Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Le fait religieux en politique. Bis

 

Réflexion deux (28 octobre 2017)
Islam et signe d'ouverture


Un commentaire de mon ami Nolats va m'amener à discourir sur l'islam et sur ma position vis-à-vis de cette religion. Et d'une certaine façon, le titre de cet article n'est peut-être plus parfaitement en adéquation avec son contenu. Je parle certes de la religion, mais parle-je bien de la religion et de la politique ? Sauf à considérer que tout est politique.

 

Le plus simple serait de me dire et de me penser islamophobe. Ou plutôt de me dénoncer comme islamophobe. Je dis cela pour mes lecteurs. Mais je ne suis pas sûr pourtant que les partis qui jouent avec l'islamophobie soient la bonne réponse à nos problèmes. Je ne suis pas sûr que voter Front National ou bien Marine Le Pen soit une bonne réponse, une bonne idée. Je suis même persuadé du contraire. 

 

Plusieurs années d'attentats terroristes islamistes ont donc changé mon regard sur l'islam. Auparavant, je croyais dans les écrits pronostiquant une prochaine guerre de religion à venir entre l'islam et la chrétienté, tel le choc des civilisations décrit par Samuel Huntingdon. Aujourd'hui, après ces multiples événements terroristes, j'en suis désormais persuadé. Il n'y a pas d'espoir autre qu'une prochaine guerre de religion. Elle est en cours. Elle se limite pour l'instant à nos forces de police et à nos forces armées, contre une poignée de terroristes se revendiquant de l'islam radical. Mais elle s'étend.

 

Pourtant, je ne me sens pas raciste ou islamophobe. Vu la société où je vis et mes études en anthropologie, je crois en la pluralité et en la diversité culturelles. Je crois en la tolérance vis-à-vis des autres, dès lors qu'il y a des valeurs minimales communes. Il y a quelques rares peuples qui arrivent à vivre les uns à côté des autres, en paix et en relation harmonieuse, et parmi eux les réunionnais. Non pas sans différence de couleur de peau, mais plutôt sans que cela ne soit vraiment important. Peu importe la couleur de peau dès lors que des croyances communes minimalistes existent entre les uns et les autres. Mais lorsque ces croyances communes n'existent plus, ne sont plus respectées, lorsque l'«autre» dans son altérité est nié, alors, dans ce cas, il n'y a plus de possibilité de vie commune. Et c'est ce qui est en train d'arriver entre les français et une minorité croissante islamo-afro-arabe vivant dans les cités francaises, persuadée d'être ostracisée par les «blancs». 

 

Deux exemples issus de l'actualité des semaines passées pour l'illustrer. Premièrement, les tensions à Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, où des jeunes immigrés attaquent la police pour une histoire de bavure policière. Ce même Val-Fourré où un adepte de l'Etat islamique avait tué un commandant de police et sa compagne à leur domicile. 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/21/la-cite-du-val-fourre-a-mantes-la-jolie-sous-tension_5218082_3224.html

 

Deuxièmement, un stage ethnique organisé par un syndicat Sud dans le 93 se basant sur la couleur de peau. Pour les «blancs», un stage réservé pour «interroger nos représentations et nos postures dominantes». Pour les autres, les «enseignant.e.s racisé.e.s», un stage également réservé pour «un récit d'expérience» interrogeant leur vie professionnelle. Faire réfléchir les sales blancs sur leur domination et aider les pauvres enseignants racisés (Lol, j'ai oublié l'écriture inclusive ... je suis contre d'ailleurs) à exprimer leur vécu malheureux. Au-delà des faits eux-mêmes, ces histoires interpellent quant à l'impossibilité de vivre ensemble. Et quand c'est relayé par des organisations syndicales.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/20/jean-michel-blanquer-condamne-le-stage-antiracisme-non-mixte-dun-syndicat_a_23283106/

 

Je ne me reconnais pas dans le discours politique ambiant traitant de ce sujet. Lorsqu'il est affiché qu'il faut une certaine dose de diversité de couleur de peau au gouvernement, à l'Assemblée Nationale ou dans le paysage audiovisuel français. Ou à la tête des partis politiques français, comme par exemple au Parti socialiste. Lorsqu'il est impossible de déclarer que la France est un pays aux racines chrétiennes, la fille aînée de l'Eglise catholique! Mensonge obscurantiste ? De la même manière qu'Isrël est juive et que l'Arabie Saoudite est terre d'islam et patrie du prophète, la France est un pays de religion chrétienne. Les campagnes francaises résonnent encore du clocher de ses églises, et autrefois ceux-ci vibraient des sons des cloches et pleuraient au son du tocsin. Et pourtant aujourd'hui, ceux qui ont le malheur de dire cela sont victimes de l'acharnement médiatique des bien-pensants, des adeptes de la pensée unique, et des vendus à l'islamisme. Et ce sont les mêmes qui proclament qu'Israel est une terre juive et que la terre d'Arabie est entièrement sacrée, ou qui acclament ceux qui le défendent. Evidemment, cela ne signifie pas que d'autres religions n'aient pas de nombreux adeptes en France, dont certains de religions extrémistes prônant l'anéantissement des religions autres que la leur, celles des mécréants. De la même manière que dire qu'Israel est juive n'est pas incompatible avec le fait qu'il y existe une forte minorité d'arabes israéliens ! Et pourtant, ceux qui disent quelque chose d'identique de la France sont considérés comme des racistes !

 

L'histoire de l'islam n'est pas l'histoire d'une religion tolérante et ouverte à l'extérieur. D'une Afrique majoritairement chretienne ou juive (en éliminant tout le Sud et l'Ouest africain qui est longtemps resté animiste), l'islam s'y est imposé par les guerres et les annexions militaires. Savons nous que des royaumes chrétiens, à l'égale de Constantinople et des royaumes francs ou burgondes, se sont maintenus jusqu'au XII-XVe siècles après JC dans le Sud de l'Afrique, victimes de guerres régulières de leurs voisins islamistes. Au Soudan, dans les boucles du Nil, et en Ethiopie ... Se rappelle-t-on que l'Egypte était majoritairement copte et que le patriarcat d'Alexandrie et de Constantinople avait une influence jusqu'au fond de l'Afrique. L'islam s'est imposé très rapidement par la guerre à toute l'Afrique du Nord, puis à l'Espagne et à toute l'Afrique. L'islam est une religion de guerre, qui par malheur, n'a pas véritablement changé depuis quatorze siècles, à la différence de la chrétienté. Même si il y a encore peu, il y a à peine quelques siècles, la chrétienté elle-même s'était crue investie du devoir d'évangéliser la planète entière.

 

L'histoire de l'islam est une succession de guerre, et de peuples qui suivirent l'exemple de Mahomet. D'abord ces descendants de Medine puis d'Arabie, puis les peuples berbères qui donnèrent naissance aux civilisations des Almoravides puis des Almohades, qui occupèrent jusqu'à l'Espagne. 

 

Alors, laisser entendre que s'ouvrir à l'islam puisse être une preuve d'ouverture d'esprit me semble un raccourci sémantique problématique. C'est plus certainement une affirmation d'une confiance dans la bonté humaine, que le terrorisme islamique pourra nous épargner si on arrive à communiquer avec les musulmans que l'on pense modérés. C'est certainement une preuve de croyance en l'avenir et de foi (bizarrement le concept même de «foi» est un concept strictement chrétien). Mais pour peu que l'islam n'est pas abandonné ses objectifs d'universaliser guerrier, ce serait comme si un peuple de moutons proposait d'accueillir une horde de loups pour vivre en harmonie, ou bien comme les états européens qui cherchèrent aveuglement pendant les années 1935-1938 à sauvegarder leurs espoirs de paix face à la montée de l´Allemagne nazie, à l'époque de Munich. 

