Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Sur la politique


Que faut-il savoir et que reste-t-il des élections européennes ?

Saint-Denis de La Réunion. Jeudi 6 juin 2019

 

Les élections européennes sont donc terminées depuis un peu plus d'une semaine, bientot deux semaines. Presque deux semaines plus tard, qu'en reste-t-il ? De quoi ces élections européennes ont-elles accouché ? Au-delà de nouveaux ou d'anciens députés europeens, il va sans dire ! Emmanuel Macron a retenu de cette élection qu'il en sortait conforté politiquement et qu'il pouvait passer à la phase deux de son quinquennat, en accélérant les réformes (réforme de la fonction publique, réforme des retraites, réforme de la constitution de la Cinquième République, privatisations de la Française des jeux ... entre autres projets ...). Ceux qui ont voté pour la liste Macroniste doivent certainement se réjouir de ces projets et des souffrances des salariés qui en découleront ou des milliardaires qui pourront un peu plus s'enrichir avec les projets de réforme fiscale ou de privatisation de pans entiers d'entreprises publiques. Ne pas oublier ces milliardaires tchèques qui sont intéressés depuis aujourd'hui une année complète à la privatisation de la Française des Jeux. N'y a-t-il pas lieu de se demander pour qui roulent le gouvernement francais et le Président de la République ? Est-ce si innocent que la société de gestion des jeux de hasard francaise, pratiquement en situation de monopole, puisse être proposée en vente aux appétits du privé et des milliardaires ? Des articles datant de juin 2018, remontant à pres d'un an, permettent de rappeler certains faits (pour ceux qui douteraient de cette source, un article du Monde comparable existe aussi mais ne peut être consulté dans son intégralité).

 

http://www.news.ccft-fcok.cz/deux-milliardaires-tcheques-interesses-lachat-de-francaise-jeux/

 

Ces élections européennes ont également accouché du limogeage/démission du Président du Parti des Républicains (LR) et à la poursuite de l'implosion de la Droite parlementaire française. LREM, apres avoir phagocyté le Parti socialiste, est en train de digerer et de faire disparaître la droite, sur les décombres desquels LREM espère pouvoir dominer la politique française ! 

 

Les condamnations des gilets jaunes continuent aussi par ailleurs de pleuvoir ; l'objectif des pouvoirs constitués et du gouvernement semblant être de vouloir faire s'éteindre ce mouvement qui n'a plus selon eux la moindre nécessité ... et qui fait surtout tâche sur le pedigree d'Emmanuel Macron. Gageons que ce dernier aura à coeur de faire payer leur outrecuidance aux rustres et aux misérables leaders de ce mouvement qui ont osé le défier et appeler à le défier. Des assassinats politiques sont-ils possibles dans notre démocratie ? Ou un acharnement  judiciaire et fiscal sera-t-il jugé suffisant par ce gouvernement ?

 

Enfin, comment ne pas rappeler alors que l'on parle d'Europe, que ce jeudi 6 juin est la date anniversaire du D-Day ou débarquement allié sur les plages de Normandie !!! Début de la libération de la France et de l'anéantissement du régime nazi allemand !

 

Mais ces élections européennes sont malgré tout l'occasion de réfléchir plus avant sur ce que nous en comprenons ! Je ne parlerais ici que de la tenue de ces élections et sur leur forme. Idiotement, j'imaginais que s'agissant d'élections pour le parlement européen, c'était l'Europe ou le parlement européen qui décidaient de règles uniques pour tous les pays pour la tenue de ces élections ! Imagine-t-on que chaque département francais décident de la manière dont se derouleront les élections pour le parlement francais ? 

 

C'est pourtant le cas pour les élections europeennes. Chaque pays européen décide librement des modalités du scrutin pour le parlement europeen. Je ne sais pas si certains d'entre vous le savait, mais moi cela ne me serait pas venu à l'esprit. C'est pour cette raison que les modes de scrutin changent régulièrement d'une élection europeennes à l'autre, qu'il y a quelques années, on votait par région géographique et que desormais il y a eu des listes uniques pour l'ensemble de la France. Ce n'est pas l'Europe qui change de mode de scrutin, mais la France.

 

https://elections-europeennes.robert-schuman.eu/les-regles-specifiques/

 

Le fait de fixer à 2,5% le plafond de remboursement des dépenses engagées : la France. Le fait de fixer à 5% le seuil d'attribution de sièges au parlement européen ? Toujours la France ...

 

Pour éclairer cette incongruité, vous trouverez ci-dessous la liste de chaque pays (28 au total pour l'instant avant la sortie du Royaume-Uni) et les modalités du scrutin pour les élections européennes (source Le Monde du 28 mai 2019 - supplément sur les résultats des élections europeennes à partir de la page 2)

 

-01- Allemagne - membre fondateur (1957)

Représentation proportionnelle avec listes bloquées : l'électeur vote pour une liste sans indiquer de préférence pour les candidats ni changer leur ordre. Tous les partis présentent une liste au niveau fédéral sauf la CSU, représentée uniquement en Bavière, et la CDU, qui presente une liste spécifique dans chacun des 15 autres Länder. Pas de seuil. Ainsi, des partis comme PIRATEN ou VOLT, qui ont obtenu 0,70% des suffrages ont pu obtenir chacun un siège de député européen.

