Critiques de notre temps

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Paris brûle-t-il ? Les gilets jaunes et la foire du grand débat !

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 17 mars 2019

 

Le gouvernement, les politiques de droite, du centre et de gauche se demandent pourquoi les violences urbaines liées au mouvement des gilets jaunes se poursuivent ! Hier, c'était un nouveau samedi de violence sur les Champs Elysées, la vitrine de la France des riches. Le Fouquet a été vandalisé ! Le Fouquet, restaurant où Nicolas Sarkozy était venu fêter sa victoire lors de la présidentielle de 2007 ! Haut lieu de la richesse, un lieu interdit à la majeure partie des francais, dont moi. Un lieu interdit aux gilets jaunes, aux black blocks, à tous ceux qui manifestent leur rage devant ce gouvernement, les médias et les politiques.

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/17/apres-l-acte-xviii-des-gilets-jaunes-la-maire-de-paris-attend-des-explications-des-reponses_5437323_3224.html

 

Certains médias faisaient état du risque d'un durcissement du mouvement des gilets jaunes alors que le «grand débat» du gouvernement se terminait, avec le risque qu'il ne soit pas répondu à l'ensemble des questions posées par les participants. Pour ma part, je pense que le grand débat était une vaste opération médiatique d'enfumage, parce que je doute que les gilets jaunes aient pu participer à ces grands débats organisés par les élites pensantes de la République. Comme des millions de francais, je n'ai compris ni quand ni comment ces débats allaient fonctionner. Me faire confisquer le droit de m'exprimer par quelques cabinets d'experts en communication, afin de permettre seulement à certaines idées déjà arretees de s'exprimer et d'émerger de la masse des échanges canalisés ? Très peu pour moi. Très peu vraisemblablement pour des milliers d'autres gilets jaunes.

 

Et au final, que ressort-il de ce «grand débat» macroniste biaisé ? Des idées à la con. Accélérer la transition écologiste ? Repousser l'âge de depart à la retraite ? Etcétéra ... Et certains au gouvernement veulent nous faire croire que ces idées si chères aux élites françaises qui nous dirigent et aux experts/managers qui constituent cette élite qui vote macroniste sont des idées directement sorties des échanges du «grand débat», de la part des francais comme vous comme moi qui constituent le peuple francais, ce peuple que l'on retrouve parmi les gilets jaunes ?

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/17/retraites-agnes-buzyn-evoque-un-allongement-de-la-duree-de-travail_5437383_3224.html

 

Mais ce gouvernement, ces élites pensantes, nous prennent pour des demeurés ! Ils nous enfument, ils veulent nous baiser encore plus profondément, et nous faire croire que nous avons nous-mêmes choisi de nous offrir comme cela ? Opération médiatique d'enfumage que le gouvernement veut utiliser pour repartir de plus belle dans les réformes tout azimut. Macron veut utiliser le mouvement des gilets jaunes contre ceux-là mêmes qui en ont fait partie, pour conduire de nouvelles réformes, pour aller encore plus loin, en se drapant dans l'onction du vdialogue democratique avec le peuple de France !

 

Il ne peut pas gagner ! Ce n'est pas possible qu'il puisse s'en sortir de cette manière ! À nouveau, l'espoir du peuple français repose entre les mains de quelques dizaines de milliers de gilets jaunes prêts à s'opposer à ce gouvernement d'experts, de managers, de hauts fonctionnaires aveugles et bornés, issus de la France du haut, du très haut. Alors oui, je n'apprécie pas les méthodes des gilets jaunes, mais il n'y a pas d'autres solutions face à des personnes de la sorte, des personnes qui nous méprisent autant, nous issus de la France moyenne. J'aimerais qu'il en soit autrement !

 

 

Saucratès


17/03/2019
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Que dénote la diabolisation médiatique dont semble victime un Parti comme le Rassemblement National ?

Saint-Denis de La Réunion, samedi 16 mars 2019

 

En ce samedi en fin d'après-midi, à cette heure où la chaleur commence à diminuer, où la lumière commence déjà à décroître sur notre belle île tropicale, à cette heure rêvée pour arrêter de s'agiter et pour commencer à boire une bière bien forte et bien fraîche, je prends la plume (ou plutôt le clavier de mon iPad) pour écrire quelques mots sur l'actualité, sur la vie, sur la politique.

 

Il y a de nombreux sujets qui m'interpellent simplement en lisant les nouvelles sur un journal comme Le Monde. Mes écrits de cette fin d'après-midi se limiteront simplement à la couverture médiatique offerte par Le Monde au Rassemblement National et à sa présidente, Marine Le Pen. Couverture médiatique, c'est un bien grand mot pour traiter de la manière dont Le Monde traité Marine Le Pen. Mais pas seulement Le Monde ; plus largement la majeure partie des médias, comme si Marine Le Pen était un adversaire tellement dangereux qu'il nécessitait une alliance sacrée des médias et de tous pour la combattre et tenter d'influencer les lecteurs qui pourraient être tentés de voter pour elle ! 