 

Vision pessimiste de notre futur, de l'islam tel que l'histoire nous permet de le voir, inchangé et toujours djihadiste ? Quelqu'un dira-t-il bientôt, comme Winston Churchill en 1938 : «Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre.» Et ce quelqu'un fera-t-il parti des vainqueurs ou bien sa phrase se perdra-t-elle dans les poubelles de l'histoire en tant qu'histoire des vaincus ?

 

 

Saucratès


02/12/2017
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L'Europe et la Catalogne

 

Réflexion deux (27 novembre 2017)

L'histoire espagnole, le séparatisme catalan et les précédents franquistes

 

Au minimum deux versions et deux lectures de l'histoire s'affrontent dans cette affaire de la Catalogne. Il s'agit d'abord d'une histoire longue, ce que l'on ne comprend pas réellement à la lecture de la presse française ou en regardant les journaux télévisés français. On a en effet l'impression que la déclaration d'independance du gouvernement catalan et du peuple (ou d'une partie du peuple) catalan est un soubresaut récent de l'histoire, une sorte d'épiphénomène qui remonterait à quelques mois voire à quelques années, et absolument pas un mouvement de fond remontant au début du vingtième siècle, aux années 1920-1930 pour être exact, et se ramifiant jusqu'à nos jours.

 

Pour le comprendre, il faut lire l'excellent article paru dans Le Monde du 19-20 novembre 2017 intitulé : «L'intransigeance de Madrid nourrit le séparatisme catalan».

https://www.pressreader.com/france/le-monde/20171119/281943133179904

 

Deux versions, deux visions, deux interprétations de l'histoire ! La vision de nombre d'espagnols et d'espagnoles vis-à-vis de la sécession, de la déclaration d'indépendance de la Catalogne est sans concession. C'est un crime selon eux et ceux-ci se réjouissent de la violence policière à l'encontre des indépendantistes ... ou plutôt faudrait-il dire des catalans quelque soit leur bord politique. Ceux-ci nient toute légitimité aux indépendantistes, tout droit à se dire un peuple différent des espagnols, tout droit sur leurs terres, sur la Catalogne. Selon ces espagnols, les catalans n'ont aucune histoire commune en tant que peuple séparé de l'Espagne ; la Catalogne n'a jamais été selon eux un royaume ou une principauté. Ils leur nient aussi le droit de pouvoir déclarer la Catalogne indépendante ; ils les comparent à des locataires n'ayant aucun droit sur l'appartement où la maison où ils habitent, et dont ils veulent proclamer l'indépendance pour s'en emparer comme des voleurs !

 

Voici en quelques images la manière dont nombre d'espagnols et d'espagnols interprètent cette histoire. L'acharnement de la justice espagnole à l'encontre des membres du gouvernement séparatiste catalan les remplit d'aise, ainsi que la fermeté du premier ministre espagnol, M. Mariano Rajoy. Selon l'article cité du Monde, c'est justement pour profiter d'un gain électoral, reposant sur l'anticatalanisme cultivé en Espagne depuis 40 ans, que Mariano Rajoy a joué la carte de l'inflexibilité !

 

A ces quelques images de l'anticatalanisme véhiculé par de nombreux espagnols se rajoute une dernière (ou une autre) : «l'égoïsme d'une région riche qui cherche à garder ses richesses pour elle», comme l'écrit Le Monde. Selon des espagnols, la Catalogne est la région industrielle de l'Espagne et les catalans veulent faire un hold-up sur les entreprises espagnoles ! Le Monde cite une autre réalité : «avec 16% de la population espagnole, la Catalogne apporte 22% des recettes fiscales nationales, mais ne reçoit que 8% des investissements publics».

 

Ne fréquentant pas de catalans independantistes, je ne saurais pas présenté leur lecture de ces mêmes événements. Je ne pourrais que relever les similitudes historiques concernant le mouvement séparatiste catalan et le traitement qui lui a été appliqué par l'état espagnol.

 

La déclaration d'indépendance catalane n'est ainsi pas une nouveauté. Le 14 avril 1931, une république catalane est déclarée unilateralement par le Parti ERC, la «Gauche républicaine de Catalogne». Cette déclaration conduit Madrid a accordé un large statut d'autonomie à la Catalogne en septembre 1932. En octobre 1934, le président de la Généralité catalane, Lluis Companys, «proclame l'indépendance de la Catalogne au sein de la République fédérale d'Espagne». Comme aujourd'hui Carles Puigdemont, Lluis Companys est arrêté, accusé de rébellion militaire et traduit devant la Cour constitutionnelle. Le parquet requiert contre lui la peine de mort mais il n'est condamné qu'à 30 ans d'emprisonnement (seulement). En février 1936, il est cependant rétabli dans ses fonctions. Mais le 18 juillet 1936 a lieu le coup d'état militaire du general Franco, «qui a pour but déclaré d'éliminer sans scrupule ou hésitation ceux qui ne pensent pas comme nous». Celui-ci entreprendra la conquête du territoire espagnol région apres région, et la Catalogne paiera un lourd tribu. «Des milliers de catalans sont détenus dans des camps de concentration et leurs biens spoliés, et des milliers d'autres contraints à l'exil». Lluis Companys est arrêté en France par la Gestapo et livré aux autorités espagnoles le 13 août 1940. Une nouvelle fois accusé de rébellion militaire, il est condamné à mort par une cour martiale le 14 octobre 1940 et fusillé le lendemain.

 

On a ainsi aujourd'hui l'impression que l'histoire se répète implacablement, et que l'Espagne est toujours malade du franquisme ! Puigdemont, Companys même histoire et même combat. Puigdemont ne craint peut-être plus la peine de mort (mais c'est encore à vérifier ... il y a d'autres manières de tuer qu'en fusillant quelqu'un) mais il encoure toujours 30 années de prison !

 

En 1977-1978, l'Espagne reconnaît plus largement l'autonomie d'un certain nombre de ses régions (16 en tout dont les trois nationalités historiques : Catalogne, Pays Basque et Galice). En 1979, le statut d'autonomie de la Catalogne est adopté par référendum. Un nouveau statut de la Catalogne sera par la suite adopté en juin 2006 et ratifié par référendum en Catalogne. Mais ce statut sera dénoncé par le Parti populaire de Mariano Rajoy. Le tribunal constitutionnel espagnol, très conservateur, invalide plusieurs articles du statut de la Catalogne de 2006, notamment ceux relatifs à la perequation fiscale, et celui definissant la Catalogne comme une nation (arrêt du Tribunal constitutionnel du 28 juin 2010). Cette décision, à l'origine de laquelle on trouve le premier ministre espagnol actuel, M. Mariano Rajoy, attise un indépendantisme catalan jusqu'au boutiste.

