Politique
Relativisme en matière médiatique et politique
C’est une histoire de relativisme moral en matière politique. Ainsi l’article suivant du journal Le Monde où des opposants à l’extrême-droite et au fachisme espèrent un sursaut des électeurs roumains et une défaite de l’extrême-droite. Mais tout ceci n’est-il pas que relativisme moral de la part des journalistes du Monde ?
Relativisme forcément puisque des journaux italiens du même bord politique que la dirigeante italienne populiste Georgia Mélonie titrent probablement, de manière absolument opposée, que la Roumanie avait une chance d’échapper à la gangrène de la corruption en rejoignant l’Italie et la Bulgarie dans le club des pays ayant succombé aux sirènes du populisme.
Comment des pures opinions politiques peuvent-elles prospérer dans la sphère médiatique, sous la plume de journaux qui se disent déontologiquement irréprochables ? Parce qu’il n’y a apparemment qu’un seul secteur politique dans lequel le relativisme moral en matière politique semble être la norme, pour empêcher la survenue de l’extrême-droite. Ils ont échoué en Bulgarie, en Italie : ils n’échoueront pas en France ou en Roumanie ! «No Passaran », semble dire Le Monde.
Le problème, c’est qu’en citant les problèmes de corruption et de prévarication des élites administratives et politiques, Le Monde explique et quantifie non seulement le phénomène de corruption des elites et des forces de l’ordre, mais surtout il favorise le développement des idées d’extrême-droite. Tous pourris disent-ils.
Évidemment, Le Monde et les médias bien-pensants se régalent avec les multiples condamnations du Rassemblement National et de ses alliés par la justice française sur l’utilisation des fonds européens et pour financement illégal de partis politiques. Ils titrent vraisemblablement bien plus sur les condamnations touchant le Rassemblement national que pour les autres affaires. Ils se régalent des réactions outragées de Marine Le Pen qui risque de devenir inéligible pour la prochaine élection présidentielle. Mais probablement que tout autre homme ou femme politique condamné a également des réactions outragées que Le Monde ne reproduit pas article après article. Nicolas Sarkozy doit aussi avoir des réactions outragées sur lesquelles Le Monde reste moins disert.
Tout ceci n’est pas très déontologique. Dès lors que le traitement médiatique accordé à une affaire diffère du traitement des autres affaires du même type, ne devrait-on pas se dire que la déontologie d’un média comme Le Monde est atteinte ? Entamée ? Bafouée ?
Surtout que tout ceci risque d’être sans effet sur le développement du vote d’extrême-droite ? L’extrême droite se nourrit de toutes les inquiétudes d’une partie de la population.
- Des vols et des agressions qu’ils voient autour d’eux et qui demeurent impunis.
- De la justice qui semble si laxiste à l’encontre de tant de petits délinquants, des auteurs de cette petite délinquance quotidienne qu’il est si difficile de pénaliser mais qui empoisonne la vie de tant de personnes.
- Des agriculteurs et petits entrepreneurs qui se sentent corsetés par les multiples normes et règles qui les accablent et qui ne comprennent pas les réactions autour de la loi Duplomb. L’extrême-droite va se nourrir de cet épisode qui démontre aux yeux de ses électeurs que jouer selon les règles du jeu ne permet pas de s’en sortir.
L’exemple roumain s’est bien sûr bien terminé pour les démocrates de tout bord. Malgré la domination de l’extrême-droite roumaine au premier tour, le candidat pro-européen l’a emporté au second tour, après une première annulation du scrutin présidentiel par une justice défendant et prenant fait état cause pour les candidats pro-européens. La justice bulgare ou italienne interdirait et declarerait inéligible des candidats pro-européens ou annulerait une élection pour cause d’ingérence des autorités européennes, je pense que Le Monde y serait beaucoup moins favorable, beaucoup plus offensif.
Mais il semble normal d’interdire et de rendre inéligible un candidat encarté à l’extrême-droite, beaucoup moins pour les autres, même quand ils sont d’extrême-gauche. Comme il aurait été naturel pour tous ces démocrates assurés de rendre inéligible Donald Trump aux Etats-Unis. Même si pourtant il a largement gagné l’election présidentielle contre les democrates. En fait, le résultat du vote ne compte pas aux yeux des défenseurs de la démocratie. Le vote du peuple lui-même, imbecile à leurs yeux, ne compte pas. Seul compte leur idée de ce qui est bien et mal, de ce qui est la démocratie et de ce qui n’est pas la democratie. Ils se sont nourris de la survenue des nazis au pouvoir en Allemagne dans les années 1930 pour généraliser à tous ce qui représente l’extrême-droite.
