Critiques de notre temps

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Sur la politique


La France : une démocratie ?

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 2 mai 2021


Qu’est-ce qu’une démocratie ? C’est un régime politique qui défend et reconnaît un certain nombre de libertés publiques et de droits à ses citoyens, ainsi qu‘une forme d’organisation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs particulière qui permet et garanti leur indépendance les uns des autres, de façon à sécuriser les libertés de leurs compatriotes, des citoyens appartenant à cet État. Voilà la manière dont je serais enclin à définir ce que serait une démocratie.

 

Si on se réfère à Wikipédia, la définition de la démocratie est plus courte et plus simple : «il désigne aujourd'hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain». Souveraineté du peuple : notion que j’ai complètement éludé dans ma définition. Et notion totalement inopérante ; la France est certainement considérée par Wikipedia actuellement comme une grande démocratie, et pourtant, comment peut-on oser affirmer que c’est le peuple qui est le souverain, alors que ce peuple est bâillonné et que son vote est subtilisé par des politiques ! Le vote pour le citoyen lambda n’est qu’une possibilité de choix parmi les moins pires des candidats possibles qui lui sont présentés. Et le plus souvent, ce sera le plus machiavélique, le plus manipulateur, le plus dangereux, le plus séduisant, le plus puissant des candidats qui sera le favori des médias et des urnes, celui qui attirera le plus, qui sera le plus mis en avant par les médias qui font les élections. Le principe de la «souveraineté du peuple» est ainsi une stupidité ; vrai dans la Grèce antique qui a inventé ce terme et cette notion, à notre connaissance, mais la souverainté du peuple n’est plus aujourd’hui qu'un concept abscons.

Wikipedia cite également des critères retenus par l'institut «Human Security Report Project» pour lister les démocraties et «évaluer la qualité des institutions et des processus politiques. Ce sont en particulier :

  • la manière dont est recruté l'exécutif (élection, nomination, pouvoir héréditaire, libre arbitre des électeurs…) ;
  • les moyens de contrôle sur l'action de l'exécutif (autres pouvoirs : législatif et judiciaire…) ;
  • la manière dont est traitée la concurrence politique (opposition des partis politiques, contre-pouvoirs comme la presse ou l'opinion publique…)»

 

Ces critères me semblent offrir une vision plus large de ce que peut représenter une démocratie, et au fond, ils recouvrent bien mieux la définition que celle reposant sur la souveraineté du peuple.
 
La France correspond-t-elle à une démocratie selon ces critères ou selon ma propre définition ? On parle de cette France, de ce régime politique, qui a imposé pour des raisons sanitaires le confinement de l’ensemble de sa population par temps de paix, pour des raisons d’epidemie de coronavirus, non pas en faisant appel à la conscience des citoyens, mais en recourant à la répression policière, en leur laissant la liberté totale d’apprécier la véracité des motifs invoqués et de sanctionner par des amendes le respect ou l’irrespect du confinement et le port ou le non-port du masque. On parle de ce régime policier qui a arrêté, emprisonné, condamné, embastillé, des dizaines de milliers de manifestants, de gilets jaunes parce qu’ils envisageaient de manifester contre ce gouvernement et le président de la République, parce qu’ils détenaient des masques à gaz, des matraques ou des boucliers, ou parfois pour rien. Il est interdit en France de vouloir se protéger des violences policières !
 
On parle aussi de cette France qui élimine les concurrents politiques, les potentiels rivaux du candidat des puissants de ce monde, du désormais président de la République qui doit être réélu ? Cette même France qui a éliminé médiatiquement puis judiciairement François Fillon en 2017 et maintenant Nicolas Sarkozy en vue de l’élection de 2022. Sans oublier les poursuites en cours contre Marine Le Pen ? On parle de cette France où la tentation grandit de faire disparaître, de déclarer antirépublicain le Rassemblement National de cette même Marine Le Pen, au fur et à mesure que le vote RN progresse dans l’opinion publique.

Le RN ne représentait aucun danger en 2002 où son score a atteint 80/20. En 2017, son score était de 66/33 et il grossit. Quand des électeurs qui se sont crus socialistes toute leur vie, comme moi, en arrivent à penser que le front républicain devrait conduire à voter pour n’importe qui lors de la prochaine élection présidentielle, sauf pour Emmanuel Macron, c’est que soit ces électeurs sont devenus fous, soit la France va extrêmement mal.

