Critiques de notre temps

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Coronavirus, confinement et politique


Confiance, coronavirus et vaccination

Saint-Denis de la Réunion, mercredi 27 janvier 2021

  

Une pure question de confiance ... mais la confiance se presume-t-elle ?

 

La partie est forcément truquée lorsque l’on parle de santé, et à plus forte raison dans la situation actuelle de politique mondiale de lutte contre le Covid et de politique nationale de vaccination. Et face à des enjeux qui nous dépassent, les citoyens ordinaires qui essaient d’y comprendre quelque chose ou qui essaient de ne pas prendre des risques inconsidérés sont perdus et déboussolés. 

C’est beaucoup plus frappant qu’en matière d’assurance ou de banque, voire de mécanique automobile ou de plomberie, où le différentiel entre les sachants et les simples utilisateurs ou consommateurs est bien moindre. Et c’est sûrement pour cette raison que les médecins doivent respecter le serment d’Hypocrate alors qu’en banque, en assurance ou en plomberie, au mieux, il y a un code de déontologie à respecter.

 

Dans la situation pandémique actuelle, ces citoyens ordinaires ne peuvent être que désabusés, énervés, devant les rares explications que les politiques, les professionnels de santé, et les médias consentent à leur donner.

 

C’est désormais une simple question de confiance, confiance aveugle que l’épidémie (ou la pandémie) nous demande vis-à-vis des sachants, vis-à-vis de ceux qui décident ou qui connaissent ... et comme en matière de toute confiance, elle doit être donnée aveuglement sans que l’on ne puisse avoir aucune certitude que ces sachants et ces décideurs savent ou connaissent véritablement, en priant pour qu’ils n’agissent pas eux-mêmes sans aucune visibilité, ou sur la base de calculs de probabilité qui impliqueraient des victimes collatérales.

 

Ce débat est encore plus compliqué par le fait que la majorité de tous ceux qui s’expriment sur ce vaccin et sur la vaccination ne sont pas prioritaires dans le programme de vaccination. Il est tellement simple de conseiller ou d’imposer le fait de se faire vacciner lorsque l’on n’est pas immédiatement concerné, que notre tour viendra dans plusieurs mois et que l’on espérera alors avoir suffisamment de recul sur les effets indésirables du vaccin ! Il est alors tellement facile de lever les yeux au ciel en découvrant que la personne qui vous fait face n’est pas favorable à cette vaccination. Il en va de même pour les hommes politiques et les journalistes qui relaient en boucle l’obligation vaccinale.

 

Prenons les cas de décès survenus juste après la vaccination. Une trentaine de cas en Norvège, une vingtaine de cas aux Etats-Unis, neuf cas en France, et aucun cas supposément en Angleterre, en Israël, ou en Allemagne, pays très avancés dans la politique de vaccination. Tous les articles dans les médias qui traitent de ces décès survenus quelques jours après l’administration du vaccin disent la même chose : « aucun lien ne peut être établi entre les décès et la vaccination ».

 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/01/24/vaccin-contre-le-covid-19-a-ce-jour-aucun-exces-d-effets-secondaires-n-a-ete-identifie_6067413_4355770.html

 

Ce qui est, au fond, particulièrement rageant. Dans le cas du décompte des morts du Coronavirus, tous les décès où il y a une supposition ou une suspicion de contamination par le coronavirus sont décomptées par l’administration, mais lorsque l’on parle de la campagne de vaccination, il leur faut un lien immédiat de cause à effet !

 

La confiance ne se présume pas ... elle se gagne ...

 

Aujourd’hui, c’est un peu comme si les médias tentaient de faire naître, de faire croire à un sentiment de confiance croissant des citoyens français vis-à-vis du corps scientifique français et du gouvernement français.

 

Oublié les à peu près, les oukases et les impératifs contradictoires gouvernementaux des premiers mois de la lutte contre le coronavirus, les médias français, journaux télévisés, grands titres de la presse écrite, semblent tous véhiculer les mêmes messages, tous sur la même ligne éditoriale, tous au garde à vous, sans une tête qui dépasse. 

 

Comme si face à une opinion publique française que l’on dit rétive, face à une fraction de cette opinion publique anti-vaccination, le gouvernement et les médias avaient compris qu’ils ne gagneraient pas le combat de la confiance et qu’ils préfèrent alors submerger cette opinion publique d’informations favorables au Vaccin pour noyer cette fraction contestataire de l’opinion publique française, et surtout l’empêcher d’être visible, l’empêcher de pouvoir se compter.

 

Comme une membre du corps scientifique l’exprimait il y a peu, la politique gouvernementale a donné trop d’importance à la fraction de l’opinion publique anti-vaccin. Désormais, le gouvernement et les médias semblent vouloir faire comme si cette opposition n’existe pas, comme si les opposants au vaccin ne sont rien, invisibles. Et médiatiser le manque de disponibilité du vaccin permet de rendre désirable ce vaccin ... comme si c’était un luxe inaccessible ...

 

Pour conclure temporairement sur cette question, on peut noter que cet épisode d’épidémie de coronavirus a remis en lumière certaines techniques scientifiques propres à l'expérimentation notamment en médecine, et le décalage existant avec le ressenti que peuvent en avoir les citoyens lambda. Et observer que ces divergences d’appréciation peuvent également survenir au sein même du corps des spécialistes en médecine hospitalière, comme par exemple autour des traitements à base d’hydroxycloroquine. Mais ce sera l’objet de mon prochain post.

Saucratès


27/01/2021
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Gestion de l’épidémie de coronavirus et liberté de presse - Situation comparée de la France et de la Chine

Saint-Denis de la Réunion, Dimanche 10 janvier 2021


Je vais continuer de parler des médias en général, de l’épidémie de coronavirus, et de la liberté de presse et d’opinion. 

La Chine passe pour un modèle de réussite en matière de gestion de l’épidémie de coronavirus. Ils étaient vraisemblablement les premiers à être touchés par cette épidémie, ils ont été les premiers à mettre en place des mesures drastiques de confinement, et leur économie est également la première à avoir redémarré comme si de rien n’était à partir du printemps-été 2020, alors que le reste du monde occidental demeure engluer dans cette pandémie mondiale et doit encore maintenir des mesures drastiques de confinement et de couvre-feu. La Chine est-elle donc le modèle qu’elle semble être ? 

