Critiques de notre temps

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Les affaires de Rugy et la fabrique de l'opinion publique

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 14 juillet 2019

 

L'Etat de droit est en danger en France sous le gouvernement de Macron et Philippe. La décision du procureur de la République nommé par Macron de ne pas poursuivre trois membres de l'entourage d'Emmanuel Macron à l'Elysée pour parjure ne peut pas se comprendre autrement que comme un retour d'ascenseur pour sa nomination décidée par Emmanuel Macron. C'est inquiétant dans un État de droit. Tout comme les poursuites menées contre les gilets jaunes depuis novembre 2018 sont également inquietantes, tout comme inversement l'absence de poursuites à l'encontre de tous les agents des forces de l'ordre pour les agressions, les coups, les tirs injustifiés ... Mais ces forces de l'ordre sont les seuls remparts du pouvoir macroniste, et celui-ci ne peut se permettre de perdre le soutien des forces de l'ordre. Macron, en violation du respect de l'Etat de droit, utilise la violence publique pour faire peur, contraindre et combattre les manifestants et ses contestataires et adversaires, comme par exemple les gilets jaunes ou la CGT. Sans les forces de l'ordre, Macron et son gouvernement tomberaient car, à la difference de ses prédécesseurs, il n'a absolument aucune légitimité antérieure, ni même aucune légitimité aucune. Il a été élu en raison d'une intoxication médiatique, d'une manipulation médiatique de l'opinion publique. Et à ses côtés, on trouve toute une série de traitres de droite et de gauche qui ne représentent rien si ce n'est eux-mêmes et une certaine forme de politique et de milieu social ou de caste ! Ces gens-là n'ont aucune espèce de légitimité. Ils ne tiendront qu'autant que les forces de l'ordre continueront à les protéger, eux, et la République derrière eux. Que les forces de l'ordre laissent les manifestants marcher sur l'Elysee, et c'en est fini du macronisme et de Macron.

 

Que penser par ailleurs de l'affaire, des affaires concernant François de Rugy, révélée par le site Mediapart ? Que les puissants, comme Macron en premier lieu, continuent de mener un grand train de vie aux frais des contribuables ? Tout en nous imposant réformes et cures d'amaigrissement, tout en nous demandant toujours plus de sacrifices ? Il eusse fallu être aveugle ou ignorant pour croire que les hommes politiques étant subitement devenus des anges et des ascètes, tout comme il serait idiot de penser que Macron ou Philippe sont des anges ou des ascètes. La conversation entre Philippe et de Rugy a dû être fort intéressante ! De Rugy disant à Philippe que tu fais tous les jours les mêmes dépenses et dérapages. Et Philippe lui répondant que toi, par différence avec moi, tu as été pris ... 

 

Et l'autre enseignement de cette affaire, c'est pourquoi de Rugy, et comment se fait-il que Mediapart s'en soit pris à de Rugy et à sa directrice de cabinet ? Comment cela se fait-il que Mediapart ait pu avoir des informations compromettantes sur de Rugy. Qui l'a vendu ? Pour quelles raisons ? Car l'arrivée de Macron au pouvoir a tarri les principales sources d'informations des médias. Mediapart a-t-elle enfin réappris à faire du journalisme d'investigation ? Ou bien n'a-t-elle simplement que pu bénéficier à nouveau d'informations venant d'un tiers mal (ou bien) intentionné ? 

 

Cette affaire démontre une chose principalement. Que les traitres comme de Rugy, comme tant d'autres, ne cherchent qu'une seule chose : profiter toujours plus de l'argent public pour leur plaisir personnel et celui de leurs collègues de caste. De Rugy faisait donc de petites fêtes privées fastueuses sur les fonds de la présidence de l'Assemblée Nationale. Et il avait aussi fait procéder à des travaux onéreux dans le logement de fonction luxueux qu'il occupait avec sa famille. Il occupait également un logement social depuis des années sans plus en avoir le droit, sans répondre aux critères pour occuper un logement social. Il avait d'ailleurs viré sa directrice de cabinet pour la même raison, la veille justement. Et enfin, le lendemain, on apprenait qu'il ne déclarait pas et ne payait pas ses impôts en 2015 ou 2016.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/07/14/francois-de-rugy-assure-qu-il-ne-se-laissera-pas-demolir_5489230_823448.html

 