 

Le 9 novembre 2014, c'est un économiste catalan, M. Arthur Mas, au pouvoir avec le parti politique Convergence, qui organise un referendum sur l'indépendance de la Catalogne, que le gouvernement espagnol déclare illegal, mais sans prendre les mesures drastiques prises en 2017. 37% des electeurs catalans se deplacent et votent pour l'indépendance à 80,76%. Ces resultats seront insuffisants pour permettre d'ouvrir la voie à un processus d'indépendance ! Suite à des elections anticipées en septembre 2015, M. Mas n'est pzs reconduit à la tete de la Generalité catalane et c'est M. Puigdemont qui est elu comme president de la Generalité  le 9 janvier 2016. La repression s'abat par ailleurs sur M. Arthur Mas qui est jugé et condamné à deux ans d'interdiction d'activité politique le 13 mars 2016 pour avoir appelé au referendum de novembre 2014.

 

Et on rattrape alors l'histoire actuelle. M. Puigdemont convoque le referendum du dimanche 1er octobre 2017 que nous avons connu, référendum auquel le gouvernement espagnol de M. Rajoy decide de faire echec en faisant intervenir brutalement 10.000 policiers et gardes civils espagnols, avec utilisation de tirs de balles en caoutchouc et recours excessif à la force, tout en assurant que «les violations des droits de l'homme étaient proportionnées» (interventions du PP reprises par le roi Felipe VI).

 

Voilà pour ce rappel historique tiré de cet article du journal Le Monde du 19-20 novembre 2017. La ressemblance avec les evenements des années 1930-1940 sous Franco est frappante. Les mêmes espagnols d'ailleurs qui condamnent les catalans sont aussi les mêmes qui regrettent l'époque de Franco, qui refusent de considérer que Franco ait pu être un fasciste pour le dépeindre comme un grand homme d'état ... une position proche d'ailleurs de celle du PP de M. Mariano Rajoy ! 

 

Venant de France et d'Europe, on ne peut être que choquer de ce qui se passe en Espagne et en Catalogne. L'appareil répressif espagnol à l'encontre des catalans et des dirigeants politiques catalans qui osent vouloir mettre en oeuvre des processus politiques legaux et non violents pour permettre au peuple catalan de s'exprimer laisse pantois. C'est une guerre idéologique et des procès politiques qui sont organisés par l'Espagne contre ses opposants catalans, et cette guerre est condamnable. Il n'y a guere de différences entre les purges staliniennes du passé, les purges du president turc Erdogan, et celle du premier ministre espagnol Rajoy. C'est un pays encore fascisant et non démocratique que nous avons à nos portes, à l'intérieur de l'Europe. Et ce pays n'a rien à faire en Europe, à la difference de la Catalogne, qui elle, a toute sa place en Europe.

 

 

Réflexion une (2 novembre 2017)

Du droit à l'autodétermination du peuple catalan

 

C'est un sujet brûlant pour nombre d'espagnols qui le prennent notamment particulièrement à cœur ! J'en ai notamment parlé avec certains amis espagnols, que les velléités d'indépendance de la Catalogne mettent atrocement en rage. Selon eux, c'est comme si vos locataires décidaient de faire une votation dans votre maison pour déclarer l'indépendance de votre maison, afin de la récupérer et de vous en déposséder. C'est de cette manière qu'ils interprètent et réagissent à l'affaire catalane.

 

Je ne comprends pas particulièrement leur position et je ne la partage pas. En France, nous avons déjà eu à traiter des velléités indépendantistes de la part de certains bretons, basques et corses. Et je comprends les aspirations de ces peuples à vouloir vivre dans l'indépendance. Le droit à l'autodétermination ne fait-il pas partie des droits inaliénables des peuples libres ? N'est-ce pas un principe du droit international, reconnu dans la Charte des Nations unies, qui reconnaît que les Nations peuvent développer «des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes» ? Des peuples n'ont-ils pas combattu les armes à la main contre des envahisseurs ennemis et ne sont-ils pas morts pour ce droit à vivre libre, dans leur pays, sous leurs propres lois et sous leur propre gouvernement ? Pour quelle raison le droit à l'autodétermination serait-il reconnu aux malgaches, aux vietnamiens, aux algériens, ou aux israéliens mais pas aux bretons, aux basques francais ou espagnols, aux corses ou aux catalans ? Comment peut-on défendre une telle position ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_des_peuples_à_disposer_d'eux-mêmes

 

Après cela, ce droit à l'autodétermination doit être un droit démocratique. L'ensemble des habitants de ces pays doivent pouvoir donner leur position sur leur indépendance. Et malheur à la minorité, qui devra suivre la position majoritaire de ce peuple. «Malheur aux vaincus» (ou «Vae Victis») comme l'a dit il y a bien longtemps le gaulois Brennos. Et quand une telle aspiration ne rencontre pas l'assentiment de tout un peuple, que les séparatistes sont ultra-minoritaires comme se fut le cas en Bretagne ou au Pays Basque français, voire en Corse, il ne reste alors plus à cette minorité que la voie du terrorisme séparatiste !

 

Mais même là, l'analyse n'est pas si simple. Même à Madagascar, en Algérie, en Israël ou en Indochine, au début, les indépendantistes ne furent jamais majoritaires et les vainqueurs au final dûrent d'abord choisir la voie du terrorisme pour affronter initialement leurs colonisateurs ! Même les français en 1941-1944, sous le régime de Vichy et contre l'occupant nazi, dûrent recourir au terrorisme pour combattre la milice française, la Wehrmacht et les SS !

 

Après avoir dit cela, qu'est-ce que je peux en penser ? Premièrement, même si cette situation horripile les espagnols non catalans, il me semble que les catalans ont droit à voir respecter leur droit à leur autodétermination. Et le parlement qui avait déclaré l'indépendance de la Catalogne avait été élu démocratiquement, avec une présence massive des independantistes catalans ! Les catalans ont droit de vouloir vivre sous leur propres lois, sous leur propre gouvernement, et hors de l'Espagne s'ils le souhaitent majoritairement ! 

 

Deuxièmement, les réactions du gouvernement espagnol ... mise sous tutelle et démission d'office du gouvernement catalan ... ainsi que les poursuites judiciaires enclenchées contre les membres du gouvernement catalan, sont un signe d'une absence de culture démocratique de l'Espagne. L'Espagne nous démontre désormais que ce n'est pas un pays démocratique, un État de droit, un État digne de l'Europe et des valeurs européennes des droits de l'homme. Son histoire démocratique est trop récente et celle-ci n'a toujours pas fait le solde de son passé franquiste, dirigiste, fasciste. En témoigne la fascination que tant d'espagnols gardent encore pour le personnage de Franco !

 

Enfin, je comprends le gouvernement catalan en exil face aux poursuites judiciaires dont il est désormais la victime. Evidemment, il me semble que ces hommes auraient dû prévoir les réactions du gouvernement espagnol et anticiper leurs prochaines actions, et non pas fuir à l'étranger. Comme je le disais, certains peuples ont donné la vie pour combattre pour la liberté et l'indépendance ; j'aurais aimé que les leaders catalans soient prêts à se laisser embastiller et emprisonner pour l'indépendance de la Catalogne ! Mais après, c'est facile pour moi de dire cela de derrière mon écran, lorsque je ne risque rien. Et puis, même le Général de Gaulle lui-même a également fui la France en 1940 pour se refugier en exil en Angleterre, fondant le gouvernement de la France libre, sous la protection du gouvernement de Winston Churchill. Des esprits chagrins ont évidemment critiqué sa fuite, arguant qu'il ne craignait alors rien en France ! L'Histoire décidera si le leader catalan sera un héros catalan ou un traitre espagnol !