En terme de respect des libertés publiques mais également du respect de la liberté de presse et d’informer, ce n’est vraisemblablement pas le cas. Lundi 28 décembre 2020, une journaliste citoyenne chinoise, Zhang Zhan, ex-avocate, a été condamnée à quatre ans de prison pour provocation aux troubles, pour avoir suivi et dénoncé le confinement à Wuhan et évoqué une violation des droits de l’homme à partir du 1er février 2020. «Elle avait mis en ligne sur YouTube de courtes interviews avec des habitants mais aussi des commentaires et des images d'un crématorium, d'hôpitaux et de l'Institut de virologie de la ville».

 

https://fr.investing.com/news/world-news/quatre-ans-de-prison-pour-une-journalistecitoyenne-chinoise-ayant-couvert-lepidemie-a-wuhan-1995581

 

D'après le même article, «d’autres journalistes-citoyens ont également été portés disparus en Chine, parmi lesquels Fang Bin, Chen Qiushi et Li Zehua». Et le 24 avril 2020, la blogueuse Liu Yanli avait aussi été condamnée à quatre ans de prison pour avoir critiqué le Parti communiste chinois et certains de ses principaux dirigeants (Xi Jinping, Zhou Enlai et Mao Zedong).

 

https://rsf.org/fr/actualites/chine-une-celebre-blogueuse-condamnee-4-ans-de-prison-pour-avoir-critique-le-parti-communiste

 

En comparaison, la situation démocratique française paraît bien privilégiée, avec une liberté de presse respectée et une liberté d’opinion. Si tous ceux qui critiquent l’action gouvernementale et de LRM étaient emprisonnés, cela ferait des millions de prisonniers ! Dont moi !
 
Néanmoins, je crains que cette pseudo liberté de presse et d’opinion ne soit que de façade dans notre belle France. Les médecins qui ne s’alignent pas sur la doxa (ou doctrine) officielle sont régulièrement visés par des plaintes et des enquêtes de l’ordre des médecins, comme semblait l’indiquer Bruno B. dans le département de la Réunion. Mais ces plaintes visent aussi les plus médiatiques contestataires de l’Ordre, comme le professeur Didier Raoult de Marseille ou Christian Perronne. On assiste à une véritable pression policière en France à l’encontre de toute réflexion critique s’éloignant des canons de la pensée autorisée.
 
 
Concernant la presse, je crains que la mise au pas ne soit plus insidieuse. D’un côté, tous les sites et blogs contestataires sont englobés dans une sphère complotiste, et tout référencement par les médias sociaux, Twitter, Facebook, notamment américains, est bloqué ou interdit, dans le cadre de la lutte contre les fausses informations sur le coronavirus.
 
De l’autre côté, la presse officielle ou ayant pignon sur rue est contrôlée, soit par l’argent de leurs propriétaires et par leur ligne éditoriale, soit par les pressions sur les plans de carrière des journalistes eux-mêmes. Lorsqu’on écoute et réécoute le point de presse du premier ministre Jean Castex tenu le jeudi 7 janvier 2021 à Paris, on peut s’interroger sur l’ordre des questions et sur les questions posées par les journalistes au premier ministre.
 
La première journaliste qui est autorisée à prendre la parole au point presse, lorsqu’il est prêt à répondre aux questions journalistes, est la journaliste Camille Colin de TF1/LCI, et la deuxième journaliste est Julia Van Aelst pour BFMTV. Et la première partie de la question que celle-ci pose est la suivante (49 min et 20 sec de l’enregistrement) : «sommes-nous pas en train de payer les fêtes de fin d’année, notamment Noel, avec les familles francaises qui ont pu se réunir à Noël...». Et juste après cette intervention, on peut voir la même Julia Van Aelst intervenir pour BFMTV pour commenter l’intervention du premier ministre. 
 
 
Cette question, qui a permis au premier ministre Jean Castex de se présenter comme un modérateur, en rappelant qu’avant les fêtes, mesdames les journalistes contestaient les limites apportées aux libertés de se réunir en famille, et qu’après les fêtes, celles-ci contestent les conséquences sanitaires, ce qui le conduit à penser «que la vérité doit se trouver au juste milieu» ... cette question me pose un problème considérable.
 
Une journaliste intelligente peut-elle poser de son propre fait une telle question ? Lorsque l’on voit le nombre de journalistes présents à cette conférence de presse, on ne peut que se douter que l’ordre des interventions des journalistes n’est pas dû au hasard, mais qu’il est forcément le fruit d’un arrangement. On voit ainsi clairement les journalistes faire passer le micro jusqu’à Mme Camille Colin, alors que les journalistes plus proches du microphone auraient pu poser des questions avant elle. Et si l’ordre des interventions des journalistes n’est pas le fruit du hasard, les questions elles-mêmes ne peuvent-elles pas aussi correspondre à des commandes du gouvernement ou de la chaîne télévisée (dans le cas présent BFMTV) ? Et une question permettant au premier ministre de se poser en modérateur n’est-elle pas le garant d’une place de choix pour un ou une journaliste ? Par ailleurs, est-ce également un hasard si les deux premières questions sont posées par des journalistes femmes ? Ou bien est-ce seulement parce que leurs deux chaînes sont les chaînes d’informations en continue ?
 
(Cet épisode du 7 janvier 2021 me rappelle un film, Deep Impact, où une journaliste inconnue se trouve autorisée à poser la première question au président américain lors d’une conférence de presse en échange de son silence au sujet d’un scoop).
 
Je pense que nous avons une liberté de presse factice pour la majeure partie des grands journaux et des grands médias contrôlés par des capitaux privés et des milliardaires français, dont on a vu la réelle influence lors de l’élection présidentielle de 2017. Mais par contre, en regard de la situation chinoise, on a évidemment malgré tout une réelle et très large liberté d’opinion et d’expression en France (pour le moment), même si cette liberté est malgré tout entravée à la fois par les technologies les plus récentes et par les médias sociaux qui l’autorisent et la permettent. 

