Critiques de notre temps

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Sur la politique


Convention citoyenne, simple expérience de psychologie sociale ou manipulation de l’opinion publique ?

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 15 novembre 2020


Que faut-il penser de la convention citoyenne et des actions et positions prises par les cent cinquante citoyens qui semblent la composer ? Depuis le début du mois d’octobre 2020, le journal Le Monde a publié plusieurs articles autour de leurs diverses prises de position. 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/09/02/la-convention-climat-entame-un-marathon-de-rencontres-pour-defendre-ses-propositions_6050699_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/01/convention-citoyenne-pour-le-climat-on-avance-sur-un-fil-car-on-n-est-ni-un-parti-ni-une-entreprise_6054343_3244.html

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/10/01/les-citoyens-de-la-convention-pour-le-climat-a-matignon-pour-defendre-leurs-propositions_6054299_3244.html

https://www.lemonde.fr/climat/article/2020/10/13/la-convention-citoyenne-interpelle-emmanuel-macron_6055820_1652612.html

 
Même si les médias ont un peu cessé de parler de leurs tentatives de se faire entendre, confinement oblige vraisemblablement, il n’en reste pas moins utile de réfléchir à cet objet bizarre, qui ressemble à tant d’autres panels de citoyens que nous connaissons par ailleurs, comme à l’OPMR par exemple.

 

Dans cet article, je chercherais à démontrer qu’il me semble que l’on assiste aux premiers pas, aux premiers essais de ce que je pense être  une nouvelle forme de manipulation, ou de fabrication, de l’opinion publique au travers d’une telle convention citoyenne. À moins qu’il ne s’agisse d’une très intéressante expérience sociologique. Cette convention citoyenne est en tout état de cause un bel objet sociologique. S’agit-il d’un premier essai d’une telle forme d’occupation de l’espace médiatique et de manipulation de l’opinion ? Ailleurs dans le monde, des mesures politiques difficiles et impopulaires ont-elles déjà été introduites par la base d’une même forme de manipulation de l’opinion publique via le choix supposément aléatoire de citoyens choisis au hasard ? Mais j’y reviendrais.

 

On est donc passé du règne des commissions et des comités d’experts à un exercice d’une supposée convention citoyenne. En effet, le recours à des commissions et à des comités d’experts et de spécialistes proclamés ou autoproclamés n’est pas si ancien. Dans un article précédent (ci-dessous), je me referais à un enseignement au Collège de France de Pierre Bourdieu datant des années 1990.

https://saucrates.blog4ever.com/les-roles-masques-des-commissions-nommees-par-l-etat-une-lecture-de-pierre-bourdieu

 
J’y concluais ceci :

 

«Ces commissions dont faisait une telle consommation Nicolas Sarkozy ou son successeur François Hollande ne sont pas simplement là pour faire jolies ! Elles sont là pour fabriquer l'opinion publique, et ce sont des lieux d'affrontement entre plusieurs groupes sur des choix politiques impactants pour notre vie de tous les jours. Je ne verrais plus les commissions et leurs présidents comme de simples hochets donnés à des personnalités politiques pour les satisfaire à la place de postes ministériels, mais comme des chevaux de Troie qui arrivent masqués pour rendre légitimes et publiques des décisions illégitimes et partisanes !»

 

Oh évidemment, on n’en a pas fini pour autant avec les Comités et les Commissions. La gestion du coronavirus nous a permis de l’observer à loisir ; les experts décident de tout et leurs avis ont eu pratiquement force de loi durant toute la gestion cacophonique de l’épidémie de coronavirus. Les avis d’expert changeaient en fonction du vent mais leurs avis étaient toujours suivis scrupuleusement par un gouvernement apparemment aux abois. À moins que tout ceci n’ait été qu’un gigantesque exercice de manipulation de l’opinion. Etait-il possible de faire accepter à l’opinion par temps de paix les pires mesures liberticides que l’on puisse imaginer ? Confinement, couvre-feu, délation généralisée ... et quoi encore ... camps de concentration, obligation généralisée de se faire pucer, ou la version moderne de la puce à savoir le téléchargement d’une application de traçage ... pour être plus facilement contrôlable ?  

 

Pour rappel, je pense que l’on peut faire remonter aux années 1960-1970 la généralisation du recours à des «comité d’experts», qui permettait à des «experts» auto-reconnus ou auto-déclarés en toute chose de se prononcer sur toute une série de politiques publiques, et de leur permettre de transférer dans la loi leurs avis d’experts, avec toute l’autorité du sachant, en quelque sorte de leur permettre de légiférer eux-mêmes, ou d’influer sur la législation. On se rappelle ainsi de la commission Barre d’étude d’une réforme du financement du logement, dans les années 1976, qui orienta durablement les politiques publiques dans le domaine des aides au logement, entre aide à la pierre et aide à la personne, tel que citée par Pierre Bourdieu comme le démarrage du règne des experts dans le champ politique, réglementaire et législatif. Règne qui aura donc atteint son apogée pendant cette crise du coronavirus, ce qui peut expliquer l’acharnement règlementaire et déontologique mené contre ceux qui contestent cette suprématie (d’une certaine façon), comme à l’encontre du professeur Raoult de Marseille.

