Critiques de notre temps

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Sur la politique


Que dénote la diabolisation médiatique dont semble victime un Parti comme le Rassemblement National ?

Saint-Denis de La Réunion, samedi 16 mars 2019

 

En ce samedi en fin d'après-midi, à cette heure où la chaleur commence à diminuer, où la lumière commence déjà à décroître sur notre belle île tropicale, à cette heure rêvée pour arrêter de s'agiter et pour commencer à boire une bière bien forte et bien fraîche, je prends la plume (ou plutôt le clavier de mon iPad) pour écrire quelques mots sur l'actualité, sur la vie, sur la politique.

 

Il y a de nombreux sujets qui m'interpellent simplement en lisant les nouvelles sur un journal comme Le Monde. Mes écrits de cette fin d'après-midi se limiteront simplement à la couverture médiatique offerte par Le Monde au Rassemblement National et à sa présidente, Marine Le Pen. Couverture médiatique, c'est un bien grand mot pour traiter de la manière dont Le Monde traité Marine Le Pen. Mais pas seulement Le Monde ; plus largement la majeure partie des médias, comme si Marine Le Pen était un adversaire tellement dangereux qu'il nécessitait une alliance sacrée des médias et de tous pour la combattre et tenter d'influencer les lecteurs qui pourraient être tentés de voter pour elle ! 

 

Comme si cela servait à quelque chose sous cette forme ! Ceux qui choisissent de voter pour elle sont déjà dans l'antisystème. Ils savent deja que les médias, le système plus largement, n'est pas neutre à son égard et que tous ce qui s'entend, tout ce qui y est dit, n'a pas forcément de réalités. Ils ne votent pas vraiment pour elle pour certains mais contre un système, de la même manière que tous ceux qui ont voté en 2002 pour Chirac ou en 2017 pour Macron ne votaient pas forcément pour ces derniers mais surtout contre le Front National et contre Jean Marie ou Marine Le Pen. 

 

Des journaux télévisés relaient donc l'idée que tout le monde se moque de la prestation de Marine Le Pen lors de son débat politique. Entendu par tout le monde : l'ensemble des médias ! C'est-à-dire personne. C'est-à-dire un tout petit microcosme éventuellement faiseur d'opinions ... Mais cela, c'était avant la crise des gilets jaunes et la démonstration que le peuple de France ne se reconnaît pas dans les médias. Le Monde et Les Décodeurs du Monde mettent donc en exergue les fautes, les erreurs de Marine Le Pen, d'une manière que je pourrais décrire comme proche de l'acharnement médiatique.

 

Le 5 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/05/migrants-contre-retraites-le-theatre-des-intox-du-rassemblement-national_5431597_4355770.html

 

Le 13 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/13/a-l-offensive-contre-les-medias-qui-relevent-ses-erreurs-marine-le-pen-s-enfonce_5435534_4355770.html

 

Le 15 mars : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/15/vaccins-smic-europe-les-intox-de-marine-le-pen-dans-l-emission-politique_5436342_4355770.html

 

Et je n'adhérerais pas à l'idée que cet acharnement, ces critiques, sont nécessaires parce que les interventions de Marine Le Pen sont coupables d'hérésies, parce que complètement fausses. Des interventions farfelues, remplies de contre-vérités de petits candidats à l'élection présidentielle ont souvent été observées, mais jamais ces dernières n'ont fait l'objet d'une telle couverture médiatique, d'un tel acharnement des médias ... Preuve comme je l'indiquais que l'impact de Marine Le Pen fait peur aux puissants, aux partis de gouvernement, aux médias eux-mêmes. Et qu'ils leur faut l'abattre médiatiquement pour tenter de combattre son influence auprès des électeurs. 

 

Je n'ai pas vu la prestation de Marine Le Pen, de même que je n'ai pas plus regarder le match du PSG. Mais cela ne m'empêche pas d'en lire les analyses, les interprétations ou les extraits. Et l'extrait sur le smic horaire ne me semble pas si fondamental. Marine Le Pen réagit sur la mise en place d'un SMIC européen et commet l'erreur, en parlant du SMIC européen, de comparer le coût du travail moyen francais, toute charges patronales comprises, au coût du travail des pays d'Europe de l'Est. 36 euros pour la France contre entre 4,50 euros à 5,50 euros pour certains pays européens. Il n'en faut pas moins pour que la ministre du gouvernement Macron présente en face d'elle se jette sur cette erreur. Marine Le Pen ne connait pas la valeur du SMIC en France ! Quelle faute ! Moi non plus d'ailleurs. Je paye ma femme de ménage vers 12 euros et quelques  sans même savoir à quel tarif je devrais véritablement la payer, si je pouvais la payer moins cher. De la même manière que je suis très loin d'être payé moi-même au SMIC. Quelle importance cela a-t-il ? Continuerais-je de travailler pour cet employeur s'il me payait au SMIC ? Et ma femme de ménage continuerait-elle de travailler pour moi si je la payais au SMIC ?

 

Au-delà de ce point, tout ceci fait apparaître la difficulté de débattre face aux énarques, comme l'est Emmanuel Macron, ses ministres et leurs conseillers ministériels qui les préparent pour ces interviews et débats politiques. J'ai moi-même dû affronter des énarques dans des instances représentatives du personnel, et ces enarques ne sont pas comme vous et moi. On ne peut pas les affronter sur les terrains. Ils ne sont pas comme vous et moi. On les a preparé pendant des années à exceller dans des exercices oraux. Ils ne sont pas plus intelligents, pas plus humains, pas meilleurs ; ils sont justes plus compétents dans les débats oraux. Vous et moi faisons des approximations ; on retient certaines données mais on fera des erreurs, on se trompera sur une donnée, on mélangera une notion avec une autre surtout si ce n'est pas notre spécialité. Pas eux. Certains énarques face à moi et à mes collègues syndicalistes prenaient plaisir sans avoir pris aucune note à nous déclarer qu'ils allaient répondre aux questions que nous avions posées dans le sens chronologique inverse. Et si vous découvriez qu'il avait oublié votre question et que vous le relanciez, il vous répondait immédiatement qu'il allait y venir. Ne jamais se laisser démonter ! Et une mémoire mentale parfaitement entrainée. Mais ce n'est qu'un entrainement ; cela n'a rien à voir avec l'intelligence ou la compétence. Cela ne les rend pas meilleurs pour diriger la France. Cela les rend simplement plus dangereux à affronter sur leur terrain dans une interview ou un débat televisé ! 

 

Comme ce débat télévisé avec Marine Le Pen l'a démontré. La ministre présente cherchait juste la faute. Qu'elle a trouvé. Et les journalistes présents ou les commentateurs du lendemain n'avaient plus qu'à s'acharner sur cette erreur. 

