Critiques de notre temps

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Coronavirus, confinement et politique


Pass-sanitaire : On est tous confronté à devoir choisir son camp

Pass-sanitaire : On est tous confronté à devoir choisir son camp !

Une lecture de la chanson «Né en 17 à Leidenstadt» de Jean-Jacques Goldman

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 13 octobre 2021

 

Qui ne connaît pas cette chanson de Jean-Jacques Goldman, dont c’était accessoirement l’anniversaire des soixante-dix ans il y a quelques jours, dont les paroles étaient :

 

«Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt 
Sur les ruines d’un champ de bataille 
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens 
Si j’avais été allemand ? 

Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance 
Nourri de rêves de revanche 
Aurais-je été de ces improbables consciences 
Larmes au milieu d’un torrent 

Si j’avais grandi dans les docklands de Belfast 
Soldat d’une foi, d’une caste 
Aurais-je eu la force envers et contre les miens 
De trahir : tendre une main 

Si j’étais née blanche et riche à Johannesburg 
Entre le pouvoir et la peur 
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent 
Rien ne sera comme avant 

On saura jamais c’qu’on a vraiment dans nos ventres 
Cachés derrière nos apparences 
L’âme d'un brave ou de complice ou d’un bourreau ? 
Ou le pire ou plus beau ? 
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d’un troupeau 
S’il fallait plus que des mots ?»
 
Qui ne s’est pas posé La Question ? La grande Question, la plus importante de toutes !... Non pas le sens de la vie ou de la mort ... Non pas l’origine de l’univers ... Mais La Question primordiale : Qu’aurais-je fait si j’avais vécu en France ou en Allemagne entre 1940 et 1945 ? Eusse-je été un collaborateur de la milice vichyste ou des nazis, ou bien eusse-je été un résistant de la France Libre ou dans les maquis ? Eusse-je combattu les nazis et les miliciens de Vichy, ou bien eusse-je cherché à profiter, m’enrichir en pactisant avec l’ennemi ou en dénonçant mes voisins ? 

N’êtes-vous pas d’accord avec moi ? Ne nous posons-nous pas tous cette même question ? Enfin, évidemment, sauf si vous savez déjà que vous auriez été de toute manière du côté des plus forts, du côté de ceux qui avaient le pouvoir entre 1940-1945, ceux qui avaient la force des armes pour eux ... en clair du côté des nazis et de Vichy.
 
Alors, si vous vous posez réellement la question, si vous êtes presque sûr que vous auriez aimé être du côté des gentils, des résistants, de ceux qui n’auraient pas dénoncé les juifs mais au contraire auraient cherché à les cacher, alors, vous me comprenez. Auriez-vous eu ce courage de combattre du côté du bien même quand cela paraissait suicidaire, sans espoir, face à la broyeuse des armées nazies et des milices vichystes ?
 
Et bien, nous avons aujourd’hui ce choix ! Aujourd’hui, face à la politique menée par le gouvernement Macron, nous nous trouvons obligé de prendre parti. Tout le monde doit prendre parti !
 
Tout le monde doit choisir entre s’acharner contre les non-vaccinés, contre ceux qui refusent le pass-sanitaire, contre ceux qui refusent de se vacciner, ou les comprendre et comprendre leur combat. Tout le monde choisit soit en traitant d'égoïstes les non-vaccinés, soit en les acceptant comme ils sont.
 
Tout le monde choisit son camp soit en souhaitant leur mort parce qu’ils refusent la vaccination, en souhaitant qu’ils soient refusés dans les services d’urgence s’ils tombent malades, en souhaitant que leur vie soit pourrie en l’absence de pass-sanitaire, ou soit en ne le souhaitant pas ...

 
Comprenons nous bien. Je ne fais pas de rapprochement entre la période nazie et aujourd’hui. Non, je dis juste que nous aussi, nous nous trouvons devant un choix, un choix éthique entre le bien et le mal, entre souhaiter le mal pour ceux qui contestent, qui s’opposent, ou le bien pour tous. 