 

Deuxième ovni politique à étudier (après les commissions de tout et de rien), la convention citoyenne ressemble d’une certaine manière à une expérience de psychologie sociale, un peu à la manière des expériences de Milgram sur la soumission à l’autorité, qui aurait, elle, particulièrement bien tournée (pour le gouvernement), à la différence des expériences de Stanley Milgram qui avaient elles conduit à la création d’un camp de concentration en plein campus universitaire.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram 

Que se passe-t-il donc si on réunit cent cinquante citoyens choisis supposément aléatoirement et qu’on leur demande de réfléchir aux politiques publiques à prendre pour combattre le réchauffement climatique, en leur permettant d’être informé le plus largement possible sur les tenants et les aboutissants du problème ? On a eu la réponse avec la convention citoyenne, avec cent cinquante citoyens ‘informés’ qui sont devenus des partisans invétérés des mesures de lutte contre le réchauffement climatique. Convenablement informés, des citoyens lambda ordinaires se transforment en thuriféraires de la taxation écologique ! Quel bonheur pour nos gouvernants ! Reste à étendre cette disposition à l’ensemble des contestataires français ! 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/07/03/les-propositions-de-la-convention-citoyenne-pour-le-climat-portent-davantage-sur-les-obligations-des-citoyens-que-sur-celles-de-l-etat_6045028_3232.html

 

Petit bémol, cela impose néanmoins de croire dans le choix aléatoire des citoyens par ce gouvernement LaREM ! Emmanuel Macron nous avait déjà précédemment fait croire que n’importe quel citoyen pouvait rejoindre LaREM et être présenté par LaREM comme deputé en 2017. Et pourtant, on s’est tres vite aperçu que les deux tiers des députés LaREM étaient des anciens députés PS ou LR compatibles qui avaient tourné leur veste, et pour le tiers restant, il s’agissait d’énarques, de cadres du monde de l’entreprise et de DRH travestis en obscurs citoyens, comme par exemple Amélie de Montchalin ou le rapporteur du texte de loi sur les retraites, Laurent Pietraszewski. Ce gouvernement nous a déjà menti pour qu’une majorité de français croient se reconnaître dans les candidats députés LaREM, qu’est-ce qui nous prouve que ces cent cinquante citoyens de la convention citoyenne ont bien été choisis aléatoirement et non pas préalablement triés ?

 

Mais peut être est-ce que j’interprète. Selon le site de la convention citoyenne, la convention est constituée d‘un échantillon de citoyens représentatif de la population française (âge, sexe, catégorie socio-professionnelle, lieu de résidence).

Ils ont d’ailleurs perdu toute ma confiance le jour où ils sont passés au vote de l’ensemble des 149 mesures proposées, à l’exception de la seule proposition intéressant les salariés comme moi : une proposition de réduire le temps de travail à 28 heures hebdomadaires, rejetées à 65% par les citoyens de la convention. Ce jour-là, j’ai compris que d’une manière ou d’une autre, cette convention citoyenne avait été noyautée par des lobbys patronaux, des experts gouvernementaux ou par le gouvernement. Ce jour-là,  j’ai compris qu’il n’y avait rien à attendre de cette expérience psychosociale.

https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/06/20/la-convention-citoyenne-pour-le-climat-rejette-les-28-heures-de-travail-hebdomadaires_6043585_3244.html

 

Par contre, proposer de diminuer la vitesse sur les autoroutes à 110 kilomètres/heures au lieu de 130 kilomètres/heures, taxer les véhicules en fonction du poids pour accroître les taxes et interdire leur commercialisation ... entre autres joyeusetés ... tout cela a été voté haut la main !


https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/ 


Au fond, que conclure sur cette convention citoyenne ? Rien si ce n’est qu’Emmanuel Macron et le gouvernement LaREM ont trouvé le moyen de faire passer toutes les propositions qu’ils savent exaspérer les citoyens français en les faisant porter par un panel de citoyens issu d’une expérience de psychologie sociale. Comment manipuler un groupe avec quelques personnes (ou de nombreuses personnes) habilement disséminées dans un groupe et manipuler par la même occasion l’ensemble de l’opinion publique ! Et si en plus le confinement a permis d’empêcher tout nouveau mouvement des gilets jaunes, ils ont tout gagné.