 

Comme si cela servait à quelque chose sous cette forme ! Ceux qui choisissent de voter pour elle sont déjà dans l'antisystème. Ils savent deja que les médias, le système plus largement, n'est pas neutre à son égard et que tous ce qui s'entend, tout ce qui y est dit, n'a pas forcément de réalités. Ils ne votent pas vraiment pour elle pour certains mais contre un système, de la même manière que tous ceux qui ont voté en 2002 pour Chirac ou en 2017 pour Macron ne votaient pas forcément pour ces derniers mais surtout contre le Front National et contre Jean Marie ou Marine Le Pen. 

 

Des journaux télévisés relaient donc l'idée que tout le monde se moque de la prestation de Marine Le Pen lors de son débat politique. Entendu par tout le monde : l'ensemble des médias ! C'est-à-dire personne. C'est-à-dire un tout petit microcosme éventuellement faiseur d'opinions ... Mais cela, c'était avant la crise des gilets jaunes et la démonstration que le peuple de France ne se reconnaît pas dans les médias. Le Monde et Les Décodeurs du Monde mettent donc en exergue les fautes, les erreurs de Marine Le Pen, d'une manière que je pourrais décrire comme proche de l'acharnement médiatique.

 

Le 5 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/05/migrants-contre-retraites-le-theatre-des-intox-du-rassemblement-national_5431597_4355770.html

 

Le 13 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/13/a-l-offensive-contre-les-medias-qui-relevent-ses-erreurs-marine-le-pen-s-enfonce_5435534_4355770.html

 

Le 15 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/15/vaccins-smic-europe-les-intox-de-marine-le-pen-dans-l-emission-politique_5436342_4355770.html

 

Et je n'adhérerais pas à l'idée que cet acharnement, ces critiques, sont nécessaires parce que les interventions de Marine Le Pen sont coupables d'hérésies, parce que complètement fausses. Des interventions farfelues, remplies de contre-vérités de petits candidats à l'élection présidentielle ont souvent été observées, mais jamais ces dernières n'ont fait l'objet d'une telle couverture médiatique, d'un tel acharnement des médias ... Preuve comme je l'indiquais que l'impact de Marine Le Pen fait peur aux puissants, aux partis de gouvernement, aux médias eux-mêmes. Et qu'ils leur faut l'abattre médiatiquement pour tenter de combattre son influence auprès des électeurs. 

 

Je n'ai pas vu la prestation de Marine Le Pen, de même que je n'ai pas plus regarder le match du PSG. Mais cela ne m'empêche pas d'en lire les analyses, les interprétations ou les extraits. Et l'extrait sur le smic horaire ne me semble pas si fondamental. Marine Le Pen réagit sur la mise en place d'un SMIC européen et commet l'erreur, en parlant du SMIC européen, de comparer le coût du travail moyen francais, toute charges patronales comprises, au coût du travail des pays d'Europe de l'Est. 36 euros pour la France contre entre 4,50 euros à 5,50 euros pour certains pays européens. Il n'en faut pas moins pour que la ministre du gouvernement Macron présente en face d'elle se jette sur cette erreur. Marine Le Pen ne connait pas la valeur du SMIC en France ! Quelle faute ! Moi non plus d'ailleurs. Je paye ma femme de ménage vers 12 euros et quelques  sans même savoir à quel tarif je devrais véritablement la payer, si je pouvais la payer moins cher. De la même manière que je suis très loin d'être payé moi-même au SMIC. Quelle importance cela a-t-il ? Continuerais-je de travailler pour cet employeur s'il me payait au SMIC ? Et ma femme de ménage continuerait-elle de travailler pour moi si je la payais au SMIC ?

 

Au-delà de ce point, tout ceci fait apparaître la difficulté de débattre face aux énarques, comme l'est Emmanuel Macron, ses ministres et leurs conseillers ministériels qui les préparent pour ces interviews et débats politiques. J'ai moi-même dû affronter des énarques dans des instances représentatives du personnel, et ces enarques ne sont pas comme vous et moi. On ne peut pas les affronter sur les terrains. Ils ne sont pas comme vous et moi. On les a preparé pendant des années à exceller dans des exercices oraux. Ils ne sont pas plus intelligents, pas plus humains, pas meilleurs ; ils sont justes plus compétents dans les débats oraux. Vous et moi faisons des approximations ; on retient certaines données mais on fera des erreurs, on se trompera sur une donnée, on mélangera une notion avec une autre surtout si ce n'est pas notre spécialité. Pas eux. Certains énarques face à moi et à mes collègues syndicalistes prenaient plaisir sans avoir pris aucune note à nous déclarer qu'ils allaient répondre aux questions que nous avions posées dans le sens chronologique inverse. Et si vous découvriez qu'il avait oublié votre question et que vous le relanciez, il vous répondait immédiatement qu'il allait y venir. Ne jamais se laisser démonter ! Et une mémoire mentale parfaitement entrainée. Mais ce n'est qu'un entrainement ; cela n'a rien à voir avec l'intelligence ou la compétence. Cela ne les rend pas meilleurs pour diriger la France. Cela les rend simplement plus dangereux à affronter sur leur terrain dans une interview ou un débat televisé ! 

