Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

De l'extrémisme féministe

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 17 novembre 2019

 

Alain Finkielkraut est un grand intellectuel français, enfant de déportés polonais juifs dans les camps de la mort nazis (Auschwitz), défenseur du sionisme et grand contempteur de l'antisémitisme qui se développait selon lui en France depuis quelques années. Il y a encore peu de temps, il était encore considéré comme une victime face à l'antisémitisme de certains gilets jaunes. Et pourtant cet homme brillant, cet intellectuel reconnu, est victime d'une cabale des féministes de tout poil, des extrémistes féministes qui s'acharnent sur tous les hommes qui leur tombent sous la main, tous les hommes qui leur font face ! Comme d'habitude, cela aurait pu être un misogyne reconnu qui aurait alors été condamné et exécuté séance tenante. Mais cette fois-ci, il s'agissait du philosophe et essayiste Alain Finkielkraut. Et il est lui aussi cloué au pilori médiatique, vilipendé, condambé, exécuté métaphoriquement parlant. 

  

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/11/15/alain-finkielkraut-choque-en-appelant-ironiquement-les-hommes-a-violer-les-femmes_6019259_3224.html

 

Que s'est-il donc passé pour qu'un homme comme lui se trouve dans cette situation, dans cette position d'accusé ? Une seule chose. Il se trouvé confronté comme chacun d'entre-nous à l'extrémisme féministes de celles pour lesquelles seule la condamnation morale absolue de toute pensée qui ne cautionne pas la place de la femme victime de la supériorité machiste de leurs opposants. La bien-pensance veut que tout homme doive s'excuser d'être né et d'être homme et d'être un violeur-harceleur potentiel, en puissance ou en herbe. Tout homme est forcément coupable aux yeux de ces extrémistes. Et Alain Finkielkraut a dû le plus souvent jouer le jeu, condamné les horribles machistes, ceux qui sont supposés considèrer la femme comme une inférieure, comme une incompétente. Tout ceux qui ne s'excusent pas d'être des hommes.

 

C'est une sacrée revanche de l'histoire que ces féministes de tout poil s'attaque aujourd'hui à ce philosophe !

 

J'en tirerais une simple et unique constation. Je pense qu’il est temps pour les hommes, pour tous les hommes, d’arrêter de cautionner le féminisme, l’extrémisme anti-masculin de cette grosse frange revancharde des féministes de tout poil.

 

Nous ne sommes pas responsables du fait qu'elles, les femmes, n’aient pas eu le droit de vote avant 1945. Nous ne sommes pas responsables du fait qu’elles devaient obtenir l’autorisation de leur mari pour prendre un travail jusque dans les années 1960 ... Nous ne sommes pas responsables des écarts de carrière et des écarts de salaire de certaines d’entre elles persuadées d’être meilleures mais injustement sous payées en comparaison de leurs homologues masculins, parce que des statistiques cautionnent leurs analyses. 

 

Je suis pourtant très loin d'être contre l'égalité homme-femme, que ce soit au travail ou à domicile. Je suis pour l'égalité de considération et de salaire entre les sexes, pour le partage des tâches ménagères, pour prendre sa juste part des tâches ménagères (même si un couple fonctionne forcément sur un partage, un équilibre entre les taches de chacun des deux conjoints, voire de toute la famille, enfants compris). Mais mon féminisme n'est plus suffisant. Parce que je ne peux m'empêcher de remarquer que les differences entre les hommes et les femmes ne les interpellent que lorsqu'elles les désanvatagent. Jamais l'inverse. L'obligation faite aux hommes bien élevés de les passer les dames devant eux, ce n'est pas un souci. Le fait que dans un naufrage maritime, ou lors d'une catastrophe, il soit commun de faire sortir les femmes et les enfants d'abord ? Aucun souci. Le fait que des championnats leur soient réservés dans le Monde du sport ? Aucun souci. Si un seul : elles contestent le fait de pouvoir être moins payées que certains hommes. Ou que l'on parle de Coupe du Monde de football féminin mais de Coupe du Monde de football masculin. Mais au fond, sans championnat réservé, il n'y aurait pas une seule femme athlète de très haut niveau. Après tout, des milliards d'hommes n'en font pas plus partis, de cette élite athlétique masculine. J'exagère. Il y aurait forcément quelques femmes égales aux hommes. Une femme a bien remporté une épreuve d'endurance cycliste devant l'ensemble des compétiteurs hommes et femmes. Il existe bien par ailleurs des compétitions réservées aux veterans, ou aux jeunes. Et pourtant, je ne pense qu'un seul de ces athlètes est un jour contesté le fait qu'on ne parle pas, ou qu'ils ne soient pas autant payés que leurs homologues d'un très haut niveau. S'ils étaient aussi forts qu'eux, ils appartiendraient à l'élite, comme Nadal et Federer.

 

Elles ne parlent plus d'égalité mais de réparation des différences et des fautes passées. Il s'agit pour moi de vengeance. Et c'est amusant que cette vengeance se porte désormais sur Alain Finkielkraut, parfait contre-exemple issu de l'intelligentsia parisienne. Si lui peut être attaqué ; tous les hommes peuvent en être les victimes !