Avec le pass-sanitaire, avec l’imposition de l’obligation vaccinale à tous, le gouvernement Macron a fait le choix de fracturer la France, d’opposer les français les uns aux autres. Et chacun à notre niveau, comme en 1940-1945, comme dans le conflit nord irlandais, comme dans la contestation de l’apartheid en Afrique du Sud, nous nous trouvons tous face à un choix. Suivre la voie de la haine, de la ségrégation, du mal, ou choisir la voie du bien, de l’acceptation de l’autre et de ses différences. Suivre la voie qu’ont suivi autrefois les collaborateurs du pouvoir nazi, ou suivre la voie de la résistance à l’oppression. 

Je finirais par les mots de Jean-Jacques Goldman :

 
«Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps 

D’avoir à choisir un camp».

 

Mais c’est fini en 2021 ! On est confronté à devoir choisir son camp !

 

 
Saucratès 


13/10/2021
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#Jesuiscassandre

Saint-Denis de la Réunion, samedi 21 août 2021


Le titre de cet article fait référence à Cassandre Fristot, une manifestante mise en examen et qui est en attente de son procès pour incitation à la haine raciale. Le 7 août dernier, à Metz, elle avait brandi une pancarte supposément antisémite lors d’une manifestation des anti-pass-sanitaires. Elle était interpelée le sur-lendemain dans sa ville de Hombourg-Haut en Moselle et suspendue immédiatement de son poste d’enseignante remplaçante. Comme les médias l’indiquent, sa pancarte arborait le sigle antisémite #mais Qui# « agrémenté de noms de responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels pour la plupart juifs». 

Jolie fille avec son béret sur les images qui ont circulé sur les médias sociaux. Photos qui la mettait beaucoup mieux en valeur que celles qui ont circulé par la suite avec ses photos de profil. Militante autrefois du Rassemblement National, candidate à des élections. 

 

https://www.bfmtv.com/societe/manifestations/anti-pass-sanitaire-les-principaux-slogans-et-symboles-des-manifestants_AD-202108150032.html
 

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Photo tirée de https://twitter.com/_LICRA_/status/1424071174930276359?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1424304219939557378%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es3_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Fsociete%2Fpancarte-antisemite-dans-une-manif-anti-pass-le-parquet-de-metz-ouvre-une-enquete-la-licra-porte-plainte-08-08-2021-VEIHD6VTSJG7JMFFPLHWDJHXVI.php
 

Cette photo est tirée du Twitter de la Licra, que l’on ne peut vraisemblablement pas soupconner d’antisémitisme. Et le symbole #jesuiscassandre ne se veut pas plus être antisémite. Bien au contraire, au delà de partager l’opinion de tous les anti-pass-sanitaires qui défilent dans notre pays et dans notre département, je suis surtout un virulent défenseur de la liberté d’expression et de la liberté de manifester, au sens voltairien du terme de tolérance.

 

Ce qui se passe aujourd’hui en France me révulse. Les lois iniques et scélérates prises par Macron et par son gouvernement me scandalisent de plus en plus, me poussant moi comme des millions de français sur la voie de la radicalisation politique. Je ne suis évidemment pas opposé aux vaccins même si je comprends que certains soient intimement opposés à se faire vacciner. Suite à ces mesures liberticides, je me suis fait vacciner, contraint et forcé. Je l’aurais peut-être fait sans cela car c’était une réflexion de mon épouse et de moi-même. Et au fond, vu nos douleurs suite à chacune de ses deux doses de vaccins, je n’ose imaginer les douleurs de cette maladie lorsqu’on l’attrape.

 

Mais cela n’enlève rien à mon opposition à cette mesure ségrégationniste du pass-sanitaire. Je ne l’ai que parce que les mesures liberticides du gouvernement ne vont aller qu’en s’aggravant au cours des prochains mois alors qu’aucun des gardes-fous imaginés par les concepteurs de la Cinquième République, dont le Général de Gaulle, n’ont fonctionné, l’ensemble de ces institutions étant aux mains des mêmes membres de l’élite.

 

#jesuiscassandre pour le respect de la liberté d’expression. J’aimerais que Voltaire ait écrit la célèbre phrase qui lui est prêtée : «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire».

 

Mais cette expression n’est pas de lui mais d’une de ses biographes anglaises Event Béatrice Hall qui écrit en 1906 le célèbre : «I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it».

 

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-rue89-culture/20110414.RUE1809/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire.html

 

N’empêche, que je sois d’accord avec cette pancarte de Cassandre Fristot ou non, comme l’indique Event Béatrice Hall, il est important que je me batte, même jusqu’à la mort, pour son droit à dire cela dans une manifestation, sans être accusée et condamnée pour incitation à la haine raciale. 