Ces différentes affaires interrogent le rôle des médias, ce quatrième pouvoir dans une démocratie digne de ce nom. Des médias qui se sont tus ou qui étaient complices de la manipulation de l'opinion publique lors de la prise de pouvoir d'Emmanuel Macron, jusqu'aux incidents de la Place de la Contrescarpe à Paris. Des médias qui sont encore aveuglés par le pouvoir macroniste, opposés au mouvement des gilets jaunes dont ils guettent en permanence les moindres dérapages, les moindres fautes. Et surtout des médias qui ont une certaine image de la bonne politique, des bons partis détenant le pouvoir. Les médias francais et plus largement européens adorent les partis de centre-droit ou de centre-gauche. Emmanuel Macron était ainsi le divin espoir de l'Europe, ayant battu/vaincu l'extrême droite francaise. On sait aujourd'hui que cette victoire était calculée, préparée, manipulée. Le regard médiatique sur les élections grecques du 7 juillet 2019 sont du même acabit. Les médias europeens chantent ainsi la très nette victoire de Kyriakos Mitsotakis, du Parti de centre-droite Nouvelle Démocratie. «A plusieurs reprises ces dernières années, les Grecs se sont dangereusement approchés du bord de l’abîme. Les élections législatives, qui se sont tenues dimanche 7 juillet, sont, de ce point de vue, doublement rassurantes : elles marquent une maturité bienvenue de la vie politique grecque, parallèlement à l’amélioration de la situation économique, et s’inscrivent résolument dans le cadre de l’Union européenne (UE). Non seulement la Grèce se normalise, mais, après avoir été le précurseur de la crise en Europe, elle pourrait peut-être montrer la voie de la restructuration du paysage politique.»

 

Aux antipodes de la vision des médias sur son prédécesseur, Alexis Tsipras. «A gauche, la défaite du premier ministre sortant Alexis Tsipras était attendue : il paie ses promesses non tenues et surtout les douloureuses années d’austérité infligées par la profondeur de la crise grecque ... M. Tsipras sauve les meubles et, à 44 ans, peut mettre à profit cette période dans l’opposition pour construire un vrai parti de gauche moderne, structuré et solidement implanté, à partir de ce qui n’était à l’origine qu’un mouvement populiste radical. Syriza s’est assagi ...»

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/08/la-grece-un-pays-normal_5486848_3232.html

 

Il importe peu que pour l'emporter, Kyriakos Mitsotakis ait menti à ses électeurs, qu'il est promis de renégocier l'obligation d'un excédent budgétaire de 3,5% imposée aux grecs par leurs créanciers européens. Programme électoral que les dirigeants européens, dès que celui-ci fut élu, porté au pouvoir, s'empressèrent de rappeler à l'ordre. Mais Kyriakos Mitsotakis avait déjà été élu. Ces partenaires politiques de centre droite ou de centre gauche se gardèrent bien d'ailleurs d'interférer au cours de la campagne électorale et de ramener  sa promesse à son caractère mensonger. Peu importe qu'il mente si ce dernier est un parti de centre-droit, voire de centre-gauche. Les seuls mensonges, les seules demi-vérités, combattus à tout prix sont celles émanant des partis d'extrême droite ou d'extrême gauche ; il suffit de lire le site des décodeurs du Monde ...

 

Il en va de même avec la couverture médiatique des élections italiennes et du leader de la formation politique populiste de la Ligue du Nord. Pour quelles raisons les médias européens ont-ils peur des formations populistes ? Et pourquoi donne-t-on ce nom de populiste à des partis politiques qui ont pour ambition de représenter le peuple et de s'appuyer sur le peuple pour arriver au pouvoir ou pour conserver le pouvoir ? Pour quelles raisons le fait de s'appuyer sur une minorité d'énarques, de cadres, de managers, d'enseignants ou de vieux rentiers (tout en manipulant la majorité des autres) est-il considéré comme préférable au fait de s'appuyer sur la majorité du peuple ?

 

Je ne peux pour ma part comprendre un tel traitement différencié de l'actualité et de la politique. Et une telle disproportion entre les traitements médiatiques des uns et des autres. Ce n'est plus de la démocratie dont il s'agit, mais d'une fabrique de l'opinion par le mensonge et la manipulation. 

 

 

 Saucratès


14/07/2019
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Le Libra de Facebook ... ou quel sujet aborder ...

Paris, mercredi 10 juillet 2019

 

Il y a quelques jours, je m'interrogeais pour savoir quel sujet il me restait à aborder ? J'étais à Paris, dans un bar, totalement assoiffé, en attendant une bière.

 

J’avais fini de traiter du Libra de Facebook mais il m'est apparu nécessaire de revenir sur ce sujet, sous un autre angle. Pourquoi, pour quelles raisons Facebook et Mark Zuckerberg se lancent-ils dans un truc aussi compliqué que la création d’une cryptomonnaie convertible reposant sur un panier de devises ?

 

Évidemment, il s’agit d’un projet excitant. Créer une cryptomonnaie, c’est déjà particulièrement intéressant. Faire en sorte en plus qu’elle se veule être ou devenir une véritable devise, concurrente du dollar ou de l’euro, avec une association pensée comme une banque centrale, des partenaires pensés pour être chargés d’animer et de gérer son développement, c’est encore plus excitant. Et le penser à la taille de Facebook, aux plusieurs milliards d’utilisateurs, là, ça devient carrément mégalomaniaque, juste à la mesure de Mark Zuckerberg ! On peut penser que lui qui a tout réussi, pourrait seul être capable de réussir. Et Internet pourrait alors avoir une monnaie qui ne serait plus soit le dollar, soit l’euro, soit le rinminbi ! 

