Critiques de notre temps

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L’affaire du siècle sur l’urgence climatique : vaste escroquerie gouvernementale

L’affaire du siècle sur l’urgence climatique : vaste escroquerie gouvernementale? Où comment imposer à un peuple français réticent et à des gilets jaunes remuants des mesures fiscales et réglementaires hautement impopulaires? Et les rendre obligatoires aux gouvernements suivants quelque soit les résultats des urnes en 2022 ?

 

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 17 octobre 2021

 


Qu’est-ce que l’affaire du siècle ? Il s’agit d’une plainte initialement déposée par quatre associations écologistes («Fondation Nicolas Hulot» (FNH), «Greenpeace France», Notre affaire à tous» et «Oxfam France») et d’une pétition associée qui a récolté plus de 2,1 millions de voix de citoyens (tous français ?) ou d’activistes écologistes. La campagne a été lancée en décembre 2018 et elle visait à poursuivre en justice l’Etat français pour inaction en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/10/15/proces-climatiques-dans-les-coulisses-de-trois-ans-de-batailles-dans-et-en-dehors-des-tribunaux_6098444_3244.html

 

La France n’est évidemment pas le seul État à être poursuivi devant sa propre justice ou la justice internationale pour faire respecter les accords internationaux signés sur le climat. En 2017, l’ONU (le programme des Nations Unies pour l’environnement - PNUE) comptabilisait neuf cents procès climatiques. En 2021, je n’ose imaginer le nombre de ces procès.

«Le , dans une décision que les associations considèrent comme une victoire historique pour le climat, le tribunal administratif de Paris reconnaît la faute de l'État, et ordonne un complément d'information avant de se prononcer sur l'injonction à agir.» Il attribue 1 euro symbolique à trois des quatre associations ayant poursuivi l’Etat pour inaction.

https://www.actu-environnement.com/ae/news/affaire-du-siecle-audience-conclusions-rapporteur-public-tribunal-administratif-paris-36886.php4

 

Le 14 octobre 2021, le tribunal administratif de Paris «a ordonné au Premier ministre de prendre d'ici au  toutes les mesures utiles pour réparer le préjudice».

 

Voilà donc pour les éléments de contexte et les éléments objectifs sur cette affaire du siècle. Il y a eu le procès du siècle pour le procès du pétrolier Ericka. On a donc maintenant l’affaire du siècle, qui, entre parenthèses, ne vient que de commencer.

 

Tout ce qui suit n’est plus que mon interprétation de ce qui est en train de se jouer. Pour certains, l’affaire du siècle est une immense victoire. Mon interprétation personnelle de cette ‘affaire’ est qu’elle n’est rien d’autre qu’une immense manipulation de l’opinion publique utilisée par le gouvernement pour lui permettre de faire passer des mesures hautement impopulaires, surtout dans le milieu des campagnes, dans la France provinciale, et auprès des gilets jaunes, en lui permettant de se présenter comme étant contraint par la justice administrative française. 

 

Le ministre de l’écologie, avant qu’il ne soit exclu du gouvernement, puis exclu de la présidence de l’assemblée Nationale, François de Rugy, indiquait ainsi que la pétition citoyenne pouvait être considérée comme «une réplique au mouvement des gilets jaunes qui parlent parfois de l’écologie comme un problème.»

 

Deux France s’opposent. La France des urbains, des jeunes, face à la France des campagnes, majoritairement plus âgée, majoritairement moins diplômée. Les urbains et les écologistes contre les gilets jaunes et ceux qui vivent difficilement avec quelques centaines d’euros par mois. Deux peuples pour schématiser, et un gouvernement, une justice, qui ne représente qu’un seul de ces deux peuples. Et accessoirement, le peuple des villes, qui déclare lutter pour le réchauffement climatique, est aussi celui qui ne vit pas proche de la nature, qui ne le connaît pas hormis dans les reportages télé, ou en dehors des vacances qu’il est le seul à pouvoir prendre. N’est-ce pas aberrant que celui qui prétend défendre la nature soit justement celui qui ne s’en occupe jamais, qui ne vit pas avec elle ?