 
Saucratès

10/01/2021
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Covid-19 et vaccination

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 24 décembre 2020, veille du jour de Noël

 

Au début de cette semaine, lundi 21 décembre, dans la dernière semaine avant Noël, on apprend que le gouvernement prévoit un projet de loi de gestion pérenne des urgences sanitaires qui prévoit pratiquement de rendre obligatoire la vaccination contre le Covid-19, ou plutôt de rendre intenable l’absence de vaccination en restreignant l’accès et la liberté de déplacement et d’accès à certains moyens de transport ou d’accès à des lieux publics aux personnes non vaccinées.

 

https://www.lefigaro.fr/politique/covid-19-ce-que-contient-le-controverse-projet-de-loi-instituant-un-regime-perenne-des-urgences-sanitaires-20201222

 

Face à la levée de boucliers des oppositions politiques, ce texte sera dès le lendemain retiré de l’examen de l’Assemblée Nationale, auprès de laquelle il avait été déposé en urgence, et le gouvernement indique que son examen sera reporté à la sortie de la crise sanitaire , au printemps 2021.

 

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/vaccination-obligatoire-deguisee-le-projet-de-loi-sur-les-urgences-sanitaires-reporte_2141355.html

 

Cette campagne de vaccination, le principe même de cette vaccination, la mise au point aussi rapide d’un vaccin par l’industrie pharmaceutique, huit à neuf mois après l’explosion de la pandémie au début de cette année, alors que l’on nous parlait alors d’un délai de plusieurs années pour mettre au point un tel vaccin, et les tests invraisemblablement long, se comptant également en années, pour tester un tel vaccin sur l’homme et en déterminer les possibles effets indésirables, tout ceci nous laisse pantois. Il a suffi de quelques jours aux autorités sanitaires de la Commission européenne pour valider les vaccins qui lui avaient été proposés. Mi décembre 2020, la campagne de vaccination contre le coronavirus démarre au Royaume-Uni. Fin décembre 2020, une souche mutante du coronavirus circulant très rapidement est découverte dans ce même Royaume-Uni et cette découverte entraîne la fermeture des frontières des pays européens vis-à-vis du Royaume-Uni, et la suspension des liaisons aériennes, terrestres et maritimes, vraisemblablement aidé par la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne de l’espace Schengen.

 

Mais évidemment, il n’y a aucun rapport entre cette souche mutante du nouveau coronavirus, et la campagne de vaccination. Cette souche mutante avait été déjà observée dans d’autres pays, notamment en Afrique du Sud  ou en Italie, par le passé. Très vraisemblablement ...

 

Se faire vacciner ou pas ! Telle sera la grande question les prochaines semaines et les prochains mois. D’où cette proposition de loi que le gouvernement voulait faire adopter dans l’urgence et dans la plus grande opacité. Selon un sondage réalisé par l’IFOP fin novembre 2020 pour le compte du Journal du Dimanche, «seuls 41% des Français ont l’intention de se faire vacciner. Une fois encore, le taux diminue à mesure que l’on s’éloigne du centre : seuls 26% et 27% des sympathisants respectifs de la France insoumise et du Rassemblement national ont l’intention de se faire vacciner, témoignant d’une défiance d’un vaccin déjà perçu comme un enjeu politique de premier ordre». Et sur ces 41% de sondés, «59% des Français souhaitant se faire vacciner préféreraient que cela soit fait par un vaccin d’origine française».

 

https://www.ifop.com/publication/les-francais-et-le-covid-19-confiance-dans-le-gouvernement-et-intention-de-se-faire-vacciner/

 

59% des français n’envisageraient donc pas de se faire vacciner avec le vaccin contre le coronavirus. Et la proportion s’approche des trois-quarts pour les sondés sympathisants de l’extrême-droite ou de l’extrême-gauche. Je partage évidemment cette opinion, et si vaccination il y a, je ne pourrais l’envisager que dans de nombreux mois, lorsque nous aurons suffisamment de recul sur les effets indésirables de cette vaccination. Même si au fond, je n’ai pas suffisamment confiance ni dans les médias, ni dans les gouvernements, ni dans les autorités sanitaires étatiques, pour être suffisamment transparents dans la communication autour des effets indésirables dus à la vaccination généralisée. Donc à ce stade, comme 59% des français, je ne me ferais probablement pas vacciner contre le coronavirus. 

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/22/quel-est-le-calendrier-de-la-vaccination-contre-le-covid-19-en-france_6064237_3244.html

 

Et en même temps, je sais également que ma liberté de déplacement sera très vraisemblablement très fortement limitée par ce refus de me faire vacciner, et que les compagnies aériennes, les autorités administratives françaises, vont très vraisemblablement imposer la vaccination pour se déplacer dans les transports aériens, que les voyageurs non vaccinés seront soit totalement interdits de vols aériens, soit soumis à des procédures de contrôle drastiques qui nous interdiront de fait de nous déplacer. Autant dire que pour un habitant d’un département comme La Réunion, c’est l’enfermement assuré. Mais cela ne durera au pire qu’un an ou deux, si le vaccin ne nous tue pas auparavant en créant de nouvelles maladies ou des mutations mortelles.

 

On nous apprend aussi que la vaccination devrait démarrer très prochainement dans des hôpitaux et des centres gériatriques, et je crains que le consentement libre et éclairé des patients, le plus souvent âgés et/ou dépendants et impotents, ne soit pas recherché, que la vaccination ne leur soit imposée ou bien très fortement conseillée. Quoiqu’en dise les ministres et le gouvernement ...

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/24/covid-19-la-haute-autorite-de-sante-autorise-le-vaccin-de-pfizer-et-biontech_6064421_3244.html

 

Les EHPAD sont apparus dans cette crise épidémique comme les lieux de privation de liberté et les mouroirs qu’ils sont en fait ; des endroits où des descendants sans cœur déposent leurs vieux parents pour qu’ils y décèdent le plus vite possible, comme dans les hospices des anciens temps. Quelle horreur représentée par ce terme d’EHPAD !