 

Je pense qu’il est temps pour les hommes de dire STOP. De se dissocier de ce combat qui est aujourd'hui dévoyé, détourné de sa vraie cause, pour une vengeance qui n'a plus aucun sens !

 

 

Saucratès

17/11/2019
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Collapsologie et économie (suite)

Saint-Denis de La Réunion, samedi 2 novembre 2019

 

C'est une vaste question à laquelle je vais tenter d'apporter quelques interrogations supplémentaires : pourquoi le monde continue-t-il de tourner alors que la collapsologie devrait nous conduire à penser que le Monde va dans le mur et qu'il aurait déjà dû s'effondrer ou qu'il risque de s'effondrer à court ou à moyen terme si rien de drastique n'est fait ?

 

Je ne pense pas déformer l'analyse des collapsologues en écrivant cela. Et pourtant, la collapsologie n'est pas une invention récente. Elle date des années 1960-1970. Les premiers écrits sur la décroissance économique datent de ces mêmes décennies. Je pense notamment aux écrits de Nicholas Georgescu-Roegen parus dans les années 1971-1976. Evidemment, la collapsologie a longtemps été confinée à une poignée d'illuminés, de survivalistes, de fous persuadés que la Terre allait s'effondrer, ou à une marge des partis écologistes européens. Mais aujourd'hui, la situation a changé. Il est devenu de bon ton de s'affirmer comme collapsologue, de défendre la collapsologie. Et la collapsologie prend de plus en plus d'ampleur, d'importance médiatique. Ces tenants sont désormais invités dans les principaux lieux de pouvoir ; Assemblée nationale française, forum économique de Davos, Assemblée générale des Nations Unies ...

 

Pourtant, pour ma part, je ne suis pas du tout un partisan de l'économie capitaliste, du marché, de la concurrence pure et parfaite, du libéralisme ou de l'ultralibéralisme. Bien au contraire. Je suis partisan de la régulation de l'économie par l'Etat, par la loi, par la Communauté internationale, seule à même d'imposer des législations aptes à encadrer la toute-puissance des marchés. Je suis aussi favorable à une réforme de l'économie qui prenne en compte les concepts de la collapsologie, de l'environnement. Par exemple, le concept même d'économie d'échelle propre à l'économie capitaliste et à sa loi fondamentale, la concurrence pure et parfaite, est une aberration : plus vous produisez, moins vous produirez cher, alors que pourtant, les conséquences écologiques, de destruction de l'environnement, de pollution, de votre production vont croissantes. 

 

Et pourtant, je reste circonspect, dubitatif, sur les collapsologues, sur cet effet de mode, sur les personnalités qui se métamorphosent comme grands gourous ou grandes prêtresses de la collapsologie, de la fin du monde. De cette jeunesse qui se découvre à suivre une énième religion à la mode, un énième combat du siècle, une énième grande cause mondiale. De mon temps, en 1983-1984, il s'agissait de récolter des fonds pour le Tiers-Monde, pour l'Ethiopie. Aujourd'hui, ils luttent pour le climat. Nouvelle passade d'adolescents et d'adolescentes en quête de grands combats ? 

 

Le problème des modes en économie et en politique, c'est que souvent, elles deviennent la nouvelle doxa des années futures. Le monétarisme triomphant des années 1980-1990-2000 était une théorie ultra-minoritaire jusque dans les années 1945-1975. Milton Friedman a été un ennemi mineur de John-Maynard Keynes avant de devenir le théoricien de la théorie dominante à partir des années 1980 et jusqu'à aujourd'hui. Il n'y a que la crise financière de 2007-2009 qui a pu laisser penser que le monétarisme et l'ultralibéralisme n'étaient pas les réponses parfaites, uniques et absolues aux problèmes posés à l'économie. Et aujourd'hui en 2019, les leçons de la crise sont déjà oubliées et l'ultralibéralisme est reparti de plus belle. La collapsologie et son intégration dans le champ économique, par exemple le concept de décroissance, peuvent devenir la nouvelle doxa de l'économie lors des prochaines décennies. Ou pas.

 

Je crois donc en l'économie. Je crois dans le principe des prix, des lors qu'ils sont capables d'intégrer les composantes des décisions et des politiques publiques. C'est aux États, à la Communauté internationale, de fixer le prix de la pollution, de l'impact du réchauffement climatique, au niveau mondial pour que nul ne puisse y échapper, s'y soustraire, afin qu'il intègre les échelles de prix et de valeur des consommateurs.

 

Le problème n'est donc pas véritablement l'économie. Une science économique intégrant les principes de l'école de la régulation peut parfaitement intégrer les concepts de cherté et d'impact carbone de l'économie. Le problème est cette branche de l'économie qui refuse l'intervention de l'état en faisant croire que cet interventionnisme est mauvais, que le fonctionnement normal, pur des marchés, permettra de résoudre tous les problèmes. Cette branche de l'économie est l'ultralibéralisme. C'est cependant elle qui guide et reproduit le fonctionnement réel des marchés, puisque les États ne peuvent plus intervenir que de manière marginale dans le fonctionnement des marchés. 

