Critiques de notre temps

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Confinement et politique


Relocalisation industrielle - Simple discours opportuniste ou vraie stratégie ?

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 8 avril 2020

 

Le grand sujet à la mode, que l'on se base sur les discours tenus par le Président de la République, le Premier ministre ou les membres du gouvernement, voire même les membres influents du Parti majoritaire, c'est la relocalisation des industries indispensables à la souveraineté de la France. Après l'épisode du confinement, tout va changer !

 

C'est un beau sujet de conversation. Ce sont de belles promesses. Mais nous avons déjà entendu la même chose au moment de la crise financière des années 2007-2009. On devait réformer la Finance mondiale. Il faudrait se rappeler des discours enflammés de M. Nicolas Sarkozy sur la Finance. On a même élu en 2012 un ennemi intime de la Finance, en la personne de M. François Hollande. On allait voir ce qu'on allait voir. Résultat, il a fait mener une politique de droite à un gouvernement de centre-gauche, qui se sont d'ailleurs tous empressés de rejoindre un vrai gouvernement de centre-droit cinq ans plus tard.

 

Comment ne pas penser que tous ces beaux discours seront tous oubliés une fois que la crise épidémique et économique sera loin derrière nous ? Comme d'habitude. Comme au cours des années 2009-2012, quand petit à petit, les projets de réforme drastique du système financier se sont peu à peu effondrés, pour ne pas porter préjudice à l'industrie financière européenne. Dernier épisode en date, juste avant la crise du Covid 19, les députés français de la majorité adoptaient un texte pour freiner la mise en œuvre de Bale IV, supposée être dangereuse pour les banques française. Et quelques mois plus tard, crise de Covid 19 aidant, on parle désormais d'interdire aux banques la distribution de dividendes. Une chose et son contraire quelques mois plus tard. Puisque les conséquences de Bale IV, c'est la constitution de davantage de fonds propres et donc une moindre distribution de dividendes.

 

Comment ne pas se rappeler que les lois adoptées postérieurement à la crise des années 1930 ont toutes été détricotées par les gouvernements américains quelques années avant la crise financière de 2007-2009. Et que si ces lois avaient été maintenues en l'état, il n'y aurait jamais eu de crise des subprimes et que l'on n'aurait pas connu une crise d'une telle ampleur en 2007-2009. Il y aurait eu évidemment des crises financières ou boursières, peut-être même plus tôt, mais jamais elles n'auraient été aussi violentes et générales.

 

Pour en revenir à la situation présente, on nous explique donc qu'un gouvernement de libéraux et de banquiers d'affaires ont compris que la France doit être capable de produire sur le sol français l'ensemble des produits, des productions, indispensables à l'indépendance stratégique et à la poursuite de l'activité de la Nation ! La France doit donc être capable de produire sur son sol les masques, les médicaments essentiels, au lieu de se fournir et de produire au moindre coût, loin là-bas en Asie ou en Chine ! Certes. Mais combien de temps ces bonnes résolutions dureront-elles ? Lorsque toutes les administrations ne pensent qu'à acheter au meilleur coût, au mieux disant, que les lois européennes elles-mêmes interdisent de privilégier un producteur national plutôt qu'un producteur d'un autre pays européen, chinois ou américain ? Ces hommes politiques font des promesses,  de grands discours, affichent de grandes et belles resolutions qu'ils savent pertinemment ne pas pouvoir tenir, parce qu'il reviendra toujours moins cher de produire en Chine que de produire en France, avec des coûts qui n'ont rien à voir. 

 

Parce ce que nous avons mis au pouvoir depuis des décennies, en France et en Europe, des adeptes du marché et du capitalisme. La saine et bonne concurrence est la meilleure chose qui puisse arriver pour le consommateur que nous sommes tous, selon eux ! Parce que le gouvernement jusqu'à très récemment ne visait qu'à baisser l'ensemble des coûts des administrations publiques et de la dépense publique. Et on voudrait aujourd'hui nous faire croire que le gouvernement, que le Président de la République francaise, a totalement changé de logiciel économique et que la baisse des depenses publiques et la mise en concurrence de tout et de tous ne sera plus leur seul et unique leitmotiv ? 

 

Il ne faut pas se leurrer. Si on ne change pas les hommes actuellement au pouvoir, si on ne change pas l'idéologie à l'œuvre en France et en Europe, on ne continuera pas à produire des masques en France, des médicaments essentiels, les composants de nos avions, les composants de nos centrales nucleaires, de nos voitures ou de nos bateaux, ou les technologies de la téléphonie ou de la 5G. On ne redeviendra pas autonome stratégiquement. 

 

Parce que, sauf en cas de catastrophe économique, financière ou pandémique, le système concurrentiel  fonctionne vachement bien, et qu'il permet d'abaisser les coûts de tous les produits, des masques aux médicaments et jusqu'aux téléphones (avec une réserve pour l'iPhone d'Apple qui demeure malgré tout vraiment très cher). Ce n'est qu'en période de crise, de panique, que ce système montre ses pires travers, les conséquences de son dérèglement, de sa poursuite effrénée du profit maximum, de son absence de toute forme de régulation, de son absence absolue de morale. En règle général, tout se passe bien, et on pourrait croire les théoriciens du libéralisme selon lesquels la poursuite effrénée du profit est avantageuse pour tous ! Mais en periode de crise, tous ces théoriciens, tous ces politiques ultra-liberaux semblent brutalement découvrir que le système est défaillant, que l'on ne peut pas disposer des masques qui seraient utiles, et que des entreprises sans foi ni loi vendent leur production au plus offrant ! Mais ce sont exactement les mêmes règles que ces mêmes personnages appliquaient dans leurs banques d'affaires ou dans leurs entreprises quelques années auparavant.

