Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

De l'égalité entre les hommes et les femmes. Ter

Réflexion quatre (16 novembre 2017)

De l'existence de véritables différences entre les hommes et les femmes

 

Qu'est-ce qui signifie cet acharnement militant des activistes suprémacistes féministes sur l'égalitarisme entre les hommes et les femmes ? Cet acharnement à vouloir s'attaquer à tout, de la place trop importante prise par les hommes dans les transports publics ou dans l'espace public, jusqu'à la conjugaison ou la grammaire inclusive, visant à contester les règles grammaticales de la langue française afin de forcer à faire apparaître le genre féminin en conjugaison au détriment du genre masculin, en passant par les diverses usines à gaz électorales créés pour forcer à l'élection simultanée ou successive d'hommes et de femmes. Sans oublier leur combat pour continuer d'être privilégiées dans les divorces face à leurs maris pour la garde des enfants (sauf si madame ne veut pas de la garde exclusive de ses enfants, et alors là, gare aux maris s'ils ne veulent pas passer pour des monstres ou des misogynes s'ils ne prennent pas leurs enfants !) ou pour les calculs des pensions alimentaires ou des prestations complémentaire !

 

Comme l'indique la fédération nationale «Solidarité Femmes» citée par le journal Le Monde, la proposition de loi du député LRM Philippe Latombe «soulève aussi un enjeu financier, car la résidence alternée pourrait aboutir à la suppression des pensions alimentaires et au partage des allocations familiales». Derrière les grands combats et les grandes causes des femmes se cachent donc de sordides et minables petits intérêts financiers et des histoires de gros sous, à savoir leur traitement privilégié lors des divorces pour la garde des enfants et l'imposition de pensions alimentaires disproportionnées le plus souvent à leur unique bénéfice !

 

Le sujet que je souhaite donc évoquer aujourd'hui traite donc de l'existence ou non de differences réelles entre les hommes et les femmes !

 

Mon premier exemple sera la capacité émotionnelle des femmes. Au départ de notre enfant pour poursuivre des études loin de notre domicile, devant le sas d'embarquement à l'aéroport, ma femme était en pleurs après la scène des adieux. Ni moi, ni mon fils ... La même situation m'a été racontée par ma kinésithérapeute espagnole qui recevait la visite de ses parents. Sa mère et elle-même étaient en pleurs lors de l'arrivee puis lors du départ, même si elle avait des relations compliquées avec ses parents. Mais ni son copain, ni son père ! Bien que son père, selon elle, sentant des larmes monter, aurait abrégé les adieux d'un air bourru. Je n'arracherais pas une larme à mon petit grand garçon de 13 ans, car il semble penser que pleurer démontre une fragilité insupportable. Il fera front, les points serrés, mais il ne pleurera pas. 

 

Ce n'est pas vraiment le résultat de l'éducation donnée aux petits garçons et aux petites filles ; je n'ai jamais interdit à mes fils de pleurer, et aucun père ou aucune mère n'ont jamais incité une petite fille à pleurer ... ou alors pas plus que des garçons qui pleurent ou trépignent pour obtenir un jeu au supermarché ! Qu'est-ce qui peut donc expliquer ces différences émotionnelles entre les garçons et les filles, entre les hommes et les femmes ? N'y a-t-il pas une difference de nature entre les hommes et les femmes en matière d'affichage de leurs émotions et du chagrin ? Et comment cette différence ne pourrait-elle s'expliquer que par des traits culturels et de reproduction de stéréotype, et en aucun cas par des traits naturels, des différences physiques ou hormonales entre les hommes et les femmes !

 

Il existe une autre source de différences naturelles et non pas culturelles entre les hommes et les femmes : la force physique. Evidemment, prises individuellement, il y aura toujours des femmes plus fortes que de nombreux hommes. La femme la plus forte pourrait même être plus forte que les plus forts des hommes. Mais cela n'empêcherait pas qu'en moyenne, les hommes soient plus forts que les femmes, en moyenne. Sinon, pourquoi est-ce toujours les hommes qui doivent changer les bouteilles d'eau dans les distributeurs d'eau au bureau, ou les bouteilles de gaz dans les maisons ? De la même manière, de nombreuses femmes sont beaucoup plus fortes que nombre d'autres hommes, mais dans les classements mondiaux en sport, la majeure partie des meilleurs sportifs seraient des hommes s'il n'y avait pas de classements ou des championnats séparés pour les hommes et pour les femmes ! Au tennis par exemple, les meilleures joueuses professionnelles ne dépasseraient pas la centième place mondiale. Et pourtant, les joueuses professionnelles féminines contestent le fait que les primes qu'elles touchent sont inférieures aux primes des hommes, à Roland Garros ou dans les autres tournois. Si elles valent au mieux un numéro 100 mondial masculin, c'est pourtant normal que leurs cachets soient beaucoup plus faibles que ceux des hommes, non ?