 

Comme ce débat télévisé avec Marine Le Pen l'a démontré. La ministre présente cherchait juste la faute. Qu'elle a trouvé. Et les journalistes présents ou les commentateurs du lendemain n'avaient plus qu'à s'acharner sur cette erreur. 

 

Tout ceci me rappelle la lecture de Platon et de Socrate. Les énarques d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que les  sophistes que Socrate dénonçait. La méthode de briller oralement des énarques n'est qu'une forme de sophisme. La forme plus que le fond ! Les énarques d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des sophistes qui brillent en société et dans le monde grâce à des techniques orales sophistiquées tout à fait comparables au sophisme qui était enseigné à l'époque de Platon et de Socrate pour briller dans les debats de la cité. Sauf que l'on apprend pas si facilement à combattre des sophistes aujourd'hui ! Et les journalistes, les commentateurs médiatiques de notre époque sont également formés aux mêmes méthodes sophistiqués. Ils sont formés dans les mêmes écoles, comme Sciences Po. Les plus mauvais d'entre eux finissent dans les écoles de journalistes apres Sciences Po. Les meilleurs réussissent l'ENA. Mais jamais ils n'oublieront qu'ils sortent tous des mêmes écoles, qu'ils aspirent tous aux mêmes postes prestigieux, qu'ils appartiennent tous au même Monde des puissants qu'il leur faut défendre contre les autres, les sans grades, contre le peuple et ceux qui n'appartiennent pas au même Monde qu'eux !

 

Face à ces gens-là, il ne faut pas combattre sur leur terrain mais tout ramener à quelques sujets que l'on connaît et sur lesquels on peut les attaquer. Il faut plagier Georges Marchais et ne pas hésiter à répondre à côté de leurs questions : «vous avez apporté vos questions ; j'ai apporté mes réponses» !

 

On peut aussi penser que l'existence des énarques, issus d'une école pensée pour fabriquer une élite d'administrateurs capables de gérer la France, et leur omnipotence au sommet de l'Etat, au gouvernement, à la direction des administrations centrales, des grandes entreprises et des établissements publics, le fait que les ministres et responsables politiques depuis des décennies soient issus du rang des énarques, peut faire que les journalistes, les observateurs et les commentateurs politiques, le public dans son ensemble, ont désormais une attente particulière en matière de débats publics. L'homme ou la femme politique doit tout savoir sur tout, doit savoir discourir et savoir se tirer de toutes les situations. Peut-être l'omnipotence des énarques au sommet de l'Etat fait que cette sphère des débats publics n'est plus accessible aux communs des mortels. Je pense que la France doit être une exception au niveau européen et mondial. Les politiques y constituent une élite sociale qui s'autoreproduit, logée et protégée comme des stars. À la différence des États nordiques par exemple. Et je pense également que le discours politique, le langage médiatique y est aussi différent. Seule cette élite française dispose désormais des clefs pour y accéder, cette élite et ceux qui ont suivi les mêmes écoles qu'eux, à savoir les aspirants à l'ENA, ceux issus de Sciences-Po ou d'autres grandes écoles. J'imagine que c'est moins vrai dans les États nordiques, en Allemagne ou ailleurs en Europe. Evidemment, certains hommes politiques y sont des tribuns. Mais il doit y rester une place dans le débat public pour les humains normaux, face à des journalistes eux-aussi normaux, et non pas formatés pour ressembler aux énarques auxquels ils rêvent de ressembler.

 

J'avais retrouvé la même gêne en découvrant l'histoire de Jérôme Kerviel, son envie de rejoindre l'élite du trading de la Société Générale issue des grandes écoles ; lui qui comme moi ne sortait que d'une obscure petite université de Bretagne. Le besoin de faire aussi bien que les traders rois issus des grandes écoles, lui qui sortait de la plèbe des techniciens, l'avait conduit à prendre des risques insensés pour au final devenir l'un des hommes les plus pauvres du monde ! Sans que l'on sache jamais s'il est reellement à l'origine de la perte financière que la Societe Générale avait annoncé en 2008, ou si l'élite de cette Banque avait trouvé la victime parfaite pour lui faire porter le chapeau. 

