Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Laïcité - Une lecture de la Revue des Deux Mondes

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 9 mai 2021

 

Je vais traiter ici d’un autre sujet qu’il m’interpelle. Ce sujet concerne le principe de laïcité. Qu’est-ce que la laïcité ? Ne la met-on pas à toutes les sauces dès lors que des terroristes islamistes commettent un attentat sur notre sol, comme si ce principe de laïcité était un étendard, un bouclier derrière lequel l’ensemble des français étaient sensés se placer, se protéger ? Ne faut-il pas remettre en cause ce principe de laicité au sein des valeurs de notre république ? La laïcité a-t-elle même encore un sens dans notre monde moderne ?

 

Ce sont quelques unes des nombreuses questions qui viennent à l’esprit lorsque l’on pense à cette notion de la laïcité. Mais pour rassurer mes lecteurs, ce n’est absolument pas parce que j’ai un problème avec cette notion, ou une quelconque sympathie avec les terroristes qui cherchent à faire parler d’eux, à mourir en martyr pour obtenir leur quota de vierges, ou cherchent à terroriser. Absolument pas. Non, j’ai juste cette impression que la laicité ne nous parle plus beaucoup.

 

Donc, en premier lieu, qu’est-ce donc que la laicité ? Selon le site gouvernement.fr, 

«La laïcité garantit la liberté de conscience. De celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l'ordre public. La laïcité implique la neutralité de l'Etat et impose l'égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir. Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.»

 
Selon Wikipédia en revanche, «en droit, la laïcité est le principe de séparation dans l’Etat de la société civile et de la société religieuse et d’impartialité ou de neutralité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses.» 

 

C’est la «Revue des Deux Mondes» de février 2021 qui titre sur cette laïcité qui m’a donné envie d’écrire sur ce sujet. On y trouve d’abord un interview de Régis Debray qui traite de l’enseignement de la laïcité en se référant aux courriels de Samuel Paty (enseignant assassiné sauvagement par un jeune islamiste tchétchène à Conflans-Sainte-Honorine). 

«Montrer de but en blanc des caricatures de Charlie Hebdo à des enfants qui n’ont pas nos codes, mais ceux de leur famille sous influence étrangère, mérite réflexion. Les montrer au terme d’un parcours qui commencerait par les caricatures antichrétiennes sous l’Antiquité, en passant par les caricatures de Louis-Philippe, puis celles de Plantu sur le Pape ou les évêques, ce n’est pas une dérobade, c’est une précaution et du réalisme, à tous les sens du mot.»

 

On peut être en désaccord avec cette analyse. Non pas avec le terme «famille sous influence étrangère», car je crois que c’est souvent le cas, même si toutes ces familles ne sont pas forcément aussi violentes et islamistes. Mais on peut être en désaccord avec cette idée de présentation des caricatures. Ce n’est pas d’histoire de la caricature dont il est ici question, mais de laicité ! Et je ne suis pas sûr que Louis-Philippe, ou Louis XVI, signifie quelque chose pour les gamins qui se révoltent lorsqu’on leur montre des caricatures de Mahomet. C’est un peu comme si l’auteur avait honte de la publication de ces caricatures, pour chercher à les excuser en se référant à une habitude, à un usage millénaire de la caricature. 

La «Revue des Deux Mondes» donnait aussi la parole à Sébastien Lapaque, dans un article nommé «Le drame de l’humanisme athée : la nature a horreur du vide». Il cite d’abord Charles Peguy pour l’analyser de la manière suivante :

 

«... Car le monde dont parle Charles Peguy (les sept premières années de sa vie à la fin du XIXe siecle) était un monde chrétien. Il l’était pour l’ouvrier et pour le syndicaliste, il l’était pour ceux qui allaient à la messe et ceux qui n’y allaient pas. Les libres penseurs de ce temps là étaient infiniment plus chrétiens que nos dévots d’aujourd’hui.»


Et un peu plus loin, il continue de la manière suivante (le passage est un peu long mais il est nécessaire de l’indiquer dans son ensemble pour en comprendre le sens et la logique)

 

«Ce n’est d’ailleurs pas exactement le problème de Dieu - de son existence ou de son inexistence - que pose aujourd’hui l’islam à la République française. Car le Dieu des musulmans, en France et partout dans le monde, est un dieu très éloigné de la terre, ce n’est pas un dieu qui s’est fait chair, comme celui des chrétiens. Allah est bien au-dessus de tout cela. Le problème que pose aujourd’hui l’islam à la République, c’est celui des normes et des règles, de la morale et de la loi : la charia. La morale chrétienne et la morale républicaine, nous explique Charles Péguy dans «L’argent», étaient rivales et même parfois ennemies, elles n’en marchaient pas moins côte à côte. La morale républicaine et la morale islamiste ne marchent pas côte à côte, comme l’a prouvé non pas tant le bain de sang qu’a entrainé l’affaire des caricatures de Charlie Hebdo que le puissant courant de refus de la liberté de caricaturer une religion au sein des français musulmans - et l’on ne peut pas s’en sortir en parlant de morale islamiste à la place de la morale islamique. C’est bien une morale islamique fondamentalement iconoclaste, qui refuse de distinguer la représentation d’un objet de l’objet lui-même, qui pousse 69% des français musulmans à considérer que publier des caricatures religieuses est un tord. Sur le statut de la femme, la consistance de la famille, la vie économique, l’autorité à accorder à l’enseignement profané, l’impossibilité de l’apostasie, on pourrait multiplier les exemples de disjonction. Présentement, les trois points principaux sont en France l’égalité entre les hommes et les femmes, le droit au mariage et la liberté religieuse.» 