 

Le fonctionnement actuel des marchés ne permet donc pas d'intégrer optimalement les concepts de pollution et d'impact du réchauffement climatique dans les choix des usagers et des consommateurs. Il faudrait une concertation mondiale sur une taxation et sur une imposition générale, qui est aujourd'hui pratiquement inaccessible. Les sociétés internationales, les entreprises essaient de se légitimer en s'appliquant des engagements et des politiques de responsabilité sociale. Mais tout ceci n'est que poudre aux yeux. Il faut une action internationale pour légiférer, pour imposer et taxer les activités émettrices de gaz à effet de serre. La collapsologie peut être un moyen pour permettre une prise de conscience et imposer la nécessité d'une action étatique collective. Sauf que la collapsologie vise au delà d'une action collective mondiale. Elle veut aussi régir nos comportements individuels, criminaliser nos actions individuelles, et en ce sens-là, je m'oppose au fait qu'elle veuille régenter nos vies, nos comportements, ce que nous aurons le droit de faire ou de ne pas faire !

 

 

Saucratès

 

 

Post scriptum : Je pars toujours du principe que la finitude du Monde et l'épuisement des ressources peuvent être traités par l'économie et ne nécessitent pas forcément une privation volontaire par les individus, une privation imposée ex-nihilo par les tenants de la collapsologie. Je sais qu'il s'agit de la critique primordiale de mes principaux contradicteurs de ZINFOS, à savoir B. Bourgeon et Mister À Mon Avis. Le fait que je ne prenne pas en compte cette finitude des ressources, de ce que l'on peut extraire de notre planète Terre.

 

Mais je pense que c'est l'absence de régulation internationale de l'économie qui peut tout à fait permettre le maintien de comportements de consommation, de production et d'usage contraires à un mode de développement économe en ressources. Chaque pays est en effet incité à proposer les conditions fiscales et sociales les plus attractives pour attirer les grandes entreprises, engranger quelques recettes fiscales supplémentaires et accroître l'emploi.

 

L'imposition de normes mondiales et de taxation mondiale permettrait selon moi de réguler le modèle et le fonctionnement de l'économie capitaliste. Evidemment, ces normes et ces taxes auraient plusieurs effets : des renchérissements des prix forcement, puisque ces taxes auraient pour objectif de réguler les modes de consommation néfastes pour l'environnement ou trop consommateur de ressources épuisables. L'essence, le pétrole, la viande animale, les voyages en avion pourraient devenir hors de   prix et devenir réserver à une élite. Autre impact, les bénéfices des multinationales diminueraient forcément puisqu'elles ne pourraient plus jongler entre les pays les moins-disant en matière de taux d'imposition des bénéfices ou de l'activité, ou de normes sociales. Les mécanismes de taxations mondiaux pourraient aussi pour favoriser les échanges commerciaux courts, proches du consommateur, taxer l'activité polluante croissante des multinationales pour en contrebalancer les effets pervers des économies d'échelle.

 

Des réseaux de commercialisation plus courts, des prix plus élevés grâce à un système de taxation permettant la mise en œuvre de politiques et de services publics, tout ceci pourrait conduire à une moindre empreinte carbone de la consommation humaine, à une décroissance des quantités de ressources prélevées dans la biosphère terrestre, sans forcément s'accompagner d'une diminution de la production de richesse. On pourra consommer différemment, mieux, plus économement. L'un n'est pas incompatible avec l'autre !

 

Il y a évidemment un gouffre avec les positions des collapsologues et je le mesure bien. On le lit à travers les interventions de la jeune Greta Thurnberg, invectivant les puissants sur leurs hélicoptères et leurs jets privés. Jamais les callopsologues de cette sorte n'accepteront qu'une élite puisse continuer à utiliser et à consommer des biens potentiellement pollueurs, ou que certains puissent continuer à en profiter épisodiquement en se privant et en se serrant la ceinture. Ce n'est pas d'une régulation que les collapsologues à la Greta Thurnberg veulent, mais d'un régime fascisant réglant et réglementant la vie de tous, décidant pour les autres de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. D'où l'opposition de principe entre économie et collapsologie.


02/11/2019
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Comment expliquer la compromission idéologique des socialistes

Saint-Denis de La Réunion, mardi 28 octobre 2019

 

Qu'est-ce qui explique la compromission des gauches et leur basculement vers le libéralisme, vers les intérêts du capital ? Question lancinante que je me suis souvent posée lors du quinquennat de François Hollande entre 2012 et 2017. Comment expliquer la poursuite d'une politique libérale par un homme et un gouvernement élu sur des promesses socialistes ? Comment expliquer qu'un homme qui disait ne pas aimer les riches était en fait un homme n'aimant pas les pauvres, les sans-dents comme il les appelait ? Comment cet homme qui se présentait comme l'ennemi de la Finance, a pu conduire une politique favorable au patronat, aux employeurs, au grand capital ! Et comment cet ennemi de la Finance a pu s'entourer de jeunes gens issus du Monde de la Finance, et nommer l'un d'eux, Emmanuel Macron, issu de la Banque Rothschild, au ministère de l'Economie et des Finances ?

