Critiques de notre temps

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De l'enseignement (ter)

Réflexion cinq (lundi 18 juin 2018)

Critique des mesures internationales de l'efficacité du système éducatif français

 

Je vais d'abord revenir aux définitions des divers types d'enquêtes internationales utilisées pour mesurer l'efficacité des systèmes éducatifs : TIMSS, PIRLS et PISA. 

 

TIMSS (Trends in international mathematics and science study) mesure les performances des élèves en mathématiques et en sciences pour plusieurs niveaux scolaires (deux en France, CM1 et terminale contre trois en règle générale). TIMSS porte ainsi sur des élèves en fin de quatrième année de scolarité obligatoire, soit le CM1 en France. Les élèves n'ont ainsi pas tous le même âge dans les différents pays : 9,9 ans en France alors qu'il atteint 10,9 ans au Danemark (les plus jeunes sont les italiens avec 9,7 ans). Au niveau international, 375.826 élèves avaient été testés en 2015 dans 49 pays où provinces (soit 7.670 élèves par pays). En France, l'enquête avait concerné 4.873 élèves répartis dans 264 classes de 164 écoles (soit 18 élèves par classe en moyenne).

 

TIMSS Advanced mesure les performances des élèves de terminales scientifiques. L'étude est menée dans neuf pays. En France, elle a concerné 3.960 élèves de terminale scientifique (France métropolitaine uniquement) de 281 classes au sein de 144 établissements (soit une moyenne de 14 élèves interrogés par classe).

 

PIRLS (Progress in international reading literacy study) mesure les performances en lecture sur un certain nombre de critères (1. prélever des informations explicites, 2. inférer directement, 3. interpréter idées et informations, 4. apprécier le contenu, la langue et les éléments textuels). Comme pour l'enquête TIMSS, PIRLS s'intéresse aux élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 en France). En 2011, 4.438 élèves ont été évalués en France au sein de 277 classes (moyenne de 16 élèves par classe). Au niveau international, l’échantillon portait sur 291.709 élèves de 45 pays (Soit 6.482 élèves par pays).

 

PISA (Programme international pour le suivi des compétences des élèves) est organisée par l’OCDE, (Organisation de coopération et de développement économiques). Tous les trois ans, une enquête est lancée auprès d’un échantillon d’élèves de 15 ans, portant sur leurs acquis sur des matières-clés des programmes scolaires : les sciences, la compréhension de l’écrit et les mathématiques. En France, en 2015, 6.100 élèves ont participé à cette enquête. Le choix des établissements retenus est effectué par tirage au sort, dans lesquels des échantillons aléatoires de 35 élèves sont pratiqués (ce qui donne entre 180 et 200 établissements scolaires retenus). Au niveau international, 540.000 élèves ont participé à cette enquête en 2015, représentatifs des 29 millions de jeunes de 15 ans dans les 72 pays concernés (soit une moyenne de 7.500 élèves par pays).

 

Des méthodologies donc différentes pour un ensemble d'enquêtes extrêmement variées, sachant que les médias et les «very importants personnages» du ministère de l'éducation nationale ne parlent essentiellement que des résultats des enquêtes PISA et un peu moins fréquemment des enquêtes PIRLS ou TIMSS.

 

Mais, à près tous ces rappels méthodologiques, que peut-on en déduire ?

 

Premièrement, je remettrais en cause la réalité de l'échantillonnage aléatoire des établissements scolaires retenus. Tous les établissements scolaires, collèges ou lycées, dans les enquêtes PISA ont-ils la même probabilité d'être retenu ? Le lycée parisien Henri IV a-t-il ainsi été retenu lors de l'une des enquêtes PISA de ces quinze dernières années (la première enquête PISA remonte à l'année 2000) ? Et si oui, en raison de l'excellence de ce lycée, n'est-il pas fort probable que les résultats aux enquêtes qui suivront une enquête où il aurait été retenu présente des résultats en forte baisse ? Mais comme j'ignore si ce lycée a pu être retenu ou non, même une seule fois dans cette enquête, comme j'ignore si d'autres établissements de France ou de Navarre, beaucoup moins prestigieux, d'enseignement professionnel ou technique, n'ont pas pu être plusieurs fois retenus dans cette même enquête, comme la liste des établissements retenus n'est pas facilement accessible, comme j'ignore qui est chargé de cet échantillonnage, et comme j'ignore enfin de quelle manière la sélection aléatoire de 35 élèves est réalisée et par qui elle est réalisée, je ne peux que remettre en cause la validité des résultats de ces enquêtes. Ainsi que les interprétations des résultats que les médias et les services des ministères, sans même parler des ministres eux-mêmes, font de ces enquêtes. Soyons clair, je ne serais pas surpris que les services du ministère de l'éducation nationale introduise volontairement des biais dans l'échantillonnage afin de minorer la représentation des meilleurs colleges et lycées de France pour privilégier ceux les plus en difficulté. Qu'est-ce qu'une ministre comme Vallaud-Belkacem, qui voulait uniformiser vers le bas les filières d'enseignement au collège et au lycée, aurait pu faire de résultats d'une enquête PISA 2012 ou 2015 qui aurait fait état d'une forte amelioration des résultats de la France à cette enquête. Bien au contraire, il fallait aux socialistes les pires résultats possibles à ces enquêtes pour donner de la légitimité à leur projet de dénaturation et de démentellement des filières «élitistes» (classes bilingues, enseignement du latin et du grec) dans les collèges et lycées. Les socialistes ou Mme Vallaud-Belkacem n'avaient absolument aucun intérêt à afficher de bons résultats à ces enquêtes. 

 

Deuxièmement, je peux m'interroger sur la comparabilité des exercices mis en œuvre par l'OCDE. Les rares exemples d'exercices disponibles sur le site de l'OCDE pour présenter les enquêtes PISA semble y être en anglais ! Rassurez-moi, les tests PISA sont quand même rédigés en francais ? Et la difficulté des traductions françaises est bien comparables aux versions anglaises ou aux versions dans les autres langues ? Ne sachant même pas cela, comment voulez vous commenter ces résultats et interpréter les écarts entre pays ? C'est clair, il y a ceux (journalistes, spécialistes en éducation) qui sont persuadés que les enquêtes réalisées par des sommités sont forcément exemptes de tout biais et de toute erreur de conception et d'échantillonnage (voire qui ne l'imagine pas) et il y a moi qui voudrait vérifier personnellement l'ensemble des critères de ces enquêtes et qui ne fait confiance à personne, et surtout pas aux sommités et personnalités de tout bord. Je suis certainement paranoïaque ! 

 

Je me retrouve ainsi parfaitement dans l'analyse que fait le syndicat SNES des enquêtes PISA, selon lequel «le système éducatif français ne prépare pas spécifiquement à PISA comme peuvent le faire d’autres systèmes éducatifs». Pour le syndicat SNES, PISA «ne donne qu'une image partielle des systèmes éducatifs». Le syndicat met donc en garde contre toute tentative d'utiliser les résultats de l'enquête internationale. «En aucun cas PISA ne peut être un élément de pilotage du système éducatif dont l’objectif ne peut se réduire à améliorer les scores à un classement international».

 

Evidemment, je ne remets pas en cause l'ensemble des interprétations que les spécialistes de l'enseignement peuvent tirer de ces enquêtes PISA. Un grand nombre d'interprétations et d'éléments d'explication sont absolument fondés. Le fait que par exemple les pays qui réussissaient particulièrement bien aux enquêtes PISA, comme la Finlande de 2000 à 2006, disposaient d'un système éducatif qui était capable de diagnostiquer très vite les difficultés scolaires des élèves et permettait la mise en place de mesures d'accompagnement individuel des élèves en difficulté. Evidemment, le système éducatif français ne sait pas faire cela.

 

Une analyse de mon fils Nicolas, âgé justement de 14 ans en cette année 2018, année d'enquête, sur les enquêtes PISA, dont il a déjà entendu parler (il me surprend régulièrement), c'est que les élèves français n'osent pas répondre à des questions lorsqu'ils ne sont pas certains de la réponse. Le système de notation francais, où les professeurs aiment 'casser' de l'élève en vilipendant les fautes, entourées en rouge dans les copies, enleverait toute capacité des élèves français à prendre des risques, à s'exposer, à répondre malgré tout même en ne connaissant pas certainement les réponses. Voilà en tout cas l'analyse d'un jeune élève de 14 ans d'une classe de troisième, et de ses camarades sur les résultats des enquêtes PISA. Sa source principale d'information, ce sont les chaînes YouTube.

 

Une autre interprétation des spécialistes de l'éducation tirée des enquêtes PISA, c'est le caractère hautement élitiste du système éducatif français, tout du moins selon les enseignements tirés des enquêtes PISA 2000 à 2006. Et je ne dis pas le contraire lorsque que je remets en cause les résultats des enquetes PISA pour la France en questionnant la présence ou non du lycée Henri IV dans les échantillons étudiés. La seule présence d'un lycée ou d'un collège élitiste pourrait selon moi modifier de fonds en comble les résultats d'ensemble d'une enquête concernant 6.000 élèves pour une nation comme la France. Mais il y a des très nombreux collèges et lycées elististes et leur poids est-il représentatif ? Chaque classe d'un établissement se trouve ainsi avoir un poids de 5 pour mille (0,5 pour cent). Combien de collèges et de lycées privés élitistes trouve-t-on dans les échantillons PISA pour la France ? Mais la France est-elle le seul pays à avoir un système d'établissements scolaires élitistes ? Les États Unis d'Amerique ont un système universitaire bien plus inégalitaire que le notre, et pourtant ils affichent des résultats dans les enquêtes PISA très superieurs. Les établissements scolaires ne seraient-ils pas aussi inégalitaires que leur système universitaire ? Cela me semblerait bien surprenant.

