Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Projet pour une alternance de gauche en deux mille douze (1)

Réflexion sept (1er mars 2011)
Les idées de Dominique Galuzeau de Villepin ...

Quelques pistes de réflexion pour le parti socialiste ...

 

Quel est le positionnement de l'ancien premier ministre Dominique Galouzeau de Villepin dans la sphère politique française ? Cela ne paraît peut-être plus très clair ! Est-il encore de droite ou doit-il désormais être rattaché à la gauche ? La droite sociale ? Mais s'agit-il d'une posture électoraliste ou d'une véritable évolution sociale du personnage et de ses idées ... Qu'au demeurant j'apprécie énormément ...

 

Il fut un très bon ministre des affaires étrangères de la France, notamment à l'occasion de quelques mémorables discours prononcés auprès des Nations unies. Il participa au refus français de suivre les Etats-Unis dans leur croisade contre les forces du mal en Irak ... Et la suite lui donnera raison ... Pourquoi en effet s'attaquer à un dictateur particulier irakien, si ce n'est pour de sombres histoires de vengeance ou de sombres histoires de pétrole, lorsque l'Occident appuie des dizaines d'autres régimes dictatoriaux sont aucunement s'interroger ?

 

Il fut un premier ministre beaucoup plus passable, même s'il avait beaucoup de classe et de culture, à la différence de nombre d'autres de ses homologues de droite. L'histoire du contrat première embauche fut notamment une erreur monumentale, où le rôle de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, est vraisemblablement minoré. Dominique de Villepin fit l'erreur de s'attaquer à la jeunesse française, tellement facilement manipulable (et manipulée) par des syndicats étudiants et lycéens gauchistes. Au-delà de l'aberration de créer un Smic jeune, dont les effets sur le marché de l'emploi aurait peut-être eu des effets indésirables importants, il faut noter que Nicolas Sarkozy n'hésita pas à prôner le retrait du texte dès lors qu'il en obtint l'éviction politique de son plus dangereux rival. Dominique de Villepin perdit en effet dans cette histoire toute stature présidentielle. Sans cela, Nicolas Sarkozy aurait défendu une position beaucoup plus dure, comme l'imposition par la force de la réforme des retraites le prouve suffisamment.

 

Ses déboires judiciaires dans l'affaire Clearstream ne sont que la suite d'un combat à mort engagé avec Nicolas Sarkozy. Que Nicolas Sarkozy ait un certain nombre de casseroles et ait trempé dans un certain nombre d'histoires louches me paraît plus que probable ... J'ai en effet de la peine à l'imaginer en bon contribuable, honnête travailleur, tout en ayant amassé une fortune conséquente de plusieurs millions d'euros (placée en assurance-vie). Mais l'on n'en saura vraisemblablement jamais rien de tout cela ...

 

Dominique de Villepin est aujourd'hui apparemment en rupture avec l'UMP dont il n'a pas repris la carte d'adhérent. Mais il a été reçu à l'Elysée par le président de la République, jeudi 24 février 2011, dans le cadre de la préparation du G20, à l'invitation du chef de l'état, et certainement grâce à l'appui de certains conseillers ou amis communs.

 

Le projet politique qu'il se propose de lancer dans les prochains mois au nom de son nouveau parti politique, République solidaire, présente quelques propositions intéressantes.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/26/dominique-de-villepin-je-veux-proposer-une-refondation-francaise_1485375_823448.html

 

1. Un revenu citoyen d'environ 850 euros pour tous les français ayant des revenus inférieurs au revenu médian, soit environ 1.500 euros mensuel, qui serait garanti et versé de façon dégressive jusqu'à ce niveau de revenu ... Je n'agrée pas à cette première proposition, qui aura selon moi un double effet d'encouragement du travail non déclaré, au noir, et de désincitation à rechercher un travail, puisque le niveau de revenu ne variera pas que l'on ait un travail rémunéré ou non. Cette proposition revient sur les avancées du revenu social d'activité (RSA) par rapport au revenu minimum d'insertion (RMI).

 

Je ne suis pas contre l'existence d'un revenu citoyen, mais il faudrait alors le généraliser à tous les citoyens, sans niveau de revenu ... et notamment permettre à tous les contribuables, ceux qui le financeront notamment pour partie, d'en bénéficier ... Evidemment, cela implique d'en doubler le nombre de bénéficiaires, puisque Dominique de Villepin le limite à ceux qui touchent en dessous du revenu médian. Le montant également apparaît excessif et pourrait être ramené au niveau du RSA. Evidemment, cette proposition présente-t-elle beaucoup d'intérêts ? Pour ceux dont les revenus sont très élevés, ce revenu citoyen ne sera qu'un peu d'argent de poche pour les enfants ...

 

Le revenu citoyen ne me semble pas intéressant comme idée, même s'il peut être vendeur en tant que promesse électorale pour tous ceux qui y verrait une possibilité de recevoir un peu plus de l'état ... Il me semble qu'il faudrait au contraire décourager toute possibilité pour tous ceux qui profitent des systèmes d'assistance sociale de cumuler ces revenus et une activité non déclarée. Les bénéficiaires du RSA et du RMI, comme des allocations femmes seules de la CAF, devraient ainsi être astreints à effectuer des travaux d'intérêt général pour les communes et les départements, de telle sorte que les aides qu'ils perçoivent cessent d'être un dû mais deviennent à l'inverse une aide méritée. Et tant pis alors pour tous ceux qui refusent de travailler ou qui perdraient alors la possibilité de cumuler revenus sociaux et salaires non déclarés et non imposés.