 

-02- Portugal - membre depuis 1986

Représentation proportionnelle avec liste bloquées : l'électeur vote pour une liste sans indiquer de préférence pour les candidats ni changer leur ordre. Circonscription unique sans seuil.

 

-03- Royaume-Uni - membre depuis 1973

Représentation proportionnelle avec listes bloquées en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles : l'électeur vote pour une liste sans indiquer de préférence pour les candidats, ni changer leur ordre. Pas de seuil. Vote unique transférable en Irlande du Nord : l'électeur classe ses candidats, si le premier n'est pas élu, son vote est reporté sur son deuxième choix, etc.

 

-04- Irlande - membre depuis 1973

Vote unique transférable sur trois circonscriptions : l'électeur classe ses candidats, si le premier n'est pas élu, son vote est reporté sur son deuxième choix, etc.

 

-05- Bulgarie - membre depuis 2007

-06- Danemark - membre depuis 1973

-07- Estonie - membre depuis 2004

-08- Finlande - membre depuis 1995

-09- Pays-Bas - membre fondateur (1957)

-10- Slovénie - membre depuis 2004

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Pas de seuil.

 

-11- Chypre - membre depuis 2004

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 1,8%.

 

-12- Grèce - membre depuis 1981

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 3%.

 

-13- Autriche - membre depuis 1995 

-14- Suède - membre depuis 1995 

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 4%.

 

-15- Italie - membre fondateur (1957)

Représentation proportionnelle dans cinq circonscriptions avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 4%.

 

-16- Belgique - membre fondateur (1957)

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel dans trois collèges électoraux : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 5%.

 

-17- Croatie - membre depuis 2013

-18- Lettonie - membre depuis 2004

-19- Lituanie - membre depuis 2004

-20- République Tchèque - membre depuis 2004

-21- Slovaquie - membre depuis 2004

Représentation proportionnelle avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 5%.

 

-22- Pologne - membre depuis 2004

Représentation proportionnelle dans treize circonscriptions avec vote préférentiel : l'électeur peut modifier l'ordre des candidats sur la liste qu'il a choisie. Seuil de 5%.

 

-23- Luxembourg - membre fondateur (1957) 

Vote par liste avec panachage : l'électeur peut voter pour une liste complète ou bien panacher ses votes entre différents candidats sur plusieurs listes

 

-24- Malte - membre depuis 2004

Vote unique transférable : l'électeur classe ses candidats, si le premier n'est pas élu, son vote est reporté sur son deuxième choix, etc ...

 

-25- Espagne - membre depuis 1986 

Représentation proportionnelle avec liste bloquées : l'électeur vote pour une liste sans indiquer de préférence pour les candidats ni changer leur ordre. Circonscription unique. Pas de seuil.

 

-26- Roumanie - membre depuis 2007

-27- Hongrie - membre depuis 2004

-28- France - membre fondateur (1957)

Représentation proportionnelle avec liste bloquées : l'électeur vote pour une liste sans indiquer de préférence pour les candidats ni changer leur ordre. Circonscription unique. Seuil de 5%.

 

Quelle conclusion tirée de cet inventaire à la Prévert ??? Premièrement, que le principe d'une absence de seuil pour cette élection est quand même relativement fréquent en Europe, notamment dans les pays les plus anciens et les plus démocratiques, à l'exception notable de la France (et de la Belgique et de l'Italie). Il est aussi surprenant que le gouvernement français change aussi regulierement les règles de cette élection en France (plusieurs circonscriptions puis circonscription unique). 

 

Il est également notable que la France applique des règles comparables à celles de deux pays illibéraux et parmi les moins démocratiques d'Europe, à savoir la Roumanie et la Hongrie (Viktor Orban que je croyais être l'ennemi juré d'Emmanuel Macron !). Ils appliquent pourtant les mêmes règles pour interdire la représentation à Bruxelles de leurs opposants !

 

Deuxièmement, on peut aussi en déduire que l'information ne circule absolument pas sur les mécanismes de ces élections européennes et qu'il est tentant pour un gouvernement, pour des journaux, de masquer le fait que ces décisions émanent de leurs faits et de prétendre que c'est cette Europe lointaine qui est responsable de ces règles changeantes, qui n'avantagent que les plus grosses formations politiques.

 

Les listes qui font entre 2 et 5% des voix pourraient se voir attribuer avec d'autres règles entre 2 et 5 députés européens, sièges de députés qui sont en fait redistribués aux plus grosses formations politiques ! Et le Parti socialiste, qui a si longtemps été bénéficiaire de cet état de fait, a failli disparaître et pâtir de ces règles qui l'avantageait tellement lorsqu'il était au pouvoir ! Juste retour de boomerang !

