Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

De l'égalité entre les hommes et les femmes - Bis

 

 

Réflexion sept (lundi 15 janvier 2018)

Mon accord avec le manifeste des cents - ou bien comment on peut se sentir heureux en découvrant qu'une grande actrice comme Catherine Deneuve ait pu signer cette tribune et défendre ces idées !

 

J'ai en effet appris avec plaisir qu'un groupe avait publié et signé un manifeste contestant l'hystérie internationale contre les hommes que nous (les hommes) subissons depuis des mois, depuis l'affaire Weinstein. C'est ainsi qu'un journal comme Libération peut parler de la rupture d'une forme d'unanimité des féministes au plan international et du commencement d'une sorte de guerre naissantes entre féministes. Le manifeste publié dans le journal Le Monde commençait ainsi de cette manière : «Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste ...»

http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/01/09/nous-defendons-une-liberte-d-importuner-indispensable-a-la-liberte-sexuelle_5239134_3232.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/01/14/catherine-deneuve-presente-ses-excuses-aux-victimes-d-actes-odieux-qui-ont-pu-se-sentir-agressees-par-la-tribune_5241610_3224.html

http://www.liberation.fr/france/2018/01/10/tribune-sur-la-liberte-sexuelle-cent-signataires-aux-signaux-contradictoires_1621596

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/01/14/01016-20180114ARTFIG00122-le-manifeste-des-100-reveille-la-guerre-des-feminismes.php

 

Comme ces nombreuses signataires de ce manifeste, je pense également que le viol et les agressions sexuelles violentes, perpétrées contre des femmes (et je ne parle même pas de ceux perpetrés contre des enfants) sont des crimes et doivent être punis comme tels. Mais comme ces signataires, je pense que l'emballement médiatique auquel on assiste ces derniers temps n'a plus aucun rapport avec ces faits, ni avec les violences que subissent les femmes. 

 

Ce que nous avons observons ces derniers temps de la part des mouvements féministes, c'est plus qu'une hystérie collective, c'est un déferlement de rage, de rancoeur et de haine d'une armée de féministes racistes et haineuses, dans un combat sans merci contre les hommes : une guerre des sexes. Comment appréhender autrement ce site : https://www.balancetonporc.com ?

 

Alors que les femmes combattent depuis des années le rôle de femme objet qui leur est assigné par les médias et par la publicité, les plus extrémistes de ces féministes ramènent les hommes à des porcs (!), c'est-à-dire non seulement ravalent les hommes au plan des animaux, mais en plus, à celui qui est considéré comme le pire et le plus sale des animaux, celui qui est considéré comme impur par deux des trois religions du Livre ! Ces extrémistes féministes ne nous traitent pas seulement de cochons ; elles nous ravalent, nous les hommes, au stade du porc ! Même si le procès fait au porc est peut-être injuste ; le porc est peut-être celui qui est le plus proche de l'homme (et de la femme) jusqu'à pouvoir envisager de pratiquer des xéno-greffes à partir d'organes porcins. 

 

A lire ce site (https://www.balancetonporc.com), les hommes ne sont pas seulement des porcs, mais aussi des prédateurs sexuels et des animaux sauvages. Tout un chacun d'entre nous peut en fait se retrouver clouer au pilori sur ce site, ou a pu l'être, puisqu'il n'y a pas de présomption d'innocence sur ce site, pas de preuves à apporter ; il suffit d'y raconter ce que l'on a subi ou que l'on prétend y avoir subi, de dénoncer un porc, de le jeter à l'opprobe public. On peut même y dénoncer un contradicteur public, dès lors qu'on le connaîtrait, que l'on connaîtrait son identité. En matière de justice, tout le monde est supposé être présumé innocent tant qu'il n'a pas été jugé. C'est plus qu'un principe de base de notre justice : présomption d'innocence, jugement contradictoire, droit à être défendu, justice impartiale et non partisane ! Aucune de ces dispositions n'est respectée par ce site «balance ton porc», qui est seulement un site de délation et d'insultes vis-à-vis des hommes. Un site créé par quelques femmes pour se venger de l'espèce masculine ! 

 

Il deviendrait urgent de psychanalyser ces extrémistes féministes. Pour quelles raisons cette haine et cette fixation ? Et si je peux comprendre que ces extrémistes soient également les plus grandes intéressées pour la possibilité pour les couples de lesbiennes de recourir à la procréation médicale assistée (PMA) ... de façon à pouvoir avoir des enfants sans passer par un homme ... enfin presque, puisque malgré tout, la semence inséminée provient bien d'un homme ... on peut s'interroger sur les risques que ce genre d'extrémistes est malgré tout des bébés garçons et pas seulement seulement des bébés filles ! Comment réagiraient-elles face à un petit garçon ? Recourraient-elles à l'infanticide par haine des hommes, ou bien se vengeraient-elles sur leur petit garçon ou sur leur jeune adolescent de ce qu'elles estiment avoir subi des hommes, ou bien encore forceraient-elles ce jeune garçon à se conformer à leur modèle masculin ou bien à un modèle feminin ? Ou bien encore, comment réagiraient ces extrémistes face à la rébellion de leur jeune adolescent ou jeune garçon si celui-ci rejetait leur modèle de comportement ? D'où la nécessité pour ces personnes d'être psychanalisées selon moi !

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/harcelement-sexuel-pour-en-finir-avec-le-porc-et-la-pute_1953963.html 

 

Risque d'eugénisme ou d'infanticide afin de ne donner naissance qu'à des filles, éducation mortifère d'un jeune garçon comme porteur du mal en tant qu'homme en formation, ou au contraire d'une jeune fille élevée dans la haine des hommes ; l'extension de la PMA aux couples de lesbiennes n'est-il pas extrêmement dangereux ? A-t-il été suffisamment réfléchi ?

 

Plus largement, un site comme «balance ton porc» n'est-il pas assimilable à un acte, à un fait terroriste ? Terrorisme non pas contre les croyants d'autres religion comme peut l'être le terrorisme islamique, qui attaque indistinctement les autres musulmans trop tièdes ou bien d'autres croyances, les chrétiens, les juifs ... mais terrorisme contre la moitié masculine de l'humanité, contre l'esprit même de l'humanité ... car autant l'homme ne peut se suffire sans femmes, autant les femmes ne peuvent se suffire et se reproduire sans hommes ! Et si derrière ce site et ces actions des extrémistes feministes, se cachaient de véritables terroristes, soit islamiques (comme l'utilisation du mot «porc», impur pour l'islam, pourrait le laisser imaginer), soit simplement féministes ! De la même manière dont les femens sont considérées comme un envahissement occidental du Monde musulman, les islamistes auraient-ils pu imaginer de frapper au cœur l'Occident en dressant les hommes contre les femmes, grâce à quelques extrémistes féministes qui auraient noyauté les organisations féministes occidentales, en France, en Europe ou aux Etats-Unis ? 

 

Pour toutes ces raisons, parce que j'ai si souvent aimé Catherine Deneuve dans ces divers films, inoubliable par exemple dans «Indochine», je ne peux qu'être heureux qu'une actrice comme elle se désolidarise de l'extrémisme féministe ambiant et qu'elle laisse entendre, avec une centaine d'autres femmes, une autre voix dans l'uninanisme féministe extrémiste ! Cette autre voix m'a ravi et je ne rejoins pas les aboiements de la poignée d'irréductibles terroristes qui souhaitent instruire le procès des hommes via les médias interposés ! Ce qui me ravit, ce que face à notre impossibilité collective de nous défendre, de nous faire entendre, nous les hommes, cette centaine de femmes, dont Catherine Deneuve, aient pu accepter de nous défendre, de faire entendre une autre voix ! Et quand je dis nous, je parle des hommes, certes imparfaits, certes parfois lourds, mais en aucun cas des violeurs !

 

 

Saucratès


16/01/2018
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L'alibi de la sécurité routière

 

Réflexion une (jeudi 11 janvier 2018)

Sécurité routière et victimologie - ou contre l'abaissement des limitations de vitesse

 

Notre nouveau gouvernement ni de droite ni de gauche (NNGNDDNDG) a donc développé une nouvelle politique en matière de sécurité routière, ou plutôt, car ceci ressemble à un oxymore, les spécialistes de la victimologie et les associations de tout crin de la sécurité routière ont enfin trouvé une oreille compatissante ou gagnée/ouverte à leurs idées au sein de NNGNDDNDG (que l'on pourrait aussi appeler 4N3D2G). NNGNDDNDG a donc le projet d'abaisser la vitesse maximale autorisée sur le réseau routier secondaire, pour la ramener de 90 kilomètres heure à 80 kilometres heure ! Extraordinaire idée, qui selon les victimologues de tout bord et tout crin, pour les diverses associations contre les violences routières, vont abaisser le nombre de victimes d'accidents routiers ! Evidemment, cette idée me paraît totalement farfelue et aberrante. 