 

Tout ceci me rappelle la lecture de Platon et de Socrate. Les énarques d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que les  sophistes que Socrate dénonçait. La méthode de briller oralement des énarques n'est qu'une forme de sophisme. La forme plus que le fond ! Les énarques d'aujourd'hui ne sont rien d'autres que des sophistes qui brillent en société et dans le monde grâce à des techniques orales sophistiquées tout à fait comparables au sophisme qui était enseigné à l'époque de Platon et de Socrate pour briller dans les debats de la cité. Sauf que l'on apprend pas si facilement à combattre des sophistes aujourd'hui ! Et les journalistes, les commentateurs médiatiques de notre époque sont également formés aux mêmes méthodes sophistiqués. Ils sont formés dans les mêmes écoles, comme Sciences Po. Les plus mauvais d'entre eux finissent dans les écoles de journalistes apres Sciences Po. Les meilleurs réussissent l'ENA. Mais jamais ils n'oublieront qu'ils sortent tous des mêmes écoles, qu'ils aspirent tous aux mêmes postes prestigieux, qu'ils appartiennent tous au même Monde des puissants qu'il leur faut défendre contre les autres, les sans grades, contre le peuple et ceux qui n'appartiennent pas au même Monde qu'eux !

 

Face à ces gens-là, il ne faut pas combattre sur leur terrain mais tout ramener à quelques sujets que l'on connaît et sur lesquels on peut les attaquer. Il faut plagier Georges Marchais et ne pas hésiter à répondre à côté de leurs questions : «vous avez apporté vos questions ; j'ai apporté mes réponses» !

 

On peut aussi penser que l'existence des énarques, issus d'une école pensée pour fabriquer une élite d'administrateurs capables de gérer la France, et leur omnipotence au sommet de l'Etat, au gouvernement, à la direction des administrations centrales, des grandes entreprises et des établissements publics, le fait que les ministres et responsables politiques depuis des décennies soient issus du rang des énarques, peut faire que les journalistes, les observateurs et les commentateurs politiques, le public dans son ensemble, ont désormais une attente particulière en matière de débats publics. L'homme ou la femme politique doit tout savoir sur tout, doit savoir discourir et savoir se tirer de toutes les situations. Peut-être l'omnipotence des énarques au sommet de l'Etat fait que cette sphère des débats publics n'est plus accessible aux communs des mortels. Je pense que la France doit être une exception au niveau européen et mondial. Les politiques y constituent une élite sociale qui s'autoreproduit, logée et protégée comme des stars. À la différence des États nordiques par exemple. Et je pense également que le discours politique, le langage médiatique y est aussi différent. Seule cette élite française dispose désormais des clefs pour y accéder, cette élite et ceux qui ont suivi les mêmes écoles qu'eux, à savoir les aspirants à l'ENA, ceux issus de Sciences-Po ou d'autres grandes écoles. J'imagine que c'est moins vrai dans les États nordiques, en Allemagne ou ailleurs en Europe. Evidemment, certains hommes politiques y sont des tribuns. Mais il doit y rester une place dans le débat public pour les humains normaux, face à des journalistes eux-aussi normaux, et non pas formatés pour ressembler aux énarques auxquels ils rêvent de ressembler.

 

J'avais retrouvé la même gêne en découvrant l'histoire de Jérôme Kerviel, son envie de rejoindre l'élite du trading de la Société Générale issue des grandes écoles ; lui qui comme moi ne sortait que d'une obscure petite université de Bretagne. Le besoin de faire aussi bien que les traders rois issus des grandes écoles, lui qui sortait de la plèbe des techniciens, l'avait conduit à prendre des risques insensés pour au final devenir l'un des hommes les plus pauvres du monde ! Sans que l'on sache jamais s'il est reellement à l'origine de la perte financière que la Societe Générale avait annoncé en 2008, ou si l'élite de cette Banque avait trouvé la victime parfaite pour lui faire porter le chapeau. 

 

Il ne faut pas se tromper. Derrière l'hallali sonnée par la multitude de présentateurs de télévision et de la presse écrite contre Marine Le Pen et sa prestation télévisuelle de début de semaine, comme derrière l'hallali sonnée par la même caste et les mêmes hauts dirigeants contre Jerome Kerviel, il s'agit toujours d'un même mépris de classe d'une élite formée dans des grandes écoles, à Sciences Po et rêvant (ou ayant réussi) de/à faire l'ENA. Le même mépris de classe qui habite également ces mêmes présentateurs, politiques, journalistes à l'encontre du mouvement des gilets jaunes et de leur niveau scolaire ou intellectuels. Il s'agit à la fois d'un mépris de classe, mais aussi du signe d'une peur bleue que leur causent à la fois les gilets jaunes et leur rejet légitime de la presse, et Marine Le Pen, qu'ils ne réussissent pas à éliminer politiquement.

 

C'est pour cette raison que je ne saurais pas me taire devant ces informations insupportablement partisanes. Je ne peux pas accepter le mepris de classe de nos dirigeants et des journaleux de tout bord parce que comme Marine Le Pen, comme Jérôme Kerviel et comme des centaines d'autres humains normaux, comme des milliers de gilets jaunes révoltés, j'en suis également victime. Evidemment pas de manière visible ; je suis trop insignifiant et invisible pour mériter qu'ils s'intéressent à moi ... heureusement pour moi ... Ce n'est que par procuration ...

 

 

Saucratès


16/03/2019
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Aberrations politiques et dernières volontés

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 28 février 2019

 

Je vais être hospitalisé demain et je ne sais pas si je serais encore en vie après. Comment vivre normalement quand on risque de mourir, quand on peut mourir le lendemain ou le jour même. Oh évidemment, vous me direz qu'on risque tous de mourir du jour au lendemain, que ce soit en raison d'un apocalypse nucléaire ou stellaire, d'une attaque terroriste aveugle, ou d'un simple accident de voiture débile. 

 

Dans le cas où l'on viendrait à mourir, que faudrait-il faire de sa ou de ses dernières journées de vie ? Écrire des articles dans un blog ? Jouer à des jeux électroniques tout aussi débiles que la mort ? Regarder la nature ou marcher dans la nature ? Lire de bons livres, comme s'il fallait les avoir fini avant de mourir, comme s'ils allaient vous expliquer la vie ou si Saint-Pierre allait nous faire une interrogation ? Profiter de nos derniers instants avec ceux que l'on aime pour en profiter une dernière fois ? Ou bien est-ce que tout ceci ne sert finalement à rien et il ne reste plus qu'à vivre normalement puisqu'au final, on ne sait jamais si on risque de mourir ou non, puisqu'on risque de mourir à n'importe quel moment ...

 

Mon dernier article sur ce blog peut-il être un message de haine, de rage, d'incompréhension ? L'actualité de ces derniers jours et de ses dernières semaines me fout régulièrement en rogne. Ou plutôt les affirmations de ce gouvernement ni de droite ni de gauche mais certainement ultralibéral, les propositions ou affirmations des députés de ce bloc NDDNDGMCU, à savoir de La République en Marche (ou plutôt en recul, terrée dans son Assemblée nationale ou cachée dans les ministères, toujours prête à fuir les méchants manifestants en gilets jaunes), me paraissent terriblement ridicules ou débiles (comme la mort).