 

2. Une fiscalité simplifiée, plus progressive, plus redistributive, avec un impôt fort sur les successions, pour traiter le vrai problème de répartition des richesses en France ... Je suis par contre sur ce sujet en total accord avec Dominique de Villepin. Il propose en quelque sorte de revenir sur toute la politique menée par la droite au cours de ces dernières années, et notamment avec celle de Nicolas Sarkozy.

 

Je préconiserais surtout de supprimer la majeure partie des niches fiscales privilégiant telles ou telles activités ou lobbies ... de telle sorte que l'impôt qui soit payé par chaque contribuable soit celui qui doive être payé, quelque soit la compétence ou les artifices retenus par les conseillers fiscalistes des uns et des autres. Je préconiserais de maintenir le seul quotient familial et les déductions pour frais professionnels de certaines professions. Par contre, toutes les autres niches fiscales trouveraient avantage à être supprimées immédiatement, que ce soit les déductions pour participation aux sociétés non côtées, pour emploi de personnel à domicile, pour frais de garde ou frais de scolarité, pour défiscalisation outre-mer, même pour les avantages fiscaux acquis sur plusieurs années (immobilier notamment et défiscalisation outre-mer). Il en irait de même par la fiscalité des professions indépendantes ou des artisans, qui font passer sur leur entreprise leurs dépenses personnelles, ou le régime du micro-foncier ou autres aberrations.

 

3. Promouvoir de nouveaux services publics, notamment en matière bancaire et dans le domaine du logement. Il propose notamment de créer une dizaine de grands ministères stratégiques ... Cette proposition rompt une nouvelle fois avec la politique libérale menée par la droite depuis une bonne décennie. Tout particulièrement en matière bancaire, il est clair que les banques gèrent un bien public premier, indispensable à la vie en société. Est-il normal que l'activité de banque de réseau soit la vache à lait de la finance moderne et permette de couvrir les errements de la finance folle ? Faire de la banque de réseau un nouveau service public me semble une bonne solution, même s'il doit demeurer des banques de réseau privée en parallèle, au moins pour servir de benchmark au service public, sinon on peut risquer de prendre du retard sur nos concurrents ... Mais cela impose aussi d'obtenir une séparation étanche entre l'activité de banque de réseau et les autres activités financières à risque, comme cela existait autrefois en France avant la Loi bancaire de 1984 ou aux Etats-Unis avec la compartimentation de l'activité bancaire.

 

4. Aller jusqu'au bout de la décentralisation avec huit grandes régions métropolitaines dont les présidents seraient élus au suffrage universel ... Le président de la République pourrait réunir un conseil territorial, avec les présidents de région, pour développer une vraie vision stratégique, avec l'appui d'une agence de prévision et de planification économique ...

 

5. Proposer un modèle de cogestion à la française, en réservant aux salariés un tiers des places dans les conseils d'administration et les conseils de surveillance des entreprises ... Enfin une véritable place pour les salariés français au sein des entreprises françaises, enfin une véritable capacité d'action des représentants des salariés en leur sein, pour une véritable défense des droits de ces derniers, pour une participation aux décisions prises, pour une possibilité d'infléchir les politiques de délocalisation prise par des dirigeants et des actionnaires uniquement intéressés pour l'instant par l'aspect financier de leurs décisions stratégiques, sans égard pour l'aspect des emplois et des salaires. A terme néanmoins, c'est vers une véritable parité entre salariés et patrons vers laquelle il faudra aller dans le modèle de la cogestion à la française.

 

Mais il est bizarre que cette proposition soit portée par un membre de la droite, ex adhérent de l'UMP et ancien premier-ministre UMP de la France ... Alors que le parti socialiste n'a même jamais porté présenté une telle proposition et que même les syndicats de travailleurs n'osent plus revendiquer quelque chose d'aussi avancé socialement parlant !

http://www.neoprofs.org/t21678-le-baron-dominique-marie-francois-rene-galouzeau-de-villepin-fonde-republique-solidaire

 

 

Réflexion six (26 janvier 2010)

Rétablir une justice sociale en France ...


Ce point peut constituer une pierre d'angle d'un programme commun d'alternance à la politique libérale de Nicolas Sarkozy. Car sa politique libérale a laissé ce sujet en jachère depuis le début de son quinquennat (c'était aussi vrai du deuxième quinquennat de Jacques Chirac) ... Mais il faut d'abord définir ce que l'on entend par «justice sociale» ...