 

J'ai une bien meilleure idée ; s'il s'agit d'abaisser le nombre de morts sur les routes et si on pense que c'est en abaissant la vitesse limite autorisée, alors ramenons la vitesse maximale autorisée de 90 kilometres heure à zéro kilomètre heure. À zéro kilomètre à l'heure, plus d'accidents ! Pour les piétons évidemment aussi, il faudrait ramener la vitesse limite autorisée à zéro kilomètres heure. Ils sont capables de renverser une pauvre vieille sur un trottoir, ces fous de piétons kamikazes marchant à 5 kilomètres heure ! Zéro accident = zéro kilomètre heure ! Evidemment ! Pas de privilégiés ! Idem pour les trains, les avions, les vélos ... Vive un Monde de l'immobilisme ! 

 

Argumentation ad nominem me direz-vous ? Je n'ai rien contre les membres des associations de victimologie ou de lutte contre les violences (routières, des hommes, des maris jaloux ...), même si ce sont souvent les mêmes tristes personnages/dames qui y officient, mais je ne pense pas personnellement que le fait d'abaisser la vitesse limite autorisée changera quelque chose aux nombres de morts sur les routes. Par contre, faire appliquer drastiquement le Code de la route existant, les limitations de vitesse existantes, les interdictions de conduire sous l'effet de l'alcool ou de drogues ; cela, je pense par contre que ce serait une bonne et saine pratique, indispensable. Car pour ceux qui respectent les limitations de vitesse, il n'y a rien de plus rageant que tous ces kamikazes et chauffards qui ne respectent aucunement les règles du Code de la route ... et je pense également aux motards (même si j'ai un très bon ami qui fait partie de ces motards pour lesquels la moto c'est la liberté ... et la liberté est évidemment incompatible avec les règles liberticides, comme tout le monde le sait ... et même si c'est essentiellement leur vie que les motards mettent en jeu, à la différence des chauffards en grosses bagnoles ou SUV, leur conduite passablement rapide et en dépassement permanent n'est-il pas source de danger et de crainte pour les autres usagers de la route ?). 

 

Le nombre de victimes serait donc corrélé à la vitesse, et donc aux vitesses limites autorisées ? Si on croit le gouvernement, mais également les associations de lutte pour la sécurité routiere et de victimologie ? À ce moment là, est-il possible de nous expliquer le contre exemple allemand ? Un pays qui enregistre moins d'accidents que nous, mais où le réseau autoroutier n'a pas de limite de vitesse ; ce sont les constructeurs généralistes allemands qui ont plafonné la vitesse de la majorité de leurs modèles à une vitesse de 250 kilomètres heure. Seules les voitures de sport, comme les Porsches, les italiennes ou les anglaises (Lol - mais pas de françaises, avez-vous remarqué - mis à part la Bugatti qui n'est cependant aucunement française) peuvent ainsi dépasser les 250 kilomètres heures sur les autoroutes allemandes de manière absolument légale, et pourtant les allemands n'enregistrent pas plus d'accident que la France ! Pourquoi ?

 

Evidemment, nous n'aurons jamais d'explications sur cela. On continuera à nous rabâcher que lutter contre la mortalité routière passe par l'abaissement de la vitesse limite autorisée sur le réseau routier français, en nous certifiant que des études ont été menées et qu'elles attestent de ce lien causal certain. La réalité n'intéresse pas NNGNDDNDG ni les associations de lutte en faveur de la sécurité routière. Ceux-ci aimerait qu'il n'y ait plus de voitures sur les routes ; ce sont des professionnelles de la vie associative, extrémistes féministes, anti-voitures, écologistes et pro-je-ne-sais-quoi ... 

 

Ce que je pense, c'est que ce sont les comportements aberrants qui sont à l'origine d'une grande partie des accidents et l'accidentologie. C'est l'absence de respect des règles et des lois qui est l'origine d'une grande des problèmes observées. Si les allemands affichent un nombre de tués et d'accidents sur leurs routes non significativement plus élevé qu'en France voire plus faible, malgré des autoroutes non limitées en vitesse, c'est parce que les allemands (de même qu'en règle générale les peuples du Nord de l'Europe) sont beaucoup plus respecteux des règles que les francais, et que lorsque les réseaux routiers sont limités à 90 kilomètres heure ou à 60 kilometres heures, ils respectent tous ces limitations de vitesse, qu'ils conduisent des porsches ou des smarts, des motos ou des vélos ! Et c'est la grande difference d'avec la France et les francais, pour lesquels seule compte la peur du gendarme. Sans gendarme, pas de respect des limitations de vitesse. 

 

Alors, je serais favorable à plus de radars routiers, de meilleurs radars routiers comme notamment les radars tronçons, l'interdiction des systèmes comme Coyotte qui servent aux chauffards à ne pas se faire prendre en excès de vitesse, et surtout le renchérissement des tarifs des infractions routières, de telle sorte que le fait de violer la loi et d'être pris soit véritablement dissuassif ! Il faudrait évidemment également contrôler le respect des limitations de vitesse des camions et véhicules de transport en commun, car ce sont de véritables armes de destruction ou d'anéantissement qui sont entre les mains de chauffards, le plus souvent étrangers (notamment sur les autoroutes françaises), et qui ne respectent absolument pas leur limitation de vitesse abaissée mais ne peuvent être inquiétés par les radars ou les contrôles radars, et qui sont de véritables dangers publics (comme nous le rappelle l'accident survenu sur le viaduc de Saint-Paul à La Réunion) ! Sans oublier qu'étant immatriculés par des entreprises ou des sociétés, les retraits de points ne les concernent pas ; le chauffeur responsable de la société ne risquant pas de se déclarer lui-même ! Ou alors qu'appartenant à une société étrangère, ils ne se verront même pas poursuivre ! 

 

Abaisser les limitations légales ne sert à rien ! Si ce n'est accroître l'écart entre les conducteurs responsables et les fous furieux, incompétents et chauffards qui continueront à conduire comme des tarés mais sans être pris en contravention. Ce sont les comportements qu'il faudrait changer : greffer des cerveaux germaniques aux chauffards français, pour lesquels les lois sont faites pour être violées si aucun gendarme ou policier ne les voient ou s'il n'y a pas de radar ! Après tout, on est bien déjà obligé d'acheter des voitures germaniques si on veut une bonne voiture, solide, fiable avec un moteur qui ne soit pas un trois cylindres de 1000 ou 1200 centimètres cubes ! Ahahah !

 

 

Saucratès


11/01/2018
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Du contrat social

 

Réflexion une (mardi 9 janvier 2018)

De l'existence d'un contrat social ou de son application dans le cadre de notre société française 

 

Qu'est-ce que le «contrat social» ? Il est sensé s'agir d'une construction mentale des philosophes des Lumières, du dix-huitième siècle, popularisé notamment par Jean-Jacques Rousseau. Le contrat social serait donc mythique, un mythe permettant d'expliciter le fait par lequel des humains accepteraient/auraient accepté de quitter la vie sauvage pour vivre en communauté, en société. À la différence des mythes des sociétés anciennes ou premières, il s'agirait d'un mythe construit pour nos sociétés modernes, sur la base d'une idée fondée sur l'organisation des sociétés premières telles qu'elles étaient observées à l'époque de Jean-Jacques Rousseau, et reposant sur une certaine image idéalisée ou non de l'homme sauvage : bon sauvage ou loup pour l'homme, selon que l'on écoute Jean-Jacques Rousseau ou Thomas Hobbes. 

 

Si on suit ces philosophes du dix-huitième siècle, le contrat social serait donc un temps précis, une époque précise, où des hommes sauvages auraient accepté la vie en société en signant un pacte, un contrat entre eux, acceptant de fait des limitations à leurs libertés en échange d'une sécurité apportée par le groupe, par le nombre, par l'instrumentalisation ou par l'institutionnalisation de la violence légitime. Pour certains de ces philosophes, l'homme était bon avant la vie en société et était devenu mauvais après (Jean-Jacques Rousseau), ou inversement (Thomas Hobbes). Pour d'autres comme Etienne de la Boetie, c'est la violence de l'un sur les autres en sein de la société, c'est-à-dire cette violence institutionnalisée, qui était incompréhensible selon lui. Ou comment un homme seul peut-il dominer un pays entier ! Des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de sujets !