 

Je commence par la volonté des députés LREM et du gouvernement d'instaurer un jour de carence pour tous les salariés du privé, puisque certains méchants salariés du secteur privé se voient parfois rémunérer cette journée de carence par leur entreprise. Un ou une député LREM estimait que ce serait faire preuve d'équité que d'instaurer cette mesure, puisque les salariés du public ne sont pas remboursés de leur journée de carence ! Pourquoi cela est-il une aberration absolue ? Pourquoi une telle décision me paraît inconcevable, ou plutôt simplement être une idée ou un argument d'abrutis ? D'abord parce que la journée de carence des fonctionnaires du public a déjà elle-même été mise en place dans un but d'équité ! Il fallait appliquer aux fonctionnaires une journée de carence puisque les salariés du privé avaient trois jours de carence. Maintenant on les utilise eux pour diminuer les avantages des salariés du privé qui n'étaient pas touchés. Et au passage pour avantager les entreprises qui ne seront plus tenues de rembourser cette première journée de carence. La Banque de France, qui n'est ni du domaine privé, ni fonctionnaire, applique déjà cette premiere journée de carence depuis debut 2019. 

 

La prochaine étape après cela, toujours pas équité, c'est quoi ? Introduire une deuxième et troisième journée de carence pour les fonctionnaires, que l'on généralisera ensuite aux salaries du privé toujours dans le même souci d'équité ? Au fait, pourquoi par équité, n'oblige-t-on pas tous les employeurs du privé à rémunérer les trois premiers mois d'arrêt maladie en complément des indemnités versées par la Securité Sociale, comme pour les fonctionnaires ? Ca, ce serait de l'équité où je me trompe ? Mais non, suis-je bête, cela ne plairait pas aux entreprises chères à Macron ! Et les députés eux-mêmes, leur décompte-t-on déjà une ou des journées de carence non remboursables ? Avant d'imposer des réformes aux autres, ce gouvernement NDDNDGMCU ne devrait-il pas d'abord se les appliquer à lui-même, à Macron et à ses ministres ?

 

Comme le disait le chanteur Pierre Perret dans une entrevue reproduit dans le journal Le Monde du 17 et du 18 février 2018,

 

« La soupape a jailli d'un coup, c'est très difficile d'arrêter un peuple en colère. Je regrette que les gilets jaunes commencent à etre déstabilisés par des casseurs, récupérés par des politiques, parce qu'il y a une générosité. La sincérité de leur discours doit être respectée. Mais le gouvernement est à des années lumière de leur quotidien. Il a charge d'âmes auxquelles il ne comprend rien. C'est le combat de ceux qui souffrent dans leur quotidien et qui ont été blessés, humiliés. On n'a pas le droit de traiter les gens comme ça quand on dirige un pays. À côté de Liberté, Égalité, Fraternité, dans la devise française, on devrait inscrire Dignité.»

 

Ce gouvernement LREM est à des années lumière des préoccupations des francais. Il porte un programme ultra libéral, decidé par un aréopage d'abrutis de hauts fonctionnaires, ou de jeunes cadres dynamiques, de DRH hautains et de politiques transfuges. C'est un groupe que l'on nous a vendu comme issu du peuple, de la société civile, des gens comme vous et moi, mais au fond, on a été trahi. On a été trompé, méprisé. Et pourtant certains continuent à croire en eux, à leur faire confiance. 

 

J'ai noté dans l'actualité de ces derniers jours un autre point amusant. Ou plutôt d'aujourd'hui... La réaction ulcérée du gouvernement français à une prise de participation à hauteur de près de 12% de l'Etat néerlandais dans le capital d'Air France ! 

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/02/27/la-haye-porte-a-14-sa-part-dans-air-france-klm-proche-de-la-part-de-paris_5429184_3234.html

 

Le gouvernement francais a le droit d'avoir une participation dans le capital d'Air France-KLM mais pas le gouvernement néerlandais, alors qu'Air France est une fusion des deux compagnies aériennes nationales ? Je lisais justement que les petits États européens comme les Pays Baltes souffraient souvent «d'un certain paternalisme allemand et francais» à leur égard (Le Monde du 17 et 18 février 2019, page 3, «Israël courtise les frondeurs de l'UE»). 

 

Cette histoire entre la France et les Pays-Bas nous démontre une nouvelle fois que ce gouvernement LREM, qu'Emmanuel Macron et ses affidés, sont complètement à côté de la plaque. Comment peut-on à la fois défendre l'ultra-libéralisme, le règne sans partage du marché et refuser à un autre État européen, à ses égaux, de prendre les mêmes décisions et les memes protections que lui-même (à vérifier toutefois qu'il s'agit bien d'une protection pour les français que Macron et le gouvernement LREM dispose d'une minorité du capital d'Air France KLM ... C'est peut-être juste pour s'assurer que l'entreprise écrase bien ses propres salariés ?). On marche sacrément sur la tête dans cette histoire. Et dans le même temps, les gouvernements francais et allemands voulaient faire fusionner Siemens et Alstom pour créer un champion européen du rail ! Fusion refusée par Bruxelles à raison. Et si demain d'autres Etats européens, ou l'Allemagne, avaient osé vouloir monter au capital du nouveau groupe, cela aurait-il aussi ulcéré le gouvernement français ?

 

La reponse du gouvernement francais ? Menacer de ne pas appliquer un accord négocié par Air France visant la préservation des intérêts de l'aéroport néerlandais. Et les interventions des ministres francais frisent le ridicule : 

 

Bruno Le Maire, Ministre de l'économie, dans Les Echos : «Il est essentiel de respecter les principes de bonne gouvernance et qu’Air France-KLM soit géré dans l’esprit de son intérêt social sans interférence étatique nationale»

 

Gérald Darmanin. ministre de l’action et des comptes publics, sur Europe 1 : «Il faut surtout que les Etats se mêlent le moins possible de la marche d’une grande entreprise comme celle-ci ».

 

Tout ceci vient de ministres d'un État détenant lui-même une participation de plus de 14% dans le même avionneur européen. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

 

J'allais oublier une autre aberration, non politique celle-là mais économique. Le fait que Décathlon est decidé de vendre un produit islamique dans sa gamme : un foulard islamique de course à pied, pour se faire un maximum d'argent avec les acheteurs musulmans tout en se faisant aussi un maximum d'argent avec les autres acheteurs. Cette histoire me rappelle la décision de QUICK de transformer ses restaurants en restaurants Halal, pour capter la clientèle musulmane tout en faisant manger à sa clientèle française chrétienne ou athée de la nourriture halal ! Le maximum de bénéfices possibles en se moquant ouvertement de leurs usagers. 

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/26/decathlon-propose-un-hijab-de-course-puis-renonce-face-a-l-ire-de-politiques_5428624_3224.html

 

L'actualité est remplie de ces aberrations. Le grand débat de Macron en est évidemment aussi une belle démonstration. Une entreprise de démolition du mouvement des gilets jaunes, de faux débats auxquels ni les gilets jaunes ni les francais ne peuvent participer, une enorme entreprise publicitaire, mais au final, il ne sortira rien de nouveau de cet exercice, si ce n'est la mise en avant des propres décisions et idées de Macron, la diminution des dépenses publiques et la mise sous pression du secteur public et des fonctionnaires, toujours moins de services publics, faire toujours plus payer les francais de la haute classe moyenne, pour à tout prix les ramener vers le bas, pour les précariser, pour les tondre, afin qu'ils ne sortent plus du lot, pour que seuls Macron, ses affidés, les hauts fonctionnaires, les hauts cadres du privé, cette classe des managers, et leurs amis milliardaires, puissent être vraiment heureux, puissants, riches, sans devoir envier quelques classes moyennes heureuses dans leur vie. Écraser les autres pour mieux dominer ! Ce gouvernement doit disparaître, il doit être emporté par une révolution, telle la monarchie et l'aristocratie sous Louis XVI. 