 

Mais au fond, tout ceci n’est peut-être qu’une simple variante de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité. D’après Wikipédia, «L'obéissance à une autorité et l'intégration de l'individu au sein d'une hiérarchie est l'un des fondements de toute société. Une société a des règles, et par voie de conséquence il existe une autorité, qui permet aux individus de vivre ensemble et empêche que leurs besoins et désirs entrent en conflit et mettent à mal la structure de la société. (...) Ce mimétisme est une façon pour l'individu de ne pas se démarquer du groupe. (...) Ainsi, si l'obéissance d'un groupe veut être assurée, il faut faire en sorte que la majorité de ses membres adhère aux buts de l'autorité

(Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_de_Milgram)

 

Tout ceci ne serait donc bien qu’une expérience de psychologie sociale, dont la conformité des résultats avec ce qui était attendu par Emmanuel Macron et le gouvernement, du fait de l’objectif confié à cette convention citoyenne, était acquise d’avance !

 

 

Saucratès


15/11/2020
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Les médias et les élections américaines de 2020

Saint-Denis de la Réunion, lundi 9 novembre 2020

 

—> La couverture médiatique des élections américaines et des deux candidats qui y sont opposés est-elle non partisane et équilibrée ? Ou inversement déséquilibrée, partisane et de parti pris ?... Une analyse critique des médias français et plus largement occidentaux, et du biais anti populiste et élitiste de leurs analyses concernant le candidat président Trump ... et in fine de tout candidat considéré comme populiste ...


En lisant la presse écrite ou internet, ou en regardant les journaux télévisés, il me semble qu’il ne faut malgré tout jamais oublier que les médias ne font pas seulement qu’informer leurs lecteurs, leurs auditeurs ou leurs spectateurs ; ils les influencent également. Un média a une ligne éditoriale, des actionnaires, un lectorat, et il écrit, il informe, pour eux, en fonction de leurs attentes. 

Concernant le traitement médiatique des élections présidentielles américaines de 2020, et plus précisément du candidat à la présidentielle Trump, il ne faut pas le perdre de vue. Les médias français, mais plus vraisemblablement une bonne partie des médias américains également, ne permettent pas de se faire une opinion objective, neutre, non partisane. Les médias français me semblent être anti-Trump au plus haut point, à tord ou à raison.

Est-il anormal qu’un candidat à la présidentielle ne reconnaisse pas sa défaite ? C’est vraisemblablement plus ou moins nouveau dans l’histoire politique américaine, mais je me rappelle de l’élection Al Gore vs George W. Bush Jr, en 2000, et j’ai le souvenir que les résultats électoraux de Floride, dont le frère du candidat président, Jeff Bush, était le gouverneur, avaient longtemps été contestés par les démocrates et les républicains et avaient longuement bloqué le processus de désignation de George Bush Jr en tant que président des États-Unis. Mais ce n’était pas un populiste honni des médias qui contestait là désignation des grands électeurs de la Floride, mais le sympathique démocrate Al Gore. Et là déjà, lors de l’élection de 2000, le démocrate Al Gore avait été proclamé Président sans attendre les résultats définitifs, et l’élection de George W. Bush n’avait été finalement validée que le 20 décembre 2000 par la Cour Suprême après un recomptage des votes en Floride.

 

http://www.francesoir.fr/politique-monde/biden-annonce-president-trump-ne-savoue-pas-vaincu-la-cour-supreme-devra

 

Comme depuis quatre longues années, les médias ne donnent pas ainsi une analyse objective et non partisane du président Trump, mais une opinion subjective et partisane. Mais une telle affirmation place immédiatement des observateurs comme moi dans la case des conspirationnistes ; c’est quand même vachement commode ! On n’a pas le droit de remettre en cause le traitement de l’information des médias sans immédiatement être taxé d’être conspirationniste !

 

Y a-t-il quelque chose qui différencie cette élection présidentielle américaine des précédentes élections présidentielles américaines ? Je pense que l’on peut parler de l’influence des votes par correspondance dans cette élection américaine, dont l’importance dans les résultats electoraux est sans commune mesure avec leur impact lors des présidentielles précédentes. C’est des centaines de milliers de votes par correspondance qui donnent la victoire à Joe Biden. Et je peux comprendre que ces votes par correspondance cristallisent l’opposition et la rancoeur de l'électorat conservateur americain. Soyons clair, imaginons que des centaines de milliers de votes favorables à une populiste comme Marine Le Pen lui donne la victoire, pourrait-on imaginer que l’on ne verrait pas de contestation de la prise en compte de ces bulletins de votes ni par Macron, ni par les médias libéraux ? Évidemment que si ! Les soupçons de manipulation des votes ne sont-ils autorisés que lorsqu’ils émanent des candidats démocrates et/ou considérés comme acceptables ?