En suivant ces auteurs, on peut en conclure que l’islam pose un problème à une société française presque totalement déchristianisée et qui s’est érigée en modèle laïque il y a plus d’un siècle, à une autre époque, dans une autre France. 

 

Et la question que je me pose est là. La laicité n’est-elle pas dépassée ? À partir du moment où l’on doit combattre une idéologie, pire une religion, dont les valeurs sont contraires aux nôtres, diamétralement opposées, aux antipodes des nôtres, est-il au fond normal de les laisser proliférer parmi nous, de leur reconnaître le bénéfice de la liberté religieuse, de les laisser se développer, se répandre ?

La laicité n’a été qu’un moment dans notre histoire, à une époque où la religion catholique occupait une place prépondérante dans notre société, et où deux groupes s’opposaient : les catholiques pratiquants contre les anti-cléricaux, les libres penseurs, les hussards noirs de la République et les syndicalistes communistes, en une période de troubles civils, qui voyait s’opposer deux fractions de la population française, entre des partis politiques différents, opposés.

 

Les mots placés aux frontispices de nos bâtiments républicains sont «Liberté, Egalité, Fraternité», et en aucun cas on y trouve le mot de «Laïcité». Ce dernier terme n’est donc vraisemblablement pas un principe républicain intangible mais simplement une loi, un principe légal, adopté il y a désormais plus de cent ans.

 

Aujourd’hui, ces dernières décennies, le principe de laicité a été utilisée par les mêmes personnes qui s’en plaignent aujourd’hui, islamistes et islamo-gauchistes, pour faire interdire tout ce qui de près ou de loin leur rappelaient la religion catholique, chrétienne, honnie. Ils ont fait interdire les crèches de la nativité et les arbres de Noël dans les bâtiments publics français sous prétexte que c’était contraire aux principes laïques, ils ont cherché à faire interdire les marchés des Noël, tout ceci en s’aidant de nos principes de la laïcité. La laïcité a été une arme que ces personnes ont utilisé contre les croyances chrétiennes, afin de les évincer du sein même de nos institutions, avant de chercher ensuite à imposer, avec les aides de tous les bien-pensants islamo-compatibles, les repas charia-compatibles dans les cantines avec éviction du porc puis l’utilisation de viandes et de produits halal, la reconnaissance des fêtes musulmanes au sein des jours fériés reconnus par la loi ...

Il est peut-être temps aujourd’hui de mettre fin à ce principe de laicité et de rappeler que la France est avant tout une terre de Chrétienté et en aucun cas une terre d’Islam. Il est temps de rechristianiser l’Occident pour qu’il puisse combattre la montée du terrorisme islamiste. Et je crains que ceux qui croient que défendre la laïcité est la meilleure façon de leur permettre de défendre leur droit à l’athéisme ne se trompent douloureusement.

 

Saucratès


08/05/2021
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La France : une démocratie ?

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 2 mai 2021


Qu’est-ce qu’une démocratie ? C’est un régime politique qui défend et reconnaît un certain nombre de libertés publiques et de droits à ses citoyens, ainsi qu‘une forme d’organisation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs particulière qui permet et garanti leur indépendance les uns des autres, de façon à sécuriser les libertés de leurs compatriotes, des citoyens appartenant à cet État. Voilà la manière dont je serais enclin à définir ce que serait une démocratie.

 

Si on se réfère à Wikipédia, la définition de la démocratie est plus courte et plus simple : «il désigne aujourd'hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain». Souveraineté du peuple : notion que j’ai complètement éludé dans ma définition. Et notion totalement inopérante ; la France est certainement considérée par Wikipedia actuellement comme une grande démocratie, et pourtant, comment peut-on oser affirmer que c’est le peuple qui est le souverain, alors que ce peuple est bâillonné et que son vote est subtilisé par des politiques ! Le vote pour le citoyen lambda n’est qu’une possibilité de choix parmi les moins pires des candidats possibles qui lui sont présentés. Et le plus souvent, ce sera le plus machiavélique, le plus manipulateur, le plus dangereux, le plus séduisant, le plus puissant des candidats qui sera le favori des médias et des urnes, celui qui attirera le plus, qui sera le plus mis en avant par les médias qui font les élections. Le principe de la «souveraineté du peuple» est ainsi une stupidité ; vrai dans la Grèce antique qui a inventé ce terme et cette notion, à notre connaissance, mais la souverainté du peuple n’est plus aujourd’hui qu'un concept abscons.