 

Il ne faut pas se tromper. Derrière l'hallali sonnée par la multitude de présentateurs de télévision et de la presse écrite contre Marine Le Pen et sa prestation télévisuelle de début de semaine, comme derrière l'hallali sonnée par la même caste et les mêmes hauts dirigeants contre Jerome Kerviel, il s'agit toujours d'un même mépris de classe d'une élite formée dans des grandes écoles, à Sciences Po et rêvant (ou ayant réussi) de/à faire l'ENA. Le même mépris de classe qui habite également ces mêmes présentateurs, politiques, journalistes à l'encontre du mouvement des gilets jaunes et de leur niveau scolaire ou intellectuels. Il s'agit à la fois d'un mépris de classe, mais aussi du signe d'une peur bleue que leur causent à la fois les gilets jaunes et leur rejet légitime de la presse, et Marine Le Pen, qu'ils ne réussissent pas à éliminer politiquement.

 

C'est pour cette raison que je ne saurais pas me taire devant ces informations insupportablement partisanes. Je ne peux pas accepter le mepris de classe de nos dirigeants et des journaleux de tout bord parce que comme Marine Le Pen, comme Jérôme Kerviel et comme des centaines d'autres humains normaux, comme des milliers de gilets jaunes révoltés, j'en suis également victime. Evidemment pas de manière visible ; je suis trop insignifiant et invisible pour mériter qu'ils s'intéressent à moi ... heureusement pour moi ... Ce n'est que par procuration ...

 

 

Saucratès


16/03/2019
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La France, un régime autoritaire

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 10 mars 2019

 

Les grands donneurs de leçon m´ont toujours fait me tordre de rire. Surtout quand cela eux-mêmes sont les derniers à mettre en application leurs propres recommandations. Faut faire ci. Faut faire ça. Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Dans le domaine politique, Emmanuel Macron en est un parfait exemple, ou plutôt contre-exemple. Il a donc souhaité expliquer à tous les peuples européens son projet européen ! Traduit en douze ou treize langues ! Pourquoi vos gouvernements sont nuls ou populistes. Et pourquoi mon projet européen est mieux que le vôtre (ou le leur) ! Diantre ! Quel programme ! Vive l'Europe qui ne marche que dans le sens qui m'intéresse. J'ai moi le droit de m'adresser à vos peuples pour leur donner ma bonne parole. Mais gare à vous si vous osez vouloir rencontrer certains de mes opposants, comme dans le cas de l'Italie qui a osé vouloir rencontrer un groupe de gilets jaunes francais candidats aux élections européennes ! Vive l'Europe des marchés qui ne marche que dans le sens que je decide. Mais gare à vous si l'Etat néerlandais decide de prendre également la même participation que mon pays dans une société qui se trouve etre aussi importante pour lui ! Mais l'Europe de Macron ne marche pas comme ça ! L'Europe de Macron n'est en fait pas une démocratie ! C'est une Europe qui fonctionne comme la France fonctionne. Une Europe où les Gros, les Puissants ont tous les pouvoirs, et où les petits obéissent, servilement, humblement, à leur place. Que ce soit des petits pays, et les Pays-Bas ou l'Italie sont des petits pays dans l'Europe de Macron, de même que la Hongrie d'Orbán.

 

Donc oui, Macron le donneur de leçon m'amuse. Le Macron qui reconnaît la légitimité d'un opposant politique non élu m'amuse aussi. J'imagine aussi qu'il applaudirait de la même manière un gilet jaune décrétant que ce dernier représente la France s'il se faisait investir pour la foule des Gilets jaunes en tant que Président de la République française. J'imagine ainsi très bien Macron reconnaître la légitimité d'un tel Monsieur Drouet dans ses prétentions à accéder à la présidence de la république, en dehors de tout cadre électoral !  De la même manière qu'il reconnaît la légitimité de l'adversaire autoproclamé de M. Maduro. Il accepterait de la même manière que des dirigeants politiques d'autres pays reconnaissent la légitimité de M. Drouet (par exemple) et le reconnaisse comme le véritable représentant de la France ! Sinon, pour quelle raison ose-t-il reconnaitre la légitimité du candidat des manifestants vénézuéliens contre le President Maduro au Venezuela ? 