Nous ne sommes plus dans une démocratie. Nous sommes désormais dans un État controlé par un groupe, de politiques qui ont fui de droite et de gauche pour s’encarter dans le nouveau parti ni de droite ni de gauche d’Emmanuel Macron, de journalistes, d’experts en tout genre. Nous sommes dans une démocratie mediatique contrôlée par ce groupe de puissants ou d’influents, qui contrôlent l’image donnée de cette opinion. Comment être capable de se compter, comment être capable de savoir que nous sommes une multitude à en avoir ras le bol si les médias donnent une fausse image de notre nombre et de nos combats. 

Lorsque la France ne sera plus que l’ombre d’une démocratie, où un despote et ses sbires se maintiendront au pouvoir de la même manière que Poutine le fait en Russie, en s’asseyant sur les lois et sur la Constitution, non pas par la force militaire, mais par l’endormissement médiatique et la répression militaire de leurs rares opposants gilets jaunes, présentés par les médias à la solde des puissants comme des fous et des extrémistes, comme c’est aujourd’hui le cas, il sera peut-être trop tard, ou alors, il sera peut-être temps de se révolter.

 
 
Saucratès

02/05/2021
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Sur l’islamo-gauchisme

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 8 mars 2021


L’islamo-gauchisme serait-il un gros mot, une insulte ? Que trouve-t-on pourtant à la croisée de l’islamisme, du gauchisme et du féminisme, dans cette théorie qui se nomme elle-même théorie de l’intersectionnel ou de l’intersectionnisme ? Si ce n’est justement l’islamo-gauchisme.

À en croire une bonne partie de l’intelligentsia universitaire française, La France comme les Etats-Unis seraient ainsi des pays où les descendants des immigrés de nos anciennes colonies, ou les descendants des anciens esclaves, ou les descendants des peuples premiers, seraient victimes de multiples discriminations dans l’accès à l’éducation, à la formation, à l’emploi, au logement, ou à la santé. Et ces discriminations se combineraient supposément aux mêmes difficultés d’accès des femmes et des personnes LGBTQ+, ce qui accroisseraient d’autant l’atteinte pour ceux qui cumuleraient ses deux formes d’handicaps, liés au sexe et à l’origine ou à la couleur de peau.

 

Ce serait en réaction à ces discriminations, et en réponse à leurs luttes pour l’égalité des droits que des mouvements comme le féminisme, l’indigénisme, l’islamisme seraient nés et qu’ils porteraient désormais des revendications d’exclusion de l’ennemi, de l’homme hétérosexuel blanc de type européen ou caucasien.

 
Certains me diront évidemment que c’est faux, que cette guerre n’existe pas, que les mouvements féministes n’ont pour seul objectif que l’obtention de l’égalité entre l’homme et la femme, que l’indigénisme n’a également que ce seul objectif à l’esprit.

 

https://www.lemonde.fr/education/article/2021/03/02/islamo-gauchisme-s-il-y-a-un-effet-de-mode-quant-a-ce-nouveau-type-de-recherche-notre-role-n-est-pas-de-les-censurer-mais-de-les-encadrer_6071733_1473685.html 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/02/islamo-gauchisme-l-introduction-de-certains-termes-comme-racise-ou-feminicide-ne-fait-que-rendre-visibles-des-prejudices-deja-existants_6071716_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/02/mysterieuse-modification-d-une-fiche-de-poste-de-l-universite-paris-est-creteil_6071744_3224.html

 

Mais tout ceci me semble fallacieux. L’islamo-gauchisme existe véritablement. Il n’est que la rencontre de ces divers mouvements séparatistes et de la gauche politique, ou le plus souvent de l’extrême-gauche politique, rencontre qui donne cet amalgame que l’on nomme islamo-gauchisme. Parce que la droite ne rencontre que rarement l’indigénisme et ne se complait pas non plus dans l’admiration, l’adoration des thèses islamistes qui plaisent autant à gauche et à la gauche de la gauche. 


Parce qu’il est de bon ton, à gauche, à l’extrême gauche, de se reconnaître dans la sainteté du combat islamiste, de la contestation de l’héritage néocolonial de la France, de l’histoire néocoloniale de la France, du vol et de la captation de l’héritage des biens illégitimement acquis lors de la colonisation de l’Afrique ou d’ailleurs. Il y est par contre beaucoup moins légitime, beaucoup moins acceptable, de se déclarer simplement catholique et de gauche ou de croire dans le Dieu chrétien tout en étant de gauche, comme si la seule option pour une femme ou un homme de gauche était d’être athée, musulman ou animiste, mais surtout pas catholique !

 
Effectivement, je ne me reconnais plus dans une telle gauche. Je ne me reconnais dans la gauche des années 2010-2020, cette gauche construite au cours des candidatures des époux Hollande, à compter des années 2007 et surtout depuis 2012, cette gauche qui a nourri en son sein Emmanuel Macron et tous les transfuges députés libéraux de gauche qui l’ont suivi lors de la création de son parti politique LaREM. Cette gauche de compromission avec l’entreprise et avec l’islamisme.