 

On apprend par la même occasion, toujours sur ce même sujet de la vaccination, que le gouvernement a lancé l’idée de la création d’un comité citoyen qui sera désormais associé à la conception de la stratégie vaccinale. Il constituera l’une des quatre entités composant le «Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale» du gouvernement, dévoilé le 3 décembre. A ces côtés, on trouvera le «comité scientifique vaccin», le «comité des parties prenantes» (professionnels de santé, fédérations d’établissements, associations de patients), et le «comité d’élus» (associations des maires, départements et régions). C’est le CESE (Conseil économique, social et environnement) qui sera chargé de mettre sur pied ce comité.

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/12/16/vaccins-un-comite-citoyen-pour-restaurer-la-confiance_6063583_3244.html

 

Après le succès invraisemblable pour le gouvernement de la Convention citoyenne sur le climat, le gouvernement envisage donc de créer un nouveau Comité citoyen, dont ils espèrent certainement que, grâce à la pression des experts et des faits, et grâce à une habile manipulation de la sélection des citoyens, ils réussiront à leur faire entériner des décisions impopulaires et liberticides.

 

Et pourtant, trois semaines plus tard, le lundi 21 décembre 2020, ce même gouvernement envisageait de rendre cette même vaccination contre le Covid-19 obligatoire ! Cherchez l’erreur !

 

 

Saucratès

 

 

Post scriptum : J’avais trouvé cet autre article du Monde assez explicite et détaillé sur la technologie ayant permis de fabriquer aussi rapidement les vaccins contre le Coronavirus et sur la technique des vaccins dits à ARN messagers. Le deuxième article permettait d’avoir une information sur les prix des différents vaccins négociés par l’Union Européenne auprès des fabricants des différents vaccins, donnés par la secrétaire d’état belge au budget.

 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/12/11/ce-que-l-on-sait-de-la-surete-des-vaccins-a-arn-messager_6063067_4355770.html

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/21/la-revelation-du-prix-des-vaccins-embarrasse-l-industrie-et-la-commission-de-bruxelles_6064092_3210.html


24/12/2020
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Confinement et médias - Comment s’explique l’absence de toute critique médiatique

Saint-Denis de la Réunion, mardi 14 juillet 2020


Où j’en reviens à nouveau au sujet du confinement et des relations entre le gouvernement et les médias ... Rappelons-nous de ce début du mois de mars 2020, avant le déclenchement de la période du confinement ... Les médias nous abrutissent alors du confinement déclenché en Italie si proche de nous, et en Espagne. À longueur de journaux télévisés ... Et les médias télévisés ou autres nous rabâchent alors sans relâche les oreilles sur les condamnations italiennes et espagnoles au sujet de notre inconscience, de l’inconscience des français et du gouvernement français qui n’ont alors pas encore déclenché le confinement de leur population. 

Après le déclenchement du confinement, les médias continuent à nous rabâcher les oreilles, à nous abreuver, des besoins (ou des risques) de renforcement du confinement, de ces français qui ne respectent pas les règles, des mesures de renforcement qui nous attendent si les règles ne sont pas mieux respectées. Et puis, à partir de la fin du mois d’avril 2020, changement de braquet. Les médias commencent à parler de plus en plus de déconfinement, des pays qui de confinent leur population ... 

 

Dans cette période de confinement puis de déconfinement, l’ensemble des médias français servaient pas de médias d’information indépendants, mais uniquement plus ou moins de caisse de résonance du gouvernement français. Gestes qui sauvent, vertus de la distanciation ... Cette absence de toute forme d’indépendance et de réflexion sur ce qui nous était tombé dessus était-elle un comportement médiatique normal. À entendre le gouvernement, les autorités sanitaires, les médias, les masques sont d’abord inutiles pour protéger la population, voire nocifs pour la santé, puisque la France, comme la majeure partie des pays européens manque cruellement de masques, mais ils deviennent brutalement indispensables et obligatoires dès lors qu’ils ne sont plus aussi rares. Et pourtant, ces affirmations totalement ineptes ne sont pratiquement pas contestées par les médias, qui ne font presque que les relayer mécaniquement, servilement. 

Vous me direz que ceci concernait une période d’urgence sanitaire, une période très particulière, et que cette période est derrière nous. Mais ce n’est pas le cas. À l’écoute des informations télévisées de ces derniers jours, on est reparti dans le même schéma. Maintenant, l’enjeu, c’est de préparer l’opinion publique au port du masque obligatoire dans tout l’espace public, dès lors que l’on se trouve dans un milieu fermé ! Et l’endoctrinement, la persuasion médiatique a déjà commencé. Les médias nous parlent de l’exemple belge de ports du masques dans les lieux publics, de l’intérêt et de la pertinence du port du masque généralisé pour nous protéger et protéger les autres, oubliant en cela complètement la doctrine gouvernementale du début du confinement où le masque ne servait soit-disant à rien du tout, était totalement inutile, sauf pour les personnels soignants. 

On nous abrutit également avec les principaux thèmes qui seront abordés dans les discours du président de la République. Plus d’un jour à l’avance, les médias nous rabâchent déjà les oreilles des grandes lignes du discours du président, de ses annonces, des grands sujets. Comme s’il nous fallait être ébaudis devant l’ingéniosité de ces journalistes si bien introduits dans les arcanes du pouvoir. Ils reçoivent juste des éléments de langage de la Présidence de la République, et ils sont juste chargés de préparer l’opinion publique aux annonces qui seront faites par le gouvernement. Rien d’autre que cela, une simple manipulation de l’opinion publique ... ils ne sont plus qu’un simple outil de propagande aux mains d’un pouvoir politique, sans qu’on puisse savoir qui est l’outil de qui, ou de qui sont-ils l’outil ? Les médias sont-ils l’outil de leurs propriétaires qui les auraient utilisés pour faire élire leur poulain à la Présidence de la République française ? Ou bien sont-ils l’outil du gouvernement et des Macronistes pour faire passer leurs réformes et pour manipuler l’opinion publique ? Ou bien les deux ? 

