Critiques de notre temps

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Sur la politique


L’interdiction des thérapies de conversion, offensive masquée des féministes et des LGBTQ+ contre le patriarcat

L’interdiction des thérapies de conversion, offensive masquée des féministes et des LGBTQ+ contre le patriarcat

Par Saucratès 

 

Pourquoi des députées LREM (et d’autres obédiences comme de partis d’extrême-gauche) veulent-elles interdire et rendre illégales les thérapies de conversion pour les homosexuels ou les homosexuelles ? La lecture de l’article ci-dessous du Monde illustre d’une manière frappante les conséquences, les dessous, de cette volonté politique.

 

Nous avons ainsi une jeune femme qui cherche à se soigner de son homosexualité auprès d’un psychiatre catholique et qui souffre parce ce que celui-ci lui indiquait que l’homosexualité n’existait pas, que cette attirance pour les femmes n’était qu’un passage. Et qui l’a mis sous antidépresseur.

 

«Il ne faut pas croire que ce sont des thérapies spectaculaires avec des électrochocs. Il ne me proposait rien de totalement tordu non plus. Il voulait surtout que j’écrive des lettres à mes parents. Il pensait que j’étais trop proche de ma mère et qu’il fallait retisser un lien avec mon père, pour insister sur l’attrait du corps masculin.»

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/10/03/on-a-vraiment-l-impression-qu-on-va-finir-maudite-en-enfer-stephanie-b-a-subi-une-therapie-de-conversion-pour-guerir-de-son-homosexualite_6096932_4500055.html

 

Ce qui me surprend ici, ce qui me gêne dans cette nouvelle loi visant à interdire les thérapies de conversion, c’est l’extrémisme de ces personnes, l’extrémisme de cette jeune femme citée dans cet article.

 

«Le psychiatre en question a pris sa retraite, heureusement. Sinon j’aurais fait en sorte qu’il ne puisse plus exercer. Même si je ne sais pas vraiment ce que j’aurais pu faire ... Mais je m’inquiète de la façon dont elle sera appliquée. Il y a un flou entre un accompagnement spirituel, toléré, et une pression pour changer de sexualité.

Comme moi, certaines personnes sont volontaires pour ces thérapies, mais elles n’oseront pas porter plainte parce qu’elles ont honte ou qu’elles ne voient pas le problème. J’ai entendu des témoignages encore récemment. Mais ils sont rares, car les gens ont peur de parler. Certains sont vraiment détruits par ces thérapies.»

 
On nage en plein délire ! Donc demain, à toute personne qui viendra voir un psychologue ou un psychiatre au sujet de son homosexualité, que faudra-t-il leur dire ? Non, je ne peux pas vous aider ? Non, vous êtes normal.e ; ce sont les hétérosexuel.les qui sont des anormaux ? Les femmes devraient coucher avec les femmes et les hommes avec des hommes ? Si l’homosexualité n’est pas un problème, un trouble du genre, pourquoi tant de jeunes homosexuel.les se suicident-ils ? À cause du regard de la société, des messages transmis par les médias ? Faudra-t-il cacher ou interdire l’hétérosexualité pour que les jeunes homosexuel.les ne se sentent plus mal dans leur peau ou dans leur sexe ? 
 

N’y a-t-il pas un extrémisme et/ou une insincérité dans ce combat des députées LREM et des groupes de pression LGBTQ+ ? Toutes les formes de sexualité doivent donc être considérées comme normales, acceptables ? Et on ne doit ni être jugé.e, ni tenté.e de s’en faire soigner ?