Depuis l’assassinat de Samuel Paty, il n’était plus de très bon ton de se déclarer islamo-gauchiste ou d’être affublé d’une telle étiquette. Autrefois, on était facilement taxé d’islamo-phobie et traîné dans la boue (médiatique), mais dorénavant, la défense de l’islam en politique est plus difficile, mais cela ne durera qu’un temps. 

Et ce temps est déjà terminé d’ailleurs. Et les Islamo-gauchistes, jeunes étudiants en mal de pensée et en mal de réflexion, indigénistes mal dans leur peau et aigris, ou universitaires dévoyées, se ruent déjà pour combattre toutes les abominables islamophobes blancs ou noirs que comptent la France et qui ont osé se croire autoriser à médire sur ce merveilleux islam et son non moins  magnifique message de paix et d’amour (des armes et de la décapitation) et à nier les abominables souffrances des pauvres ostracisés.

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/08/sciences-po-grenoble-enquete-ouverte-apres-les-accusations-d-islamophobie-contre-deux-professeurs_6072295_3224.html

 

Il faut avoir confiance. Dès que les socialistes ou l’extrême gauche reviendront au pouvoir, l’islam redeviendra l’alpha et l’oméga de la pensée politique et le phare guidant l’éducation nationale. Et même bien avant ... Dans peu de temps, on aura oublié le lâche assassinat de Samuel Paty et l’islam redeviendra le logiciel de pensée de tant de gauchistes. Déjà, toute référence à des problèmes concernant l’islam a apparemment totalement disparu de la sphère médiatique, comme si le fait de ne plus en parler permettait de faire oublier qu’il y a un problème musulman en France et dans les banlieues. 


Il n’y a plus que certains méchants qui veulent étudier un problème evidemment totalement inventé d’islamo-gauchisme dans les milieux universitaires français et dans le domaine de la recherche publique. Alors qu’évidemment, il n’y a nulle emprise de l’intersectionnel, de l’intersectionnisme dans l’Université française, et qu’il est évidemment indispensable de se lancer dans les «gender studies» et l’étude de toutes les formes de discriminations dont souffrent tous ceux qui ne sont ni hommes ni blancs.

 

Pour ma part, je trouve trop simple d’appeler «discriminations» le résultat des choix individuels de jeunes issus de la diversité, de jeunes issus de quartiers populaires, qui choisissent de ne pas travailler à l’école, au collège ou au lycée, quelqu’en soit la raison. Des discriminations, des différences de dotation initiale, en intelligence, en capacité d’attention, en capital éducatif, il y en a d’ailleurs entre chaque enfant, entre tout un chacun. Tous ne réussissent pas de la même manière, voire ne réussissent pas du tout à l’école ou dans la vie, tous font des choix de travail différents, et n’auront pas les mêmes choix de carrière dans leur vie future.

Mais ceux qui réussissent le mieux à l’école ne sont pas forcément ceux qui seront les plus heureux, ou ceux qui réussiront le mieux dans la vie. Ceux-ci ne font que partir dans la vie professionnelle avec un avantage sur les autres, ceux qui pour une raison ou une autre n’ont pas réussi à l’école. Mais à force de se battre, avec de la chance, nombre d’entre eux réussiront dans la vie. Mais il leur faut forcément se battre, chercher à réussir, travailler. Il ne suffit pas de se croire victime de discrimination, et attendre que l’Etat, la société française se repentent de les avoir maltraités. Il n’existe pas de droit à la réussite, de même que travailler et se battre pour réussir n’est pas un chemin pavé de roses et de jonquilles. 

 

 

Saucratès 


08/03/2021
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Convention citoyenne, simple expérience de psychologie sociale ou manipulation de l’opinion publique ?

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 15 novembre 2020


Que faut-il penser de la convention citoyenne et des actions et positions prises par les cent cinquante citoyens qui semblent la composer ? Depuis le début du mois d’octobre 2020, le journal Le Monde a publié plusieurs articles autour de leurs diverses prises de position. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/02/la-convention-climat-entame-un-marathon-de-rencontres-pour-defendre-ses-propositions_6050699_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/01/convention-citoyenne-pour-le-climat-on-avance-sur-un-fil-car-on-n-est-ni-un-parti-ni-une-entreprise_6054343_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/01/les-citoyens-de-la-convention-pour-le-climat-a-matignon-pour-defendre-leurs-propositions_6054299_3244.html

https://www.lemonde.fr/climat/article/2020/10/13/la-convention-citoyenne-interpelle-emmanuel-macron_6055820_1652612.html

 
Même si les médias ont un peu cessé de parler de leurs tentatives de se faire entendre, confinement oblige vraisemblablement, il n’en reste pas moins utile de réfléchir à cet objet bizarre, qui ressemble à tant d’autres panels de citoyens que nous connaissons par ailleurs, comme à l’OPMR par exemple.