 

Pour conclure temporairement sur cette question, on peut interroger la responsabilité des établissements scolaires français dans les résultats PISA. Non pas la responsabilité personnelles des enseignants, bons ou mauvais, et de leurs méthodes pédagogique, mais simplement la responsabilité des établissements, comparativement à la responsabilité de chaque enfant. J'ai eu connaissance des difficultés d'apprentissage des enfants d'amis ou de connaissances, et ses parents étaient complètement perdus devant le décrochage de leurs enfants, à la fin du collège. Ces jeunes n'aimaient pas l'école, et ils avaient seulement envie de quitter le monde de l'enseignement, pour pêcher ou pour faire autre chose. Quelle responsabilité peut bien avoir l'école, le collège ou le lycée devant ce genre d'envies ? De très nombreux élèves quittent l'éducation nationale dans cette situation d'échec scolaire, abandonnant le plus souvent après la troisième, lorsque la scolarisation cesse d'être obligatoire et que le système scolaire n'est plus obligé de s'en occuper. Face à des filières professionnelles en sur effectif, ces jeunes se trouvent exclus de l'enseignement et ils s'en trouvent d'abord tres heureux. Ce n'est pas la responsabilité du système scolaire dans son ensemble, mais un choix personnel de ces jeunes, même s'ils ne se rendent pas compte du futur qu'ils se construisent. Une partie de ces jeunes rejoindront des bandes de délinquants, ou se lanceront dans l'islamisme puis le djihâd, pour se venger d'un système éducatif qu'ils accuseront de tous leurs manquements, de leur choix, de leur absence de futur. Et si la réponse était ailleurs, non pas dans un système éducatif, certes imparfait, violent et négateur du caractère de sujet de droit de l'enfant et de l'élève, mais dans une absence de cadre parental, de rôle formateur de la famille, dépassée, démissionnaire, insuffisamment à l'écoute, et qui abandonne alors des jeunes dans une absence de futur pour ceux qui ne comprennent pas tous seuls ou avec leur famille les codes de l'école, du collège et du lycée. Pourquoi le système éducatif serait-il responsable de l'absence de chance d'une partie des élèves ? Pourquoi devrait-il rattraper les manquements des enfants ou/et de leur famille/de leurs parents ?

 

 

Saucratès


18/06/2018
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De l'enseignement (bis)

Réflexion quatre (dimanche 17 juin 2018)

Ce qui ne va toujours pas dans le système éducatif français !

 

Je m'étais intéressé lors de mes réflexions précédentes à essayer de définir ce que l'on pourrait appeler un système éducatif performant. En achoppant évidemment très vite sur la signification même du terme «performant». Mais comment quelqu'un comme moi de foncièrement opposé à toute forme d'innovation pourrait-il apporter quelque chose de neuf dans ce domaine de l'enseignement ? Comment quelqu'un également foncièrement opposé à toute forme de coercition et à toute forme d'endoctrinement pourrait-il aussi laisser une chance à une quelconque réforme ?

 

Le monde de l'enseignement est rempli de grands spécialistes de la question, des enseignants eux-mêmes, en passant par les inspecteurs d'académie et les inspecteurs généraux, en passant par tous les spécialistes gravitant dans les organismes internationaux. Tout le monde se souvient de ses années d'école, de collège et de lycee et tout le monde à sa propre opinion sur la manière d'enseigner et d'apprendre. La question de l'enseignement est ainsi le sujet de réflexion le plus compliqué, le plus sensible, mais aussi celui qui soulève le plus de passion et d'attentes !

 

A la base des réflexions, on trouve ce qui s'appelle les enquêtes PISA et PIRLS ; des sortes de forme de mesure de la qualité de l'enseignement dans le monde entier, et donc en France. Et l'interprétation que font tous les «autorisés à penser pour les autres», les journalistes et ceux qui pondent les réformes de l'enseignement, c'est que les résultats de la France aux enquêtes PISA et PIRLS se dégradent d'année en année.

 

L'article suivant, d'un «expert éducation auprès de l'OCDE» (!!!!) ... cela pose le personnage !!!.... développe à qui mieux mieux cette argumentation et développe l'idée qu'au delà de réformer le lycée, le collège et l'école primaire, il faut surtout s'attaquer aux crèches, aux garderies d'enfants et aux maternelles !

http://educationdechiffree.blog.lemonde.fr/2017/12/06/pirls-2016-les-mauvais-resultats-au-cm1-nous-obligent-egalement-a-repenser-notre-systeme-de-petite-enfance/

 

Les enquêtes PIRLS interrogent les capacités de lecture au CM1, tandis que les enquêtes PISA interrogent les compétences des collégiens ou lycéens de 15 ans en culture scientifique, en mathématiques et en lecture. On trouve de nombreuses autres analyses des résultats de ces enquêtes internationales, pour certaines particulièrement anciennes :

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2009/106_PisaetPirls.aspx

https://www.maif.fr/content/pdf/enseignants/votre-metier-en-pratique/ecole-europe/maif-pisa-etudes-internationales.pdf

 

Toutes ces analyses et réflexions ne peuvent évidemment pas être toutes mauvaises, mal intentionnées, ou fausses. Bien évidemment ! Les experts qui réfléchissent sur ce sujet de l'enseignement ne peuvent pas tous se tromper. De très nombreuses de leurs réflexions sont forcément excellentes, bonnes, évidentes. Et ces comparaisons ne peuvent pas être uniquement faussées ou sans intérêt. En fonction de ces résultats et de ces décrochages, il y a forcément un souci dans le monde de l'enseignement francais, quelqu'il soit !

 

Pourtant, ce qui me semble problématique, ce sont plutôt les modifications politiques pilotées par les uns et les autres depuis des décennies, et tout particulièrement sous les hospices des islamo-socialistes autour d'Hollande, Valls et Vallaud-Belkacem. C'est contre ces personnes, mais également le nouveau ministre de l'éducation, que je pense qu'il est utile de se battre, et contre leurs politiques qui ne sont que des principes politiques mis en œuvre manu-militari par des abrutis idéologiquement déficients ! 

 

Le mieux dans ces conditions est d'écouter nos enfants qui se trouvent confronter aux politiques de ces abrutis. Moi, mon fils est aujourd'hui âgé de 14 ans et va bientôt passer son brevet des collèges avant de rejoindre une classe de seconde dans un lycée. Lors de l'élection présidentielle qui vit passer Hollande, en 2012, il était âgé de 8 ans et il nous avait dépeint en terme révolutionnaire le programme d'Hollande : «il va nous faire travailler un jour de plus par semaine et il va nous piquer des semaines de vacances scolaires. Il ne faut pas voter pour lui papa et maman !».  

 

Aujourd'hui, il se trouve confronté à l'épreuve du brevet des collèges et il analyse les notes liées aux compétences qui lui ont été attribuées par ses professeurs ainsi qu'à l'ensemble de ces camarades. Plus de la moitié des points pour obtenir le brevet des collèges reposent sur les notations de leurs enseignants sur les compétences dont ils disposent. Il s'est ainsi rendu compte qu'une de ses camarades ne pourra avoir son brevet des collèges que si elle obtient 20/20 à l'ensemble des épreuves écrites qu'ils passeront la semaine d'après. En raison des très basses appréciations de ces compétences par ses enseignants. Lui-même ne pourra avoir que très difficilement la mention Très Bien à son brevet puisqu'il n'a pas obtenu suffisamment de points dans certaines compétences (sans qu'il puisse savoir dans lesquelles) ! Voilà donc le nouveau brevet des collèges que doit passer mon enfant. Il a eu neanmoins l'intelligence ou la curiosité de rechercher quel était l'intérêt du brevet des collèges, et il a lu sur le site du ministere que le brevet des collèges était le premier examen uniforme sur l'ensemble de la France, permettant aux enfants de se mesurer à un examen National ! Cela l'a fait bien rire. Puisque sa camarade, notée très sévèrement par ses professeurs sur ces compétences, n'auraient vraisemblablement pas eu du tout les mêmes appréciations dans un autre collège, un peu moins huppé et un peu moins sévère, et dans une autre classe, un peu moins sélective !

 

Il découvrait ainsi qu'un examen supposément uniforme au plan national pouvait totalement dépendre des méthodes de notations et d'appréciation des enseignants et du collège. Il vaut mieux dans ces conditions etre dans un collège minable, dans la pire classe avec les pires cancres, de telle sorte que ses compétences relatives paraissent plus élevées, de meme que ses notes et ses moyennes. En effet, les enseignants sont incapables d'apprécier objectivement les compétences de leurs élèves ; ils ne peuvent qu'apprécier leurs compétences relatives, sans pouvoir disposer d'une mesure comparative. Deux enseignants pourront ainsi évaluer différemment des compétences, et de nombreux enseignants ne seront pas capables de ne pas juger l'enfant sur son comportement, sur les difficultés qu'ils ont eu avec lui ou avec ses parents, sans se venger sur un ou plusieurs élèves ... 

 

Que sa camarade aurait pu avoir son brevet des collèges dans une classe moins forte, dans un collège moins élitiste, démontre toute l'absurdité de ce brevet des collèges, et plus largement toute la réforme future du baccalauréat qui est de la même veine ! Derrière les grandes idées de quelques abrutis innomables, supposés grands spécialistes dans le domaine de l'enseignement, il n'y a que les élucubrations d'abrutis dont il vaudrait mieux se débarrasser pour le bonheur de nos enfants et des jeunes générations.

 

Quelle honte d'avoir mis en place un tel système debile pour le brevet des collèges et quelle honte encore plus grande de vouloir étendre ce système idiot au baccalauréat lui-même ! Apres les âneries égalitaristes islamo-gauchistes de Valaud-Belkacem et d'Hollande, place aux conneries sommitales de Macron et de Blanquer.

 

 

Saucratès


17/06/2018
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De l'enseignement

 

Réflexion trois (dimanche 5 novembre 2017)

Existe-t-il un systeme éducatif meilleur que les autres ... et que faudrait-il modifier dans notre systeme éducatif pour qu'il devienne plus performant ? 