 

Il suffit de se rappeler les cocoricos de victoire des médias francais lors de l’élection d’Emmanuel Macron lors de la présidentielle, qui saluaient le contre-exemple français, l’espoir démocratique apporté par les français, avec des électeurs qui s’inscrivaient à rebours de l’illiberalisme ambiant, en Europe ou aux Etats-Unis ... Un vent de fraîcheur et un président éminemment democrate. On sait ensuite la réponse que ce grand démocrate apporta aux revendications des gilets jaunes français ; une réponse ultra-sécuritaire et des arrestations et des condamnations à gogo ! Mais ce qui dans un régime politique illiberal est un crime condamné unanimement, est considéré comme parfaitement normal et indispensable sous le règne d’un grand démocrate comme E. Macron.

 

Trump perdra vraisemblablement cette élection présidentielle, et le monde se portera vraisemblablement mieux après sa présidence, ou non, mais je ne peux m'empêcher de penser à un complot de l’ensemble des maillons du monde libéral contre sa présidence et contre sa candidature. De l’Osce («Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe») qui l’accuse d’abus de pouvoir flagrant (mais que vient faire l’Osce en Amérique ?) ... en passant par ces dizaines de responsables de bureau de vote américains outrés que l’on doute de leur probité, interviewés jusqu’à satiété dans nos journaux télévisés. 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/11/05/elections-americaines-l-osce-accuse-donald-trump-d-abus-de-pouvoir-flagrant_6058624_3210.html

 

Dans d’autres articles, j’avais pu lire une remise en cause du système électoral américain des grands électeurs, sous prétexte que Joe Biden disposait de plusieurs millions de voix d’avance sur Donald Trump au plan national (je n’ai pas retrouvé l’article concerné mais il me semble que cette phrase émanait de Joe Biden lui-même). Pour certains commentateurs, il n’y a aucune democratie dans laquelle le candidat récoltant le plus de voix ne serait pas élu, oubliant bien vite que le régime électoral américain des grands électeurs est tout autant légitime que les autres régimes démocratiques à suffrage direct, et surtout beaucoup plus ancien. Et de toute facon, qui n’a jamais songé à contester le scrutin majoritaire à deux tours français qui permet à un parti politique pesant à peine 20% des votants de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale, ou bien de considérer qu’un président ne peut être démocratiquement élu en ayant obtenu à peine une dizaine de pour-cent des électeurs inscrits au premier tour de l’élection présidentielle française de 2017 ! Contestation partisane relayée ad nauseum par des médias complaisants ... Et ce travail de sape (même si les médias l’attribuent avant tout aux déclarations de Trump) vise aussi et avant tout la Cour Suprême américaine, qui est déjà suspectée de vouloir privilégier Trump qui aura permis sa bascule républicaine ...

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/06/la-cour-supreme-arbitre-conteste-des-discordes-americaines_6058707_3232.html 

 

Comment comprendre également les différences des termes et des mots utilisés pour décrire Trump et Biden. Du côté de Biden, on nous dépeint des scènes de liesse populaire (lien), de soulagement, d'émotions (lien), d’explosions de joie (lien), de restauration des valeurs, de célébrations, et du côté de Trump, on nous parle de bikers, de groupes para-militaires, de partisans souvent sans masque (lien), de désespoir et de rancoeur, carburants de la popularité de Trump (lien) ... A un tel point de manipulation de l’opinion, je n’arrive plus à accepter un tel lavage de cerveau. Trop c’est trop !

—> Pour finir, je reviendrais à mon idée initiale de l’existence d’un biais anti populiste et élitiste des médias français et/ou occidentaux au sujet de tout candidat considéré comme populiste ... C’est ainsi le traitement médiatique réservé à Marine Le Pen du Rassemblement National ou de Mattéo Salvini de la Ligue du Nord, pour les plus connus. —> Les ignorer le plus longtemps possible et le plus régulièrement possible, comme pour démontrer leur insignifiance, puis les diaboliser dès lors que des élections nationales se profilent, afin de tenter de les décrédibiliser et de décourager leurs électeurs potentiels ou habituels ... Au fond le même traitement médiatique qui a été réservé quatre années durant à Donald Trump ainsi que pour ces élections.

 

—> Ceux qui votent pour des populistes ne sont-ils que des racistes invétérés, des haineux jaloux et plein de rancoeur et des abrutis congénitaux comme ces médias voudraient nous le faire croire ?