 

Ces discours sont trompeurs parce que l'on comprend facilement qu'aujourd'hui il nous manque des masques et des produits pharmaceutiques de réanimation, mais que demain, dans dix ans, on découvrira qu'il nous manque autre chose, un autre médicament indispensable, ou une technologie dont on se sera defaussée pour faire quelques économies, pour des profits supplémentaires. On ne peut donc apprendre de ce gigantesque bordel, de ce gigantesque merdier, qu'en changeant diamétralement de logiciel de pensée, en abandonnant l'idéologie néolibérale de poursuite effrénée du profit à court terme, en relocalisant l'esnsemble des flux de production proches des lieux de consommation et d'utilisation. Cela entraînera un renchérissement d'une majorité de produits, et il faudra que les consommateurs soient prêts à payer le produit plus cher fabriqué près de chez eux, plutôt que le produit à bas coût vendu dans la chaîne de magasins à bas coût. Cela passe ainsi par un renchérissement des frais de transport et des frais de douanes au niveau international pour désavantager les marchandises à bas coût fabriquées en Chine et en Asie.

 

Mais lorsque l'on arrive à ce point là, on comprend très vite que ce projet sera violemment combattu par tous les penseurs, économistes et hommes politiques de tous bord. Puisque ce n'est guère différent de cette politique Trumpiste que l'on nous a présenté comme étant l'œuvre d'un fou, d'un caractériel, d'un dément ! Guère différent du combat de Donald Trump contre la production chinoise menée jusqu'à l'année dernière. Avec les résultats ou l'absence de résultats que l'on connaît ! 

 

Pour quelle raison nos dirigeants tiennent-ils donc ce discours, tellement opposé à leurs intérêts et à leur idéologie et à leur logiciel de pensée, pourrait-on se demander ? Par but purement électoraliste ? Parce que les francais ont besoin d'entendre ce discours aujourd'hui ? Ou bien parce qu'il s'agit de ne plus laisser ce crédo aujourd'hui porteur à leurs adversaires de la droite de la droite ou de la gauche de la gauche ? Parce que défendre aujourd'hui l'idéologie ultralibérale n'est absolument plus audible voire serait électoralement suicidaire ? Mais on peut avoir confiance, Ces mêmes hommes politiques, de nouveaux penseurs ultraliberaux réapparaitront, referont entendre leur petite voix dans quelques mois ou dans quelques années. Et on nous reparlera de maîtrise de la dépense publique, d'achats au meilleur coût, et des bienfaits des delocalisations et de l'ultralibéralisme !

 

 

Saucratès


08/04/2020
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Journal de confinement

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 2 avril 2020

Journal de confinement - Troisième semaine

 

Ce doit déjà être notre troisième semaine de confinement et les jours s'écoulent toujours un à un, doucement, uniformément. Disons-le clairement, il pourrait y avoir pires moments et pires conditions que de vivre tranquillement confiné chez soi. Retrouver le chemin du travail, les embouteillages et retrouver une activité professionnelle normale risque de ne pas être aussi simple qu'il ne nous paraîtra. Mais ceci n'est qu'un aspect de cette période de confinement.

 

La sensation, le sentiment, l'impression d'être enfermé, de ne pas pouvoir sortir de chez soi, crée malgré tout, même chez les plus casaniers d'entre nous, un sentiment de malaise et un manque. Choisir de vivre à l'écart, en ermite, et ne pas être autorisé à se déplacer, ce sont deux choses carrément différentes. Une prison même dorée n'en demeure pas moins une prison !

 

Il y a enfin un autre sentiment que l'on ressent de plus en plus du fait de cette promiscuité nouvelle, permanente, à laquelle nous ne sommes pas habitués avec nos proches ; la montée de tensions un peu plus importantes que d'habitude. Nous n'avons jamais été habitués à vivre de cette manière les uns sur les autres vingt-quatre heures sur vingt-quatre, même si la notion de vivre les uns sur les autres est toute relative lorsque l'on vit dans une maison relativement grande entourée d'un jardin et d'arbres. Malgré tout, nous devons désormais travailler à la maison et nous croiser du matin au soir, sans discontinuer, sans voir pratiquement personne d'autres, hormis les rares personnes croisées aux courses (lorsque l'on sort de chez soi) ou dans la rue. Mais rassurez-vous, ces quelques tensions ne sont rien de très graves, même si évidemment, ce même confinement va faire naitre dans certaines familles, dans certains ménages, chez certaines personnes, des violences et des tensions extrêmement dommageables. 

 

Mais ce dont je tenais véritablement à parler en ce début de troisième semaine de confinement, c'était d'un sujet un peu plus politique, un peu plus général. En cherchant les coordonnées d'un article récent du Monde signé par la Garde des Sceaux actuellement en poste, Nicole Belloubet, je suis tombé sur deux articles publiés par le journal Libération. La tribune publiée hier par Nicole Belloubet répond peut-être à l'article de Libération qui parle de recul des libertés publiques. C'était un de mes posts précédents, d'il y a quelques jours, même si je doute que Nicole Belloubet ait pu me lire (!!!). Ci-après La Tribune de Nicole Belloubet.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/01/nicole-belloubet-l-etat-de-droit-n-est-pas-mis-en-quarantaine_6035194_3232.html

 

Je suis pour ma part certain que la méthode actuelle de confinement et les moyens retenus pour l'appliquer constituent une violation flagrante de nos libertés publiques, et notamment de l'une d'entre elles, le droit de se déplacer librement et le droit de manifester. Le Journal Libération traitait pour sa part de l'extension, du doublement, des durées d'emprisonnement et de détention provisoire pendant le confinement. 