 

Tout ceci est déjà assez surprenant, invraisemblable lorsque cela se passe dans un pays, comme la France, dans un Parti de gauche comme le Parti socialiste français. Mais quand cela se passe dans plusieurs partis de gauche, dans plusieurs pays, ce n'est plus seulement surprenant ou invraisemblable. Cela devient inquietant, gravissime pour le sens meme du principe de la démocratie. 

 

Si ce basculement, ce mensonge ne concernait que la France, qu'un homme et ses proches, qu'un seul et unique parti politique, le Parti socialiste francais, il n'y aurait pas lieu de trop s'inquiéter. Mais cela ne concerne pas que la France ! Le miracle socialiste portugais semble être absolument semblable. Un Parti socialiste qui se fait élire sur un programme de gauche mais qui cherche à être le meilleur élève de la classe et qui poursuit une politique ultralibérale au bénéfice du patronat et de la finance mondiale ou européenne. Lire à ce sujet l'article du Monde diplomatique de septembre 2019 intitulé : «La face cachée du miracle portugais».

 

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/09/CORREIA/60350

 

Comme en France, des gouvernements socialistes font voter des lois liberticides, contre les syndicats, contre les travailleurs, pour réduire leurs droits, pour accroître ceux des employeurs. Des gouvernements socialistes mènent une politique favorable aux grandes entreprises, favorable aux plus riches et utilisent les forces de maintien de l'ordre pour casser les mouvements sociaux, les travailleurs, les syndicats. Au Portugal, c'est pour permettre l'exportation des véhicules Volkswagen produits qui s'entassaient suite à un conflit social. En France, c'était pour permettre le vote de la loi Travail de M. Macron et Mme El Komheri, magnifique spécimen de recul des droits sociaux. 

 

Et il ne s'agit que deux exemples parmi d'autres. Dans combien d'autres pays, des partis de gauche sensés défendre les droits des travailleurs et des plus pauvres ont-ils défendus une fois élus les intérêts des classes sociales opposées ? Dans combien de pays d'Amerique Latine est-ce arrivé ? C'est même arrivé dans la Grèce d'Alexis Tsipas et de son Parti de gauche et d'extrême gauche Syriza !

 

Pour en revenir à la France et au positionnement du Parti Socialiste sous François Hollande, il est intéressant d'observer que le champ du positionnement politique ne recouvre pas uniquement la composante sociale et économique. D'autres sphères, d'autres espaces politiques existent, notamment celui des mœurs, de la famille, de l'immigration ... Mon incompréhension et ma divergence d'avec le Parti Socialiste ne s'explique pas uniquement par la politique économique et sociale menée par le gouvernement Hollande/Valls/Macron. Elle se place également sur la politique de la famille et des mœurs menée par ce gouvernement. 

 

Le Parti socialiste sous Mitterand et sous Jospin nous avait habitué à mener une politique économique et sociale de gauche. Mise en place des 39 heures et de la cinquième semaine de congés payés en 1981, extension du rôle des instances représentatives du personnel en 1981 et 1988, après que la droite en 1986 en est restreint la portée avec la création de la délégation unique du personnel (Dup). Mise en place des 35 heures en 1998 sous Jospin, Aubry et Strauss-Kahn. Création du RMI en 1981, de la CMU en 1999 puis de la CMU complémentaire ... Chaque gouvernement de gauche jusqu'en 2012 avait accompagné et mis en place de grandes avancées sociales et syndicales pour les travailleurs, pour permettre de faire reculer la misère, et contre le plus souvent les intérêts du patronat. Et en 2012, nous avons un gouvernement élu sur un programme de combat de la finance, des riches, qui bascule dans une politique ultralibérale : fusion des instances représentatives du personnel, remise en cause et encadrement de leurs moyens d'actions, souhait de remettre en cause les 35 heures ... et qui remet en cause les acquis des travailleurs des mandatures socialistes précédentes. Tout ceci représente une rupture brutale et choquante et la conversion des socialistes à un ultralibéral de choc, sous l'égide d'un Emmanuel Macron qui s'affichera ensuite comme un homme ni de droite, ni de gauche, mais ultraliberal assumé. 

 

Accessoirement, là où François Hollande et le Parti socialiste ne reculeront pas, c'est sur une position libérale en matière de mœurs et de famille. Là où j'ai l'impression que les précédents gouvernements de gauche avaient été relativement mesuré, évitant de choquer la partie de la population francaise relativement conservatrice en matière de mœurs, François Hollande et les socialistes ont semblé vouloir à tout prix récompenser la frange LGBT de leur électorat. Mariage pour tous, projet d'extension de la procréation assistée, remise en cause du rôle du père dans la famille ... le Parti Socialiste est ainsi apparu comme extrêmement libéral en matière de matière de mœurs et de famille, et conservateur en matière économique et social. Et il n'y a pas pratiquement de différence avec le gouvernement ultralibéral de Macron/Philippe, avec un programme conservateur, de droite, ultralibérale en terme d'économie, de contrainte budgétaire, de normes sociales, et libéral, gauchiste, en matière de mœurs et de famille. Si ce n'est une question de degrés de libéralisme. Aujourd'hui, la procréation médicale assistée pour toutes les femmes est un droit, demain ce sera la gestation pour autrui ; pourtant, en 2012, il avait été indiqué qu'il était hors de question d'autoriser des femmes homosexuelles à bénéficier de la procréation médicale assistée (*). Mais on veut nous faire croire que l'opinion publique change, qu'elle est plus ouverte sur ces questions là. Et apres la PMA et la GPA pour tous, ce sera quoi la prochaine revendication des personnes LGBT ?