 

Des philosophes récents ont repris à leur compte cette interprétation des fondements de la vie en société. Je veux parler notamment de John Rawls. L'instant de la conclusion de ce contrat social est toujours un instant mythologique selon Rawls, mais celui-ci est surtout célèbre pour avoir théorisé la forme de la mise en forme du contrat social, de ce moment où des hommes énoncent les règles de leur future vie en société. C'est ce que John Rawls a appelé le voile d'ignorance. 

 

En effet, si on demandait à des hommes ou des femmes de définir les règles d'une société et les statuts des uns et des autres, qui ne seraient pas tentés de se voir promu roi ou reine, ou membre de la noblesse ? Le voile d'ignorance permet de théoriser une manière de s'assurer que chaque homme ou femme est ignorant de sa place exact au sein de la société, de sa force, de son sexe voire de sa santé. Et chaque homme ou femme sera alors conduit à proposer des règles de société où chacun sera plus ou moins traité de manière égale, de facon à minimiser le risque et le désappointement de tomber dans les plus bas statuts sociaux !

 

Les débats vont évidemment beaucoup plus loin ou sont beaucoup plus complexes. D'autres philosophes ont peut-être theorisé d'autres réponses ou d'autres interprétations du contrat social depuis Rawls, ce dont je doute néanmoins. Evidemment, toute une branche de la philosophie politique depuis Rousseau et depuis Rawls a démontré qu'il n'était nul besoin d'un tel contrat social, d'une analyse ou d'une approche en terme de contractualisation de la vie sociale. Il s'agit de tout le débat opposant le conséquentialisme (ou analyse de la justesse de nos choix en fonction de leurs conséquences), l'utilitarisme (où la justesse de nos actes dépend de leur utilité) qui n'est qu'une variation du conséquentialisme, la déontologie (ou science des devoirs) dont font partie les théories d'Emmanuel Kant et de John Rawls, et l'éthique des vertus (ou perfectionnisme moral).

 

Apres avoir donc explicité ce que j'entends par «contrat social» et en avoir rapidement situé les sources philosophiques, je voudrais en revenir à mon idée première, à savoir que le contrat social est un composant actuel pertinent pour définir la vie en société dans une société comme la nôtre, comme la société francaise, justement traversée par des événements comme les émeutes urbaines, comme la radicalisation islamique et terroriste d'une partie de la jeunesse d'origine immigrée, d'Afrique du Nord ou d'Afrique noire, ou parles evenements du jour de l'an où des émeutiers ont tabassé/lynché deux fonctionnaires de police sur lesquels ils étaient tombés. Car, ces comportements émeutiers, terroristes, islamiques ou agressifs ne sont qu'une et même seule chose ; le fait que ces jeunes ou moins jeunes, ces supposés ou non exclus de notre société ne se reconnaissent pas dans la société française, dans ses valeurs, dans ses principes, dans ses engagements, dans ses droits et dans ses devoirs. 

 

Ces jeunes ou moins jeunes, principalement issus des cités urbaines, principalement issus des minorités d'origine immigrés d'Afrique, de la première, de la deuxième ou troisième génération, s'estiment souvent exclus de la société, non intégrés ou non attendus dans le monde du travail, et trouvent hors des règles de la société française la reconnaissance qu'ils pourraient en attendre. D'où la radicalisation islamique de nombre d'entre eux, mais pas uniquement d'eux (puisque les radicalisés islamiques en Syrie viennent de toute origine et de tout milieu), d'où les émeutes urbaines, pendant lesquelles le fait de brûler des voitures ou d'affronter les forces de l'ordre ou les forces de secours (pompiers) devient un rite de passage marquant l'entrée dans l'âge adulte, d'où la haine des forces de l'ordre ! 

 

Derrière ces images, il s'agit simplement d'un rejet par cette jeunesse (ou ces moins jeunes) du contrat social sur lequel repose notre société. Et j'en arrive donc à cette conclusion, contrairement à ce que pouvait penser Jean-Jacques Rousseau autrefois ou John Rawls plus récemment, que le contrat social n'est pas un instant mythique, appartenant à l'histoire ancienne, une construction mythologique théorique, mais que l'adhésion au contrat social est une décision permanente, régulière pour chaque individu. Chaque individu, au cours de sa vie, au cours de la construction de son être, de sa vie et de son devenir d'adulte, se trouve confronté à ce choix d'adhérer ou non au contrat social tel qu'il l'appréhende, tel que la société française l'a construit, avec le respect de ses institutions, de ses règles, et de la place et du statut social que la société peut lui proposer.

 

Le contrat social n'est ainsi pas qu'une construction de philosophe, qu'un souvenir mythologique. Le contrat social est une décision individuelle de chacun d'entre nous, une construction mentale, et par malheur, pour notre choix, nous ne sommes pas confrontés à ce fameux voile d'ignorance. Nous savons quel rôle et quelle place nous sera réservé dans cette société, et évidemment, il doit être plus difficile d'accepter ce contrat social lorsque l'on se sait déjà exclu, originaire d'une cité urbaine en voie de déclassement, sans perspective d'avenir, brillant ou non, que lorsque l'on se sait membre de la jeunesse dorée, héritier d'une grande fortune, privilégié En un mot !

 

Et pourtant, c'est cela le contrat social. À chaque génération, pour chacun d'entre nous, nous trouvons tous autant que nous sommes confrontés à cette décision. Accepter ou non notre place dans la société. Accepter ou non de signer le contrat social qui régit la société dans laquelle nous nous insérons ! C'est un choix d'une certaine façon de tous les instants ; accepter les règles qui sous-tendent notre vie et nos relations aux autres. Accepter les règles qui nous avantagent, qui nous protègent comme celles qui nous contraignent, qui nous désavantagent. C'est un choix souvent que nous comprenons tardivement, après que nous ayons réellement fait ce choix. Par exemple, c'est un choix qu'on fait les jeunes qui ont choisi la voie de la radicalisation islamique, du terrorisme islamique. Peut-être pas simplement ceux qui ont choisi de partir faire le djihâd en Syrie. Pas forcément non plus ceux qui se sont acharnés sur les deux policiers le jour de l'an. Parce qu'ils se sont peut-être laissés emportés par la foule, par l'effet de foule, cette force qui vous fait croire que vous êtes plus forts, aptes à attaquer ceux qui représentent l'Etat, que, en cet instant, vous croyez plus fort, que vous croyez être l'ennemi.

 

Je pense donc que le contrat social est nécessairement accepté et ressigné par chacun d'entre nous, à un moment ou un autre de notre vie, par chaque génération. Ce contrat social intègre tous les droits et devoirs que la société octroie et impose à chacun d'entre nous, ainsi que l'ensemble des institutions qui représentent la société, qui donnent corps à la société. Se pose alors le probleme du comportement à adopter envers tous ceux qui n'acceptent pas ce contrat social, ou qui dévient à un moment donné, choisissant de tuer et d'être des criminels ou des voleurs ? Mais il y a surtout tous ceux qui choisissant la voie de l'exclusion, ne comprennent pas l'existence de ce contrat social putatif. Parce que c'est sûrement là qu'il y a un souci, c'est qu'à aucun moment, personne ne vient vous indiquer que ce contrat social existe et que l'on vous demande de le signer. Et que votre choix conditionnera votre vie future. Parce qu'on ne le comprend que très tard, trop tard sûrement pour beaucoup d'entre nous !

 

 

Saucratès


09/01/2018
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De l'égalité entre les hommes et les femmes

 

Réflexion six (4 janvier 2018)

De la poursuite de ma réflexion sur les rapports entre les hommes et les femmes

 

Parler des rapports homme-femme pour un homme, c'est comme pour un blanc de parler des noirs, ou pour un français ou un allemand de parler des juifs : il nous faut forcément d'abord nous excuser et on est forcément immédiatement taxé d'être misogyne et sexiste, de la même manière que l'on serait immédiatement traité d'être raciste ou antisémite ! Donc, suis-je misogyne et sexiste ?

 

Je n'en ai plus aucune idée. J'ai l'impression de réagir de plus en plus mal à mesure que l'emballement médiatique enfle autour des violences faites aux femmes, où chaque incident ou accident dans un ménage est l'occasion pour les journaux de rappeler les violences qui sont faites aux femmes, où même des violences causées à un homme par son épouse sont immédiatement relativisées en rappelant l'ampleur des violences dont sont victimes les femmes, où l'on pointe du doigt les insuffisances de nomination de femmes par certains ministères (dans un pays comme la France où la méritocratie débridée interdit à toute personne d'accéder à ce genre de postes s'ils ne sont pas énarques, polytechniciens, Sciences Po, normaliens, mais que ceci est complètement nié alors que les journaux vont gloser sur la proportion de femmes dans tels ou tels ministères, alors qu'elles sortent des mêmes écoles que leurs homologues masculins) ...