 

Grande question en rapport : La France est-elle une démocratie ? Ou bien est-elle un Régime autoritaire, comme tous ceux que l'on condamne régulièrement dans la presse bien-pensante ? A quoi reconnait-on un régime autoritaire ? J’utiliserais pour y répondre une définition trouvée dans un article du Monde Diplomatique, pour y décrire la Guinée comme un État autoritaire. «Des forces de sécurité qui font un usage excessif de la Force contre les manifestants". Driante, j'ai l'impression que cela décrit très précisément la France de Macron, dans la volonté de son gouvernement de casser et de frapper le mouvement des gilets jaunes. Deuxieme argument utilisé par les journalistes pour décrire un État autoritaire : «des journalistes, des défenseurs des droits humains et les personnes qui s'expriment contre le gouvernement sont arrêtées arbitrairement». Là encore, cela me rappelle comme deux gouttes d'eau les arrestations arbitraires décidées dans l'ensemble de la France à l'encontre des gilets jaunes pour leur interdire de se rassembler contre la politique du gouvernement, en criminalisant le port du moindre outil ... pratiquement si les juges ne condamnent pas des automobilistes détenteurs de cric dans leur voiture, s'ils sont interceptés la veille d'un samedi ou un samedi matin ! Et quand on parle des journalistes, ce gouvernement désormais separe les bons journalistes (ceux qui sont à sa disposition, qui chantent les louanges de Macron ... comme Le Monde, Le Figaro ...) et les mauvais journalistes (bizarrement ceux qui sont à l'écoute du mouvement des gilets jaunes) ... Evidemment pas BFM TV qui filment les gilets jaunes pour mieux consigner les moindres de leurs dégradations et les transmettre aux autorités compétentes !  

 

Troisième argument relevé par les journalistes du Monde Diplomatique, pour dépeindre la Guinée (non pas la France mais cela y ressemble encore comme deux gouttes d'eau) : «l'impunité qui demeure monnaie courante». Là encore, on pourrait croire que cette description a pris la France comme cible. L'impunité des forces de l'ordre est patente malgré les blessures de manifestants. Bizarrement, les journalistes de BFM TV ou des autres médias ne prennent jamais en reportage les violences dont sont victimes les gilets jaunes ; seulement celles dont ils sont responsables ! Le gilet jaune énucléé sur Paris, pas de nouvelles. Par contre le moindre gilet jaune attrapé est prestement reconnu puis condamné, comme le boxeur de gendarmes mobiles d'un pont à Paris. Il faut aussi parler de l'impunité des politiques proches de Macron ; évidemment pas ceux qui étaient en travers de son chemin à l'encontre desquels la justice s'est prestement attaqué, et à l'égard desquels les médias rivalisaient de gros titres lorsqu'ils étaient susceptibles de battre ou de gêner l'election puis la mise en œuvre de la politique de Macron : Francois Fillon, Francois Bayrou ...

 

L'élection même de Macron en 2017 est aussi un problème. C'est un peu comme en 1848. On a compris apres coup pourquoi Louis Napoleon Bonaparte avait été élu brillamment, à l'encontre de tous les pronostics, comme premier président de la Seconde République. Parce qu'il était le neveu de l'empereur Napoleon. Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il été élu en 2017 ? Quand le découvrirons-nous ? A-t-il eu une couverture médiatique particulièrement avantageuse ? Et du fait de quelles personnes ? A-t-il bénéficié d'appui dans les deux principaux partis politiques opposés où les candidats, trop à gauche ou trop catholique, auraient conduit certains de leur camp à le rejoindre et à faire campagne pour lui, contre leur propre candidat ?

 

La France est-elle donc un État de droit ou bien plutôt un État autoritaire, où même l'élection présidentielle puis législative qui avait suivi avaient été manipulées, trafiquées ? A-t-on quelque chose à envier à La Russie de Poutine ou à La Turquie d'Erdogan. À part un comique qui se croit autoriser à donner des leçons à L'Europe entière ?

 

 

Saucratès


10/03/2019
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Prison et radicalisation islamique

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 6 mars 2019

 

L'agression qui s'est déroulée en prison hier mardi 5 mars 2019 du fait d'un détenu radicalisé et de sa femme musulmane pose problème. C'est évident, tous les journaux en parlent, et pratiquement toutes les émissions de débat des chaines de télévision ! Les mouvements de protestation ce mercredi 6 mars des surveillants de prison ont également permis de faire écho à un malaise grandissant de la population des surveillants de prison. Mais l'on sait déjà que ce sujet cessera de paraître important dans quelques jours, quelques semaines et que plus personne n'y portera attention jusqu'au prochain nouvel évènement qui ne manquera pas de se reproduire dans quelques semaines, mois ou années. Et de nouveau, les mêmes hommes politiques, les mêmes ministres se représenteront, se redéplaceront sur place pour marquer leur solidarité avec les personnels en souffrance. Un grand jeu de dupes. 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/06/agression-terroriste-dans-l-une-des-prisons-les-plus-securisees-de-france_5431947_3224.html

 

Cette agression pose donc de multiples soucis. Le premier problème est celui de l'introduction d'armes dangereuses, des couteaux en céramique, dans une prison les plus sécurisée de France. L'épouse d'un dangereux criminel, condamné à une peine de sûreté de 20 ans, a pu faire pénétrer un (ou des) couteau en céramique ainsi qu'une fausse ceinture d'explosifs ! Il aurait été caché dans un faux ventre de grossesse de la visiteuse.