 

La justice administrative française est particulière. C’est l’une des deux branches de la justice française qui traite des relations entre l’administration et le justiciable, ou le citoyen. Qui traite des problèmes des fonctionnaires vis-à-vis de l’Etat, ou des particuliers avec les collectivités publiques ou l’Etat. Si le tribunal administratif de Paris a condamné l’Etat français pour inaction climatique, c’est parce que le rapporteur public auprès du tribunal administratif (avant 2009, on l’appelait «commissaire du gouvernement») - pour le jugement de janvier 2021, il s’agissait d’Amélie Fort-Besnard - dans ses conclusions, a proposé de condamner le gouvernement pour inaction climatique. J’ignore le nom du rapporteur public pour le jugement du 14 octobre 2021.

 

Mais le rapporteur public parle avant tout au nom de l’Etat. On ne peut pas imaginer que la position du rapporteur public, autrefois intitulé commissaire du gouvernement, sur une affaire impliquant l’ensemble de l’Etat et du gouvernement, n’est pas reçu préalablement l’aval de l’Etat lui-même. On ne parle pas de la simple contestation d’un permis de construire ou d’une indemnité d’expropriation, ou de l’annulation d’une simple procédure de licenciement ! On parle de l’affaire du siècle ! Et on voudrait nous faire croire que ce juge n’a reçu aucune directive ni n’en a attendue ?

 

https://www.dalloz-actualite.fr/flash/climat-rapporteur-public-conclut-carence-fautive-de-l-etat-dans-l-affaire-du-siecle#.YWyEOS8uef1

 

L’Etat est donc condamné par sa propre justice administrative sur les réquisitions d’un de ses magistrats, qui agit au nom et pour le compte des intérêts supérieurs de l’Etat lui-même ! 

http://paris.tribunal-administratif.fr/Actualites-du-Tribunal/Communiques-de-presse/L-Affaire-du-Siecle-l-Etat-devra-reparer-le-prejudice-ecologique-dont-il-est-responsable

 

Il y a deux façons de l’interpréter et deux façons de répondre à ce jugement. Dans le premier cas, d’ici le 31 décembre 2022, le gouvernement français doit prendre des mesures supplémentaires pour faire descendre les émissions de gaz à effet de serre de 15 millions de tonnes d’équivalent CO2. Ce jugement, même s’il condamne le gouvernement français à prendre ce genre de décisions correctives et passe pour une grande victoire symbolique pour les associations écologistes ayant poursuivi l’Etat, permet également de stopper l’action de ces associations écologistes d’ici 2022, met fin à la poursuite des actions judiciaires auprès du Conseil d’Etat (sauf si ces associations estiment que la condamnation n’est pas suffisante) et les empêche de saisir les juridictions européennes comme la Cour de justice européenne. 

Mais ce même jugement peut avoir un autre objectif : permettre d’imposer au peuple français des mesures fiscales et réglementaires extrêmement impopulaires, tout en expliquant aux français que le gouvernement y est obligé, y est contraint de prendre ces mesures, parce que sa propre justice administrative, parce qu’une condamnation judiciaire, lui impose de les prendre. 

Ce même jugement a potentiellement une autre portée symbolique. Imposer au gouvernement, quelque soit celui qui sortira des urnes en juin 2022, de mener cette politique et prendre ces décisions climatiques, que ce soit LREM qui remporte les prochaines élections, ou un quelconque adversaire, de droite ou d’extrême-droite ... même si cela est extrêmement improbable.

 

Est-il possible que ce gouvernement est choisi de se saisir de cette plainte judiciaire de quelques associations écologistes, pour ourdir un plan machiavélique visant à faire passer des mesures liberticides ou impopulaires ou contraindre un futur gouvernement à suivre une feuille de route pré-établie ? Et pourquoi faut-il que les journaux et médias n’aillent jamais chercher sous la surface des choses, en se contentant de se réjouir de la victoire de groupes de pression écologistes en la surnommant «l’affaire du siècle», sans chercher d’autres tenants ou aboutissants. Est-il possible que tout ceci ne soit qu’une mise en scène, une manipulation médiatique, où les manipulateurs ne seraient pas les associations qui ont cru manipuler l’opinion publique ? Un plan dans un plan ?