Ce qui nous attend pour les prochaines années c’est probablement la poursuite d’une progression de l’extrême-droite lors des prochaines élections présidentielles françaises ainsi que dans d’autres pays. L’expérience roumaine rappelle que même largement devant, avec plus de 40% de votes au premier tour, les candidats d’extrême-droite peuvent toujours être vaincus par l’alliance de tous leurs opposants. Mais elle nous apprend aussi que ce qui favorise l’extrême-droite, c’est aussi l’importance de l’abstention ; le recul de l’abstention, réelle ou manipulée, a permis la victoire du camp pro-européen aux élections présidentielles roumaines. Que le pouvoir roumain a fait voter les morts ou bien que les électeurs roumains se soient réveillés, il n’empêche que l’extrême-droite y a été battue. Jusqu’aux prochaines élections.
Le vote pour le Rassemblement national sera également encore plus important lors des prochaines élections présidentielles. En fonction de l’abstention au premier tour, on risque d’avoir des scores extrêmement importants pour le candidat d’extrême-droite meme si la victoire au second tour ne sera pas encore assurée. Jusqu’à quand ? Faut-il craindre qu’immanquablement, l’extrême-droite l’emportera dans pratique chaque pays européen ?
Ou bien faut-il espérer que ce mouvement s’inversera grâce à la mise en œuvre de politiques qui ne nourrissent plus l’extrême-droite ? Sans même que je sache ce qu’il faudrait qu’il advienne. Après tout, le vote d’extrême-droite ne prolifère que chez ceux qui m’ont pas grand chose à craindre de la police, chez ceux qui ne violent pas l’ordre. Chez ceux qui estiment que la police est là pour les défendre avant toute chose, chez ceux qui respectent les lois qui ne sont pas imbéciles, qui ne volent pas, qui ne cassent pas, qui ne truandent pas.
Ce sont aussi ceux qui ne se sentent pas concernés par la faim dans le monde, par la souffrance des autres et qui regardent d’abord leurs difficultés sans s’intéresser à celles des autres, de ceux qui vivent à l’autre bout de la Terre. Avec raison d’ailleurs, nul ne sait si leur misère est pire que la leur.
Notre fenêtre sur le reste du monde repose sur les informations de journaux comme Le Monde ou les journaux télévisés, et ceux-ci nous manipulent en fonction de leur idéologie, des priorités qu’un groupe, qu’il soit l’actionnaire, la communauté des journalistes, un rédacteur en chef, a arrêté. Cette fenêtre sur le monde est ainsi totalement factice. Elle ne repose probablement sur rien de concret. Imaginez que la presse décrive votre propre petit pays et vous pouvez être certains que ce qu’ils en raconteront n’aura rien à voir avec votre réalité, avec ce que vous en connaissez. Les héros dont ils chanteront les louanges seront probablement des truands ou des assassins dont la légende leur sera parvenue par ceux-là même qui y ont intérêt.
Nous avons cru que nous pourrions découvrir le monde à travers les médias et la télévision. Et nous sommes juste manipulés par tous ceux qui sont sensés nous informer factuellement.
Saucratès
Stigmatisation des conducteurs âgés - Liste des restrictions en Europe
Quid de la stigmatisation des personnes âgées en matière de conduite automobile ? En France, dès qu’un accident impliquant une personne âgée survient, la polémique sur le fait que des personnes âgées puissent continuer à conduire enfle et prend de l’ampleur. Et cette vieille rengaine, ce mépris des personnes âgées, revient en force. Comment peut-on laisser conduire des vieilles personnes ?
Un certain nombre d’association d’usagers de la route sont en première ligne dans ce combat. Comme par exemple Anne Lavaud, porte-parole de l’association «Prévention routière», qui estime que malheureusement, les statistiques lui donnent raison. Selon elle, «les seniors représentent 27% des personnes tuées sur la route alors qu’ils ne sont que 21% de la population. Il y a une surreprésentation de la mortalité des seniors».