 

Cette différence peut elle être considérée comme un trait culturel ou une reproduction de stéréotypes ? Evidemment non. J'ai lu que le dysmorphisme sexuel était une caractéristique des espèces fortement polygames. Plus les mâles ont un harem important, plus les différences de taille et de force entre les mâles et les femelles sont importantes ; les mâles ayant besoin de se battre entre eux pour conserver ou gagner un harem, à la différence des femelles. Parmi les espèces fortement polygames, présentant un fort dysmorphisme sexuel, on trouve les éléphants de mer ou les gorilles. À l'inverse, les espèces strictement monogames ne présenteraient aucun dysmorphisme sexuel. Le meilleur exemple en serait les gibbons. Et l'espèce humaine présente une dysmorphisme sexuel modéré, mais reel ; les hommes étant en moyenne plus grands, plus gros que les femmes, et également plus forts. La conclusion de cette analyse est ainsi que l'espece humaine est modérément polygame, et non strictement monogame comme leurs cousins les gibbons ! Mais au vu des nombreuses sociétés humaines polygames observées par le passé ou de nos jours, on s'en serait effectivement douté, n'est-ce pas ?

https://www.scienceshumaines.com/la-monogamie-est-elle-naturelle_fr_21607.html

 

Que puis-je en déduire ou conclure de ces quelques exemples ? Simplement qu'il existe des différences physiques naturelles entre les hommes et les femmes. Les uns et les autres ne sont pas physiquement égaux ; nous sommes inégaux. Nos sociétés occidentales peuvent nier cet état de fait sous la pression des féministes dans nos sociétés policées et bien-pensantes par le biais de loi, mais cela restera forcément sous-jaccent !

 

 

Saucratès


16/11/2017
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De l'égalité entre les hommes et les femmes. Bis

Réflexion trois (11 novembre 2017)

Des déséquilibres réels ou fantasmés entre les hommes et les femmes

 

Deux articles du journal Le Monde mettent en lumière une lecture sexuée des déséquilibres entre les traitements réservés aux hommes et aux femmes dans la société et dans la langue françaises (déséquilibres reels ou fantasmés) .

 

Le premier de ces articles traitait de la grammaire inclusive. Des enseignants (mais il faudrait plutôt dire «enseignantes» en grammaire ou en écriture inclusive) se refusent à apprendre à leurs élèves que «le masculin l'emporte sur le féminin» et leur apprennent (il faudrait plutôt dire «inventent») de nouvelles règles de français où «le féminin l'emporte sur le masculin».

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/11/08/apres-l-ecriture-la-grammaire-inclusive_5211949_1473685.html

 

C'était exactement ce que je pronostiquais (ou plutôt imaginais) lors de mon précédent article traitant de l'écriture inclusive. Comment imaginait que des féministes militantes agressives enseignants de français ou professeurs des écoles (je devrais dire des suprémacistes féministes) puissent accepter une telle règle à leurs eleves, jeunes garçons ou jeunes filles ? Ce serait pour elle reconnaître comme de reconnaître la suprematie de l'homme sur la femme. Alors que pourtant, il ne s'agit que d'une règle de grammaire. C'est comme si on devait s'offusquer d'un théorème mathématique, comme le théorème de Pithagore ou le théorème de Thales. Certainement quelques suprémacistes féministes, enseignantes de mathématiques, doivent également rager à l'idée de nommer un théorème qui porte le nom d'un homme et non pas d'une femme. 

 

Comme l'écrit Le Monde dans son article, «la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes passe-t-elle par un changement des règles de la grammaire ? C’est en tout cas ce que défendent les 314 enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur qui, mardi 7 novembre, ont apposé leur signature en bas d’un « manifeste », dans lequel ils disent avoir cessé – ou s’apprêter à cesser – d’enseigner la règle de grammaire résumée en une petite formule connue de tout un chacun : «Le masculin l’emporte sur le féminin». 