 

Mais j'ai déjà longuement traité de ce sujet de la violation, selon moi, de nos libertés publiques. C'est le deuxième article de Libération qui recouvre parfaitement ce que je voulais aujourd'hui vous dire, ce que je pense depuis les premiers jours de cette période de confinement. Il s'agit du récit d'un médecin psychiatre, Mme Sopheara Lum, dans la ville de Rennes. Il faut lire ce récit car il témoigne de cet arbitraire des forces de l'ordre que je pressentais confusément, ou devrais-je dire, de cette possibilité d'arbitraire qui nait de ce confinement et des mesures prises par le gouvernement pour le faire appliquer.

 

https://www.liberation.fr/debats/2020/03/30/la-policiere-l-attestation-et-les-gens-comme-ca_1783580

 

J'aime particulièrement le dernier paragraphe puisque je l'ai repris dejà à plusieurs reprises dans ce post :

 

«Je comprends, au fil de la conversation, que ce n’est pas d’une verbalisation insensée et abusive dont il s’agit, mais de mon attitude incivique car j’aurais utilisé ma fonction comme d’un Graal pour circuler ! Devant l’insistance, la discussion impossible, je me sens dans l’obligation de m’excuser puisque je me suis mal comportée. Je finis par raccrocher, épuisée, triste et en colère. Je savais bien ce mépris de l’autre, autoritaire et jouissif, exercé par la police, mais son effet délétère est encore amplifié par le confinement, la façon dont il a été imposé, le langage employé pour le justifier, les moyens mis en œuvre pour le faire respecter.»

 

Une attestation mal remplie, le fait de mentionner deux motifs dans son attestation, peut ainsi conduire à une verbalisation. C'est notamment l'objet d'un cauchemar que j'ai fait cette nuit, me réveillant en sursaut et m'empêchant de me rendormir. Un déplacement sans attestation, un appel au secours de mon fils confronté à un contrôle de police, et les réactions des forces de l'ordre pour empêcher sa fuite. Et ma réaction après sa mort, abattu d'une balle dans le dos parce qu'il s'enfuyait, face à ces abrutis de forces de l'ordre. 

 

Cette épidémie de Coronavirus, le Covid 19, fait ressortir les pires comportements, les pires moments de l'histoire de l'humanité ... et parfois aussi les meilleurs ... Hier aux informations nationales, on pouvait voir mis en exergue la générosité des italiens et des italiennes, avec le rétablissement d'habitudes et de gestes de solidarité envers les plus pauvres.

 

Mais comme l'illustre l'article de Libération et le récit de la psychiatre rennaise, cette épidémie ressuscite les pires comportement humain. Nous n'avons pas évolué par rapport aux années de l'esclavage ou par rapport à la dernière guerre mondiale. Le fait qu'une majeure partie des reunionnais soient satisfaits que les nouveaux entrants dans le département soient désormais confinés dans un lieu à part, de quarantaine. C'est le retour des lazarets où les esclaves nouvellement arrivés (et parfois les arrivants blancs) étaient parqués pour éviter qu'ils ne contaminent le reste de la colonie. Mais ce ne sont plus les colons blancs, les maîtres d'esclaves, qui mettent en place et qui défendent ces lazarets. Ce sont les réunionnais eux-mêmes, parfois descendants eux-mêmes d'esclaves, ce sont les représentants du peuple communistes, qui demandent qui imposent ce retour des lazarets ! Quelle tristesse, quelle honte !

 

C'est aussi le retour des petits délateurs, des petits détenteurs d'une parcelle de pouvoir, comme l'agent des forces de l'ordre décrit par cette psychiatre rennaise, comme ce gardien (ce digne descendant des concierges délateurs des années 1941-1945) d'une résidence universitaire qui se croit autoriser à contrôler, à fliquer et à dénoncer des étudiants qui ne respecteraient pas scrupuleusement les règles de confinement dans cette même belle ville de Rennes. Délation, surveillance, dénonciation et application arbitraire de la loi par les forces de l'ordre ... Et lois appliquées différemment selon que vous etes puissants ou pauvres. Nous savons tous que le parquage des nouveaux arrivants ne s'appliquent pas de la même manière selon que vous appartenez au peuple ou aux puissants, que le confinement ne s'appliquent pas aux puissants, ministres, préfets ou à ses représentants, de la même manière qu'il s'applique aux pauvres et aux gens normaux. Il ne reste plus que quelques massacres pour que les pires heures sombres de l'humanité aient totalement ressurgi !

 

 

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 26 mars 2020

Journal de confinement - Deuxième semaine

 

C'est donc notre deuxième semaine de confinement ! Cela fait déjà plus d'une semaine que nous sommes donc confinés chacun chez nous, isolés loin les uns des autres. Nous nous sommes déjà habitués à ne plus pratiquement plus avoir de contact avec les autres, à nous tenir à l'écart les uns des autres. 

 

Les journées se suivent les unes derrière les autres, se ressemblant toutes plus ou moins. Réveil, petit déjeuner, sortie éventuelle pour aller chercher du pain dans les rares boulangeries ouvertes, télé-travail, pause déjeuner, télé-travail, repas du soir, films, dormir ...

 

Hier mercredi soir, les cloches de toutes les églises ont carillonné en référence à une coutume italienne il me semble. Des milliers de bougies devaient éclairer les fenêtres de millions de croyants, et ma femme et moi, nous avons écouté un des évangiles de Luc racontant la nativité et la jeunesse de Luc et de Saint Jean Baptiste. 

 

https://www.universdelabible.net/lire-la-segond-21-en-ligne/luc/1.26-56/

 

Et pourtant, malgré cette lecture, malgré les interdictions que l'on s'impose et les lignes morales qui réglementent nos vies, il est difficile de ne pas souhaiter le mal des autres. Il est des épreuves, qui apparaissent pourtant si anecdotiques pour les gens qui nous entourent, qui mettent nos lignes morales et nos valeurs morales à très rudes épreuves. Et le pire est de savoir que l'on n'en sortira pas grandi de ces épreuves. La tentation de la vengeance sera toujours là ! Toute proche. Si tentatrice.