 

Alors oui, je n'ai plus du tout de tolérance pour les idées féministes ni même de compassion pour les femmes en souffrance ou victimes, ne faisant plus la part des choses dans l'emballement médiatique présent. Au fond, chaque femme victime devient une victoire sur le féminisme rampant/croissant de notre société. Même si au fond, je suis toujours persuadé de l'égalité fondamentale en droit des hommes et des femmes !

 

En réfléchissant bien, le vingtième siècle aura été en fait un siècle de recul de la position dominante des hommes sur les femmes, d'abord sur le plan politique avec la généralisation du droit de vote, puis sur le plan professionnel et domestique avec la disparition du rôle de chef de famille et le droit reconnu aux femmes de faire tous les actes de la vie sans en référer à leur mari ! Et le vingtième-et-unième siècle sera le siècle du féminisme triomphant, du mâle au genou vaincu par l'égérie féminine, ravalé au statut d'esclave. Il faudra bientôt inventé la défense des droits des hommes : le masculinisme ! (terme qui n'existe évidemment pas).

 

Sur quoi voulais-je vous parler aujourd'hui ? Du «consentement enthousiaste» en matière sexuelle, qui est la nouvelle coqueluche ou grande idée des féministes patentées !

http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/24/le-consentement-enthousiaste-pourquoi-pas_5234063_4497916.html

http://www.lemonde.fr/europe/video/2015/11/06/angleterre-une-campagne-contre-le-viol-compare-le-sexe-a-une-tasse-de-the_4804906_3214.html

 

Ce concept est au fond assez proche du «consentement affirmatif» cher aux groupes féministes radicaux américains mais longtemps très minoritaires. Comme la vidéo dans le deuxième lien, avec son rappel sur le fait «qu’un rapport sexuel sans accord mutuel est un viol» (au cas où il y aurait encore des hommes qui ne l'aurait pas compris). Mais le principe du «consentement enthousiaste» va évidemment beaucoup plus loin, puisque des cas de viol peuvent évidemment être commis entre époux, comme ailleurs ... Qu'est-ce qui me fait réagir dans ce principe du «consentement enthousiaste» ? Simplement que dans la vie de tous les jours, il me semble extrêmement rare que deux personnes soient enthousiastes pour un rapport sexuel, et tout particulièrement dans un couple fidèle permanent. Je me rappelle d'une scène d'un film, où un rapport sexuel durait quelques minutes (la caméra se posait sur le réveil), et après lequel chacun des deux acteurs reprenaient leur lecture ... Evidemment, c'était l'image d'un couple raté et la femme découvrait ensuite l'amour véritable avec quelqu'un d'autre. J'ai oublié le titre de ce film mais il témoigne je pense en quelque sorte du quotidien de beaucoup de couple. Si on n'envisageait plus que des relations sexuelles avec un consentement enthousiaste, il n'y aurait plus de sexe dans beaucoup de couples, si ce n'est quelque fois l'an. Et puis ce ne serait pas si simple. C'est quoi l'enthousiasme ? Il faut des «oh oui j'ai envie» ? Et quel volume sonore ? Dans les jugements de divorce, ce serait peut-être beaucoup plus simple pour celui ou celle qui est accusée de ne pas remplir le devoir conjugal. Il suffira de dire : «tu n'avais pas l'air très enthousiaste».

 

Et puis surtout, l'enthousiasme ne semble être une nécessité que pour la femme. C'est toujours elle la victime de la tentative de viol dans ces différents liens, dans ces articles. Comme si le consentement enthousiaste de l'homme n'était pas nécessaire, n'était pas attendu, allait de soi (le gros pervers pour les féministes) ! Comme si forcément ces pervers avaient toujours envie de sexe, au moment où les femmes le décidaient. En fait, les féministes ravalent justement l'homme au rôle d'objet, d'animal, contre lequel elles se battent justement quand il s'agit des femmes.

 

Dernière chose dans ma logorrhée matinale sur le féminisme. Comment peut-on se battre justement contre le statut d'objet de la femme alors que des femmes se placent d'elles-mêmes, pour gagner toujours plus d'argent, dans cette situation d'objets sexuels. Je pense en écrivant cela aux vidéos de Kim Kardashian, et notamment la dernière où elle pose totalement nue, couverte de paillettes. Et à côté de cela, tout le monde doit la plaindre pour avoir été agressée et avoir failli être violée à Paris par des cambrioleurs ... qui ne l'ont d'ailleurs même pas violée ; c'était des saints ces hommes ... et qui s'excusent maintenant de l'avoir agressée en sachant à quel point elle en a souffert ! Il faut donc être ultra-connue et médiatisée pour que des cambrioleurs se rendent compte du mal qu'ils causent à leurs victimes ??? On croirait rêver !

 

Non, tout ceci me gêne au plus haut point ; pas tant le féminisme lui-même que la médiatisation à outrance qui en est aujourd'hui fait ... et l'emballement médiatique qui en résulte. Si l'islam n'était pas ce qu'il est ; je penserais que l'islam est la seule planche de salut de l'homme occidental, comme au fond le démontre le très bon dernier livre de Houellebecq «Soumission», où la polygamie est légalisée, de jeunes femmes sont disponibles pour les bons musulmans puissants et où les femmes n'ont plus le droit de travailler (de même que les non convertis à l'islam) ! Il y a donc encore un espoir pour les hommes !

 

 

Réflexion cinq (21 novembre 2017)

Pourquoi je ne parle jamais des agressions sexuelles dont sont victimes les femmes ... et pourquoi je ne suis pas «féministe» ?

 

Cela vous paraît-il bizarre ? Je traite du sujet de l'égalité entre les hommes et les femmes, ou plutôt des inégalités existant entre eux, mais je ne traite absolument pas d'un des principaux évènements de ces dernières semaines concernant au fond justement ce même sujet, à savoir les agressions sexuelles dont sont justement victimes de nombreuses femmes, qu'elles soient actrices ou simplement femmes. Est-ce bizarre ? 

 

Des plaintes ont ont donc été portées aux États Unis contre l'un des plus grands producteurs américains de films, et ces plaintes ont donné naissance à une explosion des déclarations d'agressions sexuelles de la part de femmes dans l'ensemble des pays et contre de très nombreux hommes, politiques, cinéastes ou quidams moyens. On peut avoir l'impression de frôler désormais l'hystérie collective dans cette histoire parce que les plaintes se succèdent maintenant inlassablement et entraînent démissions et accusations dans la majorité des pays occidentaux (c'est-à-dire Europe, Etats-Unis, Canada et Australie). 

 

Je ne remets aucunement en cause la réalité de ces agressions sexuelles, même si vraisemblablement, quelques agressions doivent certainement avoir été inventées au sein de cet ensemble, du fait du battage médiatique autour de cette affaire ! Mais au fond, ce n'est pas le sujet. Le sujet n'est pas la réalité de ces agressions, mais justement leur banalité. Tous les hommes de par le Monde pourraient être concernés par ces plaintes, non pas pour les avoir causées, non pas pour en être les auteurs, mais pour en avoir rêvé, pour avoir rêvé d'avoir le pouvoir de le faire, d'avoir des relations sexuelles avec ces femmes de rêve, ou une inconnue dans la rue ou dans un bureau. 

 

Parce ce que les hommes et les femmes ne sont pas égaux dans le jeu de la séduction. Parce qu'il suffit à une femme de sourire à un homme et de le draguer, pour pouvoir coucher avec lui ! Mais que cela est presque impossible et demande des trésors de diplomatie pour un homme. Alors oui, une femme a le droit de refuser son corps (demande des féministes) ou de dire «non» ! Mais on ne peut pas non plus empêcher les hommes de rêver d'être en capacité de les y forcer  par le pouvoir ou par la force. Ce que je dis est certes horrible ; tous les hommes seraient des brutes dont les rêves sexuels seraient plein de violence ! Mais est-ce véritablement faux ?

 

Au fond, l'éducation ne serait-elle pas simplement le fait d'arriver à canaliser ces pulsions et ces désirs sexuels pour les maintenir dans le cadre du fantasme, de les canaliser dans ce qui est accepté et toléré par la Société et par nos partenaires féminins ? Au fond, ceux qui sont les plus heureux sont les homosexuels masculins, puisqu'ils font cela avec des personnes qui ont les mêmes fantasmes qu'eux, sauf qu'il leur faut se reconnaître entre eux et ne pas être attirés par des hommes hétérosexuels. 