Il y a deux acceptations possibles à ce terme de justice sociale, qui n'ont pas la même capacité d'adhésion multipartisane. On peut entendre par justice sociale une politique exclusivement concentrée sur les publics les plus démunis (précaires, sans emploi, sans domicile, sans papier ...) mais cette politique, souvent mise en oeuvre par les socialistes sous les présidences de François Miterrand (revenu minimum d'insertion, CMU ...), ne peut correspondre qu'à la vision de l'électorat d'extrême gauche et pour partie de gauche ... Les électeurs de centre-gauche et de centre-droit ne peuvent en aucun cas se reconnaître dans un tel programme, puisqu'ils en connaissent désormais les conséquences sociales et financières : une dérive des comptes sociaux de la sécurité sociale, et par voie de conséquence une réduction des niveaux de remboursement pour les autres usagers de la sécurité sociale, qui paient les dérives des autres ...


La deuxième acceptation au terme de justice sociale doit reposer sur une vision plus large de cette notion, en l'opposant aux années fric, strass et paillettes de la présidence de Nicolas Sarkozy. Il ne faut plus seulement se focaliser sur les classes déshéritées, exclues, en faisant comme si les classes moyennes étaient automatiquement des nantis, sans problème, sans peur, sans perte de repères. Il ne faut pas oublier la peur du désascenseur social de la majeure partie des classes moyennes et de leurs craintes pour le devenir futur de leurs enfants. Il faut une politique volontariste de rééquilibrage des salaires et des revenus entre très riches et pauvres ou moins pauvres. On ne doit plus voir des patrons touchant plusieurs millions d'euros par an lorsque leurs entreprises font des milliards de perte, licencient par milliers leurs salariés, ou les payent à peine au SMIC, en se plaignant par ailleurs du coût du travail en France. On ne doit plus voir ces patrons délocaliser leur production vers des pays à bas salaire et sans protection sociale, pour continuer à dégager les profits les plus élevés, dans une course au moins-disant social, pour le bénéfice de quelques dirigeants et de quelques actionnaires. On ne doit plus accepter de voir de telles disparités de salaires et de fortune dans la société française, et accepter en plus que la république diminue toujours plus la pression fiscale pour permettre à ces gens-là de s'enrichir toujours plus ...


Le sujet de la justice sociale doit être une véritable occasion de rassembler une majorité de français autour des principes de la république française, autour de l'égalité devant la charge de l'impôt, autour de l'idée que chacun doit participer à l'entretien de la cité, de la société, à hauteur de ses capacités, et de ce que cette société lui a accordé.


Le thème de la justice sociale doit reposer sur une nouvelle politique d'incitation vis-à-vis des entreprises, sur une réflexion autour de la place de l'impôt, autour du niveau souhaité des plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu, sur le bouclier fiscal (qui peut éventuellement se comprendre mais à un taux vraisemblablement beaucoup plus élevé, autour de 70% à 80% ... il serait compréhensible de ne pas imposer une personne sur la totalité ou au delà de ses revenus ... et en excluant peut-être de l'assiette de l'IS la valeur de son domicile principal ... il est en effet aberrant que des retraités voient leur retraite être ponctionnée par le paiement d'un impôt sur la fortune reposant sur la valeur de leur appartement hausmannien à Paris, même s'il s'agit d'un luxe ...) et enfin sur le niveau de couverture sociale indispensable dans une démocratie comme la France ...


Dans le cas où la justice sociale ne serait plus vu comme la remise en cause des avantages des classes moyennes, lorsque les plus riches d'entre les français sont royalement épargnés de tout effort financier, il serait possible de sauvegarder les situations des plus précaires, des sans-emplois ... Est-il normal que le chômage soit une descente aux enfers, que le traitement statistique des chiffres où la recherche de la faute, de l'absence de déclaration, de l'oubli de pointage, serve de politique pour faire baisser les taux de chômage ? Est-il normal que tant de jeunes, de chômeurs, soient exclus du régime de l'assurance chômage, tombent en fin de droit ou sans droit ? Il ne faut pas oublier que tous, tant que nous sommes, pouvant facilement tomber dans la trappe du chômage ... Il ne faut pas grand chose pour basculer dans la précarité, dans le non-emploi, dans l'inemployabilité, dans cette zone du marché du travail où l'on n'intéresse plus les employeurs, parce que l'on est trop vieux, trop jeune, trop basané, etc ...


Et cette justice sociale est indissociable d'une réflexion sur le niveau d'imposition, sur l'expatriation fiscale (tous ces riches contribuables français qui fuient la France ... footballeurs, artistes, patrons ... même si cela ne les empêche pas de continuer à vivre des achats des citoyens français, qui eux paient leurs impôts et les financent ...), sur le modèle économique et capitaliste de la société que nous voulons, que nous devons imposer, sur le modèle social que nous souhaitons pour la France ...

 

 

Réflexion cinq (28 décembre 2009)

Le problème des déséquilibres sociaux ...


Toute alliance politique entre la gauche, l'extrême-gauche, l'ultra-gauche et le centre-droit buttera nécessairement sur le problème des déséquilibres sociaux et du niveau optimal de couverture sociale. Sur ce point, les positions des uns et des autres sont fortement éloignés, à des années lumières.


Sur le problème même de l'existence d'un déséquilibre de financement des régimes de sécurité sociale, je ne pense pas qu'il y ait véritablement désaccord entre les différents partis politiques. Un déficit permanent de près de vingt milliards d'euros de la sécurité sociale, sans compter celui de Pôle emploi, n'est pas viable à long terme ; aucun parti ne peut valablement le prétendre. A fortiori en présence de déficits également abyssaux des finances publiques étatiques, dépassant le seuil de 3% du PIB ...