 

Dans cet article, je chercherais à démontrer qu’il me semble que l’on assiste aux premiers pas, aux premiers essais de ce que je pense être  une nouvelle forme de manipulation, ou de fabrication, de l’opinion publique au travers d’une telle convention citoyenne. À moins qu’il ne s’agisse d’une très intéressante expérience sociologique. Cette convention citoyenne est en tout état de cause un bel objet sociologique. S’agit-il d’un premier essai d’une telle forme d’occupation de l’espace médiatique et de manipulation de l’opinion ? Ailleurs dans le monde, des mesures politiques difficiles et impopulaires ont-elles déjà été introduites par la base d’une même forme de manipulation de l’opinion publique via le choix supposément aléatoire de citoyens choisis au hasard ? Mais j’y reviendrais.

 

On est donc passé du règne des commissions et des comités d’experts à un exercice d’une supposée convention citoyenne. En effet, le recours à des commissions et à des comités d’experts et de spécialistes proclamés ou autoproclamés n’est pas si ancien. Dans un article précédent (ci-dessous), je me referais à un enseignement au Collège de France de Pierre Bourdieu datant des années 1990.

https://saucrates.blog4ever.com/les-roles-masques-des-commissions-nommees-par-l-etat-une-lecture-de-pierre-bourdieu

 
J’y concluais ceci :

 

«Ces commissions dont faisait une telle consommation Nicolas Sarkozy ou son successeur François Hollande ne sont pas simplement là pour faire jolies ! Elles sont là pour fabriquer l'opinion publique, et ce sont des lieux d'affrontement entre plusieurs groupes sur des choix politiques impactants pour notre vie de tous les jours. Je ne verrais plus les commissions et leurs présidents comme de simples hochets donnés à des personnalités politiques pour les satisfaire à la place de postes ministériels, mais comme des chevaux de Troie qui arrivent masqués pour rendre légitimes et publiques des décisions illégitimes et partisanes !»

 

Oh évidemment, on n’en a pas fini pour autant avec les Comités et les Commissions. La gestion du coronavirus nous a permis de l’observer à loisir ; les experts décident de tout et leurs avis ont eu pratiquement force de loi durant toute la gestion cacophonique de l’épidémie de coronavirus. Les avis d’expert changeaient en fonction du vent mais leurs avis étaient toujours suivis scrupuleusement par un gouvernement apparemment aux abois. À moins que tout ceci n’ait été qu’un gigantesque exercice de manipulation de l’opinion. Etait-il possible de faire accepter à l’opinion par temps de paix les pires mesures liberticides que l’on puisse imaginer ? Confinement, couvre-feu, délation généralisée ... et quoi encore ... camps de concentration, obligation généralisée de se faire pucer, ou la version moderne de la puce à savoir le téléchargement d’une application de traçage ... pour être plus facilement contrôlable ?  

 

Pour rappel, je pense que l’on peut faire remonter aux années 1960-1970 la généralisation du recours à des «comité d’experts», qui permettait à des «experts» auto-reconnus ou auto-déclarés en toute chose de se prononcer sur toute une série de politiques publiques, et de leur permettre de transférer dans la loi leurs avis d’experts, avec toute l’autorité du sachant, en quelque sorte de leur permettre de légiférer eux-mêmes, ou d’influer sur la législation. On se rappelle ainsi de la commission Barre d’étude d’une réforme du financement du logement, dans les années 1976, qui orienta durablement les politiques publiques dans le domaine des aides au logement, entre aide à la pierre et aide à la personne, tel que citée par Pierre Bourdieu comme le démarrage du règne des experts dans le champ politique, réglementaire et législatif. Règne qui aura donc atteint son apogée pendant cette crise du coronavirus, ce qui peut expliquer l’acharnement règlementaire et déontologique mené contre ceux qui contestent cette suprématie (d’une certaine façon), comme à l’encontre du professeur Raoult de Marseille.