 

Au final, l'Espagne doit respecter la volonté d'autodétermination du peuple catalan, comme du peuple basque espagnol, et elle ne doit pas poursuivre les leaders du gouvernement catalan pour des positions politiques. Sinon, l'Espagne et son premier ministre Rajoy ne valent pas mieux que les pires dictatures dans le Monde, comme la Turquie, la Russie, l'Iran ou la Corée du Nord. Ces pays ressemblent souvent à des démocraties, comme l'Espagne, mais appliquent des lois d'exception pour traquer leurs opposants ou les contestataires (ou même parfois les ont totalement erradiqués) !

 

 

Saucrates


02/11/2017
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De l'égalité entre les hommes et les femmes (2)

 

Réflexion cinq (21 novembre 2017)

Pourquoi je ne parle jamais des agressions sexuelles dont sont victimes les femmes ... et pourquoi je ne suis pas «féministe» ?

 

Cela vous paraît-il bizarre ? Je traite du sujet de l'égalité entre les hommes et les femmes, ou plutôt des inégalités existant entre eux, mais je ne traite absolument pas d'un des principaux évènements de ces dernières semaines concernant au fond justement ce même sujet, à savoir les agressions sexuelles dont sont justement victimes de nombreuses femmes, qu'elles soient actrices ou simplement femmes. Est-ce bizarre ? 

 

Des plaintes ont ont donc été portées aux États Unis contre l'un des plus grands producteurs américains de films, et ces plaintes ont donné naissance à une explosion des déclarations d'agressions sexuelles de la part de femmes dans l'ensemble des pays et contre de très nombreux hommes, politiques, cinéastes ou quidams moyens. On peut avoir l'impression de frôler désormais l'hystérie collective dans cette histoire parce que les plaintes se succèdent maintenant inlassablement et entraînent démissions et accusations dans la majorité des pays occidentaux (c'est-à-dire Europe, Etats-Unis, Canada et Australie). 

 

Je ne remets aucunement en cause la réalité de ces agressions sexuelles, même si vraisemblablement, quelques agressions doivent certainement avoir été inventées au sein de cet ensemble, du fait du battage médiatique autour de cette affaire ! Mais au fond, ce n'est pas le sujet. Le sujet n'est pas la réalité de ces agressions, mais justement leur banalité. Tous les hommes de par le Monde pourraient être concernés par ces plaintes, non pas pour les avoir causées, non pas pour en être les auteurs, mais pour en avoir rêvé, pour avoir rêvé d'avoir le pouvoir de le faire, d'avoir des relations sexuelles avec ces femmes de rêve, ou une inconnue dans la rue ou dans un bureau. 

 

Parce ce que les hommes et les femmes ne sont pas égaux dans le jeu de la séduction. Parce qu'il suffit à une femme de sourire à un homme et de le draguer, pour pouvoir coucher avec lui ! Mais que cela est presque impossible et demande des trésors de diplomatie pour un homme. Alors oui, une femme a le droit de refuser son corps (demande des féministes) ou de dire «non» ! Mais on ne peut pas non plus empêcher les hommes de rêver d'être en capacité de les y forcer  par le pouvoir ou par la force. Ce que je dis est certes horrible ; tous les hommes seraient des brutes dont les rêves sexuels seraient plein de violence ! Mais est-ce véritablement faux ?

 

Au fond, l'éducation ne serait-elle pas simplement le fait d'arriver à canaliser ces pulsions et ces désirs sexuels pour les maintenir dans le cadre du fantasme, de les canaliser dans ce qui est accepté et toléré par la Société et par nos partenaires féminins ? Au fond, ceux qui sont les plus heureux sont les homosexuels masculins, puisqu'ils font cela avec des personnes qui ont les mêmes fantasmes qu'eux, sauf qu'il leur faut se reconnaître entre eux et ne pas être attirés par des hommes hétérosexuels. 

 

Avec le pouvoir, la puissance financière et politique, des hommes oublient peut-être peu à peu les limites de la société pour tenter d'obtenir sexuellement ce qu'ils veulent quand ils le veulent, comme ils le veulent. Et des hommes puissants, capables de détruire des carrières ou des réputations, arrivent sûrement à le faire longtemps, sans être inquiétés. Aurais-je été puissant, aurais-je été un monstre ? 

 

Ce qui est amusant, c'est que des pères qui pourraient peut-être être très tolérants voire capables de tels actes sur d'autres femmes, pourraient ne plus être du tout tolérants à l'égard de ceux qui agiraient de cette manière avec leurs propres enfants, avec leurs propres filles. Ces pères se transformeraient alors en meurtriers à l'égard du violeur de leurs filles, alors qu'ils pourraient se sentir peu concernés par ces mêmes faits s'ils ne touchaient pas leurs enfants. «Amusant» n'est peut-être pas le terme idoine ! Au fond, en tant qu'homme, je peux comprendre certaines agressions sexuelles ... En tant que père, elles me donneraient des envies de vengeance et de meurtre !

 

Pour quelles raisons est-ce que je ne partage pas l'hystérie collective autour de ces plaintes d'agressions sexuelles ? Premièrement, parce que je pourrais être concerné, au moins dans l'ordre du fantasme. Deuxièmement, parce que les victimes sont justement celles qui peuplent nos rêves, intouchables certes pour nous, mais justement les égéries qui nous ont été vendues comme des créatures de rêve absolu. Troisièmement, parce que nul n'est désormais à l'abri d'une plainte même fausse, parce que les relations hommes-femmes sont beaucoup trop inégales, beaucoup trop compliquées.

 

Enfin et pour conclure, pour rester dans ce cadre de l'inégalité des relations entre les hommes et les femmes, où un homme ne refusera que très rarement une proposition d'une femme, où une femme ne verra que très rarement l'ensemble des hommes refuser ces propositions (sauf si elle est très moche et très vieille, et encore), à l'immense difference avec les hommes où c'est notre cas général. Partir en boite ou dans un bar et ramener une fille est presque mission impossible pour un homme alors que l'inverse est tres peu probable.

 

Mais ce n'est pas sur cela que je voulais conclure. Je voulais conclure sur l'histoire du couple Macron, c'est-à-dire l'histoire d'un couple d'un jeune lycéen et d'une femme plus âgée, en la comparant à une histoire comparable qui aurait concerné un homme de 40 ans et une jeune fille de 15-17 ans ? Dans un cas, on a l'histoire d'un couple non conforme, mais acceptée ; dans le cas inverse, on aurait eu l'histoire d'un pervers sexuel, d'un prédateur sexuel qui aurait été jeté en prison. Pour quelle raison ce qui est accepté quand c'est une femme, est-il vécu comme un crime et une perversion quand c'est un homme ?

 

Alors quand on nous parle de l'inégalité des femmes vis-à-vis des dominateurs hommes, je reprendrais les termes de Frédéric Bonnaud, directeur de la Cinémathèque, cité par le Journal Le Monde, qui évoquait «un flash totalitaire» et «le spectre d'un retour à l'ordre moral» en parlant de l'ajournement de la rétrospective Jean-Claude Brisseau, pour cause de plaintes ou de condamnation pour agressions sexuelles. Il avait rajouté : «Nous ne sommes pas de taille. Elles ont gagné» ! Comment se battre contre la ministre Schiappa et les féministes rassemblées autour d'elle !