 

Avec le pouvoir, la puissance financière et politique, des hommes oublient peut-être peu à peu les limites de la société pour tenter d'obtenir sexuellement ce qu'ils veulent quand ils le veulent, comme ils le veulent. Et des hommes puissants, capables de détruire des carrières ou des réputations, arrivent sûrement à le faire longtemps, sans être inquiétés. Aurais-je été puissant, aurais-je été un monstre ? 

 

Ce qui est amusant, c'est que des pères qui pourraient peut-être être très tolérants voire capables de tels actes sur d'autres femmes, pourraient ne plus être du tout tolérants à l'égard de ceux qui agiraient de cette manière avec leurs propres enfants, avec leurs propres filles. Ces pères se transformeraient alors en meurtriers à l'égard du violeur de leurs filles, alors qu'ils pourraient se sentir peu concernés par ces mêmes faits s'ils ne touchaient pas leurs enfants. «Amusant» n'est peut-être pas le terme idoine ! Au fond, en tant qu'homme, je peux comprendre certaines agressions sexuelles ... En tant que père, elles me donneraient des envies de vengeance et de meurtre !

 

Pour quelles raisons est-ce que je ne partage pas l'hystérie collective autour de ces plaintes d'agressions sexuelles ? Premièrement, parce que je pourrais être concerné, au moins dans l'ordre du fantasme. Deuxièmement, parce que les victimes sont justement celles qui peuplent nos rêves, intouchables certes pour nous, mais justement les égéries qui nous ont été vendues comme des créatures de rêve absolu. Troisièmement, parce que nul n'est désormais à l'abri d'une plainte même fausse, parce que les relations hommes-femmes sont beaucoup trop inégales, beaucoup trop compliquées.

 

Enfin et pour conclure, pour rester dans ce cadre de l'inégalité des relations entre les hommes et les femmes, où un homme ne refusera que très rarement une proposition d'une femme, où une femme ne verra que très rarement l'ensemble des hommes refuser ces propositions (sauf si elle est très moche et très vieille, et encore), à l'immense difference avec les hommes où c'est notre cas général. Partir en boite ou dans un bar et ramener une fille est presque mission impossible pour un homme alors que l'inverse est tres peu probable.

 

Mais ce n'est pas sur cela que je voulais conclure. Je voulais conclure sur l'histoire du couple Macron, c'est-à-dire l'histoire d'un couple d'un jeune lycéen et d'une femme plus âgée, en la comparant à une histoire comparable qui aurait concerné un homme de 40 ans et une jeune fille de 15-17 ans ? Dans un cas, on a l'histoire d'un couple non conforme, mais acceptée ; dans le cas inverse, on aurait eu l'histoire d'un pervers sexuel, d'un prédateur sexuel qui aurait été jeté en prison. Pour quelle raison ce qui est accepté quand c'est une femme, est-il vécu comme un crime et une perversion quand c'est un homme ?

 

Alors quand on nous parle de l'inégalité des femmes vis-à-vis des dominateurs hommes, je reprendrais les termes de Frédéric Bonnaud, directeur de la Cinémathèque, cité par le Journal Le Monde, qui évoquait «un flash totalitaire» et «le spectre d'un retour à l'ordre moral» en parlant de l'ajournement de la rétrospective Jean-Claude Brisseau, pour cause de plaintes ou de condamnation pour agressions sexuelles. Il avait rajouté : «Nous ne sommes pas de taille. Elles ont gagné» ! Comment se battre contre la ministre Schiappa et les féministes rassemblées autour d'elle !

 

 

Réflexion quatre (16 novembre 2017)

De l'existence de véritables différences entre les hommes et les femmes

 

Qu'est-ce qui signifie cet acharnement militant des activistes suprémacistes féministes sur l'égalitarisme entre les hommes et les femmes ? Cet acharnement à vouloir s'attaquer à tout, de la place trop importante prise par les hommes dans les transports publics ou dans l'espace public, jusqu'à la conjugaison ou la grammaire inclusive, visant à contester les règles grammaticales de la langue française afin de forcer à faire apparaître le genre féminin en conjugaison au détriment du genre masculin, en passant par les diverses usines à gaz électorales créés pour forcer à l'élection simultanée ou successive d'hommes et de femmes. Sans oublier leur combat pour continuer d'être privilégiées dans les divorces face à leurs maris pour la garde des enfants (sauf si madame ne veut pas de la garde exclusive de ses enfants, et alors là, gare aux maris s'ils ne veulent pas passer pour des monstres ou des misogynes s'ils ne prennent pas leurs enfants !) ou pour les calculs des pensions alimentaires ou des prestations complémentaire !

 

Comme l'indique la fédération nationale «Solidarité Femmes» citée par le journal Le Monde, la proposition de loi du député LRM Philippe Latombe «soulève aussi un enjeu financier, car la résidence alternée pourrait aboutir à la suppression des pensions alimentaires et au partage des allocations familiales». Derrière les grands combats et les grandes causes des femmes se cachent donc de sordides et minables petits intérêts financiers et des histoires de gros sous, à savoir leur traitement privilégié lors des divorces pour la garde des enfants et l'imposition de pensions alimentaires disproportionnées le plus souvent à leur unique bénéfice !

 

Le sujet que je souhaite donc évoquer aujourd'hui traite donc de l'existence ou non de differences réelles entre les hommes et les femmes !

 

Mon premier exemple sera la capacité émotionnelle des femmes. Au départ de notre enfant pour poursuivre des études loin de notre domicile, devant le sas d'embarquement à l'aéroport, ma femme était en pleurs après la scène des adieux. Ni moi, ni mon fils ... La même situation m'a été racontée par ma kinésithérapeute espagnole qui recevait la visite de ses parents. Sa mère et elle-même étaient en pleurs lors de l'arrivee puis lors du départ, même si elle avait des relations compliquées avec ses parents. Mais ni son copain, ni son père ! Bien que son père, selon elle, sentant des larmes monter, aurait abrégé les adieux d'un air bourru. Je n'arracherais pas une larme à mon petit grand garçon de 13 ans, car il semble penser que pleurer démontre une fragilité insupportable. Il fera front, les points serrés, mais il ne pleurera pas. 

 

Ce n'est pas vraiment le résultat de l'éducation donnée aux petits garçons et aux petites filles ; je n'ai jamais interdit à mes fils de pleurer, et aucun père ou aucune mère n'ont jamais incité une petite fille à pleurer ... ou alors pas plus que des garçons qui pleurent ou trépignent pour obtenir un jeu au supermarché ! Qu'est-ce qui peut donc expliquer ces différences émotionnelles entre les garçons et les filles, entre les hommes et les femmes ? N'y a-t-il pas une difference de nature entre les hommes et les femmes en matière d'affichage de leurs émotions et du chagrin ? Et comment cette différence ne pourrait-elle s'expliquer que par des traits culturels et de reproduction de stéréotype, et en aucun cas par des traits naturels, des différences physiques ou hormonales entre les hommes et les femmes !

 

Il existe une autre source de différences naturelles et non pas culturelles entre les hommes et les femmes : la force physique. Evidemment, prises individuellement, il y aura toujours des femmes plus fortes que de nombreux hommes. La femme la plus forte pourrait même être plus forte que les plus forts des hommes. Mais cela n'empêcherait pas qu'en moyenne, les hommes soient plus forts que les femmes, en moyenne. Sinon, pourquoi est-ce toujours les hommes qui doivent changer les bouteilles d'eau dans les distributeurs d'eau au bureau, ou les bouteilles de gaz dans les maisons ? De la même manière, de nombreuses femmes sont beaucoup plus fortes que nombre d'autres hommes, mais dans les classements mondiaux en sport, la majeure partie des meilleurs sportifs seraient des hommes s'il n'y avait pas de classements ou des championnats séparés pour les hommes et pour les femmes ! Au tennis par exemple, les meilleures joueuses professionnelles ne dépasseraient pas la centième place mondiale. Et pourtant, les joueuses professionnelles féminines contestent le fait que les primes qu'elles touchent sont inférieures aux primes des hommes, à Roland Garros ou dans les autres tournois. Si elles valent au mieux un numéro 100 mondial masculin, c'est pourtant normal que leurs cachets soient beaucoup plus faibles que ceux des hommes, non ?