En fait, il ne nous faut pas nous masquer ce que les médias sont reellement. Les médias ne sont pas une source d’informations objectives sur le monde qui nous entoure. Ils ne sont qu’un outil d’informations, mais il nous est impossible de verifier la réalité et l’objectivité de cette information. Sert-elle les intérêts d’une personne en particulier, d’un groupe d’individus, du gouvernement, d’un État étranger ? C’est un principe à ne pas oublier. Normalement, du fait de la multiplication des médias et d’un principe de respect de la pluralité des opinions et des points de vue, en période normale, on pouvait trouver une pluralité d’analyse médiatique et d’opinion. Simplement, ces jours-ci, cette pluralité n’existe plus. La farce de la pluralité des points de vue et des opinions des médias et des journalistes disparaît totalement. Le monstre est nu. Ils ne défendent tous qu’un seul Maitre, ils n’ont tous qu’un seul objectif, rejoindre les arcanes du pouvoir, et la mascarade tombe. Les masques tombent, et nous nous trouvons alors face à cette convergence d’appels au civisme, à cette servilité vis-à-vis du pouvoir et des puissants ! Les plus serviles des journalistes sont ceux qui bénéficieront des meilleures informations du gouvernement, les meilleurs bruits sur ce que le président dira, sur les grandes idées de son discours, sur les annonces du gouvernement, sur les prochaines décisions. Et plus le média est servile et joue le jeu de la manipulation de l’opinion publique, plus il aura d’informations ...

 

Nous sommes donc presque sûr, que très prochainement, il sera décidé par le gouvernement que, pour mieux combattre la pandémie de coronavirus et la multiplication des foyers de contagion, le port du masque sera rendu obligatoire en milieu fermé, voire dans le domaine public. Que des amendes dissuasives seront prononcées contre les récalcitrants, contre ceux qui ne respectent pas la mesure, après un juste temps d’information et de prévention (LOL). Les flics et les gendarmes de France pourront enfin de nouveau verbaliser à qui mieux mieux les contrevenants au port du masque. Après tout, il y a eu de tels investissements pour produire des masques en tissus ou en papier qu’il va bien vouloir créer une loi pour nous obliger à les porter, pour faire tourner ces usines, pour remplir les poches de ces louables investisseurs ! Un site comme «les decodeurs du Monde» vont d’abord nous pondre des articles pour combattre les rumeurs parlant de cette prochaine mise en place de l’obligation de porter un masque, avant d’écrire le contraire puis de dénoncer une autre rumeur infondée. 

Des médias critiques ! Mais quelle idée d’attendre des médias français une quelconque objectivité dans la manière dont ils rendent compte de l’actualité !


Il reste à appréhender de savoir si les médias, dans la manière dont ils rendent compte de l’actualité, agissent uniquement en relais des positions gouvernementales, ou s’ils les influencent également en retour. En parlant de la possibilité d’un nouveau confinement, en cas de rebond de l’épidémie, il semble qu’il parait aujourd’hui peu vraisemblable que l’on soit reconfiné, essentiellement parce que l’économie française et plus largement européenne ne s’en remettrait pas. Mais cela dépend en fait uniquement de ce que nos voisins européens feront. Si nos voisins européens se mettaient à reconfiner leur population, les médias français relaieraient-ils ces condamnations étrangères à longueur de journaux télévisés’ et le gouvernement serait-il obligé de déclencher un confinement, ou bien ne le feront-ils que si le gouvernement prend cette décision ?

 

On devrait ici louer le courage et le sens de la démocratie de la Suède, qui envers et contre tous, n’a pas suivi l’exemple de l’ensemble de leurs voisins et n’a pas imposé le confinement de tous. Ils étaient montrés du doigt comme des irresponsables, comme l’Angleterre de Boris Johnson, et les médias commençaient à décompter, critiquer et comparer le nombre de leurs morts avec ceux des pays européens voisins. Mais le sujet apparemment ne devait pas être très porteur, parce qu’on en entend plus parler. L’un des pays européens avec le plus de morts semble désormais être un des bons élèves de la classe européenne, la Belgique, tout ceci pour conforter la décision de son gouvernement de masquer toute sa population et de sévir. Soyons sûr que le pouvoir macroniste va suivre ce bel exemple belge ; il y a de l’argent à se faire sur tous ceux qui ne porteront pas le masque !


Et je confluerais cet article sur une dernière critique à l’encontre des médias ; l’absence de toute remise en cause de la volonté présidentielle d’en appeler à l’unité nationale à l’occasion de la célébration de ce quatorze juillet 2020. A quelle unité nationale peut-on appeler lorsque l’on a passé des mois et des années à revenir sur les acquis sociaux des travailleurs et des salariés, et à frapper, à tirer et à frapper des manifestants et des gilets jaunes contestant la politique ultralibérale d’un gouvernement dont la légitimité électorale est au minimum contestable et se doit d’être interrogée ? 

 

 

Saucratès

 

 

Post scriptum : N’est-il pas au fond également impensable que l’accroissement continu de l’atteinte aux libertés publiques soit le fait d’associations de défense des uns ou des autres autres qui demandent un durcissement toujours plus grand des mesures liberticides. Ainsi pour le port du masque ... «Des victimes du coronavirus et des professionnels de santé ont annoncé lundi saisir en urgence le Conseil d’Etat pour enjoindre l’Etat à rendre le masque obligatoire dans les lieux clos recevant du public, afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus ...». Et ce n’est pas la première fois que cela arrive au cours de cette période de coronavirus. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/13/la-braderie-de-lille-qui-devait-se-derouler-en-septembre-est-annulee_6046106_3244.html


14/07/2020
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Journal de déconfinement 1

Saint-Denis de la Réunion, Mercredi 3 juin 2020

Déconfinement et «Stop Covid» : en quoi je ne suis pas paranoïaque


Cela fait plus de trois semaines que le confinement est terminé et notre vie retrouve peu à peu son cours ordinaire. Bientôt, des files d’embouteillage automobile obscurciront à nouveau les routes de nos départements et de nos villes, aussi denses et fournies qu’autrefois, qu’avant la période du confinement. Les salariés chanceux retrouvent peu à peu leurs bureaux, et les enfants leurs écoles, leurs collèges ou leurs lycées. Même les restaurants vont pouvoir réouvrir, et bientôt aussi les cinémas le pourront. Faut-il imaginer que les français vont se ruer dans les bars et dans les restaurants, au risque de se faire rappeler à l’ordre par ce gouvernement comme juste avant le déclenchement du confinement ?