 

Vaste question vous en conviendrez ! La question posée elle-même est tendancieuse ! Que signifie le terme de «performant» ? Pourquoi n'ai-je pas utilisé le terme de «meilleur» (qui lui ne signifie pas grand chose et n'est pas connoté) à sa place ... seulement dans l'optique d'éviter la répétition ? Le terme «performant» est un terme politiquement correct pour un macroniste, avec une dimension productiviste et de rentabilité. Ce n'est pas le bonheur des enfants qui est poursuivi par un système éducatif mais le fait de produire des travailleurs rentables et productifs, employables !

 

Quel serait donc le meilleur système éducatif possible ? Comment le définir et mesurer sa valeur (le terme politiquement correct serait «efficacité») ? Et qu'entend-on par «valeur» ? Le meilleur systeme éducatif possible est-il celui qui rend les enfants le plus heureux possible ? Est-ce le bonheur des écoliers, des collégiens ou des lycéens qui est recherché par le système éducatif ? Si oui, ce serait un constat d'échec drastique à reconnaître pour nos systèmes éducatifs ! Il y a si peu d'enfants heureux à l'école, au collège ou au lycée ! 

 

Une autre mesure possible du meilleur système éducatif possible semble devoir être les résultats obtenus au cours des enquetes PISA. Le meilleur système éducatif possible serait donc mesuré au travers des résultats à des tests aléatoires sur la compréhension des mathématiques, des langues ou de la physique ? Car c'est bien là que se trouve l'une des limites des enquêtes PISA ; c'est l'aspect aléatoire du choix des élèves et des établissements interrogés. Imaginons que les meilleurs collèges de la capitale soient retenus dans l'échantillon interrogé, et que ce soit les meilleurs élèves de ces établissements qui soient retenus dans ces établissements, et que ces derniers soient suffisamment nombreux ; les résultats moyens de la France aux tests PISA deviendraient phénoménaux, et la France deviendrait le pays le plus fort aux tests PISA. Evidemment, si on retient les pires établissements scolaires francais, et dans ces établissements, les élèves les moins travailleurs et les moins attentifs, on aura des résultats médiocres, comme c'est le cas aujourd'hui. Certains pays ne trafiquent-ils pas les méthodes d'échantillonnage de l'enquête PISA pour afficher des résultats satisfaisants, et la France ne cherche-t-elle pas volontairement à faire apparaître des résultats médiocres pour pouvoir mettre en oeuvre les réformes scolaires qui l'intéressent ?

 

Si on suit l'idéologie poursuivie par la socialiste Valaud-Belkacem au collège, qui visait à l'égalitarisme le plus pur, avec la suppression des classes bilingues en sixième, l'abandon de l'enseignement du grec et du latin, il semble qu´elle et les extrémistes islamo-socialistes visent à un nivellement dès niveaux scolaires de telle sorte que les enquêtes PISA eussent une probabilité égale de tomber sur des élèves de même niveau dans toutes les classes et tous les établissements scolaires. Cela aurait certes permis d'améliorer les résultats aux enquêtes PISA, sorte de Saint Graal pour la mesure de l'efficacité des systèmes scolaires (de la même manière que le classement de Shanghai est le Graal des systèmes universitaires français et mondiaux), mais au prix d'un nivellement des niveaux au niveau des plus faibles ! Comme si les islamo-gauchistes autour des socialistes visaient à éviter que les jeunes puis le peuple soit capable de réfléchir et de les concurrencer, voire qu'ils constituent un vivier incapable de contredire leurs arguments djihadistes ! Par ailleurs, ces enquêtes telles PISA ont-elles véritablement une quelconque importance, dès lors que leurs résultats dépendent aussi fortement des niveaux des établissements retenus et des niveaux des élèves interrogés ? Les collèges élitistes parisiens ou les collèges privés ont-ils la même probabilité d'être retenus dans cette enquête, que les collèges des zones d'éducation prioritaire ou des collèges professionnels ? 

 

Tout cela, c'était pour répondre à la question de savoir s'il y avait un système éducatif meilleur que les autres. Et je ne me suis intéressé qu'à la première interrogation liée à cette question qui était de savoir ce qu'il fallait entendre par «meilleur» ! Si vous m'avez suivi, j'en arrive à la conclusion qu'il n'existe aucune mesure simple du caractère «meilleur», ni aucune possibilité d'appréhender les critères permettant de définir ce «meilleur» ! Le meilleur critère possible serait le bonheur des écoliers, collégiens et lycéens. Mais même cette mesure est presque impossible à réaliser, parce que la simple impression de bonheur est divergente selon les enfants et les jeunes, selon les gens tout simplement. 

 

La deuxième question est tout aussi compliquée. Que modifier dans notre système éducatif ? Y a-t-il même quelque chose à modifier ?

 

Comme je l'indiquais hier, on ne peut pas toucher à l'économie du système éducatif français, ce serait un non-sens ... c'est-à-dire ni le nombre de semaines de vacances, ni l'organisation des semaines ou des journées de cours ... C'est évidemment celui-ci que souhaitaient détruire les islamo-socialistes Hollande et Valls, et Valaud-Belkacem, en réformant les rythmes scolaires au Primaire, en faisant travailler une demi-journée de plus les enfants, en voulant leur voler quelques semaines de vacances d'été, et en voulant mettre en place des activités périscolaires à partir de rien, avec des emplois publics aidés. Evidemment, j'étais contre ses réformes, comme mon fils qui avait huit ans en 2012, lors de l'élection d'Hollande.

 

J'en reviens donc à ma question originale. Que faudrait-il changer dans le système éducatif français pour qu'il devienne plus juste, meilleur, plus efficace ? Ne rien changer n'est pas la solution. La volonté d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat n'est pas non plus susceptible d'être remise en cause, même si dans les faits cela oblige à transformer l'épreuve du baccalauréat pour lui enlever beaucoup de sa valeur et de sa difficulté. Là encore, l'exemple allemand et sa mise en avant de l'apprentissage permettrait d'imaginer une autre solution, mais cette solution plaisait beaucoup moins aux islamo-gauchistes socialistes. 

 

Par contre, pour arriver à un système capable d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat, il fallait un système éducatif beaucoup moins sélectif, beaucoup moins tourné sur une sélection par les maths et le français, mais offrant une même pondération à toutes les matières ... Les élèves peuvent donc passer de classe en classe en étant bon en dessin, en musique, en sport ou en autre matière accessoire et sans intérêt ... S'il faut donc changer quelque chose dans le système éducatif français, c'est bien cette absence de sélection et cette mise en avant des matières sans intérêt, pour redonner une importance aux mathématiques, au français, à l'histoire-géographie, aux sciences et aux langues - ainsi qu'au latin. Le reste, avec l'arabe et l'apprentissage de l'islam, chère aux islamo-gauchistes socialistes, n'est que pipi de chat ! Soit tout le contraire de ce qui a été poursuivi par les islamo-socialistes depuis 30 ans.

 

Dernière chose que je changerais, ce sont les enseignants. Il y a tellement d'enseignants médiocres et incompétents, dont la seule compétence est de savoir faire souffrir et de se venger sur les gosses auxquels ils devraient enseigner. Pourquoi les cours de certains enseignants au collège ou au lycée sont-ils phénoménalement intéressants et unanimement appréciés, alors que participer et suivre les cours d'autres enseignants (infiniment plus nombreux), est une corvée pendant laquelle les enfants n'apprennent rien voire ne risquent que de subir des sanctions, punitions, ou mauvaises notes injustes ? Si l'on pouvait exclure du métier de l'enseignement l'ensemble des mauvais enseignants, pour ne garder et y mettre uniquement que ceux qui aiment enseigner et apprendre aux enfants, alors je pense que le système éducatif français y gagnerait énormément, que ce soit en efficacité, en résultats au sens PISA, et en bonheur des enfants d'aller apprendre à l'école !

 

Mais bon, cela, c'est une douce utopie !

 

  

Réflexion deux (samedi 4 novembre 2017)

Les comparaisons internationales ... ou comment nos politiques nous comparent toujours à ceux qui les intéressent ! 

 

Le Monde (au travers de son site «Les décodeurs») et le ministère français de l'éducation nationale s'intéressent désormais au nombre annuel de semaines de congés des écoliers, collégiens et lycéens francais. Les jeunes écoliers, collégiens et lycéens français auraient-ils donc trop de semaines de vacances par rapport à leurs homologues européens ? Ils disposeraient de 16 semaines de congés par années scolaires, dont 8 semaines en été et 8 semaines en cours d'année ! La France serait d'après le site des décodeurs largement plus généreuse que les principaux pays qui servent de modèle aux gouvernants français.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/23/deux-semaines-de-vacances-a-la-toussaint-l-exception-francaise-en-europe_5204792_4355770.html

 

Parce qu'évidemment, c'est une maladie française que de toujours se comparer aux pays auxquels on voudrait ressembler, aux pays qui semblent être plus libéraux, qui semblent offrir moins d'avantages à leurs salariés, à leurs enfants, à leurs jeunes ... En effet, il y a de nombreux pays qui offrent plus de congés scolaires à leurs enfants : la Bulgarie avec 21 semaines, la Roumanie, l'Italie, l'Estonie, le Portugal et la Lettonie avec 17 semaines. La Suisse, la Suède, la Grèce et Malte octroient un nombre comparable de 16 semaines de congés scolaires. 

 

C'était la grande idée du Parti socialiste en 2012, leur grande idée pour améliorer les résultats scolaires des petits français ; leur retirer des semaines de congés scolaires pour les faire travailler plus longtemps. Ce gouvernement ultra libéral de Macron-Philippe commence également désormais à y réfléchir. 

 

Tout aussi bizarrement, on ne se compare pas à ceux qui ont le plus de vacances dans cette histoire, comme la Bulgarie, l'Italie le Portugal, la Grèce ou la Suède ... Non la France aime se comparer à ses grands voisins, comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni (13 semaines de congés scolaires). Les pays que les gens qui nous gouvernent apprécient et veulent copier.