 

J’ai été #jesuischarlie.
Je suis désormais #jesuiscassandre.

 

Et si cela fait de moi un salaud d’antisémite, c’est que le monde, la France surtout, est complètement malade et tordue.

 

Sur la pancarte de Cassandre Fristot, on trouve entre quatre et six noms à consonance juive : Rothschild, Soros, Schwab, BHL. Les autres, je n’en sais rien. Sur un total de treize noms mentionnés sur cette pancarte. Si quatre ou six noms, cela peut correspondre au descriptif avancés par les médias  «des responsables politiques, hommes d'affaires et intellectuels pour la plupart juifs», c’est que ce vaccin (ou l’appartenance à la mouvance LREM) détraque complètement le sens de la langue française. 

 

Je comprends mieux que l’on considère qu’Israel est la seule démocratie du Proche Orient. Seule démocratie où on ne peut écrire aucun nom de dirigeant sur aucune pancarte dans une manifestation sans risquer d’être traité d’antisémite ! Sans que des commentaires d’abject ou de nauséabond ne vous soit collé aux basques. Magnifique démocratie que celle du peuple juif dans ce cas de figure ! Notre Président de la République serait juif, que l’on ne pourrait pas inscrire ou scander son nom dans la rue sans être taxé d’antisémitisme ? Aurait-on d’ailleurs le droit d’inscrire son nom sur un bulletin de vote ? Si son nom inscrit sur une affiche serait de l'antisémitisme, pourquoi avec son nom sur un bulletin serait-ce différent ?

 

Nous sommes en plein délire paranoïaque d’une élite corrompue, anti-peuple, anti-gens comme nous, qui cherche à criminaliser et à terroriser l’ensemble de leurs opposants pour demeurer au pouvoir coûte que coûte, quel qu’en soit le prix, pourvu qu’un d’entre eux y reste et continue de permettre à cette élite de conserver leurs avantages. C’est en tout cas ce que l’élection de Macron a démontré en 2017 et ce que démontre son action gouvernementale depuis cette date et les ralliements dont il a bénéficié, à droite et à gauche. Le crépuscule de l’élite au pouvoir depuis 1969, date de la fin de la présidence du Général de Gaulle. Voire avant ...

 

#je suis Cassandre et je suis pour la tolérance, en cette époque où la tolérance n’existe plus en France.

 

 

Saucratès


21/08/2021
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De l’art de terroriser le peuple et les manifestants

Saint-Denis de la Réunion, mardi 10 août 2021


Comme lors des manifestations des gilets jaunes, le gouvernement cherche à terroriser ses opposants et les contestataires en criminalisant le moindre petit écart ou la moindre prise de position un peu sensible. 

Contre le mouvement des gilets jaunes, l’Etat avait généralisé l’usage des tirs de lanceurs de balles de défense sur les manifestants, éborgnant un nombre invraisemblable de manifestants, même si cet usage n’était pas si nouveau (ainsi l’histoire du docker Théo Hilarion également éborgné le 7 mars 1994 par un tir de lanceur). L’Etat avait aussi mis en place des dispositifs policiers géants pour encadrer et contrôler les manifestants. À Paris, j’avais ainsi pu observer des milliers de transports de troupe policiers autour de la place de la République lors d’une manifestation, et cette impression de s’enfoncer dans un piège sans issue au fur et à mesure où nous nous rapprochions de cette place de la République. L’Etat a également innové en arrêtant et en condamnant préalablement à la survenue de tout incident, juste pour possession d'un bouclier, d’un masque à gaz ou autres outils supposément dangereux. Sans parler des innombrables interdictions de manifester auxquels de nombreux gilets jaunes ont été condamnés ... ou les interdictions de se réunir dans certains endroits à Paris ou ailleurs.