 

«A l’initiative du manifeste, Eliane Viennot, enseignante-chercheuse en littérature du XVIe siècle, partie en guerre contre cette «règle scélérate». Elle se reconnaît comme la chef d’orchestre du mouvement – «surtout si vous l’écrivez cheffe d’orchestre !», souffle cette agrégée de lettres, qui défend le recours à un usage «limité mais assumé» de l’écriture inclusive.»

 

Donc un mouvement de féministes pures et dures, de femmes, et certainement de quelques pseudos hommes vendus et abrutis, gagnés à l'idée du politiquement correct ! 

                                
                               

Je ne résiste pas au plaisir de reprendre ce magnifique dessin publié dans cet article du Monde. 

 

En quoi cela me pose-t-il problème ? Parce que je ne supporte pas l'excès et l'exagération, et que l'idée de s'attaquer à la grammaire française me pose un insupportable problème. Ces suprémacistes féministes n'ont qu'à changer de langue, de pays et de religion si elles le souhaitent, plutôt que de nous emmerder ! Qu'elles passent à l'anglais, qu´elles émigrent en Angleterre ou aux Etats-Unis si elles le souhaitent, et qu'elles se convertissent à la religion musulmane, mais qu'elles cessent d'utiliser la langue française si cela leur pose un problème de conscience. 

 

En quoi cela me gêne-t-il ? Parce que je suis fondamentalement en accord avec l'égalité des sexes et un traitement égalitaire entre les hommes et les femmes, mais en même temps, pas pour des gens que l'égalité ne satisfait pas, mais bien au contraire militent pour la suprématie de la femme sur l'homme. Et qui veulent à la fois bénéficier des avantages de leur sexe et une égalité soit-disant stricte, en fait à leur seul avantage. Celles qui veulent à la fois que les hommes les laissent passer, payent pour elles, leur ouvrent les portes et militent en même temps pour l'égalité, quand cela les avantage ! Celles qui militeront pour «les femmes et les enfants d'abord»  dans un naufrage, dans un bateau qui coule, mais font également assault de plaintes pour discrimination. Voilà ce qui me gêne. Pour l'égalité oui, mais foin alors de toute forme de galanterie et de politesse. 

 

Le deuxième article traitait du choix de la résidence alternée dans le cas des séparations et des divorces.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/08/la-residence-alternee-des-enfants-de-parents-separes-revient-en-debat_5211665_3224.html

 

Nous sommes là à l'inverse de la position précédente. Les pères sont très rarement traités égalitairement par la justice, par les juges féminines dans la réalité, et ne bénéficient que très rarement du droit de garde de leurs enfants, et même du simple droit de garde alternée. Si une femme ne veut pas que son mari n'ait pas droit à une garde alternée, il les verra alors un week-end sur deux, les 2eme et 4eme week-end de chaque mois, et une partie des vacances. Et il devra payer une pension alimentaire. Cette inégalité est pratiquement institutionnalisée et considérée comme normale, surtout par les femmes et les juges féminines. Et bien sûr par les suprémacistes féministes. 

 

La proposition de loi visant à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes émane, bien évidemment, inversement, d'un député homme. L’auteur du texte est le député (MoDem) de Vendée, Philippe Latombe. Une quarantaine de membres du groupe MoDem auraient cosigné la proposition.

 

Alors que le code civil dit aujourd’hui que la résidence de l’enfant «peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux», le texte propose de faire de la résidence alternée le principe général, auquel les parents pourraient déroger s’ils se mettent d’accord entre eux, ou auquel le juge peut également s’opposer, la décision finale appartenant à ce dernier. «La résidence de l’enfant est fixée au domicile de chacun des parents, selon les modalités déterminées par convention d’un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge», précise ainsi le premier alinéa du texte.

 

Là encore, la position des femmes ne me semble pas équilibrée. Elles se satisfont parfaitement d'être privilégiées par la justice en tant que mères face à leurs ex-maris, sans se formaliser que leurs ex-maris soient discriminés ... Comme quoi, la discrimination ne gêne les femmes, et surtout les suprémacistes féministes, que lorsqu'elles en sont les victimes, mais jamais lorsqu'elles en sont les bénéficiaires. 