 

 

Saucratès 


21/11/2017
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De l'égalité entre les hommes et les femmes (1)

Réflexion quatre (16 novembre 2017)

De l'existence de véritables différences entre les hommes et les femmes

 

Qu'est-ce qui signifie cet acharnement militant des activistes suprémacistes féministes sur l'égalitarisme entre les hommes et les femmes ? Cet acharnement à vouloir s'attaquer à tout, de la place trop importante prise par les hommes dans les transports publics ou dans l'espace public, jusqu'à la conjugaison ou la grammaire inclusive, visant à contester les règles grammaticales de la langue française afin de forcer à faire apparaître le genre féminin en conjugaison au détriment du genre masculin, en passant par les diverses usines à gaz électorales créés pour forcer à l'élection simultanée ou successive d'hommes et de femmes. Sans oublier leur combat pour continuer d'être privilégiées dans les divorces face à leurs maris pour la garde des enfants (sauf si madame ne veut pas de la garde exclusive de ses enfants, et alors là, gare aux maris s'ils ne veulent pas passer pour des monstres ou des misogynes s'ils ne prennent pas leurs enfants !) ou pour les calculs des pensions alimentaires ou des prestations complémentaire !

 

Comme l'indique la fédération nationale «Solidarité Femmes» citée par le journal Le Monde, la proposition de loi du député LRM Philippe Latombe «soulève aussi un enjeu financier, car la résidence alternée pourrait aboutir à la suppression des pensions alimentaires et au partage des allocations familiales». Derrière les grands combats et les grandes causes des femmes se cachent donc de sordides et minables petits intérêts financiers et des histoires de gros sous, à savoir leur traitement privilégié lors des divorces pour la garde des enfants et l'imposition de pensions alimentaires disproportionnées le plus souvent à leur unique bénéfice !

 

Le sujet que je souhaite donc évoquer aujourd'hui traite donc de l'existence ou non de differences réelles entre les hommes et les femmes !

 

Mon premier exemple sera la capacité émotionnelle des femmes. Au départ de notre enfant pour poursuivre des études loin de notre domicile, devant le sas d'embarquement à l'aéroport, ma femme était en pleurs après la scène des adieux. Ni moi, ni mon fils ... La même situation m'a été racontée par ma kinésithérapeute espagnole qui recevait la visite de ses parents. Sa mère et elle-même étaient en pleurs lors de l'arrivee puis lors du départ, même si elle avait des relations compliquées avec ses parents. Mais ni son copain, ni son père ! Bien que son père, selon elle, sentant des larmes monter, aurait abrégé les adieux d'un air bourru. Je n'arracherais pas une larme à mon petit grand garçon de 13 ans, car il semble penser que pleurer démontre une fragilité insupportable. Il fera front, les points serrés, mais il ne pleurera pas. 

 

Ce n'est pas vraiment le résultat de l'éducation donnée aux petits garçons et aux petites filles ; je n'ai jamais interdit à mes fils de pleurer, et aucun père ou aucune mère n'ont jamais incité une petite fille à pleurer ... ou alors pas plus que des garçons qui pleurent ou trépignent pour obtenir un jeu au supermarché ! Qu'est-ce qui peut donc expliquer ces différences émotionnelles entre les garçons et les filles, entre les hommes et les femmes ? N'y a-t-il pas une difference de nature entre les hommes et les femmes en matière d'affichage de leurs émotions et du chagrin ? Et comment cette différence ne pourrait-elle s'expliquer que par des traits culturels et de reproduction de stéréotype, et en aucun cas par des traits naturels, des différences physiques ou hormonales entre les hommes et les femmes !

 

Il existe une autre source de différences naturelles et non pas culturelles entre les hommes et les femmes : la force physique. Evidemment, prises individuellement, il y aura toujours des femmes plus fortes que de nombreux hommes. La femme la plus forte pourrait même être plus forte que les plus forts des hommes. Mais cela n'empêcherait pas qu'en moyenne, les hommes soient plus forts que les femmes, en moyenne. Sinon, pourquoi est-ce toujours les hommes qui doivent changer les bouteilles d'eau dans les distributeurs d'eau au bureau, ou les bouteilles de gaz dans les maisons ? De la même manière, de nombreuses femmes sont beaucoup plus fortes que nombre d'autres hommes, mais dans les classements mondiaux en sport, la majeure partie des meilleurs sportifs seraient des hommes s'il n'y avait pas de classements ou des championnats séparés pour les hommes et pour les femmes ! Au tennis par exemple, les meilleures joueuses professionnelles ne dépasseraient pas la centième place mondiale. Et pourtant, les joueuses professionnelles féminines contestent le fait que les primes qu'elles touchent sont inférieures aux primes des hommes, à Roland Garros ou dans les autres tournois. Si elles valent au mieux un numéro 100 mondial masculin, c'est pourtant normal que leurs cachets soient beaucoup plus faibles que ceux des hommes, non ?

 

Cette différence peut elle être considérée comme un trait culturel ou une reproduction de stéréotypes ? Evidemment non. J'ai lu que le dysmorphisme sexuel était une caractéristique des espèces fortement polygames. Plus les mâles ont un harem important, plus les différences de taille et de force entre les mâles et les femelles sont importantes ; les mâles ayant besoin de se battre entre eux pour conserver ou gagner un harem, à la différence des femelles. Parmi les espèces fortement polygames, présentant un fort dysmorphisme sexuel, on trouve les éléphants de mer ou les gorilles. À l'inverse, les espèces strictement monogames ne présenteraient aucun dysmorphisme sexuel. Le meilleur exemple en serait les gibbons. Et l'espèce humaine présente une dysmorphisme sexuel modéré, mais reel ; les hommes étant en moyenne plus grands, plus gros que les femmes, et également plus forts. La conclusion de cette analyse est ainsi que l'espece humaine est modérément polygame, et non strictement monogame comme leurs cousins les gibbons ! Mais au vu des nombreuses sociétés humaines polygames observées par le passé ou de nos jours, on s'en serait effectivement douté, n'est-ce pas ?

https://www.scienceshumaines.com/la-monogamie-est-elle-naturelle_fr_21607.html

 

Que puis-je en déduire ou conclure de ces quelques exemples ? Simplement qu'il existe des différences physiques naturelles entre les hommes et les femmes. Les uns et les autres ne sont pas physiquement égaux ; nous sommes inégaux. Nos sociétés occidentales peuvent nier cet état de fait sous la pression des féministes dans nos sociétés policées et bien-pensantes par le biais de loi, mais cela restera forcément sous-jaccent !

 

 

Réflexion trois (11 novembre 2017)

Des déséquilibres réels ou fantasmés entre les hommes et les femmes ?

 

Deux articles du journal Le Monde mettent en lumière une lecture sexuée des déséquilibres entre les traitements réservés aux hommes et aux femmes dans la société et dans la langue françaises (déséquilibres reels ou fantasmés) .

 

Le premier de ces articles traitait de la grammaire inclusive. Des enseignants (mais il faudrait plutôt dire «enseignantes» en grammaire ou en écriture inclusive) se refusent à apprendre à leurs élèves que «le masculin l'emporte sur le féminin» et leur apprennent (il faudrait plutôt dire «inventent») de nouvelles règles de français où «le féminin l'emporte sur le masculin».