 

 

Saucratès


17/10/2021
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Sur les médias et le complotisme

Sur les médias et le complotisme

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 14 octobre 2021

Où je vous parlerais de l’attribution du prix Nobel (de la paix) à deux journalistes et de la liaison faite par les médias occidentaux avec la difficulté d’informer. Où je vous parlerais du débat actuel autour non pas de la liberté de la presse, mais autour de la propagation des rumeurs et/ou du complotisme. Et où je vous parlerais enfin de la position du Monde, comme de tant de journaux bien-pensants, sur la remise en cause de la Constitution et des idées de la droite et de l’extrême-droite souverainiste. 

https://static.blog4ever.com/2010/11/447196/B9F61CD9-6808-4A10-9047-4E43DB217F09.jpeg

Je vous parlerais donc en premier lieu de l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Maria Ressa et Dmitry Muratov. Mme Maria Ressa est la fondatrice du site d’information philippin indépendant Rappler, tandis que M. Dmitri Mouratov est le rédacteur en chef du journal russe Novaïa Gazeta, dont plusieurs membres de la rédaction ont été tués, dont Anna Politkovskaia.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/11/liberte-de-la-presse-le-nobel-un-appel-a-l-eveil_6097882_3232.html

  

Selon l’éditorial du Monde, «C’est un appel à l’éveil, un signe bienvenu, contribuant à la prise de conscience des nombreuses menaces qui pèsent sur la liberté d’informer et sur celles et ceux qui incarnent ce combat. Dans de nombreuses régions, ce droit régresse».

 

Alors certes, l’activité de reporters est un métier à risque dans de nombreux pays au monde, et ce Prix Nobel de la Paix est une belle récompense et un beau symbole. Mais je différencie l’activité journalistique dans ces pays à risque, et en Occident où les journalistes s’érigent en censeurs, en supplétifs du pouvoir !

 

Prendre des photos et des vidéos des exactions des gilets jaunes ou des contestataires du pass sanitaire, est-ce cela une activité à risques ? Abonder dans le sens du pouvoir en ressassant des éléments de langage sur les plateaux de télévision pour préparer les téléspectateurs aux mesures sanitaires, est-ce un métier à risque ? Mener des croisades religieuses contre un président élu, contre des gouvernants élus parce que leurs positions sont diamétralement opposées aux valeurs libérales affichées par ces médias, est-ce cela un métier à risque ?

 

Non. Mais cela fait naître un sentiment de haine vis-à-vis des médias et des journalistes, même en Occident. Les gilets jaunes n’ont aucune confiance dans les journalistes qui les fliquent et leur tendent des pièges, et je les comprends. Les républicains aux Etats-Unis n’ont également aucune confiance dans les médias à plus de 90% démocrates et on les comprend.

 

L’activité de journaliste peut devenir risquée même en Occident mais ce sera la responsabilité des médias occidentaux qui auront cessé d’informer objectivement pour prendre parti pour la classe sociale des prédateurs de l’ultra libéralisme. On n’a pas le droit d’essayer de manipuler les opinions publiques en les aveuglant pour l’intérêt d’une minorité, sans prendre le risque que l’opinion publique se réveille et ne s’en rende compte.

 

Ce Prix Nobel est en fait une autre manipulation des consciences : essayer de nous faire croire que le journalisme est une belle et une saine chose, et non l’hydre qui nous aveugle et nous manipule pour ses propres croisades et pour l’intérêt d’une minorité de privilégiés !

 

Le gouvernement Macron n’est pas en reste dans cette manipulation médiatique avec la création de son observatoire du complotisme.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-et-comment-emmanuel-macron-a-decide-de-s-attaquer-au-complotisme_2159232.html

 

On aime ou on n’aime pas les personnalités (pour ma part, je ne supporte pas les thèses de Rudy Reichstadt, directeur de l'observatoire du complotisme Conspiracy watch, également membre éminent de cette commission) qui sont dans cette «commission Bronner» chargée de «mesurer les dangers du numérique sur la cohésion nationale et nos institutions afin de mieux y faire face», mais on ne peut que s’inquiéter de voir un pouvoir gouvernemental, cherchant à se maintenir à la tête de l’Etat par tous les moyens, user de ce type de moyens pour combattre ses adversaires politiques : le peuple.