 

Un économiste apparemment très favorable à ce projet semblait défendre l’idée que Facebook voulait devenir la principale banque d’internet avec le Libra. «Aucune des contraintes d’une banque centrale et tous les avantages d’une banque ...», écrivait-il dans Le Monde. Or, justement, dans mon idée, c’est tout l’inverse. Les contraintes sont sur les banques, pas sur les banques centrales. Contraintes de fonds propres, de liquidité et de lutte anti-blanchiment ...

 

Un économiste qui idéalise les banques, ce n’est pas nouveau. La banque est un monde presque étranger aux économistes, dont ils n'ont pratiquement aucune idée. Pour moi, la banque est le métier le plus régulé et le plus contrôlé au monde, et aussi le plus dangereux. Fournir un réseau social à des utilisateurs est infiniment plus simple.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/06/30/libra-profiter-de-tous-les-avantages-d-une-banque-sans-avoir-a-supporter-les-responsabilites-d-une-banque-centrale_5483390_3232.html

 

Les difficultés des banques naissent à partir du moment où elles doivent faire face à des fuites de leur monnaie (parce que chaque banque émet en fait sa propre monnaie ... à chacune d’elle, mais que sa monnaie est librement convertible en monnaie banque centrale). Tant qu’une banque ne fait qu’émettre de sa monnaie et que les clients échangent cette monnaie entre eux, il n’y a aucun problème et une banque pourrait en émettre autant qu’elle le voudrait. Mais dès lors que ses clients règlent des commerçants ou des entreprises en dehors de ses clients, ou lorsque ses clients virent leurs argents vers d’autres banques, les problèmes commencent. La banque doit alors disposer de monnaie banque centrale pour y faire face. 

 

Le principe même d’une banque centrale consiste en le fait d’être le prêteur en dernier ressort de son système bancaire. Et aussi, de n’avoir aucun prêteur en dernier ressort au dessus de soi, si ce n’est le Fonds Monétaire International, aux moyens très limités. 

 

Au fond, ce sont ces fuites de monnaie vers les monnaies banques centrales, ou monnaies de réserve, qui me semblent être le danger pour une banque epsilon (comme dans mon exemple) ou comme pour le Libra.

 

Une banque normale, à la différence d’une banque centrale, peut normalement toujours compter sur le prêteur en dernier ressort (dès lors qu’elle est solvable et la surveillance permanente dont elle fait l’objet par la banque centrale sert normalement à s’en assurer) et ne doit pas non plus faire face à des interrogations sur la convertibilité de sa monnaie interne en monnaie banque centrale ... Évidemment on connaît des cas qui contredisent cette théorie, comme par exemple la faillite de Lehman Brothers en 2009 ... Mais Lehman Brothers n’était pas une banque véritablement, plutôt une compagnie d’assurance, et elle était américaine ... Le fait de ne pas secourir Lehman Brothers et la mettre en faillite fut une décision politique, dont on n'avait peut-être pas parfaitement analysé toutes les conséquences à l'époque.

  

L’association Libra, en tant que banque centrale, devra pour sa part garantir la convertibilité en un panier de devises du Libra, quelque soit l’origine de ces Libras, en plus de se comporter en tant que prêteur en dernier ressort de son écosystème monétaire, avec les risques qui en découlent aussi (notamment de ne pas pouvoir récupérer ses créances sur une banque ou un établissement qui serait défaillant). Une banque centrale comme la BCE, la FED ou demain l'association Libra doit ainsi développer des outils et une législation pour lui permettre d'apprécier la solvabilité des banques relevant de sa juridiction, pour garantir les prêts de monnaie centrale qu'elles peuvent lui consentir, ceux des autres banques pour éviter qu'une catastrophe en chaîne (ou catastrophe systémique) ne s'enclenche en cas de faillite frauduleuse d'une banque, ou pour garantir tout simplement les dépôts des épargnants ou des internautes qui auraient fait confiance à cette banque. 

 

Les réseaux sociaux peuvent-ils s'épargner l'ensemble des réflexions qui sont celles des banques centrales depuis le début du dix-neuvième siècle, c'est-à-dire plus de deux siècles d'histoire monétaire et financière, plus de deux siècles de faillites et de crises financières systémiques, plus de deux siècles de réflexions sur les législations financières et les contraintes de reporting, de législation nationale et de surveillance prudentielle peu à peu imposées aux banques et aux établissements financiers ? 