 

Le Parti socialiste portait aussi un projet de reforme de l'école avec lequel tout enfant un peu sensé (ce qui était le cas de mon fils aujourd'hui âgé de 15 ans, 7 ans et demi après l'élection de 2012), ce serait opposé. Les faire travailler une demi-journée de plus par semaine et leur supprimer au moins 2 semaines de vacances scolaires, tout ceci pour mieux respecter les rythmes d'apprentissage des enfants selon les preconisations des spécialistes de l'éducation. Ces specialistes devaient ensuite éviter de pénétrer dans une école primaire sous risque de se faire caillasser ... D'une certaine manière, La politique conduite par Macron/Blanquer me semble mieux tenir la route, avec la fin de l'expérimentation du samedi matin et le dédoublement des classes de CP dans les établissements difficiles. L'enseignement et l'accompagnement des élèves est évidemment beaucoup plus simple dans une classe d'une quinzaine d'élèves. 

 

Je ne comprends cette bascule du Parti socialiste vers un conservatisme, vers une patronisation de sa politique sociale et économique. Comment le Parti socialiste sous l'impulsion de François Hollande, de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron, a-t-il pu basculer dans l'ultra libéralisme sans qu'une majorité du Parti socialiste ne se révolte ? Une grande partie des socialistes ultralibéraux ont évidemment rejoints le mouvement En Marche (devenu LaREM). Mais pas ceux qui ont été battus lors des élections législatives de 2017 (comme par exemple l'ex-deputée socialiste Monique Orphé), qui eux, sont redevenus des socialistes bon teint ... prêts à se reprostituer avec LaREM et avec les idées ultralibérales qu'ils promeuvent et qu'ils redéfendront dès qu'ils seront réélus.

 

A force de mener les mêmes politiques économiques et sociales que les partis de droite, La gauche ne condamne-t-elle pas à mort l'existence même de la démocratie représentative ? Faudra-t-il une nouvelle guerre mondiale et de nouvelles atrocités comme celles perpétrées par les Nazis d'Adolf Hitler pour voir revenir un consensus social, comme lors de la libération en 1944-1945 ? Je ne l'espère pas pour mes enfants !

 

 

Saucratès 

 

 

(*) Les lois sur la bioéthique ne sont qu'une gigantesque arnaque. Quand il s'agit de réglementer les recherches sur les embryons ou sur les animaux, elles ont Evidemment un sens. Mais lorsqu'il s'agit d'ouvrir de plus en plus les portes pour autoriser la gestation pour autrui et la procréation assistée, elles n'ont aucune légitimité. Au fur et à mesure que l'on viole le consentement des familles sur les comportements amoraux et non éthiques, des sondages fallacieux et des émissions télévisées cherchent à influencer de plus en plus la position des téléspectateurs et des électeurs, afin de faire avancer toujours plus les droits et les désirs des populations LGBT. Jusqu'au jour où la norme légale deviendra quoi ? Le mariage LGBT ? À quand une loi francaise pour imposer à l'église catholique de reconnaître et de sanctifier ces mariages ?


29/10/2019
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Dieu ne joue pas aux dés. Les économistes ne devraient pas non plus y jouer !

Saint-Denis de La Réunion, mardi 22 octobre 2019

 

On ne peut pas se réjouir de l’attribution du Prix Nobel d’économie (ou plus exactement le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel) à l’économiste française Esther Duflo qui enseigne au MIT aux Etats-Unis ! Pourtant c'est une française, pourtant c'est une femme. Pourtant le Prix Nobel d’économie lui a été décerné, en même temps qu'aux économistes américains Abhijit Banerjee et Michael Kermer, tous trois récompensés pour leurs expériences de terrain dans la lutte contre la pauvreté.

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/10/15/esther-duflo-un-choix-inedit-pour-le-nobel-d-economie-2019_6015526_3234.html

 

Ce prix vient aussi récompenser ce que l’on appelle l’économie expérimentale aléatoire, ou évaluation par échantillonnage aléatoire (en anglais randomized controlled trials). Ce qui me conduit à dire, pour reprendre Albert Einstein, que «Dieu ne joue pas aux dés», et que les économistes ne devraient pas non plus recourir à une telle méthode.

 

L'amoralité et l'absence d'éthique de ce genre d'expérimentation en médecine et par extension en économie

 

J'ai déjà abordé ce sujet dans de précédents articles, dont un particulièrement récent qui insistait, en matière d'économie comme en matière de médecine et de test de nouveaux médicaments et de nouvelles molécules, sur l'absence de prise en compte de réflexions éthiques et morales de la part des expérimentateurs.