Les chiffres sont trompeurs ou interprétables. On peut leur faire dire ce que l’on veut, en les retraitant selon ce que l’on souhaite démontrer. Les motards et les conducteurs de deux roues présentent eux-aussi une surmortalité manifeste par rapport aux autres usagers de la route, pourtant on ne va pas interdire les motos et autres deux-roues.
Quant aux accidents les plus violents, ils ne sont pas le fait des seniors ou des personnes très âgées. Comme par exemple le refus d’obtempérer survenu à Colomiers, près de Toulouse en Haute-Garonne, où le conducteur d’un énorme SUV Mercedes immatriculé en Allemagne (et probablement volé) a percuté la voiture d’une famille américaine, avec quatre personnes grièvement blessées.
Le conducteur qui s’échappe du SUV Mercedes n’est manifestement pas un senior ou une personne âgée mais visiblement un jeune, probablement voleur de voitures. Trouverait-on normal de proposer la suppression du droit de conduire à tous les jeunes de moins de combien ? Moins de 25 ans ? Moins de 30 ans ? Cette tranche d’âge représente quelle proportion des accidents de la route ou des refus d’obtempérer ? Ils représentent probablement 95% des refus d’obtempérer, ce qui est très probablement supérieur à leur poids dans la population française. LOL. Donc supprimons leur le droit de conduire un véhicule automobile, sans contrôle journalier de la présence d’opiacés ou de drogue dans le sang !
Bizarrement, les abrutis des associations, de la sécurité routière ou les politiques LFI ou écologistes, si prompts à stigmatiser les seniors et les personnes âgées dès lors que celles-ci sont responsables d’un accident routier, avec ou sans mort d’hommes (de femmes ou d’enfants), sont étrangement silencieux lorsque des jeunes ou moins jeunes sont à l’origine de tels accidents, de délits de fuite ou de refus d’obtempérer. Les politiques LFI sont par contre prompts à accuser la police de meurtre lorsque celle-ci abat un jeune qui refuse d’obtempérer.
Une petite liste des pays européens qui réglementent la conduite des seniors, en imposant des visites médicales obligatoires tous les cinq ans à partir d’un certain âge :
- Pays-Bas : 75 ans
- Finlande : 70 ans
- Danemark : 70 ans
- Espagne : 65 ans
- Grèce : 65 ans
- République tchèque : 65 ans
- Italie : 50 ans
- Portugal : 40 ans
- Lettonie : certificat médical pour prolonger la validité du permis
- Hongrie : idem
- Belgique : idem
Il faut bien réfléchir avant de se rendre dans ses pays européens. Et la Commission européenne cherche toujours à légiférer sur le sujet pour interdire, généraliser ou réglementer l’autorisation de la conduite des conducteurs seniors. Et quid de l’interdiction de la conduite accidentogène des jeunes conducteurs fous de moins de 30 ans ?
Bien évidemment, dans le plus pur respect de la déontologie que l’on peut attendre d’une ou d’un journaliste, un journaliste de Marie-France se permet une comparaison magnifique :
«Le Danemark, qui exige une visite médicale tous les cinq ans à partir de 70 ans, fait partie des pays européens où les routes sont les plus sûres. Simple coïncidence ? L’avenir le dira lorsque les nouvelles mesures décidées par l’UE seront effectives.»
Dédions à cet abruti la palme de la déontologie journalistique. Les routes danoises sont avant tout plus sûres parce que les danois respectent toutes les réglementations de la route et notamment les limitations de vitesse. Question de caractère des danois (et des peuples nordiques et germains) en matière de respect des lois. À la différence des français et autres fous du volant qui estiment que les limitations de vitesse ne les concernent pas, sauf quand il y a un radar. En France, pour de nombreux automobilistes, les routes ne sont limitées en vitesse qu’autour des radars ! Et les radars sont placés là pour remplir les coffres de l’Etat. Question de mentalité. Rien à voir avec un contrôle des conducteurs seniors.
Saucratès
(Dés)informations médiatiques
Un média comme Le Monde peut-il influencer ses lecteurs sans rompre la déontologie journalistique ou médiatique ? Quelles Sont les obligations déontologiques d’un média comme Le Monde ?