 

 

Saucratès


11/11/2017
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Finance offshore et évasion fiscale

Réflexion une (jeudi 9 novembre 2017)

La finance offshore

 

Le Monde et l'ICIJ viennent de publier une nouvelle enquête sur le monde de la finance offshore.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/06/paradise-papers-l-envers-de-la-mondialisation_5210798_3232.html

 

Il y a dix-huit mois, en avril 2016, Le Monde et des médias partenaires de l'ICIJ («International consortium of Investigative Journalists» ou «Consortium pour un journalisme d'investigation») avaient décortiqué des milliers de documents provenant du cabinet Mossack Fonseca, installé dans l'Etat du Panama. Cette fuite avait pris le nom des «Panama Papers».

https://www.lesechos.fr/04/04/2016/lesechos.fr/021815208784_--panama-papers-----revelations-sur-la-finance-offshore-mondiale.htm

 

Ces documents avaient permis de mettre en lumière des pratiques de blanchiment et de financement occulte de grandes entreprises et de nombreux hommes politiques du monde entier. Il y était notamment question d'hommes politiques connus islandais ou de quelques autres pays qui avaient utilisé ce cabinet pour échapper à l'impôt et masquer des biens ou leur patrimoine. 

 

Qu'en était-il ressorti de cette affaire des «Panama Papers» au final ? Le cabinet Mossack Fonseca n'a pas cessé ses activités pour autant. Même si cette histoire a dû lui faire du tord ; ce genre de clients cherchant avant tout la discrétion et la confidentialité. Quelques hommes politiques, notamment en Islande, avaient dû démissionner ou plutôt avaient été contraints par la rue et la presse de démissionner de leurs responsabilités gouvernementales ... Mais soyons sûr qu'ils reviendront tôt ou tard ; les électeurs n'ayant qu'une très faible mémoire des fautes et erreurs des hommes politiques qu'ils élisent. Quelques fraudeurs ont bien dû être rattrapés par le fisc français ou par les fisc étrangers, et quelques centaines de contribuables ont dû choisir de profiter des services de la cellule de rapatriement de leurs avoirs en France en payant une partie des impôts qu'ils auraient dû payer. On avait aussi découvert que certains grands établissements bancaires francais continuaient de travailler dans les Etats offshore alors que les dirigeants de ces établissements avaient assuré qu'ils n'avaient aucun lien avec ces Etats là et avec le monde de la finance offshore.

 

Quelques années auparavant déjà, les mêmes médias et l'ICIJ avaient deja fait sortir des milliers de documents provenant de deux sociétés très actives dans le monde de l'offshore : Commonwealth Trust Limited, située dans les Îles Vierges britanniques, et Portcullis Trustnet, basée à Singapour. C'était en avril 2013.

http://www.france24.com/fr/20130404-offshore-leaks-secrets-paradis-fiscaux-icij-enquete-revelation-medias

 

Les 6 et 7 novembre 2017, Le Monde, ainsi que de nombreux autres journaux et médias de par le monde, publient donc une nouvelle enquête sur la finance offshore. Cette enquête se base sur 6,8 millions de documents internes du cabinet d'avocats Appleby aux Bermudes, de 0,6 million de documents internes du cabinet Asiaciti Trust de Singapour, et de 6,2 millions de documents issus des registres confidentiels des sociétes de dix-neuf paradis fiscaux (Antigua-et-Barbuda, Aruba, Bahamas, Barbade, Bermudes, Dominique, Grenade, Îles Caïmans, Îles Cook, Îles Marshall, Labuan, Liban, Malte, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Samoa, Trinité-et-Tobago, Vanuatu). Les médias ont donné à cette affaire le nom de «Paradise Papers».

 

Par différence d'avec les «Panama Papers», il ne semble pas que ces documents internes démontrent des montages illégaux ou de financement de blanchiment ou d'argent sale. Ils montrent les dessous du Monde de la finance et de l'évasion fiscale.

 

«Ces histoires mises bout à bout composent un monde à part, où l'impôt n'existe pas. Un Monde réservé aux élites du XXIe siècle, qui souligne le problème de l'équité fiscale et du partage de l'impôt entre des contribuables qui ont le pouvoir d'y échapper et d'autres qui ne peuvent agir sur leur facture fiscale. Un monde enfin, qui se joue des tentatives de régulation des États.» Jérémie Barush, Jean-Baptiste Chastand, Anne Michel et Maxime Vaudano, Le Monde.