 

Disons que ce sera peut-être mon dernier écrit ...

 

 

Saucratès


28/02/2019
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Lettre ouverte au Parti Socialiste français

Saint-Denis de La Réunion, jeudi 7 février 2019

 

Le Secrétaire Général du Parti Socialiste a ouvert un droit d'inventaire sur le quinquennat de Francois Hollande. Je ne suis pas adhérent au Parti mais j'estime qu'en tant qu'ancien électeur de Lionel Jospin en 1997 et en 2002, de Ségolène Royal en 2007 et de François Hollande en 2012, j'ai le droit de m'exprimer sur ce droit d'inventaire, sur la manière dont le Parti Socialiste a gouverné de 2012 à 2017 suite à mon vote !

 

Alors que l'on entend régulièrement François Hollande se gargariser par presse interposée ou par colloque interposé sur l'excellence de son bilan, j'aimerais que le Parti socialiste n'omette dans cet indispensable droit d'inventaire de ce quinquennat maudit aucune des erreurs, manipulations et compromissions auxquelles des socialistes (supposément) ont participé. Ce n'est qu'à cette unique condition que je pourrais un jour envisager de revoter pour des socialistes.

 

Je vous ai d'ailleurs entendu dire que ce droit d'inventaire ne pouvait pas se limiter à la seule responsabilité des députés frondeurs socialistes ! Je pense pour ma part que si certains députés et certains socialistes ont dû fronder, s'opposer à la ligne d'un gouvernement et d'un Parti supposément Socialiste, c'est parce que ces supposés socialistes n'étaient plus des socialistes, ne défendaient plus et n'appliquaient pas une politique de gauche, Socialiste. Les frondeurs ne peuvent être les responsables d'un fiasco ; ils ne sont que les quelques courageux qui souhaitèrent défendre une autre vision du socialisme.

 

Je vais donc vous lister ce que je retiens de ce quinquennat maudit, où je pense que le Parti Socialiste a perdu son âme de gauche.

 

1) La première et plus monstrueuse trahison concerne l'adoption de la Loi Travail et des mesures de réécriture du Code du Travail et des droits sociaux. Le gouvernement Socialiste a même indiqué à plusieurs reprises être prêt à remettre en cause ou à flexibilités les trente-cinq heures, mais aussi à transcrire dans la Loi française une proposition d'accord réformant les instances représentatives du personnel dans les entreprises, que le patronat, la CFDT et deux autres syndicats étaient prêts à signer. C'est uniquement parce que la CFE/CGC n'a finalement pas avalisé cet accord que cet accord n'a pas été signé et n'a finalement pas été transposé en droit français., avant 2017. Comme vous le savez sûrement, le texte de Macron de réforme des instances représentatives du personnel, qu'il a appelé pompeusement «modernisation du dialogue social», mais qui constitue un recul phenomenal du dialogue social dans les entreprises, n´est rien d´autre que ce projet d´accord initialement concocté par le MEDEF et la CFDT et que le gouvernement socialiste avait prévu de transcrire dans la Loi ! Le président Macron n'a fait que reprendre votre propre texte.

 

L'idéologie des Socialistes entre 2002 et 2007 a été de répondre favorablement à toutes les demandes du patronat pour toujours plus de flexibilité en matière de droit du travail, en matière de protection sociale. Quelle decheance pour un parti qui en 1982, a ecrite et mis en oeuvre les Lois Auroux qui ont créé de nouveaux droits pour les salariés, qui permettaient aux salariés de mettre en place des groupes de discussion dans les entreprises, pour un parti qui a généralisé les comités d'entreprise ou les comités d'établissement dans toutes les entreprises de plus de cinquante salariés, qui a également généralisé les comités d´hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans toutes entreprises de plus de cinquante salariés, et ceci malgré la colere et l´opposition du patronat de l'époque. Quelle déchéance aussi pour un parti qui en 1988, a remis en cause la reforme du RPR pendant la cohabitation, en privant de contenu leur réforme des DUP (délégation unique du personnel) qui restreignait drastiquement le dialogue social dans les entreprises de cinquante à deux cent salariés. Quelle decheance pour un parti qui en 1981, a diminué le temps de travail hebdomadaire de 40 heures à 39 heures, et offert aux salariés une cinquième semaine de congés payés. Quelle déchéance enfin pour un parti qui en 1997 avait fait voter la loi sur les trente-cinq heures payés trente-neuf heures, toujours en faisant face à l'opposition et à la condamnation du patronat !

 

En 2007, le parti socialiste s'est presenté devant les electeurs sans aucune nouvelle proposition, en se declarant l´ennemi de la Finance, mais en menant une politique ultraliberale favorable aux theses du patronat, qui ne rompait ni avec la politique de Nicolas Sarkozy qui l´avait précédé, ni avec celle d´Emmanuel Macron qui lui a succédé. Voilà je pense la premiere leçon de l´inventaire qu´il convient de tirer des annees Holande.

 

Je dirais également que cet inventaire permet de souligner les enjeux des futurs prochains programmes des socialistes pour 2022 : rétablir le dialogue social dans les entreprises en accroissant les nombres d'élus dans les nouveaux CSE, leurs heures de délégation, et la présence des suppléants comme des titulaires dans les réunions avec l'employeur. Recréer les CHSCT dans toutes les entreprises parce qu´une seule et unique instance avec 5 ou 6 élus ne peut pas s´occuper de tous les sujets, et que les conditions de travail et la sécurité des travailleurs sont extrêmement important. Proposer de consentir une sixième semaine de congés payés pour tous les salariés. Et revenir sur la monetisation du compte personnel de formation qui conduit en fait à une diminution drastique des droits des salzriés à la formation. Précédemment, avant la monétisation, le CPF ne servait qu´à rémunérer les heures passées en formation. Les couts de formation et les frais pédagogiques étaient automatiquement à la charge des entreprises. Ces frais et ces coûts sont désormais ponctionnés dans le CPF qui ne sert plus a financer la participation des salariés aux formations. A défaut, il faut revaloriser très fortement les taux de conversion des heures qui ont été utilisés.

 

Mais tout ceci ne vise qu'à corriger les déviations ultraliberales des années Macron-Hollande. Au plan du travail, il me semble qu'un programme socialiste ne peut se passer d'avoir un grand projet, comme Mitterrand en 1981 ou Jospin en 1997. De la même manière qu'un gouvernement de droite a toujours un projet en faveur du patronat de simplification, de suppression de dispositions législatives sur le travail (restreindre les droits des IRP, faciliter les licenciements, ou réduire les indemnisations des chômeurs ou des licenciés économiques ...). Et c'est pour cette raison que la trahison du quinquennat Hollande est encore plus insupportable à vivre, parce que n'est pas sensé être un programme de gauche ! Un grand projet socialiste pour 2022 pourrait être la co-gestion à l'allemande dans toutes les grandes entreprises et dans tous les établissements publics, sans exception. Imposer que la moitié de tous les postes d'administrateurs soient occupés par des administrateurs salariés élus. Généraliser cela à toutes les formes de sociétés quelque soit leur statut. Leur permettre de voter sur toutes les décisions car bien souvent, sur les sujets importants, comme les nominations, ou autres, les dirigeants leur imposent de quitter la salle de réunion. Il resterait à déterminer à article de quels effectifs on généraliserait la co-gestion, car il peut être contre-productif de l'imposer dans une entreprise d'une dizaine de salariés.