Par exemple, l’information sur le prétendu refus d’afficher le drapeau LGBTQIA+ au sommet du Bundestag (allemand) à l’occasion d’une marche des fiertés en Allemagne est-il déontologiquement acceptable ? En fait, la présidente du Bundestag affichera le drapeau LGBTQIA+ à l’occasion de la journée LGBT. Elle refuse juste de l’afficher comme un symbole politique. Si on parlait de l’affichage du drapeau de l’extrême-droite au sommet du Bundestag à l’occasion d’une marche de l’extrême-droite, personne n’y trouverait à redire. Pourquoi est-ce présenté d’une manière différente parce qu’il s’agit du drapeau LGBTQIA+ ?
La seule question est de savoir si le drapeau LGBTQIA+ est un affichage politique. Le simple fait que la précédente présidente de cette institution soit une gauchiste suffit à démontrer que cetaffichage est bien un positionnement politique. Est-il normal de favoriser certains partis politiques au détriment d’autres partis politiques ? Et pourquoi cela fait-il débat ?
Le deuxième sujet de cet article concernera l’usage du mot ‘prétendu’ dans l’article suivant :
«Les gouvernements démocratiques devraient permettre à toutes les voix de s’exprimer, et non pas museler les discours qui leur déplaisent, a prétendu, dans ce message sur X, le bureau des droits humains, de la démocratie et du travail, qui dépend du département d’Etat.»
Pourquoi Le Monde utilise-t-il le terme ‘prétendu’ plutôt que le terme ‘déclaré’ ou tout autre mot non lourd de sens. Le terme ’prétendu‘ à un sens et une implication politique. Ce mot implique que cette affirmation est fausse. On est très loin du factuel, pour être immédiatement dans le politique, et ce n’est pas le rôle du Monde de donner une opinion orientée politiquement lorsque celui-ci commente l’actualité. Les lecteurs du Monde n’ont nul besoin d’être influencé lorsqu’ils lisent le journal Le Monde. Ils ont le droit à des faits, non à des interprétations de ce que disent des hommes politiques étrangers ou français détestés par les journalistes du Monde.
C’est inacceptable. Le Monde est-il l’organe d’un parti politique ou bien un média d’information non orienté politiquement ? À défaut, il faudrait peut-être inscrire au frontispice du journal Le Monde : organe du Parti socialiste ou de LFI et de Jean-Luc Mélanchon, ou bien des écologistes et de Sandrine Rousseau (et/ou de Bruno Bourgeon).
Ce sujet rejoint d’ailleurs le contenu de cet article et de l’accusation américaine. La démocratie devrait correspondre à la liberté d’opinion de toutes les sensibilités et toutes les opinions, et pas seulement celles qui sont politiquement acceptables et tolérables par le pouvoir en place. Sinon, qu’est-ce qui différencie une démocratie d’une dictature ?
Saucratès
Du complotisme
Parlons donc de complotisme ou de conspirationnisme. Qu’est-ce que cela veut donc dire d’être complotiste ? Évidemment, c’est un très gros mot, l’insulte suprême dans la bouche de tous ceux qui pensent convenablement, de tous ceux qui croient en ceux qui nous dirigent (nos gentils dirigeants il s’entend).
Au fond, complotistes et non-complotistes, ceux qui pensent convenablement, sont d’accord sur au moins une chose : il y a des bons et des méchants dirigeants, mais ce ne sont pas forcément les mêmes selon le bord auquel chacun appartient. Ces deux ensembles considèrent aussi qu’il existe des bons et des mauvais médias et sources d’informations, mais là aussi, ils ne sont pas d’accord entre eux.
Qu’est-ce donc que le conspirationnisme ou le complotisme. Certains comme Karl Popper ont pu proposer une définition de la théorie conspirationniste de la société :
«C'est l'opinion selon laquelle l'explication d'un phénomène social consiste en la découverte des hommes ou des groupes qui ont intérêt à ce qu'un phénomène se produise (parfois il s'agit d'un intérêt caché qui doit être révélé au préalable) et qui ont planifié et conspiré pour qu'il se produise.»
Une autre définition se lit à travers la définition apportée par le Petit Larousse, selon lequel :
«Le conspirationniste est celui qui se persuade et veut persuader autrui que les détenteurs du pouvoir (politique ou autre) pratiquent la conspiration du silence pour cacher des vérités ou contrôler les consciences. »
Dernière exemple de définition beaucoup plus contestée du conspirationnisme et du complotisme, celui-ci correspondrait à «une vision alternative de la réalité par rapport à l’opinion majoritaire». Les complotistes ne seraient ainsi que la minorité de l’opinion publique, une opinion alternative comme les autres, aussi légitime que les théories majoritaires.