 

Gérald Bronner ne disait pas autre chose en 2015 : «Par théorie du complot, il faut entendre simplement une interprétation des faits qui conteste la version officielle.» (numéro 449 de la revue Pour la science)

 

Et c’est exactement ce qu’est le complotisme autour de la pandémie de Covid 19 et autour des vaccins : «une interprétation des faits qui conteste la version officielle». Rien d’autre que cela. Et c’est cela qui fait si peur aux puissants et à ce gouvernement. 

D’un côté les élites et les sachants, ceux qui sont autorisés à parler, ceux qui disent ce qui est bien de dire, ce qui est autorisé de dire, ceux qui obéissent aveuglément aux ordres qu’on leur a donné, que les autorités, quelques qu’elles soient, leur ont donné, et de l’autre coté, le peuple, ceux qui n’ont pas la légitimité administrative de parler, de s’exprimer, de donner leur opinion dès lors qu’elle contredit le discours officiel. Théorie du complot, complotisme, conspirationnisme.

 
«Le problème clef pour moi, c'est l'écrasement des hiérarchies induit par la société du commentaire permanent : le sentiment que tout se vaut, que toutes les paroles sont égales, celle de quelqu'un qui n'est pas spécialiste mais a un avis sur le virus vaut la voix d'un scientifique, alertait le président. C'est ce poison qui nous menace.» Emmanuel Macron, décembre 2020, L’Express

 

Il y a un autre regard possible sur cette question du complotisme et du conspirationnisme, comme l’indique le journal Marianne.

 

https://www.marianne.net/agora/commission-bronner-et-si-on-surestimait-limportance-du-complotisme

 

«Quand certains experts sont enrôlés dans la commission anti-complotisme lancée mercredi 29 septembre par Emmanuel Macron, d’autres chercheurs questionnent la place prise par l’obsession pour ce phénomène qui, selon eux, en dirait plus sur les fantasmes des gouvernants que sur l’ampleur réelle du conspirationnisme.»

 

Je conclurais sur un dernier sujet, autour des prises de positions du Monde cherchant à rapprocher Droite et Extrême Droite autour des atteintes à la Constitution et aux règles d’un Etat de droit. 

 

https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2022/article/2021/10/05/presidentielle-la-droite-et-l-extreme-droite-a-l-assaut-de-la-constitution_6097225_6059010.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/10/05/il-est-devenu-de-la-derniere-mode-d-en-appeler-a-des-referendums-constitutionnels-pour-contester-les-normes-europeennes_6097127_3232.html

 

Le Monde a donc pris parti dans l’arène politique, comme par le passé, mais c’est son changement d’adversaires qui m’a initialement déboussolé. J’ai toujours pensé que Le Monde était un journal de gauche, par opposition au Figaro qui était le journal de la Droite. Et l'irruption d’Emmanuel Macron, ex-ministre de gauche menant une politique de droite, comme les socialistes qui l’avait précédé, m’a déboussolé. Mais il n’en est rien. Le Monde, comme les autres journaux progressistes ou bien-pensants, est un journal libéral, de tout temps. Son ennemi, d’hier et aujourd’hui, reste non pas la droite, mais la droite souverainiste. Et son combat aujourd’hui est de faire reconnaitre, dépeindre, Macron comme le représentant de la Droite libérale, et de ringardiser Les Républicains en les présentant comme un parti fini de droite souverainiste. Que les alliés du jour soient les socialistes lorsqu’ils sont au pouvoir, ou Macron et la clique d’opportunistes de droite ou de gauche qui l’ont suivi depuis 2017, tout ceci n’est pas important. L’important est de défendre une idée, stupide et dangereuse : vendre la France, dissoudre la France et son histoire dans un melting pot libéral, LGBTQ+, où les sexes, l’origine, la couleur de peau n’existera pas, sans s’apercevoir que le monstre est déjà tapi dans l’ombre, non pas les chemises brunes des souverainistes, mais les djellabas blanches des terroristes islamistes. 