 

2) Pendant la période 2012-2017, le gouvernement socialiste était également particulièrement trop à l'écoute des demandes des grands commis de l'Etat, des dirigeants d'entreprises publiques ou privées qui travaillaient autrefois, auparavant, dans les ministères ou les cabinets ... Le quinquennat d'Hollande a commencé avec cette idée idiote de fusion de plusieurs établissements publics pour creer Bpifrance Financement, dont les coûts humains lies à la fusion ont été complètement niés mais sont pourtant extrêmement lourds. Bpifrance correspond toujours à la même tare initiale du quinquennat Hollande : répondre aux besoins des entreprises sans faire attention aux salariés. Il y a d'autres fusions dans le secteur public pendant ce quinquennat, comme pendant le quinquennat précédent. La Banque de France voulait récupérer un établissement public assurant l'émission monétaire dans les départements d'outre-mer, issu de la France libre. Le gouverneur, qui était au cabinet du ministère de l'économie fin des années 1990-début des années 2000, à l'époque d'une précédente tentative de filialisation de cet institut, a trouvé cette fois-ci dans un cabinet ami la volonté politique de parvenir à faire disparaître cet institut. Il y a eu aussi l'idée de fusionner la CDC et l'AFD, quelqu'en puissent être les coûts humains. Au temps de ce quinquennat Hollande, les politiques croyaient avoir de géniales idées dictées par les grands commis de l'état qui les entouraient, sans s'occuper des conséquences humaines de telles fusions, de telles révolutions. Et c'était d'autres grands commis de l'état, bien introduits, issus de ces mêmes cabinets ministériels, qui orchestraient à marche forcée les conséquences sociales de ces décisions funestres, sans humanité, avec l'aide du haut encadrement de ces établissements. 

 

Comment faire en sorte, si Le Parti socialiste revient au pouvoir, que les hauts fonctionnaires (socialistes ou non) de chaque cabinet ministériel ne s'attachent pas à favoriser tels ou tels de ses anciens condisciples ou en échange ou non de certaines faveurs ? Que les dirigeants de tous les établissements publics, de tous ces organismes, ne soient pas confiés seulement à des hauts fonctionnaires, à des membres d'une nébuleuse constituée d'une même caste issue des mêmes écoles ? Une solution à un tel souci (car c'en est un pour les français extérieurs à cette caste, c'est à dire 99,99% de la population française) serait d'instaurer la co-gestion dans toutes les entreprises et tous les établissements publics et de faire en sorte que les postes de directions generales et de présidence soit pour moitié occupés par un représentant des actionnaires ou de l'état, et de l'autre désigné ou élu par les administrateurs salariés, issu de l'entreprise ou de l'établissement. Evidemment, cela ne marchera pas partout, mais on peut espérer qu'au fil des années, une culture de la co-gestion naîtra et que la prise en compte des intérêts des salariés dans les décisions des entreprises, que la participation des salariés à ces prises de décisions, deviendra une évidence et progressera.

 

3) Un programme socialiste ne peut pas non plus ignorer les enseignants. Ils étaient les principaux partisans, défenseurs du Parti socialiste. Ceux qui ouvraient parfois aussi les yeux aux collégiens ou lycéens dans leur classe. Le projet socialiste pour le quinquennat Hollande visait à leur imposer une réforme de l'école, imposant une demi-journée de travail hebdomadaire supplémentaire au primaire et quelques semaines de congés annuels en moins ! Tout ceci en fonction d'une réforme de l'enseignement pondu par quelques socialistes ignorants étrangers au Monde de l'enseignement. Que cette réforme corresponde aux prescriptions des chronospecialistes des capacités cognitives des enfants ne fait pas d'une mauvaise réforme imposée une bonne chose.

 

Le quinquennat Hollande a aussi démontré un autre versant de la pensée socialiste. Cette idée qu'il faut niveler par le bas les matieres que les collégiens ou lycéens peuvent étudier. Cette idée que pour donner les mêmes chances à tout le monde à l'école, il faut surtout empêcher que des enfants interessés puissent étudier des matières que les enfants non intéressés ne souhaitent pas étudier. Je pense au latin et au grec au collège, je pense à l'apprentissage dès la sixième d'une deuxième langue vivante (ou classe bilangue). Si des enfants sont intéressés, souhaitent apprendre, pourquoi ne pas leur permettre d'étudier une troisieme langue vivante ou des langues mortes. Est-ce que cela a un sens de vouloir avoir une lecture comptable du coût des enseignements par enfant ? Que ce coût financier doive être le même pour tous les élèves, pour tous les collégiens ?

 

Il y a aussi la question de l'islamisation croissante de l'école. Est-ce que pour plaire à l'altérité voulue de l'électorat socialiste, le Parti socialiste doit-il une prise en compte de la diversité religieuse ? Pendant le quinquennat Hollande, j'ai eu l'impression que cette islamisation de l'enseignement prenait de l'ampleur. L'enseignement est laïc et doit le rester. Les programmes d'histoire doivent parler  de l'histoire de la France, et n'en déplaise en certains et certaines, l'enseignement de «mes ancetres les gaulois» n'a rien de choquant. J'ai appris l'histoire du Sénégal à l'école primaire au Sénégal et je  n'en suis pas offusqué. Et cela m'a ouvert un intérêt pour tout ce qui concerne l'anthropologie et l'histoire d'ailleurs !

 

Il reste aussi le souci des méthodes d'enseignement sur lesquelles le Parti socialiste doit réfléchir. De la Méthode globale, au principe voulant faire sortir la connaissance des propres connaissances des enfants, des méthodes d'enseignement reposant sur des exercices et non sur des leçons ... les difficultés de l'enseignement des mathématiques, où les élèves ne se voient plus donner de leçons qu'ils peuvent apprendre mais doivent tirer des enseignements des exercices qu'on leur fait faire, devraient nous alerter sur l'importance des méthodes d'enseignement et éclaire d'un jour nouveau le constat d'une dégradation des résultats en mathématiques et en culture scientifique des jeunes francais dans les enquêtes internationales comme PISA ou TIMMSS. Ce n'est pas forcément en révolutionnant contre les parents d'eleves et contre les enseignants les programmes du scolaire, du collège ou du lycée que l'on combattra cette perte de qualité ou le fait que le système francais d'enseignement est particulierement inegalitaire, ce n'est pas en privatisant comme dans les pays scandinaves les écoles et en précarisant les enseignants que les résultats s'amélioreront. La solution est peut-être dans la révision des méthodes d'enseignement, dans l'ouverture des choix et des méthodes que les enseignants peuvent utiliser, dans une réforme des inspections académiques qui se sont muées parfois en ayatollah des méthodes d'enseignement modernes au détriment des méthodes connues et issues du passé qui fonctionnaient très bien.