Wikipedia cite également des critères retenus par l'institut «Human Security Report Project» pour lister les démocraties et «évaluer la qualité des institutions et des processus politiques. Ce sont en particulier :

  • la manière dont est recruté l'exécutif (élection, nomination, pouvoir héréditaire, libre arbitre des électeurs…) ;
  • les moyens de contrôle sur l'action de l'exécutif (autres pouvoirs : législatif et judiciaire…) ;
  • la manière dont est traitée la concurrence politique (opposition des partis politiques, contre-pouvoirs comme la presse ou l'opinion publique…)»

 

Ces critères me semblent offrir une vision plus large de ce que peut représenter une démocratie, et au fond, ils recouvrent bien mieux la définition que celle reposant sur la souveraineté du peuple.
 
La France correspond-t-elle à une démocratie selon ces critères ou selon ma propre définition ? On parle de cette France, de ce régime politique, qui a imposé pour des raisons sanitaires le confinement de l’ensemble de sa population par temps de paix, pour des raisons d’epidemie de coronavirus, non pas en faisant appel à la conscience des citoyens, mais en recourant à la répression policière, en leur laissant la liberté totale d’apprécier la véracité des motifs invoqués et de sanctionner par des amendes le respect ou l’irrespect du confinement et le port ou le non-port du masque. On parle de ce régime policier qui a arrêté, emprisonné, condamné, embastillé, des dizaines de milliers de manifestants, de gilets jaunes parce qu’ils envisageaient de manifester contre ce gouvernement et le président de la République, parce qu’ils détenaient des masques à gaz, des matraques ou des boucliers, ou parfois pour rien. Il est interdit en France de vouloir se protéger des violences policières !
 
On parle aussi de cette France qui élimine les concurrents politiques, les potentiels rivaux du candidat des puissants de ce monde, du désormais président de la République qui doit être réélu ? Cette même France qui a éliminé médiatiquement puis judiciairement François Fillon en 2017 et maintenant Nicolas Sarkozy en vue de l’élection de 2022. Sans oublier les poursuites en cours contre Marine Le Pen ? On parle de cette France où la tentation grandit de faire disparaître, de déclarer antirépublicain le Rassemblement National de cette même Marine Le Pen, au fur et à mesure que le vote RN progresse dans l’opinion publique.

Le RN ne représentait aucun danger en 2002 où son score a atteint 80/20. En 2017, son score était de 66/33 et il grossit. Quand des électeurs qui se sont crus socialistes toute leur vie, comme moi, en arrivent à penser que le front républicain devrait conduire à voter pour n’importe qui lors de la prochaine élection présidentielle, sauf pour Emmanuel Macron, c’est que soit ces électeurs sont devenus fous, soit la France va extrêmement mal.

Nous ne sommes plus dans une démocratie. Nous sommes désormais dans un État controlé par un groupe, de politiques qui ont fui de droite et de gauche pour s’encarter dans le nouveau parti ni de droite ni de gauche d’Emmanuel Macron, de journalistes, d’experts en tout genre. Nous sommes dans une démocratie mediatique contrôlée par ce groupe de puissants ou d’influents, qui contrôlent l’image donnée de cette opinion. Comment être capable de se compter, comment être capable de savoir que nous sommes une multitude à en avoir ras le bol si les médias donnent une fausse image de notre nombre et de nos combats. 

Lorsque la France ne sera plus que l’ombre d’une démocratie, où un despote et ses sbires se maintiendront au pouvoir de la même manière que Poutine le fait en Russie, en s’asseyant sur les lois et sur la Constitution, non pas par la force militaire, mais par l’endormissement médiatique et la répression militaire de leurs rares opposants gilets jaunes, présentés par les médias à la solde des puissants comme des fous et des extrémistes, comme c’est aujourd’hui le cas, il sera peut-être trop tard, ou alors, il sera peut-être temps de se révolter.

 
 
Saucratès

02/05/2021
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Passe-sanitaire : la fin de la démocratie ?

Saint-Denis de la Réunion, vendredi 30 avril 2021

 

Drôle d’article publié dans le journal Le Monde. Selon ces journalistes, le principe du passe-sanitaire se serait imposé dans l’opinion publique française. Ouaouah !!! Est-ce vrai ? Les gens, les citoyens français, seraient-ils stupides à ce point-là ?

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/28/covid-19-le-passe-sanitaire-s-est-impose-dans-l-opinion-et-au-gouvernement-mais-son-usage-fait-encore-debat_6078310_3244.html

 

Que ce principe de passe-sanitaire se soit imposé au sein du gouvernement, je n’en disconviens pas. Très vraisemblablement, cette décision était prise dès l’origine, dès la sortie des premiers vaccins, même lorsque le gouvernement certifiait que le vaccin ne serait jamais rendu jamais obligatoire, que le principe du passe-sanitaire était une hérésie, un non-sens ! Je suis persuadé que, foin de grandes déclarations, ce gouvernement avait déjà réfléchi, pensé à un tel moyen de rendre obligatoire la vaccination de tous les français.