 
J’aime Le Monde parce qu’à une époque, je me reconnaissais dans la manière dont ce journal dépeignait la situation sociale des pauvres, des employés, des fonctionnaires et leurs luttes. Mais c’était il y a longtemps, quand la réflexion sociale au Monde n’avait pas été remplacée par les délires féministes, LGBTQ+, la défense du mariage gay, de la procréation assistée pour tous, la haine des gilets jaunes, la détestation des anti-pass-sanitaires, le mépris du peuple et de la France des campagnes, et l’admiration éperdue vis-à-vis de leur leader et Maitre à penser Emmanuel Macron !

 

Conclusion de tout ceci, à laquelle vous avez certainement dû arrivé tout.e seul.e  : je suis un putain de complotiste !

 

 

Saucratès 


14/10/2021
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Pass-sanitaire : On est tous confronté à devoir choisir son camp

Pass-sanitaire : On est tous confronté à devoir choisir son camp !

Une lecture de la chanson «Né en 17 à Leidenstadt» de Jean-Jacques Goldman

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 13 octobre 2021

 

Qui ne connaît pas cette chanson de Jean-Jacques Goldman, dont c’était accessoirement l’anniversaire des soixante-dix ans il y a quelques jours, dont les paroles étaient :

 

«Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt 
Sur les ruines d’un champ de bataille 
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens 
Si j’avais été allemand ? 

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance 
Nourri de rêves de revanche 
Aurais-je été de ces improbables consciences 
Larmes au milieu d’un torrent 

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast 
Soldat d’une foi, d’une caste 
Aurais-je eu la force envers et contre les miens 
De trahir : tendre une main 

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg 
Entre le pouvoir et la peur 
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent 
Rien ne sera comme avant 

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres 
Cachés derrière nos apparences 
L’âme d'un brave ou de complice ou d’un bourreau ? 
Ou le pire ou plus beau ? 
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau 
S’il fallait plus que des mots ?»
 
Qui ne s’est pas posé La Question ? La grande Question, la plus importante de toutes !... Non pas le sens de la vie ou de la mort ... Non pas l’origine de l’univers ... Mais La Question primordiale : Qu’aurais-je fait si j’avais vécu en France ou en Allemagne entre 1940 et 1945 ? Eusse-je été un collaborateur de la milice vichyste ou des nazis, ou bien eusse-je été un résistant de la France Libre ou dans les maquis ? Eusse-je combattu les nazis et les miliciens de Vichy, ou bien eusse-je cherché à profiter, m’enrichir en pactisant avec l’ennemi ou en dénonçant mes voisins ? 

N’êtes-vous pas d’accord avec moi ? Ne nous posons-nous pas tous cette même question ? Enfin, évidemment, sauf si vous savez déjà que vous auriez été de toute manière du côté des plus forts, du côté de ceux qui avaient le pouvoir entre 1940-1945, ceux qui avaient la force des armes pour eux ... en clair du côté des nazis et de Vichy.
 
Alors, si vous vous posez réellement la question, si vous êtes presque sûr que vous auriez aimé être du côté des gentils, des résistants, de ceux qui n’auraient pas dénoncé les juifs mais au contraire auraient cherché à les cacher, alors, vous me comprenez. Auriez-vous eu ce courage de combattre du côté du bien même quand cela paraissait suicidaire, sans espoir, face à la broyeuse des armées nazies et des milices vichystes ?
 
Et bien, nous avons aujourd’hui ce choix ! Aujourd’hui, face à la politique menée par le gouvernement Macron, nous nous trouvons obligé de prendre parti. Tout le monde doit prendre parti !
 
Tout le monde doit choisir entre s’acharner contre les non-vaccinés, contre ceux qui refusent le pass-sanitaire, contre ceux qui refusent de se vacciner, ou les comprendre et comprendre leur combat. Tout le monde choisit soit en traitant d'égoïstes les non-vaccinés, soit en les acceptant comme ils sont.
 
Tout le monde choisit son camp soit en souhaitant leur mort parce qu’ils refusent la vaccination, en souhaitant qu’ils soient refusés dans les services d’urgence s’ils tombent malades, en souhaitant que leur vie soit pourrie en l’absence de pass-sanitaire, ou soit en ne le souhaitant pas ...

 
Comprenons nous bien. Je ne fais pas de rapprochement entre la période nazie et aujourd’hui. Non, je dis juste que nous aussi, nous nous trouvons devant un choix, un choix éthique entre le bien et le mal, entre souhaiter le mal pour ceux qui contestent, qui s’opposent, ou le bien pour tous. 