 

Et pourtant, il existe une forme de sexualité qui se voit ces adeptes être traités de #porcs et de #pervers : les hommes blancs âgés, ceux que l’on considère comme les bénéficiaires du patriarcat. Ces groupes de féministes et de LGBTQ+ ne jugent et ne condamnent qu’un seul groupe, les hommes blancs qui se font traiter de #porcs s’ils draguent des femmes, et de #vieux #pervers s’ils s'intéressent à des filles plus jeunes qu’eux ! Hommes blancs par opposition aux hommes noirs qui eux bénéficient de la protection de l’intersectionnalité («concept visant à révéler la pluralité des discriminations de classe, de sexe et de race»). À partir de quel âge un homme blanc n’a-t-il plus droit à avoir une sexualité, des envies de sexe, à moins d’être gay ? Trente ans ? Quarante ans ? Cinquante ans ? Bizarre que la tolérance prescrite à l’ensemble de la société ne s’applique pas à eux ? Qu’ils doivent devenir invisibles ? Exclus parce que trop vieux. Simplement parce qu’ils sont le patriarcat ? 

 

Encore et toujours, on trouve la même dissimulation ; un sexisme qui ne dit pas son nom. Un sexisme contre les hommes, blancs, contre les #porcs, contre les #pervers. Et il suffit d’être un homme blanc pour avoir droit à ces qualificatifs, à moins de prêter allégeance à leurs idées extrémistes.

 

Je ne me prononcerais pas sur l’idée de savoir si l’homosexualité est un trouble de la personnalité ou bien une attitude normale. Mais comme en toute personnalité, il y a des traits de notre caractère qui nous posent problème. Parfois, ou le plus souvent, on essaie de faire avec, seul, de se contrôler, d’aller de l’avant. Et d’autre fois, On a besoin d’aide. Qu’est-ce qu’une thérapie de conversion ? Dans l’exemple donné ci-dessus, on s’aperçoit que ce qui est nommé ‘violence’ par cette homosexuelle, qui cherchait pourtant à s’en soigner, à être normale, n’est que banale psychiatrie. Si tous les patients mis sous antidépresseurs poursuivaient leurs médecins et cherchaient à les empêcher d’exercer, cela ferait un grand vide dans la profession !!!

 

L’alcoolisme est-il une maladie ? Le tabagisme est-il une maladie ou une dépendance ? Combien de temps pourra-t-on encore se faire soigner de l’alcoolisme, de la dépendance à la drogue, de l’addiction à telle ou telle drogue, avant que ces méthodes de soin, qui pour certaines doivent correspondre à la définition de thérapies de conversion, ne soient également considérées comme des crimes et des délits et ne deviennent interdit ?

 

Pour ma part, je pense que l’homosexualité et tout ce qui correspond aux initiales LGBTQ+ est un trouble de la personnalité ou plutôt du genre, qui se nourrit de nos relations à nos parents, de ce que nous avons vécu dans notre enfance, de ce que nous avons compris de ce qui nous entourait dans notre enfance. Nait-on LGBTQ+ ou le devient-on ? Est-il normal de ne pas se reconnaître dans son sexe de naissance ? Mais au fond, personne n’est normal ! Absolument personne. Nous sommes tous du fait de nos expériences personnelles, accumulées depuis notre plus tendre enfance, dès le ventre de notre mère, des personnes singulières, névrosées voire malades. Et nous avons tous besoin d’aide.

 

Et ce besoin d’interdire certains types de thérapies sous prétexte qu’elles prétendraient que l’homosexualité peut être soignée me semble constituer une violation de ce que doit être la loi française, autre chose qu’une attaque des groupes de pression LGBTQ+ pour sanctuariser leurs propres déviances sexuelles.

 

 

Saucratès


10/10/2021
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France, pays d’interdictions

France, pays d’interdictions
Par Saucratès 


La France est un pays d’interdictions, ou plutôt d’obligations assorties d’amendes. On est ainsi l’un des rares pays d’Europe et du monde (si on oublie la Chine et les United States of America de Biden) à avoir rendu obligatoire la vaccination contre le Covid 19, à moins d’être totalement exclu de la vie publique. Interdit de cinéma, de restaurant, de bar, d’exposition, même lorsqu’elles se tiennent dans des églises ... interdiction de travailler dans certains métiers de réception du public ou professions de santé, et bientôt interdiction d’apprendre ou de se former ...