 

Les élections américaines ne sont pas encore finies, malgré ce que tout le monde voudrait nous faire croire (en 2000, le candidat démocrate Gore avait également revendiqué la victoire et attaqué son adversaire républicain Bush Jr qui refusait de reconnaître sa défaite, avant dé perdre finalement cette élection présidentielle de 2000), que les médias et le parti du président Macron pense déjà à l’élection présidentielle française de 2022. Il ne faudrait pas que les français votent à contre-courant de la logique politique !

 

 

Saucratès 


10/11/2020
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Quelques enseignements des élections municipales du 28 juin 2020

Saint-Denis de la Réunion, mardi 30 juin 2020


De quoi serait-il intéressant de parler ce mardi soir ? Il y a bien sûr d’abord les résultats des élections municipales de ce dimanche 28 juin 2020. Loin de donner une nouvelle légitimité à LREM et à Emmanuel Macron, la longue période de confinement que les français ont vécu n’a apparemment fait que maintenir le divorce entre eux et lui. Ce deuxième tour acte la défaite de nombre de candidats LREM dans plusieurs grandes villes, même lorsqu’ils s’étaient alliés à la droite comme à Bordeaux. À Paris, la liste conduite par Agnès Buzyn a même réussi semblerait-il à perdre des voix, des suffrages entre les deux tours, dans le combat entre les trois candidates parisiennes. 

 

Ce deuxième tour des élections municipales semble démontrer que la trahison et la forfaiture ne rapporte rien. La défaite de l’ancien cacique socialiste lyonnais, supporter de la première heure d’Emmanuel Macron et ancien ministre de l’intérieur LREM, vient en quelque sorte rappeler que le crime ne paie pas, qu’il y a une justice électorale. Evidemment, le premier ministre l’emporte au Havre, indiquant que cette justice immanente n’est pas hélas généralisée. Comme également à Saint-Denis de la Réunion, où les socialistes opportunément ralliés à LREM en 2017 remportent les élections municipales sous une étiquette socialiste, avec le ralliement d’une liste de droite (supposée) ... 

 

Autre enseignement à retirer de ces élections municipales, que penser de la victoire remportée par les listes écologistes ? En remportant plusieurs grandes villes comme Bordeaux ou Lyon, en s’étant alliés aux socialistes, les écologistes se présentent-ils désormais comme un parti politique susceptible de remporter de prochaines élections présidentielles et legislatives ? Ou bien est-ce que, comme certains journalistes semblent le penser, Emmanuel Macron les a-t-il fabriqué volontairement en tant que force d’opposition ? Ainsi, selon le journal Le Monde, «La République en marche a contribué à créer ce nouveau clivage en favorisant dans plusieurs villes des “fronts anti-écolo”. Ils ont de fait placé EELV au centre du jeu politique et l'ont désigné comme le principal opposant». Pour mieux les récupérer au prochain remaniement ministériels ? Les écologistes étaient d’ailleurs déjà les principaux vainqueurs des dernières élections européennes, aux côtés de LREM. 
 

Avec la très faible participation à ces élections municipales, les bons scores des candidats écologistes ne signifie pas forcément grand chose. Mais il n’existe pas beaucoup d‘élections où la participation électorale est plus élevée. Il faut ainsi s’habituer à ce qu’une minorité de 20% de 40% à 50% des électeurs se déplaçant aux urnes choisissent nos gouvernants. L’étiquette des écologistes de gauche ne fait ainsi plus peur aux électeurs. 

 

Néanmoins, l’écologie est un programme politique qui séduit avant tout les jeunes générations, essentiellement urbaines. Je ne suis pas sûr qu’un gouvernement écologiste ne rencontrerait pas les mêmes oppositions que celles vécues par Emmanuel Macron dans les campagnes et dans les classes moyennes. Bonnets rouges et gilets jaunes. Car on ne peut séduire en parlant de vélos, de transports en commun et d’espaces verts que dans des grandes villes, mais en aucun cas dans la campagne profonde, sauf à manipuler l’électorat. La crise générationnelle entre la droite et la gauche n’est pas prête de s’affaiblir ... 

 
Il est aussi toujours fait grand cas de la place des femmes en politique, et du nombre de maires femmes comme s'il y avait forcément une opposition à faire entre hommes et femmes en politique ? On dénombre ainsi 15 à 20% de femmes maires en France, et il se trouve que c’est une proportion proche de celle que nous observons à La Réunion (4/26). Mais déjà, si on mesure ce rapport non pas en terme de nombre de maires, mais en terme d’audience électorale, on approche plutôt de 50% des habitants dirigés par des femmes. Ainsi à La Réunion, les villes dominées par des femmes maires sont parmi les plus grandes de l’ile. Il en va de même en métropole avec Paris.