 

Première question en rapport. Les surveillants de prison font état qu'ils leur est interdit de fouiller au corps les visiteurs des prisonniers, selon une législation européenne ! Est-ce possible ? Est-ce vrai ? Alors que les fouilles au corps seraient tout à fait possibles dans les aéroports pour se protéger des attaques terroristes. Pourquoi seraient-elles donc interdites en prison ? Des intervenants politiques ou des journalistes présents faisaient état que ce sont les fouilles à nu qui seraient interdites. Qu'en est-il réellement ? 

 

Deuxième question que l'on peut aussi se poser ; les surveillants de prison seraient-ils suffisamment nombreux pour fouiller au corps tous les visiteurs des prisons françaises ou domiennes ? Ou bien les fouilles au corps ne seraient-elles utilisées que pour les visiteurs de certains criminels, les plus dangereux ? Avec le risque alors que ces criminels ne fassent encore plus pression sur les détenus les plus faibles, les moins dangereux, les moins surveillés, pour que ceux-ci fassent rentrer par leurs proches les marchandises que les proches de ces derniers ne pourraient pas amener en prison ? Les fouilles au corps ne devraient pas etre aléatoires ou réservées aux plus dangereux, mais elles devraient être généralisées. Et sans que l'état d'une supposée grossesse n'empêche une palpation suffisamment précise. 

 

Evidemment, pour les milliers de visiteurs de prisonniers qui se pressent les jours de parloir pour voir des proches, parfois des jeunes gens complètement perdus et déboussolés, de tels contrôles, de telles fouilles au corps entraîneront des retards incommensurables. Il y aura forcément beaucoup moins de visiteurs qui pourront passer pour chaque parloir. Sans oublier que les plus vindicatifs ou vindicatives de ses visiteurs ou visiteuses de parloirs (ou de lieux de vie) seront aussi probablement les plus dangereuses. Comment réagir face une visiteuse ou un visiteur qui refuse la fouille au corps parce qu'elle porte cachée sur elle des armes ou des explosifs ? Tout en prétextant qu'elle est enceinte et qu'on attente à sa dignité ? Ce serait trop simple que cette personne puisse juste refuser la fouille au corps et repartir ! Pour retenter sa chance une autre fois !

 

Ceci n'est cependant que le premier problème. Le deuxième problème c'est de savoir comment un dangereux criminel, condamné en 2014 pour un crime atroce, le meurtre d'un rescapé d'un camp nazi, condamné à une peine de sûreté de vingt ans, supposement non libérable avant 2037, puisse avoir droit à rencontrer sa famille (sa femme) dans une «unité de vie familiale», un appartement meublé de deux pièces où ils peuvent rester entre 6 heures et 72 ensemble ? On marche carrément sur la tête !

 

Le troisième problème concerne le problème de la radicalisation. Que faire des criminels islamistes radicalisés, que ce soit en prison ou dans la vie courante ? Que va-t-on faire des djihadistes de retour de Syrie ? De quelle manière notre société peut-elle s'en protéger, comment peut-elle éliminer le danger que ces derniers représentent ? La sénatrice Nicole Beluget indiquait qu'elle ne croyait pas en la déradicalisation, ce que je suis particulièrement enclin à croire. Si une personne est capable de vouloir tuer d'autres personnes, de commettre des attentats par idéologie musulmane (ou islamique), il n'y a rien qui pourra les faire démordre. Cetains commentateurs autour d'elle indiquaient qu'il fallait au moins y croire. Mais ces personnes radicalisées sont perdues, irrécupérables. Notre seule chance ; les parquer en prison jusqu'a la fin de leur vie.

 

Le parallèle avec l'exemple carcéral des Etats-Unis est particulièrement intéressant. Des prisons hautement sécurisées où tout contact entre les prisonniers et leurs gardiens est impossible afin de protéger les surveillants de prison. Des condamnations à des peines se comptant en dizaines ou en centaines d'années, permettant d'éliminer à jamais la menace que ces criminels representent pour la société. Evidemment, on ne parle plus dans ce cas-là de possibles rédemptions ou de réinsertion de ces criminels. Ils ne seront pas appelés à sortir de prison mais ils y resteront toute leur vie, jusqu’à leur mort ! Mais l'exemple américain a aussi ses limites : la souffrance des prisonniers qui sont déshumanisés. La composition ethnique de la population carcérale où les noirs constituent la plus grande part des condamnés. Les conséquences terribles des eventuelles erreurs judiciaires, qui mettent des innocents en prison dans des conditions d'enfermement terribles.