 

Mais ce que ces gens là ne peuvent pas comprendre, c'est qu´une organisation des études, ou bien celle du Monde du travail, est un système complexe. On ne peut comprendre et modifier de tels systèmes que si on appréhende l'ensemble du système. Pour parler du système d'éducation allemand, les écoliers, collégiens et lycéens allemands peuvent avoir moins de congés scolaires que les jeunes francais parce que l'organisation de leurs études est différente, avec des cours concentrés le matin et jusqu'à midi, tandis que les après-midi sont occupés par des activités sportives ou culturelles. Il en va de même également en Espagne. Ils peuvent avoir des activités culturelles ou plutôt sportives les après-midis parce que les clubs de sport sont organisés pour le permettre de recevoir et entrainer des jeunes tous les jours de la semaine (et pas seulement le mercredi ou les soirs à partir de 17 heures comme en France). C'est aussi possible parce que les familles peuvent récupérer leurs enfants en début d'apres-midi pour les déposer, ou parce que les transports scolaires sont organisés de cette manière. Les familles peuvent s'organiser parce qu'un des deux parents dans les familles peuvent s'organiser pour être libre. C'est possible parce que les salaires moyens y sont plus élevés, et parce que le pouvoir d'achat des familles doit supporter une charge moindre des frais pour se loger (loyers plus faibles et prix du foncier en retrait). 

 

Un système national d'éducation ou législatif est un ensemble complexe. On ne peut pas copier ce qui nous intéresse dans un autre système étranger en éliminant toutes les autres composantes ou sans en tenir compte. On ne peut pas copier une partie du système éducatif allemand sans prendre en compte son ensemble. C'est ce que Hollande et les socialistes avaient souhaité faire en 2012 dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires à l'école, et qui explique que cette réforme ait échoué et qu'une majorité de communes soient revenues immédiatement sur cette expérimentation. Il fallait créer ex-nihilo l'ensemble de l'écosystème périscolaire allemand du jour au lendemain, sans associations, sans bénévoles prêts à prendre en charge ces jeunes, et sans habitude des entreprises d'autoriser leurs salariés à être bénévoles ou simplement à pouvoir récupérer leurs enfants. D'où son échec ! Ceux qui s'occupaient des activités périscolaires étaient des emplois précaires, financés par l'Etat ou par les communes, pour la plupart 

 

De la même manière, Macron semble réfléchir à des pistes pour désinciter les ménages francais à devenir propriétaires et à investir dans l'immobilier. Avec une référence à l'Allemagne ou le taux de ménages propriétaires de leur maison y est beaucoup plus faible. Il va donc augmenter des taxes, transformer l'ISF en une taxe immobilière, voire faire payer les propriétaires comme s'ils payaient un loyer fictif à l'Etat. Mais là encore, il s'agit d'un ensemble extrêmement complexe. Les prix des loyers sont beaucoup plus faibles en Allemagne qu'en France. Ne pas y être propriétaire de son logement n'est donc pas un problème ; il y a un parc très large de logements à louer à des tarifs accessibles, à la grande différence de la France où les loyers y sont extremement chers. De même, les prêts immobiliers sont une composante essentielle de l'équilibre économique des banques francaises ; faire disparaître les prêts immobiliers (ou désinciter) ou fragiliser la situation financiere des ménages emprunteurs aura un impact important sur le modèle et sur la solidité des banques françaises.

 

Dans l'ensemble de ces exemples, on se rend compte que nous avons des apprentis sorciers à la tête de notre pays et au gouvernement, qui ne sont intéressés que par l'idée de faire des réformes parce qu'il faut faire des réformes, et qu'en réformant, tout forcément va s'arranger tout seul pour s'équilibrer tout seul. La réforme des instances représentatives du personnel et du Code du travail par les ordonnances Macron repose exactement sur la meme idée. On réforme sans avoir aucune idée de ce que l'on est en train de réformer, sans comprendre les équilibres que l'on est en train de detruire, pour aider les entreprises à reprendre le pouvoir face aux syndicats, par pur principe ultra libéral, ou par amitié pour le Medef ... Tant pis si les entreprises sont désorganisées, si les personnels ne seront plus représentés ou défendus, si les droits sociaux des salaries, des hommes et des femmes régressent. Il y a un mantra libéral gouvernemental : il faut réformer et la France n'aime pas les réformes donc les réformes doivent être faites pour le bien de tous par des gens bien informés ! Par des abrutis au gouvernement !

 

 

Reflexion une (jeudi 26 octobre 2017)

Les remarques et commentaires des enseignants sur nos enfants. Portée et charge symbolique.

 

Cet article de blog m'a donné envie de confirmer cette analyse et de parler de ce sujet que sont les enseignants et leur analyse de nos enfants.

http://famille.blog.lemonde.fr/2017/10/01/pour-les-parents-accueillir-les-remarques-des-enseignants-sur-un-enfant-ce-nest-pas-toujours-simple/

 

La position de cette blogueuse (ou de ce blogueur) sur les commentaires des enseignants sur nos enfants me semble excessivement positive. Selon cette personne, en clair, La manière dont nous réagissons aux commentaires des enseignants sur nos enfants s'explique par une forme de régression des parents : «elle se fait l’écho de pas mal de parents qui, s’identifiant à leur enfant, se sentent eux mêmes en faute». Les parents font l'erreur de s'identifier à leur enfant, voire même pire d'idéaliser leur enfant. Selon cette blogueuse, «le jugement des enseignants est souvent le premier jugement extérieur, sans affects, qui sonne comme un sérieux rappel à la réalité». Jugement sans affect, extérieur, signe donc de sa neutralité ? Et de son professionnalisme ? Un rappel à la réalité ... signe donc que ce jugement se référerait donc à ce qui est reel, objectif, vérifiable, par différence avec le jugement des parents qui serait forcément affectueux, aveugle, subjectif, invérifiable, irréel ou plutôt fantasmagorique, rêvé ?

 

Tout juste cette blogueuse signale-t-elle «que si certains professeurs ont des observations constructives, d’autres ne font pas dans la nuance et assènent les choses de façon assez agressive». 

 

Ma position sur cette question sera évidemment très largement différente. Je ne suis d'ailleurs pas certain que ce blog (http://famille.blog.lemonde.fr) soit tenu par un parent d'élève. Je pencherai plutôt pour un blog tenu par un enseignant ou une enseignante, accessoirement parent d'élève peut-être. Ce billet excessivement favorable à la vision des enseignants sur les relations avec les parents d'élève me semble le démontrer amplement.

 

Pour ma part, je suis simplement un parent d'élèves, et ex-victime du système d'enseignement français. Les plus belles années de ma vie d'enfant furent passées dans le système d'enseignement sénégalais, chez les Maristes, ainsi que dans le système d'enseignement réunionnais. J'ai trouvé dans ces deux systèmes d'enseignement, calqués d'ailleurs sur le système français (La Réunion est d'ailleurs dans la France), une beaucoup plus grande tolérance envers la diversité et la difference, que je ne l'ai trouvé dans le système éducatif franco-français, ou la moindre divergence est sanctionnée de la même manière : la violence entre pairs et la violence éducative ou institutionnelle.

 

Je reconnais donc que mon point de vue ne sera pas beaucoup plus mesuré que celui de cet autre blogueur ou blogueuse.

 

J'ai rarement rencontré parmi les enseignants de mes enfants des personnes capables d'avoir des positions équilibrées entre qualité et défaut sur mes gosses. Comme l'indique la blogueuse à laquelle je me suis référée, des enseignants capables d´observations constructives. Certes, ils existent, ces enseignants merveilleux, j'en ai rencontré et c'était des amis, mais ils sont extrêmement rares. Ces enseignants merveilleux sont d'ailleurs ceux que les parents d'élève ne rencontrent pratiquement jamais. Ce sont des enseignants avec lesquels les enfants ont rarement dès problèmes ou bien qui savent les gérer directement avec les élèves, sans médiation nécessaire avec les parents.

 

Lorsque les parents sont convoqués face à un enseignant, c'est très rarement un enseignant capable d'observations constructives. Le plus souvent, pour ceux que j'ai rencontré, votre enfant porte toutes les tares de la Terre, et plus la discussion s'avance, plus le tableau est noirci. Au final, le plus souvent, l'enfant semble être devenu le Mal personnifié, Satan réincarné ! 

 

Bon, vous imaginez certainement que ce genre de discussion avec les enseignants de mes enfants se terminait le plus souvent très mal, non pas en pugilat, mais en conflit ouvert forcément. Pour l'une des premières fois, en classe de CE1, l'enseignante était persuadée que notre enfant avait un retard mental. Il nous a fallu lui faire passer un test de QI, qui a demontré qu'il avait un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, pour qu'elle lui foute la paix et limite les punitions injustifiées. Cette enseignante avait des méthodes de gestion de la classe certainement modernes, mais injustes et inégalitaires. Donner des pouvoirs de coercition à de jeunes enfants pour faire respecter leurs autorités, et appuyer les punitions données par ces enfants, me semblent être une aberration totale.

 

Après, évidemment, quand je parle de quotient intellectuel, je ne parle pas de quotient émotionnel, et je ne suis pas sûr que ni moi ni mon enfant ne disposions d'un haut niveau de QE, ou plutôt d'un niveau de QE qui nous rende apte à gérer facilement des relations interpersonnelles. 

 

Ces enseignants pour lesquels chaque enfant est dépositaire de l'ensemble des tares de la Création imaginent-ils (ou imaginent-elles) les raclées monumentales et les punitions injustifiées dont les enfants sont victimes par leur faute, suite à ces réunions de parents d'élève où ces enseignants incompétents se sont défoulés sur leurs pauvres élèves pour oublier leur vie miserable ou leur quotidien étriqué ? Dans mon enfance, chaque rencontre parents-professeurs se soldait par des séances de martinet ou une fessée ; c'était certainement la manière de ma mère d'évacuer le trop plein d'exaspération à son syndrome d'identification à son enfant, à en croire cette chère blogueuse ! LOL !

 

Heureusement pour moi et mes enfants, je n'ai pas répété ce comportement vis-à-vis de mes enfants dans ce genre de situation. Les rencontres parents-professeurs sont juste devenues pour moi une perte de temps absolu, puisque les enseignants capables de remarques équilibrées et constructives (chaque enfant a forcément des qualités et des défauts ... en tant que parent, on n'est pas aveugle) sont extrêmement rares ; le reste des enseignants étant des incapables et des incompétents qui ne devraient pas enseigner, ou du moins, qui ne devraient pas rencontrer les parents d'élève.