Aux yeux des adversaires du complotisme, de ceux qui en ont fait leur cheval de bataille, cette définition est dangereuse et inacceptable. Il ne faut accorder aucune excuse au complotisme.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/25/rudy-reichstadt-il-faut-imperativement-cesser-de-trouver-des-excuses-au-complotisme_6061016_3232.html
Me considère-je comme complotiste ? Bien évidemment que oui. Le moment charnière de notre histoire qui a fait de moi un complotiste est évidemment l’épidémie de coronavirus. Ce moment de notre histoire où l’on observe des décisions irrationnelles et attentatoires aux libertés publiques être prises par le gouvernement illégitime d’Emmanuel Macron et par ses sbires. Je suis devenu complotiste mais je l’étais déjà confusément avant cet épisode.
- Il y a évidemment les attentats du World Trade Center. Lorsque je les ai vécu en direct en septembre 2001, j’ai d’abord été frappé par l’impression d’une attaque effroyable contre le symbole du capitalisme. On a découvert ensuite que ces terroristes avaient en plus spéculé sur les actions des compagnies aériennes afin de s’enrichir.
- Ce n’est qu’ensuite que des interrogations complotistes ont pu m‘effleurer. Comment les services secrets de la première puissance mondiale ont-ils pu louper ces attaques et ne pas réussir à les déjouer ? Alors que les terroristes se formaient au pilotage dans des écoles américaines ! Complot pour rendre légitime l’offensive contre l’Afghanistan ? Incompétence gravissime de nos services secrets ? Si je ne souscris pas aux complots autour de la remise en cause de l’effondrement des tours jumelles ou du complot juif, je ne crois pas non plus en une telle incompétence des services secrets américains.
- La première guerre du Golfe est un autre épisode nous ayant conduit à remettre en cause le discours majoritaire de nos gouvernements. L’armée irakienne était sensée être l’une des plus fortes armées du monde et il fallait une coalition internationale pour éliminer cette menace. Mais cette armée s’est évidemment écroulée en quelques jours sous le pilonnage des avions de la coalition. Nous nous sommes ainsi trouvés mystifiés par des services secrets, des médias et des gouvernements que l’on était sensé pouvoir croire aveuglément, qui avaient également mystifié Sadam Hussein sur les intentions des américains. Il nous est alors apparu que lorsque ces services secrets y trouvent un intérêt, ils mentent sans vergogne au public et à leurs adversaires. En quoi Donald Trump est-il plus dangereux que Bush père ou fils ?
- L’épisode des gilets jaunes en France est certainement un autre élément déclencheur. Comment un mouvement regroupant essentiellement les déclassés de la société se regroupant sur les ronds-points et bloquant la circulation automobile ont-ils pu être propulsés comme les portes-paroles par procuration de la contestation contre l’hyper-président jupitérien Emmanuel Macron ? Plusieurs faits m’ont fait basculer dans le complotisme. Le saccage de l’Arc de Triomphe par des gilets jaunes est un premier fait bancal, alors que les gilets jaunes auraient pu vouloir marcher sur l’Elysée et l’envahir, renversant Emmanuel Macron. Je ne pense pas que le saccage de l’Arc de Triomphe soit un hasard, des policiers étant forcément infiltrés dans ce mouvement et dans cette manifestation. Évidemment, ces policiers infiltrés n’ont fait qu’utiliser la soif de destruction des manifestants, pour les détourner d’une autre cible. Les manifestants ayant saccagé l’Arc de triomphe ont été largement condamnés mais probablement pas les policiers infiltrés à l’origine probable de cette mise à sac.
- L’autre fait a été la rapidité avec laquelle le boxeur de CRS a été reconnu et accusé. Le ministre de l’intérieur le prenant à partie immédiatement dans les médias : on sait qui vous êtes ! Ce n’est même plus Big Brother. En quelques minutes, on savait tout de lui, son passé de boxeur, son travail dans une collectivité locale. On n’a rien su des manifestants sur lesquels les CRS se défoulaient à coup de matraque et de charge sur ce pont sur la Seine. On n’aura eu qu’une seule vision des choses filmée par des journalistes tournant en boucle, à charge comme d’habitude contre les gilets jaunes.
https://www.off-investigation.fr/christophe-dettinger-boxeur-martyrise/
- Sans oublier l’omniprésence des journalistes et caméramans vautours qui restaient systématiquement à l’affût du moindre débordement des gilets jaunes afin qu’ils soient poursuivis et incarcérés. Comment peut-on encore avoir confiance en la presse et dans le journalisme après les gilets jaunes ?