 

Au fond, est-il possible de supprimer toute cette législation, toute ces contraintes imposées aux banques, et de les remplacer simplement par des «likes» et par des «j'aime» pour gérer les relations entre des banques et des millions d'utilisateurs ? C'est un peu la question. On le verra à l'apparition de la première crise financière, de la première grosse faillite commerciale dans l'écosystème du Libra ! On saura alors si les réseaux sociaux sont transparents et peuvent permettre de gérer ce genre d'activités à très gros risques, ou bien si le Libra était seulement un coup commercial ou une erreur stratégique monumentale !

 

 

Saucratès


10/07/2019
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Retour à la politique

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 7 juillet 2019

 

L'actualité récente va me ramener à la politique et au Macronisme. Un de mes meilleurs amis (et lecteur) semble me dépeindre, me considérer comme un anti-macroniste acharné, maladif, compulsif. Selon lui, j'en ferais une fixation ! Certes ...

 

Emmanuel Macron devait représenter une autre manière de faire de la politique. Ni de droite ni de gauche, c'était son leitmotiv. Mais ce n'était qu'une forme de marketing ; pour battre des adversaires de droite et de gauche, il lui fallait se présenter hors des clivages politiques. On a appris depuis que des groupes d'influence, des milliardaires et leurs nombreux journaux, avaient programmé sa victoire, les nombreux ralliements de personnalités politiques qui lui ont permis de s'affirmer comme un recours. Et programmer la défaite de son principal concurrent : François Fillon qui était le seul capable de l'empêcher de passer le premier tour.

 

Les francais ont été manipulés par la presse et par des groupes de pression et d'influence. Aujourd'hui, le parti politique que ces groupes ont créé (à savoir LaREM) essaie de détruire ses adversaires idéologiques à sa droite et à sa gauche. Sur les ruines du PS et de LR, ils veulent construire un nouveau parti, hégémonique. Mais c'est peine perdue. Macron risque de ne pas représenter une nouvelle manière de faire de la politique ; il risque plutôt de devenir le fossoyeur de la démocratie à la française. Et au fond, il a déjà été le fossoyeur de notre démocratie : en volant et en trompant les francais sur son personnage, sur son histoire, en manipulant l'élection présidentielle de 2017, une grande partie des français ont compris qu'ils avaient été trompés. Les gilets jaunes ne sont qu'une forme de la révolte, du refus de se laisser manipuler. 2017 n'aura-t-il été que le dernier cri du cygne, avant que les extrêmes ne l'emportent ? 

 

Macron et son gouvernement continuent donc de nous manipuler. Nous sommes entrés dans l'acte II du quinquennat d'Emmanuel Macron et de ses réformes. Les macronistes veulent s'implanter dans les municipalités locales et ils essaient de capturer le maximum d'élus dans leurs filets. Prendre Paris aux socialistes ! Mais les francais se révolteront-ils enfin contre Macron ou bien vont-ils continuer à voter aveuglement pour les candidats de Macron sous prétexte qu'ils ont juste l'étiquette Macron ?

 

Le Monde titrait sur les agissements sur les réseaux sociaux des macronistes qui se radicalisent pour défendre la politique de leur champion et de leur gouvernement. Les réseaux sociaux sont ainsi devenus un lieu de bataille. Des militants extrémistes macronistes qui se croient victimes d'une cabale journalistique avec l'affaire Benalla, ou avec les gilets jaunes qu'ils semblent abhorrer !

 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/06/anonymat-represailles-ciblees-et-faux-comptes-voyage-dans-la-macronie-numerique_5486029_4355770.html

 

Mais ces militants n'ont connu que les unes dithyrambiques des journaux manipulés par leurs propriétaires milliardaires voulant faire élire leur petit protégé à la présidentielle de 2017 ; le retour à la réalité et à une présentation normale et moins complaisante du pouvoir macroniste a ainsi dû leur paraître comme une injuste et incompréhensible trahison, eux qui se croyaient investis d'une mission civilisatrice ou divine ...

 

Le pouvoir macroniste a un deuxième souci. Son absence de tolérance de la contestation, cette croyance en sa toute-puissance. Les gilets jaunes en ont forcément fait les frais, tombés sous les balles (de défense) des forces de l'ordre. Mais les syndicalistes et les professeurs contestataires en font aujourd'hui aussi les frais. Comment des enseignants peuvent-ils oser vouloir contester une loi écrite par un ministre de l'Education nationale omnipotent et tout-sachant ! 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/05/resultats-du-bac-jean-michel-blanquer-mene-l-epreuve-de-force_5485715_3224.html

 