Avec le pass-sanitaire, avec l’imposition de l’obligation vaccinale à tous, le gouvernement Macron a fait le choix de fracturer la France, d’opposer les français les uns aux autres. Et chacun à notre niveau, comme en 1940-1945, comme dans le conflit nord irlandais, comme dans la contestation de l’apartheid en Afrique du Sud, nous nous trouvons tous face à un choix. Suivre la voie de la haine, de la ségrégation, du mal, ou choisir la voie du bien, de l’acceptation de l’autre et de ses différences. Suivre la voie qu’ont suivi autrefois les collaborateurs du pouvoir nazi, ou suivre la voie de la résistance à l’oppression. 

Je finirais par les mots de Jean-Jacques Goldman :

 
«Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps 

D’avoir à choisir un camp».

 

Mais c’est fini en 2021 ! On est confronté à devoir choisir son camp !

 

 
Saucratès 


13/10/2021
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L’interdiction des thérapies de conversion, offensive masquée des féministes et des LGBTQ+ contre le patriarcat

L’interdiction des thérapies de conversion, offensive masquée des féministes et des LGBTQ+ contre le patriarcat

Par Saucratès 

 

Pourquoi des députées LREM (et d’autres obédiences comme de partis d’extrême-gauche) veulent-elles interdire et rendre illégales les thérapies de conversion pour les homosexuels ou les homosexuelles ? La lecture de l’article ci-dessous du Monde illustre d’une manière frappante les conséquences, les dessous, de cette volonté politique.

 

Nous avons ainsi une jeune femme qui cherche à se soigner de son homosexualité auprès d’un psychiatre catholique et qui souffre parce ce que celui-ci lui indiquait que l’homosexualité n’existait pas, que cette attirance pour les femmes n’était qu’un passage. Et qui l’a mis sous antidépresseur.

 

«Il ne faut pas croire que ce sont des thérapies spectaculaires avec des électrochocs. Il ne me proposait rien de totalement tordu non plus. Il voulait surtout que j’écrive des lettres à mes parents. Il pensait que j’étais trop proche de ma mère et qu’il fallait retisser un lien avec mon père, pour insister sur l’attrait du corps masculin.»

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/10/03/on-a-vraiment-l-impression-qu-on-va-finir-maudite-en-enfer-stephanie-b-a-subi-une-therapie-de-conversion-pour-guerir-de-son-homosexualite_6096932_4500055.html

 

Ce qui me surprend ici, ce qui me gêne dans cette nouvelle loi visant à interdire les thérapies de conversion, c’est l’extrémisme de ces personnes, l’extrémisme de cette jeune femme citée dans cet article.

 

«Le psychiatre en question a pris sa retraite, heureusement. Sinon j’aurais fait en sorte qu’il ne puisse plus exercer. Même si je ne sais pas vraiment ce que j’aurais pu faire ... Mais je m’inquiète de la façon dont elle sera appliquée. Il y a un flou entre un accompagnement spirituel, toléré, et une pression pour changer de sexualité.

Comme moi, certaines personnes sont volontaires pour ces thérapies, mais elles n’oseront pas porter plainte parce qu’elles ont honte ou qu’elles ne voient pas le problème. J’ai entendu des témoignages encore récemment. Mais ils sont rares, car les gens ont peur de parler. Certains sont vraiment détruits par ces thérapies.»

 
On nage en plein délire ! Donc demain, à toute personne qui viendra voir un psychologue ou un psychiatre au sujet de son homosexualité, que faudra-t-il leur dire ? Non, je ne peux pas vous aider ? Non, vous êtes normal.e ; ce sont les hétérosexuel.les qui sont des anormaux ? Les femmes devraient coucher avec les femmes et les hommes avec des hommes ? Si l’homosexualité n’est pas un problème, un trouble du genre, pourquoi tant de jeunes homosexuel.les se suicident-ils ? À cause du regard de la société, des messages transmis par les médias ? Faudra-t-il cacher ou interdire l’hétérosexualité pour que les jeunes homosexuel.les ne se sentent plus mal dans leur peau ou dans leur sexe ? 
 