 

Le silence religieux qui entourait ma maison et mon jardin à la nuit tombée est bien terminé avec la fin du confinement. Des véhicules passent désormais à nouveau sans arrêt derrière ma clôture, à toute heure du jour et de la nuit, et les pétarades vrombissantes des motards en sortie de groupe troublent à nouveau nos dimanches matin.

 

J’étais opposé à l’idée du confinement parce que c’était une atteinte aux libertés publiques ; vive donc le déconfinement !

 

—> J’ai enfin la réponse à la question de savoir si je suis paranoïaque ou non ...

 

La lecture du Monde Diplomatique du mois de mai 2020 m’a rassuré sur ce point ; je ne suis pas paranoïaque ou alors pas plus que les journalistes du Monde Diplomatique, pas plus que Serge Halimi.

« Confinées, infantilisées, sidérées autant que terrorisées par les chaînes d’information en continu, les populations sont devenues spectatrices, passives, anéanties. Par la force des choses, les rues se sont vidées. Il n’y a plus ni gilets jaunes en France, ni Hirak en Algérie, ni manifestations à Beyrouth ou à Barcelone. Tel un enfant apeuré par le grondement de l’orage, chacun attend de connaître le sort que le pouvoir lui réserve. Car les hôpitaux, c’est lui ; les masques, les tests, c’est lui ; les virements qui permettront de tenir quelques jours de plus, c’est lui ; le droit ou non de sortir — qui ? comment ? quand ? avec qui ? —, c’est encore et toujours lui. Le pouvoir a tous les pouvoirs. Médecin et employeur, il est aussi notre juge d’application des peines qui décide de la durée comme de la dureté de notre confinement. Pourquoi s’étonner alors que trente-sept millions de Français, un record, deux fois le score d’une Coupe du monde de football, aient écouté le président de la République le 13 avril dernier quand celui-ci s’exprima sur onze chaînes à la fois ? Que pouvaient-ils faire d’autre ce soir-là ?

 

Le vertige s’accroît du fait que cette puissance ne sait pas où elle va. Ses décisions sont comminatoires, même quand elles se contredisent. Les masques ? Ils ne servaient à rien, c’était certain, tant qu’on n’en avait pas. Ils sont redevenus utiles — c’est-à-dire susceptibles de sauver la vie — depuis qu’on en dispose. La distanciation sociale s’impose, c’est entendu, mais la distance de sécurité s’accroît de 50 % quand un Français se rend en Belgique ou franchit le Rhin, et elle double s’il parvient à traverser l’Atlantique. Enfin, on nous dira bientôt quel âge et quelle corpulence interdisent toujours de sortir de chez soi. Mieux valait autrefois être vieux et gros qu’aujourd’hui senior et en surpoids : les premiers étaient au moins libres de leurs pas. On apprendra aussi pourquoi les écoliers ont cessé d’être contagieux pour des enseignants proches de la retraite à qui on continue pourtant de recommander de conserver leurs distances avec leurs petits-enfants.

 

Un jour, nous redeviendrons adultes. Capables de comprendre et d’imposer d’autres choix, y compris économiques et sociaux. Pour le moment, nous prenons des coups sans pouvoir les rendre ; nous parlons dans le vide et nous le savons. D’où ce climat poisseux, cette colère inemployée. Un baril de poudre au milieu d’une pièce, et qui attend son allumette. Après l’enfance, l’âge ingrat… »

 

Serge Halimi, Le Monde Diplomatique de mai 2020

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/HALIMI/61785

 

Tout ce que je pense tout bas exposé tout haut dans plusieurs articles publiés dans Le Monde Diplomatique. Ils mettent des mots sur ce que tant d’entre nous pensons tout bas. Je ne suis ni fou, ni paranoïaque !

 

—> L’application Stop Covid : pourquoi veut-on nous faire croire que cette application n’est pas attentatoire aux libertés publiques ?


L’application «Stop Covid» a donc reçu la bénédiction du parlement français, que ce soit du côté de la majorité LRM à l’Assemblée Nationale ou de LR du côté du Sénat. Nous allons donc pouvoir être tracé, pour nous permettre d’être sauvés, pour la préservation de notre santé.

 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/05/27/l-assemblee-donne-son-feu-vert-pour-stopcovid-l-application-francaise-de-suivi-de-contacts-contre-le-covid-19_6040964_4408996.html

 

Cela ne change pas. Le confinement était déjà un mécanisme pour nous sauver. Et les gentilles forces de l’ordre, les gentils gendarmes, les gentils policiers, les gentils militaires, ne nous traquaient et ne nous mettaient des amendes que pour notre bien, pour nous garder en bonne santé ! Evidemment, c’est toujours la même histoire. La préservation de la santé publique, de la santé de tous, conduit cette majorité, conduit ce gouvernement aux plus sordides et aux pires mesures.

 

Là aussi, Le Monde Diplomatique ne dit pas quelque chose d’autre, ne dit pas le contraire. Ainsi l’article de Félix Tréguer intitulé «Urgence sanitaire, réponse sécuritaire».

 

« (...) Incapables pour le moment d’opposer un traitement au virus, mal pourvus en lits de réanimation, en tests de dépistage et en masques de protection, c’est leur propre population que les gouvernements érigent en menace — pour les protéger d’elles-mêmes. Mais le paradoxe n’est qu’apparent. Car, à travers les siècles, les épidémies marquent des épisodes privilégiés dans la transformation et l’amplification du pouvoir d’État et la généralisation de nouvelles pratiques policières comme le fichage des populations.


Dans nos imaginaires, la gestion sécuritaire de la santé publique fait pourtant figure d’archaïsme. Le développement de la médecine laissait en effet augurer d’un recul continu des grandes épidémies et des désordres politiques qui leur étaient associés (...) »

 

Ou encore plus loin dans cet article ...