 

La France confond allègrement les interdictions, les obligations et le respect de la santé et de la sécurité des personnes. L’obligation du port du masque est une autre obligation sous peine de sanction, merveilleuse trouvaille ressuscitée des années 1919 de grippe espagnole, mais pourquoi est-il si nécessaire d’utiliser la menace de la sanction. Pourquoi le pouvoir a-t-il si peu confiance dans le peuple français qu’il se sente obligé d’imposer l’obligation et la menace de la sanction ?

 

L’exemple de la route et de la circulation automobile est le grand argument de nos amis pro-vaccins quant à la nécessité de limiter nos libertés. Nos amis pro-vaccins adorent si les stops et les limitations de vitesse, nécessaires à notre sécurité selon eux. Mais mon fils Nicolas me demandait ce matin la raison du A d’apprenti que doivent porter a l’arrière de leurs véhicules les jeunes chauffeurs de moins de trois ans. Voilà encore une obligation à la Con ! Si un jeune chauffeur ne porte pas son A au cul, il écopera d’une amende. À quoi sert donc ce A ? Les protègent-ils ? Non. Quand vous voyez un automobiliste qui conduit comme un pied, vous pensez juste qu’il conduit comme un pied. Mais si il a un A au cul, vous envisagez déjà à l’avance qu’il ne sait pas conduire et qu'il faut le dépasser le plus vite possible ! Ou que vous pouvez l’insulter. Mais ce non respect de l’affichage du A vaudra à un jeune conducteur pris en faite sans son A une amende dissuasive.

 

La France est la championne de ces idioties, de ces obligations idiotes et stupides, tout ceci pour la sécurité (malgré eux) des français. Aujourd’hui, depuis les gilets jaunes, on sait qu’il est interdit de manifester en France. On n’est autorisé de manifester que si on prévient les autorités du trajet et des moyens de contrôle de la manifestation pris par les organisateurs ! 

Et nos chères députées LREM ont eu l’extrêmement bonne idée de proposer un nouveau texte interdisant les thérapies de conversion des homosexuels. C’est clair, il manquait encore quelques interdictions en France ! 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/10/05/therapies-de-conversion-des-homosexuels-que-changera-la-creation-d-un-nouveau-delit_6097141_4355770.html

 

https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2021/10/03/on-a-vraiment-l-impression-qu-on-va-finir-maudite-en-enfer-stephanie-b-a-subi-une-therapie-de-conversion-pour-guerir-de-son-homosexualite_6096932_4500055.html


On tombe ici en plein débat philosophique. À l’heure des mouvements de pression LGBTQ+, il est de très mauvais ton de dire que l’homosexualité est un dérèglement de la personnalité. Non, l’homosexualité, qui n’est pas encore devenue la norme sexuelle (mais cela ne saurait tarder), est considérée par les mouvements LGBTQ+ comme une simple remise en cause du genre. Et ce projet de loi vise à criminaliser toute autre opinion de l’homosexualité, ou trouble du genre, et à interdire que des parents, des amis, des homosexuels, puissent chercher à faire guérir, ou à se guérir, de cette forme de souffrance. Dire cela me fait probablement tomber sous le joug de cette loi ou d’une autre. On ne guérit que d’une maladie.

 

Vive la répression. Vive les interdictions. Et le plus triste, c’est que ceux qui pondent ces lois liberticides sont les premiers à se présenter comme libéraux. Et ceux qui pondent ses lois sont aussi ceux qui soit ont écrit en 1968 «il est interdit d’interdire», soit se réclament de ce mouvement de mai 1968. Quelle tristesse ! Tous ces journalistes se taisent, véhiculent justement ces opinions visant à criminaliser toutes les opinions qui ne se sont pas conformes à leur doxa libérale ! N’est interdit que ce qui défend des valeurs contraires à leurs propres normes.

 

 

Saucratès 


09/10/2021
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Est-il encore possible de parler d’un projet européen commun ?

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 12 septembre 2021

 

Est-il encore possible de parler d’un projet européen commun ? Les réactions indignées ou consternées aux derniers propos de Michel Barnier peuvent permettre de mesurer l’écart abyssal existant entre les représentations de nos élites et le sentiment populaire, qui est, je le crains, fondamentalement anti-européen.