Les désaccords s'observeront par contre sur les raisons avancées à ces déficits sociaux et sur les solutions qui pourraient être proposées pour redresser les comptes sociaux. Du côté des partis gauche et d'extrême-gauche, la raison de ces déficits sociaux s'expliquent principalement et avant tout par les abattements de charges sociales dont bénéficient les employeurs, assimilés limitativement aux grandes entreprises et aux riches particuliers. Dans l'esprit de cette analyse, l'annulation de tous les abattements de charges sociales dont bénéficient les employeurs permettraient de combler le déficit des régimes sociaux. Le déficit de la sécurité sociale ne serait pas ainsi dû à un excès de dépenses mais à une insuffisance de recettes sociales.


Du côté du centre-gauche et du centre-droit de cette éventuelle coalition, une telle explication est considérée comme un raccourci simpliste, notamment parce que ces exonérations de charges ont pour objectif de favoriser l'emploi salarié, et que rien ne permet de penser que l'annulation des abattements de charges serait sans effet sur le volume de l'emploi salarié total en France, notamment dans le tissu des petites entreprises, fortes créatrices d'emplois et fortes consommatrices d'abattements de charges, ou dans l'emploi à domicile par des particuliers, également fortement concernés par les abattements de charges ou les aides fiscales. Supprimer les abattements de charges sociales pourrait alors conduire à la situation inverse de l'effet recherché, d'une baisse des cotisations sociales versées par les employeurs et d'une hausse concommitante du chômage et des dépenses sociales (chômage) ... Par ailleurs, les employeurs concernés par ces abattements de charges ne sont pas que des gros capitalistes, comme voudrait le faire croire l'extrême-gauche, mais aussi de très nombreux artisans et petits entrepreneurs, ainsi que des ménages appartenant à la classe moyenne, s'offrant quelques heures de ménage par semaine. A l'inverse de la position de la gauche et de l'extrême-gauche, le centre-droit et le centre-gauche (comme plus largement la droite gouvernementale) estiment que la France soumet ses entreprises à une trop forte taxation du travail salarié, taxation qu'il faut réduire et non pas encore accroître. Le déficit de la sécurité sociale s'expliquerait alors pour ces partis politiques par un excès de dépenses sur les recettes, et par une situation économique défavorable ne permettant pas de créer suffisamment d'activité économique pour réduire les déficits et relancer l'emploi salarié.


Mais malgré des positions diamétralement opposées sur ce problème, un accord doit pouvoir être trouvé sur ce sujet, dès lors qu'il n'y a pas création ni de nouvelles dépenses sociales (genre CMU ou RMI), ni de nouveaux abattements de charges sociales proposés, mais au contraire des mesures incitatives de relance de l'emploi (genre des emplois jeunes) susceptibles de résorber les dépenses sociales, et une lutte contre les fraudes, que ce soit du côté des employeurs, des salariés, des médecins ou des patients ; fraudes que nul parti politique ne peut cautionner ni défendre.


Un autre point commun entre ces différents partis de coalition, de l'extrême-gauche au centre-droit, tient dans leur attachement au principe même d'une sécurité sociale commune à tous, telle qu'elle a été fondée au sortir de la seconde guerre mondiale. Les politiques de déremboursements successifs menées par les gouvernements libéraux de Chirac puis de Sarkozy contiennent le risque d'une sécurité sociale à deux vitesses, d'une privatisation rampante du système de soins et d'assurance maladie. L'absence de remboursement d'une floppée de médicaments et les prélèvements toujours plus importants sur les remboursements de soins rendent ainsi presque inutile l'existence de la sécurité sociale en matière de remboursement de médicaments. La défense de la sécurité sociale pourrait ainsi être un thème fédérateur et une vraie différence d'avec la politique libérale menée par les gouvernements successifs de Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac ...


Les écologistes ont-ils une position politique divergente sur les déficits des comptes sociaux ? Il existe un débat sur le remplacement des taxes sociales salariales et patronales par une TVA sociale ou verte assise sur les rejets de gaz à effet de serre ou sur le caractère non durable des produits en cause, qui reçoit plus ou moins l'appui des groupes écologistes. Cette solution présenterait l'avantage de diminuer la taxation du travail, et donc d'être favorable à l'emploi, tout en disposant d'une base de taxation normalement plus stable reposant sur la consommation des ménages plutôt que sur la masse des salaires ...


Evidemment, la taxe sociale a été combattue par le parti socialiste entre les deux tours des élections législatives de 2007, et a été rejetée par l'opinion publique à cette époque. Elle ressemble aussi à la taxe carbone instaurée par le gouvernement Sarkozy-Fillon, pour laquelle ces derniers ont promis que le produit serait systématiquement reversé aux ménages et aux entreprises. Le gouvernement Sarkozy-Fillon a également fait savoir que la base d'assise de cette taxe serait appelée à se réduire avec la diminution du contenu carbone des produits consommés ou produits ... mais nul n'ignore que cette réduction en carbone peut facilement être compensée par une hausse des niveaux de taxation ou une modification des échelles de taxation, comme par exemple sur les émissions de carbone des véhicules automobiles.