 

Et on s'étonne en France que les électeurs se désintéressent de cette élection alors que le gouvernement se garde bien d'expliquer que c'est lui qui est à l'origine des modifications des règles régulières, de l'imposition de seuil dommageable pour les petites listes, et des modifications incessantes des modes d'élection, comme s'il voulait rendre impossible pour des partis politiques peu structurés de présenter des listes. C'est raté évidemment vu le nombre record de listes présentées en France, alors que dans les pays sans seuil, il n'y a le plus souvent qu'un nombre très limité de listes concurrentes. Et on s'étonne d'ailleurs que l'électeur francais ne comprenne rien à cette élection ! Toujours ce meme besoin de considérer l'électeur français comme un incompétent qui a besoin des élus et des politiques pour lui expliquer les choses et les enjeux ? On en a vu les résultats avec le mouvement des gilets jaunes et le rejet de tous les politiques !

 

 

Saucratès


06/06/2019
0 Poster un commentaire

Des gilets jaunes et de l'écologie politique

Saint-Denis de La Réunion, samedi 1er juin 2019

 

Un samedi soir à La Réunion, comme tous les samedi soir sur ma terrasse, devant de préférence une bonne bouteille de vin et un bon feu de bois pour y cuire de bonnes entrecôtes, et à manger du fromage. À Paris et ailleurs en France, des gilets jaunes continuent bravement, courageusement, à défiler et à manifester contre Macron, son gouvernement, son élection et/ou sa politique.

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/01/les-gilets-jaunes-se-mobilisent-pour-l-acte-xxix_5470272_3224.html

 

Samedi après samedi, et ce gouvernement, au lieu de répondre à leurs demandes, à leurs revendications, préfère compter sur le pourrissement de la situation, sur la lassitude de ces courageuses personnes. J'imagine même bien Macron, lui aussi devant une bouteille de vin, bonne aussi vraisemblablement (mais qu'il n'aura pas payée), non pas devant son écran à écrire un billet sur un blog, mais sûrement avec d'autres maîtres du monde, milliardaires ou propriétaires de grands journaux, patrons de grandes entreprises, membres de telles ou telles coteries, à se moquer des gilets jaunes qui le contestent et le conspuent, de la même manière que celui qui l'intronisa et qui le précéda à l'Elysée se moquait des sans dents (François Hollande pour ne pas le nommer).

 

Au fait, à quels intérêts privés ce dernier a-t-il obéi pour accepter de ne pas se représenter et laisser le champ libre à Emmanuel Macron ? De quoi avait-il peur ? Juste la peur de la défaite électorale comme on a voulu nous le faire croire ? Quelles informations compromettantes certains avaient-ils sur lui ? Lui avait-on promis le même sort que celui qui fut fait à François Fillon pour le discréditer ? Pour le jeter en prison ? Quelles sont ces personnes qui peuvent faire et défaire des carrières aux plus hauts postes de l'Etat ? Et comment peut-on l'accepter dans une démocratie supposée comme est sensée être la nôtre ? Drôle de démocratie où des journaux et l'ensemble de la presse ont tiré en permanence à boulets rouges sur le favori (François Fillon), diabolisé (mais pas trop) une deuxième concurrente, mais qui n'était pas trop dangereuse (Marine Le Pen), et qui ont présenté une image merveilleuse de chérubin si brillant, si parfait, d'un presque inconnu favori de leurs propriétaires (Emmanuel Macron) ! 

 

Heureusement qu'il y a des gilets jaunes en France, aptes, capables de se révolter, de contester, de refuser de continuer à vivre leur vie pendant que l'inacceptable occupait l'Elysée et dirigeait la France, avec l'appui de réseaux occultes ou masqués ! Philippe, Colomb, Bayrou qui se rêvait roi et qui n'a même pas compris qu'il s'était fait avoir comme un bleu, confisqué son parti politique. 

 

En fait, ce soir, j'avais prévu de parler d'écologie politique. Oui, je parle de ce parti politique qui a réussi à terminer à la troisième place lors des élections européennes de 2019, regroupant notamment une grande partie des votes des jeunes générations. Et c'est extrêmement amusant, parce que mon plus jeune fils, qui n'est pas en âge de voter, mais qui a l'âge de raison (15 ans), m'a dit un soir de la semaine dernière qu'il voterait pour la liste des ecologistes s'il devait voter, juste apres l'avoir vu à la télévision. Il y a donc selon moi deux possibilités ; soit les jeunes sont particulierement sensibles aux thèmes écologiques (comme il me l'a indiqué, cela fait des années qu'on leur rabâche des thèmes écologiques à l'école, au collège et au lycée et il l'assimilait lui-même à du bourrage de crâne) ; soit cette publicité pour la liste d'Europe Écologie Les Verts contenait des messages subliminaux ou subauditifs uniquement audibles par les jeunes générations (les jeunes entendent des ultrasons que les plus vieux ne peuvent entendre et cela amuse enormément les jeunes). Et comme je suis totalement paranoïaque et que je l'assume, l'élection de Macron à l'Elysée ayant démontré la réalité de l'existence d'un complot médiatique, je penche sérieusement pour la deuxième solution pour expliquer le score d'Europe Ecologie Les Verts lors de ces élections. Des messages subauditifs que seul l'inconscient des jeunes serait capable d'entendre, et qui aurait influencé leurs votes ...