 

Le gouvernement Macron réitère désormais la même méthode contre les opposants au pass sanitaire et à la vaccination. Mais il innove encore en inventant de nouveaux crimes. Le gouvernement Macron a ainsi porté plainte contre des manifestants qui rapprochaient le président Macron et Adolph Hitler. Et ce samedi, une jeune femme, une manifestante qui brandissait une pancarte sur laquelle était inscrit les noms de plusieurs ministres, de plusieurs responsables politiques, d’hommes d’affaires et d’intellectuels, dont certains sont de confession juive, et du président Macron, a été immédiatement condamnée médiatiquement. Cette jeune femme est désormais considérée comme coupable d’un acte antisémite et condamnée comme antisémite sur les réseaux sociaux, par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, par la Licra et SOS Racisme, et jusqu’à par l’ambassade d’Israël. Et moins de 24 heures plus tard, cette jeune femme était interpellée par la police !

 

Terroriser les contestataires et les opposants ; voilà le leitmotiv de ce gouvernement et de Macron. Grâce à leurs multiples relais dans les journaux et dans les médias, ils nous abrutissent sur la nécessité de nous faire vacciner, et parallèlement, il s’agit d‘étouffer toute velléité de révolte et de se défendre.

 

Et encore, les journaux comme Le Monde trouvent encore que le gouvernement fait preuve d’une coupable tolérance avec les manifestants, d’une surprenante tolérance. Et ce média croit en plus représenter une ligne démocratique, mesurée, équilibrée ! Et il va même jusqu’à prôner d’étouffer la médiatisation de ces mouvements contestataires, qui auraient été trop médiatisés parce que les journaux manquaient d’actualité en cette période estivale ! Ce même journal qui n’a traité que du bout des lèvres ce mouvement des anti-vaccins et des anti-pass sanitaires parce que ce mouvement est très opposé à leur doctrine.

 

Personnellement, je ne vois aucun antisémitisme dans cette pancarte. Peut-on être taxée d’antisémitisme en affichant juste des noms à consonance juive, ou de juifs, à côté des noms de responsables politiques détestés et/ou criminels ? Sans aucune insulte antisémite, ni symbole antisémite ? Juste écrire un nom de famille juif sur une pancarte suffirait à être taxé d’antisémite ?

 

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Photo tirée de https://twitter.com/_LICRA_/status/1424071174930276359?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1424304219939557378%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es3_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.leparisien.fr%2Fsociete%2Fpancarte-antisemite-dans-une-manif-anti-pass-le-parquet-de-metz-ouvre-une-enquete-la-licra-porte-plainte-08-08-2021-VEIHD6VTSJG7JMFFPLHWDJHXVI.php
 

Evidemment, on peut se demander ce que vient faire BHL dans cette liste de supposés traîtres, de supposés responsables du malheur qui frappe la France ... Mais de là à considérer que cette affiche brandie par cette jeune femme est antisémite !!! Il y a un pas que je ne peux franchir.


On nage en plein délire, toujours plus. Il ne leur suffit plus de nous imposer le vaccin ou à défaut de nous couper nos salaires, nous licencier, nous interdire de restaurants, de bars, de cinémas, d’accès aux lieux sportifs, d’accès aux grands centres commerciaux ... il faut aussi qu’ils nous interdisent de manifester, nous terroriser sous prétexte de slogans nauséabonds ou criminels. Il est abject selon eux de comparer les non-vaccinés aux juifs et de porter une étoile jaune. Il sera bientôt également interdit de comparer ce gouvernement à l’Etat de Vichy, et aux années 1940 ! Et maintenant d’écrire des noms à consonance juive.

Et encore et toujours, une grande partie des français adhèrent à ces mesures scélérates et se réjouissent de ces mesures liberticides. Le Mal est parmi nous, le fascisme a gangrené nos sociétés supposément démocratiques, et la multitude s’en réjouit !

 

 

Saucratès


09/08/2021
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Les juges contre le peuple

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 8 août 2021


La décision rendue le 5 août 2021 par le Conseil constitutionnel, instance suprême du système républicain français, cet organe juridique qui est sensé défendre la cinquième république de toute velléité fasciste, de toute dérive fascisante, monarchique ou impériale, de toute violation de la Constitution, cette décision est incompréhensible et inacceptable par ce peuple qui est dans la rue, et plus largement, par une grande partie du peuple français, que celui-ci soit dans la rue ou non.