Un projet politique d'alternance regroupant les écologistes, la gauche, l'extrême-gauche et le centre-droit pourrait-il ainsi sans risque politique changer d'idée sur une TVA sociale et verte ? Il y a notamment l'argument d'une taxe pesant désormais sur les ménages consommateurs et non plus sur les entreprises, et qui toucherait de la même manière pauvres et riches, et même ceux qui étaient jusqu'à présent exclus du marché du travail et qui ne cotisaient donc pas ... Mais ces personnes-là sont justement les principaux bénéficiaires des régimes sociaux (pôle emploi, sécurité sociale ...) et il ne serait pas incompréhensible qu'ils participent au financement de ces régimes sur la base de leur consommation. Par ailleurs, la distinction entre des charges pesant sur les entreprises et sur les ménages a peu de sens, au sens où ce sont les ménages qui en dernier ressort paient toujours toutes les taxes incluses dans le prix des produits. Par ailleurs, si la compensation est totale entre la taxation des salaires et la TVA sociale et verte, elle devrait avoir peu d'effet sur les prix des produits et sur l'inflation, bénéficiant notamment aux productions fortement consommatrices de main d'oeuvre, au détriment des productions fortement capitalistiques et de services ...

 

 

Réflexion quatre (10 novembre 2009)

Un carrefour entre le communisme, le centre droit, l'écologie et le socialisme ...


Parler d'un programme d'alternance politique entre des positions situées à de telles distances sur l'échiquier politique nécessite également ou principalement de réfléchir sur ce qui sépare et rassemble chacun d'entre eux. Il peut être vain sinon de réfléchir à un programme politique sans savoir cela ... ou pire de parler d'augmentation des impôts ...


A une extrêmité de l'échiquier politique, on trouve les partis d'extrême gauche et le parti communiste. Les partis d'extrême gauche, Lutte Ouvrière et le NPA, ne sont pas des partis de gouvernement. Ils ne sont pas intéressés à participer à la prise de décisions politiques ni de choix gouvernementaux, qui risqueraient d'être vécu comme une traitrise vis-à-vis des camarades. Ils portent au contraire une vision révolutionnaire de la société et de l'action gouvernementale (l'attente du grand soir des travailleurs), comme le Parti communiste. Mais celui-ci a participé par le passé à des équipes gouvernementales, sous Mitterand ou à l'époque de la Libération de la France ; nos sociétés en portent encore la trace avec les régimes sociaux. Pour les communistes, les concepts de justice sociale importent avant toute chose, que ce soit en interne par l'égalisation des revenus, ou en externe avec un traitement humain/laxiste de l'immigration étrangère (clandestine), passant par une politique de régularisation massive des sans-papiers notamment. Les communistes portent également une forte culture industrielle et ouvrière, ce qui en fait des partisans acharnés de politiques industrielles publiques incitatives, avec un état planificateur, mais également d'un rôle important de l'état en faveur des mouvements ouvriers et syndicaux. Les communistes sont ainsi les défenseurs des avancées sociales en faveur des travailleurs et militent pour la préservation des systèmes sociaux (sécurité sociale, retraites ...).


Le NPA et l'extrême gauche ne divergent pas réellement des communistes sur ces diverses positions. De même, en réalité que les socialistes ... A quelques nuances près ... Ce qui les différencie, c'est la capacité à participer à un gouvernement, et à cautionner des politiques gouvernementales qui divergeront légèrement de la mise en application stricto sensu de ces positions ... Evidemment, ce qui différencie  également les socialistes, les communistes et l'extrême gauche, c'est la volonté révolutionnaire de réforme des mécanismes de la société. L'extrême gauche veut une révolution sociale, un grand soir, où les capitalistes seraient étripés, leurs têtes et leurs boyaux agités sur des fourches (une image mais ce genre de révolte eut lieu jusque dans le temple du capitalisme, aux Etats-Unis d'Amérique, à l'époque de la grande dépression, dans les années 1930, dont les victimes en furent les banquiers ... cela n'a donc rien de choquant ou d'invraisemblable ...) ... Les socialistes, à l'autre extrêmité, ne souhaitent pas une révolution sociale mais ils veulent seulement amender le système capitaliste, pour le rendre plus humain, plus tolérable, plus acceptable, plus juste ... Et les communistes sont entre les deux ...


Mes trois premières réflexions répondaient en fait essentiellement à ces préoccupations socialistes d'une plus grande justice sociale par le biais d'une politique fiscale moins favorable aux très hauts revenus ...


A une autre extrêmité de l'échiquier politique, on va trouver les écologistes. Leurs préoccupations sont essentiellement centrées autour de la protection de l'environnement et du développement durable. Les militants écologistes étaient en fait en avance sur leur temps, puisque l'aspect respect de l'environnement, de la santé et de la sécurité environnementale, commencent tout juste maintenant à devenir une préoccupation mondiale alors qu'ils la portent, eux, depuis les années 1970 et les premières luttes contre les centrales nucléaires (Plogoff dans le Finistère sud). La limite de cette idéologie vient vraisemblablement du fait que l'écologie peut difficilement servir de politique générale et de 'tout politique', puisque ces implications en matière de choix de société sont économiquement peu porteuses (le thème de la décroissance économique) même si, comme en autre chose, il est vraisemblable qu'ils soient aussi en avance sur leur temps et que l'on en passera vraisemblablement aussi un jour par là.