 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/09/10/a-bruxelles-les-propos-de-michel-barnier-sement-la-consternation_6094228_823448.html

 

Il y a de toute façon un tel écart entre les élites politiques, judiciaires ou administratives, et le peuple que je pense que l’on se rapproche de plus en plus d’une révolution populiste. Je lisais hier que l’homme accusé et condamné pour avoir giflé le président Macron était sorti de prison. Il avait été condamné à quatre mois de prison qu’il a intégralement dû purger. Quelqu’un vole, tue, assassine, vend de la drogue et il ne partira pas en prison s’il est condamné à moins de deux ans de prison, mais lui a dû effectuer l’intégralité de ses quatre mois de prison auxquels il avait été condamné. C’est tellement grave de gifler Macron, tellement plus grave que de vendre de la drogue, voler de pauvres gens ou des voitures, ou assassiner des gens. On s’attaque au président de la République, à nous-mêmes, comme si ce mec, que les médias ont fait élire en manipulant l’opinion public, pouvait nous représenter !

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/emmanuel-macron-gifle-damien-tarel-est-sorti-de-prison-ce-samedi_AN-202109110033.html

Ce patriote s’appelle Damien Tarel. Et il est clair qu’il est terrible que la justice française soit à ce point instrumentalisée par les puissants qui nous contrôlent. Ce gars, ce patriote, n’avait rien à faire en prison. Il s’était investi d’une tache face à Macron et face au mépris dont les gilets jaunes et les contestataires du pass sanitaire avaient fait l’objet, et il avait raison. Macron ne devrait pas aller à la rencontre de la foule, des français ! Valérie Giscard d’Estaing pouvait s’inviter à l’improviste chez des francais, à la fin des années 1970, mais cet homme était le président des français ... Ce n’est pas le cas d’Emmanuel Macron ; lui ne peut que s’inviter peut-être à la seule table des milliardaires... et encore. C’était Sarkozy qui le pouvait.

 

De la même manière, ces mêmes élites vont faire condamner Cassandre Fristot pour sa pancarte que les élites, les journalistes, tout ce que la France compte de bien-pensants, estiment antisémite. Une liste de noms dont une partie est de connotation juive associée aux termes «Qui» et «Traitres» suffit pour être traité d’antisémite ? Nul besoin d’être antisémite, nul besoin d’être néonazi, écrire un nom juif sur un pancarte suffit donc pour être catalogué comme antisémite ? Heureusement que Macron n’est pas juif ; on ne pourrait pas écrire son nom sur une pancarte ni sur un bulletin de vote ... Au fait, son nom était sur la pancarte de Cassandre Fristot, est-ce pour cette raison qu’elle est poursuivie ? 

 

Pour en revenir à l’Europe, et à cette petite phrase de Michel Barnier, grand européaniste que l’on croyait convaincu, lui le commissaire européen qui a eu à gérer les négociations du Brexit face aux britanniques et aux négociateurs de Boris Johnson, 

«Il faut retrouver notre souveraineté juridique» sur la question des migrations, a-t-il lancé à l’auditoire, et ne pas être «menacés en permanence d’un arrêt ou d’une condamnation de la Cour de justice européenne ou de la Convention des droits de l’homme, ou d’une interprétation de notre propre institution judiciaire». (source Le Monde)

 

Il a évidemment raison. Il ne faut pas que notre politique migratoire noue soit dictées par nos voisins européens ou par les instances de Bruxelles. Il ne faut pas que sous couvert de libre circulation des personnes, on se trouve obligé de donner l’asile à tous les déboutés afghans du droit d’asile allemand. Il ne faut pas que sous couvert de ce même droit de libre circulation, la Sécurité Sociale française soit obligée de payer les tests PCR des citoyens belges qui passent la frontière française parce que c’était encore gratuit en France. Et ainsi de suite. 