N’y a-t-il pas un extrémisme et/ou une insincérité dans ce combat des députées LREM et des groupes de pression LGBTQ+ ? Toutes les formes de sexualité doivent donc être considérées comme normales, acceptables ? Et on ne doit ni être jugé.e, ni tenté.e de s’en faire soigner ?

 

Et pourtant, il existe une forme de sexualité qui se voit ces adeptes être traités de #porcs et de #pervers : les hommes blancs âgés, ceux que l’on considère comme les bénéficiaires du patriarcat. Ces groupes de féministes et de LGBTQ+ ne jugent et ne condamnent qu’un seul groupe, les hommes blancs qui se font traiter de #porcs s’ils draguent des femmes, et de #vieux #pervers s’ils s'intéressent à des filles plus jeunes qu’eux ! Hommes blancs par opposition aux hommes noirs qui eux bénéficient de la protection de l’intersectionnalité («concept visant à révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race»). À partir de quel âge un homme blanc n’a-t-il plus droit à avoir une sexualité, des envies de sexe, à moins d’être gay ? Trente ans ? Quarante ans ? Cinquante ans ? Bizarre que la tolérance prescrite à l’ensemble de la société ne s’applique pas à eux ? Qu’ils doivent devenir invisibles ? Exclus parce que trop vieux. Simplement parce qu’ils sont le patriarcat ? 

 

Encore et toujours, on trouve la même dissimulation ; un sexisme qui ne dit pas son nom. Un sexisme contre les hommes, blancs, contre les #porcs, contre les #pervers. Et il suffit d’être un homme blanc pour avoir droit à ces qualificatifs, à moins de prêter allégeance à leurs idées extrémistes.

 

Je ne me prononcerais pas sur l’idée de savoir si l’homosexualité est un trouble de la personnalité ou bien une attitude normale. Mais comme en toute personnalité, il y a des traits de notre caractère qui nous posent problème. Parfois, ou le plus souvent, on essaie de faire avec, seul, de se contrôler, d’aller de l’avant. Et d’autre fois, On a besoin d’aide. Qu’est-ce qu’une thérapie de conversion ? Dans l’exemple donné ci-dessus, on s’aperçoit que ce qui est nommé ‘violence’ par cette homosexuelle, qui cherchait pourtant à s’en soigner, à être normale, n’est que banale psychiatrie. Si tous les patients mis sous antidépresseurs poursuivaient leurs médecins et cherchaient à les empêcher d’exercer, cela ferait un grand vide dans la profession !!!

 

L’alcoolisme est-il une maladie ? Le tabagisme est-il une maladie ou une dépendance ? Combien de temps pourra-t-on encore se faire soigner de l’alcoolisme, de la dépendance à la drogue, de l’addiction à telle ou telle drogue, avant que ces méthodes de soin, qui pour certaines doivent correspondre à la définition de thérapies de conversion, ne soient également considérées comme des crimes et des délits et ne deviennent interdit ?

 

Pour ma part, je pense que l’homosexualité et tout ce qui correspond aux initiales LGBTQ+ est un trouble de la personnalité ou plutôt du genre, qui se nourrit de nos relations à nos parents, de ce que nous avons vécu dans notre enfance, de ce que nous avons compris de ce qui nous entourait dans notre enfance. Nait-on LGBTQ+ ou le devient-on ? Est-il normal de ne pas se reconnaître dans son sexe de naissance ? Mais au fond, personne n’est normal ! Absolument personne. Nous sommes tous du fait de nos expériences personnelles, accumulées depuis notre plus tendre enfance, dès le ventre de notre mère, des personnes singulières, névrosées voire malades. Et nous avons tous besoin d’aide.

 

Et ce besoin d’interdire certains types de thérapies sous prétexte qu’elles prétendraient que l’homosexualité peut être soignée me semble constituer une violation de ce que doit être la loi française, autre chose qu’une attaque des groupes de pression LGBTQ+ pour sanctuariser leurs propres déviances sexuelles.