 

Cette nouvelle affaire est presque désespérante. Apres 2013 et 2016, après les «offshore leaks» puis les «Panama papers», rien ne semble devoir changer. Des hommes politiques à chaque fois avaient été mis en cause, mais cette nouvelle enquête démontre encore que les plus puissants sont les premiers à utiliser ces systèmes d'optimisation fiscale pour échapper à l'impôt. La couronne britannique, de nombreux membres du gouvernement américain parmi les proches du nouveau president Trump, des proches de Trudeau au Canada ... Et puis surtout, malgré tout ce qui est dit et écrit sur la finance offshore, rien ne change. 2013, 2016, 2017 ... combien faudra-t-il d'articles de presse, de fuites de documents, pour que quelque chose bouge ? À moins qu'en fait cela ne serve à rien. Que les coupables ne soient jamais inquiétés, que la finance offshore continue de prospérer et de croître, et que l'opinion publique ne s'en accommode et trouve cela normal.

 

Faut-il désespérer ?

 

 

 

Saucratès


09/11/2017
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Démocratie et développement durable

Le 22 février 2012

 

 

La lutte contre le réchauffement climatique et la mise en oeuvre d'un mode de vie et d'un mode de production économique durables pourront-ils se faire de manière non dirigiste, de manière volontaire, sans actions arbitraires ni imposées par les états ou par un quelconque organisme national ou international ? 


Evidemment, mais il faut bien le rappeler, les styles de vie des ménages lambda chinois, américains, européens de l'ouest, congolais, ou thaïlandais, ne sont absolument pas comparables. L'américain des USA ou l'européen de l'ouest, même particulièrement ascète ou économe dans son train de vie, paraît vraisemblablement encore extrêmement pollueur et consommateur en regard de ses homologues des pays moins avancés. Mais chacun d'entre nous, dans notre coin, nous souhaitons avoir le style de vie qui nous soit le plus agréable, accessible en fonction de nos moyens financiers et de ce que nous pouvons disposer. Pour chacun d'entre nous, ce qui prime est avant tout notre confort personnel et celui de nos proches, dans l'idée d'avoir la qualité de vie la plus agréable possible. L'idée générale qui me semble représenter la plus grande partie de l'humanité, dont moi-même évidemment, c'est son caractère égoïste et aveugle aux obligations que la durabilité de notre mode de vie devrait nous imposer, quelles que soient les conséquences à long terme de notre mode de vie, de nos choix de vie. Et les chinois ou les indiens n'agiraient pas différemment des américains ou des européens en matière de consommation si leur niveau moyen de richesse était équivalent, s'ils pouvaient tous s'offrir plusieurs automobiles par couple, une maison climatisée et une piscine. 

A ce jour, l'incidence du développement durable, de la lutte contre le réchauffement climatique, ne me semble pas encore avoir été pris en compte et intégré par les pouvoirs publics des principaux états. Bien sûr, certains d'entre eux ont pris des engagements de réduction des gaz à effet de serre, notamment les principaux pays occidentaux à l'exception notable des Etats-Unis. Mais ces engagements ont été essentiellement mis en oeuvre par des incitations fiscales, que ce soit en faveur des formes d'énergies renouvelables, d'équipements automobiles respectueux de l'environnement (filtre à particule), de motorisations automobiles électriques ou propres, ou par la mise en oeuvre de marchés de droits carbone au niveau européen. La majeure partie des états n'ont pratiquement pas pris de mesures contraignantes en matière de développement durable et de lutte contre les gaz à effet de serre. Face à des comportements individuels foncièrement égoïstes ou plutôt individualistes, il n'y a pas de consensus nationaux sur la nécessité et la possibilité d'imposer de telles mesures contraignantes. 

Au delà de la nécessité d'user de politiques d'incitation fiscale, positives comme pour les subventions, ou négatives comme les taxes par exemple sur les carburants ou les grosses motorisations automobiles, un autre paradigme de la réflexion actuelle sur la lutte contre le réchauffement climatique concerne la croyance en l'existence de solutions scientifiques au problème du réchauffement climatique. Nous sommes tous persuadés que la science saura trouver des mécanismes nouveaux et économes pour nous permettre de continuer à consommer autant que nous le souhaiterons sans impact sur la durabilité de notre mode de vie, sur la durabilité de notre mode de développement économique. Nous autres occidentaux espérons encore en une solution scientifique au problème du réchauffement climatique, croyons toujours en la supériorité de la science moderne, de la recherche ! 