Mais nous faire croire que ce passe-sanitaire se serait imposé dans l'opinion publique, cela me semble une affirmation particulièrement excessive et cavalière. Qu’est-ce que le passe-sanitaire ? Au-delà des résultats des tests PCR qui seraient centralisés dans ce passe-port, on y trouve essentiellement le fait d’être vacciné. Et à moins de se faire tester tous les trois jours ad vitam eternum, il n’existera qu’un seul et unique moyen pour avoir un passe-sanitaire perpétuellement valide : accepter la vaccination !

 

Passer sous les fourches caudines de Big Pharma, accepter de jouer au jeu de la roulette russe, accepter de se faire piquer en espérant à la fois de ne pas développer les formes graves de réaction au vaccin, et que des effets indésirables ou des complications ne surgiront pas des mois et des années plus tard. Et tant pis pour la logique si les vaccinés demeurent toujours aussi contagieux que les personnes non-vaccinées ; ce seront des français de première zone.

 

Evidemment, on nous certifie maintenant que le passe-sanitaire n’est sera jamais imposé pour aller au restaurant, au théâtre ou au cinéma, mais ne servira que pour des concerts et des rassemblements de plus de mille personnes. Mais dans une semaine, dans un mois, qu’est-ce qu’ils vont nous pondre comme decision, lorsque les journalistes leur auront démontré que l’opinion publique a évolué sur la question et qu’elle est désormais très favorable au fait de rendre obligatoire le vaccin et d’imposer le passe-sanitaire pour sortir dans la rue !

 

Apres avoir ressuscité le confinement en temps de paix et l’attestation obligatoire pour sortir de chez soi (à peine s’il ne fallait pas la faire remplir à la commandantur), de sorte qu’un résistant ou un collabo tombé dans le coma dans les années 1942-1944 qui se serait réveillé en 2020 aurait pu penser que les nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale et occupaient toujours la France, quatre-vingt plus tard, Macron et ses sbires vont-ils ressusciter également l’étoile jaune de David pour la faire porter par les réfractaires au vaccin ?

 

A quand une loi de la République, ou de l’Etat français, pour imposer le port de l’étoile de David à ceux qui n’acceptent pas la vaccination ? Tellement plus simple que l’attestation téléchargeable sur l’application du gouvernement. Au moins, les immondes réfractaires seront immédiatement reconnaissables, on pourra facilement les refouler des hôtels, des restaurants, des cinémas, des théâtres, des rassemblements ! Et puis, pourquoi pas, ce bon gouvernement et ce bon président décideront peut-être de ressusciter les raffles et les camps de concentration pour y déporter ces horribles anti-vaccins et complotistes de tout poil !

 
https://www.lemonde.fr/blog/antiracisme/2019/11/11/letoile-jaune-de-la-fantaisie-a-limposture/

 

Nous assistons avec Macron et avec cette épidémie au crépuscule de notre démocratie française, et le pire, c’est que le spectre des chemises brunes est justement agité par ces mêmes personnes, par ce même gouvernement, dès lors que quelques militaires en appellent à la défense de la patrie et du patriotisme. Dès lors que le Rassemblement National représentera une menace crédible pour la réélection de Macron. Sanctions et révocations disent-ils ! Dissolution d’un parti politique pour non respect des règles démocratiques diront-ils ! Quelle honte ! Quelle tristesse ! La démocratie est une chose trop fragile pour la laisser aux mains de milliers de dictateurs en herbe.

 

https://www.liberation.fr/politique/tribune-des-militaires-les-signataires-vont-etre-sanctionnes-20210429_26YM2ECKBJESXIJWR6CJ7RIQVU/

 

 

Saucratès


30/04/2021
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Retour sur la réforme du Baccalauréat - Des objectifs cachés ?

Saint-Denis de la Réunion, mercredi 28 avril 2021

 

Mes deux prochains posts sur ce blog aborderont quelques réflexions éparses sur deux sujets qui m’interpellent.

 

Le premier sujet concerne la réforme du lycée et du baccalauréat menée par le ministre Blanquer du gouvernement Macron. On peut faire remonter l’origine de ce mouvement de réformes à la suppression sous le président Chirac, il y a assez longtemps, des cours à l’école le samedi matin. Belle reforme pour nombre de parents d’élèves, mais cette réforme est à l’origine d’une vieille contestation, d’une vieille rancoeur des pédagogues socialistes, selon lesquels on doit étaler les enseignements pour les enfants plutôt que de les concentrer sur quatre jours. Evidemment, chaque gouvernement a à cœur de proposer une réforme du monde de l’enseignement. Réforme de l’université en 1986 avec la réforme Devaquet, finalement abandonnée sous la pression des manifestations estudiantines, déjà à l’époque de Chirac premier ministre. Reforme du collège unique dans les années 1975-1977, qui conduira à la disparition de l’examen du BEPC en 1980, puis une réforme du lycée en 1981 avec la création de la seconde indifférenciée, puis de la première S l’année suivante. Là aussi, une génération d’enfants avait subi les unes après les autres ses réformes successives ; celle des enfants nés au cours des années 1966-1967. 