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/11/08/apres-l-ecriture-la-grammaire-inclusive_5211949_1473685.html

 

C'était exactement ce que je pronostiquais (ou plutôt imaginais) lors de mon précédent article traitant de l'écriture inclusive. Comment imaginait que des féministes militantes agressives enseignants de français ou professeurs des écoles (je devrais dire des suprémacistes féministes) puissent accepter une telle règle à leurs eleves, jeunes garçons ou jeunes filles ? Ce serait pour elle reconnaître comme de reconnaître la suprematie de l'homme sur la femme. Alors que pourtant, il ne s'agit que d'une règle de grammaire. C'est comme si on devait s'offusquer d'un théorème mathématique, comme le théorème de Pithagore ou le théorème de Thales. Certainement quelques suprémacistes féministes, enseignantes de mathématiques, doivent également rager à l'idée de nommer un théorème qui porte le nom d'un homme et non pas d'une femme. 

 

Comme l'écrit Le Monde dans son article, «la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes passe-t-elle par un changement des règles de la grammaire ? C’est en tout cas ce que défendent les 314 enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur qui, mardi 7 novembre, ont apposé leur signature en bas d’un « manifeste », dans lequel ils disent avoir cessé – ou s’apprêter à cesser – d’enseigner la règle de grammaire résumée en une petite formule connue de tout un chacun : «Le masculin l’emporte sur le féminin». 

 

«A l’initiative du manifeste, Eliane Viennot, enseignante-chercheuse en littérature du XVIe siècle, partie en guerre contre cette «règle scélérate». Elle se reconnaît comme la chef d’orchestre du mouvement – «surtout si vous l’écrivez cheffe d’orchestre !», souffle cette agrégée de lettres, qui défend le recours à un usage «limité mais assumé» de l’écriture inclusive.»

 

Donc un mouvement de féministes pures et dures, de femmes, et certainement de quelques pseudos hommes vendus et abrutis, gagnés à l'idée du politiquement correct ! 

                                 
                               

Je ne résiste pas au plaisir de reprendre ce magnifique dessin publié dans cet article du Monde. 

 

En quoi cela me pose-t-il problème ? Parce que je ne supporte pas l'excès et l'exagération, et que l'idée de s'attaquer à la grammaire française me pose un insupportable problème. Ces suprémacistes féministes n'ont qu'à changer de langue, de pays et de religion si elles le souhaitent, plutôt que de nous emmerder ! Qu'elles passent à l'anglais, qu´elles émigrent en Angleterre ou aux Etats-Unis si elles le souhaitent, et qu'elles se convertissent à la religion musulmane, mais qu'elles cessent d'utiliser la langue française si cela leur pose un problème de conscience. 

 

En quoi cela me gêne-t-il ? Parce que je suis fondamentalement en accord avec l'égalité des sexes et un traitement égalitaire entre les hommes et les femmes, mais en même temps, pas pour des gens que l'égalité ne satisfait pas, mais bien au contraire militent pour la suprématie de la femme sur l'homme. Et qui veulent à la fois bénéficier des avantages de leur sexe et une égalité soit-disant stricte, en fait à leur seul avantage. Celles qui veulent à la fois que les hommes les laissent passer, payent pour elles, leur ouvrent les portes et militent en même temps pour l'égalité, quand cela les avantage ! Celles qui militeront pour «les femmes et les enfants d'abord»  dans un naufrage, dans un bateau qui coule, mais font également assault de plaintes pour discrimination. Voilà ce qui me gêne. Pour l'égalité oui, mais foin alors de toute forme de galanterie et de politesse. 

 

Le deuxième article traitait du choix de la résidence alternée dans le cas des séparations et des divorces.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/08/la-residence-alternee-des-enfants-de-parents-separes-revient-en-debat_5211665_3224.html

 

Nous sommes là à l'inverse de la position précédente. Les pères sont très rarement traités égalitairement par la justice, par les juges féminines dans la réalité, et ne bénéficient que très rarement du droit de garde de leurs enfants, et même du simple droit de garde alternée. Si une femme ne veut pas que son mari n'ait pas droit à une garde alternée, il les verra alors un week-end sur deux, les 2eme et 4eme week-end de chaque mois, et une partie des vacances. Et il devra payer une pension alimentaire. Cette inégalité est pratiquement institutionnalisée et considérée comme normale, surtout par les femmes et les juges féminines. Et bien sûr par les suprémacistes féministes. 

 

La proposition de loi visant à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes émane, bien évidemment, inversement, d'un député homme. L’auteur du texte est le député (MoDem) de Vendée, Philippe Latombe. Une quarantaine de membres du groupe MoDem auraient cosigné la proposition.

 

Alors que le code civil dit aujourd’hui que la résidence de l’enfant «peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux», le texte propose de faire de la résidence alternée le principe général, auquel les parents pourraient déroger s’ils se mettent d’accord entre eux, ou auquel le juge peut également s’opposer, la décision finale appartenant à ce dernier. «La résidence de l’enfant est fixée au domicile de chacun des parents, selon les modalités déterminées par convention d’un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge», précise ainsi le premier alinéa du texte.

 

Là encore, la position des femmes ne me semble pas équilibrée. Elles se satisfont parfaitement d'être privilégiées par la justice en tant que mères face à leurs ex-maris, sans se formaliser que leurs ex-maris soient discriminés ... Comme quoi, la discrimination ne gêne les femmes, et surtout les suprémacistes féministes, que lorsqu'elles en sont les victimes, mais jamais lorsqu'elles en sont les bénéficiaires. 

 

 

Réflexion deux (28 octobre 2017)

L'écriture inclusive et l'Académie française

 

Je crois que je déteste toute forme d'excès et d'extrémisme, et le féminisme est l'une des formes d'extrémisme (avec l'islamisme et toute les idéologies suprémacistes, qu'elles viennent des suprémacistes blancs ou des suprémacistes noirs). Le journal Le Monde a proposé deux analyses opposées sur la question de l'écriture inclusive, en offrant du même coup deux visions différentes et une définition. 

 

La première vision est celle des Immortels de l'Académie française

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/26/l-academie-francaise-met-en-garde-contre-le-peril-mortel-de-l-ecriture-inclusive_5206492_3224.html

 

La seconde est celle des blogueurs décodeurs du Monde

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/ecriture-inclusive-non-l-academie-francaise-ne-decide-pas-seule-du-bon-usage-de-la-langue_5206995_4355770.html

 

Mais ce sujet est développé par de nombreux autres journaux, par exemple Le Figaro. Un sondage réalisé auprès de ses lecteurs fait apparaître un pourcentage de 95% d'internautes lecteurs opposés à l'écriture inclusive.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/10/27/32001-20171027ARTFIG00197-le-logiciel-de-traitement-de-texte-word-se-met-a-l-ecriture-inclusive.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/26/01016-20171026QCMWWW00124-tes-vous-partisanes-de-l-ecriture-inclusive.php

 

Qu'est-ce donc que l'écriture inclusive avant tout ? Afin d'assurer une égalité de représentation entre les hommes et les femmes, l'écriture inclusive consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, les mots, comme dans «mes ami·e·s» ou «les candidat·e·s», pour rendre le féminin plus visible et pour permettre des règles grammaticales plus neutres. Il a évidemment été construit par les mouvements féministes. Plus récemment, en 2015, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes a publié un guide incitant les pouvoirs publics à adopter une communication sans stéréotype  de sexe. Et une agence de communication (Mots-Clés) a édité un «manuel d'écriture inclusive» (coup médiatique ou nid de féministes ?).