 

https://saucrates.blog4ever.com/de-l-experience-en-medecine-et-en-sciences-economiques

 

Mais il faut je pense se croire ou se savoir gravement malade, pour se rendre compte de l'amoralité et de l'absence d'éthique de telles expérimentations en médecine, lorsque plus aucun traitement ne fonctionne plus sur vous, et que votre seule chance est de rentrer dans un essai clinique où vous avez une chance sur deux de vous voir prescrire la nouvelle molécule, et une chance sur deux de vous voir prescrire un placébo sans aucune efficacité ! Une chance sur deux d'être condamné à mort sans espoir de guérison. Dans ce cas-là, vous comprenez l'amoralité absolue de ce genre d'expérimentation sur l'homme, tout cela pour mesurer de manière scientifique l'efficacité d'un nouveau médicament, d'une nouvelle molécule, ou en sciences économiques, l'efficacité d'une forme d'aide pour combattre la pauvreté. Même Mme Esther Duflo découvrira peut-être un jour l'amoralité et la stupidité de cette méthode expérimentale en médecine pour laquelle elle aura tant milité dans ces jeunes années pour son usage et sa généralisation en économie (je ne le lui souhaite pas d'ailleurs ... qu'elle continue de l'ignorer).

 

La critique est la même en économie. Afin de réussir à mesurer scientifiquement l'impact et l'intérêt d'une politique quelconque en matière de développement ou de lutte contre la pauvreté, des économistes expérimentateurs vont décider que telle population va bénéficier ou non d'une politique publique quelconque, et telle autre population va au contraire en être privée, tout ceci dans un but de le mesurer scientifiquement et expérimentalement. Peu importe que cela est un coût ou non en matière de vie humaine, en matière de santé, en matière de qualité de vie, peu importe le coût humain ; plus l'écart est important, plus la mesure publique expérimentée sera considérée comme intéressante et l'expérimentation comme réussie ! 

 

Esther Duflo est la chantre d'une science économique jouant à Dieu ... nouvel avatar de l'ethnocentrisme occidental et de sa supériorité supposée

 

On quitte même à cet instant-là le principe de Dieu jouant ou non aux dés. L'économiste dans ce cas-là se substitue même à Dieu ! Un Dieu joueur ou une Déesse joueuse. Un Dieu ou une Déesse injuste ! Un Dieu ou une Déesse décidant qui doit être sauvé, qui peut être sauvé, et qui ne le sera pas. Tout ceci juste afin de pouvoir mesurer scientifiquement l'apport de telle ou telle mesure, de telle ou telle action ou aide publique !

 

Lorsque je parle d'un nouvel avatar de l'ethnocentrisme occidental, je pense aux jugements des économistes pratiquant des essais cliniques randomisés sur les populations qu'ils étudient, sur les populations sur lesquels ils font des expérimentations. Telles ou telles dépenses sont-elles bonnes, sont-elles acceptables ? L'expérimentateur ou l'expérimentatrice va ainsi décider des dépenses autorisées et de celles non autorisées, avec la possibilité, la sanction possible d'éliminer les contrevenants des essais cliniques aléatoires ou randomisés. 

 

L'économie expérimentale randomisée est ainsi une intrusion des expérimentateurs et des expérimentatrices dans la vie et dans les façons de vivre des populations qu'ils étudient. Les économistes pratiquant les essais cliniques randomisés se substituent ainsi à Dieu mais aussi aux personnes qu'ils étudient, en décidant à leur place de ce qui est bon et de ce qui n'est pas bon pour eux, des comportements qui sont bons et de ceux qui ne sont pas bons en matière de lutte contre la pauvreté. Tel ou tel usage des fonds prêtés, ou des ressources du ménage, seront ainsi considérés comme bons ou pas bons, utiles ou inutiles pour sortir des personnes de la pauvreté, tolérables ou à proscrire.

 

L'anthropologie ou l'ethnologie se trouvaient également confrontées à ce genre de dilemme à leur origine, dans les années 1920-1960. La simple présence d'un observateur peut suffire à modifier le comportement, les actions, les usages et les coutumes du peuple que l'anthropologue ou l'ethnologue étudie. C'est une préoccupation de base de l'anthropologie (les deux termes d'anthropologie et d'ethnologie sont une seule et même matière et seront utilisés l'un pour l'autre comme synonyme) de tout temps, et jusqu'à aujourd'hui. Et l'observateur se doit d'être le plus transparent, le plus invisible, avoir le moins d'impact possible pour éviter au maximum toute interaction ou toute influence sur la société étudiée, et récolter des informations en se méfiant de toute forme d'interprétation ou de tout jugement préétabli. 

 

Aujourd'hui, je crains que l'économie expérimentale randomisée ne prenne pas ce genre de précaution, dans le but de tester des outils pour sortir des populations de la pauvreté. Bien au contraire, l'économiste pratiquant l'expérimentation aléatoire estime savoir ce qui est bon pour ses cobayes et ce qui est mauvais, ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Je crains que l'économie expérimentale randomisée ne joue à se prendre pour Dieu !