 

Je n’arrive d’ailleurs pas à voir l’importance de ce critère du nombre de femmes élues ou du nombre de femmes maires. En quoi est-ce si important ? Mais je dis certainement cela parce que je suis un homme. De la même manière que je ne comprends pas tous les débats actuellement en cours autour du concept de ravis ation et de racisme. J’y reviendrais.

 

Je finirais par un autre partie d’un article du Monde : «Tout le monde peut être écologiste, tout dépend ce que l’on met derrière le terme. Mais si l’écologie politique est la pensée qui veut sortir du modèle de la croissance, lutter contre le réchauffement climatique en changeant radicalement de modèle, relocaliser l’économie, sortir de la consommation effrénée, alors il pourrait y avoir une contradiction avec les programmes de certains partis de droite et du centre.»


Je retiendrais de ces élections municipales une seule excellente nouvelle : la défaite de LREM et vraisemblablement l’absence de risque qu’Emmanuel Macron ne se décide à dissoudre l’Assemblée nationale pour se redonner une légitimité. Car malgré tout, je ne vois pas trop comment LREM pourrait être battue à la prochaine présidentielle. De toute façon, n’ont-ils pas tous les mêmes programmes, essentiellement ultra-libéraux et liberticides ?

 
 

Saucratès


30/06/2020
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Du macronisme et de la dette publique

Aéroport de Gillot, lundi 25 novembre 2019

 

Il y a tout un débat autour du concept de dette publique. Un débat conceptuel existant entre tenants et opposants à la dette publique. Mais aussi un débat à avoir au plan national à la charge du gouvernement. C'est exactement ce que raconte l'éditorial du Monde du 21 novembre ci-après, qui en appelle à la nécessité d'un débat sur l'usage de la dette.  

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/11/21/le-necessaire-debat-sur-la-dette_6020017_3232.html

 

Au fond, un Journal que l'on peut penser de gauche, social-démocrate, même s'il est contrôlé capitalistiquement par des intérêts privés, par des oligarques milliardaires qui ont pu l'utiliser pour permettre l'élection de leur dauphin putatif, de leur marionnette ... un tel Journal peut défendre une politique au fond favorable aux intérêts des capitalistes. Recourir à l'artifice de la dette, c'est dangereux, disent-ils en filigrane. À moins que, du fait qu'ils ont aidé à l'élection d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, ils estiment qu'ils devraient être associés au changement de discours du gouvernement sur la dette publique. Comme tous bons socialistes ou gauchistes, les éditorialistes du Monde cherchent à être plus royalistes que le roi, plus capitalistes que les capitalistes eux-mêmes. Il ne faudrait pas qu'on les accuse de dilapider l'argent public !

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/11/21/deficit-le-nouvel-avertissement-de-bruxelles-a-la-france-tombe-mal-pour-le-gouvernement_6019952_823448.html

 

Ce gouvernement a-t-il vraiment changé de politique comme cet éditorial du Monde voudrait nous le faire croire ? Un gouvernement et un président qui réforment à tour de bras, tout en voulant nous faire croire, à travers leurs médias et leurs journaux affidés, qu'ils ont changé de méthode, que les réformes sont maintenant faites en concertation. Mais qui s'intéresse par exemple à la réforme du statut des fonctionnaires passée en sourdine au cours de l'été 2019, il y a à peine quelques mois, qui lamine désormais les droits des fonctionnaires, sans que les syndicats n'aient pu bouger. Actualité du mois d'août oblige. 

 

https://saucrates.blog4ever.com/reforme-macroniste-du-statut-de-la-fonction-publique-territoriale

 

J'aimerais qu'un média comme Le Monde cesse de chercher à nous faire croire que ce gouvernement a changé, que le temps des réformes imposées, au forceps est terminé, que le temps du dialogue a sonné, que ce gouvernement est désormais favorable à la croissance de la dette publique, que les mesures en faveur des gilets jaunes représentent 17 milliards d'euros et qu'elles ont largement contribué à relancer la croissance économique francaise. Le pire, c'est peut-être que ces journalistes y croient, à ce qu'ils écrivent ! Peut-être qu'ils ne cherchent pas à nous tromper volontairement. Peut-être sont-ils réellement eux-mêmes aveuglés par Macron et par son gouvernement, par les mensonges dont ils nous abreuvent, dont ce gouvernement nous abreuve !