 

Le filet de la répression et du confinement continue par ailleurs de s'étendre sur la société francaise. Au bout d'une dizaine de jours de confinement, l'armée commence à se déployer sur le territoire français, et dominé, pour la protection de la population ! Les forces de l'ordre agissent également pour la protection de la population francaise d'ailleurs, même s'ils mettent de manière totalement arbitraire des amendes de 175 euros aux contrevenants qu'ils croisent et qu'ils contrôlent. Cette période de confinement, aussi nécessaire qu'elle puisse paraître lorsque l'on voit l'évolution du nombre de morts en Italie ou en Espagne, ou bien en France métropolitaine, qui se comptent en plusieurs centaines voire milliers de décès chaque vingt-quatre heures, est une période de privation de libertés publiques, et de reniement des valeurs républicaines ! Parce que ce confinement et ces règles attentatoires à nos libertés ne concernent que le seul petit peuple, que les simples citoyens que nous sommes. Elles ne s'appliquent pas aux puissants à la tête de l'Etat, qui continuent de circuler, de brasser de l'air, de se pavaner en réunions ou en émissions télévisées pour supposément sauver des vies, supporter les soignants qui nous soignent, qui sont débordés, pour inventer de nouvelles règles, de nouvelles attestations à remplir. Ces puissants ou ceux qui pensent en faire partie ne respectent même pas les règles de confinement pour les personnes provenant de Clusters à risque ! 

 

Mais ces règles ne s'appliquent pas aux puissants. L'important, c'est que le petit peuple que nous sommes respecte ces règles de confinement, et les forces de l'ordre et l'armée ne sont là que pour cela. Ce ne sont pas deux ou trois personnes infectées ou mortes en plus qui ont de l'importance, mais simplement que le peuple soit enfermé à double tour et interdit de se rassembler ou de se déplacer. C'est cela la priorité de ce gouvernement et des forces de l'ordre qui le servent, à leurs risques et périls !

 

Si les médias français ne se sont toujours pas réveillés de leur aveuglement mâtiné d'obéissance et de transmission mécanique des ordres du gouvernement, les oppositions parlementaires et les opposants au gouvernement recommencent à donner de la voix. Evidemment, Mélenchon et les députés de la France Insoumise (LFI) continuent de jouer aux suppots du gouvernement, à relayer les bonnes et saines pratiques. Mais le reste de l'opposition commence à parler de demander des comptes au gouvernement et aux décideurs sur la gestion calamiteuse de l'épidémie par l'exécutif. Et il semblerait que les puissants qui nous gouvernent commencent à en avoir peur. Mais ils ne vont pas tarder à en appeler à nouveau à l'unité nationale, ou à prendre la population à témoin du fait que eux agissent tandis que leurs détracteurs conspirent contre eux ! Le gouvernement ne serait pas à ce point impopulaire qu'ils auraient une chance de se faire entendre.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/25/coronavirus-le-sommet-de-l-etat-redoute-de-devoir-rendre-des-comptes_6034430_823448.html

 

LaREM n'étant qu'une agglutination d'ambitions personnelles et d'intérêts particuliers, il n'est absolument pas sûr que ce parti politique puisse résister à une traversée du désert ou à la disparition des ambitieux qui l'animent ou ont participé à sa création ! 

 

Et on en arrive, en cette deuxième semaine de confinement, à cette question qui nous taraude tous plus ou moins vivement, à cette interrogation de ce qui nous est imposé ; et si tout ceci était réfléchi, volontaire, programmé, virtuel. Evidemment, les plus complotistes d'entre nous, dont je fais partie, peuvent imaginer les pires choses sur cette pandémie dont les seules preuves à notre disposition sont la médiatisation à outrance dont cette maladie fait l'objet depuis plusieurs semaines ou plusieurs mois. Mon endant ne se serait pas rendu aux Etats-Unis au début de cette épidémie et n'aurait pas pu observer que cette épidémie est également relayée par des médias étrangers, que je pourrais m'interroger sur la réalité de cette pandemie mondiale ! Qu'est-ce qui nous prouve reellement que cette pandemie existe, que le coronavirus existe réellement, que ces morts sont bien exceptionnels et bien dus à cette maladie ... après tout, combien de personnes meurent chaque jour de causes diverses dans le Monde, ou en France. Et comment nous est-il possible de différencier les causes de ces morts ? 

 

Mais en dehors de moi, en dehors des pires complotistes dont je fais partie, énormément de gens se posent des questions sur cette épidémie et sur les règles de confinement qui nous sont imposées ! Et si tout ceci etait exagéré, grossi, servait un dessein plus grand que notre gouvernement. Ces attestations qui sont sorties du chapeau en quelques heures, ces mesures de confinement qui n'ont jamais été mises en œuvre qui se généralisent de pays en pays. Ce sont les mêmes en Italie, en Espagne, en France ou en Belgique. Seule la langue diffère ! Dans leur grande sagesse, ceux qui nous contrôlent ont pensé à traduire ces ordres, ces réglementations et ces attestations. Pour que l'on ne se méfie peut-être pas ! Mais qui pourrait avoir intérêt au confinement de toute la population mondiale et à notre enfermement ? Et au fait que l'armée et les forces de l'ordre ne s'occupent plus que du respect du confinement et du contrôle des populations enfermées ? Qui donc ? Quel groupe ? Cela a-t-il le moindre sens ?

 

C'était mon journal de confinement en ce milieu de deuxième semaine. Nous serons confiné très vraisemblablement pendant encore un mois ou un mois et demi. Encore quatre à six semaines, à moins que cette manipulation mondiale ne s'éclaire avant cela. 