 

En insistant sur les comportements individuels dans les mécanismes de lutte contre la pauvreté, Esther Duflo et l'économie expérimentale randomisée appauvrissent l'économie du développement en oubliant sa composante globale, systémique, institutionnelle

 

C'est, je pense, la plus importante critique que l'on peut opposer à l'économie expérimentale randomisée qui vaut à Esther Duflo l'obtention du Prix Nobel d'économie. Le fait que l'on ne pense plus le développement économique que comme la seule lutte contre la pauvreté, au plan individuel. Esther Duflo ne parle pas de critique systémique des systèmes économiques, ni de comment permettre à un État, une collectivité, un ensemble de collectivités de se développer, de construire un système de développement. Elle ne parle que de bonnes et de mauvaises manières de combattre la pauvreté. La vision de l'économie expérimentale randomisée de Duflo est une vision microéconomique, néolibérale permettant de déterminer comment combattre la pauvreté. Mais on ne parlera pas de construction d'une nation, des infrastructures nécessaires, de la mise en place des structures sociales nécessaires pour qu'un véritable développement économique puisse avoir lieu. C'est une vision individualiste ; c'est en changeant des comportements individuels que l'on changera la société, que l'on apportera du développement, que l'on créera un cercle vertueux, pour sortir du sous-développement. Mais le problème, c'est que cela ne marche peut-être pas, qu'il faut un regard d'ensemble, macro, une réforme des institutions, le financement d'infrastructures, et un regard politique.

 

Les économistes comme Esther Duflo jouent à Dieu, mais un Dieu aveugle, incompétent, qui pensent quelques seuls artifices individuels, une indemnité ici ou là, envoyer ou non un enfant à l'école et lui fournir ou non un petit déjeuner, suffiront à résoudre comme par magie les difficultés économiques et sociales du monde entier. Ils sont aveuglés par leur petite technique expérimentale, et ils n'imaginent pas qu'il puisse falloir autre chose, une réflexion critique sur le développement, comment organiser un pays. Ils n'ont qu'une vision micro du Monde qu'il croit contrôler. Ce sont des Dieux d'opérette ! Aveugles. Aveuglés par leur boîte à outils, par leur égo.

 

 

Saucratès  


22/10/2019
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Islam et laïcité

Saint-Denis de La Réunion, samedi 19 octobre 2019

 

Un samedi soir sur la Terre, dans un endroit où le sujet de la laïcité n'est pas tellement important, n'est pas véritablement une préoccupation des habitants. Les réunionnais sont un des peuples les plus tolérants de France, que ce soit par rapport à la religion, par rapport à la couleur de peau, ou par rapport aux différences physiques. Cela m'avait marqué lorsque j'avais debarqué en tant que jeune lycéen et que j'avais découvert un monde différent où les différences ne sont pas synonymes d'agression, de violence, de racket de la part des gosses qui se considèrent comme ´normaux'. Evidemment, il faut nuancer ces propos idylliques. La société réunionnaise est évidemment traversée de tensions liées aux immigrations, récentes comme les bateaux de srilankais qui debarquent régulièrement, ou à l'égard des plus anciennes comme celles venant des Comores ou de métropole. que ce soit les mahorais et les comoriens. Et évidemment aussi, même au plan religieux, La Réunion ne peut pas être totalement protégée, puisque certains des jihadistes comme les frères Clain étaient réunionnais. L'incroyable union entre les differentes religions coexistant dans cette île ne peut pas nous protéger totalement de toutes les atrocités ou du racisme.

 

Néanmoins, ce soir, je voudrais parler de ce sujet de la place de l'islam et de la place de la laïcité au sein de la société francaise. Et plus particulièrement du rapport entre le voile islamique et la laïcité. C'est un sujet d'actualité comme le signale les nombreux sujets ou émissions d'actualité. Et ma position sera certainement très différente de l'éditorial suivant paru dans Le Monde.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/10/19/vider-l-abces-du-debat-sur-le-voile_6016165_3232.html

 

Je suis pour ma part un catholique peu pratiquant, mais j'apporte une grande importance, une grande valeur à l'éthique catholique. Je crois que nos actes comptent, qu'ils nous seront décomptés dans le Monde de l'au-delà. Je dis cela essentiellement pour nuancer mes propos. Ils émanent d'un catholique convaincu, pour lequel la France est la fille ainée de l'Eglise catholique, et dans lequel il n'y a pas de place pour l'application de la charia ou de la loi islamique, ni de place pour un califat. 

 

La République francaise, la loi francaise ont tellement peur de l'islam, tellement peur de passer pour être intolérantes, qu'elles n'ont jamais voulu se prononcer sur les défis posés par l'islam à la société francaise. Du coup, elles ont préféré se réfugier derrière le principe de laïcité contenu dans la loi de 1905 pour régler les litiges nés de ces défis posés par l'islam. Présence croissante du voile islamique dans les villes françaises, dans les écoles françaises, de telle sorte qu'aujourd'hui, dans certaines villes françaises, les femmes d'origine musulmane sont obligées d'être voilées sauf à passer pour des prostituées et des femmes faciles. Comment cela est-il arrivé ? Comment a-t-on pu laisser s'installer de tels dérapages ? 