 

Mais dans notre cas, on a presque l'impression que les prisons se doivent être des cinq étoiles où les prisonniers les plus dangereux, les plus radicalisés, serait des sortes de divas, des invités de marque, dont tout les désirs doivent être satisfaits. Attention, je ne dis pas que toutes les prisons sont des lieux idylliques ; bien au contraire, elles sont des endroits extrêmement dangereux pour le quidam moyen comme moi ou vous, qui pouvons nous trouver envoyer en prison pour presque rien, notamment pour un accident de la route où nous serions responsables de la mort ou des blessures de quelqu'un ! Pour nous, la prison est un endroit horrible de promiscuité. Mais pas pour les grands criminels, pour les assassins, ou pour les radicalisés qui en seront les stars, les rois de la pègre ! 

 

Il faut une réponse politique, transformer la justice pour qu'elle punisse à sa juste mesure les crimes graves. Pour que les criminels ne sortent pas au bout de quelques années, à la moitié de leur peine de prison avec les aménagements de peine. Et transformer la prison pour que ces criminels y restent enfermés à vie, jusqu'à leur mort. Sans amenagement, sans visite, sans unité de vie familiale, sans communication avec l'extérieur. Seuls pour expier leur faute, dans l'attente de l'enfer qui les attendra après leur mort.

 

(Pardon pour mes lecteurs athées ... LOL, c'est vrai que ces derniers islamistes sont persuadés qu'ils seront attendus dans leur Paradis musulman avec des dizaines de vierges !!!... alors Paradis musulman ou Enfer chrétien ? Peut-on tuer des innocents et croire rejoindre le Paradi, même musulman ?)

 

 

Saucratès


06/03/2019
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Les affaires Ghosn et Fillon ... ou de la nécessité de l'existence des lanceurs d'alerte

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 3 mars 2019

 

Je suis vivant. Quatre heures plus tard, j'étais sorti de la clinique. Vous me direz que c'est beaucoup de peur, beaucoup d'exagération pour pas grand chose. Vous auriez peut-être raison. Ce dimanche soir, deux jours plus tard, je profite malgré tout du bonheur d'être en vie, en buvant un bon whisky ... ou plutot un bon bourbon pour répondre aux eventuels puristes.

 

Je voudrais en ce soir tombant revenir sur l'affaire Carlos Ghosn. Et par la même occasion, cela me permettra aussi de revenir sur l'affaire Pénélope et François Fillon. Ces deux histoires me semblent particulierement proches ou plutôt ressemblantes. Carlos Ghosn a fait embaucher quelqu'un de sa famille (une cousine) à des tarifs exorbitants, il a fait réaliser des travaux hors de prix sur une de ses propriétés personnelles, il a fait prendre en charge les dépenses de réception grandioses correspondant à son mariage (ou à ses fiançailles), tout cela aux frais notamment de l'alliance Renault-Nissan. Mais malheur pour lui, une partie de ses dépenses ont été payées par Nissan, une entreprise japonnaise. Il eut tout fait prendre en charge par Renault et uniquement par Renault qu'il n'aurait jamais été inquiété ! C'est tellement naturel en France que les dirigeants se croient tout puissant et se servent dans les caisses de leurs entreprises que jamais personne n'aurait rien dit si cela s'était passé de cette manière. 

 

C'est pour cette raison que je fais le parallèle avec l'affaire Fillon. Nous avons là un parlementaire qui a osé embaucher ou faire embaucher sa femme et ses enfants dans le cadre de son mandat parlementaire. Non pas une rémunération de plusieurs centaines de milliers d'euros comme la cousine de Ghosn. Seulement quelques milliers d'euros par mois. Mais dans ce cas-là, c'est le mal, la faute grave. Les juges qui leur tombent dessus, une nouvelle information chaque jour dans les semaines précédant le premier tour de l'élection présidentielle de mai 2018. Par contre, dans le cas de Ghosn, il ne semble y avoir aucune faute, aucune grave erreur. C'est un acharnement de la police et de la justice japonaise qui cherche à atteindre l'alliance Renault au travers de la personne du pauvre innocent Carlos Ghosn jeté injustement en prison ! 

 

Donc oui, j'estime qu'il y a un nécessaire parallele à faire entre ces deux affaires, entre les traitements médiatiques de ces deux affaires. L'un, Francois Fillon, était supposément déjà coupable pour la presse, alors que l'autre, Carlos Ghosn, est un pauvre innocent victime d'un complot visant l'alliance Renault-Nissan. 