 

« (...) Dépassés par la crise, les États en sont donc réduits à imposer des restrictions de libretés draconiennes vieilles de plusieurs siècles, à l’image des mesures de confinement et autres quarantaines dont l’historien et démographe Patrice Bourdelais rappellent qu’elles furent au XIXe siècle synonymes de régimes totalitaires (...) »

 

Et enfin, l’auteur, Félix Tréguer en arrive à évoquer «Stop Covid» :

 

« Si tant est que cet état d’exception soit un jour levé, les historiens de la période actuelle s’étonneront peut-être que les gouvernements aient songé à contraindre, ou à encourager dans le cas de la France, l’ensemble des populations à porter l’équivalent du bracelet électronique, au travers des smartphones et d’une application de traçage (backtracking) conservant l’historique des contacts physiques de chaque individu. La sophistication totalitaire d’un tel procédé aurait fait pâlir d’envie les régimes les plus paranoïaques du XXe siècle ; aucun n’avait d’ailleurs jamais osé l’imposer. L’argument des dirigeants actuels evoque l’éternelle justification des despotes : c’est pour votre bien (...). »

 

Félix Tréguer, «Urgence sanitaire, réponse sécuritaire»

https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/TREGUER/61752

 

Il y a probablement une conclusion écrite par les journalistes du Monde Diplomatique, mais je ne la retrouve pas. Certains veulent-ils nous faire croire que ces dispositifs de surveillance, ces atteintes aux libertés publiques, ne sont que temporaires et que nos gouvernements ne vont pas les rendre permanentes ? Ou comme l’écrit Félix Tréguer, «crise après crise, à l’ombre de la raison d’Etat et des partenariats public-privé, la société sécuritaire prospère et installé de nouvelles entraves aux tentatives de transformation sociale.»

 

La lecture du Monde Diplomatique me change de la lecture lénifiante et collabo du journal Le Monde, comme cet argumentaire pour (et contre) l’application «Stop Covid» publié sous forme de conversation SMS ...

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/06/01/faut-il-ou-non-installer-stopcovid-le-debat-resume-en-discussion-sms_6041417_4355770.html

 

Pour finir, je voudrais conclure sur un dernier point sur l’application  «Stop Covid». Vous me direz que le gouvernement n’a pas prévu de le rendre obligatoire, que son usage demeure facultatif ? Pour notre sécurité ... Mais suis-je le seul à me rappeler qu’il y a quelques jours, au pire une ou deux semaines, un membre du gouvernement a indiqué qu’il ne serait pas obligatoire mais qu’il pourrait être rendu indispensable pour avoir le droit de sortir de chez soi ? Facultatif mais n’aurons le droit de sortir de chez eux que les personnes ayant accepté de le télécharger !!! Merveilleux monde que nous sommes ´ train de voir émerger ! En tout cas, je ne vous recommande pas de télécharger l’application «Stop Covid» mais je vous recommande la lecture du «Monde Diplomatique» !

 

Nota beneJe ne peux pas résister au plaisir de citer Edward Snowden, dans l’interview donné à Vice.com le 10 avril 2020, cité par Le Monde Diplomatique, en ultime conclusion de cet article sur ma paranoïa ...

 

«Croyez-vous vraiment que, lorsque la première vague, la deuxième vague, la seizième vague du coronavirus seront un souvenir oublié depuis longtemps, ces moyens de surveillance ne seront pas conservés ? Que ces ensembles de données ne seront pas stockés ? Quel qu’en soit son usage, nous sommes en train de bâtir l’architecture de l’oppression.»

 

 

Saint-Denis de la Réunion, mardi 26 mai 2020

Déconfinement et école : on marche sur la tête


Les images du déconfinement à l’école et dans les lieux d’enseignement scolaire qui passent en boucle dans les journaux télévisés font frémir. Nous préparons une génération de gamins névrosés qui auront connu le port obligatoire du masque à l’école, en salle de cours et en cour de récréation, les gestes de distanciation sociale qui interdisent de s’approcher à plus d’un mètre d’un camarade ou de toucher physiquement quelqu’un, l’ânonnement imposé de règles de distanciation sociale qui devront être apprises par coeur et récitées religieusement et fidèlement ... et surtout des règles de circulation obligatoire dans les parties communes des écoles, des collèges ou des lycées ... le respect des fléchages impératifs indiqués par terre ... et tout ceci est imposé aux écoliers, collégiens et lycéens sous prétexte de leur propre santé, de la santé de leurs camarades et de la santé de leurs enseignants ... sans que l’on sache véritablement quel est l’ordre de priorité retenu ! Mais comme ceux qui pondent ces règles sont les proviseurs, les enseignants et les rectorats et le ministère, il y a fort à parier que c’est la santé des adultes et des enseignants qui a primé dans l’application de ces règles et de ces normes.

 

Je crois que nous sommes tombés sur la tête. Que des fous nous gouvernent et tentent de nous contrôler, de nous corseter, de nous parquer, nous, nos parents et nos enfants ... Des fous et des normalisateurs ... Les surveillants, les personnels de cantine, les personnels de contrôle et de surveillance, les enseignants et les dirlos vont avoir de nouvelles raisons de sévir, punir, exclure les enfants, en plus de toutes les règles de classe que les enseignants ont aujourd’hui l’habitude de mettre en place : non connaissance ou mauvaise récitation des règles de distanciation sociale, non respect des distances ou mauvaise utilisation des règles de circulation ... Les enseignants et les personnels des écoles, collèges et lycées devront par ailleurs compter sur les dénonciations des bons petits élèves délateurs vis-à-vis de leurs camarades qui enfreindront les règles. Non port du masque, «il m’a tapé ou touché madame», «il est passé par le sens interdit monsieur» ... Une bien belle époque que nous sommes en train de vivre, je trouve ... et ce nouveau formatage des esprits va prendre forme dans nos écoles, dans les lieux d’enseignement de nos enfants ! Et les parents abrutis interrogée dans les journaux télévisés semblent trouver tout ceci particulièrement rassurant !