 

Deuxième ovni politique à étudier (après les commissions de tout et de rien), la convention citoyenne ressemble d’une certaine manière à une expérience de psychologie sociale, un peu à la manière des expériences de Milgram sur la soumission à l’autorité, qui aurait, elle, particulièrement bien tournée (pour le gouvernement), à la différence des expériences de Stanley Milgram qui avaient elles conduit à la création d’un camp de concentration en plein campus universitaire.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram 

Que se passe-t-il donc si on réunit cent cinquante citoyens choisis supposément aléatoirement et qu’on leur demande de réfléchir aux politiques publiques à prendre pour combattre le réchauffement climatique, en leur permettant d’être informé le plus largement possible sur les tenants et les aboutissants du problème ? On a eu la réponse avec la convention citoyenne, avec cent cinquante citoyens ‘informés’ qui sont devenus des partisans invétérés des mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Convenablement informés, des citoyens lambda ordinaires se transforment en thuriféraires de la taxation écologique ! Quel bonheur pour nos gouvernants ! Reste à étendre cette disposition à l’ensemble des contestataires français ! 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/03/les-propositions-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat-portent-davantage-sur-les-obligations-des-citoyens-que-sur-celles-de-l-etat_6045028_3232.html

 

Petit bémol, cela impose néanmoins de croire dans le choix aléatoire des citoyens par ce gouvernement LaREM ! Emmanuel Macron nous avait déjà précédemment fait croire que n’importe quel citoyen pouvait rejoindre LaREM et être présenté par LaREM comme deputé en 2017. Et pourtant, on s’est tres vite aperçu que les deux tiers des députés LaREM étaient des anciens députés PS ou LR compatibles qui avaient tourné leur veste, et pour le tiers restant, il s’agissait d’énarques, de cadres du monde de l’entreprise et de DRH travestis en obscurs citoyens, comme par exemple Amélie de Montchalin ou le rapporteur du texte de loi sur les retraites, Laurent Pietraszewski. Ce gouvernement nous a déjà menti pour qu’une majorité de français croient se reconnaître dans les candidats députés LaREM, qu’est-ce qui nous prouve que ces cent cinquante citoyens de la convention citoyenne ont bien été choisis aléatoirement et non pas préalablement triés ?

 

Mais peut être est-ce que j’interprète. Selon le site de la convention citoyenne, la convention est constituée d‘un échantillon de citoyens représentatif de la population française (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle, lieu de résidence).

Ils ont d’ailleurs perdu toute ma confiance le jour où ils sont passés au vote de l’ensemble des 149 mesures proposées, à l’exception de la seule proposition intéressant les salariés comme moi : une proposition de réduire le temps de travail à 28 heures hebdomadaires, rejetées à 65% par les citoyens de la convention. Ce jour-là, j’ai compris que d’une manière ou d’une autre, cette convention citoyenne avait été noyautée par des lobbys patronaux, des experts gouvernementaux ou par le gouvernement. Ce jour-là,  j’ai compris qu’il n’y avait rien à attendre de cette expérience psychosociale.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/20/la-convention-citoyenne-pour-le-climat-rejette-les-28-heures-de-travail-hebdomadaires_6043585_3244.html

 

Par contre, proposer de diminuer la vitesse sur les autoroutes à 110 kilomètres/heures au lieu de 130 kilomètres/heures, taxer les véhicules en fonction du poids pour accroître les taxes et interdire leur commercialisation ... entre autres joyeusetés ... tout cela a été voté haut la main !


https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/ 


Au fond, que conclure sur cette convention citoyenne ? Rien si ce n’est qu’Emmanuel Macron et le gouvernement LaREM ont trouvé le moyen de faire passer toutes les propositions qu’ils savent exaspérer les citoyens français en les faisant porter par un panel de citoyens issu d’une expérience de psychologie sociale. Comment manipuler un groupe avec quelques personnes (ou de nombreuses personnes) habilement disséminées dans un groupe et manipuler par la même occasion l’ensemble de l’opinion publique ! Et si en plus le confinement a permis d’empêcher tout nouveau mouvement des gilets jaunes, ils ont tout gagné.

 

Mais au fond, tout ceci n’est peut-être qu’une simple variante de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité. D’après Wikipédia, «L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Une société a des règles, et par voie de conséquence il existe une autorité, qui permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société. (...) Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe. (...) Ainsi, si l'obéissance d'un groupe veut être assurée, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité

(Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram)

 

Tout ceci ne serait donc bien qu’une expérience de psychologie sociale, dont la conformité des résultats avec ce qui était attendu par Emmanuel Macron et le gouvernement, du fait de l’objectif confié à cette convention citoyenne, était acquise d’avance !

 

 

Saucratès


15/11/2020
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Les médias et les élections américaines de 2020

Saint-Denis de la Réunion, lundi 9 novembre 2020

 

—> La couverture médiatique des élections américaines et des deux candidats qui y sont opposés est-elle non partisane et équilibrée ? Ou inversement déséquilibrée, partisane et de parti pris ?... Une analyse critique des médias français et plus largement occidentaux, et du biais anti populiste et élitiste de leurs analyses concernant le candidat président Trump ... et in fine de tout candidat considéré comme populiste ...