Le Conseil constitutionnel avait une décision importante à prendre ce jour-là, et il ne l’a pas prise. Il pouvait s’ériger en défenseur de nos libertés publiques mais il ne l’a pas fait. Il pouvait enfin dire stop aux atteintes invraisemblables de ce gouvernement aux libertés publiques mais il n’a pas souhaité remplir son office. Depuis la seconde guerre mondiale, jamais de telles entraves n’avaient été décidées par un gouvernement républicain : confinement de la population, attestation dérogatoire pour circuler, couvre-feu en vigueur, et désormais ségrégation de la population selon qu’elle soit vaccinée ou non.

 

On nous parle de situation de guerre, mais même en période de guerre, ce ne sont pas les gouvernements amis, en guerre, qui mettent en œuvre de tels moyens, mais ce sont les gouvernements occupants. D’ailleurs, les seuls exemples historiques que l’on croit être comparables sont sortis de pratiquement toutes les mémoires. 

 

Les juges du Conseil constitutionnel ont failli. Collectivement. De la même manière que les parlementaires avaient failli en 1940 en donnant les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et en s’auto-dissolvant. Le Conseil constitutionnel a de la même manière abdiqué devant les velléités dictatoriales d’Emmanuel Macron. Evidemment, sans que l’on sache s‘il s’agit d’une intox, il semblerait que le fils du président du Conseil constitutionnel, M. Fabius junior, serait un des conseils du gouvernement Macron sur ces aspects des contraintes sanitaires. Dans ces conditions, il allait évidemment de soi que jamais le Conseil constitutionnel n’aurait pris une position contraire aux décisions gouvernementales. 

La question désormais n’est plus de savoir si on est pour ou contre la vaccination, ni même si on est ou non vacciné. La question est de savoir si on se satisfait ou non d’une restriction drastique des libertés publiques d’une partie de la population française, selon qu’elle est, ou non, vaccinée. 

Cette limite, ce choix, ne sépare plus les bons français des mauvais, les démocrates des fascistes, bien au contraire. Comme dans les pires moments traversés par les démocraties, les seuls partis politiques que l’on voit aux côtés du peuple, des gens de rien, ce sont les partis représentant les extremes, de droite et de gauche. Les partis de gouvernement, de droite ou de gauche, de LR au Parti socialiste, sans oublier LaREM, sont eux du côté de la coercition, de la violation des droits, de la séparation des français en deux catégories, une catégorie de citoyens privée de droits et l’autre non, on comprend qu’on a atteint un point de non-retour. Et lorsque le Conseil constitutionnel l’autorise, on comprend que la Cinquième République n’a plus de sens, n’existe plus, qu’il ne sert à rien de la défendre, que l’oeuvre du Général de Gaulle a échoué. Que les juges ont échoué à défendre son œuvre, la Constitution qu’ils devaient défendre, protéger, meme au péril de leur carrière, de leurs intérêts, de leur vie.

 

Aujourd’hui, les fascistes ne sont plus où l’on croit qu’ils sont. Les fascistes ne sont plus à l’extrême droite et à l’extrême gauche. Ils sont dans tous ces énarques qui nous apportent la bonne parole, dans tous ces bourgeois et ces gens si propres sur eux qui défendent mordicus la vaccination, jusqu’à souhaiter la mort de ceux qui refusent la vaccination, ces gens si propres sur eux qui rêvent de pouvoir refuser que les non-vaccinés puissent avoir accès aux lits de réanimation, faisant fi de leur serment d’Hippocrate qui les obligent à soigner meme un soldat ennemi ! C’est comme si le fait de refuser la vaccination ravalait leurs adversaires au rang d’animaux, comme si le serment d’Hippocrate ne s’appliquait plus !

 

L’histoire est écrite par les vainqueurs, mais vaincu ou vainqueur, l’Histoire jugera un jour notre époque, et les politiques qui auront sévit pendant ces années de plomb. Nul doute que l’histoire jugera un jour Macron et ses séides, et que ces moments seront ramenés aux pires jours de la démocratie française ! Comme je le disais, la question désormais n’est plus de savoir si on est pour ou contre la vaccination, mais seulement si on est pour ou contre le pass-sanitaire et cette atteinte aux libertés publiques.

 

 

Saucratès


08/08/2021
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Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel


Quelques mots écris quelques heures plus tard ... à 18 heures 57

 

L’article ci-après avait été écrit en cette fin d’après-midi, alors que l’on attendait toujours la décision qui devait être rendué par le Conseil constitutionnel. Depuis, celui-ci a rendu son avis, et comme je l’anticipais, il valide la plus grande partie des dispositions liberticides de cette loi scélérate, et notamment l’extension du pass sanitaire à la plus grande partie des actes de notre vie de tous les jours ! 