 

L'assimilation du combat contre les déviations de l'islam et la laïcité a surtout eu pour conséquence de réduire les droits des catholiques. Sous le pretexte qu'il ne faut privilégier aucune religion, les extrémistes laïques (ou les islamistes embusqués) ont obtenu l'interdiction de tous les signes religieux catholiques, même une simple croix, et l'interdiction de tous les signes liés à la religion, comme l'existence des crèches liées à la naissance de l'enfant Jesus dans l'espace public et dans les administrations.

 

En assimilant combat contre l'islamisme et ses signes, et laïcité, on s'est trompé de combat et on s'est trompé d'armes, car chaque volonté d'encadrer ou de protéger un peu plus les gens des dérives islamistes entraine également une surenchère contre la religion catholique ! La religion catholique était certainement un danger dans les années 1850-1900, un peu à l'image de ce qu'aujourd'hui se trouve être l'islam. Être un libre penseur à l'époque, ne pas se rendre à l'église, ne pas se faire baptiser, présentait le même risque d'exclusion, de rejet, que ce que l'on observe aujourd'hui dans le cas de l'islam. Il suffit de lire le «Cheval d'orgueil» de Pierre-Jakez Helias pour se faire une petite idée. Evidemment, cela se passait dans le Finistère Sud à la pointe bretonne, mais cette province était à peine plus catholique que le reste de la France. Aujourd'hui, le même défi à la société francaise, à une société francaise modernisée, laïque, est posée par l'islam et par la place que les musulmans veulent et peuvent y occuper.  Le problème n'est plus le catholicisme et les prêches des prêtres et des prélats, ce n'est plus les écoles catholiques dans lesquelles on va apprendre aux enfants les bases du catéchisme, ou la religion en general pour les non-croyants et les enfants d'autres religions. Le problème, ce sont les valeurs de l'islam dès lors aue celle-ci veut véhiculer des valeurs étrangères à la France ou veut empiéter sur le domaine public. Le port du voile n'est pas une valeur francaise, ou plutôt faudrait-il dire, n'est plus une valeur francaise. Autrefois, et ceci très tardivement, les femmes et les hommes ne rentraient pas dans les églises habillés n'importe comment. Les femmes devaient voiler leurs cheveux. Les jambes ne devaient pas être découvertes. Et celles qui contrevenaient à ses règles, à ses usages, étaient elles-aussi comme des femmes petites vertus. Mais ceci a disparu. Ces habitudes désuètes se sont heureusement perdues et une femme peut rentrer tête nue dans une eglise et un homme peut y rentrer en bermuda. Le short ou la mini-jupe y seront certainement encore diversement appréciés. 

 

Ce n'est pas sous l'angle de la laïcité qu'il faut s'opposer au port du voile dans l'espace public, à l'école ou dans la rue. Il faut que la France est le courage de dire que ces pratiques, des lors qu'elles sont imposées, ou qu'elles risquent de se généraliser et d'être imposées à toutes et à tous, doivent être interdites, doivent être combattue ! Je ne partage ainsi absolument pas cette foule qui conteste les propos d'un élu de la République qui a osé demander à une femme voilée de quitter un hémicycle, alors qu'elle accompagnait par ailleurs une sortie scolaire. Il n'y a pas eu selon moi d'agression. Ou si agression il y avait, l'agression vient de cette femme voilée qui estime qu'elle doit avoir le droit de porter son voile dans des sorties scolaires ou dans l'hémicycle d'un conseil régional.

 

Je ressens d'ailleurs la même surprise, la même rage, lorsque je vois des types rentrant dans des commerces avec un casque de moto. Les vieux messieurs bien éduqués retirent leur chapeau lorsqu'ils parlent à des femmes ou à d'autres personnes pour montrer leur respect, et des motards jeunes ou moins jeunes, n'acceptent même pas de retirer leur casque de moto ?

 

Dernière aberration tout aussi navrante ; ces parents de jeunes islamistes partis combattre pour le compte de l'Etat Islamique en Syrie, partis tuer et assassiner les juifs et les chretiens, qui attaquent le gouvernement français, ou certains ministres, pour les forcer à faire rapatrier leurs enfants assassins ou enfants d'assassins et de meurtriers, de jihadistes ! Ces jeunes ou ces moins jeunes ont voulu quitter la France parce que les principes de l'Etat Islamique leur plaisaient ! Ce n'est pas la France ou des ministres aujourd'hui qui mettent la vie de ces gosses, de ces jeunes ou moins jeunes, en danger. Ce sont ces jeunes eux-mêmes, et leurs parents qui les ont laissé faire, qui ont mis eux-mêmes leurs vies en danger. Ils étaient potentiellement morts des lors qu'ils ont mis le pied dans le califat de l'Etat Islamique. Ils doivent être traités comme des ennemis de la liberté, et jugés et condamnés pour les crimes qu'ils ont commis, non pas en France mais dans les pays où ils ont commis leurs crimes, et y purger leur peine. 

 

 

Saucratès


19/10/2019
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