 

 

Saucratès

 

 

Nota :

 

Cette épidémie et la peur qu'elle inspire fait apparaître les pires aspects de l'humanité ... et parfois aussi les meilleurs. Des médecins et des soignants se battent pour soigner les malades, au péril bien souvent de leur vie et de leur sécurité. Certains d'entre eux meurent emporter par le coronavirus. Mais les pires aspects ressortent aussi. Des politiques n'hésitent pas à réclamer l'enfermement de tous ceux qui rentrent dans leur pays ou dans leur île (dans le cas de La Réunion). Et cette idée sourit à nombre d'entre nous ; elle paraît si sécuritaire, si rassurante. Il suffirait d'enfermer tous les nouveaux arrivants dans des hôpitaux ou dans des lieux à l'écart du reste de la population, pour ne pas inquiéter et ne pas contaminer le reste de la population ! Mais comment de telles propositions liberticides peuvent être proposées par des députés apparentés communistes. On dirait les pires heures de l'esclavage, lorsque les esclaves nouvellement débarqués à l'île de la Réunion étaient parqués dans les lazarets. On dirait aussi les pires heures de la seconde guerre mondiale, lorsque les réfugiés républicains espagnols étaient parqués dans des camps d'enfermement, pour se protéger de leurs idées submersives communistes, dans ces camps où le choléra et la disentherie frappaient indistinctement femmes, hommes et enfants, pauvres ou très pauvres, combattants et civils. 

 

C'est cela qui est en train de se répandre dans nos sociétés humaines avec ce coronavirus. Le pire et le meilleur des comportements humains, de la peur et des haines ! Pauvres de nous ! 


26/03/2020
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Du recul des libertés publiques par temps de coronavirus

Saint-Denis de La Réunion, samedi 27 mars 2020

 

Recul des libertés publiques ... Cette idée est conforme à l'interprétation que je développe dans plusieurs articles au sujet de notre situation politique depuis la mise en œuvre de notre confinement en France, mais également en Italie ou en Espagne, puisque ces États européens avaient mis en œuvre le confinement de leur population avant nous (du moins si on croit l'ensemble des médias et des journaux télévisés qui nous parle sans discontinuer de la crise du coronavirus). Le coronavirus est l'occasion pour nos États judiciaires (je ne pense plus que le terme d'Etat de droit soit désormais conforme à ce que la France est devenue) de remettre en cause un certain nombre de libertés publiques parties intégrantes de ce que nous appelions notre démocratie ! Et tout ceci, si on croit le gouvernement, les élus de la République, qu'ils soient LaREM jusqu'à LFI, les personnels soignants des hôpitaux et surtout les journalistes, voire le quidam moyen interviewé par des journalistes, c'est pour notre sécurité et notre santé !

 

C'est cette thèse que je vais tenter de développer, d'expliciter dans cet article. D'abord, qu'entend-t-on par le terme de «libertés publiques» ? Il existe évidemment une multitude de définition de cette notion.  D'après l'encyclopédie en ligne Wikipédia, les «libertés publiques sont des libertés et garanties individuelles que le gouvernement ne peut supprimer, que ce soit par la loi ou une décision judiciaire, sans en assurer d'abord la sécurité juridique».

 

D'après l'Encyclopedia Universalis, «les libertés publiques sont ainsi considérées comme des droits naturels, indépendants de la volonté du pouvoir, qui ne pourrait ni les supprimer ni même les réduire. Thomas d'Aquin a donné à cette idée d'une législation supérieure au droit positif une force accrue, en la mettant en accord avec le dogme chrétien ; Descartes, enseignant que le monde était entièrement intelligible, a montré qu'il était possible de connaître toutes les lois de l'Univers, y compris ces lois naturelles que l'autorité humaine était tenue de respecter.

 

Toutefois l'affirmation d'un droit théorique et imaginaire, même sous la forme solennelle d'une déclaration des droits, n'offre aucune garantie réelle, et une véritable liberté semble impossible sans légalité ; selon le mot d'Alain, si l'ordre ne vaut rien sans liberté, la liberté ne va pas sans ordre. C'est pourquoi les libertés publiques ne sont pas de simples règles religieuses ou morales, mais des règles juridiques ; elles n'existent que consacrées par la loi. Ce sont des droits reconnus aux particuliers et qui leur permettent de jouir d'un certain domaine d'autonomie.»

 

On peut donc en déduire que les libertés publiques sont un ensemble de libertés et de garanties individuelles que l'Etat nous reconnaît et qu'il ne peut ni supprimer, ni réduire, et qui offrent un certain domaine d'autonomie à chacun d'entre nous. La question est donc de déterminer si la liberté de déplacement, la possibilité de se déplacer librement, appartient ou non aux libertés publiques ? Et donc si le confinement, en nous interdisant de sortir de nos logements sauf motifs impérieux, est une restriction d'une liberté publique et contrevient à la préservation de nos libertés publiques qui s'impose à l'Etat et donc à ce gouvernement ? 

 

Si une réponse sur le fait que la liberté de déplacement est une liberté publique ne semble pas forcément clair, il est par contre évident que la liberté de grever et la liberté de manifester est une liberté publique, et que le confinement tel qu'il est conçu, tel qu'il s'applique, nous interdit de participer à toute manifestation. Ce n'est évidemment pas une nouveauté. Depuis les manifestations des gilets jaunes, le droit de manifester librement a été largement encadré et restreint pour permettre à ce gouvernement de se maintenir au pouvoir ! Le confinement est donc évidemment une violation des libertés publiques des citoyens français. On peut évidemment estimer que cette violation est indispensable pour la préservation de la vie, mais il s'agit bien d'une violation invraisemblable et inusitée des droits des citoyens, et qu'il est attristant que nul dans l'opposition ou dans les médias n'en est fait état, tous le doigt sur la couture du pantalon.

 

La liberté de deplacement est tout autant une liberté publique que la liberté de faire grève ou de manifester. 