J'ai vu ce triste personnage passer vendredi soir aux informations télévisées, et les menaces qu'il portait vis-à-vis des grévistes qui avaient osé conserver des copies du baccalauréat. Il semble ainsi interdit à ses yeux de contester une réforme du baccalauréat et du lycée qu'il a décidé de faire envers et contre tous, et que les parlementaires ont voté ... Mais le parlement est entièrement acquis aux macronistes et remplis de députés godillots incompétents choisis pour obéir aveuglément aux ordres de la Macronie. Et en France, ce sont les députés qui ont le dernier mot. 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/05/bac-sortir-du-face-a-face_5485689_3232.html

 

Cette réforme du lycée et du baccalauréat est une ineptie remarquable. Une aberration absolument pas préparée, et dont nos jeunes qui vont devoir en faire les frais et qui en seront les premiers cobayes, risquent d'en être aussi les premières victimes. Il est anormal de lancer une telle réforme dans une telle impréparation. Les jeunes qui passent l'année prochaine en première générale n'ont pas bénéficié en 2018-2019 des nouveaux programmes de seconde. Alors que les programmes scolaires de première sont sensés reposer sur ces mêmes acquis de seconde. La mise en œuvre de cette réforme est bien trop rapide, désorganisée, incompréhensible. Il n'est même pas sûr que les jeunes lycéens de première auront des manuels terminés et à jour début septembre (voire mi-août dans le département de La Réunion) pour la rentrée scolaire !

 

Est également une ineptie cette idée de sortir du principe des séries litteraires ou scientifiques en faisant disparaître les mathématiques des enseignements généraux en première et en terminale et en rabaissant les sciences à des enseignements de spécialité ! Pourquoi l'histoire, le francais, la philosophie, les langues étrangères ou même le sport continuent-ils d'être enseignés à tous les jeunes lycéens en première et en terminale du baccalauréat général, mais pas les mathématiques, les sciences physiques et la biologie ? Des enseignants et des parents idiots expliquent que c'est pour les enfants qui n'aiment pas les mathématiques  !

 

Mais c'est idiot ! Et si je n'aime pas le francais, l'histoire, l'anglais ou le sport ? Pourquoi devrais-je continuer à en faire malgré tout ? Et pour quelle raison ce serait différent pour les mathématiques ? Une immense majorité des enfants et des parents leur ont d'ailleurs donné tord ! Une immense proportion des futurs lycéens de première ont choisi cette année comme enseignements de spécialité les mathématiques, la physique et les SVT. La réforme voulait faire disparaître la prépondérance du baccalaureat scientifique ou S ... elle va démontrer la prépondérance des enseignements de spécialité scientifique. Mais avec un risque terrible. Les parents et les enfants n'ont aucune possibilité de contester le refus du choix des enseignements de spécialité pour leur enfant ! Et les places dans ces enseignements sont extrêmement chères, des lors que tout le monde les demande !

 

Vive la contestation des enseignants ! Et NON à la réforme du lycée ! NON à la dictature de Macron et de ses valets ! Et on appelle cela une nouvelle façon de faire de la politique ?

 

https://www.lemonde.fr/education/article/2019/07/04/des-jurys-fortement-perturbes-a-la-veille-de-l-annonce-prevue-des-resultats-du-bac_5485391_1473685.html

 

 

Saucratès


07/07/2019
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Libra - La question n'est pas de savoir s'il va s'effondrer mais quand il s'effondrera (suite)

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 26 juin 2019

 

Je vais donc désormais pouvoir en revenir à l'objet même de ma réflexion, à savoir expliciter les probables raisons du futur effondrement (à venir) du Libra de Facebook. Le Libra n'est pas encore créé ; il devrait être créé en cours d'année 2020. Pour une présentation de cette cryptomonnaie, voir mon précédent article.

 

https://www.zinfos974.com/Libra-La-question-n-est-pas-de-savoir-s-il-va-s-effondrer-mais-quand-il-s-effondrera_a141798.html

https://saucrates.blog4ever.com/libra-la-question-n-est-pas-de-savoir-s-il-va-s-effondrer-mais-quand-il-s-effondrera

 

Je m'étais arrêté aux raisons expliquant les alertes et la vigilance des autorités monétaires et politiques à l'égard d'un projet encore hypothétique, tournant autour des impératifs en matière de LAB-FT et de KYC et de la taille potentielle de la communauté des utilisateurs de cette monnaie lorsqu'elle serait créée. Au delà des principes et des explications, je pense que ce projet est particulierement bancal parce qu'il veut faire croire qu'on se trouve face à un projet totalement novateur alors qu'il ne s'agit au fond que de la création d'un simple moyen de paiement présenté comme une cryptomonnaie. Il ne s'agit que d'une opération marketing, mais susceptible de faire courir des risques inconsidérés et considérables au système financier ou à Facebook. La dizaine d'entreprise partenaires chargées de l'animation de cette monnaie seront ainsi regroupées au sein d'une «association Libra» faisant office de banque centrale. Mais qu'est-ce qu'une Banque centrale ? C'est d'abord le prêteur en dernier ressort d'une économie monétaire, un organisme capable d'émettre autant d'une monnaie que nécessaire pour défendre sa valeur interne ou externe, ou d'en vendre ou d'en racheter autant que nécessaire en échange de devises.