 

Mais la deuxième explication est aussi pertinente ; un bourrage de crâne au collège et encore plus au lycée sur l'écologie, pour alerter les jeunes sur le réchauffement climatique et l'écologie. J'ai entendu récemment une écologiste dans les médias qui préconisait de sensibiliser encore plus les jeunes générations aux risques du dérèglement climatique. Sauf qu'une manipulation des esprits reste une manipulation des esprits. Est-il plus acceptable de manipuler les esprits des jeunes lycéens et des jeunes collégiens sur le climat, l'écologie, la nature que sur autre chose ? En quoi les manipulations des esprits des nazis sur la jeunesse de leur temps, pour leur inculquer la supériorité de la race arienne, des blonds aux yeux bleus, sur toutes les autres races, serait-elle pire que de manipuler les esprits des jeunes sur le dérèglement climatique ? En quoi serait-ce différent ? Est-ce l'objet de la manipulation qui est condamnable ou bien plutôt le fait même, l'acte même de manipuler les esprits des jeunes générations ? Les jeunesses écologiques seraient-elles plus acceptables que les jeunesses hitlériennes ?

 

J'en reviens donc à l'écologie. Cette écologie qui a récolté, pour des raisons qui m'échappent, une très forte proportion des votes des jeunes néo-votants, qui apparemment seraient écologistes pour une raison ou une autre. Cette même écologie qui j'imagine très bien rejoindre le gouvernement de Macron et prendre le ministère de l'écologie et du développement durable (s'il existe encore). Une juste désignation en réaction à leur score des européennes. Dans la lignée du projet de modification de la Constitution projetée par Macron et qui vise à inscrire l'écologie dans son article premier (on y trouve de tout dans cet article premier désormais ... mais tout est tellement important ... bientôt un président inventera l'article zéro ... ou on rajoutera des mots dans le préambule ... ou dans le titre ...) et qui devrait plaire plaire aux écologistes, signe que Macron veut les séduire, eux et leurs électeurs. Macron, la grenouille qui voulait devenir plus grosse que le bœuf, qui a mangé le centre, puis le parti socialiste, la droite et qui mangera peut-être bientôt les écologistes.

 

Je voulais donc parler de l'écologie, cette philosophie qui veut contrôler l'ensemble de nos vies, de nos façons de vivre, de consommer, de nous déplacer, nos relations avec le reste de la nature ... cette sorte d'intrusion agressive dans nos maisons et dans nos cœurs, ces ayatollahs qui voudraient nous régenter et nous forcer à vivre comme ils l'entendent, comme ils estiment que nous devrions vivre ! Je ne suis pas vraiment contre l'écologie ; je suis contre les ayatollahs, contre la contrainte, qu'elle soit politique, philosophique, violente ou non-violente, dans le discours ou bien seulement financière, par le porte-monnaie ! 

 

Est-il encore possible que notre génération puisse vivre librement comme elle le désire, sans passer pour d'horribles individualistes criminels ?

 

 

Saucratès


01/06/2019
0 Poster un commentaire

Pour une médiation de la Norvège en faveur des gilets jaunes

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 31 mai 2019

 

On apprenait il y a quelques jours que la Norvège se proposait comme médiateur pour tenter de sortir le Venezuela de la crise entre le président légitime, Nicolas Maduro, et son opposition. Des représentants du pouvoir et de l'opposition devaient se retrouver à Oslo pour commencer des discussions pour sortir de l'impasse. 

https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Discussions-Oslo-lavenir-Venezuela-2019-05-29-1201025440

 

Et si nous nous prenions à rêver ? Si on imaginait que la Norvège se proposait egalement comme un médiateur entre le gouvernement de Macron et les gilets jaunes, en France ? Evidemment, quelle claque se serait pour Emmanuel Macron et pour la France, persuadés d'être un exemple, un paragon, un modèle de démocratie dans le Monde et en Europe ! Evidemment, me rétorqueront certains, la situation française et la situation vénézuélienne n'ont absolument rien à voir !!! Mais est-ce si sûr ? Maduro est considéré comme illégitimement élu, mais Emmanuel Macron est-il plus légitime ? Le fait d'avoir manipuler l'opinion publique en mentant sur sa personne, sur lui, sur ce qu'il est, sur qui sont ses amis, ses soutiens, notamment parmi les milliardaires qui détiennent l'ensemble de la presse écrite, tout ceci n'est-il pas aussi grave que de truquer des élections ou de gaver des urnes ? Les élections françaises ne sont guère plus démocratiques que celles au Venezuela ou aux Etats-Unis ; seules les méthodes pour manipuler les résultats diffèrent !