 

Il y a un programme de l'école et de l'enseignement à mettre en œuvre, un programme qui ne peut être décidé par quelques ex-syndicalistes étudiants ou énarques mais qui doit être concerté avec la base de l'électorat socialiste : le monde de l'enseignement et non pas par quelques énarques ou managers des collèges ou lycées. Avec une idée forte : cesser de vouloir niveler par le bas le monde de l'enseignement pour y étendre la médiocrité, ou l'ouvrir à l'islam, comme cela a pu être vécu pendant ce quinquennat Hollande.

 

4) On ne peut réfléchir à un droit d'inventaire sans citer le mariage pour tous. Là aussi, nous avons un projet imposé. S'agit-il d'une ouverture ou d'un droit nouveau pour une communauté malgré tout discriminée, à savoir les couples homosexuels ? Peut-être. Ou bien s'agissait-il d'un projet électoral pour capter des voix d'une fraction de l'électorat ? Seuls ceux qui ont pensé cette réforme le savent. Neanmoins, ce projet a profondement divisé la société française. Et surtout, était-ce un projet fondamentalement socialiste, un projet phare ? En 1981 et en 1988 Mitterrand avait mis en œuvre le revenu minimum d'insertion (RMI), la couverture mutuelle universelle (CMU) qui constituent aujourd'hui encore des socles indépassables des droits sociaux des francais dans leur ensemble. Je ne vois rien de tel dans le mariage pour tous. Juste une uniformisation de la société française, ouvrant la porte aux prochaines aspirations de certains couples : aspiration au droit à l'enfant pour tous. Demain, que peut-on imaginer comme prochain droit  à demander ? La PMA pour tous, la GPA pour tous ? Ou bien autoriser la polygamie et la polygynie (pour satisfaire aussi les féministes) afin de capter une fraction d'une partie de l'électorat musulman pour gagner les prochaines élections ? 

 

Derrière ce sujet de société, on touche au positionnement des socialistes ! Les socialistes défendent-ils la laicité par volonté, par idéal, ou bien s'opposent-ils au catholicisme, à la chrétienté, par calcul ou par souci d'opposition ? Les socialistes défendent-ils et avancent-ils des propositions heurtant les croyants catholiques et chretiens pour défendre un ideal ou bien cherchent-ils juste à heurter les catholiques pour les combattre ? Le quinquennat d'Hollande a ainsi vu des attaques de plus en plus régulières contre des symboles religieux catholiques, tout en donnant de plus en plus l'impression de défendre des positions pro-islamiques. Des petits riens comme une remise en cause des crèches dans les espaces publics mais qui heurtent les catholiques ou les chrétiens qui constituent encore une majorité des francais. Quelle est la limite à la diversité culturelle, à la pluralité culturelle et religieuse ? Et à partir de quand ce souci du pluralisme visible impose une dictature de la bienpensance et de la soumission ?

 

5) Enfin, on ne peut pas faire un inventaire des manquements, des erreurs du quinquennat Hollande sans conclure sur sa fin, sur le fait qu´une majorité de députés, d'élus socialistes ont tourné casaque et ont choisi une investiture LaREM, auprès de Macron. On ne peut pas oublier que le ministre de l'économie d'Hollande, et auparavant un des membres de son cabinet à l'Elysée, a défendu un projet politique ni de droite ni de gauche mais ultra-libéral. On ne peut pas oublier que tant de deputés socialistes ou d'hommes politiques aient rejoint le camp du vainqueur, qui avait enterré les socialistes. Je pense à l'ex ministre de l'intérieur de Macron, le maire de Lyon, Gérard Colomb, supposément être un vieux socialiste avant de trahir. Il y a tant de noms de socialistes qui se sont fait élire ou qui ont tenté de se faire élire sous une étiquette LaREM : Monique Orphé, Jean-Michel Clément, Manuel Valls, premier ministre socialiste de Francois Hollande (qui a demandé l'investiture de LaREM qui lui a été refusée, mais qui n'avait pas d'adversaire LaREM), Anne-Christine Lang, Richard Ferrand ... entre autres ... Ou d'autres encore, comme Ericka Bareigh, qui évitaient de s'afficher comme socialistes pour les dernières législatives comme si c'était une maladie honteuse.

 

Tous ces élus n'ont même pas forcément été exclus du Parti socialiste (par exemple Mme Monique Orphé, battue, pourtant avec une étiquette LaREM mais qui serait toujours PS ?) mais dont les défections doivent interpeler. Comment autant de traitres ont pu occuper et avoir des responsabilités au sein du Parti socialiste et voter des lois ? Et basculer du jour au lendemain dans un Parti qui promeut des idées ultra-libérales ? Pourquoi alors s'étonner que le quinquennat Hollande ait pu être aussi marqué d'ultra-libéralisme, aussi à droite, si la majeure partie des élus et des ministres et des hommes politiques socialistes étaient des ultra-liberaux maquillés en socialistes ? 

 

Tant d'exemples que cette lettre ne pourrait pas tous les contenir. Les socialistes ne peuvent faire cette économie de s'interroger sur ces trahisons et d'en faire un véritable procès. Parce que cela nourrit sinon chez les francais cette impression de similitude entre tous les partis, qui au final ne peut qu'attiser les pires extrêmismes. Lorsqu'un élu trahit et change de camp, c'est une brebis galeuse. Lorsqu'une centaine d'élus trahissent en même temps, il faut se poser des questions, non pas sur la raison de leur départ, mais sur les raisons pour lesquelles on les avait choisi comme députés, et sur ce qu'ils ont pu faire avant de partir et sur les dégâts qu'ils ont pu causer ! 

 

A défaut d'un véritable droit d'inventaire, d'un véritable tournant politique, d'un rejet de l'ultra-libéralisme qui était devenu le mantra du PS de François Hollande, je ne pense pas que le Parti socialiste est un quelconque avenir.

 

 

Saucratès


09/02/2019
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La démocratie est-elle en danger en France et dans les États occidentaux ?

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 6 février 2019

 

C'était plus ou moins le titre d'un article publié dans le média Le Monde citant le politologue et professeur d'Harvard Yascha Mounk. 

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/30/le-systeme-de-gouvernement-des-democraties-est-aujourd-hui-menace_5416634_823448.html

 

Un certain nombre d'Etats précédemment considérés comme de grandes démocraties ont basculé ces dernières années dans des régimes populistes d'extrême droite. Il y a eu la Hongrie de Viktor Orbán, les États-Unis de Donald Trump, l'Italie de Giuseppe Conte, Luigi Di Maio et Matteo Salvini, le Brésil de Jair Bolsonaro ... Difficile de considérer par ailleurs que la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, le Vénézuela de Nicolás Maduro Moros ou la Russie de Vladimir Poutine puissent encore être considérées comme des démocraties, même si des élections supposément libres, ouvertes et démocratiques y ont régulièrement/parfois lieu. Certains de ces régimes, de ces gouvernements sont appelés régimes illiberaux par certains politologues, c'est à dire qu'ils considérés comme étant opposés au libéralisme en politique. 