 

De telles mesures d'exception n'ont été appliquées à ma connaissance que lors de l'occupation nazie de la France par les armées allemandes en 1940-1945. C'est la seule période où des citoyens français étaient soumis à l'arbitraire des forces de l'ordre d'occupation ou de collaboration, ou aux forces armées. Où les déplacements des hommes et des femmes étaient soumis à autorisation et aux contrôles des forces de l'ordre. Est-on revenu à l'époque de l'occupation nazie ? Est-on revenu à l'époque une armée d'occupation ? 

 

Etat de droit ou Etat judiciaire ? C'est la deuxième affirmation que j'ai présenté dans mon introduction. Mais si les libertés publiques ne sont plus défendues et respectées dans notre pays, et notamment l'une des principales libertés qu'est la liberté de faire greve et la liberté de manifester, on est forcément plus dans un Etat de droit. Lorsque la liberté de manifester est niée, on n'est plus en Etat de droit. Il ne suffit pas de dire ou de penser qu'on était dans une démocratie pour croire qu'on est toujours dans un Etat de droit. Ce ne sont pas que les régimes illibéraux comme ceux de la Hongrie ou de l'Italie de la Ligue qui doivent être dénoncés par les médias. Dès lors que la France ne respecte plus les libertés publiques, ce n'est plus ni une démocratie, ni un Etat de droit.

 

Les décisions prises en matière de droit du travail, relèvement de la durée hebdomadaire du temps de travail à 60 heures semaines, accroissement des pouvoirs des employeurs, sont une autre démonstration de la remise en cause des principes de l'Etat de droit en France. Qu'est donc la France puisqu'elle n'est plus un Etat de droit ? C'est désormais un Etat judiciaire, c'est à dire un Etat où le gouvernement gouverne avec l'appui des seules forces de répression, que ce soit les forces de l'ordre ou les tribunaux judiciaires. C'était déjà le cas depuis le mouvement des gilets jaunes, et c'est désormais encore plus parent. Sauf que les médias sont encore plus qu'auparavant un support majeur de la politique gouvernementale. Comme pendant le mouvement des gilets jaunes où les médias télévisuels servaient déjà à enregistrer les moindres faits et gestes des gilets jaunes afin de les verbaliser et servir de preuve afin de les envoyer devant la justice. 

 

Quelle honte ! L'un des principaux contre-pouvoirs constitutionnels du pouvoir exécutif n'est rien d'autre en fait qu'un de ses collaborateurs. Et c'est encore pire quand ce pouvoir exécutif viole justement les libertés publiques du peuple et des citoyens. 

 

Et c'est en fait une autre liberté publique qui est violée par ce gouvernement : le droit à une information publique libre et indépendante, c'est-à-dire critique et non pas collaborative. Et ce n'est plus le cas depuis l'élection d'Emmanuel Macron depuis mai 2017, et même avant depuis le début de la campagne électorale présidentielle. 

 

Il restait une dernière chose dans ma déclaration initiale. Pour quelle raison des fractions de la population francaise, comme celle des soignants ou d'une partie des soignants, ou d'autres comme le milieu des médias et des journalistes, plébiscitent ce principe du confinement ? Pour quelle raison des français collaboraient-ils avec les forces d'occupations nazies, avec le gouvernement de Vichy, avec la milice francaise et leurs stupides couvre-chefs (j'en ai trouvé une magnifique copie dans le couvre-chef des Sardaukars de l'empire dans l'un des films Dune, tiré de l'œuvre de Franck Herbert) ? Je pense que le peuple et certains parmi eux sont friands de mesures coercitives et de violation des droits de l'homme dans certaines situations exceptionnelles et que ces violations rassurent les gens, ceux qui souffrent, ceux qui ont peur ! Le confinement est forcément une bonne idée, mais il doit se baser sur le volontariat, sur l'intelligence individuelle, et non pas sur la coercition et sur la violence étatique.

 

Le confinement de chacun est évidemment nécessaire, mais en aucun cas il ne doit prendre la forme d'une violation des droits individuels et des libertés publiques ! Il doit être sur base volontaire. Tant pis pour ceux qui ne le respectera. Ce doit être leur choix. Il s'agira que la justice nationale ou internationale se positionne sur cette violation invraisemblable et insupportable de nos droits au respect des libertés publiques.

 

 

Saucratès


28/03/2020
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Du confinement

Saint-Denis de La Réunion, samedi 21 mars 2020

 

Pour ce samedi soir, je vais dissocier le confinement de son aspect politique français. Je reviendrais ultérieurement sur cet aspect un autre jour ou un autre mois. Nous sommes donc tous plus ou plus moins confinés depuis le cinquième jour en ce samedi soir. Cinq jours entiers à tenter, plus ou moins, de respecter la mesure de confinement décidée par le gouvernement, et que les forces de l'ordre essaient, même à La Réunion, de faire respecter.

 

Nous tentons donc de sortir le moins possible, voir pas du tout, pour ceux qui ne sont pas obligés de sortir pour partir travailler. Pour les autres, pour tous ceux qui travaillent dans des commerces ou des industries dites sensibles, ou bien dans les services de secours aux personnes, le confinement ne change pas tellement leur quotidien, sauf qu'ils font partie des rares ayant obligation de travailler, qu'ils risquent de se faire contrôler une dizaine de fois par des forces de l'ordre susceptibles de les verbaliser, soumis à l'arbitraire de la police, de la gendarmerie ou de l'armée, et privés comme nous de libertés au sortir de leur travail, astreints comme nous tous à se confiner une fois leur service terminé. 

 

Le confinement, c'est également pour nous tous une épée de Damoclès suspendue au-dessus de notre emploi, au dessus de notre entreprise, de notre employeur. Combien de temps un patron continuera-t-il à payer ses employés à ne rien faire, ou à ne presque rien faire ? Un mois, un mois et demi, deux mois ? Si on peut craindre pour la survie de grandes entreprises comme AirFrance, comme Peugeot ou comme Renault, et plein d'autres, que le gouvernement envisage déjà de nationaliser pour éviter qu'elles ne sombrent ou ne soient rachetées par des fonds vautours, que peut-il advenir des milliers de petites entreprises invisibles aux yeux du gouvernement ? 