La construction européenne est aujourd’hui un échec. C’est devenu un système judiciaire permettant à tous les réseaux criminels, les ONG et autres, de manipuler le système pour détruire la France. Les britanniques ont pris leur indépendance juste à temps. Ce qui semblait être une erreur catastrophique etait peut-être un geste visionnaire. Quitter la construction européenne avant qu’elle ne se transforme en cette machine à broyer les institutions et les nations qui l’ont construites et qui l’ont constituées.

 

Le Frexit n’est peut-être pas cette erreur abominable que l’on croit. Mais est-il encore possible de quitter l’Europe ? L’Allemagne nous laisser a-t-elle encore faire ? 

 

Saucratès


12/09/2021
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Élections locales et abstention - Entre incompréhension et risque démocratique

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 27 juin 2021


Les élections régionales de juin 2021 auront donc été le révélateur que la France a un problème d’abstention. Au premier tour, au niveau national, l’abstention aurait ainsi atteint près de 70%. Au-delà de la déroute électorale subie par la majorité présidentielle, cette abstention serait interprétée comme un désaveu des électeurs vis-à-vis de leurs elus. Un certain nombre d’interventions politiques ou publiques m’ont profondément ennuyé a la suite de ce premier tour et de l’annonce de ces résultats. Marine Le Pen en a ainsi appelé à ces électeurs, estimant qu’ils ne s’étaient pas déplacés pour partir voter. Mais cela signifie qu’elle nie que les sympathisants du Rassemblement National puissent voter différemment aux élections locales et aux élections nationales comme l'élection présidentielle ! C’est un peu comme si elle pensait que ses électeurs lui appartenaient, que leurs votes devaient lui être acquis. 

L’intervention de M. Bardella du Rassemblement National m’a aussi profondément interpelé, notamment lorsqu’il a estimé que l’abstention signifiait que les électeurs ne connaissaient pas les attributions des régions et des départements et que la réponse à apporter à cette méconnaissance était toujours plus de simplification administrative. Quel peut bien être l’intérêt de voter RN si, comme Macron, le RN n’a pour seule idéologie que la simplification administrative, donc la fusion des institutions administratives françaises ? Quel peut bien être l’intérêt de voter RN si on doit voir s’appliquer les mêmes politiques, voir les mêmes idéologies à l’œuvre, avoir des élus qui appliquent les mêmes recettes ?

 

L’intervention de quelques representants ou porte-paroles du gouvernement, et de nombreux commentateurs journalistes de la même sensibilité que le président Macron m’a également encore plus ennuyé. Emmanuel Macron devait intervenir après les élections pour faire des propositions en vue de tirer les enseignements de ces élections regionales et départementales et réconcilier les franacais avec la politique. C’était notamment l’antienne de nombreux et nombreuses journalistes, selon lesquelles l’une des promesses du candidat Emmanuel Macron était de reconcilier les électeurs avec la politique et qu’ils, qu’elles étaient en attente de propositions de sa part. Les partisans de son gouvernement parlaient plus volontiers de la vieille politique et des vieux partis, qui étaient ceux-là même qui s’en tirait plutôt bien dans ces élections. 

Evidemment, pour un partisan comme moi du «c’était mieux avant», ce genre de discours des partisans d’Emmanuel Macron ne pouvait pas passer. Ce type, qui a été élu sur la base d’un extraordinaire coup de chance et d’un extraordinaire casse politique, d’un holdup médiatique et d’un hold up de nos institutions politiques, se pose ainsi en paragon de la nouvelle politique, de la fin des partis traditionnels. Mais il n’est qu’une anicroche dans le fonctionnement normal de nos institutions démocratiques. Un accident de l’histoire.

Est-il nécessaire de réconcilier les français et la politique ? Si c’est pour faire élire des représentants du grand patronat et de la finance, qu’on nous présentera comme le gendre idéal, le fils idéal, Non.

 

Si c’est pour réconcilier avec la politique des personnes qui croient qu’ils ne doivent voter pour des gens que si ces personnes leur ont apporté ou leur ont donné quelque chose, Non plus. 