 

Mais il arrive parfois que même de très puissantes banques centrales d'un État échouent à combattre des spéculatEure, et ces banques centrales doivent alors se résoudre à laisser la spéculation contre une monnaie l'emporter, entraînant en forte baisse la valeur externe d'une monnaie. Ce fut notamment le cas lors des attaques spéculatives contre les monnaies constituant le serpent monétaire européen (SME) dans les années 1990-1993. La Banque de France (et les principales banques centrales européennes) avait alors été obligée d'accepter une dévaluation du franc et sa sortie des bandes étroites du SME. L'élargissement des bandes de fluctuations tolérées pour les monnaies européennes avait alors même conduit les médias à se moquer de cette décision européenne en observant que même le dollar dorénavant respectait les règles du SME.

 

Je doute que l'association Libra soit capable et armée pour faire face à de telles attaques spéculatives. Les banques centrales mondiales des monnaies existantes ont appris de siècles d'histoires financières et monétaires, tout au long des dix-neuvieme, vingtième et vingt-et-unième siècles et je n'imagine pas que Facebook ou ces entreprises composant l'association Libra puissent du jour au lendemain apprendre tout ceci ! Comment fera cette association à sa première attaque spéculative, face à sa première panique financière et avec quels moyens financiers et quelles reserves de change ? Quelle arme des taux d'intérêt par ailleurs pour décourager la spéculation ?

 

L'existence de ces réserves de change est mon deuxième argument. Evidemment, l'association Libra aura certainement quelques réserves de change, réserves qu'elle sera susceptible d'utiliser lorsqu'il s'agira d'acheter des Libras contre des devises pour défendre sa valeur externe, son cours de change. Mais ces réserves pourront-elles suffire ? Facebook se retrouvera ainsi devant un très vieux schéma, reposant sur une opposition entre deux écoles monétaires opposées : «banking school» contre «currency school». Il s'agit de deux théories monétaires du régime de change convertible en étalon monétaire or, qui ont été théorisées au début du dix-neuvième siècle mais qui reste selon moi toujours d'actualité. Pour la «Currency school», la masse des billets en circulation doit être égale ou corrélée aux réserves en or de la Banque centrale. À l'inverse, selon la «Banking school», «la quantité de monnaie en circulation doit avant tout dépendre des besoins des agents économique. La masse monétaire doit alors être adaptée aux besoins des affaires, l'importance de l'or et de l'argent était ici minimisée.» (source Wikipédia)

 

En quoi me direz-vous cette vieille controverse peut-elle impacter mon argumentation et concerner le Libra ? Cela fait 48 ans (depuis 1971), que le régime de l'étalon or a disparu et que les majorités des monnaies sont devenues convertibles ! Cela concerne pourtant le Libra. Soit l'association Libra, la Banque centrale, appliquera la «currency school» et detiendra dans ses coffres, dans ses comptes, l'exacte contrepartie en les diverses devises des Libra mis en circulation et existant dans l'univers de Facebook, et il n'y aura aucun risque de panique financière tant que la banque centrale du Libra appliquera le «currency principle». Mais cela pourra représenter des sommes financières phénoménales à immobiliser pour la sécurité financière du système ... 2 milliards d'utilisateurs fois plusieurs dizaines de milliers d'euros ... cela représenterait au total vingt mille milliards d'euros ou de dollars, soit vingt fois la capitalisation boursière actuelle de Facebook ou encore le quart du PIB mondial. Deuxième solution, la Banque centrale du Libra appliquera les préceptes du «banking school», comme toutes les banques centrales existantes. Ce qui semble le plus évident vu les sommes nécessaires à immobiliser pour le principe adverse.

 

Vous me direz alors qu'il n'y a pas plus de raisons de voire le Libra s'effondrer que de voir l'euro, le dollar ou le renminbi (yuan chinois) s'effondrer ! Et j'en arrive donc à ma derniere série d'argumentations.

 

Les cours de l'euro, du dollar ou du renminbi peuvent augmenter ou baisser indifféremment pour la majeure partie de leurs utilisateurs parce qu'ils ne perdent pas de pouvoir d'achat interne. Seules les entreprises importatrices ou exportatrices peuvent être concernées, mais elles sont capables de se couvrir du risque de variation des changes. L'euro, le dollar ou le renminbi servent aussi surtout à payer les impôts et les taxes émis par les États souverains. Et les monnaies nationales sont également les seules monnaies utilisables pour régler des biens et des services dans un espace géographique donné, que ce soit la France, l'Allemagne, les Etats-Unis ou la Chine. Le monopole de circulation monétaire dans une zone géographique donnée offre un pouvoir, une puissance importante à une monnaie. Lorsqu'une monnaie nationale perd son monopole et voit d'autres devises circuler et être privilegiées dans les échanges (le dollar en Amérique centrale ou en Amérique du Sud ou l'euro dans quelques pays africains comme à Madagascar), cela témoigne d'une dégradation de la situation monétaire et prélude à des hyperinflations ou des crises monétaires.