 

Cette différence peut elle être considérée comme un trait culturel ou une reproduction de stéréotypes ? Evidemment non. J'ai lu que le dysmorphisme sexuel était une caractéristique des espèces fortement polygames. Plus les mâles ont un harem important, plus les différences de taille et de force entre les mâles et les femelles sont importantes ; les mâles ayant besoin de se battre entre eux pour conserver ou gagner un harem, à la différence des femelles. Parmi les espèces fortement polygames, présentant un fort dysmorphisme sexuel, on trouve les éléphants de mer ou les gorilles. À l'inverse, les espèces strictement monogames ne présenteraient aucun dysmorphisme sexuel. Le meilleur exemple en serait les gibbons. Et l'espèce humaine présente une dysmorphisme sexuel modéré, mais reel ; les hommes étant en moyenne plus grands, plus gros que les femmes, et également plus forts. La conclusion de cette analyse est ainsi que l'espece humaine est modérément polygame, et non strictement monogame comme leurs cousins les gibbons ! Mais au vu des nombreuses sociétés humaines polygames observées par le passé ou de nos jours, on s'en serait effectivement douté, n'est-ce pas ?

https://www.scienceshumaines.com/la-monogamie-est-elle-naturelle_fr_21607.html

 

Que puis-je en déduire ou conclure de ces quelques exemples ? Simplement qu'il existe des différences physiques naturelles entre les hommes et les femmes. Les uns et les autres ne sont pas physiquement égaux ; nous sommes inégaux. Nos sociétés occidentales peuvent nier cet état de fait sous la pression des féministes dans nos sociétés policées et bien-pensantes par le biais de loi, mais cela restera forcément sous-jaccent !

 

 

Réflexion trois (11 novembre 2017)

Des déséquilibres réels ou fantasmés entre les hommes et les femmes ?

 

Deux articles du journal Le Monde mettent en lumière une lecture sexuée des déséquilibres entre les traitements réservés aux hommes et aux femmes dans la société et dans la langue françaises (déséquilibres reels ou fantasmés) .

 

Le premier de ces articles traitait de la grammaire inclusive. Des enseignants (mais il faudrait plutôt dire «enseignantes» en grammaire ou en écriture inclusive) se refusent à apprendre à leurs élèves que «le masculin l'emporte sur le féminin» et leur apprennent (il faudrait plutôt dire «inventent») de nouvelles règles de français où «le féminin l'emporte sur le masculin».

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/11/08/apres-l-ecriture-la-grammaire-inclusive_5211949_1473685.html

 

C'était exactement ce que je pronostiquais (ou plutôt imaginais) lors de mon précédent article traitant de l'écriture inclusive. Comment imaginait que des féministes militantes agressives enseignants de français ou professeurs des écoles (je devrais dire des suprémacistes féministes) puissent accepter une telle règle à leurs eleves, jeunes garçons ou jeunes filles ? Ce serait pour elle reconnaître comme de reconnaître la suprematie de l'homme sur la femme. Alors que pourtant, il ne s'agit que d'une règle de grammaire. C'est comme si on devait s'offusquer d'un théorème mathématique, comme le théorème de Pithagore ou le théorème de Thales. Certainement quelques suprémacistes féministes, enseignantes de mathématiques, doivent également rager à l'idée de nommer un théorème qui porte le nom d'un homme et non pas d'une femme. 

 

Comme l'écrit Le Monde dans son article, «la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes passe-t-elle par un changement des règles de la grammaire ? C’est en tout cas ce que défendent les 314 enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur qui, mardi 7 novembre, ont apposé leur signature en bas d’un « manifeste », dans lequel ils disent avoir cessé – ou s’apprêter à cesser – d’enseigner la règle de grammaire résumée en une petite formule connue de tout un chacun : «Le masculin l’emporte sur le féminin». 

 

«A l’initiative du manifeste, Eliane Viennot, enseignante-chercheuse en littérature du XVIe siècle, partie en guerre contre cette «règle scélérate». Elle se reconnaît comme la chef d’orchestre du mouvement – «surtout si vous l’écrivez cheffe d’orchestre !», souffle cette agrégée de lettres, qui défend le recours à un usage «limité mais assumé» de l’écriture inclusive.»

 

Donc un mouvement de féministes pures et dures, de femmes, et certainement de quelques pseudos hommes vendus et abrutis, gagnés à l'idée du politiquement correct ! 

                                 
                               

Je ne résiste pas au plaisir de reprendre ce magnifique dessin publié dans cet article du Monde. 

 

En quoi cela me pose-t-il problème ? Parce que je ne supporte pas l'excès et l'exagération, et que l'idée de s'attaquer à la grammaire française me pose un insupportable problème. Ces suprémacistes féministes n'ont qu'à changer de langue, de pays et de religion si elles le souhaitent, plutôt que de nous emmerder ! Qu'elles passent à l'anglais, qu´elles émigrent en Angleterre ou aux Etats-Unis si elles le souhaitent, et qu'elles se convertissent à la religion musulmane, mais qu'elles cessent d'utiliser la langue française si cela leur pose un problème de conscience. 

 

En quoi cela me gêne-t-il ? Parce que je suis fondamentalement en accord avec l'égalité des sexes et un traitement égalitaire entre les hommes et les femmes, mais en même temps, pas pour des gens que l'égalité ne satisfait pas, mais bien au contraire militent pour la suprématie de la femme sur l'homme. Et qui veulent à la fois bénéficier des avantages de leur sexe et une égalité soit-disant stricte, en fait à leur seul avantage. Celles qui veulent à la fois que les hommes les laissent passer, payent pour elles, leur ouvrent les portes et militent en même temps pour l'égalité, quand cela les avantage ! Celles qui militeront pour «les femmes et les enfants d'abord»  dans un naufrage, dans un bateau qui coule, mais font également assault de plaintes pour discrimination. Voilà ce qui me gêne. Pour l'égalité oui, mais foin alors de toute forme de galanterie et de politesse. 

 

Le deuxième article traitait du choix de la résidence alternée dans le cas des séparations et des divorces.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/08/la-residence-alternee-des-enfants-de-parents-separes-revient-en-debat_5211665_3224.html

 

Nous sommes là à l'inverse de la position précédente. Les pères sont très rarement traités égalitairement par la justice, par les juges féminines dans la réalité, et ne bénéficient que très rarement du droit de garde de leurs enfants, et même du simple droit de garde alternée. Si une femme ne veut pas que son mari n'ait pas droit à une garde alternée, il les verra alors un week-end sur deux, les 2eme et 4eme week-end de chaque mois, et une partie des vacances. Et il devra payer une pension alimentaire. Cette inégalité est pratiquement institutionnalisée et considérée comme normale, surtout par les femmes et les juges féminines. Et bien sûr par les suprémacistes féministes. 

 

La proposition de loi visant à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes émane, bien évidemment, inversement, d'un député homme. L’auteur du texte est le député (MoDem) de Vendée, Philippe Latombe. Une quarantaine de membres du groupe MoDem auraient cosigné la proposition.

 

Alors que le code civil dit aujourd’hui que la résidence de l’enfant «peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux», le texte propose de faire de la résidence alternée le principe général, auquel les parents pourraient déroger s’ils se mettent d’accord entre eux, ou auquel le juge peut également s’opposer, la décision finale appartenant à ce dernier. «La résidence de l’enfant est fixée au domicile de chacun des parents, selon les modalités déterminées par convention d’un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge», précise ainsi le premier alinéa du texte.

 

Là encore, la position des femmes ne me semble pas équilibrée. Elles se satisfont parfaitement d'être privilégiées par la justice en tant que mères face à leurs ex-maris, sans se formaliser que leurs ex-maris soient discriminés ... Comme quoi, la discrimination ne gêne les femmes, et surtout les suprémacistes féministes, que lorsqu'elles en sont les victimes, mais jamais lorsqu'elles en sont les bénéficiaires. 

 

 

Réflexion deux (28 octobre 2017)

L'écriture inclusive et l'Académie française

 

Je crois que je déteste toute forme d'excès et d'extrémisme, et le féminisme est l'une des formes d'extrémisme (avec l'islamisme et toute les idéologies suprémacistes, qu'elles viennent des suprémacistes blancs ou des suprémacistes noirs). Le journal Le Monde a proposé deux analyses opposées sur la question de l'écriture inclusive, en offrant du même coup deux visions différentes et une définition. 