 

Tout le monde n'est pas capable d'enseigner. Que ce soit à des enfants ou à des adultes. Une bien trop grande proportion des enseignants ne le font pas d'ailleurs par vocation, mais simplement parce qu´ils n'ont pas d'autres débouchés à leur étude (histoire, géographie, sport, sociologie) ou parce que c'est cela ou le chômage, ou bien simplement la peur du chômage ! Et même chez ceux qui le font par vocation, certaines personnes sont tellement formatées, excessives, rigides, qu'elles représentent également l'archétype du mauvais enseignant. Quelle tristesse qu'on n'apprenne pas d'abord aux enseignants à s'ouvrir aux autres, à écouter les autres, avant de les formater à la science de l'enseignement et de la pédagogie. Seuls des soufres-douleurs et des enfants martyrs devraient devenir enseignants. Comme dans le film «Captain America», il faut avoir été un faible pour connaître le sens du pouvoir et de la force, et pour le meriter et en faire bon usage.

 

Tous les enfants ne sont d'ailleurs pas non plus comparables. Certains connaissent intuitivement la manière de se comporter, de réagir et d'agir, que ce soit face au pouvoir institutionnalisé des enseignants ou de la hiérarchie scolaire, ou face à leurs pairs, aux autres enfants, aux forts comme aux faibles, ceux que l'on peut écraser ou devant lesquels il faut s'écraser. Et d'autres enfants ne comprendront jamais la facon dont il faut réagir et se tenir, et le feront à mauvais escient. J'ai eu deux enfants et chacun réagissait différemment. Aucun souci et une capacité d'attention en classe, ne le faisant jamais être remarqué pour le second, à la différence du premier pour lequel mon épouse était régulièrement convoquée (ils avaient apparemment compris que ce n'était pas la peine avec moi, même si j'étais régulièrement présent dans l'école).

 

Quelle part de transfert et de répétition inter-générationnelle y a-t-il dans ce domaine, que ce soit dans mon interprétation de ce genre de situation, dans ma facon de réagir, dans les comportements de mes deux enfants, dans le comportement de ces enseignants, ceux que je critique et abomine, ou ceux que je considère comme bons ou compétents ? Dans les méthodes même d'apprentissage et d'enseignement ? Tout n'est peut-être que transfert !

 

 

Saucrates


26/10/2017
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Ce qui ne va pas sous l'ère Macron (bis)

Réflexion six (dimanche 14 juin 2018)

Macron et sa politique de droite libérale - Comment des économistes se disant socialistes ont-ils pu se laisser aveugler ? Ou les risques d'une dérive droitisante de la démocratie française.

 

Un certain nombre de penseurs, d'hommes politiques ou d'économistes se disant socialistes ou socio-democrates commencent à faire étalage de leur état d'âme et de leurs interrogations quant à la politique menée depuis maintenant douze mois par Emmanuel Macron et Édouard Philippe. «On nous aurait menti ?», disent-ils tout surpris ! Emmanuel Macron n'est pas le gentil moitié socialiste moitié homme de droite qui va mettre en œuvre une bonne politique de gauche protectrice des salariés et des petites gens ?

https://www.lemonde.fr/emmanuel-macron/article/2018/06/09/ces-fideles-historiques-decus-par-l-an-i-du-quinquennat_5312104_5008430.html 


Si ces penseurs/politiques/économistes de gauche y ont vraiment cru, c'est qu'ils sont complètement aveugles/abrutis. On a certes été obligé de voter pour Macron au second tour de l'élection présidentielle, mais j'aurais voté pour tout autre candidat si je l'avais pu, si la seule autre alternative n'était pas Marine Le Pen et le Front National ! Mais à aucun moment, je n'ai cru en cet apparatchik nouvellement apparu et je savais que ce personnage allait nous faire les pires vilénies possibles. Je n'imaginais juste pas qu'il puisse obtenir une majorité lors des élections législatives suivantes.   

 

Douze mois plus tard, apres une réforme du Code du travail à la hussarde, avec la bénédiction bienveillante des syndicats CFDT et FORCE OUVRIÈRE, avec différents passages en force, le dernier en date touchant la SNCF et les cheminots, certains commencent donc à ouvrir les yeux et se rendement compte qu'il n'y a pas de social dans la politique mise en œuvre par Macron et le gouvernement Philippe ! Et qu'il n'y en a jamais eu, mis à part dans le programme économique qu'ils avaient écrit pour le candidat Macron, et que celui-ci n'appliquera pas. 

 

Et je rejoins totalement le secrétaire général de Force Ouvrière, Pascal Pavageau, dans son analyse de la dérive possible vers la radicalisation extrême des mouvements sociaux dans les entreprises, et plus largement dans la société française. Car, avec la réforme des institutions représentatives du personnel (IRP), avec la réforme du Code du travail, avec la bascule des curseurs politiques en faveur des patrons et des employeurs, mis en œuvre par des ordonnances qui se nommaient faussement pour l'amélioration du dialogue social, alors qu'ils ne visaient qu'à favoriser les seuls employeurs, les salariés et leurs représentants syndicaux n'ont plus pour seules perspectives que la guerre radicale contre les employeurs et contre le gouvernement qui les représentent.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/06/10/le-secretaire-general-de-fo-met-en-garde-le-gouvernement-contre-une-derive-vers-la-radicalite-des-mouvements-sociaux_5312550_823448.html

 

On se trouve ainsi face à une situation extrêmement dommageable, où un pouvoir politique illégitime, représentant et défendant les intérêts des seuls possesseurs du pouvoir et de la richesse, mène une politique de droite ultra-libérale, associé à toute la clique des administratifs et politiques de droite ou de gauche qui se sont succédés au fil des années dans les administrations, entreprises publiques et cabinets ministériels. En cette deuxième décennie du vingt-et-unième siècle, On se retrouve dans la situation française de la fin du dix-neuvième siècle, lorsque des gouvernements aristocrato-bourgeois menaient des politiques libérales contre le peuple des ouvriers et des pauvres, privés du droit d'expression. Une époque où le droit de grève comme d'association n'était pas reconnu, où le syndicalisme était un crime passible de prison et de mort en France comme dans d'autres pays (comme aux Etats-Unis), et où le dialogue social n'existait pas encore ! Voilà l'époque vers laquelle nous nous dirigeons à toute vitesse, avec la bénédiction d´hommes et de femmes politiques de tout horizon, de responsables administratifs et fonctionnaires de toute obédience, réfugiés dans le culte de la personnalité du chef messianique, et d'organisations syndicales traitres à leurs cotisants, légitimés par des structures de pouvoir perverses et népotiques.

 

Un vingt-et-unième siècle qui commence à ressembler au dix-neuvième siècle des débuts du grand capitalisme financier, où ce dernier disposait de tous les pouvoirs, et de la Force des armees et de la police pour contraindre et combattre le syndicalisme et la populace ! Et certains ont donc cru en celui par lequel arrive ce retour en arrière historique !

 

Dernier article intéressant du Monde, cet article qui traite de l'«illiberalisme» ! Mais c'est des régimes relevant du populisme, comme le régime hongrois, dont Le Monde veut traiter. Sauf que ce n'est pas à La Hongrie à laquelle je pense en lisant cet article, mais bien plutôt à La France de Macron que me fait penser le terme d'illiberalisme, un illiberalisme politique, meme si ce régime veut nous faire croire que nous vivons dans un état de droit ! Mais un état de droit pour les puissants, pour les possesseurs. 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/07/la-ou-s-abime-la-democratie_5311194_3232.html

 

Parce que le règne du mensonge d'état, des manipulations médiatiques, du refus du dialogue social, de lois et d'ordonnances votées et passées en Force, sans prendre en compte les aspirations et les droits du peuple, ne peuvent conduire qu'à une révolte populaire, et à l'instauration d'un régime illibéral pour permettre le maintien au pouvoir de cette clique et des représentants des possesseurs. De telle sorte que ce n'est pas la Hongrie de Victor Orban qui me semble être l'archétype de l'état illibéral, mais bien plutôt la France de Macron. Mais evidemment, on ne peut pas attendre ce niveau d'analyse et de critique de la part d'un journal comme Le Monde, capturé et vendu aux grands possesseurs qui ont mis au pouvoir leur ami Macron.

 

Evidemment, Macron va s'attaquer à toute une frange des petits possesseurs terriens, ceux qui comme une majorité de francais de basse extraction, ont réussi à s'en sortir, à posséder une maison ou un appartement, quelques économies dues à une vie de privation et de travail. Ces possesseurs là, Macron, Philippe et les grands possesseurs capitalistes n'en veulent pas. Il faut leur retirer leurs économies, leurs possessions, les faire payer, les ruiner, les spolier. On peut faire confiance à Macron et Philippe pour trouver la solution pour ravaler cette classe moyenne de petits épargnants et de petits possesseurs à la classe des pauvres dont ils n'auraient pas dû sortir ! 

 

En attaquant ces petits épargnants et ces petits possesseurs, Macron essaiera de faire croire qu'il n'est pas le président des riches ! Analyse factice et mensonge instrumentalisé, qui sera relayée par une presse captive, traîtresse ou vendue. Beau vingt-et-unième siècle que nous nous préparons là maintenant, pour lequel l'espoir est d'autant plus restreint que cette montée au pouvoir d'éléments néolibéraux et pro-capitalistes n'est pas simplement un cas francais, mais une situation mondiale, avec notamment Trump aux Etats-Unis, milliardaire mégalomane et twitter compulsif.

 

Et comme en France, des millions d'américains comme des millions de francais ont voté pour ces pantins du grand capitalisme. 

 

 

Saucratès


14/06/2018
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Ce qui ne va pas sous l'ère Macron

Réflexion cinq (dimanche 22 avril 2018)

Le retour des tenants de l'ultra libéralisme et du «There is no alternative» ... et son impact sur l'évolution de notre société.