- Dernier événement marquant : l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame le jour même où Emmanuel Macron devait faire un discours télévisé pour désamorcer la crise des gilets jaunes, sans qu’il n’est rien à dire ou à proposer. Son empressement à remettre son discours à plus tard parce que la France était touchée en son cœur. Une cathédrale qui avait résisté au feu pendant des siècles, qui avait résisté aux allemands en 39-45, brûlait en quelques minutes à cause d’une cigarette d’un ouvrier totalement innocent ? Vous y croyez vous ? On lira peut-être un jour les mémoires d’un ex-agent des services secrets ayant fait brûler Notre-Dame sur ordre du Château, s’il ne se fait pas assassiner avant, s’il n’est pas déjà mort.
Bon, je peux effectivement vous paraître complotiste, sembler croire en l’existence de complots impliquant ceux qui nous dirigent et ceux qui les servent ; les services secrets et de renseignement dont c’est justement le job d’agir secrètement et souterrainement, pour le compte du gouvernement. Ou bien alors, il faudrait commencer à croire en des coïncidences totalement improbables.
Et pourtant, je ne crois pas en la théorie de la Terre plate, je ne crois pas non plus que le réchauffement climatique soit une pure invention, même si je crois en la variabilité climatique, je ne crois pas en un supposé complot juif international. Je pense simplement que la gestion du coronavirus par nos gouvernements a dû faire basculer définitivement des milliers d’entre nous dans le complotisme.
- Non pas tant du fait que le Covid 19 ait pu se répandre au monde entier ; c’est un risque majeur de santé publique mondiale. Non pas tant du fait que l’on ne puisse pas savoir quelle est sa source ; son lieu probable d’émergence étant un enjeu géopolitique majeur qu’aucun pays, et surtout pas la Chine, ne peut se permettre de reconnaître.
- Non, le premier fait fut d’abord ce confinement généralisé de tous chez eux, cette interdiction de sortir de chez soi sauf exception, et la police rôdant dans les rues pour verbaliser les contrevenants. Cette idée aberrante et abominable de l’auto-attestation de se déplacer que l’on devait avoir sur soi, que l’on récupérait dans les journaux. Il ne manquait plus que d’imposer de les faire signer dans les préfectures et commissariats que Macron et ses sbires auraient quand même pu renommer en Kommandanturs pour mieux rappeler le passé. Le fait que la précédente fois où les français avaient dû porter une autorisation de se déplacer, c’était à l’occupation allemande en 40-45.
- Le deuxième fait fut évidemment le coup du masque, qu’il ne fallait d’abord surtout pas porter parce qu’il ne servait à rien, puis qu’il fallait à tout prix porter parce qu’en fait effectivement, il servait quand même à quelque chose. Et bien sûr, on était aussi verbalisé si on ne le portait pas.
- Le troisième fait lié au coronavirus fut évidemment le vaccin rendu obligatoire alors qu’on nous expliquait quelques mois auparavant qu’un tel vaccin devrait être testé pendant plusieurs années avant de pouvoir être considéré comme sûr pour la population. Et puis, du jour au lendemain, ce maudit vaccin expérimental est rendu obligatoire, et ceux qui n’acceptent pas de se faire vacciner vont être peu à peu interdit de sortir, de voyager, de pouvoir manger au restaurant et même de travailler.
- Dernière trahison dans la chaîne des trahisons ayant frappé le peuple français, le Conseil constitutionnel qui était sensé protéger le peuple français nous a tous trahi en validant les mesures liberticides du gouvernement de Macron comme les restrictions de circulation exorbitant de droit commun, les obligations de se faire vacciner, les interdictions de travailler pour les soignants non vaccinés et leur absence de toute forme d’indemnisation financière comme le chômage avec le but affiché de les criminaliser. Putain, ce maudit vaccin n’empêchait même pas de tomber malade ou de contaminer d’autres personnes ou les patients ! Il ne faisait que réduire le risque et les formes les plus graves ! Loin de nous protéger, le Conseil constitutionnel était vendu à Macron et à ses sbires !