 

La première vision est celle des Immortels de l'Académie française

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/26/l-academie-francaise-met-en-garde-contre-le-peril-mortel-de-l-ecriture-inclusive_5206492_3224.html

 

La seconde est celle des blogueurs décodeurs du Monde

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/ecriture-inclusive-non-l-academie-francaise-ne-decide-pas-seule-du-bon-usage-de-la-langue_5206995_4355770.html

 

Mais ce sujet est développé par de nombreux autres journaux, par exemple Le Figaro. Un sondage réalisé auprès de ses lecteurs fait apparaître un pourcentage de 95% d'internautes lecteurs opposés à l'écriture inclusive.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2017/10/27/32001-20171027ARTFIG00197-le-logiciel-de-traitement-de-texte-word-se-met-a-l-ecriture-inclusive.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/10/26/01016-20171026QCMWWW00124-tes-vous-partisanes-de-l-ecriture-inclusive.php

 

Qu'est-ce donc que l'écriture inclusive avant tout ? Afin d'assurer une égalité de représentation entre les hommes et les femmes, l'écriture inclusive consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, les mots, comme dans «mes ami·e·s» ou «les candidat·e·s», pour rendre le féminin plus visible et pour permettre des règles grammaticales plus neutres. Il a évidemment été construit par les mouvements féministes. Plus récemment, en 2015, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes a publié un guide incitant les pouvoirs publics à adopter une communication sans stéréotype  de sexe. Et une agence de communication (Mots-Clés) a édité un «manuel d'écriture inclusive» (coup médiatique ou nid de féministes ?).

 

Ce qui m'énerve bien sûr dans cette histoire, c'est cette impression d'une agression continue des féministes contre tous les compartiments de notre vie, comme si ces personnes voulaient extirper toute forme de supposé machisme dans les relations humaines et qu'ils ne cherchaient que cela. Dans des relations entre des hommes et des femmes, dans des interrelations humaines, ces personnes sont dans le registre de la méfiance permanente, dans la haine permanente, dans la paranoïa généralisée ! Là où tout le monde ne verrait que des règles historiques, des usages, ces gens-là cherchent les racines du racisme ou du machisme. 

 

D'une certaine façon, ce sont des suprémacistes féministes, qui cherchent à extirper usage après usage tout ce qui nourrit leur rancoeur. Pour une féministe professeur de français, ce doit effectivement très dur de devoir expliquer à des jeunes garcons ou des jeunes filles que le masculin l'emporte sur le féminin. Ce doit effectivement être très amusant ! 

 

Pourquoi chercher dans la langue à en extirper toute forme de supposé machisme. Ce ne sont que des règles d'usage de la langue française ! Evidemment, Le Monde, sans le dire, n'est absolument pas en accord avec l'Académie française, comme l'article des Décodeurs le démontre. Normal, Le Monde est un repaire de féministes hommes ou femmes, de bien-pensants ! Ainsi, dans la présentation de la position des Immortels, Le Monde souligne que cela s'explique par le faible nombre de femmes dans cette instance. Evidemment, pour descendre une position, il faut d'abord la présenter comme illégitime. L'écriture inclusive est un combat où ses défenseurs se drapent dans la bien-pensance. 

 

Maintenant, au delà de ce débat entre Immortels et féministes bien-pensants, je reconnais qu'une langue évolue irrémédiablement. Il y a tant de différences  entre la langue de Rabelais, de Nostradamus et le français de nos jours, qu'il en est difficile de les lire dans leur écriture d'origine. Les «os» et les «es» sont devenus des «ô» et des «ê», les «u» sont devenus des «v», les «y» des «i», et les «v» seuls des «u», les «aulx» et les «ault» sont devenus des «aux» et des «aut» ... entre centaines d'autres modifications grammaticales.

 

Le simple fait que le français puisse continuer à évoluer ne me gêne en aucun cas. Une langue vit et évolue. C'est plus la raison cachée de cette evolution, un supposé machisme caché au fond de la Langue française, qui me pose problème, pas l'évolution elle-même. 

 

Le francais est également une langue extrêmement complexe. Des langue comme l'anglais n'ont aucun souci de genre, de féminin, de masculin, ou de pluriel. Rien de ceci n'existe en anglais, et guère plus en allemand ou l'on n'accorde pas les verbes, les mots ou les adjectifs avec le genre et le pluriel des mots ou des sujets. Au pire, l'allemand reconnait le genre des mots avec les «der», «das», «die» et les «ein» et «eine». Et  l'anglais même pas. D'une certaine façon, ces langues ne s'en sortent pas plus mal que le francais et elles sont beaucoup plus simples à apprendre pour les étrangers. 

 

Mais c'est peut-être justement cela que l'Academie française veut empêcher. Car derrière l'ecriture inclusive, on peut voir apparaitre une volonté ultérieure de simplification des règles d'accord des verbes et des mots qui emportera l'appauvrissement de la langue française. 

 

 

Réflexion une (13 et 14 août 2017)

Un problème avec le féminisme ?

 

J'aimerais dès le début de cet article clarifier quelques points pour ne pas prêter à confusion. Je crois sincèrement en l'égalité entre un homme et une femme, dans ce qu'ils sont, ce qu'ils méritent, ce qu'ils peuvent faire. Les sociétés humaines sont devenues suffisamment protectrices pour que les éventuelles différences de force brute et les fragilités imposées par la maternité ne soient plus déterminantes pour les tâches des hommes et des femmes. Plus besoin de chasser le bison, le mamouth, le lion ou la baleine ; nul travail n'est inaccessible aux hommes ou aux femmes. 

 

Je ne crois donc pas en une infériorité de la femme sur l'homme, intellectuelle voire même physique ... Il existe des femmes beaucoup plus fortes que moi. Ce n'est qu'une question d'entraînement physique, donc un pur produit de la reproduction sociale. Les femmes peuvent paraître moins fortes en général parce que dans l'imaginaire social, un jeune garçon doit savoir se battre et moins une jeune fille. Mais tout ceci encore n'est que reproduction sociale, et généralisation abusive.

 

Il existe bien sûr des différences physiologiques entre les hommes et les femmes ; chacun d'eux détient une partie du potentiel reproductif de l'espèce humaine, mais il est totalement impossible pour un homme de donner naissance à un de ses petits. La femme de son côté n'a besoin que de quelques spermatozoïdes masculins pour y arriver ! C'est là une énorme injustice, une énorme différence ! Mais au-delà de ce seul point, il n'y a pas d'autres véritables différences entre hommes et femmes.

 

Qu'il y ait des différences de considération entre les hommes et les femmes dans nos organisations sociales, dans les entreprises, Je le reconnais aussi volontiers. Il n'y a pas tant de dirigeantes d'entreprises ou politiques dans le monde, meme si le Royaume Uni a une femme à sa tête de même que l´Allemagne, entre autres. Et les salaires des femmes, à poste ou tâche équivalente, sont bien souvent inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Et je conçois même les politiques visant à imposer de se rapprocher de la parité dans les entreprises en matière d'accès à l'emploi, à l'encadrement ou en matière de salaires, et de droits.

 

Mais le féminisme virulent, de même que la bêtise des bien-pensants en matière d'égalitarisme homme-femme m'énervent et m'insupportent. Que dans certains pays scandinaves, en pointe dans le combat contre ses inégalités, on puisse interdire dans les écoles aux petits garçons de pisser debout pour les forcer à pisser assis, comme les filles, m'a toujours paru insensé. Au nom de l'égalité, on ne peut pas combattre la nature et la simple logique. On peut pisser debout, c'est tellement plus naturel ! N'étant ni scandinave ni danois ni hollandais, et n'y ayant pas étudié, Je ne peux assurer que ce soit des faits vrais, que cette interdiction faite aux garçons de pisser debout dans certaines écoles soit vraie. Ce qui m'a quand même énormément amusé au sujet de ces pays scandinaves tellement avancés et en pointe dans la lutte contre ces inégalités, tellement coercitives contre les hommes, c'est d'apprendre que les festivals y sont le lieu de très nombreuses agressions sexuelles contre les femmes au sein de l'anonymat de la foule. Et les bonnes âmes de choisir d'annuler ces festivals en condamnant le comportement des hommes !

 

Ce qui m'amuse et me réjouit ? Le fait que la nature humaine survit toujours ! Et que malgré toutes les règles absurdes et coercitives contre les hommes pour plier et nier leur nature, celle-ci ressort toujours ! Et je trouve cela rassurant. 

 

Mais le féminisme virulent et la bêtise des bien-pensants font de nombreuses autres victimes. Un pauvre salarié de Google en a fait les frais récemment, et je partage totalement ce qu'il pense (pour une grande part) et je lui apporte mon soutien ! Meme si contrairement à lui, je ne pense pas qu'il y ait réellement des differences entre les hommes et les femmes ... elles sont plus sociales que naturelles ... Et sûrement pas dans les matières scientifiques ou empathiques ! Mais le licencier pour cela ? Ce qui est insupportable, c'est que toute contestation de la pensée bien pensante hégémonique conduit à l'exclusion de ceux qui ne pensent pas comme les autres ! Et cela, c'est intolérable !