La science moderne a créé d'une certaine manière les problèmes que nous observons aujourd'hui ; nous sommes persuadés qu'elle nous apportera la réponse à ce même problème, sans intégrer d'ailleurs le fait qu'il y a de fortes chances qu'elle donnera naissance dans le futur à d'autres problèmes à venir. 

Enfin, je pense qu'il y a un dernier paradigme que nous avons tous à l'esprit, qui nous laisse toujours croire que la réponse aux difficultés que nous observons aujourd'hui trouvera une réponse automatiquement, sans arbitraire de la part des états ... Ce dernier paradigme c'est l'efficience des marchés. Nous sommes persuadés que les problèmes du développement durable et du réchauffement climatique se traduiront dans les prix des différents produits que nous consommons et qu'ils intégreront à la fois leurs risques et leurs impacts climatiques. Cela nous permet en fait de nous déculpabiliser ; si le prix des produits que nous consommons intègre leur impact environnemental, alors nous n'avons pas à nous sentir coupables de les utiliser puisque nous payons pour cela ! 

Le paradigme de l'efficience des marchés nous permet aussi de croire que les marchés seront capables de s'auto-réguler et de faire apparaître de nouveaux produits plus économes et plus durables lorsque leur utilisation deviendra nécessaire. Ce paradigme se retrouve dans le développement de la technolgie des capteurs solaires, de moins en moins chers et de plus en plus efficients, dans le développement des motorisations électriques, que l'on nous promet pour dans quelques années, avec des batteries que l'on nous promet moins chères et de plus grande autonomie ... 

Ce sont ces croyances en la science et en l'efficience des marchés qui nous laissent croire en une auto-adaptation de l'économie capitaliste pour intégrer les effets du réchauffement climatique et des limites à la disponibilités des ressources naturelles ! 

Dans les années ou décennies à venir, lorsque les conséquences du réchauffement climatique commenceront à avoir des effets véritablement mesurables, et lorsque la demande des populations des pays émergents créera une pression inflationniste forte sur les prix des matières premières et sur les volumes disponibles, on se trouvera alors devant une obligation d'agir au plan international. On s'apercevra alors que le mode de production capitaliste n'est pas capable de s'auto-réguler, même en étant guidé par les états, et que l'empilement des égoïsmes individuels ne permet pas de changer de mode de développement et de mode de consommation. 

Je suis persudé que des mesures violentes et arbitraires seront nécessaires pour que l'humanité puisse prendre le virage d'un développement durable sans impacts nocifs rédhibitoires sur son environnement et sur le reste du biome terrestre. Et ces mesures violentes et arbitraires me sembleront difficilement conciliables avec la démocratie telle que nous le connaissons actuellement dans nos états occidentaux. Des mesures arbitraires et violentes seront vraisemblablement également nécessaires entre états eux-mêmes, puisque le concept de passager clandestin dans la lutte contre le réchauffement climatique prendra également tout son sens ; dans un schéma démocratique, rien n'empêchera un peuple de refuser un mode de vie plus frugal, surtout si son impact au plan mondial demeure faible, et ce peuple pourra avoir tendance à vouloir profiter des efforts des autres pays de réduction de leur empreinte écologique sans en subir lui-même les restrictions ! 

De très nombreux interrogations naissent de ces quelques lignes. Par exemple, parler de lutte contre le réchauffement climatique ou d'un mode de développement durable n'est pas comparable. La lutte contre le réchauffement climatique ne vise qu'à atténuer l'impact des gaz à effet de serre sur le réchauffement du climat terrestre. Les conséquences du réchauffement climatique sont un risque de montée du niveau des océans, et donc de submersions des terres et d'îles ; un risque de disparition d'espèces animales et végétales, qui seraient incapables de s'adapter à une élévation des températures ; et un risque assurantiel d'augmentation des catastrophes climatiques ... Par contre, le développement durable intègre au réchauffement climatique l'idée d'un mode de développement économe en ressources naturelles et en matières premières, qui puisse s'inscrire dans la durée de l'existence de l'humanité, non seulement des générations actuelles qui consomment et décident, mais également des générations à venir, sur les prochaines décennies, siècles et millénaires. 