 

Ce qui m'énerve bien sûr dans cette histoire, c'est cette impression d'une agression continue des féministes contre tous les compartiments de notre vie, comme si ces personnes voulaient extirper toute forme de supposé machisme dans les relations humaines et qu'ils ne cherchaient que cela. Dans des relations entre des hommes et des femmes, dans des interrelations humaines, ces personnes sont dans le registre de la méfiance permanente, dans la haine permanente, dans la paranoïa généralisée ! Là où tout le monde ne verrait que des règles historiques, des usages, ces gens-là cherchent les racines du racisme ou du machisme. 

 

D'une certaine façon, ce sont des suprémacistes féministes, qui cherchent à extirper usage après usage tout ce qui nourrit leur rancoeur. Pour une féministe professeur de français, ce doit effectivement très dur de devoir expliquer à des jeunes garcons ou des jeunes filles que le masculin l'emporte sur le féminin. Ce doit effectivement être très amusant ! 

 

Pourquoi chercher dans la langue à en extirper toute forme de supposé machisme. Ce ne sont que des règles d'usage de la langue française ! Evidemment, Le Monde, sans le dire, n'est absolument pas en accord avec l'Académie française, comme l'article des Décodeurs le démontre. Normal, Le Monde est un repaire de féministes hommes ou femmes, de bien-pensants ! Ainsi, dans la présentation de la position des Immortels, Le Monde souligne que cela s'explique par le faible nombre de femmes dans cette instance. Evidemment, pour descendre une position, il faut d'abord la présenter comme illégitime. L'écriture inclusive est un combat où ses défenseurs se drapent dans la bien-pensance. 

 

Maintenant, au delà de ce débat entre Immortels et féministes bien-pensants, je reconnais qu'une langue évolue irrémédiablement. Il y a tant de différences  entre la langue de Rabelais, de Nostradamus et le français de nos jours, qu'il en est difficile de les lire dans leur écriture d'origine. Les «os» et les «es» sont devenus des «ô» et des «ê», les «u» sont devenus des «v», les «y» des «i», et les «v» seuls des «u», les «aulx» et les «ault» sont devenus des «aux» et des «aut» ... entre centaines d'autres modifications grammaticales.

 

Le simple fait que le français puisse continuer à évoluer ne me gêne en aucun cas. Une langue vit et évolue. C'est plus la raison cachée de cette evolution, un supposé machisme caché au fond de la Langue française, qui me pose problème, pas l'évolution elle-même. 

 

Le francais est également une langue extrêmement complexe. Des langue comme l'anglais n'ont aucun souci de genre, de féminin, de masculin, ou de pluriel. Rien de ceci n'existe en anglais, et guère plus en allemand ou l'on n'accorde pas les verbes, les mots ou les adjectifs avec le genre et le pluriel des mots ou des sujets. Au pire, l'allemand reconnait le genre des mots avec les «der», «das», «die» et les «ein» et «eine». Et  l'anglais même pas. D'une certaine façon, ces langues ne s'en sortent pas plus mal que le francais et elles sont beaucoup plus simples à apprendre pour les étrangers. 

 

Mais c'est peut-être justement cela que l'Academie française veut empêcher. Car derrière l'ecriture inclusive, on peut voir apparaitre une volonté ultérieure de simplification des règles d'accord des verbes et des mots qui emportera l'appauvrissement de la langue française. 

 

 

Réflexion une (13 et 14 août 2017)

Un problème avec le féminisme ?

 

J'aimerais dès le début de cet article clarifier quelques points pour ne pas prêter à confusion. Je crois sincèrement en l'égalité entre un homme et une femme, dans ce qu'ils sont, ce qu'ils méritent, ce qu'ils peuvent faire. Les sociétés humaines sont devenues suffisamment protectrices pour que les éventuelles différences de force brute et les fragilités imposées par la maternité ne soient plus déterminantes pour les tâches des hommes et des femmes. Plus besoin de chasser le bison, le mamouth, le lion ou la baleine ; nul travail n'est inaccessible aux hommes ou aux femmes. 

 

Je ne crois donc pas en une infériorité de la femme sur l'homme, intellectuelle voire même physique ... Il existe des femmes beaucoup plus fortes que moi. Ce n'est qu'une question d'entraînement physique, donc un pur produit de la reproduction sociale. Les femmes peuvent paraître moins fortes en général parce que dans l'imaginaire social, un jeune garçon doit savoir se battre et moins une jeune fille. Mais tout ceci encore n'est que reproduction sociale, et généralisation abusive.

 

Il existe bien sûr des différences physiologiques entre les hommes et les femmes ; chacun d'eux détient une partie du potentiel reproductif de l'espèce humaine, mais il est totalement impossible pour un homme de donner naissance à un de ses petits. La femme de son côté n'a besoin que de quelques spermatozoïdes masculins pour y arriver ! C'est là une énorme injustice, une énorme différence ! Mais au-delà de ce seul point, il n'y a pas d'autres véritables différences entre hommes et femmes.

 

Qu'il y ait des différences de considération entre les hommes et les femmes dans nos organisations sociales, dans les entreprises, Je le reconnais aussi volontiers. Il n'y a pas tant de dirigeantes d'entreprises ou politiques dans le monde, meme si le Royaume Uni a une femme à sa tête de même que l´Allemagne, entre autres. Et les salaires des femmes, à poste ou tâche équivalente, sont bien souvent inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Et je conçois même les politiques visant à imposer de se rapprocher de la parité dans les entreprises en matière d'accès à l'emploi, à l'encadrement ou en matière de salaires, et de droits.

 

Mais le féminisme virulent, de même que la bêtise des bien-pensants en matière d'égalitarisme homme-femme m'énervent et m'insupportent. Que dans certains pays scandinaves, en pointe dans le combat contre ses inégalités, on puisse interdire dans les écoles aux petits garçons de pisser debout pour les forcer à pisser assis, comme les filles, m'a toujours paru insensé. Au nom de l'égalité, on ne peut pas combattre la nature et la simple logique. On peut pisser debout, c'est tellement plus naturel ! N'étant ni scandinave ni danois ni hollandais, et n'y ayant pas étudié, Je ne peux assurer que ce soit des faits vrais, que cette interdiction faite aux garçons de pisser debout dans certaines écoles soit vraie. Ce qui m'a quand même énormément amusé au sujet de ces pays scandinaves tellement avancés et en pointe dans la lutte contre ces inégalités, tellement coercitives contre les hommes, c'est d'apprendre que les festivals y sont le lieu de très nombreuses agressions sexuelles contre les femmes au sein de l'anonymat de la foule. Et les bonnes âmes de choisir d'annuler ces festivals en condamnant le comportement des hommes !

 

Ce qui m'amuse et me réjouit ? Le fait que la nature humaine survit toujours ! Et que malgré toutes les règles absurdes et coercitives contre les hommes pour plier et nier leur nature, celle-ci ressort toujours ! Et je trouve cela rassurant. 