 

Les gilets jaunes devraient appeler la Norvège à l'aide pour qu'elle serve de médiation entre les gilets jaunes et le gouvernement macroniste. Après tout, le mouvement des gilets jaunes dure depuis six mois et la seule réponse que les gilets jaunes ont reçu de ce gouvernement, c'est de la répression policière, des tirs et des blessures, de la répression judiciaire avec de nombreuses condamnations pour quelques mots lancés dans la foule (l'affaire de la guillotine, l'affaire des suicidez-vous, l'affaire des insultes à l'encontre d'un pseudo philosophe) ou quelques coups de poing rendus à des gendarmes habitués à en donner sans rencontrer de résistance ..., et de la represssion politique, réglementaire (les nombreux arrêtés d'interdiction de manifestations) ou législative (la loi anti-casseurs).

 

Les gilets jaunes sont-ils les principaux opposants au gouvernement d'Emmanuel Macron ? Ce sont d'abord eux qui affrontent samedi apres samedi les forces de l'ordre et manifestent inlassablement contre la politique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement. L'opposition à Emmanuel Macron n'est évidemment pas les partis politiques comme LR ou le Parti Socialiste. Il a été le ministre de l'économie des socialistes il y a trois ans. Et une bonne partie des députés de la majorité macroniste et des membres du gouvernement ne sont pas seulement des transfuges de LR (ou du Parti socialiste) ... ils en font encore partie. Le PS, LR et La République en Marche ne sont qu'une seule et même famille politique, issue des mêmes écoles, appliquant les mêmes politiques, passant d'un Parti à l'autre au gré des alternances politiques et gouvernementales. Ce qui n'était qu'une exception auparavant est devenu une évidence avec la victoire d'Emmanuel Macron.

 

L'opposition à Emmanuel Macron provient-elle du monde du syndicalisme, comme les journaux voudraient essayer de nous le vendre. Laurent Berger serait-il le principal opposant à Emmanuel Macron comme on veut nous le faire croire ? Berger et la CFDT ? Cette même CFDT nationale qui n'a pas combattu les projets de lois socialistes qui ont détruit le code du travail qui protégeait les salariés des entreprises ? Comme la loi Travail, mais qu'il faudrait appeler du nom du ministre du travail qui la défendit à l'Assemblée Nationale ? Ou du nom du ministre de l'Economie et des Finances qui voulait même aller encore plus loin dans la destruction du code du Travail ... j'ai nommé Emmanuel Macron ... Cette même CFDT encore qui était prête à signer à un accord voulu par le gouvernement et par le patronat pour réformer drastiquement les instances représentatives du personnel (devenu l'instance unique représentative du personnel) et faire disparaître délégués du personnel, membres des CHSCT et comités d'entreprise, tout ceci pour obtenir d'hypothétiques avancées en faveur des petites entreprises ? Proposition qu'Emmanuel Macron fera passer par ordonnances dès le lendemain de son élection, dans une ordonnance intitulée «amélioration du dialogue social» ... mais il n'a pas dit pour qui c'était une amélioration ... Non, Laurent Berger et la CFDT ne sont pas des opposants à Macron. Ils défendent les mêmes idées. Et ils ne sont d'ailleurs pas plus légitimement élus les uns que les autres ! Les uns se sont fait élire grâce aux journaux de leurs sponsors. Les autres se font élire en contrôlant les votes de quelques syndicats ou fédérations à la tête desquels ils ont mis des obligés, des moutons (de Panurge) ou des bénis-oui-oui.

 

Reste qui ? Le Rassemblement National ? Les ecologistes ... certes ... mais ceux qui affrontent le gouvernement de Macron sur le terrain depuis plus de six mois, ce sont les gilets jaunes.

 

Si la Norvège acceptait la demande de médiation de l'opposition française au gouvernement Macron, il resterait aux gilets jaunes à se mettre d'accord sur des revendications communes et sur la désignation de négociateurs qui pourraient les représenter face au gouvernement de Macron à Oslo. Les revendications communes seraient assez faciles à determiner :

 

1- L'arrêt des violences contre les manifestations des gilets jaunes, et notamment l'arrêt des tirs de grenades de desencerclement et l'arrêt de l'usage de lanceurs de balles de défense !

 

2- La libération et l'annulation des condamnations prononcées contre les prisonniers politiques membres des gilets jaunes. Les gilets jaunes seraient plus aptes que moi à faire la liste de tous les gilets jaunes condamnés par la justice française pour des actes abracadabrantesque. Je ne connais que les plus médiatisés, comme le boxeur de gendarmes ... Ce sont des prisonniers politiques au sens où ils sont condamnés pour avoir participé ou avoir voulu participer à des manifestations des gilets jaunes.