La difficulté est donc de concilier une vision d'un besoin de réforme profonde de notre mode de vie, écologiquement supportable par notre planète, avec les aspirations socialistes et communistes d'amélioration des conditions de vie du plus grand nombre des français et notamment des plus démunis d'entre eux ...


Enfin, à l'autre bout de l'échiquier politique, les centristes ont une vision assez libérale de l'économie et de la politique, centrée autour du culte de l'entreprenariat, de l'assouplissement de la pression fiscale et administrative sur les entreprises, sur le respect de la personne humaine et sur le culte de la réussite personnelle. Mais ils peuvent rejoindre les autres composantes d'une éventuelle alliance d'alternance sur les thèmes d'une plus grande justice sociale, si cette alliance accepte de ne pas considérer les classes moyennes de la société française comme les sacrifiés, comme les vaches à lait, d'une révolution fiscale ... Ils peuvent également se retrouver sur le thème du respect de la personne humaine, pour mettre fin notamment au règne du bling-bling dont Nicolas Sarkozy s'est fait le hérault.


Et les socialistes dans tout cela ? Ils sont au milieu de toutes ces tendances, à mi-chemin de ces diverses sensibilités ... ni d'un bord, ni de l'autre ... La réussite d'une telle alliance politique contre l'UMP et son hyper-président passera nécessairement par eux ... parce qu'ils sont aussi le ciment permettant le dialogue entre les autres extrêmes de cette coalition d'alternance.

 

 

Réflexion trois (2 novembre 2009)

Plus de justice sociale ...


Commencer un programme politique par une augmentation des impôts peut évidemment paraître à certains très peu fédérateur et particulièrement peu vendeur, au regard des électeurs (mais pas aux yeux des principales tendances de la gauche française). Puisque l'idée est la même, il vaudrait vraisemblablement mieux traiter de justice sociale, avant de s'intéresser aux outils indispensables pour atteindre cette justice sociale ; l'imposition étant l'un des principaux moyens permettant d'aboutir ...


Y a-t-il un problème de justice sociale en France ? Un programme politique digne de ce nom imposerait de réaliser une présentation des divers problèmes de ce type. A mon niveau, je ferais seulement apparaître la très grande diversité de revenus existant entre les plus riches, traders fous dans les banques, très hauts cadres, multimillionnaires et milliardaires dont les primes, bonus, stock-options se comptent en millions d'euros, dont les patrimoines se comptent en dizaines, centaines de millions ou en milliards d'euros ... et les plus pauvres d'entre les citoyens français, travaillant pour un salaire au SMIC, sans espérance de promotion sociale, juste de ne pas tomber dans la précarité ...


Autrefois, les ouvriers en France pouvaient espérer construire une maison qui resterait pour leurs petits enfants, comme mon grand-père le fit ... Aujourd'hui, aux prix actuels du foncier et de l'immobilier, combien d'ouvriers ont encore les moyens financiers d'atteindre ce but, cette délivrance, cette certitude d'une vieillesse un peu moins triste, un peu moins misérable, un peu moins craintive, sans être à la merci d'un propriétaire qui déciderait de l'exproprier pour mettre quelqu'un d'autre à la place. Et à côté de cela, une miniscule frange richissime de la population française s'offre voitures de luxe, yatchs, appartements de standing et maisons de rêve sur la côte niçoise ou basque ...


Douze années de chiraquisme et cinq années de sarkozisme ne nous suffiront-elles pas pour tenter de réinventer un modèle français de justice sociale et de retour à plus de mesure ? Il est tant !


La justice sociale passe par plus d'impôts, mieux d'impôts, mais également des aides véritables à l'accession à la propriété pour les plus démunis. Mais qu'entend-t-on par : les plus démunis ? Longtemps, la gauche a entendu par ce terme les exclus de notre société, pour lesquels la gauche a inventé le revenu minimum d'insertion, puis la couverture maladie universelle ... etc ... Mais à chacune de ces créations, les bénéficiaires se sont étendus à ceux qui préfèrent, à ceux qui trouvent un intérêt financier à vivre à l'écart de la légalité, loin de ce qu'ils estiment être une pression fiscale insoutenable ... mais consommant pour cette raison des prestations sociales coûteuses payées sur les impôts des autres, et accroissant de ce fait la pression fiscale sur les autres ...


La gauche française s'est ainsi selon moi trop focalisée sur les exclus de nos sociétés, créant ainsi une émulation chez certains pour se placer hors du cadre de la légalité et bénéficier des prestations sociales à destination des exclus ... Il est temps que la gauche s'intéresse à la majorité des français trop riches pour bénéficier des minimas sociaux, à ceux faisant fonctionner par leur labeur les entreprises et les administrations de la France, mais subsistant difficilement avec des salaires très faibles, trop faibles ... cette majorité des français pour lesquels les fins de mois sont difficiles, à la merci des découverts permanents des établissements de crédit pour s'offrir quelques parcelles de rêve.