 

Comment définir la politique conduite par Emmanuel Macron et par son gouvernement ? Ou pour l'aborder d'une autre manière, comment définir l'équipage dont il s'est entouré dans son gouvernement ? Il n'y a donc jamais eu un gouvernement plus riche que le gouvernement Philippe/Macron. Le ministre du travail, chantre des réformes du Code du travail, est la deuxième ministre la plus riche de ce gouvernement et ancienne DRH ayant notamment grassement profité des difficultés financières d'une entreprise où elle gérait les ressources humaines et qu'elle a pu «dégraisser». Ayant fréquenté suffisamment de DRH, je sais que rares sont celles que je qualifierais «d'humains». La majeure partie sont inhumaines, juste intéressées à progresser le plus haut possible. Le plus riche ministre, à l'écologie, ancien animateur de télévision, dispose d'un patrimoine très peu écologique, en contradiction avec tous les combats politiques qu'il a défendu et toutes les positions qu'il a prise ! Bruno Le Mer à l'économie, Édouard Philippe comme premier ministre, sont des transfuges de la droite, qui ont rarement brillé par leurs idées sociales. La seule véritable surprise est le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, ancien maire de Lyon, et dont les positions très fortement ancrées à droite me surprennent toujours. Comment a-t-il pu basculer de cette manière ? Opération de décervelage ? On lui a greffé un nouveau cerveau de droite libérale ?  L'appât du pouvoir à un âge où il ne pouvait plus rien espérer de sa propre formation politique, qui basculait aux mains des petits jeunots ?

 

Réforme de l'ISF pour en exonérer l'ensemble des supporters d'Emmanuel Macron, et transformation de cet impôt en un impôt sur les seules possessions immobilières, qui a l'avantage de toucher beaucoup moins les grands capitalistes (voire dont ils peuvent vraisemblablement totalement s'exonérer) et de toucher certainement une cible un peu plus large ... ou qui pourra devenir beaucoup plus large lors d'une prochaine réforme de cet impô. N'oublions que les libéraux ont comme grande idée de faire payer un loyer aux propriétaires de leur appartement ou de leur habitat afin de permettre de rebrasser les patrimoines. Derrière cette idée de révolutionner l'économie française, il y a surtout cette envie fondamentale des ultra libéraux de ramener la plus grande partie du peuple à la plus extrême pauvreté, afin que les puissants sont veritablement riches et puissants, avec une masse de malheureux travailleurs sans aucune protection à leur disposition ! Toute la politique libérale ne se comprend qu'avec cette principale grille d'analyse. Cette mise en valeur du capitalisme de l'âge d'or du dix-neuvième siècle, ce capitalisme du laisser-faire, ne doit se comprendre qu'en corollaire de la situation de la plus grande partie du peuple au cours de ce dix-neuvième siècle, réduit à la mendicité, à la peur du lendemain, à la peur de la maladie, où l'essentiel des salaires permettait tout juste de se nourrir chichement. Siècle où le syndicalisme n'était pratiquement nulle part reconnu, autorisé, mais était au contraire un crime (puni de mort par pendaison aux Etats-Unis par exemple), où les congés payés et la retraite n'existaient pas pour le plus grand nombre parmi le peuple ... et où seule la compromission, les connaissances et la naissance vous permettaient de vivre confortablement et dans le confort !

 

Toutes les formules ultra libérales ne peuvent se comprendre qu'à l'aune de cette interprétation. Les volontés de destruction et de remise en cause (pour l'instant) de la Sécurité sociale, des régimes de retraites, dans l'objectif de leur privatisation, permettront un jour de solder les acquis sociaux mis en œuvre au sortir de la seconde guerre mondiale. C'est l'objectif ultime des économistes ultra libéraux dans ce domaine, et de manière extrêmement triste, une grande partie des salariés les plus aisés ne verront que ce qu'ils pourront gagner à très court terme dans cette opération de privatisation, ignorant ce qu'ils auront à payer à plus long terme du fait de cette réforme. Car l'économie entière de notre système de sécurité sociale repose evidemment sur son caractère universel. Si les plus riches des salariés sont libres de transférer leurs cotisations vers des assureurs privés, ce système explosera assurément. Evidemment, me direz-vous, Emmanuel Macron n'a pas parlé de la privatisation partielle de la sécurité sociale ! Evidemment que non. Il parle de réforme des régimes de retraite, de fin des régimes spéciaux de retraite, comme ceux des cheminots de la SNCF (également de celui de la Banque de France ?) il parle aussi d'équilibre des comptes de la Securite Sociale. Non, ce discours, c'est celui qui est sous-jaccent aux politiques ultra libérales actuellement à l'œuvre en France, et je suis presque sûr qu'il sera mis en avant à un moment donné par son gouvernement, vraisemblablement sous forme d'une plus grande liberté donnée à ceux qui le souhaiteront. À moins que cela ne viennent de la justice française ou européenne, puisqu'un certain nombre d'actions judiciaires sont aujourd'hui en cours contre l'obligation faite de s'affilier obligatoirement à la caisse de Sécurité Sociale ...

 

Il reste évidemment la réforme du Code du travail et des instances représentatives du personnel qu'Emmanuel Macron a fait adopter à marche forcée à la suite des élections présidentielle et législatives. Ces projets d'ordonnances, intitulées «renforcement du dialogue social», ne sont évidemment qu'un immense recul social, qui au final aboutit à la déliquescence du dialogue social dans l'ensemble des entreprises francaises, petites ou grandes, et permettra aux employeurs de se séparer tellement facilement des empêcheurs de tourner en rond syndicalistes ! Cadeau de Macron aux employeurs et chèque en blanc donné par la CFDT au patronat et au gouvernement, parce qu'au fond, la CFDT au niveau des grands décideurs confédéraux, était totalement gagnée à ce même texte qu'elle était prête à signer quelques mois auparavant, en l'état. Les responsables confédéraux de la CFDT sont clairement des vendus à l'ultra libéralisme qui se répand tel un fléau en France ! À noter que les publications cédétistes insistent desormais sur les difficultés de cette réforme et les reculs possibles, et la nécessité de négocier dans les entreprises pour permettre de limiter ses reculs. Alors que la CFDT a pourtant failli quelques mois avant, signer ce même texte, qu'elle aurait alors présenté comme un texte novateur et riche de grandes avancées ... lesquelles ? La CFDT confédérale ne s'intéresse de toute façon qu'aux «toutes petites entreprises» et à la «féminisation» des cadres intermédiaires ! Le reste ? Ce qu'elle est prête à vendre au plus offrant.

 

Licenciement facilité pour les entreprises avec la rupture conventionnelle collective, organes de représentation du personnel annihilés et chambreboulés par une réforme à la hussarde, imposée obligatoirement sans aucune forme de liberté dans sa mise en œuvre, avec une ministre du travail VRP du grand patronat, après avoir été leur exécutrice des basses œuvres (DRH), sans compter toutes les réformes du champ social qui nous attendent au cours des prochains mois et des prochaines années ! 

 

Il y a de quoi désespérer ! Ou bien se révolter ! 

 

 

Réflexion quatre (samedi 21 avril 2018)

Derrière l'uniformisation de la pensée, une dictature de la bien-pensance ... l'immonde Bête est toute proche ...

 

Uniformisation de la pensée et du discours dominant : Un parfait exemple en a été donné lors de l'attentat contre le supermarché de Trèbes. Les interventions critiques du président du Parti des Républicains à l'égard du Gouvernement et de son action contre le Terrorisme ont été immédiatement contestées par les médias comme excessivement critiques et inappropriées : la raison principale étant l'unanimité de l'hommage et des réactions des députés de l'Assemblée nationale. Ceux qui rompaient cette unanimité affichée comme telle (Laurent Wauquiez et Marine Le Pen) étaient donc les sordides politiques mûs par de tous aussi sordides intérêts personnels.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/03/26/25001-20180326ARTFIG00223-attentats-la-majorite-denonce-la-recuperation-politique-choquante-de-wauquiez-et-le-pen.php

 

Mais ce que les médias taisaient dans cette analyse, c'est que l´Assemblée Nationale est majoritairement composée de députés à la solde, favorables, à Macron, qu'ils soient de droite, appartenant aux «constructifs», qu'ils soient de gauche (prêts à se vendre à la première occasion à celui qui a été ministre de l'économie d'un socialiste et qui appliquait plus ou moins la même politique !), ou qu'ils appartiennent à l'immense majorité de la République en Marche ou du Modem ! L'unanimité de l'Assemblée Nationale n'est ainsi que le symptôme d'un malaise, que l'ensemble de la représentativité soit aux mains d'un seul homme, d'un seul groupe économique, d'un seul système de groupe d'intérêt !

 

Nous sommes rentrés dans un système médiatique où l'obéissance et la loyauté sont considérées comme la seule réponse autorisée, où toute information critique a réussi à être éliminée, cachée, masquée. L'admiration à l'égard des décisions gouvernementales est la seule réponse autorisée ainsi que la remise en cause des critiques des adversaires. Ainsi, il fallait rendre compte en termes dithyrambiques de l'hommage rendu au gendarme tué lors de cet attentat. Il fallait se féliciter de la réponse gouvernementale apportée aux actions terroristes. Derrière l'unanimité de l'hommage national, il y a un grave manque de démocratie, de possibilité de réponse démocratique. 