En lisant la presse écrite ou internet, ou en regardant les journaux télévisés, il me semble qu’il ne faut malgré tout jamais oublier que les médias ne font pas seulement qu’informer leurs lecteurs, leurs auditeurs ou leurs spectateurs ; ils les influencent également. Un média a une ligne éditoriale, des actionnaires, un lectorat, et il écrit, il informe, pour eux, en fonction de leurs attentes. 

Concernant le traitement médiatique des élections présidentielles américaines de 2020, et plus précisément du candidat à la présidentielle Trump, il ne faut pas le perdre de vue. Les médias français, mais plus vraisemblablement une bonne partie des médias américains également, ne permettent pas de se faire une opinion objective, neutre, non partisane. Les médias français me semblent être anti-Trump au plus haut point, à tord ou à raison.

Est-il anormal qu’un candidat à la présidentielle ne reconnaisse pas sa défaite ? C’est vraisemblablement plus ou moins nouveau dans l’histoire politique américaine, mais je me rappelle de l’élection Al Gore vs George W. Bush Jr, en 2000, et j’ai le souvenir que les résultats électoraux de Floride, dont le frère du candidat président, Jeff Bush, était le gouverneur, avaient longtemps été contestés par les démocrates et les républicains et avaient longuement bloqué le processus de désignation de George Bush Jr en tant que président des États-Unis. Mais ce n’était pas un populiste honni des médias qui contestait là désignation des grands électeurs de la Floride, mais le sympathique démocrate Al Gore. Et là déjà, lors de l’élection de 2000, le démocrate Al Gore avait été proclamé Président sans attendre les résultats définitifs, et l’élection de George W. Bush n’avait été finalement validée que le 20 décembre 2000 par la Cour Suprême après un recomptage des votes en Floride.

 

http://www.francesoir.fr/politique-monde/biden-annonce-president-trump-ne-savoue-pas-vaincu-la-cour-supreme-devra

 

Comme depuis quatre longues années, les médias ne donnent pas ainsi une analyse objective et non partisane du président Trump, mais une opinion subjective et partisane. Mais une telle affirmation place immédiatement des observateurs comme moi dans la case des conspirationnistes ; c’est quand même vachement commode ! On n’a pas le droit de remettre en cause le traitement de l’information des médias sans immédiatement être taxé d’être conspirationniste !

 

Y a-t-il quelque chose qui différencie cette élection présidentielle américaine des précédentes élections présidentielles américaines ? Je pense que l’on peut parler de l’influence des votes par correspondance dans cette élection américaine, dont l’importance dans les résultats electoraux est sans commune mesure avec leur impact lors des présidentielles précédentes. C’est des centaines de milliers de votes par correspondance qui donnent la victoire à Joe Biden. Et je peux comprendre que ces votes par correspondance cristallisent l’opposition et la rancoeur de l'électorat conservateur americain. Soyons clair, imaginons que des centaines de milliers de votes favorables à une populiste comme Marine Le Pen lui donne la victoire, pourrait-on imaginer que l’on ne verrait pas de contestation de la prise en compte de ces bulletins de votes ni par Macron, ni par les médias libéraux ? Évidemment que si ! Les soupçons de manipulation des votes ne sont-ils autorisés que lorsqu’ils émanent des candidats démocrates et/ou considérés comme acceptables ?

 

Il suffit de se rappeler les cocoricos de victoire des médias francais lors de l’élection d’Emmanuel Macron lors de la présidentielle, qui saluaient le contre-exemple français, l’espoir démocratique apporté par les français, avec des électeurs qui s’inscrivaient à rebours de l’illiberalisme ambiant, en Europe ou aux Etats-Unis ... Un vent de fraîcheur et un président éminemment democrate. On sait ensuite la réponse que ce grand démocrate apporta aux revendications des gilets jaunes français ; une réponse ultra-sécuritaire et des arrestations et des condamnations à gogo ! Mais ce qui dans un régime politique illiberal est un crime condamné unanimement, est considéré comme parfaitement normal et indispensable sous le règne d’un grand démocrate comme E. Macron.