 

3- Le partage des postes dans les ministères pour pouvoir mener la politique économique souhaitée par les gilets jaunes. Des représentants des gilets jaunes devraient donc pouvoir être nommé au ministère de l'économie, au ministère du travail, des représentants du Parti Europe Écologie Les Verts devraient pouvoir se voir confier le ministre de l'écologie et du developpement durable ... et des représentants du Rassemblement National devraient aussi pouvoir se voir confier un ministère (ses deux partis en tant que seuls partis politiques d'opposition au gouvernement Macron).

 

En disposant du ministere de l'Economie et des Finances et du ministère du Travail, il serait alors temps pour les gilets jaunes francais de se mettre d'accord sur les réformes à conduire en matière fiscale et économique, et en matière de travail.

 

Une proposition de médiation de la Norvège à destination du parangon de vertu démocratique qu'est notre président Emmanuel Macron serait une fantastique leçon d'humilité qui pourrait lui être donnée, lui qui récuse le droit aux instances internationales d'intervenir dans l'usage excessif des armes létales face à son propre peuple  (mais les élites font-elles partie du peuple ?) et face aux gilets jaunes !

 

Chiche ? Et peut-être que comme pour le Venezuela, Washington mettra également la pression pour que les discussion à Oslo portent uniquement sur le départ d'Emmanuel Macron de la présidence de la République ! Apres tout, il s'agit bien de leur position en ce qui concerne le Venezuela ! Pourquoi pas pour la France alors s'il ne s'agit que de considérations démocratiques ? 

 

 

Saucratès


30/05/2019
0 Poster un commentaire

Élections européennes de 2019

Saint-Denis de La Réunion, mardi 28 mai 2019

 

Il y a un certain nombre de sujets dont j'ai envie de parler, mais j'ai envie de parler de politique ce soir. On a eu droit à toute une série d'articles de journaux, toute une série de prises de positions politiques des grands ténors (ou des petits ténors) de grands ou de petits partis politiques français. Et pas mal de ces prises de position, de ces articles, me font rire. Le marigot politique est un monde véritablement malsain.

 

Premièrement, le vote en faveur de la liste du Rassemblement National de Marine Le Pen fait un score largement insuffisant pour représenter un coup de tonnerre, un séisme dans notre système politique. Même si son parti politique est le premier parti de France pour cette élection, un score de 23,3% ne représente pas encore un résultat suffisamment déstabilisant pour les autres partis. Après tout, ce résultat est inférieur aux résultats du parti (qui s'appelait alors le Front National) en mai 2014, où il avait atteint un score de 24,86% (et envoyé 24 euro-députés au Parlement européen contre 22 vraisemblablement pour ce scrutin). En nombre de bulletins de vote, il enregistre néanmoins une progression sensible avec 5,28 millions de votants pour la liste RN. Mais on est malgré tout très loin du score du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2017, où Marine Le Pen avait enregistré un score de 10,7 millions de votants.

 

Le Rassemblement National gagne donc apparemment cette election europeenne, mais ces résultats ne risquent pas d'amener le moindre changement, malgré la dramatisation médiatique lancée par Emmanuel Macron dans les jours qui ont précédé ce scrutin. C'était encore une manipulation électorale conduite pour une raison plus ou moins obscure : faire peur aux électeurs tentés par le vote Marine Le Pen, tenter d'attirer des voix sur la liste LREM, ou bien porter préjudice à la liste de LR en lui volant des voix ?

 

Le deuxième élément marquant de cette élection européenne, c'est malgré tout les bons résultats de la liste d'Emmanuel Macron. Pour un président et un gouvernement en exercice, malgré l'inexistence de LREM avant les élections présidentielles de 2017, un score de 22,4% est un score honorable. En 2014, Le Parti socialiste alors au gouvernement n'avait réalisé qu'un score de 13,98% des votants, à la troisième place de ce scrutin. Cette déroute du PS n'a pourtant plus rien à voir avec la déroute actuelle, où le Parti socialiste ne dépasse plus que difficilement 5% des votes à la présidentielle de 2017, aux législatives de 2017 et aujourd'hui aux élections européennes ! Je pense qu'un score de 13,98% aurait été vécu par le PS comme une victoire éclatante en 2019. Le PS ne s'est toujours pas remis du passage de François Hollande et de Manuel Valls et des trahisons des années 2012-2017.

 

Les réactions politiques qui me semble les plus amusantes ou les plus tristes, c'est d'abord une nouvelle fois, l'appel de Marine Le Pen à la dissolution de l'Assemblée Nationale, comme en 2014. Je veux bien que le RN est remporté cette élection, mais il est évident qu'Emmanuel Macron ne va pas dissoudre l'Assemblée Nationale pour cette raison. C'est sur-joué !