 

Plus largement, l'affaire Ghosn met en lumière la complaisance dont bénéficient les dirigeants d'entreprises privées en France. Et même publiques. Ils sont autorisés à faire ce qu'ils veulent, à se payer ce qu'ils veulent, à se faire payer ce qu'ils ont envie, sans que personne ne puissent rien y redire. Parce qu'ils font tous pareil. Parce qu'ils rêvent tous, au gouvernement, de pouvoir faire pareil, d'avoir droit au même gâteau. Ce qui s'est passé au Japon permet de mettre en lumière ce qui manque en France. Une justice, un ministère public, une police qui ne soit pas aux ordres du pouvoir, des puissants. En France, la justice, le ministère public, la police, ne s'acharnent que contre les pauvres, les sans-grades, les adversaires de l'Etat, et les quelques puissants qu'on les autorise à attaquer, sur lesquels on les autorise à s'acharner. Comme Fillon, comme Strauss-Kahn, comme Kerviel, comme le groupe de Tarnac, comme le boxeur de Paris. Même si ces trois derniers sont en fait les victimes naturels de la justice et du ministère public, des pauvres sans grade.

 

Combien de chefs d'entreprises, de hauts managers si prompts à faire licencier leurs personnels, à attaquer, à restreindre, à diminuer leurs avantages sociaux, à baisser leurs salaires, si intransigeants sur les augmentations salariales qu'ils acceptent de leur donner, mais quand il s'agit de leurs propres avantages, de leurs propres rémunérations, de la prise en charge de dépenses somptuaires ou personnelles, sont si compréhensifs à l'égard d'eux-mêmes ? C'est le cas de l'immense majorité des patrons, des hauts managers, des petits managers du secteur privé ou public, en France. Ils n'ont aucune éthique même s'ils imposent des obligations éthiques à leur propre personnel. Et derrière les chartes de déontologie, derrière les codes sensés protegerles donneurs d'alerte dans leurs entreprises, ce ne sont que des mécanismes visant à empêcher toute forme de divulgation d'informations qui les desserviraient. Ils ne cherchent pas à protéger les lanceurs d'alerte ou leur personnel. Ils cherchent avant tout à se protéger eux-memes. Comme si la chape de béton qui recouvre le systeme économique et politique francais n'était pas suffisant. Ils ont mzlgré tout tellement peur de perdre leur position de domination sur les autres qu'ils crèvent de peur dans leur coin. 

 

Et le mouvement des gilets jaunes se comprend tellement bien si on prend en compte cette posture. Comment en vouloir à des gens qui n'ont presque rien, qui se sentent à la lisière d'être déclassés, qui ont tellement perdu. Alors évidemment, ils ne s'attaquent pas uniquement à ceux qu'ils devraient. Tous ces salauds qui s'enrichissent monstrueusement sur notre dos, tous ces gens qui depuis des siècles, depuis qu'ils sont devenus tout puissants, ont quitté la France et ses taux d'imposition trop élevés à leur goût. Alors évidemment, les seuls contre lesquels les gilets jaunes peuvent se retourner, ce ne sont pas les très puissants, ce ne sont pas les leaders ultra-liberaux du gouvernement et des autres partis qui asphyxient la France et les francais. Ceux qu'ils peuvent ennuyer, ce sont des gens comme eux et nous, ce sont des petits élus de la France rurale, ce sont des préfets et des gendarmes qui obéissent aveuglement aux ordres, sans réfléchir parce que cela leur est interdit, comme une partie des forces de police françaises obéirent au Régime de Vichy dans les années 1940-1944.

 

Pour en revenir au sujet qui m'importe, les dépenses somptuaires des dirigeants et des hauts managers des entreprises, il n'existe qu'un seul type de personnes qui pourraient les faire tomber. Soit des administrateurs ou des dirigeants d'autres entreprises ou du management qui auraient des valeurs éthiques au dessus du lot. Mais ils sont rares. Ils ne survivraient pas longtemps ! Soit des salariés des services de comptabilité ou des frais généraux, qui trouveraient les moyens de lancer des alertes. C'est à dire des lanceurs d'alerte. Mais encore faut-il qu'une réelle presse libre et indépendante, non inféodée, existe dans notre société. Encore faut-il que la police et le ministère public est envie de s'occuper de telles histoires économico-économiques. Les dirigeants des grandes entreprises françaises peuvent dormir tranquille ; il n'existe en France, je le crains, aucune envie de s'attaquer aux puissants qui trichent, volent, mentent, trahissent. Il est plus simple de répondre aux attentes du gouvernement, de s'attaquer à la Petite deliquance, aux pauvres gilets jaunes qu'il faut écrabouiller, auxquels il faut enlever toute envie de continuer à manifester ! 

 

Ce monde n'est pas cruel ! Ce Monde est juste injuste, parce qu'il protège les puissants parce que tous ceux au pouvoir n'aspirent qu'à une seule chose : devenir puissants et extremement riches eux aussi ! Alors oui, il faut défendre et combattre les mesures qui cherchent à faire peur aux potentiels lanceurs d'alerte. Les lanceurs d'alerte sont les héros de ce siècle. 

 

 

Saucratès 


03/03/2019
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