Mais revenons-en aux réformes qui nous intéressent. En 2012, sous le président Hollande, on a donc d’abord eu le rétablissement au choix des cours le mercredi matin ou le samedi matin, et une réforme des rythmes scolaires à l’école élémentaire. Puis dans la foulée, on a eu droit à une deuxième réforme socialiste, du collège cette fois-ci, frappant toujours la même classe d’âge, les enfants nés en 2003-2004. Cette réforme visait cette fois-ci supposément à offrir à tous les élèves les mêmes chances. Mais la vision socialiste de cette égalité des chances, c’est d’interdire à tout enfant d’avoir plus que les autres. Suppression donc des options classes bilangues qui offraient dans certains collèges (trop élitistes au goût des socialistes) la possibilité d’apprendre deux langues vivantes (anglais-allemand-chinois-espagnol) aux collégiens de sixième. Interdiction donc des classes bilangue. Suppression également de l’enseignement du latin également au collège, vraisemblablement parce que c’est un enseignement trop élitiste, réservé selon les socialistes aux enfants de certains milieux sociaux, ou bien parce que Mme le ministre de l’éducation Vallot-Belkacem n’aimait pas le latin. Des enseignements qui ne bénéficient qu’à une fraction des élèves, ce n’est pas tres socialo-compatible ! Si en plus, cela donne des connaissances historiques aux élèves sur les racines latines du français, c’est extrêmement mauvais. Trop passéiste pour les socialistes, trop élitistes, trop europeano-centriste ...

 

L’arrivée du libéral socialo-centriste ni de droite ni de gauche Emmanuel Macron mis fin à ces deux expérimentations à l’école et au collège mais il lança une nouvelle réforme du lycée et du baccalauréat des son arrivée, dont les premières victimes sont toujours cette même génération des enfants nés en 2003-2004.

 

Si les réformes socialistes visaient à casser les privilèges accordés à certains enfants issus de certains milieux sociaux, ayant seuls les clefs leur permettant de comprendre le fonctionnement du système scolaire, aux yeux des socialistes, quels pouvaient bien être les objectifs des réformes Blanquer ? Macron et Blanquer ont évidemment également lancé les enseignements en demi-classe en CP en zone difficile de façon à permettre de meilleurs apprentissages. C’eut été une réforme socialiste, ils auraient plutôt imposé une mesure désavantageant les enfants honnis des classes privilégiées. 

Accessoirement, ces classes privilégiées qui connaissent si bien le fonctionnement du système scolaire sont surtout les enseignants et leurs enfants, et ce sont aussi les principaux électeurs historiques du parti socialiste. Ils étaient également, en tant qu’enseignants au primaire, les premières victimes de la réforme des rythmes scolaires. Y a-t-il d’ailleurs un lien avec le score des socialistes à la présidentielle ? Sanction idiote d’ailleurs, puisque les concepteurs de ces réformes, Vallot-Belkacem, Hollande, Valls, Macron et consorts avaient fui ailleurs, à LREM.

 

Pour en revenir au sujet qui m’interpelle, pourquoi donc Macron et Blanquer voulaient-ils réformer le Baccalauréat et les enseignements au lycée ? Etait-ce dans le but de casser la suprématie des filières scientifiques ? Objectif raté puisqu’avec cette réforme, plus de 70% des lycéens choisissent les spécialités scientifiques (Mathématiques-Physiques-SVT). Mais dans quel autre but alors ...

 

Le fait de généraliser la notation continue pour la plus grande partie des appréciations des matières et des examens du Baccalauréat met en lumière l’impossibilité de conserver un diplôme national qui aura une même valeur au plan national. Fini le rêve d’une épreuve nationale par laquelle tous les bacheliers étaient passés de la même manière, avec les mêmes angoisses, forts ou faibles. C’est un nouveau rite de passage qui disparaît, après le service militaire. Un rite de passage qui frappait tout le monde dans une génération, qui marquait toute une génération. 

Cette réforme butte sur un impensé de la réflexion pédagogique sur la réussite scolaire et sur les réformes du baccalauréat, du lycée, du collège et de l’école : l’impossibilité de noter tous les lycéens de la même manière, de manière égalitaire, et l’existence de différences de niveau scolaire et de niveau de notation entre les lycées et entre les élèves et/ou les enseignants.