- De la même manière que ce Conseil constitutionnel présidé par l’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius nous a aussi trahi en validant la réforme des retraites plus récemment, alors que le peuple syndiqué et mobilisé attendait devant le Conseil constitutionnel sa décision sur la méthode d’adoption de ce texte de loi, à la hussarde, sans vote des parlementaires.
Quelle sera ma conclusion provisoire à cette réflexion parcellaire et partiale sur le complotisme ? Que le complotisme n’est simplement qu’une vérité alternative des faits politiques et des événements qui se produisent chaque jour dans la réalité. La vérité énoncée par les gouvernements et les médias ne sont pas les seules explications plausibles des faits composant la réalité. Il est probable que parfois, les gouvernements et les médias ne communiquent pas toutes les explications, que les analyses officielles des faits oublient ou masquent certains faits ou actions. Le complotisme a forcément parfois raison et à d’autres non, en analysant tout ce qui se passe dans le monde sous le prisme des complots.
Par conclure, je reprendrais les mots de Christophe Dettinger, le boxeur gilet jaune : il n’y a pas de justice en France, il n’y a pas de séparation des pouvoirs.
Saucratès
Trumpisme, Tyrannie et Démocratie
L’Europe représente-t-elle la quintessence de la Démocratie ? Le scrutin présidentiel entre Kamala Harris et Donald Trump représentait-il le combat de la Démocratie contre la Tyrannie ? J’ai un problème avec ces notions de démocratie. Evidemment, vu de l’extérieur, vu de l’étranger, vu des pays les moins démocratiques, je peux comprendre que les citoyens des pays étrangers considèrent que l’Europe est une aire de démocratie. Ça, je peux le comprendre. Mais j’ai de la peine à accepter que la Démocratie que l’on nous vante se limite simplement à cette mascarade, le droit de ne pas être tué à tout moment par l’Etat pour une idée, le droit à avoir une simili liberté d’expression. Et encore en France, si on ne risque pas d’être abattu par les forces de l’ordre sur ordre du gouvernement, on risque néanmoins d’être abattu à tout moment par tel ou tel particulier qui n’aura pas aimé ta couleur de peau, ta religion ou l’idée qu’il se fait de ta religion, ou un geste que tu auras eu ou que tu n’auras pas eu.
Ce serait donc cela la démocratie ? Nous avons pourtant nous-aussi vécu sous la tyrannie de la majorité macroniste, qui encensait leur héros pourfendeur de l’extrême-droite, fossoyeur des socialistes et de la Gauche plurielle. Certes, le Macron de 2017 ne licencia pas à tour de bras des fonctionnaires, se contentant de réécrire le droit du travail pour soit-disant le moderniser. Il ne ferma pas à tour de bras des administrations et des agences de l’Etat, mais se contentant de poursuivre les fusions et les rationalisations des administrations et des entreprises publiques. Mais ceux qui le servent aujourd’hui s’engouffrent dans cette direction, trop enthousiastes à l’idée de copier le supposé tyran d’outre-Atlantique.
Pour ma part, je trouve que Donald Trump représente la quintessence de la défense de la liberté d’opinion tout en correspondant aux pires dangers de l’autocratie. Au fond, les États-Unis d’Amérique sont d’abord touchés par un affrontement violent entre deux idéologies opposées et antagonistes. Donald Trump n’est qu’un épiphénomène qui s’est matérialisé sur cet affrontement, un simple élément déclencheur, une simple conséquence, l’agent d’une contre-révolution. La violence de la contre-révolution, des réactionnaires, s’explique avant tout par la violence invraisemblable de la révolution conduite par les féministes, les mouvements LGBTQIA+ et les luttes dites autour de l’intersectionnalité.
On observe ainsi un combat entre deux idéologies, d’un côté l‘intersection et la concordance de toutes les luttes de ceux qui disent et pensent combattre le méchant Patriarcat, dont justement Donald Trump est le représentant ultime, et de l’autre l’intersection de tous ceux qui abhorrent cette idéologie et ses dérives, les masculinistes, les conservateurs, les religieux et les extrémistes de droite, regroupés autour justement de Donald Trump.
Selon eux, une méchante Cour Suprême dans laquelle siègent une majorité de juges conservateurs nommés par le méchant Donald Trump met donc gravement en danger la démocratie américaine, rompant l’équilibre des forces démocratiques. Mais la Democratie américaine est avant tout mise en danger par une organisation judi qui se mêle de politique. Ce sont des juges qui combattent la politique de Donald Trump au lieu de simplement rendre la justice. Ce sont des adversaires de Donald Trump et des républicains qui se servent de la justice pour l’atteindre et le combattre.