 

Trump perdra vraisemblablement cette élection présidentielle, et le monde se portera vraisemblablement mieux après sa présidence, ou non, mais je ne peux m'empêcher de penser à un complot de l’ensemble des maillons du monde libéral contre sa présidence et contre sa candidature. De l’Osce («Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe») qui l’accuse d’abus de pouvoir flagrant (mais que vient faire l’Osce en Amérique ?) ... en passant par ces dizaines de responsables de bureau de vote américains outrés que l’on doute de leur probité, interviewés jusqu’à satiété dans nos journaux télévisés. 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/05/elections-americaines-l-osce-accuse-donald-trump-d-abus-de-pouvoir-flagrant_6058624_3210.html

 

Dans d’autres articles, j’avais pu lire une remise en cause du système électoral américain des grands électeurs, sous prétexte que Joe Biden disposait de plusieurs millions de voix d’avance sur Donald Trump au plan national (je n’ai pas retrouvé l’article concerné mais il me semble que cette phrase émanait de Joe Biden lui-même). Pour certains commentateurs, il n’y a aucune democratie dans laquelle le candidat récoltant le plus de voix ne serait pas élu, oubliant bien vite que le régime électoral américain des grands électeurs est tout autant légitime que les autres régimes démocratiques à suffrage direct, et surtout beaucoup plus ancien. Et de toute facon, qui n’a jamais songé à contester le scrutin majoritaire à deux tours français qui permet à un parti politique pesant à peine 20% des votants de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale, ou bien de considérer qu’un président ne peut être démocratiquement élu en ayant obtenu à peine une dizaine de pour-cent des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle française de 2017 ! Contestation partisane relayée ad nauseum par des médias complaisants ... Et ce travail de sape (même si les médias l’attribuent avant tout aux déclarations de Trump) vise aussi et avant tout la Cour Suprême américaine, qui est déjà suspectée de vouloir privilégier Trump qui aura permis sa bascule républicaine ...

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/06/la-cour-supreme-arbitre-conteste-des-discordes-americaines_6058707_3232.html 

 

Comment comprendre également les différences des termes et des mots utilisés pour décrire Trump et Biden. Du côté de Biden, on nous dépeint des scènes de liesse populaire (lien), de soulagement, d'émotions (lien), d’explosions de joie (lien), de restauration des valeurs, de célébrations, et du côté de Trump, on nous parle de bikers, de groupes para-militaires, de partisans souvent sans masque (lien), de désespoir et de rancoeur, carburants de la popularité de Trump (lien) ... A un tel point de manipulation de l’opinion, je n’arrive plus à accepter un tel lavage de cerveau. Trop c’est trop !

—> Pour finir, je reviendrais à mon idée initiale de l’existence d’un biais anti populiste et élitiste des médias français et/ou occidentaux au sujet de tout candidat considéré comme populiste ... C’est ainsi le traitement médiatique réservé à Marine Le Pen du Rassemblement National ou de Mattéo Salvini de la Ligue du Nord, pour les plus connus. —> Les ignorer le plus longtemps possible et le plus régulièrement possible, comme pour démontrer leur insignifiance, puis les diaboliser dès lors que des élections nationales se profilent, afin de tenter de les décrédibiliser et de décourager leurs électeurs potentiels ou habituels ... Au fond le même traitement médiatique qui a été réservé quatre années durant à Donald Trump ainsi que pour ces élections.

 

—> Ceux qui votent pour des populistes ne sont-ils que des racistes invétérés, des haineux jaloux et plein de rancoeur et des abrutis congénitaux comme ces médias voudraient nous le faire croire ?

 

Les élections américaines ne sont pas encore finies, malgré ce que tout le monde voudrait nous faire croire (en 2000, le candidat démocrate Gore avait également revendiqué la victoire et attaqué son adversaire républicain Bush Jr qui refusait de reconnaître sa défaite, avant dé perdre finalement cette élection présidentielle de 2000), que les médias et le parti du président Macron pense déjà à l’élection présidentielle française de 2022. Il ne faudrait pas que les français votent à contre-courant de la logique politique !

 

 

Saucratès 


10/11/2020
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Quelques enseignements des élections municipales du 28 juin 2020

Saint-Denis de la Réunion, mardi 30 juin 2020


De quoi serait-il intéressant de parler ce mardi soir ? Il y a bien sûr d’abord les résultats des élections municipales de ce dimanche 28 juin 2020. Loin de donner une nouvelle légitimité à LREM et à Emmanuel Macron, la longue période de confinement que les français ont vécu n’a apparemment fait que maintenir le divorce entre eux et lui. Ce deuxième tour acte la défaite de nombre de candidats LREM dans plusieurs grandes villes, même lorsqu’ils s’étaient alliés à la droite comme à Bordeaux. À Paris, la liste conduite par Agnès Buzyn a même réussi semblerait-il à perdre des voix, des suffrages entre les deux tours, dans le combat entre les trois candidates parisiennes. 