Evidemment, ces évolutions ne se feront pas sans contestations, sans conflits sociaux, opposant des riches et des pauvres, des citoyens aux grands groupes industriels ou pétroliers, des citoyens révoltés face aux états : la Grèce d'aujourd'hui, les mouvements sociaux des Antilles, de Mayotte ou de la Réunion des dernières années ... Chaque fois que des privations ou des hausses de prix seront demandées ou imposées à une population considérant que ces sacrifices demandés sont injustes ... 

Saucratès 

06/11/2017
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De l'enseignement. Bis

 

Réflexion trois (dimanche 5 novembre 2017)

Existe-t-il un systeme éducatif meilleur que les autres ... et que faudrait-il modifier dans notre systeme éducatif pour qu'il devienne plus performant ? 

 

Vaste question vous en conviendrez ! La question posée elle-même est tendancieuse ! Que signifie le terme de «performant» ? Pourquoi n'ai-je pas utilisé le terme de «meilleur» (qui lui ne signifie pas grand chose et n'est pas connoté) à sa place ... seulement dans l'optique d'éviter la répétition ? Le terme «performant» est un terme politiquement correct pour un macroniste, avec une dimension productiviste et de rentabilité. Ce n'est pas le bonheur des enfants qui est poursuivi par un système éducatif mais le fait de produire des travailleurs rentables et productifs, employables !

 

Quel serait donc le meilleur système éducatif possible ? Comment le définir et mesurer sa valeur (le terme politiquement correct serait «efficacité») ? Et qu'entend-on par «valeur» ? Le meilleur systeme éducatif possible est-il celui qui rend les enfants le plus heureux possible ? Est-ce le bonheur des écoliers, des collégiens ou des lycéens qui est recherché par le système éducatif ? Si oui, ce serait un constat d'échec drastique à reconnaître pour nos systemes éducatifs ! Il y a si peu d'enfants heureux à l'école, au collège ou au lycée ! 

 

Une autre mesure possible du meilleur système éducatif possible semble devoir être les résultats obtenus au cours des enquetes PISA. Le meilleur système éducatif possible serait donc mesuré au travers des résultats à des tests aléatoires sur la compréhension des mathématiques, des langues ou de la physique ? Car c'est bien là que se trouve l'une des limites des enquêtes PISA ; c'est l'aspect aléatoire du choix des élèves et des établissements interrogés. Imaginons que les meilleurs collèges de la capitale soient retenus dans l'échantillon interrogé, et que ce soit les meilleurs élèves de ces établissements qui soient retenus dans ces établissements, et que ces derniers soient suffisamment nombreux ; les résultats moyens de la France aux tests PISA deviendraient phénoménaux, et la France deviendrait le pays le plus fort aux tests PISA. Evidemment, si on retient les pires établissements scolaires francais, et dans ces établissements, les élèves les moins travailleurs et les moins attentifs, on aura des résultats médiocres, comme c'est le cas aujourd'hui. Certains pays ne trafiquent-ils pas les méthodes d'échantillonnage de l'enquête PISA pour afficher des résultats satisfaisants, et la France ne cherche-t-elle pas volontairement à faire apparaître des résultats médiocres pour pouvoir mettre en oeuvre les réformes scolaires qui l'intéressent ?

 

Si si on suit l'idéologie poursuivie par la socialiste Valaud-Belkacem au collège, qui visait à l'égalitarisme le plus pur, avec la suppression des classes bilingues en sixième, l'abandon de l'enseignement du grec et du latin, il semble que les extrémistes islamo-socialistes visaient à un nivellement dès niveaux scolaires de telle sorte que les enquêtes PISA eussent une probabilité égale de tomber sur des élèves de même niveau dans toutes les classes et tous les établissements scolaires. Cela aurait certes permis d'améliorer les résultats aux enquêtes PISA, sorte de Saint Graal pour la mesure de l'efficacité des systèmes scolaires (de la même manière que le classement de Shanghai est le Graal des systèmes universitaires français et mondiaux), mais au prix d'un nivellement des niveaux au niveau des plus faibles ! Comme si les islamo-gauchistes autour des socialistes visaient à eviter que les jeunes puis le peuple soit capable de reflechir et de les concurrencer ! Par ailleurs, ces enquêtes telles PISA ont-elles véritablement une quelconque importance, dès lors que leurs résultats dépendent aussi fortement des niveaux des établissements retenus et des niveaux des élèves interrogés ? Les collèges élitistes parisiens ou les collèges privés ont-ils la même probabilité d'être retenus dans cette enquête, que les collèges des zones d'éducation prioritaire ou des collèges professionnels ? 

