Critiques de notre temps

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Jusqu'où peut-on combattre le terrorrisme ?

 

Réflexion une (le 21 août 2017)

Jusqu'où ?

 

Je ne parle jamais ou rarement du terrorisme dans mes écrits ou réflexions. Et pourtant, tout comme des millions d'humains, il doit nous arriver très souvent d'y penser. Les lieux où j'y pense le plus sont les avions, mais aussi et surtout les lignes de métro de la région parisienne, en relation avec les attentats menés par le GIA algérien, il y a extrêmement longtemps, dans la station de métro de Saint-Michel. Cela s'était passé le 25 juillet 1995.

 

Je ne peux m'empêcher d'avoir une peur panique lorsque je rentre dans un métro parisien, scrutant chaque musulman putatif, de type arabe, vérifiant qu'il n'y a pas de paquet abandonné sous un siège autour de moi, et angoissant apres ma sortie d'une rame jusqu'à ce que le métro est totalement disparu. Evidemment, je sais parfaitement que la probabilité que le terroriste ou l'explosif soit dans le wagon que j'occupe, suffisamment proche de moi pour que je le vois, est bien évidemment extrêmement faible ! Il m'est arrivé de quitter un métro, pour prendre ensuite le suivant, parce qu'une personne arabe louche était rentré, et une fois, en panique, parce que j'ai vu un paquet apparemment oublié sous un siège de la rame ! Mais était-ce bien un paquet ?

 

Si un maghrébin rentre dans la partie de la rame que j'occupe, j'essaie de vérifier qu'il ne porte pas de tenue blanche sous son manteau ou sa veste, et s'il ne porte pas d'explosifs sur lui, sous ses vêtements. Evidemment, c'est carrément de la paranoïa, visant explicitement toute personne d'apparence maghrébine, mais également africaine, plutôt jeune. Certes, on doit être des millions de français non maghrébins à vivre avec cette peur. Mais il doit y avoir également des millions de jeunes maghrébins à vivre avec cette impression d'exclusion et de sectarisme. Et ces jeunes exclus peuvent être conduits à basculer dans le terrorisme en comprenant qu'ils ne seront jamais intégrés ni assimilés ! 

 

C'est un cercle vicieux dont je suis bien évidemment aussi responsable. Mais comment pouvoir ne pas avoir peur de ces gens là, sachant que les terroristes sont issus de leur rang, des cités françaises, de l'immigration, de ceux qui prient dans les mosquées ou les salles de prière musulmanes ! Le terrorisme comme la peur qu'il fait naître créent justement les conditions de son auto-entretien.

 

Si on écoute les bonnes âmes anti-racistes, notamment ceux eux-mêmes issus de l'immigration, il ne faut pas avoir peur entre français et entre religion, il ne faut pas tuer notre capacité à vivre tous ensemble ... Mais c'est facile à dire, mais tellement difficile à mettre en œuvre, tellement difficile de pardonner tous ces meurtres abominables et lâches à cette fraction de la population française dont les terroristes font partie !

 

Alors oui, jusqu'où peut-on aller pour se protéger de sa peur, de ses craintes, de sa crainte de voir ses proches être tués par ses fous sanguinaires de terroristes, sans sombrer dans le racisme, dans la discrimination, dans la dénonciation de la simple différence de couleur de peau ou de physique ? Et à partir de quand ce que l'on fait devient également un crime raciste. Et en sens inverse, comment des français peuvent-ils continuer à aider à faire entrer et à faire accepter des immigrés ou des demandeurs d'asile, dont une partie viendra grossir le nombre de terroristes, des voleurs et des violeurs, ou bien rentrent en France pour y perpétrer des attentats terroristes !

 

Et ai-je même le droit d'écrire cela ? Mais sommes nous vraiment responsables de nos peurs. Et nos peurs peuvent-elles être considérées comme du racisme ? Non, je ne le pense pas ! Je ne suis pas responsable de mes craintes et de mes angoisses, de même que mes concitoyens. Les véritables responsables de la paranoïa des européens et des français plus spécifiquement sont les terroristes et leurs attentats. Ce sont ces actes qui expliquent la méfiance et la peur dont pâtissent l'ensemble de leurs coreligionnaire, et plus largement l'ensemble des personnes qui leur ressemblent. Faut-il combattre nos peurs et nos angoisses, ainsi que la méfiance que nous ressentons ?

 

Mais comment peut-on combattre sa peur, la peur d'être tué, d'être annihilé ou saigné comme un porc par des terroristes qui ne nous accordent même pas la qualité d'êtres humains, qui nous considèrent pire que des animaux, comme des mécréants et des chiens d'infidèles ? Non, ce n'est pas possible ! Pas face à la peur d'être tué. Il s'agit d'un combat de civilisation, de la barbarie face à l'éthique, face à l'humanité. Il va arriver un moment où nos civilisations devront choisir entre résister à l'innommable ou périr, comme en 1941-1942 face à la barbarie nazie. Vaincre ou mourir ... se battre ou disparaître dans le néant ! Nous n'aurons bientôt plus le choix, plus aucun d'entre nous ni aucun d'entre eux ...

 

 

Saucratès



21/08/2017
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