 

 

Saucratès


10/10/2021
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France, pays d’interdictions

France, pays d’interdictions
Par Saucratès 


La France est un pays d’interdictions, ou plutôt d’obligations assorties d’amendes. On est ainsi l’un des rares pays d’Europe et du monde (si on oublie la Chine et les United States of America de Biden) à avoir rendu obligatoire la vaccination contre le Covid 19, à moins d’être totalement exclu de la vie publique. Interdit de cinéma, de restaurant, de bar, d’exposition, même lorsqu’elles se tiennent dans des églises ... interdiction de travailler dans certains métiers de réception du public ou professions de santé, et bientôt interdiction d’apprendre ou de se former ...

 

La France confond allègrement les interdictions, les obligations et le respect de la santé et de la sécurité des personnes. L’obligation du port du masque est une autre obligation sous peine de sanction, merveilleuse trouvaille ressuscitée des années 1919 de grippe espagnole, mais pourquoi est-il si nécessaire d’utiliser la menace de la sanction. Pourquoi le pouvoir a-t-il si peu confiance dans le peuple français qu’il se sente obligé d’imposer l’obligation et la menace de la sanction ?

 

L’exemple de la route et de la circulation automobile est le grand argument de nos amis pro-vaccins quant à la nécessité de limiter nos libertés. Nos amis pro-vaccins adorent si les stops et les limitations de vitesse, nécessaires à notre sécurité selon eux. Mais mon fils Nicolas me demandait ce matin la raison du A d’apprenti que doivent porter a l’arrière de leurs véhicules les jeunes chauffeurs de moins de trois ans. Voilà encore une obligation à la Con ! Si un jeune chauffeur ne porte pas son A au cul, il écopera d’une amende. À quoi sert donc ce A ? Les protègent-ils ? Non. Quand vous voyez un automobiliste qui conduit comme un pied, vous pensez juste qu’il conduit comme un pied. Mais si il a un A au cul, vous envisagez déjà à l’avance qu’il ne sait pas conduire et qu'il faut le dépasser le plus vite possible ! Ou que vous pouvez l’insulter. Mais ce non respect de l’affichage du A vaudra à un jeune conducteur pris en faite sans son A une amende dissuasive.

 

La France est la championne de ces idioties, de ces obligations idiotes et stupides, tout ceci pour la sécurité (malgré eux) des français. Aujourd’hui, depuis les gilets jaunes, on sait qu’il est interdit de manifester en France. On n’est autorisé de manifester que si on prévient les autorités du trajet et des moyens de contrôle de la manifestation pris par les organisateurs ! 

Et nos chères députées LREM ont eu l’extrêmement bonne idée de proposer un nouveau texte interdisant les thérapies de conversion des homosexuels. C’est clair, il manquait encore quelques interdictions en France ! 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/10/05/therapies-de-conversion-des-homosexuels-que-changera-la-creation-d-un-nouveau-delit_6097141_4355770.html

 

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/10/03/on-a-vraiment-l-impression-qu-on-va-finir-maudite-en-enfer-stephanie-b-a-subi-une-therapie-de-conversion-pour-guerir-de-son-homosexualite_6096932_4500055.html


On tombe ici en plein débat philosophique. À l’heure des mouvements de pression LGBTQ+, il est de très mauvais ton de dire que l’homosexualité est un dérèglement de la personnalité. Non, l’homosexualité, qui n’est pas encore devenue la norme sexuelle (mais cela ne saurait tarder), est considérée par les mouvements LGBTQ+ comme une simple remise en cause du genre. Et ce projet de loi vise à criminaliser toute autre opinion de l’homosexualité, ou trouble du genre, et à interdire que des parents, des amis, des homosexuels, puissent chercher à faire guérir, ou à se guérir, de cette forme de souffrance. Dire cela me fait probablement tomber sous le joug de cette loi ou d’une autre. On ne guérit que d’une maladie.

 

Vive la répression. Vive les interdictions. Et le plus triste, c’est que ceux qui pondent ces lois liberticides sont les premiers à se présenter comme libéraux. Et ceux qui pondent ses lois sont aussi ceux qui soit ont écrit en 1968 «il est interdit d’interdire», soit se réclament de ce mouvement de mai 1968. Quelle tristesse ! Tous ces journalistes se taisent, véhiculent justement ces opinions visant à criminaliser toutes les opinions qui ne se sont pas conformes à leur doxa libérale ! N’est interdit que ce qui défend des valeurs contraires à leurs propres normes.

 

 

Saucratès 


09/10/2021
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