 

Mais le féminisme virulent et la bêtise des bien-pensants font de nombreuses autres victimes. Un pauvre salarié de Google en a fait les frais récemment, et je partage totalement ce qu'il pense (pour une grande part) et je lui apporte mon soutien ! Meme si contrairement à lui, je ne pense pas qu'il y ait réellement des differences entre les hommes et les femmes ... elles sont plus sociales que naturelles ... Et sûrement pas dans les matières scientifiques ou empathiques ! Mais le licencier pour cela ? Ce qui est insupportable, c'est que toute contestation de la pensée bien pensante hégémonique conduit à l'exclusion de ceux qui ne pensent pas comme les autres ! Et cela, c'est intolérable !

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/08/08/google-l-auteur-d-un-manifeste-sexiste-dit-avoir-ete-licencie_5169983_4408996.html

 

Derniere insupportable aberration de la lutte des féministes (je préfère dire des suprémacistes féministes), c'est celui des hommes qui prendraient trop de places dans les transports publics, en écartant de manière indue et obscène les jambes ! (ou «manspreading»). Que l'égalité entre les hommes et les femmes soient à ce point en bonne voie, avancée, que les féministes puissent maintenant s'attaquer à ce genre de détail pourrait paraître rassurant, si ce n'était pas un insupportable nouvelle agression menée contre nous, les hommes. Un jour, nous n'aurons peut être même plus le droit de prendre les transports en commun, de travailler, voire de vivre. Et les suprémacistes féministes trouveront certainement encore des choses à nous reprocher. Et les bonnes âmes masculines, abruties et vendues, confirmeront l'insupportable domination des hommes sur les pauvres et faibles femmes ! Donc les hommes prendraient trop de place dans les transports en public, au détriment des pauvres et faibles femmes ? Il nous faudrait nous serrer, croiser les jambes. Et les hommes s'écartent et prennent de la place pour prouver agresser les pauvres femmes, pour prouver leur capacité de domination sur leurs pauvres voisines ? Soyons sérieux !

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/07/06/comment-le-manspreading-est-devenu-un-objet-de-lutte-feministe_5156949_4832693.html

 

Non, tout ceci m'insupporte !

 

 

Saucratès


16/11/2017
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Finance offshore et évasion fiscale

Réflexion une (jeudi 9 novembre 2017)

La finance offshore

 

Le Monde et l'ICIJ viennent de publier une nouvelle enquête sur le monde de la finance offshore.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/06/paradise-papers-l-envers-de-la-mondialisation_5210798_3232.html

 

Il y a dix-huit mois, en avril 2016, Le Monde et des médias partenaires de l'ICIJ («International consortium of Investigative Journalists» ou «Consortium pour un journalisme d'investigation») avaient décortiqué des milliers de documents provenant du cabinet Mossack Fonseca, installé dans l'Etat du Panama. Cette fuite avait pris le nom des «Panama Papers».

https://www.lesechos.fr/04/04/2016/lesechos.fr/021815208784_--panama-papers-----revelations-sur-la-finance-offshore-mondiale.htm

 

Ces documents avaient permis de mettre en lumière des pratiques de blanchiment et de financement occulte de grandes entreprises et de nombreux hommes politiques du monde entier. Il y était notamment question d'hommes politiques connus islandais ou de quelques autres pays qui avaient utilisé ce cabinet pour échapper à l'impôt et masquer des biens ou leur patrimoine. 

 

Qu'en était-il ressorti de cette affaire des «Panama Papers» au final ? Le cabinet Mossack Fonseca n'a pas cessé ses activités pour autant. Même si cette histoire a dû lui faire du tord ; ce genre de clients cherchant avant tout la discrétion et la confidentialité. Quelques hommes politiques, notamment en Islande, avaient dû démissionner ou plutôt avaient été contraints par la rue et la presse de démissionner de leurs responsabilités gouvernementales ... Mais soyons sûr qu'ils reviendront tôt ou tard ; les électeurs n'ayant qu'une très faible mémoire des fautes et erreurs des hommes politiques qu'ils élisent. Quelques fraudeurs ont bien dû être rattrapés par le fisc français ou par les fisc étrangers, et quelques centaines de contribuables ont dû choisir de profiter des services de la cellule de rapatriement de leurs avoirs en France en payant une partie des impôts qu'ils auraient dû payer. On avait aussi découvert que certains grands établissements bancaires francais continuaient de travailler dans les Etats offshore alors que les dirigeants de ces établissements avaient assuré qu'ils n'avaient aucun lien avec ces Etats là et avec le monde de la finance offshore.

 

Quelques années auparavant déjà, les mêmes médias et l'ICIJ avaient deja fait sortir des milliers de documents provenant de deux sociétés très actives dans le monde de l'offshore : Commonwealth Trust Limited, située dans les Îles Vierges britanniques, et Portcullis Trustnet, basée à Singapour. C'était en avril 2013.

http://www.france24.com/fr/20130404-offshore-leaks-secrets-paradis-fiscaux-icij-enquete-revelation-medias

 

Les 6 et 7 novembre 2017, Le Monde, ainsi que de nombreux autres journaux et médias de par le monde, publient donc une nouvelle enquête sur la finance offshore. Cette enquête se base sur 6,8 millions de documents internes du cabinet d'avocats Appleby aux Bermudes, de 0,6 million de documents internes du cabinet Asiaciti Trust de Singapour, et de 6,2 millions de documents issus des registres confidentiels des sociétes de dix-neuf paradis fiscaux (Antigua-et-Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbade, Bermudes, Dominique, Grenade, Îles Caïmans, Îles Cook, Îles Marshall, Labuan, Liban, Malte, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Trinité-et-Tobago, Vanuatu). Les médias ont donné à cette affaire le nom de «Paradise Papers».

 

Par différence d'avec les «Panama Papers», il ne semble pas que ces documents internes démontrent des montages illégaux ou de financement de blanchiment ou d'argent sale. Ils montrent les dessous du Monde de la finance et de l'évasion fiscale.

 

«Ces histoires mises bout à bout composent un monde à part, où l'impôt n'existe pas. Un Monde réservé aux élites du XXIe siècle, qui souligne le problème de l'équité fiscale et du partage de l'impôt entre des contribuables qui ont le pouvoir d'y échapper et d'autres qui ne peuvent agir sur leur facture fiscale. Un monde enfin, qui se joue des tentatives de régulation des États.» Jérémie Barush, Jean-Baptiste Chastand, Anne Michel et Maxime Vaudano, Le Monde.

 

Cette nouvelle affaire est presque désespérante. Apres 2013 et 2016, après les «offshore leaks» puis les «Panama papers», rien ne semble devoir changer. Des hommes politiques à chaque fois avaient été mis en cause, mais cette nouvelle enquête démontre encore que les plus puissants sont les premiers à utiliser ces systèmes d'optimisation fiscale pour échapper à l'impôt. La couronne britannique, de nombreux membres du gouvernement américain parmi les proches du nouveau president Trump, des proches de Trudeau au Canada ... Et puis surtout, malgré tout ce qui est dit et écrit sur la finance offshore, rien ne change. 2013, 2016, 2017 ... combien faudra-t-il d'articles de presse, de fuites de documents, pour que quelque chose bouge ? À moins qu'en fait cela ne serve à rien. Que les coupables ne soient jamais inquiétés, que la finance offshore continue de prospérer et de croître, et que l'opinion publique ne s'en accommode et trouve cela normal.

 

Faut-il désespérer ?

 

 

 

Saucratès


09/11/2017
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