 

Et après la crise, qui paiera l'addition ? Comment seront financées toutes les mesures de soutien aux entreprises qu'il faudra bien mettre en œuvre si on ne veut pas que toutes nos entreprises et nos emplois disparaissent ? Quel est le risque que ce soit les ménages qui soient mis à contribution, puisque ceux-ci n'auront pas depensé grand chose pendant les semaines ou les mois de confinement ?

 

En écrivant cela, une voiture remplie d'abruti.e.s passe en klaxonnant et en vociforant, pour démontrer fort intelligemment toute la valeur qu'ils accordent aux mesures de confinement. En effet, je doute qu'il y ait une victoire de l'équipe de France de football à fêter en cette fin d'après-midi. Je traduis leurs hurlements et leurs klaxonnements par un «on vous emmerde vous qui respectez bêtement le confinement dans vos maisons».

 

Difficile de ne pas s'interroger sur la manière dont on peut échapper au confinement ; ces attestations sur l'honneur qu'on se donne à soi-même pour s'autoriser à se déplacer pour faire des courses de première nécessité (une entrecôte de bœuf d'origine Black Angus peut-elle faire partie des courses de première nécessité ? Bonne question), pour faire un peu d'exercice, pour des soins d'urgence, etc ... Mais pour pouvoir se procurer ces attestations de déplacement sur l'honneur, il faut une connexion internet et une imprimante connectée (ou un ordinateur). Même le journaliste Pierrot Dupuy, du Journal Zinfos974, a dû se rendre à Carrefour pour s'en acheter une ! Evidemment, je n'en ai pas, d'imprimante qui fonctionne, comme des milliers ou des centaines de milliers de vieilles personnes complètement déboussolées.

 

J'ai même vu aux informations nationales des vieilles personnes arrêtées puis verbalisées par les forces de l'ordre parce qu'elles ignoraient même l'existence de cette mesure, et qui n'avaient aucune possibilité d'accéder à l'informatique ! Des centaines de milliers de vieilles personnes n'ont pas de wifi (ne me demander pas la signification de ce mot barbare) chez eux, ni ne consultent internet. L'histoire ne dit pas ce que cette vieille personne avait connu au temps de la dernière guerre, si elle n'a pas eu l'impression brutalement d'être à nouveau envahi par les milices nazies qui vérifiaient l'identité des badauds français, ou si elle n'a pas craint, par un rappel attristant de l'histoire, qu'on allait à nouveau la déporter vers un camp de concentration comme Auschwitz ou Buchenwald. Parce que c'est à cela que ressemble cette mesure de confinement ; les heures sombres de la France lorsqu'elle était à la merci d'un occupant nazi et des milices qui participaient aux agissements de la Gestapo. Cette vieille personne m'a fait de la peine, mais pas aux forces de l'ordre qui ont pris plaisir à la renvoyer chez elle sans aucune commisération, sans aucune réponse, avec une mande de 135 euros. C'est ce que j'appelle être en butte à l'arbitraire des forces de l'ordre, et c'est ce que représente cette mesure de confinement. Un rescapé des camps de concentration se croirait revenu à la même époque. 

 

Et même les députés LFI (La France Insoumise quand même) sont au garde-à-vous, le doigt sur la couture du pantalon, au lieu de contester une mesure dont l'application aveugle est aberrante ! Une député communiste (ou LFI allez savoir) proposait d'interner pendant 15 jours tous les voyageurs arrivant dans l'île (de La Réunio). Se rendait-elle compte qu'elle proposait le rétablissement des lazarets qui existaient aux temps de l'esclavage pour s'assurer de la bonne santé des esclaves débarqués et achetés par les propriétaires fonciers de l'époque ? Avec les exemples donnés plus haut, nous en sommes revenus aux pires heures de l'histoire de l'humanité ! Et ce n'est pas terminé si l'épidémie de coronavirus prend encore de l'ampleur. On verra des choses encore bien pire ! Des supposés malades lapidés. Des sorcières supposées brûlées vives. Les heures les plus sombres du monde nous attendent. Tout ceci pour un petit virus !

 

On croit que l'humanité s'est civilisée, mais il n'en est rien. Des voleurs braquent des cabinets d'infirmiers ou des hôpitaux pour voler des masques pour les revendre le plus cher possible. Les voleurs abusent des peurs de leurs victimes. Les puissants imaginent des moyens pour se maintenir au pouvoir ou asseoir leur pouvoir le plus longtemps possible. Les salauds cherchent à s'enrichir le plus possible ou à se mettre en avant pour connaître une heure de gloire. Et puis il y a tous ceux qui réellement, font leur travail, sauvent des gens, permettent aux services essentiels de continuer à fonctionner, sans être mis en avant, parfois sans aucune reconnaissance. Voilà de quoi est fait le monde. Et tout ceci est soit triste, soit magnifique !

 

Ecrit le cinquième jour de notre confinement. Le nombre de morts enregistrés en France ou en Italie, plusieurs centaines sur les dernières vingt-quatre heures, fait malgré tout peur !

 

 

Saucratès


21/03/2020
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Le grand bordel du confinement en France

Saint-Denis de La Réunion, mardi 17 mars 2020

 

Nous sommes donc le mardi 17 mars 2020, et le confinement de tous les français à leur domicile à commencé cet après-midi. Et sous prétexte qu'un président de la République, haï de presque tous, et ami des plus riches, nous exhorte à l'unité nationale, il nous faudrait nous réjouir d'une mesure ouvertement attentatoire à nos libertés, nous imposant de nous confiner dans nos appartements, pendant que l'armée patrouille dans nos rues et sous la menace de peines d'amendes et d'emprisonnement pour les contrevenants !!!