 

Tout cela, c'était pour répondre à la question de savoir s'il y avait un système éducatif meilleur que les autres. Et je ne me suis intéressé qu'à la première interrogation liée à cette question qui était de savoir ce qu'il fallait entendre par «meilleur» ! Si vous m'avez suivi, j'en arrive à la conclusion qu'il n'existe aucune mesure simple du caractère «meilleur», ni aucune possibilité d'appréhender les critères permettant de définir ce «meilleur» ! Le meilleur critère possible serait le bonheur des écoliers, collégiens et lycéens. Mais même cette mesure est presque impossible à réaliser, parce que la simple impression de bonheur est divergente selon les enfants et les jeunes, selon les gens tout simplement. 

 

La deuxième question est tout aussi compliquée. Que modifier dans notre système éducatif ? Y a-t-il même quelque chose à modifier ?

 

Comme je l'indiquais hier, on ne peut pas toucher à l'économie du système éducatif français, ce serait un non-sens ... c'est-à-dire ni le nombre de semaines de vacances, ni l'organisation des semaines ou des journées de cours ... C'est évidemment celui-ci que souhaitaient détruire les islamo-socialistes Hollande et Valls, et Valaud-Belkacem, en réformant les rythmes scolaires au Primaire, en faisant travailler une demi-journée de plus les enfants, en voulant leur voler quelques semaines de vacances d'été, et en voulant mettre en place des activités périscolaires à partir de rien, avec des emplois publics aidés. Evidemment, j'étais contre ses réformes, comme mon fils qui avait huit ans en 2012, lors de l'élection d'Hollande.

 

J'en reviens donc à ma question originale. Que faudrait-il changer dans le système éducatif français pour qu'il devienne plus juste, meilleur, plus efficace ? Ne rien changer n'est pas la solution. La volonté d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat n'est pas non plus susceptible d'être remise en cause, même si dans les faits cela oblige à transformer l'épreuve du baccalauréat pour lui enlever beaucoup de sa valeur et de sa difficulté. Là encore, l'exemple allemand et sa mise en avant de l'apprentissage permettrait d'imaginer une autre solution, mais cette solution plaisait beaucoup moins aux islamo-gauchistes socialistes. 

 

Par contre, pour arriver à un système capable d'amener 80% d'une classe d'âge au baccalauréat, il fallait un système éducatif beaucoup moins sélectif, beaucoup moins tourné sur une sélection par les maths et le français, mais offrant une même pondération à toutes les matières ... Les élèves peuvent donc passer de classe en classe en étant bon en dessin, en musique, en sport ou en autre matière accessoire et sans intérêt ... S'il faut donc changer quelque chose dans le système éducatif français, c'est bien cette absence de sélection et cette mise en avant des matières sans intérêt, pour redonner une importance aux mathématiques, au français, à l'histoire-géographie, aux sciences et aux langues - ainsi qu'au latin. Le reste, avec l'arabe et l'apprentissage de l'islam, chère aux islamo-gauchistes socialistes, n'est que pipi de chat ! Soit tout le contraire de ce qui a été poursuivi par les islamo-socialistes depuis 30 ans.

 

Dernière chose que je changerais, ce sont les enseignants. Il y a tellement d'enseignants médiocres et incompétents, dont la seule competence est de faire souffrir et de se venger sur les gosses auxquels ils devraient enseigner. Pourquoi les cours de certains enseignants au collège ou au lycée sont-ils phenomenalement intéressants et unanimement appréciés, alors que participer et suivre les cours d'autres enseignants (infiniment plus nombreux), est une corvée pendant laquelle les enfants n'apprennent rien voire ne risquent que de subir des sanctions, punitions, ou mauvaises notes injustes ? Si l'on pouvait exclure du métier de l'enseignement l'ensemble des mauvais enseignants, pour ne garder et y mettre uniquement ceux qui aiment enseigner et apprendre aux enfants, alors je pense que le système educatif français y gagnerait énormément, que ce soit en efficacité, en résultats au sens PISA, et en bonheur des enfants d'aller apprendre à l'école !

 

 

Saucrates


05/11/2017
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