Pour les examens du Baccalauréat, l’éducation nationale avait organisé au fil des années un système extrêmement complexe pour permettre que les évaluations des copies des élèves soient à peu près identiques au niveau de l’ensemble de la France et que l’ensemble des élèves se trouvent dans les mêmes conditions pour passer cet examen. Organisation militaire pour éviter que les sujets d’examen ne soient découverts et qu’ils puissent arriver le même jour dans chaque centre d’examen. Double notation de chaque copie et mise au point d’une grille d’évaluation pour que chaque enseignant note plus ou moins de manière comparable. Et anonymisation des copies afin que nul notateur ne sache quelle copie celui-ci notait, son identité, son lycée d’origine ... afin d’éviter tout a priori. Evidemment, toute cette machinerie ne permettait pas d’avoir une notation strictement équivalente dans la France entière. Mais cette machinerie extrêmement complexe et coûteuse permettait de s’en approcher. Evidemment, elle n’était pas parfaite. Deux notateurs ne suffisent pas à s’assurer de la véracité de la note attribuée. Un troisième notateur aurait certainement mis une note divergente, et un échantillonnage n’est considéré comme gaussien, ou respectant une loi normale, qu’au delà de 15 observations. Il eusse fallu 15 notations de chaque copie pour obtenir une note la plus objective possible. La seule autre manière d’avoir une notation uniforme, et donc une évaluation objective de la qualité de chaque copie, eusse été de faire noter toutes les copies par un seul et unique programme informatique, qui seul aurait été capable de noter toutes les copies et de les apprécier objectivement, de la même manière, quelque soit son état d’esprit, ses problèmes, ou la copie que l’évaluateur venait de noter.

 

Il existe évidemment des centaines de raison expliquant que les évaluateurs ne sont pas des robots et qu’ils vont forcément noter et évaluer une copie de manière différente. Passer derrière une copie excellentissime, ou derrière une copie minable, n’est évidemment pas sans conséquence. La machinerie mise en place par l’éducation nationale permettait malgré tout de limiter ce risque d’inobjectivité (ou de subjectivité) des notations. Il s’agissait du meilleur des systèmes possibles, au sens de Pangloss.

 

Mais la réforme du Baccalaureat de Blanquer oublie complètement tout ce souci d’une évaluation objectivement comparable pour le baccalauréat. Le recours au contrôle continu pour évaluer pour partie l’élève oublie complètement qu’aucun enseignant ne note de la même manière et ne donne les mêmes contrôles. Un même élève noté dans une classe d’excellence de Louis Le Grand ou dans un lycée public de banlieue ne sera pas apprécié de la même manière, n’aura pas les mêmes notes en contrôle continu. Il n’aura pas non plus le même niveau d’enseignement, me direz-vous. Il en va exactement de même de l’autre partie de la note du baccalauréat, les évaluations communes, dont les sujets doivent être recherchés dans une base de sujet commune. Là aussi, pas de système de notation pour permettre une objectivité des notations. C’est un autre enseignant du même lycée qui va noter ces évaluations. Avec là aussi forcément des niveaux d’attente différents selon que vous soyez dans un lycée de banlieue ou dans un lycée élitiste de la capitale ou dans une boite à bac.

 

Le nouveau baccalauréat de Blanquer ne permet plus de donner à chaque élève un baccalauréat reflétant le plus fidèlement possible une mesure de son excellence, de son niveau, de son travail. Une mesure qui était sensé être la plus objective possible, la plus régulière au niveau de l’ensemble de la France.

 

Non, ce nouveau Baccalauréat vient sanctionner l’élève par un diplôme dont le niveau sera différent d’une classe à l’autre, d’un enseignant à l’autre, d’un lycée à l’autre.

 

Au fond, l’aberration du baccalauréat uniforme sur l’ensemble de la France disparaît. C’était le seul diplôme à fonctionner de cette manière, l’ensemble des diplômes universitaires, jusqu’aux doctorats de troisième cycle, sont des diplomes délivrés par une université. On sanctionne un nombre d’années d’enseignement. On ne donne pas un diplôme équivalent, même si toutes les universités reconnaissent la validité de tous les diplômes de leurs consœurs, voire des universités étrangères.

 

Il y a deux conséquences possibles à ce projet de nouveau de Baccalauréat de Blanquer. La première conséquence voudrait que la valeur des diplômes de baccalauréat de chaque lycée soit différent. Il devrait y avoir de bons diplômes de baccalauréat qui seraient recherchés, venant de bons lycées, et d’autres qui ne vaudraient presque rien, quelque soit les mentions obtenues. Une mention assez bien obtenu à Louis Le Grand est bien plus difficile à obtenir qu’une mention très bien dans un lycée de banlieue où une moitié des élèves sont des cancres. Ce n’est pas 1 ou 2 points de moyenne générale qu’un élève perd en passant d’un lycée public à un lycée privé, mais plutôt 4 ou 5 points de moyenne générale. 

Mais je ne crois pas à cette conséquence. Je ne pense pas que ce soit le projet de Macron et de Blanquer. Parcours Sup apprécie à peu près tous les dossiers de la même manière, ne s’intéressant qu’aux moyennes obtenues, quelque soit les lycées fréquentés. Sinon, si Parcours Sup rajoutait entre 5 et 10 points aux moyennes générales des élèves des meilleurs lycées, ce serait une énorme levée de boucliers.