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/08/05/le-conseil-constitutionnel-valide-l-extension-du-passe-sanitaire-mais-censure-l-isolement-obligatoire-des-malades_6090638_823448.html

 

Il n’y avait rien à attendre de sa décision. Même le licenciement des salariés non vaccinés n’est retoqué que parce qu’il traitait différemment les salariés en CDD des salariés en CDI. Cet avis est une honte !

 
Ce qui est validé entre autres :

 

• suspension sans paiement du contrat de travail en l’absence de vaccination et/ou de pass sanitaire

 

• extension du pass sanitaire aux établissements recevant du public comme les bars, les restaurants mais également les hôpitaux et les établissements de santé

 

Le conseil constitutionnel démontre son inaptitude à protéger les français, et les juges à démontrer l’intérêt de leur existence autrement que comme supplétifs du pouvoir et du gouvernement.

 

Il ne nous reste plus que la lutte contre ce gouvernement, ou bien de prendre la décision de se faire vacciner. Ou bien les deux en même temps !

 

Saint-Denis de la Réunion, jeudi 5 août 2021

 


C’est aujourd’hui, jeudi 5 août 2021, que le Conseil constitutionnel est sensé remettre sa décision sur le projet de loi sanitaire instituant l’obligation vaccinale pour les soignants et les salariés ou fonctionnaires en contact avec le public, et la généralisation du pass sanitaire pour toute une série d’activités quotidiennes. 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/08/04/projet-de-loi-sanitaire-quelles-mesures-pourraient-etre-censurees-par-le-conseil-constitutionnel_6090489_3224.html

 

Mais je ne fais partie de ces personnes qui ont encore confiance en nos institutions politiques et constitutionnelles ! Il n’y a rien à attendre du Conseil constitutionnel ! Il ne rejettera jamais ni l’extension du pass sanitaire ni le licenciement ou l’absence de paiement des salariés non vaccinés ! Nos institutions ne nous protègent plus d’une dictature en marche. Car, même si Macron, son gouvernement, la France, ne correspond pas à ce que certains entendent par le terme de dictature, c’est uniquement parce ces personnes ne contestent pas ce gouvernement, avalent les arguments de ce gouvernement, gobent tout ce qu’on leur dit.

 

Tout est affaire d’interprétation médiatique. Le même média qui s’alarme de la condamnation d’opposants russes pour des motifs sanitaires, loue et acclame les condamnations et les interdictions qui visent de pauvres manifestants gilets jaunes, ennemis de classe des journalistes, et en appelle à la répression contre les anti-vaccins et s’acharne contre ceux qu’il appelle les complotistes. 

https://www.lemonde.fr/international/article/2021/08/04/en-russie-le-pouvoir-utilise-l-affaire-sanitaire-contre-les-opposants_6090496_3210.html

 

Tout est fait en France désormais par Macron et son gouvernement pour opposer deux fractions de la France l’une contre l’autre. C’est une guerre civile auquel ce pouvoir politique nous prépare, entre vaccinés et non vaccinés, avec cette volonté de faire exclure les seconds de toute vie civile. Ne plus leur permettre sans pass sanitaire ou sans vaccination de se faire soigner ou d’accéder aux soins et aux hôpitaux, dispositions que les plus extrémistes des partisans du vaccin veulent étendre jusqu’à l’impossibilité d’être soignés et placés en réanimation en cas de contamination par le Covid ! On nage en plein délire, mais au fond, ce n’est pas si différent de cette possibilité de faire licencier des salariés ou des fonctionnaires non vaccinés, ou le fait de leur interdire tous les lieux publics ou les centres commerciaux !

 

Nous sommes gouvernés en France par des fous, des monstres, des haineux, des sans-cœurs, des dictateurs en puissance. Et évidemment, ces dispositions se généralisent de pays en pays, chacun entraînant les autres dans la mise en place d’une dictature sanitaire mondiale ! Comme dans les premières heures de cette pandémie, lorsque les mesures coercitives et de privation des libertés étaient copiées de pays en pays. On tombe de plus en plus bas.

 
 

Saucratès 


05/08/2021
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