 

Le Libra sera dans une situation inverse. Aucune zone géographique où il sera la seule monnaie acceptée, pour les échanges de biens ou le paiement d'impôts édictés par Facebook ou autres (même si certains peuvent peut-être imaginé que cette zone géographique où cette monnaie pourrait être prépondérante pourrait être internet ...). Et face à des variations de cours, les possesseurs de cette monnaie s'enrichiront ou s'apauvriront.

 

Et c'est dans ce cadre que je pense forcément que l'aventure du Libra prendra fin par son effondrement. Car il est fort probable qu'à un moment où un autre, une attaque spéculative, une défiance même passagère à l'encontre de la valeur du Libra interviendra. De mauvais résultats financiers de Facebook, des interrogations sur la capacité de la Banque centrale du Libra de faire face aux demandes de conversion ... plus cette méfiance interviendra tardivement, plus les montants de Libra en circulation et le nombre de porteurs de cette cryptomonnaie progressera, et plus le risque qu'une petite fraction de ces porteurs perdent confiance dans le Libra aura des répercussions importantes, sauf si (comme je l'ai déjà mentionné) c'est le «currency principle» qui est mis en œuvre et si la Banque centrale du Libra dispose de réserves en devises égales à la masse des Libra en circulation ... En effet, les porteurs qui comme moi disposeront de quelques euros sous formes de Libra pour effectuer quelques achats peuvent parfaitement se moquer de perdre leurs quelques euros. Mais quant à ceux qui auront placé toutes leurs économies ou dont c'est la seule monnaie ?

 

Hors «currency principle» ... mais on a vu que ce dernier était insoluble ... une simple fraction des porteurs ou des possesseurs de Libra fuyant cette monnaie et cherchant par tous les moyens à convertir leurs Libra en devises suffira à créer une panique monétaire qui s'amplifiera jusqu'à l'effondrement ... dès lors que la Banque centrale du Libra ne pourra plus convertir les demandes de remboursement, on observera une panique financière digne des plus belles crises que le monde est connue, et ce seront essentiellement le cœur de cible de Facebook ... les pauvres d'Afrique qui ne disposent pas de réseaux bancaires ... qui seront les grands perdants de cette panique financière. Et je n'imagine pas l'association du Libra ou Facebook pouvoir se relever d'une telle crise financière. 

 

La question n'est pas tant de savoir si une telle crise se produira dans le futur. C'est pratiquement absolument certain. La question est plutôt de savoir quand cette crise se produira. Et jusqu'à quel impact une telle crise pourra avoir dans un monde aussi financiarisé et aussi mondialisé qu'il est aujourd'hui ! En 1929, dans un monde tellement plus archaïque et moins financiarisé, la crise financière de 1929 a failli détruire le monde. En 2007, la pire crise financière après celle de 1929 que le monde ait connu, ce ne sont que les réponses relativement justes apportés par les principales banques centrales mondiales qui ont permis d'en limiter les dégâts. Grâce également à un gouverneur de la FED, spécialiste de la crise de 1929, qui était resté obnubilé par les fautes survenues lors de cette crise. Il ne me semble pas certain qu'une panique monétaire touchant le Libra n'impacterait pas l'ensemble de l'économie mondiale, dans une mesure encore inégalée et inobservée !

 

 

Saucratès


26/06/2019
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Libra - La question n'est pas de savoir s'il va s'effondrer mais quand il s'effondrera

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 21 juin 2019

 

Avant de vouloir pronostiquer l'effondrement du Libra, il nous faut d'abord revenir à la question primordiale : qu'est-ce que le Libra ! La nouvelle monnaie de Facebook n'est pas encore créée qu'elle agité désormais la toile entiere et le Landerneau économique et monétaire. Le Libra, qui devrait etre lancé en 2020, est sensé être une cryptomonnaie émise par Facebook et contrôlée par un ensemble d'une vingtaine de grandes entreprises mondiales. J'ai sélectionné deux articles (dont un article Wikipédia) présentant et traitant de ce projet.