 

Cette situation rappelle-t-elle la situation des années 1920-1930 et la montée des fascismes en Europe, qui a conduit à l'arrivée au pouvoir des Adolf Hitler, des Benito Mussolini, des Francisco Franco ou des Joseph Staline ? Un tel parallèle a-t-il un sens et doit-il nous faire peur ? Et dans ce sens, le mouvement des gilets jaunes, son populisme par essence, même en l'absence de leader, n'est-il qu'une autre forme du MAL qui gangrène lentement mais sûrement les démocraties occidentales ? 

 

C'est une thèse que certains défendent. C'est une thèse que l'on peut comprendre et craindre, dès lors que des régimes politiques populistes d'extrême droite prennent le pouvoir dans de plus en plus d'Etats, et qu'ils se font élire et défendent des formes de plus en plus assumées de nationalisme et de rejet des étrangers, des migrants et des musulmans (puisqu'il s'agit le plus souvent de pays occidentaux). Si la France ou l'Allemagne basculaient elles-aussi prochainement dans un régime d'extrême-droite, ce serait certainement un signal d'inquiétude, de retour des pires moments de l'histoire. Sauf que l'Europe n'est plus le centre du monde, qu'un risque de conflagration mondiale risque difficilement de sortir de la vieille Europe, et qu'elle naitra plus vraisemblablement des conflits existant entre les Etats-Unis, la Chine, l'Inde ou la Russie, les grands pays continents. 

 

Le mouvement des gilets jaunes valide, à tord ou à raison, cette impression d'un retour des grandes insurrections du passé, mai 1968, le Front populaire de 1936, les jacqueries, le boulangisme ou les épisodes de la commune de Paris. Mais le discours de Macron me semble complètement décrédibilisé parce qu'il veut jouer sur les peurs des gens, des francais, de la classe moyenne, parce qu'il veut nous faire croire que c'est lui ou le déluge, lui ou le retour de la barbarie, lui ou le retour de l'extrême droite. À défaut de pouvoir être aimé pour lui-même, pour sa politique, il veut jouer sur les peurs des français. Mais il n'a aucunement l'aura du Général de Gaulle. Parce qu'il n'est rien d'autre qu'un triste personnage issu de la caste des hauts fonctionnaires, des hauts managers de l'Etat ou des entreprises privées.

 

J'ai lu avec gourmandise l'analyse du Monde diplomatique (ou plutôt de Serge Halimi et de Pierre Rimbert) sur  la crise des gilets jaunes, notamment leur article de février 2019 sur la «Lutte des classes en France».

 

«D'ordinaire, le champ du pouvoir se déploie en composantes distinctes et parfois concurrentes : hauts fonctionnaires français ou européens, intellectuels, patrons, journalistes, droite conservatrice, gauche modérée. C'est dans ce cadre aimable que s'opère une alternance calibrée, avec ses rituels démocratiques (élections puis hibernation).»

 

Le Monde diplomatique cite également le dirigeant socialiste français Jules Guesde, qui indiquait en 1900, en parlant de longévité au pouvoir de la classe capitaliste :

 

«On s'est divisé en bourgeoisie progressiste et en bourgeoisie républicaine, en bourgeoisie cléricale et en bourgeoisie libre-penseuse, de façon à ce qu'une fraction vaincue pût toujours être remplacée au pouvoir par une autre fraction de la même classe également ennemie. C'est le navire a cloisons étanches qui peut faire eau d'un côté et qui n'en demeure pas moins insubmersible.»

 

Le Monde diplomatique (Serge Halimi et Pierre Rimbert) continue :

 

«Face aux gilets jaunes, la bourgeoisie à effectué un mouvement de ce type. Ses porte-paroles habituels, qui par temps calme, veillent à entretenir l'apparence d'un pluralisme d'opinions, ont associé d'une même voix les contestataires à une meute de possédés racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes. Mais surtout ignares.»

 

Le pire, c'est que plus largement, au delà du complot d'une caste qui nous fait croire qu'ils constituent l'ensemble unique des choix possibles, j'ai participé à cette même interprétation du mouvement des gilets jaunes. Au delà du complot, cela doit être inhérent à l'appartenance à la classe bourgeoise, cette peur du pauvre, du peuple. 

 

«Tout un univers social ... (d'Europe Écologie Les Verts aux débris du Parti Socialiste, de la CFDT à deux animateurs de France Inter) ... s'est retrouvé pour pilonner les personnalités politiques bienveillantes envers le mouvement. Leur tord ? Attenter à la démocratie en ne se montrant pas solidaires de la minorité apeurée.»

 

Le Monde diplomatique de février 2019

 

Depuis maintenant plus d'un siècle, le champ politique est obstrué par une même haute classe sociale qui occupe pratiquement tout l'échiquier politique, de la droite à la gauche en passant par le centre et les verts, et qui a rendu possible cette impression que quelque soit les personnes portées au pouvoir, rien ne changeait jamais et que tous les partis appliquaient les mêmes politiques, les mêmes décisions, privant de la sorte de toute substance la politique et déclenchant une détestation légitime du politique par le peuple, dont le mouvement des gilets jaunes se nourrit, qu'il a parfaitement compris. Au fond, cette «meute de possédés racistes, antisémites, homophobes, factieux, complotistes et ignares» avait tout compris bien avant moi, bien avant eux, preuve que ces gilets jaunes sont bien loin d'être bêtes et ignares !

 

La plus violente démonstration de l'existence de cette caste fut cette alternance entre Sarkozy, Hollande puis Macron. Comment les mêmes remèdes ultrà libéraux purent être mis en place par la droite décomplexée, puis par la gauche anti-finance puis enfin par l'homme ni de droite ni de gauche ? Comment l'homme ni de droite ni de gauche a-t-il pu être rejoint à la fois par des politiques de droite et de gauche ?

 

Si j'en reviens à mon propos liminaire, si la démocratie est en danger en France, plus largement dans les pays occidentaux, la responsabilité n'en revient pas aux électeurs trop bêtes, trop racistes, trop haineux qui votent pour les extrêmes en politique. Ce n'est pas la faute aux électeurs américains de Trump, ni aux électeurs italiens de la Ligue ou du mouvement Cinq Étoiles, ni aux électeurs du Rassemblement National. La responsabilité écrasante en revient aux politiciens de la bourgeoisie ultralibérale qui se sont succédés en France depuis plus d'un siècle. Cette classe de riches et puissants bourgeois avait réussi à nous faire croire au concept TINA cher à Margareth Thatcher : «There is no alternative» ! Le mouvement des gilets jaunes les effraie-t-il ? En tout cas, ce gouvernement, l'ensemble des députés tout parti politique confondu qui tendent à criminaliser ce mouvement des gilets jaunes, qui cherchent à terroriser les francais pour les empêcher de venir manifester, qui criminalisent des individus avant même tout passage à l'acte, juste parce qu'ils sont porteurs de quelques outils dans leur véhicule ou d'un masque de chantier, semblent avoir tellement peur de ces vrais français qu'ils ne reculeront devant aucune loi scélérate,  aucune privation de droits constitutionnels ! Au mépris de cette habitude de nous faire croire qu'il y avait une pluralité d'opinions, de possibilités et de choix en politique ...

 

 

Saucratès


06/02/2019
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Ce qui ne va pas sous l'ère Macron (bis)

Réflexion six (dimanche 14 juin 2018)

Macron et sa politique de droite libérale - Comment des économistes se disant socialistes ont-ils pu se laisser aveugler ? Ou les risques d'une dérive droitisante de la démocratie française.