Il est temps que la gauche s'intéresse aux travailleurs français ... et à une plus grande justice sociale ... Est-il normal que les employeurs de ces millions de travailleurs à peine payés au Smic roulent en Porsche, fassent profiter les puissants, tel le président Nicolas Sarkozy, de leurs yachts, de leurs jets privés, lorsque leurs propres salariés n'arrivent pas à finir le mois ? Est-il normal que le patron de groupe de distribution, dans lequel les salariées doivent travailler à mi-temps, pour à peine le Smic, puisse partir à la retraite avec un parachute doré de plusieurs millions d'euros ...


Il faut par le biais d'une imposition juste qu'il y ait plus de justice sociale dans la distribution des revenus et de mesures dans l'affichage des richesses, mais pas sur les classes moyennes ... La réforme de la fiscalité devra porter de manière symbolique sur les très hauts revenus, au-delà des plus hautes tranches d'imposition, et sur ceux qui ont choisi ou qui choisissent la voie de l'expatriation fiscale ...

 

 

Réflexion deux (26 octobre 2009)

Une réforme nécessaire de la fiscalité ...


Une alliance de l'ensemble de la Gauche, du centre-gauche à l'ultra-gauche, à l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, passera nécessairement par l'élaboration d'un programme novateur de rassemblement en matière de fiscalité. Le problème de la fiscalité a été plus ou moins abandonné dans les programmes électoraux du parti socialiste depuis l'instauration de l'impôt sur les grandes fortunes (devenu l'ISF). Or, il se trouve que les gouvernements libéraux successifs depuis 1986 ont rogné régulièrement sur le niveau d'imposition des plus hauts revenus, et accessoirement mais de manière plus limitée, sur le niveau d'imposition de tous les français. Le gouvernement Sarkozy-Fillon a accéléré ce processus de nivellement fiscal en proposant notamment le bouclier fiscal, limitant les prélèvements fiscaux auxquels peut être soumis un ménage, pour redonner de l'attractivité fiscale à la France et faire revenir les français expatriés à l'étranger pour des raisons fiscales.


Il faut un débat commun à l'ensemble des partis de gauche sur la fiscalité, sur la raison d'être de l'ISF, de l'impôt sur le revenu, sur le bouclier fiscal, sur le niveau optimum d'imposition auquel doivent être soumis les français, qu'ils soient riches, très riches, pauvres, très pauvres ou appartenant à la classe moyenne.


Il me semble que cette réflexion devra concerner un certain nombre de pistes en matière fiscale.


1) La crise financière actuelle montre que l'absence de tranches d'imposition dissuassives sur les très hauts revenus a donné lieu à des comportements dangereux de rapace en matière de finance. Un programme de gauche devrait comporter le rétablissement de tranches supplémentaires d'imposition sur les très hauts revenus, au delà des 40% de la plus haute tranche actuelle d'imposition (pour des revenus supérieurs à 69.505 euros par part fiscale). Une (ou plusieurs) dernière tranche d'imposition sur le revenu à un taux compris entre 50% et 70% pour les très hauts revenus devrait appartenir au programme de gauche. Ce nouveau taux ne devrait concerner qu'une infime fraction des contribuables français, ceux dont les revenus sont extrêmement élevés, à des niveaux que l'immense majorité des français n'approcheront jamais.


En sachant qu'à ce jour, les tranches d'imposition sont au nombre de cinq : 0% pour les revenus par part fiscale jusqu'à 5.852 euros annuels - 5,5% pour les revenus annuels de 5.853 à 11.673 euros - 14% pour les revenus annuels de 11.674 à 25.926 euros - 30% pour les revenus annuels de 25.927 à 69.505 euros - et 40% pour les revenus annuels de plus de 69.505 euros ... On pourrait ainsi définir une sixième tranche d'imposition au taux de 50% pour les revenus par part fiscale supérieurs à 100.000 euros ou 150.000 euros, une sixième tranche au taux de 60% pour les revenus part fiscale supérieure à 500.000 euros et enfin une septième tranche d'imposition au taux de 70% pour les revenus part fiscale supérieur à un million d'euros.


2) Le rétablissement de taux d'imposition sur le revenu à hauteur de 70% impliquera nécessairement la suppression du bouclier fiscal, ou à défaut son aménagement. Toutefois, dès lors que l'objectif de l'impôt, qu'il soit sur les revenus ou sur la fortune, est de modifier la répartition des revenus et des fortunes au niveau de la Nation, pour ramener la disparité des revenus à une échelle moins inégalitaire, il n'est dès lors pas incongru qu'un ménage particulièrement fortuné paye plus d'impôts qu'il ne bénéficie de revenus dans une année. Cette situation n'est pas aberrante ; elle semble tout à fait conforme à une résorption des inégalités de patrimoine à l'échelle de la Nation.