 

 

Saucratès


25/11/2019
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Comment expliquer la compromission idéologique des socialistes

Saint-Denis de La Réunion, mardi 28 octobre 2019

 

Qu'est-ce qui explique la compromission des gauches et leur basculement vers le libéralisme, vers les intérêts du capital ? Question lancinante que je me suis souvent posée lors du quinquennat de François Hollande entre 2012 et 2017. Comment expliquer la poursuite d'une politique libérale par un homme et un gouvernement élu sur des promesses socialistes ? Comment expliquer qu'un homme qui disait ne pas aimer les riches était en fait un homme n'aimant pas les pauvres, les sans-dents comme il les appelait ? Comment cet homme qui se présentait comme l'ennemi de la Finance, a pu conduire une politique favorable au patronat, aux employeurs, au grand capital ! Et comment cet ennemi de la Finance a pu s'entourer de jeunes gens issus du Monde de la Finance, et nommer l'un d'eux, Emmanuel Macron, issu de la Banque Rothschild, au ministère de l'Economie et des Finances ?

 

Tout ceci est déjà assez surprenant, invraisemblable lorsque cela se passe dans un pays, comme la France, dans un Parti de gauche comme le Parti socialiste français. Mais quand cela se passe dans plusieurs partis de gauche, dans plusieurs pays, ce n'est plus seulement surprenant ou invraisemblable. Cela devient inquietant, gravissime pour le sens meme du principe de la démocratie. 

 

Si ce basculement, ce mensonge ne concernait que la France, qu'un homme et ses proches, qu'un seul et unique parti politique, le Parti socialiste francais, il n'y aurait pas lieu de trop s'inquiéter. Mais cela ne concerne pas que la France ! Le miracle socialiste portugais semble être absolument semblable. Un Parti socialiste qui se fait élire sur un programme de gauche mais qui cherche à être le meilleur élève de la classe et qui poursuit une politique ultralibérale au bénéfice du patronat et de la finance mondiale ou européenne. Lire à ce sujet l'article du Monde diplomatique de septembre 2019 intitulé : «La face cachée du miracle portugais».

 

https://www.monde-diplomatique.fr/2019/09/CORREIA/60350

 

Comme en France, des gouvernements socialistes font voter des lois liberticides, contre les syndicats, contre les travailleurs, pour réduire leurs droits, pour accroître ceux des employeurs. Des gouvernements socialistes mènent une politique favorable aux grandes entreprises, favorable aux plus riches et utilisent les forces de maintien de l'ordre pour casser les mouvements sociaux, les travailleurs, les syndicats. Au Portugal, c'est pour permettre l'exportation des véhicules Volkswagen produits qui s'entassaient suite à un conflit social. En France, c'était pour permettre le vote de la loi Travail de M. Macron et Mme El Komheri, magnifique spécimen de recul des droits sociaux. 

 

Et il ne s'agit que deux exemples parmi d'autres. Dans combien d'autres pays, des partis de gauche sensés défendre les droits des travailleurs et des plus pauvres ont-ils défendus une fois élus les intérêts des classes sociales opposées ? Dans combien de pays d'Amerique Latine est-ce arrivé ? C'est même arrivé dans la Grèce d'Alexis Tsipas et de son Parti de gauche et d'extrême gauche Syriza !

 

Pour en revenir à la France et au positionnement du Parti Socialiste sous François Hollande, il est intéressant d'observer que le champ du positionnement politique ne recouvre pas uniquement la composante sociale et économique. D'autres sphères, d'autres espaces politiques existent, notamment celui des mœurs, de la famille, de l'immigration ... Mon incompréhension et ma divergence d'avec le Parti Socialiste ne s'explique pas uniquement par la politique économique et sociale menée par le gouvernement Hollande/Valls/Macron. Elle se place également sur la politique de la famille et des mœurs menée par ce gouvernement. 

 

Le Parti socialiste sous Mitterand et sous Jospin nous avait habitué à mener une politique économique et sociale de gauche. Mise en place des 39 heures et de la cinquième semaine de congés payés en 1981, extension du rôle des instances représentatives du personnel en 1981 et 1988, après que la droite en 1986 en est restreint la portée avec la création de la délégation unique du personnel (Dup). Mise en place des 35 heures en 1998 sous Jospin, Aubry et Strauss-Kahn. Création du RMI en 1981, de la CMU en 1999 puis de la CMU complémentaire ... Chaque gouvernement de gauche jusqu'en 2012 avait accompagné et mis en place de grandes avancées sociales et syndicales pour les travailleurs, pour permettre de faire reculer la misère, et contre le plus souvent les intérêts du patronat. Et en 2012, nous avons un gouvernement élu sur un programme de combat de la finance, des riches, qui bascule dans une politique ultralibérale : fusion des instances représentatives du personnel, remise en cause et encadrement de leurs moyens d'actions, souhait de remettre en cause les 35 heures ... et qui remet en cause les acquis des travailleurs des mandatures socialistes précédentes. Tout ceci représente une rupture brutale et choquante et la conversion des socialistes à un ultralibéral de choc, sous l'égide d'un Emmanuel Macron qui s'affichera ensuite comme un homme ni de droite, ni de gauche, mais ultraliberal assumé. 