 

Un certain nombre de penseurs, d'hommes politiques ou d'économistes se disant socialistes ou socio-democrates commencent à faire étalage de leur état d'âme et de leurs interrogations quant à la politique menée depuis maintenant douze mois par Emmanuel Macron et Édouard Philippe. «On nous aurait menti ?», disent-ils tout surpris ! Emmanuel Macron n'est pas le gentil moitié socialiste moitié homme de droite qui va mettre en œuvre une bonne politique de gauche protectrice des salariés et des petites gens ?

https://www.lemonde.fr/emmanuel-macron/article/2018/06/09/ces-fideles-historiques-decus-par-l-an-i-du-quinquennat_5312104_5008430.html 


Si ces penseurs/politiques/économistes de gauche y ont vraiment cru, c'est qu'ils sont complètement aveugles/abrutis. On a certes été obligé de voter pour Macron au second tour de l'élection présidentielle, mais j'aurais voté pour tout autre candidat si je l'avais pu, si la seule autre alternative n'était pas Marine Le Pen et le Front National ! Mais à aucun moment, je n'ai cru en cet apparatchik nouvellement apparu et je savais que ce personnage allait nous faire les pires vilénies possibles. Je n'imaginais juste pas qu'il puisse obtenir une majorité lors des élections législatives suivantes.   

 

Douze mois plus tard, apres une réforme du Code du travail à la hussarde, avec la bénédiction bienveillante des syndicats CFDT et FORCE OUVRIÈRE, avec différents passages en force, le dernier en date touchant la SNCF et les cheminots, certains commencent donc à ouvrir les yeux et se rendement compte qu'il n'y a pas de social dans la politique mise en œuvre par Macron et le gouvernement Philippe ! Et qu'il n'y en a jamais eu, mis à part dans le programme économique qu'ils avaient écrit pour le candidat Macron, et que celui-ci n'appliquera pas. 

 

Et je rejoins totalement le secrétaire général de Force Ouvrière, Pascal Pavageau, dans son analyse de la dérive possible vers la radicalisation extrême des mouvements sociaux dans les entreprises, et plus largement dans la société française. Car, avec la réforme des institutions représentatives du personnel (IRP), avec la réforme du Code du travail, avec la bascule des curseurs politiques en faveur des patrons et des employeurs, mis en œuvre par des ordonnances qui se nommaient faussement pour l'amélioration du dialogue social, alors qu'ils ne visaient qu'à favoriser les seuls employeurs, les salariés et leurs représentants syndicaux n'ont plus pour seules perspectives que la guerre radicale contre les employeurs et contre le gouvernement qui les représentent.

https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/06/10/le-secretaire-general-de-fo-met-en-garde-le-gouvernement-contre-une-derive-vers-la-radicalite-des-mouvements-sociaux_5312550_823448.html

 

On se trouve ainsi face à une situation extrêmement dommageable, où un pouvoir politique illégitime, représentant et défendant les intérêts des seuls possesseurs du pouvoir et de la richesse, mène une politique de droite ultra-libérale, associé à toute la clique des administratifs et politiques de droite ou de gauche qui se sont succédés au fil des années dans les administrations, entreprises publiques et cabinets ministériels. En cette deuxième décennie du vingt-et-unième siècle, On se retrouve dans la situation française de la fin du dix-neuvième siècle, lorsque des gouvernements aristocrato-bourgeois menaient des politiques libérales contre le peuple des ouvriers et des pauvres, privés du droit d'expression. Une époque où le droit de grève comme d'association n'était pas reconnu, où le syndicalisme était un crime passible de prison et de mort en France comme dans d'autres pays (comme aux Etats-Unis), et où le dialogue social n'existait pas encore ! Voilà l'époque vers laquelle nous nous dirigeons à toute vitesse, avec la bénédiction d´hommes et de femmes politiques de tout horizon, de responsables administratifs et fonctionnaires de toute obédience, réfugiés dans le culte de la personnalité du chef messianique, et d'organisations syndicales traitres à leurs cotisants, légitimés par des structures de pouvoir perverses et népotiques.

 

Un vingt-et-unième siècle qui commence à ressembler au dix-neuvième siècle des débuts du grand capitalisme financier, où ce dernier disposait de tous les pouvoirs, et de la Force des armees et de la police pour contraindre et combattre le syndicalisme et la populace ! Et certains ont donc cru en celui par lequel arrive ce retour en arrière historique !

 

Dernier article intéressant du Monde, cet article qui traite de l'«illiberalisme» ! Mais c'est des régimes relevant du populisme, comme le régime hongrois, dont Le Monde veut traiter. Sauf que ce n'est pas à La Hongrie à laquelle je pense en lisant cet article, mais bien plutôt à La France de Macron que me fait penser le terme d'illiberalisme, un illiberalisme politique, meme si ce régime veut nous faire croire que nous vivons dans un état de droit ! Mais un état de droit pour les puissants, pour les possesseurs. 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/07/la-ou-s-abime-la-democratie_5311194_3232.html

 

Parce que le règne du mensonge d'état, des manipulations médiatiques, du refus du dialogue social, de lois et d'ordonnances votées et passées en Force, sans prendre en compte les aspirations et les droits du peuple, ne peuvent conduire qu'à une révolte populaire, et à l'instauration d'un régime illibéral pour permettre le maintien au pouvoir de cette clique et des représentants des possesseurs. De telle sorte que ce n'est pas la Hongrie de Victor Orban qui me semble être l'archétype de l'état illibéral, mais bien plutôt la France de Macron. Mais evidemment, on ne peut pas attendre ce niveau d'analyse et de critique de la part d'un journal comme Le Monde, capturé et vendu aux grands possesseurs qui ont mis au pouvoir leur ami Macron.

 

Evidemment, Macron va s'attaquer à toute une frange des petits possesseurs terriens, ceux qui comme une majorité de francais de basse extraction, ont réussi à s'en sortir, à posséder une maison ou un appartement, quelques économies dues à une vie de privation et de travail. Ces possesseurs là, Macron, Philippe et les grands possesseurs capitalistes n'en veulent pas. Il faut leur retirer leurs économies, leurs possessions, les faire payer, les ruiner, les spolier. On peut faire confiance à Macron et Philippe pour trouver la solution pour ravaler cette classe moyenne de petits épargnants et de petits possesseurs à la classe des pauvres dont ils n'auraient pas dû sortir ! 

 

En attaquant ces petits épargnants et ces petits possesseurs, Macron essaiera de faire croire qu'il n'est pas le président des riches ! Analyse factice et mensonge instrumentalisé, qui sera relayée par une presse captive, traîtresse ou vendue. Beau vingt-et-unième siècle que nous nous préparons là maintenant, pour lequel l'espoir est d'autant plus restreint que cette montée au pouvoir d'éléments néolibéraux et pro-capitalistes n'est pas simplement un cas francais, mais une situation mondiale, avec notamment Trump aux Etats-Unis, milliardaire mégalomane et twitter compulsif.

 

Et comme en France, des millions d'américains comme des millions de francais ont voté pour ces pantins du grand capitalisme. 

 

 

Saucratès


14/06/2018
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