3) Toutefois, le cas des petit(e)s retraité(e)s sans revenu élevé soumis à l'ISF du fait de la valeur de leur domicile haussmannien dans Paris (par exemple) pose réellement problème. Surtout que cela légitimise le bouclier fiscal aux yeux de la droite libérale. Il ne serait ainsi pas aberrant que le domicile principal d'un contribuable soit totalement exonéré de l'assiette de l'ISF (et non plus bénéficie simplement d'un abattement de 50%). Ainsi, une personne dont l'unique richesse serait constituée de son logement ne serait plus soumis à l'ISF, même dans le cas où ce domicile serait un chateau. L'exonération pourrait néanmoins être annulée dans le cas où le contribuable disposerait de plusieurs résidences ou appartements.


Sur les taux de l'ISF, nécessiteraient-ils d'être relevés ? Ce serait une question à évoquer laquelle je n'ai aucune opinion.


4) Enfin, en matière d'imposition, il est évident que ces dispositions fiscales nouvelles risquent d'accélérer le courant d'expatriation pour des raisons fiscales hors de France. La méthode libérale du gouvernement Sarkozy-Fillon de création du bouclier fiscal et de relance de l'attractivité fiscale de la France a clairement échoué. Un programme de gauche, dont l'objectif serait de remettre en place un système fiscal juste, devrait alors copier le système fiscal américain, où tout citoyen américain, même expatrié, doit payer ses impôts aux Etats-Unis (sauf régime d'imposition plus défavorable du pays où il est expatrié).


Le programme de gauche devra ainsi résoudre le problème des expatriés volontaires vers des cieux fiscaux plus cléments en leur imposant le paiement de leurs impôts en France, même dans le cadre d'un exil fiscal, quelque soit le lieu et la raison de l'expatriation. A défaut, comme aux Etats-Unis, l'absence de paiement des impôts dus en France, sous déduction des impôts payés dans le pays d'expatriation, évidemment, pour éviter une double imposition, serait passible de poursuites pénales, et les peines encourues seraient le retrait de la nationalité française et l'interdiction de séjour sur le sol français (avec éventuellement la délivrance de mandat d'amener au niveau international, comme des délinquants).


Ces dispositions pourraient constituer un premier projet de négociation, dont l'objectif, pour rappel, serait cependant d'être indolore pour l'immense majorité des contribuables et encore plus pour les non-contribuables français. Ces dispositions n'auraient pour seul objectif que de restaurer une justice et une éthique fiscale, et de combattre efficacement l'exil volontaire fiscal, qui permet à des français de frauder le fisc, profiter de l'ensemble des avantages de la république française, sans en payer aucunement le coût en matière d'imposition ... Et le programme de gauche ne ferait en plus que copier le régime dont se réclame à grands cris les libéraux, à savoir celui des Etats-Unis d'Amérique tellement encensés, mais qu'ils se gardent bien d'adopter dans les dispositions les moins attrayantes ...

 


Réflexion une (23 octobre 2009)

Une nécessité d'alliance pour l'ensemble de la gauche, du centre-gauche à l'ultra-gauche ...


Ce blog n'était pas vraiment politiquement engagé. Il est simplement opposé à la politique libérale menée par Nicolas Sarkozy, et plus largement par la majeure partie des hommes politiques de droite, que l'on peut appeler d'obédience libérale en France. Ce blog n'a par ailleurs aucune légitimité pour s'afficher d'obédience socialiste, ni aucune prétention à vouloir défendre de telles idées. Simplement, il me semble que de nombreuses personnes peuvent tenter d'apporter une pierre à l'édifice, ou au moins de vouloir participer à la réflexion sur un projet politique d'une future alternance pour les élections présidentielles de 2012.


Il ne faut donc pas accorder plus d'ambition que cela à cet article ; un apport pour une réflexion collective très large.


De la même manière que François Mitterand le fit avant l'élection présidentielle de 1981, il faut lancer avant cette élection une immense réflexion entre toutes les organisations politiques composant la Gauche, pour élaborer un programme minimum de gauche qui pourrait être appliqué à compter de 2012, après le départ du gouvernement de Nicolas Sarkozy.


L'élection présidentielle de 2012 doit voir l'investiture d'un programme de gouvernement de gauche et d'une candidature unique, dès le premier tour, car quel intérêt présente cette élection pour la multitude de candidats et de candidates qui se présentent devant les votes et l'attention de leurs concitoyens ? Défendre des idées ? Ou bien satisfaire un égo personnel disproportionné ?


Enclencher un mouvement majoritaire dès le premier tour de l'élection présidentielle, offrirait un avantage indéniable au candidat ou à la candidate de gauche investit. Mais il faut pour cela dès maintenant que tous les partis de gauche, du centre-gauche à l'ultra-gauche, se mettent d'accord sur un programme de gouvernement, et ensuite sur les modalités de désignation de ce futur candidat ou de cette future candidate ... quelque soit la forme que cette désignation prenne, primaire à l'américaine ou tout autre nom qu'on lui donne. Il sera alors très simple de décider si cette alliance de gauche inclut ou non le Modem de François Bayrou, dont un parti des électeurs sont des transfuges du parti socialiste, appelés à désigner le futur candidat de la Gauche.


Alors seulement, l'élection présidentielle de 2012 ne sera pas la partie de plaisir que l'on promet à Nicolas Sarkozy, et on pourra alors échapper à la présidence de dix ans minimum annoncée pour Nicolas Sarkozy et pour la France.

 

 

Saucratès



11/03/2011
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