre au « malaise des hommes », protéger des intérêts proprement masculins, trouver des lieux où exprimer leurs angoisses qui, si elles sont réellement ressenties, n’en sont pas moins historiquement construites et socialement situées.»

 

Nota ter : Au milieu de ce verbiage pseudo-intellectuel, «angoisses historiquement construites et socialement situées…», cette anthropologue et ce journaliste semblent oublier les réunions racisées et sexuées d’où les blancs et les hommes sont exclues. Les femmes auraient donc le droit de se rencontrer entre femmes uniquement pour parler de leurs difficultés, de leurs combats, de même que les personnes racisées. Mais lorsque des blancs organiseraient des réunions qui ne seraient ouvertes qu’aux blancs, ce serait du racisme, tandis que des réunions ouvertes aux seuls hommes seraient du sexisme. 

 

«Si la parité a progressé dans plusieurs domaines, toutes les études montrent que ce discours sur l’inversion de l’inégalité est faux. Il n’y a pas eu de renversement des rapports de pouvoir. Dans tous les champs sociaux, les hommes demeurent dominants au niveau des salaires, des postes-clés, des directions, des hiérarchies. Très peu partagent le travail domestique. Ils laissent majoritairement aux femmes la garde des enfants. Des dizaines de milliers de femmes sont battues en France chaque année. Et le déferlement des plaintes sur #balancetonporc et #metoo montre que le rapport de force est à l’avantage des hommes, que ce soit au travail, dans les lieux publics ou dans les rapports familiaux et amoureux.»

  

https://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/02/dans-tous-les-champs-sociaux-les-hommes-demeurent-dominants_5209202_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/campus/article/2022/07/09/sur-les-reseaux-sociaux-la-pensee-masculiniste-de-la-manosphere-cible-les-jeunes-adolescents_6134060_4401467.html

 

Nota quater : Où en revient donc une nouvelle fois à #metoo et à #balancetonporc et au déferlement de plaintes - mais ils faudrait plutôt parler de dénonciations si on limite l’usage du terme de plainte à une procédure policière ou judiciaire constituée, et non à un torrent d’obscénités pour la pluplart inventées. 
 
Combien de véritables actes pénalement répréhensibles, pénalement condamnables, dans ce supposé déferlement de supposées plaintes sur #metoo et #balancetonporc ? Et inversement combien de témoignages inventés, faux, diffamatoires, dans ce même déferlement ? Tout particulièrement le premier témoignage à l’origine de #balancetonporc … Les nazis aussi avaient collecté un déferlement de plaintes de la part des concierges des immeubles parisiens, de dénonciations anonymes visant des juifs, des résistants ou des communistes, ou supposés tels, le plus souvent pour permettre à ses délateurs de faire main basse sur des immeubles, meubles ou œuvres d’art. Le féminisme, et ses pires déjections que constituent #metoo et #balancetonporc, ne sont rien d’autres que le nazisme de notre époque. 

 

Au fond, ce déferlement de dénonciations est plus un témoignage de la haine et de l’incompréhension régnant entre les hommes et les femmes, qu’un signe d’une quelconque supériorité de l’homme sur la femme. Ce que #metoo et #balance ton porc démontrent, c’est qu’une large fraction des hommes et des femmes occidentales ne peuvent plus cohabiter ensemble, qu’ils ne peuvent plus partager le monde ensemble.

 

S’il y a une chose qui est écrit depuis des décennies, voire des millénaires, c’est aussi l’inéluctabilité d’une guerre entre les hommes et les femmes, une guerre entre les sexes. Au fond, ce qui est clair, c’est que cette guerre médiatique est commencée. Et que les hommes sont en train de la perdre ; les médias ne faisant que reprendre les arguments féministes, grâce à une profession des journalistes largement féminisée ou d’hommes gagnés, vendus aux thèses féministes. Et aujourd’hui, c’est l’ensemble des institutions judiciaires, policières, politiques qui semblent être gagnées aux thèses féministes et anti-masculinistes, sous prétexte de lutte contre les violences faites aux femmes et aux féminicides.

 

Ces deux articles soulignent aussi la perméabilité des jeunes hommes, des jeunes garçons, aux thèses masculinistes sur les sites de jeu vidéos. Mais, en tant que parent, cela ne m’étonne guère. D’abord, lorsque les jeunes garçons decouvrent les jeux videos, entre 10 et 14 ans, ils sont en pleine période de séparation des sexes. À la différence de la maternelle et des premières années du primaire, où les filles et les garçons ont des amoureux et des amoureuses, les années de collège sont des années où les filles ne jouent qu’avec des filles et où les garçons ne jouent qu’avec des garçons. Essentiellement.

 

Deuxièmement, les jeunes hommes sont très tôt confrontés à l’idéologie feministe. Très tôt, très vite, les jeunes femmes qu’ils rencontrent, à la faculté et dans les écoles, sont gavées d’idées féministes, qu’elles sortent à tout bout de champ, ces mêmes idées féministes qu’elles ressassent à tout bout de champ, qu’elles portent en étendard, comme si les mâles qui les entouraient devaient payer pour toutes les violences que toutes les femmes sont supposées avoir vécu par le passé, comme si ces jeunes gens qui les entourent étaient responsables de ces violences. 

Alors effectivement, l’idéologie masculiniste se répand chez les jeunes hommes aussi rapidement que l’idéologie féministe se répand chez leurs homologues de sexe féminin. À trop promouvoir la rage et la haine, les ultra-féministes vont faire naître la haine et la rage dans les cœurs des très jeunes gens. La guerre des sexes est proche.

 
 

Saucratès



16/07/2022
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