Si seulement 20% ou 30% du corps électoral comprend que participer au choix de ses représentants, de ses élus est important, sans qu’il ne soit question que ces élus ou ces représentants leur aient apporté quelque chose, c’est que seulement 20% ou 30% des électeurs méritent de voter, que les voix des autres ne servent à rien. Cela peut aussi être le signe que le suffrage universel n’a aucun intérêt et qu’il faut un certain bagage intellectuel pour comprendre l’intérêt du vote (et le niveau de formation n’a absolument aucune espèce d’importance dans cette notion de bagage intellectuel). Au fond, cela peut être un signe que le suffrage censitaire était bien plus indiqué que le suffrage universel. 

Au fond, rendre le Droit de vote obligatoire serait une bonne solution, mais plutôt que d’imposer le paiement d’une amende, mesure idiote et stupide, il vaudrait beaucoup mieux prévoir de supprimer des listes électorales les électeurs abstentionnistes. En prévoyant néanmoins une possibilité de confirmer leurs inscriptions sur les listes électorales pour les électeurs de bonne foi qui auraient réellement oublié ou qui auraient eu de bonnes raisons. En somme, non pas taper au portefeuille une nouvelle fois les abstentionnistes, non pas imposer des excuses légitimes, mais imposer un parcours administratif compliqué aux abstentionnistes afin que le vote devienne un acte véritablement citoyen. Ceux qui auront fait le choix d’arrêter de voter, pour des motifs souvent idiots, seront retirés des listes électorales. Pourquoi les maintenir parmi les inscrits puisqu’ils ont fait profession de ne plus voter !

 

La pire des solutions serait l’option retenue par le gouvernement dans son propre intérêt, dans le seul intérêt de ceux qui nous dirigent aujourd’hui, ces LREM qui ne représentent qu’eux-mêmes, c’est-à-dire des élus de droite et de gauche, des hauts cadres de la fonction publique ou des entreprises, des responsables des ressources humaines et des psychopathes sociaux, cette option de rendre possible le vote par correspondance, le vote électronique, parce que c’est moderne, parce que c’est magique, parce que cela permet, comme pour l’élection de Joe Biden, de tricher et de voler les résultats des élections !

 

Parce que le vote par correspondance a longtemps été refusé par le Parlement français pour de véritables raisons de fraudes potentielles. Et il ne faudrait pas qu’Emmanuel Macron le fasse passer aux forceps  pour lui permettre de remporter les prochaines élections présidentielles sans que l’on puisse prendre en compte les craintes légitimes pour la démocratie !

 

 

Saucratès


27/06/2021
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La France : une démocratie ?

Saint-Denis de la Réunion, dimanche 2 mai 2021


Qu’est-ce qu’une démocratie ? C’est un régime politique qui défend et reconnaît un certain nombre de libertés publiques et de droits à ses citoyens, ainsi qu‘une forme d’organisation des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs particulière qui permet et garanti leur indépendance les uns des autres, de façon à sécuriser les libertés de leurs compatriotes, des citoyens appartenant à cet État. Voilà la manière dont je serais enclin à définir ce que serait une démocratie.

 

Si on se réfère à Wikipédia, la définition de la démocratie est plus courte et plus simple : «il désigne aujourd'hui tout système politique dans lequel le peuple est souverain». Souveraineté du peuple : notion que j’ai complètement éludé dans ma définition. Et notion totalement inopérante ; la France est certainement considérée par Wikipedia actuellement comme une grande démocratie, et pourtant, comment peut-on oser affirmer que c’est le peuple qui est le souverain, alors que ce peuple est bâillonné et que son vote est subtilisé par des politiques ! Le vote pour le citoyen lambda n’est qu’une possibilité de choix parmi les moins pires des candidats possibles qui lui sont présentés. Et le plus souvent, ce sera le plus machiavélique, le plus manipulateur, le plus dangereux, le plus séduisant, le plus puissant des candidats qui sera le favori des médias et des urnes, celui qui attirera le plus, qui sera le plus mis en avant par les médias qui font les élections. Le principe de la «souveraineté du peuple» est ainsi une stupidité ; vrai dans la Grèce antique qui a inventé ce terme et cette notion, à notre connaissance, mais la souverainté du peuple n’est plus aujourd’hui qu'un concept abscons.