 

Et puis, aujourd’hui, que va-t-on appeler un meilleur lycée ? Celui qui a les meilleurs résultats au Baccalauréat, la plus grande proportion de diplômés, le meilleur taux de mention ? Autant les lycées élitistes avaient une chance dans le précédent système de notation du Baccalauréat, autant ils n’ont plus aucune chance dans ce nouveau régime !

 

Aujourd’hui, un élève bon ou moyen doit vraiment se poser la question de savoir s’il ne vaut mieux pas rejoindre un lycée public dans lequel le niveau est plus faible, plutôt que de rejoindre un lycée élitiste privé dans lequel il ne sera qu’un élève moyen et dans lequel il n’obtiendra que des notes moyennes, dans le milieu de sa classe. Est-ce cela le projet de Macron et de Blanquer ? Faire disparaître l’enseignement elitiste et privé, de la même manière qu’il veut désormais faire disparaître l’ENA ?

 

Oh evidemment, ces lycées élitistes privés continueront à préparer parfaitement leurs élèves pour les études supérieures et les classes préparatoires aux grandes écoles, à la différence des lycées publics normaux, ou de banlieue, comme aujourd’hui, même si ces derniers vont très vite devenir les lycées ayant les meilleurs taux de réussite au baccalauréat. Il faut juste que leurs élèves réussissent à rejoindre les classes préparatoires et les grandes écoles malgré le filtre de Parcours.Sup et de ce nouveau baccalauréat.

 

Il s’agit vraiment d’une drôle de réforme que cette réforme du Baccalauréat. À la différence des réformes des socialistes dont on comprenait parfaitement les tenants et les aboutissants, notamment l’égalitarisme le plus complet, qu’aucun élève n’obtienne plus que les autres, cette réforme Blanquer du lycée et du Baccalauréat est plus complexe, même si ce souci de l’égalitarisme républicain semble la piste la plus probable. Égaliser les chances de tous les élèves, quelque soit le lycée où ils étudient. 

Techniquement, ce système devrait conduire tous les lycées à noter plus souplement leurs élèves pour leur permettre d’avoir de meilleures mentions au Baccalauréat et une meilleure orientation derrière dans le cadre de Parcours Sup. Mais peut-être qu’au fond, c’est la focalisation sur la mention obtenue au Baccalauréat qui ne va plus avoir aucun sens ? La fin d’une époque ?

 

 

Saucratès


28/04/2021
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Complotisme : réalité et origines

Saint-Denis de la Réunion, samedi 24 avril 2021

 

Nouveau samedi soir, d’une nouvelle semaine de cette nouvelle année 2021. De plus en plus de revues et de plus en plus de journaux traitent du phénomène conspirationniste et complotiste. Une revue de sciences entraperçue chez un buraliste indiquait ainsi que l’année 2020 (ou 2021) n’était pas seulement l’année du Covid mais aussi celle des théories complotistes. Et une multitude de journaux, comme Le Monde ou d’autres, développent aussi régulièrement les mêmes théories visant à décrédibiliser toute personne adepte du complotisme dans leurs colonnes ou mettant en cause le dogme établi. 

 

Qu’est-ce donc que le conspirationnisme (ou le complotisme qui n’est qu’une autre expression représentant le même phénomène) ? Selon une définition que l’on peut trouver sur le Web, un conspirationniste est une «personne qui défend la théorie d'une conspiration organisée pour manipuler l'opinion».

 

Le Larousse en donne la définition suivante : «se dit de quelqu'un qui se persuade et veut persuader autrui que les détenteurs du pouvoir (politique ou autre) pratiquent la conspiration du silence pour cacher des vérités ou contrôler les consciences».

 

Enfin, une autre définition de conspiration indique qu’il s’agit d’une «entente secrète entre plusieurs personnes en vue de renverser pouvoir établi, soit une organisation en vue d'attenter à la vie ou la sûreté d'une d'autorité».

 

Dans les faits aujourd’hui, toute personne qui remet en cause la véracité et l’objectivité du traitement de l’information retransmise par les médias est considérée et traitée comme un complotiste. Mais il est évidemment normal, me direz-vous, que les tenants de l’ordre médiatique établi défendent leur outil de travail et leur gagne-pain, et combattent violemment et de manière concertée les théories véhiculées par ceux qui les combattent. Il est donc normal que le complotisme soit considéré comme l’ennemi à abattre par tous les médias et par tant de gouvernements occidentaux.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/26/covid-19-la-democratie-en-berne_6074551_3232.html

 

L’année 2020 et la pandémie de coronavirus sont-ils les déclencheurs d’une supposée épidémie de complotisme chez certains d’entre nous ? J’ai un avis différent. Les racines du complotisme doivent etre différentes selon les pays. Les explications ne sont pas les mêmes par exemple en France et aux Etats-Unis, sans parler de l’Allemagne.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/21/ce-qui-fait-la-force-de-la-democratie-allemande-c-est-le-respect-de-normes-non-ecrites_6073961_3232.html