 

Le gouvernement est en train de formater nos enfants pour qu’ils deviennent des robots délateurs, et leurs parents trouvent cela rassurant !!! Le monde est tombé sur la tête !

 

Mais n’oublions pas que les journaux télévisés ne sont pas là pour nous informer. Ils sont là pour transmettre un message, ceux de la chaîne télévisée, du gouvernement. Ils sont là pour nous formater, formater nos esprits, nous faire croire un certain nombre de choses. Pour nous manipuler, nous, nos esprits ... Je suis presque sûr que le plus souvent, seules les interviews des parents qui donnent la bonne réponse, la bonne réaction, sont retenues pour les journaux télévisés. Les parents interviewés qui critiqueraient ces règles sont-ils pris en compte, passent-ils aux informations télévisées ? Bien sûr que non. Il n’est pas possible que tous les parents soient tous des abrutis rassurés de voir leurs gosses canalisés, nassés, parqués comme des moutons pour l’abattoir !... Mis en rang comme les jeunes allemands des années 1930 et 1940 dans les Jeunesses hitlériennes ... Embrigadés, endoctrinés ...

 

Le monde est fou. Nous sommes rentrés dans le monde des interdictions. Interdictions de toucher à untel ou untel ou à telle et telle chose ... un monde d’interdits et d’obligations.

 

Saint-Denis de la Réunion, samedi 16 mai 2020

Journal de déconfinement 1 - Les métiers socialement utiles


Nous voici donc devant un nouveau samedi soir. Soir merveilleux entre tous de la semaine, soir de grillades au feu de bois, veille de grasse matinée et temps de repos du guerrier. Nous sommes déjà en mai 2020. Deux mois de confinement sont passés comme quelques secondes. Et deja, la vie a repris comme si rien ne s’était passé, si ce n’est quelques protocoles de lutte contre le coronavirus. 

Il me faudra revenir sur ces moments de confinement et de déconfinement, comme si je n’en avais pas suffisamment traité me direz vous. Il faudra néanmoins discuter du fait que pendant ces deux mois de confinement, le monde a tourné  parfaitement, presque comme si de rien n’était, presque sans anicroche, sans l’aide des très gros salaires, sans l’aide des patrons, juristes, avocats, spécialistes des financements structurés, avec la seule énergie des plus petits revenus et salaires de nos societes indispensables à son bon fonctionnement, à savoir les caissières de supermarché, les infirmières et infirmiers, les éboueurs, les femmes de menage ... Quelle leçon donnée aux puissants de ce monde de voir que les moins valorisés et les moins valorisées de tous sont les seuls qui sont reellement indispensables à notre vie en société, que sans eux, sans leur énergie, sans leur travail, il n’y aurait pas de vie. Mais que sans les puissants, les reconnus, les riches, ceux qui s’auto-reconnaissent grands personnages, ceux que l’on croise dans les dîners des préfets, dans les diners mondains, dans les milieux autorisés, le monde a continué à tourner et à fonctionner comme si de rien n’était, comme si ces gens-là ne servaient à rien ! C’est extrêmement important. L’importance sociale des personnes n’a absolument rien à voir avec le montant de leur salaire, de leur rémunération. Il est même inversement proportionnel ! ... Plus vous êtes payés, moins vous servez à quelque chose ... pourrait être la leçon de cette crise du coronavirus ! Merveilleuse leçon qui devrait conduire la société à essayer de rendre cohérent la valeur financière des personnes et des postes et leur utilité sociale. Est-il normal que les postes les plus utiles socialement soient ceux qui soient le moins bien rémunérés, sous prétexte qu’un chômage de masse permet d’abaisser les prétentions salariales de ces personnes ? Il en va pourtant de même pour les postes d'ingénieurs et de dirigeants. Des milliers ou des millions de prétendants pourraient conduire à réduire leurs prétentions. Mais ces gens-là se sont protégés ! Il faut une expérience en tant que dirigeant pour pouvoir prétendre à un poste de dirigeant. Nous sommes dans un monde à part, entre dirigeants, entre puissants, entre riches. Rien à voir avec les métiers socialement utiles pour lesquels ces mêmes dirigeants ne tolèrent aucune organisation, aucune protection. Seul le profit compte ! Et pour ces métiers socialement utiles, seul importe la loi du profit et le règne du moins cher.

 

Ce lumpen-proletariat a été bien sympathique d’assumer leurs tâches indispensables pendant cet épisode de confinement. Mais ne nous masquons pas la réalité ... si ces prolétaires, au vrai sens du terme, n’avaient pas obéi aux injonctions gouvernementales et à l’obligation morale imposée par la caste médiatique et télévisuelle, ils y auraient été forcés militairement ou économiquement. Le gouvernement en a d’ailleurs parlé à mots couverts. Gare à ceux qui, parmi ces métiers indispensables, seraient tentés de parler de droit de retrait du salarié et de protection et de santé ! Toute exagération serait sérieusement punie, dixit le gouvernement !

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/12/dans-la-presente-crise-sanitaire-la-france-elitaire-vient-de-montrer-ses-limites_6039390_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/11/le-startupeur-va-t-il-eclipser-de-nouveau-l-eboueur_6039308_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/05/08/aides-soignantes-caissieres-enseignantes-a-la-rencontre-de-femmes-en-premiere-ligne-dans-la-crise_6039079_3244.html

 
Mais à la différence de ces quelques articles de presse tirés du journal Le Monde, je ne crois pas en un «monde d’après» merveilleux. Nulle prise de conscience par les puissants et les riches, ni même d’ailleurs par nous-mêmes, simples salariés, qui ne nous sentons heureux qu’en croyant avoir réussi professionnellement ... La pression sur les salaires des métiers socialement utiles sera encore plus forte, entre sous-traitance au meilleur coût et argument des chômeurs qui attendent à la porte ... et nos dirigeants qui reparleront bien vite de «ceux qui ne sont rien» !

 

Voilà les quelques idées que je me suis trouvé à écrire en ce samedi soir ... écrits non voulus, non anticipés, non prévus ... en fait, je souhaitais vous parler de FaceBook et de sa Cour Suprême ... ce sera pour une autre fois ...

 

 
Saucratès 


26/05/2020
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