Au fond, ce n’est pas tant la décision de la Cour Suprême américaine qui pose problème, que le fait que le seul contre-pouvoir au gouvernement de Donald Trump ne pouvait passer que par des juges fédéraux qui étaient amenés à se poser en arbitre face aux décisions du gouvernement, en violation de l’équilibre central d’une Démocratie qui implique l’indépendance des trois pouvoirs les uns des autres. Au fond, cette décision était normale même si le combat idéologique dans lequel s’enferment les médias d’opposition à Donald Trump affirment le contraire.
Ce sont des médias qui le combattent quotidiennement, qui le critiquent, le ridiculisent perpétuellement, et ils accentuent de la sorte la polarisation de l’opinion publique. D’un côté ceux qui se trouvent conforter dans le rejet de Donald Trump, et de l’autre, ceux qui rejettent les médias et l’information journalistique parce qu’ils estiment que ceux-ci déforment tout, exagèrent perpétuellement. Derrière une information journalistique devoyee et partisane, on trouve le risque de la montée du complotisme et du conspirationnisme. Lorsqu’on ne fait plus confiance en la presse qui se targue pourtant d’etre les principaux défenseurs d’une information de qualité, vers qui peut-on se tourner ? Vers des réseaux sociaux et des comptes qui peuvent relayer des informations complotistes ?
Mais qu’est-ce qu’une information de qualité, sûre ? Peut-on vraiment dire que les journaux comme Le Monde, comme Libération, comme les journaux télévisés des chaînes du Service Public, nous fournissent une information de qualité, non biaisée, non idéologiquement orientée ? Je ne le pense pas. Elles serinent à longueur de temps une idéologie instrumentalisée et orientée correspondant aux valeurs défendues par un gouvernement et des élites qui défendent une idéologie. Dans l’article du Monde suivant, le Conseil d’Etat ne s’est pas prononcé pour gêner l’ARCOM. Bien au contraire, le Conseil d’Etat tout comme l’ARCOM ne souhaitent pas que les idées conservatrices et populistes soient représentées dans l’espace médiatique. Ils ne veulent pas d’une information pluraliste. Ils ne cherchent qu’à interdire l’expression des idées conservatrices et populistes, afin que ces idées ne soient surtout pas défendues et argumentées dans l’espace public, et que les médias comme CNews qui le font soient perpétuellement sous le risque de la censure.
Il n’y a pas de liberté d’expression en France. Il n’y a que la liberté d’exprimer l’opinion qui a l’aval et qui plait au pouvoir en place qui est autorisée. Et en démocratie, ces opinions qui plaisent sont très nombreuses et très larges. On ne criminalise pas encore ceux qui expriment des opinions opposées mais ceux-ci sont en sursis, à la merci également de tous ceux qui scrutent le Net pour ficher, cataloguer et dénoncer ceux qui s’écartent des opinions autorisées.
Au fond, le débat entre Tyrannie et Démocratie ne peut pas être tranché par moi, parce que la Démocratie française ou.européenne a été gravement abîmée et denaturée par l’irruption d‘un personnage comme Emmanuel Macron, qui en abolissant l’opposition entre la droite et la gauche, nous a démontré que les alternances à la française étaient factices, que tous les hommes politiques de tous les bords étaient capables de se retrouver sur une même liste centriste pour être sûr de se faire réélire, tout ceci en faisant croire aux français qu’ils pourraient être choisis pour représenter le parti du président. Gigantesque mensonge qui a si bien marché, que les médias se sont bien gardés d’évoquer pour plaire au locataire du Château de l’Élysée. Abîmée et dénaturée par la gestion de l’épidémie de coronavirus et la mise en œuvre d’un confinement généralisé de tous et de toutes, sous une surveillance policière implacable. Par l’imposition d’une obligation de vaccination de tous et toutes pour des motifs fallacieux et arbitraires, par des moyens de coercition stupides et gravissimes (interdiction de sortir au restaurant ou de se déplacer, interdiction de travailler pour les soignants non vaccinés devenus les pires ennemis de la société). Macron et tous ses sbires devraient être jugés et condamnés pour cela, mais ils ne le seront jamais !
C’est donc cela une démocratie ?
Saucratès