 

De la même manière, il est incompréhensible que tous les dérapages verbaux d´Emmanuel Macron ne soient jamais repris par le journal Le Monde et une grande partie des médias. Lorsque Emmanuel Macron s'était laissé aller à faire une blague sur les comoriens et les kwassa-kwassa, il était impossible de trouver toute trace de cette blague de mauvais goût sur le site internet du Monde. Bizarrement, l'information y avait totalement disparu alors qu'une dépêche avait pourtant été publiée juste avant ! C'est comme si un filtre ou un contrôle était là pour éliminer toute information défavorable à Emmanuel Macron ! Impossible d'y avoir accès ! 

http://www.liberation.fr/france/2017/06/04/macron-et-les-kwassa-kwassa-quand-le-vernis-craquelle_1574470

 

Tout esprit critique a ainsi été éliminé de la presse et des médias. Par exemple, la volonté du gouvernement de privatiser les voitures radars sur nos routes est évidemment extrêmement grave pour nos libertés. Non pas parce qu'une surveillance accrue serait dangereuse pour notre sécurité et pour nos libertés, mais parce que les dérives observées dans la gestion des amendes à Paris par une société privée sont là pour nous rappeler les dangers extrêmes de la privatisation des forces de police et de coercition à des intérêts privés ! Pour une dérive prouvée et comdamnée par la justice, combien y aura-t-il d'arrangements et de mic-macs qui seront ignorés du public, de milliers de fausses contraventions données à des automobilistes non fautifs ? Et pourtant, même si les poursuites judiciaires contre cette société en charge des contraventions parisiennes sont connues de tous, les médias ne rejettent en aucune façon en cause la décision gouvernementale plus large de privatiser les voitures radars automobiles aujourd'hui gérées par la gendarmerie et la police. Aucun média ne fait état de ce risque immense. La privatisation des forces de coercition de l'Etat aux mains d'une caste de capitalistes. Mais non, les médias ne sont là que pour faire assaut de complaisance vis à vis du pouvoir, vis-à-vis du gouvernement. Et pour masquer la réalité au peuple, aux moutons que nous sommes, aveuglés par un jeune homme brillant qui va révolutionner la France et les français. Nous sommes des moutons conduits à l'abattoir qui bêlons stupidement notre amour à notre tortionnaire. 

 

Heureusement ou tristement, une caste d'apparatchiks qui ont juré allégeance et soumission à Macron et à son gouvernement occupent la société, contrôlent les médias et l'espace médiatique. Pour certains, ils jouent leurs cartes individuelles, d'autres lorgnent sur un poste ou des responsabilité, d'autres espèrent une reconnaissance, d'autres enfin ne cherchent qu'à dominer les décombres fumants qui resteront de notre société, attendant la chute de leurs concurrents. Evidemment, le monde politique a toujours été rempli de ces pantins et de ces zélateurs prets à toutes les compromissions ! C'est simplement que ce sont des revirements sur des temps très courts, en quelques mois, particulièrement visibles, et d'une ampleur invraisemblable ! Parmi tous ces «certains» et tous ces «autres», on trouve évidemment les responsables des médias que j'ai abondamment cité, mais également ces syndicalistes comme ceux de la CFDT qui répugnent à engager le combat, la mobilisation contre la politique libérale de ce gouvernement. La CFDT préfère peser sur les négociations avec le gouvernement, pour de bien piètres résultats, plutôt que d'appeler ses adhérents à descendre dans la rue.

 

Mais peut-on négocier avec le diable, avec l'innommable ? Peut-on traiter avec celui et ceux qui seront peut-être demain les fossoyeurs de notre démocratie, de la République ? A-t-on pardonné à ceux qui avaient préféré entre 1938 et 1945 traiter, collaborer, avec les nazis plutôt que de les affronter, plutôt que les combattre, même par des actes terroristes ? Et si Macron n'était rien d'autre que la fin de la démocratie française ? De cette démocratie certes imparfaite, certes instrumentale, mais malgré tout vivante. Le peuple sera-t-il capable de se réveiller comme en 1789, malgré l'énergie dépensée par les grands médias pour l'endormir, le charmer, le tromper, lui cacher la réalité et les contestations de ceux qui combattent déjà ce gouvernement et sa politique ultra-libérale ?

 

 

Réflexion trois (jeudi 19 avril 2018)

Ce qui ne va pas dans le Monde de la politique politicienne

 

Je me suis essentiellement focalisé sur ce qui relevait des médias (papier, internet ou télévisés) dans mes deux articles des jours précédents. Et l'apparition et la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron semble s'être accompagnée d'une disparition d'une presse libre et indépendante. C'est comme si la majeure partie des médias étaient contrôlés, surveillés par le gouvernement ou par l'Elysee, ou par un hypothétique cabinet noir qui contrôlerait les médias et les poursuites judiciaires. À la lecture de la presse ou à l'écoute des médias, difficile de se croire en démocratie, en république !

 

Au fond c'est assez simple. Une partie de la presse, de droite (Le Figaro, TF1), ne peut pas l'attaquer, parce que Macron applique le programme social et économique qu'elle a toujours rêvé de voir mettre en œuvre (réduction des droits sociaux des salariés et bientot des fonctionnaires), tout cela sous une apparence, sous des titres menteurs de «renforcement du dialogue social». L'autre partie de la presse, traditionnellement de gauche, porteuse du sens social, des exclus (Le Monde notamment) se trouve inféodée aux intérêts de ses actionnaires, qui appuient ou qui ont créé Macron ! Par ailleurs, le monde politique lui-même donne la même impression d'absence de toute contestation, contestation d'ailleurs qui ne trouve aucun écho dans la presse, réduite à la portion congrue. Entre une Assemblée nationale où les nouveaux élus de la République en marche et du Modem, de la droite des constructifs, représentent une telle majorité qu'ils écrasent toute contestation, comme au temps des godillots du General de Gaulle ! Entre une droite qui se veut décomplexée, qui est bien gênée de voir ses idées être mises en œuvre au delà même de leurs rêves ! Entre un Parti socialiste exsangue, dont les rares élus sont pratiquement tous des partisans de Macron et ne rêvent que de revenir au pouvoir, pour appliquer la même politique que lui, avec juste un vernis un peu différent, pour satisfaire les masses d'électeurs qui sont leurs électeurs ! Le petit nombre de députés de la France Insoumise sont tous ceux qui restent pour contester ce gouvernement !

 

D'où cette impression nauséeuse d'une forme d'unanimité sur la politique du gouvernement et de l'Elysée !

 

A la fin des années 1970, Guy Debord, et avec lui le courant philosophique des Situationnistes, avait développé l'idée d'une société du spectacle, qui était à l'œuvre selon lui dans le monde politique francais. Cette société du spectacle a perduré selon moi jusqu'à très récemment, et l'affaire du groupe de Tarnac, qui vient de connaître son épilogue judiciaire avec l'acquittement des coupables désignés par les services anti-terroristes européens, par le gouvernement de Nicolas Sarkozy et surtout son ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie (MAM pour les intimes ou les journalistes). Il faut reconnaître à Julien Coupat un certain talent pour retourner les médias, l'organisation du spectacle, contre le gouvernement et les services de lutte contre le terrorisme.

 

Mais Emmanuel Macron et ceux qui le contrôlent ou qui l'appuient ont mis en œuvre un nouveau système politique et médiatique, qui n'est plus explicable par le système du spectacle théorisé, présenté par les Situationnistes et Guy Debord. À moins que ce ne soit simplement que la société du spectacle de Debord poussée à son paroxysme, l'essence même de la société du spectacle à son maximum ! Une forme de dictature totalitaire/totalitariste des médias qui contrôlent tout ce que nous voyons, lisons, pensons, afin que rien ne nous arrache à cette horrible évidence : «There is no alternative» («TINA» en abrégé), expression rendue célèbre dans les années 80 par Margaret Thatcher.

 

Nous sommes rentrés dans une ère nouvelle, une ère de l'information contrôlée, une ère où toute contestation politique peut être niée, ignorée, oubliée dès lors que tous les moyens de communication sont unilatéralement utilisés pour la propagande du gouvernement, des puissants, du lobby patronal. Evidemment, le système TINA n'est pas si récent ; elle a été mise en œuvre au Royaume Uni dès le début des années 1980. Ce que l'on observe en France est-il différent, ou bien est-ce uniquement qu'un succédané de l'expérience Thatcher des années 1980, appliquée avec près de 40 ans d'écart en France ?

 

 

Réflexion deux (mercredi 18 avril 2018)

Ce qui ne va pas non plus dans le fonctionnement des médias

 

J'ai traité dans mon article précédent des questions liées à l'élection présidentielle, à la publicité et surtout à l'absence de toute contre-publicité de la part des grands médias quant au candidat Macron, et aux tentatives de mise à mort médiatique dont furent victimes ses principaux adversaires ou certains de ses parrains. Mon impression, c'est qu'Emmanuel Macron semble avoir été le candidat rêvé, parfait, espéré par des journaux comme le Monde ou des sites comme Mediapart, comme s'il avait été fabriqué par leurs soins !

 

Macron a quand même fait l'objet d'une couverture médiatique inédite par les principaux médias, pour un petit candidat inconnu tout juste sorti de l'anonymat, simplement auréolé de quelques semestres passés en tant que ministre de l'économie, pour un candidat sans Parti politique ayant pignon sur rue ! J'ai vraiment de la peine à croire que tout ceci était tout à fait normal, que l'opinion publique française n'ait pas été victime d'une inédite manipulation médiatique massive. Evidemment, au final, Emmanuel Macron a été élu à la présidence de la république, puis les électeurs francais lui ont donné une majorité massive à l'Assemblée nationale ! Les médias ont gagné leur pari ! À noter qu´il (ils) voulait même avoir la même majorité au Sénat, et il n'a pas compris que les grands électeurs n'aient pas été éblouis, hypnotisés, comme le reste de l'électorat ! De dépit, il a dû faire tomber quelques têtes !

 

Mais l'impact de manipulation des grands médias francais ne s'arrête pas seulement à cela ! Le Monde comme Mediapart ne se contentent pas non plus seulement d'attaquer les principaux adversaires de Macron, pour les décrédibiliser ... ils contrôlent également les informations dont nous disposons sur la contestation quant à la politique menée par Emmanuel Macron. Donner la parole uniquement à ceux qui adhèrent aux réformes décidées par son gouvernement. Pour cette raison, c'est surtout la CFDT qui était audible dans leurs colonnes lors de la réforme par ordonnances du Code du Travail. Beaucoup moins la CGT qui y était opposée ! De la même manière, les mouvements d'occupation des universités françaises ne sont absolument pas suivis par le journal Le Monde, de même que la grève des cheminots de la SNCF ... ou d'Air France. Silence Radio ! 