 

En France, l’élection présidentielle de 2017 me semble avoir été l’élément déclencheur, le signal que les médias étaient capables de manipuler l’opinion publique à un niveau que l’on n’avait jamais imaginé. Un parfait inconnu sorti de nulle part, Emmanuel Macron, a pu être élu à la magistrature suprême alors qu’une année auparavant personne ne le connaissait, et que presque personne n’en avait jamais entendu parler deux ou trois ans auparavant. Sans parti politique à son service. Certaines théories ont alors émergé véhiculant l’idée qu’un certain nombre de milliardaires français avaient mis au service de sa candidature les titres de presse dont ils disposaient, lui permettant d’acquérir une stature de présidentiable. L’élimination par cette même presse de son principal adversaire, François Fillon, favori potentiel de cette élection avant l’acharnement mediatique dont il fit l’objet, puis son opposition au second tour de la présidentielle face à une candidate de l’extrême-droite, lui qui affichait un positionnement à la gauche du centre, en tant qu’ancien membre d’un gouvernement socialiste, ont suffi à lui permettre d’être élu.

 

Cette élection, la compréhension tardive de ce qui s’était joué, la duplicité et la connivence des médias vis-à-vis du nouveau président de la République française, ont suffi, je pense, à faire prendre conscience à nombre d’entre nous qu’ils avaient été dupé par les médias, puis par ce même gouvernement. 

Evidemment, nous savions tous que les médias pouvaient influencer les électeurs et influer sur leurs votes, comme pour l’élection de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2007 et la mise en exergue de l’insécurité dans l’opinion publique. De la même manière, l’élimination politique de François Fillon n’était pas nouvelle, pas plus que celle de Francois de Rugis pour une histoire de homards. ZINFOS974 s’est aussi essayé au même type de manipulation médiatique, ou bien a été manipulé de la même manière, dans le cadre de l’affaire très récente de la nomination contestée du directeur du Cnfpt Réunion. Tout ceci malgré tout demeurait très habituel. Nous ne sommes pas stupides ; nous savions que les médias étaient parfois capables de nous manipuler, mais jamais à une telle échelle ! Jamais pour fabriquer un candidat à partir de rien, jamais pour supprimer toutes nos libertés individuelles, nous enfermer, sur la base de rien.

 

La pandémie de coronavirus n’est qu’une nouvelle démonstration de cet état de fait. Les médias de presse français ne nous fournissent pas une information objective et non partisane. Ils véhiculent les opinions de certains groupes de pression et du gouvernement, dans l’unique but de nous manipuler. Nulle voix discordante, ou pratiquement aucune (exception faite des interventions du professeur Raoult), et des commentateurs et des journalistes qui se font servilement l’écho jusqu’à l’écœurement des positions du gouvernement, des mesures qui risquent d’être prise si les chiffres ne s’améliorent pas, si les français ne respectent pas les règles préconisées ... et ainsi de suite.

 

Nous ne sommes pas face à des médias qui sont victimes d’avoir raison, ou d’apporter les mauvaises nouvelles. Non, le complotisme se nourrit de cette impression, de cette certitude que le traitement de l’information par les médias n’est pas normal, n’est pas conforme à l’éthique journalistique, que la multiplicité des opinions n’est pas respectée dans ces médias. 

 

Le complotisme se nourrit d’un dernier élément. La violation des libertés individuelles à l’échelle de notre nation, à l’échelle du globe. Si nos dirigeants, si un groupe quelconque, avait voulu tester la possibilité d’enfermer tout le monde, tous les habitants de pays entiers, les soumettre à des mesures de couvre-feu et de confinement généralisé drastique, dans l’idée de préparer une dictature mondiale, ou une occupation militaire, ces gens-là ne se s’y seraient pas pris différemment. J’imagine très bien ces personnes, ou les membres de notre gouvernement, s'émerveiller de voir un peuple supposément rebelle et querelleur comme les français obéir aveuglément aux ordres et aux mesures de confinement et d’enfermement ! On aurait voulu tester une telle situation que l’on ne s’y serait pas pris différemment. Evidemment, tout ceci ne peut pas être vrai ! Tout ceci est mal, tout ceci est du complotisme !

 

La violence de ces mesures et l’incompréhension de tant d'entre nous explique cette montée de l’adhésion aux théories complotistes et conspirationnistes. Et plus les médias titreront sur notre folie, plus le gouvernement tentera de les combattre, plus la manipulation médiatique hier sur un candidat potentiel, hier sur une pandémie, aujourd’hui sur l’importance de se faire vacciner, et demain sur un si extraordinaire président candidat à un deuxième mandat présidentiel, de répandra dans les médias, et plus la certitude d’être victime d’un complot et d’une conspiration d’un groupe ayant décidé de confisquer le pouvoir se renforcera !

 

 

Saucratès


24/04/2021
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