Wikipedia cite également des critères retenus par l'institut «Human Security Report Project» pour lister les démocraties et «évaluer la qualité des institutions et des processus politiques. Ce sont en particulier :

  • la manière dont est recruté l'exécutif (élection, nomination, pouvoir héréditaire, libre arbitre des électeurs…) ;
  • les moyens de contrôle sur l'action de l'exécutif (autres pouvoirs : législatif et judiciaire…) ;
  • la manière dont est traitée la concurrence politique (opposition des partis politiques, contre-pouvoirs comme la presse ou l'opinion publique…)»

 

Ces critères me semblent offrir une vision plus large de ce que peut représenter une démocratie, et au fond, ils recouvrent bien mieux la définition que celle reposant sur la souveraineté du peuple.
 
La France correspond-t-elle à une démocratie selon ces critères ou selon ma propre définition ? On parle de cette France, de ce régime politique, qui a imposé pour des raisons sanitaires le confinement de l’ensemble de sa population par temps de paix, pour des raisons d’epidemie de coronavirus, non pas en faisant appel à la conscience des citoyens, mais en recourant à la répression policière, en leur laissant la liberté totale d’apprécier la véracité des motifs invoqués et de sanctionner par des amendes le respect ou l’irrespect du confinement et le port ou le non-port du masque. On parle de ce régime policier qui a arrêté, emprisonné, condamné, embastillé, des dizaines de milliers de manifestants, de gilets jaunes parce qu’ils envisageaient de manifester contre ce gouvernement et le président de la République, parce qu’ils détenaient des masques à gaz, des matraques ou des boucliers, ou parfois pour rien. Il est interdit en France de vouloir se protéger des violences policières !
 
On parle aussi de cette France qui élimine les concurrents politiques, les potentiels rivaux du candidat des puissants de ce monde, du désormais président de la République qui doit être réélu ? Cette même France qui a éliminé médiatiquement puis judiciairement François Fillon en 2017 et maintenant Nicolas Sarkozy en vue de l’élection de 2022. Sans oublier les poursuites en cours contre Marine Le Pen ? On parle de cette France où la tentation grandit de faire disparaître, de déclarer antirépublicain le Rassemblement National de cette même Marine Le Pen, au fur et à mesure que le vote RN progresse dans l’opinion publique.

Le RN ne représentait aucun danger en 2002 où son score a atteint 80/20. En 2017, son score était de 66/33 et il grossit. Quand des électeurs qui se sont crus socialistes toute leur vie, comme moi, en arrivent à penser que le front républicain devrait conduire à voter pour n’importe qui lors de la prochaine élection présidentielle, sauf pour Emmanuel Macron, c’est que soit ces électeurs sont devenus fous, soit la France va extrêmement mal.

Nous ne sommes plus dans une démocratie. Nous sommes désormais dans un État controlé par un groupe, de politiques qui ont fui de droite et de gauche pour s’encarter dans le nouveau parti ni de droite ni de gauche d’Emmanuel Macron, de journalistes, d’experts en tout genre. Nous sommes dans une démocratie mediatique contrôlée par ce groupe de puissants ou d’influents, qui contrôlent l’image donnée de cette opinion. Comment être capable de se compter, comment être capable de savoir que nous sommes une multitude à en avoir ras le bol si les médias donnent une fausse image de notre nombre et de nos combats. 

Lorsque la France ne sera plus que l’ombre d’une démocratie, où un despote et ses sbires se maintiendront au pouvoir de la même manière que Poutine le fait en Russie, en s’asseyant sur les lois et sur la Constitution, non pas par la force militaire, mais par l’endormissement médiatique et la répression militaire de leurs rares opposants gilets jaunes, présentés par les médias à la solde des puissants comme des fous et des extrémistes, comme c’est aujourd’hui le cas, il sera peut-être trop tard, ou alors, il sera peut-être temps de se révolter.

 
 
Saucratès

02/05/2021
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