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/08/08/google-l-auteur-d-un-manifeste-sexiste-dit-avoir-ete-licencie_5169983_4408996.html

 

Derniere insupportable aberration de la lutte des féministes (je préfère dire des suprémacistes féministes), c'est celui des hommes qui prendraient trop de places dans les transports publics, en écartant de manière indue et obscène les jambes ! (ou «manspreading»). Que l'égalité entre les hommes et les femmes soient à ce point en bonne voie, avancée, que les féministes puissent maintenant s'attaquer à ce genre de détail pourrait paraître rassurant, si ce n'était pas un insupportable nouvelle agression menée contre nous, les hommes. Un jour, nous n'aurons peut être même plus le droit de prendre les transports en commun, de travailler, voire de vivre. Et les suprémacistes féministes trouveront certainement encore des choses à nous reprocher. Et les bonnes âmes masculines, abruties et vendues, confirmeront l'insupportable domination des hommes sur les pauvres et faibles femmes ! Donc les hommes prendraient trop de place dans les transports en public, au détriment des pauvres et faibles femmes ? Il nous faudrait nous serrer, croiser les jambes. Et les hommes s'écartent et prennent de la place pour prouver agresser les pauvres femmes, pour prouver leur capacité de domination sur leurs pauvres voisines ? Soyons sérieux !

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/07/06/comment-le-manspreading-est-devenu-un-objet-de-lutte-feministe_5156949_4832693.html

 

Non, tout ceci m'insupporte !

 

 

Saucratès


16/11/2017
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La place de la morale dans les grandes entreprises et dans les écoles de commerce

Saint-Denis de la Réunion - Le 2 janvier 2018

 

La lecture de cet article du Monde m'a rappelé une réflexion à laquelle je suis régulièrement confronté dans mes idées, dans mon questionnement et dans ma vie plus largement : la place de la morale, pour moi évidemment, mais aussi pour les autres, pour les puissants de notre monde.

http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/12/31/dans-les-ecoles-de-commerce-la-philosophie-redonne-du-sens_5236306_4401467.html

 

Ainsi, s'il y a bien un monde dans lequel selon moi, la morale n'a pas de place, c'est bien le monde des affaires, le monde des puissants, le monde de l'entreprise. Et il est donc soit risible, soit merveilleux, que la réflexion philosophique, morale, ou éthique, puisse avoir droit de citer dans les grandes écoles de commerce qui forment et préparent l'élite économique française.

 

Evidemment, je suis excessif en écrivant que la morale n'a pas de place dans les entreprises ! Bien évidemment ! Excessif et peut-être même injuste si on les écoutait. Alors que tant de grandes entreprises se déclarent (ou se font appeler) «éthiques» ou glosent à l'infini sur leur politique RSE-«responsabilité sociale et environnementale». Alors que tant d'entreprises ont pondu des codes éthiques ou des codes de déontologie que leur personnel sont tenus de connaître et d'appliquer. Alors que les mots «éthique» et «déontologie» sont devenus le leit-motif de tant de grandes ou petites entreprises, à côté de la sacro-sainte «satisfaction du client». Les entreprises comme les banques notamment ont même inventé le poste de «déontologue» pour montrer tout le sérieux et l'attention porté par les entreprises à ce sujet !

 

Suis-je excessif ou injuste ? La réflexion autour de la «responsabilité sociale et environnementale» : une vaste blague, qui conduit chaque entreprise à tenter de valoriser les actions menées en terme d'enfants éduqués, de personnes soignées, de réseaux publics améliorés ou financés, de tonnes de CO² économisés. Les entreprises ont toujours généré ce genre d'impacts, essentiellement parce que c'est le marché sur lequel elles interviennent et qui leur font gagner de l'argent. La réflexion et les rapports RSE n'interdisent pas à ces mêmes entreprises de licencier leur personnel, de les harceler ou de les laisser être harcelés par leurs managers pour que ses salariés produisent le plus possible, le plus rapidement possible, pour le moindre coût. Parce que malgré ces discours et ces rapports RSE, l'objectif des entreprises n'a pas varié d'un iota : faire le maximum de bénéfice, tout en faisant semblant d'avoir une réflexion RSE pour être bien notée ou pouvoir minimiser le risque juridique auquel elles pourraient ultérieurement exposées.

 

La réflexion autour des codes éthiques ou de codes de déontologie qui sont devenus le nouveau dogme et la nouvelle doxa des grandes entreprises ? Une vaste fumisterie. Ces codes ne sont que de nouvelles obligations assignées à leurs salariés pour mieux les contrôler, pour mieux pouvoir les licencier si par malheur ils font la moindre erreur ou qu'ils cessent de donner entière satisfaction. Les codes moraux et les codes éthiques permettent simplement aux entreprises et leurs hauts dirigeants d'imposer une loyauté absolue à leurs sujets, à leurs employés, en leur imposant de toujours devoir défendre et représenter leurs entreprises même dans leur vie privée. Bien sûr, cela existait avant cette invention des codes éthiques ou des codes de déontologie. Mais la loyauté prend désormais une place de plus en plus grande dans la vie privée des salariés ; la place laissée à l'esprit critique se réduisant de plus en plus. Plus largement, ce qui est en jeu est aussi l'impossibilité pour un salarié de connaître l'ensemble des règles qui lui sont imposables, entre règlement intérieur, code éthique ou de déontologie, pratiques professionnelles ou notes de procédures, charte informatique et autres obligations. Chaque salarié est donc forcément en faute régulièrement ! Chacun peut ainsi être sanctionné à tout moment et vit en permanence sous cette contrainte !

 

En matière même de management, la réflexion philosophique n'est elle-même qu'un outil développé et utilisé pour contraindre les corps et les mentalités, pour fédérer des équipes autour de managers experts dans l'art de manipuler et de contraindre, et pour exclure si besoin est les salariés incapables de rentrer dans le moule attendu.

 

Que penser donc de l'apport de la réflexion philosophique dans les grandes écoles de commerce ou de management. Rien de positif. Il n'est pas possible d'empêcher ces futurs managers et grands dirigeants de s'intéresser à une branche indispensable de l'histoire de l'humanité. Mais de la même manière que les réflexions et les livres des grands philosophes n'ont jamais pu arrêter les guerres et les millions de morts et de souffrances perpétrés par des hommes sur les autres hommes et sur les femmes ; de la même manière, il est vain de penser que l'apprentissage de la réflexion philosophique dans les grandes écoles de commerce aura le moindre effet positif sur le comportement de ces futurs grands dirigeants et de ces futurs managers à haut potentiel !

 

L'économie reste un monde non moral, non éthique, essentiellement en raison du fait que l'objectif premier des entreprises reste de faire le maximum de bénéfices et le maximum de ventes de ses produits. Si accessoirement, cela peut avoir un impact positif sur certaines personnes ; tant mieux pour la société. Si cela n'en a pas, si cela dégrade la santé des humains ou l'état de la planète, tant pis pour la société. A partir du moment où il y a une demande, il y aura une offre. S'il y a des demandes nécessitant l'esclavage humain, des entreprises criminelles ou non offriront des esclaves. Idem pour le tabac, pour les dérivés du pétrole ou les téléphones mobiles. L'économie a théorisé pour cela ce que l'on appelle les externalités, positives ou négatives. Et la morale et l'éthique dans tout cela, ne compte pas, n'a pas le droit de citer ! De la même manière que nous-mêmes sont tout-à-fait capables de faire taire notre éthique ou notre morale lorsque cela nous intéresse, lorsque cela nous agrée. De la même manière ... Même si les impacts de nos actes n'ont rien à voir, nous humbles petits salariés ou humbles humains, en comparaison des impacts que peuvent avoir les décisions des puissants de ce monde et des entreprises qu'ils dirigent !

 

Réflexion bien noire sur l'éthique entrepreneuriale ou bien celle de nos hauts dirigeants et grands patrons ? Ou bien regard lucide sur une évolution sociétale liée à l'apparence et à l'ère des médias ?

 

Une saine morale commence en se l'appliquant à soi-même. En quelque sorte, cela recouvre l'enseignement de Socrate et son «Connait toi-même (et tu connaitras les autres)» ... en grec Gnỗthi seautόn  (Γνῶθι σεαυτόν) ou Nosce te ipsum en latin.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gnothi_seauton

 

 

Saucratès


02/01/2018
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