 

Il doit se marrer comme un tordu l'ami des plus riches et tous ses copains au gouvernement, de voir tous les français lui obéir docilement, grâce à la collaboration de tous les journalistes de France et de Navarre, qui depuis plusieurs semaines, nous abrutissent d'informations sur les mesures prises en Italie ou maintenant en Espagne, et qui se faisaient l'écho d'un besoin, que dis-je, d'une nécessité de confinement, d'enfermement, et qui en appellent maintenant à des peines d'amende rédhibitoires pour ceux qui oseraient braver les interdictions.

 

A quel jeu malsain jouent le gouvernement et les médias dans cette histoire ? Nous sommes devant une mesure d'exception ; jamais au grand jamais les citoyens d'un pays comme la France ne s'étaient trouvés confinés chez eux avec interdiction presque absolue d'en sortir. Si les forces de police ou l'armée vous trouvent dehors, il faut que vous ayez sur vous une attestation sur l'honneur téléchargée, imprimée et signée explicitant la raison de votre deplacement. Et une telle mesure d'exception n'est absolument pas interrogée par les journalistes et les médias ? Bien au contraire, ils en appellent à des restrictions encore plus grandes. Si les français n'obéissent, disent-ils, claironnent-ils, il faudra que le gouvernement prennent des mesures encore plus restrictives ! Nul mention que jamais de telles mesures d'enfermement de toute une population n'avaient été prises en France ou ailleurs, sauf en période de guerre civile peut-être. Le simple fait qu'une telle mesure ait pu être prise en Italie, par un gouvernement illégitime et impopulaire(avant cet épisode), est-il un argument satisfaisant ? 

 

Je pense que notre Président ami des plus riches n'en croit pas ses yeux de voir la belle obéissance de tous. Quelle est l'étape suivante après ce confinement ? L'état d'urgence et la suppression de tous les pouvoirs démocratiquement élus pour assurer la poursuite de la main mise des macronistes sur notre Etat, de la même manière qu'en Italie, le gouvernement pourrait tenter de dissoudre et rendre illégale leurs opposants de la Ligue, ou qu'en Espagne, ce gouvernement fantoche socialiste pourrait aussi chercher à rendre illégaux leurs opposants ? À moins que tous ces gouvernements n'espèrent-ils bénéficier d'un état de grâce né de l'union sacrée imposée à tous et à leur bénéfice ? Et se satisferont-ils simplement d'élections anticipées après cette crise pour redonner apparemment la voix au peuple - l'Espagne ou l'Italie s'y essaieront et la France suivra si la manœuvre est favorable aux partis de gouvernement !

 

L'hystérie autour de l'épidémie du Covid 19 est-il en train de permettre à des gouvernements d'autocrates de soumettre l'ensemble de leurs peuples à des mesures d'exception, en en appelant le pire à l'union nationale et à l'adhésion de tous à leur propre enfermement, pour leur propre bien et le bien de tous ? Tout ceci pour une maladie qui touche pour l'instant quelques milliers de personnes, que ce gouvernement a sciemment laissé rentrer de zones à risque comme la Chine sans aucune restriction au début de l'épidémie ? Et pour quelques dizaines de morts alors que la grippe touche chaque année bien plus de vieilles personnes qui en meurent ! 

 

Suis-je le seul à penser que si LAREM avait été en tête ou avait remporté les élections municipales à Paris, et dans les plus grandes métropoles françaises, on n'aurait pas assisté à cette déclaration de l'état d'urgence et au confinement de tous, et que l'on voterait dimanche prochain pour le deuxième tour des élections municipales ? 

 

On se trouve confronté à la démonstration ultime de l'idiotie du principe de précaution poussé à son paroxysme ! Enfermer pour la première fois tous les habitants d'un pays à cause d'une maladie de type grippal qui touche quelques milliers de français et a causé une centaine de morts. Demain, on sera de nouveau tous confiné chez nous parce qu'une épidémie de norovirus aura touché quelques milliers de français ? Et les bourses du monde entier s'effondreront à cause d'une épidémie de gastro-entérite ? Soyons sérieux, qu'est-ce qui ne va pas dans ce monde ?

 

Notre gouvernement et notre président, ami des plus riches, gèrent de manière totalement hystérique cet épisode épidémique. Un jour, l'un parle de maintenir les liens sociaux et de sortir dans les bars et restaurants. Le lendement, le second condamne les français qui se rendent dans les restaurants, ce qui le conduit à décréter la fermeture de tous les restaurants et bars. On se trouve entre une gestion cacophonique des événements, et une volonté dictatoriale de gouverner la France. Le gouvernement français comme leurs homologues étrangers nous préparent-ils la fin de la démocratie ? La suite, c'est quoi : État d'urgence et reconduction à vie du Président et de ses députés ? Et tout ceci dans un silence assourdissant des journalistes et des médias qui demanderont à l'unisson toujours plus de répression contre les récalcitrants et les mal-pensants, et qui encenseront toujours plus bruyamment les actions presidentielles et gouvernementales ? Ils ne servent plus de contre-pouvoir mais seulement de courroie de transmission de la parole gouvernementale et de caisse de résonance. Comme s'ils n'attendaient tous qu'une chose : que les portes du pouvoir s'entrouvrent pour accueillir les plus empressés au sein de l'élite qui nous gouverne !

 

À quand un réveil des médias et des journalistes se demandant d'où sort une telle mesure d'exception et comment a-t-elle pu être imposée à pratiquement tous les pays, avec l'armée en faction dans les rues pour maintenir l'ordre avec tout ce que cela comporte d'arbitraire ?

 

Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous !

 

 

Saucratès


17/03/2020
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