 

Accessoirement, là où François Hollande et le Parti socialiste ne reculeront pas, c'est sur une position libérale en matière de mœurs et de famille. Là où j'ai l'impression que les précédents gouvernements de gauche avaient été relativement mesuré, évitant de choquer la partie de la population francaise relativement conservatrice en matière de mœurs, François Hollande et les socialistes ont semblé vouloir à tout prix récompenser la frange LGBT de leur électorat. Mariage pour tous, projet d'extension de la procréation assistée, remise en cause du rôle du père dans la famille ... le Parti Socialiste est ainsi apparu comme extrêmement libéral en matière de matière de mœurs et de famille, et conservateur en matière économique et social. Et il n'y a pas pratiquement de différence avec le gouvernement ultralibéral de Macron/Philippe, avec un programme conservateur, de droite, ultralibérale en terme d'économie, de contrainte budgétaire, de normes sociales, et libéral, gauchiste, en matière de mœurs et de famille. Si ce n'est une question de degrés de libéralisme. Aujourd'hui, la procréation médicale assistée pour toutes les femmes est un droit, demain ce sera la gestation pour autrui ; pourtant, en 2012, il avait été indiqué qu'il était hors de question d'autoriser des femmes homosexuelles à bénéficier de la procréation médicale assistée (*). Mais on veut nous faire croire que l'opinion publique change, qu'elle est plus ouverte sur ces questions là. Et apres la PMA et la GPA pour tous, ce sera quoi la prochaine revendication des personnes LGBT ?

 

Le Parti socialiste portait aussi un projet de reforme de l'école avec lequel tout enfant un peu sensé (ce qui était le cas de mon fils aujourd'hui âgé de 15 ans, 7 ans et demi après l'élection de 2012), ce serait opposé. Les faire travailler une demi-journée de plus par semaine et leur supprimer au moins 2 semaines de vacances scolaires, tout ceci pour mieux respecter les rythmes d'apprentissage des enfants selon les preconisations des spécialistes de l'éducation. Ces specialistes devaient ensuite éviter de pénétrer dans une école primaire sous risque de se faire caillasser ... D'une certaine manière, La politique conduite par Macron/Blanquer me semble mieux tenir la route, avec la fin de l'expérimentation du samedi matin et le dédoublement des classes de CP dans les établissements difficiles. L'enseignement et l'accompagnement des élèves est évidemment beaucoup plus simple dans une classe d'une quinzaine d'élèves. 

 

Je ne comprends cette bascule du Parti socialiste vers un conservatisme, vers une patronisation de sa politique sociale et économique. Comment le Parti socialiste sous l'impulsion de François Hollande, de Manuel Valls et d'Emmanuel Macron, a-t-il pu basculer dans l'ultra libéralisme sans qu'une majorité du Parti socialiste ne se révolte ? Une grande partie des socialistes ultralibéraux ont évidemment rejoints le mouvement En Marche (devenu LaREM). Mais pas ceux qui ont été battus lors des élections législatives de 2017 (comme par exemple l'ex-deputée socialiste Monique Orphé), qui eux, sont redevenus des socialistes bon teint ... prêts à se reprostituer avec LaREM et avec les idées ultralibérales qu'ils promeuvent et qu'ils redéfendront dès qu'ils seront réélus.

 

A force de mener les mêmes politiques économiques et sociales que les partis de droite, La gauche ne condamne-t-elle pas à mort l'existence même de la démocratie représentative ? Faudra-t-il une nouvelle guerre mondiale et de nouvelles atrocités comme celles perpétrées par les Nazis d'Adolf Hitler pour voir revenir un consensus social, comme lors de la libération en 1944-1945 ? Je ne l'espère pas pour mes enfants !

 

 

Saucratès 

 

 

(*) Les lois sur la bioéthique ne sont qu'une gigantesque arnaque. Quand il s'agit de réglementer les recherches sur les embryons ou sur les animaux, elles ont Evidemment un sens. Mais lorsqu'il s'agit d'ouvrir de plus en plus les portes pour autoriser la gestation pour autrui et la procréation assistée, elles n'ont aucune légitimité. Au fur et à mesure que l'on viole le consentement des familles sur les comportements amoraux et non éthiques, des sondages fallacieux et des émissions télévisées cherchent à influencer de plus en plus la position des téléspectateurs et des électeurs, afin de faire avancer toujours plus les droits et les désirs des populations LGBT. Jusqu'au jour où la norme légale deviendra quoi ? Le mariage LGBT ? À quand une loi francaise pour imposer à l'église catholique de reconnaître et de sanctifier ces mariages ?


29/10/2019
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