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/06/18/ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-libra-la-cryptomonnaie-de-facebook_5477887_4408996.html

 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Libra_(cryptomonnaie)

 

J'écoutais en fin d'après-midi une émission de France Culture traitant du Libra. Le Libra serait donc d'abord et avant tout une cryptomonnaie. Qu'est-ce qu'une cryptomonnaie ? Le Bitcoin est l'une des principales cryptomonnaies existantes, c'est-à-dire une monnaie dont les livres de comptes ne sont pas détenus par un seul établissement bancaire (comme pour nos comptes bancaires normaux) mais par l'ensemble des participants du réseau informatique. On parle dans ce cas de monnaie décentralisée par opposition aux monnaies normales qui sont des monnaies centralisées. Les principes du Libra ne sont pas très bien connus à ce jour, ni la manière dont il pourra fonctionner, mais il ne semble pas que le Libra sera véritablement une cryptomonnaie. Si un groupe très restreint d'intermédiaires du réseau réalisent et archivent les transactions sur le Libra, le Libra ne sera pas alors très différent d'une simple monnaie scripturale bancaire, c'est-à-dire reposant sur des écritures informatiques sur des livres de comptes. Mais évidemment, il est beaucoup plus moderne et vendeur de parler d'une cryptomonnaie et de blockchain que d'une simple monnaie bancaire ou d'un simple moyen de paiement !

 

Je n'ai pas non plus défini le terme de blockchain, technologie inséparable du principe de cryptomonnaie. La blockchain (ou block de chaîne) est simplement un système informatique permettant de tenir une «sorte de registre public, infalsifiable, sur lequel sont inscrites toutes les transactions». Mais il n'y a pas grand chose à voir entre le futur Libra et la plus célèbre des cryptomonnaies, le Bitcoin, rendue célèbre par le niveau de son cours (plusieurs dizaines de milliers d'euros à son plus haut niveau) mais aussi son utilisation préférentielle par de nombreux terroristes ou hackeurs informatiques pour ranconner des particuliers ou des entreprises. Le Bitcoin fait intervenir des mineurs qui fabriquent les Bitcoins et d'autres utilisateurs qui conservent des traces des blockchains et des échanges. Et toute nouvelle transaction vient s'ajouter à la chaîne des transactions déjà enregistrées. 

 

Si on lit ou on écoute la presse et les médias, les États et les Banques centrales seraient particulièrement alarmés par le développement du Libra ! Ne faisant partie d'aucunes de ces personnes, je ne peux guère répondre à cette question. 

 

https://francais.rt.com/economie/63149-libra-cryptomonnaie-facebook-qui-inquiete-etats

 

Mais il y a plusieurs raisons qui pourraient expliquer que des banques centrales et des régulateurs nationaux ou internationaux s'intéressent au projet de Facebook. L'émission de France Culture mentionnait d'abord les contraintes LAB-FT (lutte anti-blanchiment et financement du terrorisme). Les autorités de régulation internationales imposent à toutes les banques de contrôler les identités de leurs clients et de vérifier toutes les opérations de paiement ou de financement que leur clientèle ou leurs correspondants bancaires leur demandent d'exécuter. Facebook et le Libra devra donc permettre de réaliser toutes ses diligences. L'émission de France Culture que j'écoutais rappelait également les diligences KYC (Know your customer) qui doivent être realisées par les établissements bancaires - et qui se déclinent aussi en «connaitre vos intermédiaires» (KYI) et «connaître vos fournisseurs» (KYS). Pour mémoire, les autorités de contrôles nationales (ACPR pour la France) peuvent suspendre l'agrément d'un établissement financier qui ne respecterait pas ces diligences ou démettre son dirigeant. Le besoin de respect des diligences LAB-FT n'est donc pas anodin.

 

C'est une première raison. La deuxième raison citée par l'émission de France Culture avait trait aux obligations réglementaires liées à Bâle III auxquelles devraient répondre les multinationales servant de banques centrales au Libra. Ces réglementations ne s'appliquent qu'aux établissements bancaires ou financière et sont là pour protéger le système financier international des conséquences d'une possible catastrophe financiere ou de faillites en chaîne. 

 

Il y en a forcément une dernière. Facebook est une entreprise gigantesque qui veut émettre une monnaie, qui risque d'avoir une importance démesurée avec potentiellement plusieurs milliards d'utilisateurs de sa monnaie. Une faillite ou une panique financière sur le Libra aurait potentiellement un impact extrêmement important et il est du devoir des autorités monétaires ou des États de tenter de protéger au maximum ces futurs utilisateurs. Ainsi que les autres intermédiaires du système financier mondial ...

 

J'ai, il me semble, jusqu'à maintenant, grossièrement dépeint et expliqué ce que représentera le Libra. Avant d'en arriver à ma conclusion et à mon titre introductif selon lesquels la question à se poser n'était pas de savoir si le Libra allait un jour s'effondrer, ce qui me semble certain, mais plutôt de savoir quand le Libra va s'effondrer, il faut rappeler quelques débats anciens en matière monétaire et se poser quelques questions sur le futur fonctionnement de ce Libra. Ce que j'aborderais dans un prochain post.

 

 

Saucratès


21/06/2019
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