 

Ce deuxième tour des élections municipales semble démontrer que la trahison et la forfaiture ne rapporte rien. La défaite de l’ancien cacique socialiste lyonnais, supporter de la première heure d’Emmanuel Macron et ancien ministre de l’intérieur LREM, vient en quelque sorte rappeler que le crime ne paie pas, qu’il y a une justice électorale. Evidemment, le premier ministre l’emporte au Havre, indiquant que cette justice immanente n’est pas hélas généralisée. Comme également à Saint-Denis de la Réunion, où les socialistes opportunément ralliés à LREM en 2017 remportent les élections municipales sous une étiquette socialiste, avec le ralliement d’une liste de droite (supposée) ... 

 

Autre enseignement à retirer de ces élections municipales, que penser de la victoire remportée par les listes écologistes ? En remportant plusieurs grandes villes comme Bordeaux ou Lyon, en s’étant alliés aux socialistes, les écologistes se présentent-ils désormais comme un parti politique susceptible de remporter de prochaines élections présidentielles et legislatives ? Ou bien est-ce que, comme certains journalistes semblent le penser, Emmanuel Macron les a-t-il fabriqué volontairement en tant que force d’opposition ? Ainsi, selon le journal Le Monde, «La République en marche a contribué à créer ce nouveau clivage en favorisant dans plusieurs villes des “fronts anti-écolo”. Ils ont de fait placé EELV au centre du jeu politique et l'ont désigné comme le principal opposant». Pour mieux les récupérer au prochain remaniement ministériels ? Les écologistes étaient d’ailleurs déjà les principaux vainqueurs des dernières élections européennes, aux côtés de LREM. 
 

Avec la très faible participation à ces élections municipales, les bons scores des candidats écologistes ne signifie pas forcément grand chose. Mais il n’existe pas beaucoup d‘élections où la participation électorale est plus élevée. Il faut ainsi s’habituer à ce qu’une minorité de 20% de 40% à 50% des électeurs se déplaçant aux urnes choisissent nos gouvernants. L’étiquette des écologistes de gauche ne fait ainsi plus peur aux électeurs. 

 

Néanmoins, l’écologie est un programme politique qui séduit avant tout les jeunes générations, essentiellement urbaines. Je ne suis pas sûr qu’un gouvernement écologiste ne rencontrerait pas les mêmes oppositions que celles vécues par Emmanuel Macron dans les campagnes et dans les classes moyennes. Bonnets rouges et gilets jaunes. Car on ne peut séduire en parlant de vélos, de transports en commun et d’espaces verts que dans des grandes villes, mais en aucun cas dans la campagne profonde, sauf à manipuler l’électorat. La crise générationnelle entre la droite et la gauche n’est pas prête de s’affaiblir ... 

 
Il est aussi toujours fait grand cas de la place des femmes en politique, et du nombre de maires femmes comme s'il y avait forcément une opposition à faire entre hommes et femmes en politique ? On dénombre ainsi 15 à 20% de femmes maires en France, et il se trouve que c’est une proportion proche de celle que nous observons à La Réunion (4/26). Mais déjà, si on mesure ce rapport non pas en terme de nombre de maires, mais en terme d’audience électorale, on approche plutôt de 50% des habitants dirigés par des femmes. Ainsi à La Réunion, les villes dominées par des femmes maires sont parmi les plus grandes de l’ile. Il en va de même en métropole avec Paris.

 

Je n’arrive d’ailleurs pas à voir l’importance de ce critère du nombre de femmes élues ou du nombre de femmes maires. En quoi est-ce si important ? Mais je dis certainement cela parce que je suis un homme. De la même manière que je ne comprends pas tous les débats actuellement en cours autour du concept de ravis ation et de racisme. J’y reviendrais.

 

Je finirais par un autre partie d’un article du Monde : «Tout le monde peut être écologiste, tout dépend ce que l’on met derrière le terme. Mais si l’écologie politique est la pensée qui veut sortir du modèle de la croissance, lutter contre le réchauffement climatique en changeant radicalement de modèle, relocaliser l’économie, sortir de la consommation effrénée, alors il pourrait y avoir une contradiction avec les programmes de certains partis de droite et du centre.»


Je retiendrais de ces élections municipales une seule excellente nouvelle : la défaite de LREM et vraisemblablement l’absence de risque qu’Emmanuel Macron ne se décide à dissoudre l’Assemblée nationale pour se redonner une légitimité. Car malgré tout, je ne vois pas trop comment LREM pourrait être battue à la prochaine présidentielle. De toute façon, n’ont-ils pas tous les mêmes programmes, essentiellement ultra-libéraux et liberticides ?

 
 

Saucratès


30/06/2020
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