 

De la même manière, je trouve hallucinant l'appel des élus de l'aile droite de LREM au rapprochement entre LREM et LR. Evidemment, cela permettrait de mettre un nom sur ce que l'on observe depuis deux ans, un gouvernement de droite qui ne porte pas son nom. Mais on avait eu également eu la même partition jouée lorsque l'on était sensé avoir un gouvernement socialiste, et Macron au ministère de l'économie et des finances. Je lie d'ailleurs que l'électorat catholique a majoritairement voté pour la liste d'Emmanuel Macron, à 43% pour les catholiques pratiquants réguliers. Emmanuel Macron a parfaitement phagocyté le parti LR.

 

Bien sûr également, tout le monde à LR veut la peau du président Laurent Wauquiez ! Apres chaque défaite de LR, les perdants du tour précédent vont-ils donc chercher à faire porter le chapeau au patron du moment ? Sachant qu'il y a désormais des élections tous les six mois d'ici 2022, on risque de voir changer régulièrement le patron de LR, jusqu'au retour du maître incontesté Nicolas Sarkozy ?

 

Amusant également, la découverte que si elle avait été unie, la gauche aurait été le premier parti français ! N'est-ce pas aussi extrêmement amusant ? Encore faudrait-il que tous ces personnages réussissent à s'entendre et se mettent d'accord sur un leader ? Et que les électeurs de gauche qui ont voté pour l'une des nombreuses listes de gauche acceptent de se reconnaître dans une seule et même liste commune. Comment par exemple pardonner au Parti socialiste la politique sociale que ce dernier a mené entre 2012 et 2017 avec la Loi travail entre autres ?

 

Voilà pour quelques enseignements rapides de ce scrutin. Derniere information, la liste musulmane (liste de l'union des démocrates musulmans de France - UDMF) de Nagib Azergui a obtenu 28.447 voix, soit 0,13% des suffrages. Ouf, il n'y a pas encore de parti islamiste en France et contrairement au livre de Houellebecq («Soumission»), il ne semble pas pouvoir remporter immédiatement la prochaine élection présidentielle.

 

 

Saucratès


28/05/2019
0 Poster un commentaire

Le pêché originel de l'élection d'Emmanuel Macron

Saint-Denis de La Réunion, samedi 25 mai 2019

 

On en revient toujours à cette élection présidentielle de 2017 et à la victoire invraisemblable du candidat Emmanuel Macron. Invraisemblable a posteriori, mais pas invraisemblable à cette époque là. L'apparition d'Emmanuel Macron apparaissait alors comme la découverte d'un OVNI en politique, si jeune, si intelligent, si brillant, somme toute parfait. Une histoire merveilleuse, celle d'un sur-doué de la politique et de l'économie. C'est le pêché originel. Cette victoire invraisemblable et l'histoire de l'appui, de l'offensive médiatique qui l'a permis, qui l'a accompagné, qui l'a créé ex nihilo à partir de rien du tout ! 

 

Cette victoire usurpée ... parce qu'il s'agit d'une victoire usurpée, volée, d'un mirage médiatique en vue de berner, tromper le vote démocratique ... usurpée au sens où des dizaines de médias appartenant tous à de grandes fortunes françaises ont fabriqué un personnage à partir de rien pour qu'il défendent leurs idées, leurs idées politiques et propose des lois dans leurs intérêts ... cette victoire usurpée risque d'être le signal de fin du régime démocratique français. Je défends ou retrouve en cela le livre et les thèses défendues par Juan Branco dont je viens de présenter une rapide recension dans un précédent post : cela marque le «crépuscule» de notre démocratie et du système macroniste. Le futur nous l'indiquera, les dix prochaines années. L'élection d'Emmanuel Macron conduira-t-elle à sa réélection dans désormais trois ans puis son remplacement cinq ans plus tard par quelque autre supposé démocrate enfant ou objet des médias ou de leurs propriétaires milliardaires (à moins qu'il n'intervertisse son poste avec celui de son premier ministre à l'image de Vladimir Poutine pour mieux se faire réélire après) ? Ou bien cette élection usurpée de 2017 conduira-t-elle à quelque chose d'encore pire que Macron ... Ou pas. Au fond, que savons-nous de la réalité des gouvernements populistes ou d'extrême-droite d'Italie, des Etats-Unis ou d'Hongrie, à part ce que les journaux aux mains de milliardaires nous en disent ?

