Critiques de notre temps

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Pensées désabusées d’un nouveau Samedi soir de 2021

Pensées désabusées d’un nouveau Samedi soir de 2021

Par Saucratès 

 

Saint-Denis de la Réunion, samedi 23 octobre 2021


Le pass sanitaire et la politique du gouvernement français, de Macron, pour faire face à l’épidémie de coronavirus occupe toutes mes pensées et tous mes écrits sur ce blog, depuis de très longs mois, depuis de trop longs mois. Au point qu’il me masque tous les autres sujets de réflexion, pratiquement toutes les autres pensées autres.


Pour rien d’ailleurs, puisque nul politique ne me lit, nul mis à part Frédéric Amany qui s’est lancé dans la course aux parrainages pour les prochaines élections présidentielles. Ces prochaines élections présidentielles auront donc lieu dans à peine six mois et nous nous trouvons face à un futur parsemé d’incertitudes. Seule certitude ; il faut battre Macron et ses séides car si ce type l’emporte à nouveau, une nouvelle fois, il ne va plus simplement dépecer la France et monter les français les uns contre les autres, peuple des gilets jaunes contre peuple des villes, peuple de ceux qui n’ont presque plus rien à perdre contre peuple de ceux qui vivent dans les villes et qui croient dans un pouvoir qui leur ment ... vaccinés contre non vaccinés et anti pas sanitaire ... Il ne va pouvoir le faire parce que c’est déjà fait. Mais avec l’appui de la police, il se retournera contre ceux qui ont quelques biens, quelque épargne, pour les spolier. Et comment ces petits possédants pourraient-ils se révolter, jeter en pâture comme victime expiatoire aux gilets jaunes, comme profiteurs de crise. Parce qu’il faudra bien rembourser ces montagnes de dettes amassées pendant la crise.

 

La nécessité de faire battre Macron et le monde de la haute finance est ma seule certitude pour cette élection. Mais je sais aussi que c’est pratiquement chose impossible. Avec le risque de tomber de Charybde en Scylla. Avec le risque de remplacer un apprenti dictateur (désolé pour tous ceux qui l’idéalise) par un autre dictateur ou dictatrice, qu’il soit écologiste ou d’extrême droite.

Aucun président avant lui n’a réussi à se faire réélire alors que son parti gouvernait le pays, et ceci depuis les années 1970. Mitterrand a perdu chacune des deux élections législatives qui ont eu lieu au cours de ses deux septennats, en 1986 et en 1993. Et dans ces deux cas, le gouvernement au pouvoir a également perdu la présidentielle qui a suivi : Miterrand a été réélu en 1988 face à son premier ministre Chirac et Chirac l’a emporté en 1995 face au premier ministre Balladur. En 1997, Chirac a perdu face à la Gauche plurielle de Jospin et il a dû supporter cinq ans de cohabitation avec cette gauche plurielle. Seul Jospin et sa gauche plurielle n’avaient apparemment pas été usés par l’exercice de ce pouvoir de gouvernement. En 2002, Jospin aurait dû remporter cette élection présidentielle, mais il n’a pas passé le premier tour, battu par la multitude des candidatures de gauche et par la stupidité des électeurs qui ont voté pour Lutte ouvrière ou pour le MRG. À moins qu’en fait, son elimination au premier ne soit justement le signe de cette usure du pouvoir de Jospin et de sa gauche plurielle !

 

En 2007, première exception, le nouveau candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, auréolé de ses réussites comme ministre de l’intérieur puis ministre de l’économie, bat la candidate du PS, Ségolène Royal. Pour la première fois, un parti au pouvoir (l’UMP à l’époque) réussit à se maintenir, avec un nouveau candidat. Mais le PS a fait une première fois montre de son inaptitude à se choisir un candidat potentiellement susceptible de remporter les élections présidentielles. Il récidivera en 2017 avec le choix d’Hamon, et en 2022 avec le choix de la maire de Paris, Hidalgo.

 

En 2012, une nouvelle fois, un président en exercice, ce même Sarkozy, au pouvoir, gouvernant la France, est battu par son adversaire. Hollande l’emporte face à Sarkozy au deuxième tour. En 2017, Hollande, relativement bas dans les sondages, ne se représente même pas pour tenter d’être réélu lors de l’élection présidentielle. Et il laisse la place grande ouverte à un absolu inconnu, son ancien bras droit à l’Elysée, parachuté au ministère de l’économie et des finances au départ du détenteur du poste Montebourg. Macron qui sera facilement élu face à la candidate du FN, fille de celui qui fut si largement battu par Chirac en 2002. Je veux parler des Le Pen.

 

Et en 2022, que va-t-il se passer ? Macron et son gouvernement qui distribue à tour de bras des chèques pour se faire réélire, chèque culture pour les jeunes de 18 ans, chèque inflation pour une majorité de français, et pas un seul média qui ne nomme ces largesses envers ceux-là même qu’il traitait de rien du tout, de derniers de cordée, de profiteurs du système il y a à peine quelques mois. S’il doit à nouveau affronter la candidate du Rassemblement National ; il devrait l’emporter. S’il doit affronter une candidate socialiste, il l’emportera aussi très vraisemblablement. Mais moins largement. Pourra-t-il être battu par un candidat de LR ou par Éric Zemmour ? C’est toute l’interrogation.

 

Après avoir été élu sans parti politique derrière lui, à la différence de tous ses adversaires, après avoir été élu à sa première tentative électorale (Mitterrand avait été battu deux fois à la présidentielle, de même que Chirac), seule Sarkozy ayant réussi precedemment à être élu pour sa première tentative, mais il avait été précédemment élu maire de Neuilly, député ... Macron deviendra-t-il le premier président depuis le Général de Gaulle à être réélu tout en gouvernant la France ? Les français sont-ils si stupides qu’ils puissent le réélire ?

 

 

#Jesuiscassandre



23/10/2021
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