 

Deux mois que certaines universités sont occupées et bloquées par des étudiants ... Et Le Monde n'y envoie pas de journalistes, et les nouvelles sont noyées/ignorées/reléguées. Un jugement d'un tribunal administratif condamnant une telle occupation par des étudiants recevra  par contre évidemment un traitement beaucoup plus interessé ! 

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/18/une-quinzaine-d-universites-perturbees-la-justice-demande-l-evacuation-de-montpellier-iii_5287355_4401467.html

 

J'en étais sûr sans même avoir cherché sur le site du Monde. Et c'est bien le cas. Dans un article rempli de contradictions, puisque Le Monde réussit à ecrire dans un même article dans les premières lignes que les actions de mobilisation (on ne parle même pas de blocage ou d'occupation, juste de mobilisation!) dans les universités ont commencé il y a un mois, alors qu'un peu plus bas, on peut lire que l'université de Montpellier est occupée et bloquée depuis deux mois, soit mi-février !  Cet article est une honte. 

 

On y observe aussi que le syndicat étudiant bien de droite (voire d'extrême droite) UNI combat comme à son accoutumée les occupations d'université, et se trouve donc au côté du gouvernement Macron/Philippe. Ce qui ramene donc à sa juste place et sa juste image ce gouvernement de droite/ultra-libéral qui nous gouverne depuis bientôt un an. Un gouvernement de droite sans aucune attache sociale, même si certains socialistes s'y sont acoquinés/vendus pour une parcelle de pouvoir ou un mandat électoral !

 

Au final, on sait à qui appartient le Journal Le Monde. Son indépendance et sa ligne éditoriale n'existe plus. Les grands journalistes qui suivirent les grandes grèves des années 2000, dont l'une des dernières était Ariane Chemin, doivent pouvoir observer cette évolution. Le Monde s'est vendu au capitalisme et il est soit le démiurge qui a créé et fait exister Emmanuel Macron, soit l'outil minable de la décervelation de l'opinion publique française !

 

Lorsque l'on ne peut plus compter sur les médias pour nous informer sur la réalité de la situation française et des luttes sociales, syndicales et politiques conduites contre un gouvernement illégitime (au sens où il n´est là que du fait d'une manipulation, d'un éblouissement, d'une hypnose de l'électorat francais), que nous reste-t-il ? Se rabattre sur les nouveaux médias utilisés par la jeunesse, Facebook, Twitter, les messageries instantanées et les vidéos YouTube ! Comme nos enfants ! En sachant comme eux que les médias sont inféodés aux grands intérêts financiers capitalistes, et que les informations qu'ils nous transmettent sont biaisées, instrumentalisé, fausses. Tout ceci tuera les journaux papiers et internet. Ils ne se relèveront pas de la découverte de leur responsabilité dans l'élection d´Emmanuel Macron et de la mise en œuvre de sa politique ultra-liberale !

 

 

Réflexion une (mardi 17 avril 2018)

Ce qui ne va pas dans l'usage du pouvoir et des médias

 

Si on regarde la présidence Macron, la première chose qui n'a pas été normale a évidemment été la manière dont il a été élu. Inconnu au début du quinquennat de François Hollande, il est élu un an après s'être porté candidat en abandonnant le poste de ministre de l'économie. François Mitterand, grand stratège et fin homme politique, s'était présenté trois fois à la présidentielle avant d'être élu, même si évidemment, il avait eu à combattre le Général de Gaulle à sa première tentative. Valéry Giscard d'Estaing également avait connu l'échec à la présidentielle avant de se faire élire, de même que Jacques Chirac, à plusieurs reprises. Seuls, Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient également été élus à leur première tentative. Mais cela faisait des années que ces deux-là occupaient le terain politique. Rien de comparable avec Emmanuel Macron !

 

La deuxième chose qui interpelle, c'est l'avanlache des attaques ayant frappé ses adversaires. Faut-il rappeler les attaques médiatiques et judiciaires ininterrompues contre François Fillon, qui se sont si mystérieusement arrêtées dès lors qu'il a été battu lors du premier tour de la présidentielle ! Incroyable comme les informations, les mises en examen, sont brutalement devenues inaudibles dès lors que François Fillon a cessé d'être un danger pour Emmanuel Macron ! Que s'est-il passé depuis ? François Fillon est-il toujours mis en examen ? A-t-il été entendu par la justice, par la police. C'est comme si cette histoire n'intéressait plus les journalistes et les journaux, alors que ceux-ci ne parlaient que de cela pendant toute la campagne présidentielle et l'élection présidentielle. Cela ne vous choque-t-il pas ?

 

Quant à François Bayrou et le Modem, son idée du Centre-droit avait enfin réussi à prendre le pouvoir et le palais présidentiel ; il en rêvait depuis des décennies ! Il était celui qui avait permis la victoire du jeune président de la République. À défaut du mandat présidentiel, il était devenu le Garde des sceaux. Patatras ! Pour lui également,  la presse et la justice faisaient sortir une affaire politico-financière et instruisaient des mises en examen. Et de manière assez proche, le faiseur de rois etait obligé de se retirer du gouvernement, avec sa collègue et vice présidente du Modem. Et comme pour François Fillon, la presse et la justice devenaient subitement inaudibles et silencieuses dès lors qu'il ne représentait plus une menace pour Emmanuel Macron ! Avant cela, il y avait egalement eu le retrait surprenant de Francois Hollande, obligé pour l'on ne sait quelle raison de ne pas se présenter pour un deuxième mandat !

 

Qu'est-ce qui peut expliquer cela ? Qu'est-ce qui se passe dans les arcanes politiques et médiatiques françaises ? Le précédent événement qui me rappelle tout cela, c'est l'affaire Dominique Strauss-Kahn au Sofitel de New-York. Le futur favori de l'élection présidentielle française se trouve mis en cause dans une affaire sexuelle avec une femme de chambre, et se trouve arrêté et jeté en prison, puis traîné dans la boue médiatique. Et là encore, il n'est toujours pas possible de savoir ce qui s'est réellement passé dans cette chambre de l'hôtel Sofitel. Y a-t-il eu agression sexuelle, et si oui, pour quelle raison Dominique Strauss-Kahn s'était-il autorisé cela ? Quelle information lui avait-on donné ? Pourquoi cet acharnement de la justice américaine ? Qui sont derrière toute cette affaire du Sofitel ? Evidemment, à cette époque, on pense immédiatement à un piège de l'UMP au bénéfice de Nicolas Sarkozy, qui aurait été bien gêné par une candidature Strauss-Kahn. Mais en est-on si sûr ? Y avait-il un cabinet noir autour de François Hollande qui orchestrait ces opérations ? Après tout, c'est lui qui a été le principal bénéficiaire de l'éviction de Dominique Strauss-Kahn ! Ce cabinet noir a-t-il par la suite changé de poulain en lui préférant Emmanuel Macron ? Bizarrement, les rumeurs sur Dominique Strauss-Kahn sont revenues régulièrement dès lors qu'il réapparaissait médiatiquement. Il a fallu le mettre en examen dans l'affaire du Carlton de Lille et pour ses liens avec Dodo La Saumure. Et là aussi, bizarrement, la presse est relativement peu prolixe sur les suites de ces affaires juridico-médiatiques. 

 

Que faut-il déduire de toutes ces mystérieuses coïncidences ?

# Que François Fillon, François Bayrou, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn ont enfin compris que s'ils veulent la paix et ne pas être envoyés croupir ad vitam eternum en prison, ils doivent se cacher et ne plus faire d'ombre au patron ?

# Qu'il s'agit d'un simple travers médiatique, et qu'il est normal que les affaires judiciaires de personnalités médiatiques soient seulement mises en exergue par la presse. Et que dès qu'ils sortent de l'actualité, leur traitement médiatique disparaisse ! Cela me paraît improbable.

# Que les médias et la presse sont contrôlés par un groupe si puissant que ces derniers peuvent faire élire la personne qu'ils souhaitent à la présidence de la république, et qu'ils peuvent dezinguer tous ceux qui leur déplaisent ?

 

Je rajouterais deux événements plus récents. Un, la mise en cause pour une plainte pour agression sexuelle contre le ministre de l'écologie, suivie d'un emballement mediatique dans la lignée de l'affaire Weinstein et des sites «balance ton porc» qui s'est brutalement arrêtée lorsque le president de la république a renouvelé sa confiance à son ministre ! Comme si ce dernier avait sifflé la fin de partie : «celui-là, vous n'y touchait pas. J'en ai besoin !». Et boom, plus un mot dans la presse ! 

 

Deuxièmement, il y a bien évidemment le traitement judiciaire et médiatique actuel à l'encontre de Nicolas Sarkozy, mis en cause pour le financement de sa campagne électorale par la Lybie. Même si je ne l'appréciait pas outre-mesure (voire pas du tout), je ne pense pas que même sous son quinquennat, la liberté et la démocratie n'étaient pas autant en danger qu'elles ne le sont aujourd'hui ! C'est comme si le traitement réservé à Nicolas Sarkozy était un message destiné à tout ceux qui pouvaient faire de l'ombre à Emmanuel Macron. «Regarde ce qui risque de t'arriver si tu ne te couches pas !»

 

Nous ne saurons jamais ce qui se passe réellement dans notre pays, ce qui s'est réellement passé dans ces différents cas ... On ne saura peut-être même jamais les suites judiciaires de ces affaires mediatico-politiques ! Ces affaires resteront peut-être comme des épées de Damoclès au dessus de leur tête, au cas où ils se risqueraient à parler ou à avoir à nouveau des prétentions politiques ! Il nous reste donc à savoir si nous vivons reellement dans une démocratie ou non !

 

Mais aussi si nous ne sommes pas non plus pour partie responsables de ces emballements médiatiques auxquels nous assistons. Après tout, s'il n'y avait pas une opinion publique aussi friande de ces ragots politico-médiatiques, aussi prompte à juger et à condamner les gens en général, peut-être alors, ces emballements médiatico-politiques se seraient étouffés tout seuls, noyés dans leur propre fange !

 

 

Saucratès


22/04/2018
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