 

L'histoire politique de la France est remplie de crises et de tentatives d'améliorations. La Troisième République est née en réaction de l'élection d'un aventurier, Louis Napoléon Bonaparte, au cours de la première élection au suffrage direct (censitaire masculin) d'un président de la République en 1848 lors de l'éphémère Deuxième République. Il fut élu par les campagnes parce qu'il était le neveu de l'ex-empereur. En 1875, à la chute du Second Empire, et après l'élimination militaire de la Commune de Paris, les bourgeois et l'aristocratie française mirent en place une nouvelle constitution qui supprimait l'élection au suffrage direct du président de la République, cantonnant ce dernier à l'inauguration des chrysanthèmes, et qui interdisait aux descendants des familles régnantes (rois et empereurs) de pouvoir être élus. La Troisième République sombra avec la capitulation de 1940 et la création de l'Etat de Vichy, mais la Quatrième République qui prit sa place ne changeait pas vraiment. Les bourgeois et les aristocrates avaient encore le pouvoir. La Quatrième République sombra dans les soubresauts de la Guerre d'Algérie. Et le Général de Gaulle fit construire une constitution conforme à ses idées pour éviter les événements comme la défaite de 1940, articulée autour d'un président fort, garant des institutions de la France. Et ce système a survécu au décès de son fondateur. Il fonctionnait apparemment, habité par plusieurs présidents successifs. Accéder à ce poste était alors un parcours du combattant. Le président Mitterrand n'y réussit qu'au troisième essai, de même que le Président Chirac. Lionel Jospin échoua au moins deux fois. Sarkozy et Hollande était de vieux routiers de la politique, comme avant eux Georges Pompidou ou Valéry Giscard d'Estaing. Et puis voilà qu'en 2016-2017, un parfait inconnu décide de se présenter et remporte cette élection, sans jamais avoir brigué un autre mandat avant cela. Moins de cinq ans auparavant, personne ne le connaissait, et il lui a à peine suffit d'un an pour gagner cette élection.

 

Comme en 1875 ou en 1958, on se trouve à nouveau devant un choix  brownien : le système a à nouveau échoué, des milliardaires ont pu faire élire la personne de leur choix pour mettre en oeuvre la politique qu'ils souhaitaient. Et apparemment, la rue ne se laisse pas faire. La manœuvre de ces oligarques risque de mettre la France à feu et à sang. Mais sont-ils capables de voir leur erreur ? Et existe-t-il un groupe capable comme en 1875 ou en 1958 de faire le constat que la Cinquième République a échoué, que l'élection du Président de la République au suffrage universel (et la foule des électeurs) est trop facilement manipulable, et qu'il faut à nouveau tout changer ! Mais encore faudrait-il que les députés ne soient pas seulement des pantins dans les mains d'un (ou de) manipulateurs !

 

Je voudrais clôturer cet article sur deux sujets supplémentaires. En réagissant premièrement succinctement sur les résultats des élections européennes de ce dimanche 26 mai 2019. Le parti du président Macron La République en Marche fait un score particulièrement élevé à mon sens, même si le président Macron a tenté de dramatiser les enjeux de cette élection et s’il a fait naître des attentes d’inflexion de politique interne dans la composition du gouvernement. Il n’est plus vraiment besoin de manipuler l’opinion publique française puisque celle-ci vote désormais aveuglément pour le mirage Macron, sans même savoir les origines, les manipulations et les groupes a l’oeuvre derrière le mirage de cette élection. On attend par exemple un changement de premier ministre sans penser qu’ils sont tous deux, Philippe et Macron, issus du même groupe ayant pris le pouvoir (lire Crépuscule de Juan Branco).

https://www.blog4ever.com/manager/articles/composer/12702960 

 

Mon deuxième et dernier point concernera un premier projet de manipulation de l’élection présidentielle par les médias il y a quelques années. On nous avait proposé un candidat virtuel pour une élection présidentielle française et les médias avaient tenté de mesurer quel profil, quelle image, quelle forme de visage étaient plus susceptible d’attirer les votes des électeurs. Et ce personnage virtuel avait réussi à attirer un pourcentage non négligeable de l’électorat dans les intentions de vote. Évidemment cette supercherie n’était pas allée très loin. La supercherie n’avait pas été découverte de mémoire mais les médias avaient rapidement annoncé la fin de cette expérience. Mais au fond, la manipulation de l’opinion publique ayant conduit à l’élection du parfait et inconnu Emmanuel Macron ne repose-t-elle, ne se base-t-elle pas simplement sur cette expérience ? Une sorte de galop d’essai pour permettre l’élection du candidat parfait mais factice, défendant simplement les intérêts des puissants qui l’ont placé à ce poste, la manipulation parfaite de l’opinion publique, abusée et trahie !

 

Bizarrement, je ne retrouve pas de traces avant 2017 d’une telle candidature d’un candidat virtuel. Et pourtant, je suis presque sûr qu’un tel essai a eu lieu bien avant.

https://www.rtl.fr/actu/politique/qui-est-julien-letailleur-le-candidat-virtuel-a-l-election-presidentielle-7785161006/amp

 

Je sombre dans la paranoïa et le complotisme, me direz-vous. Mais j’aimerais tellement que vous ayez raison. Tout n’est-il que manipulation ?

 

 

Saucratès


25/05/2019
0 Poster un commentaire