Critiques de notre temps

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Généralités


Le féminisme ou l'art de ramener les hommes au stade d'animal, de porc. Ou qu'en est-il du respect de la présomption d'innocence.

Saint-Denis de La Réunion, mardi 16 juillet 2019

 

Un sujet de discussion de comptoir de ce matin : les hommes sont-ils des porcs ? Sujet annexe non évoqué : la présomption d'innocence vaut pour les meurtriers et les meurtrières, les assassins et les voleurs, ou les hommes politiques corrompus ... Par contre la présomption d'innocence n'est pas reconnue pour ceux que les femmes, les féministes, les ultra-féministes, les haineux et les haineuses nomment les porcs ! Ces hommes que les femmes accusent de les avoir violées, agressées ou importunées.

 

La discussion dérape le plus souvent lorsque l'on évoque le cas de Dominique Strauss-Kahn. Sauf erreur de ma part, Dominique Strauss-Kahn n'a pas été condamné pour l'incident du Sofitel. Mais bizarrement, sa culpabilité ne fait aucun doute aux yeux de toutes les femmes, féministes de tout poil (ou tout sexe) et autres aigries ou aigris : ce serait un pervers, un porc, qui aurait agressé une pauvre femme de ménage, Nafissatou Diallo, dans une chambre d'hôtel du Sofitel de Manhattan, au sortir d'une douche, le 14 mai 2011. Le fait que l'accusation américaine ait abandonné les poursuites pénales en raison du manque de crédibilité de la plaignante, Nafissatou Diallo, qui ne permettait pas de donner de crédit à sa version des faits, n'a apparemment aucun impact sur leur jugement définitif. Il faut dire que Dominique Strauss-Kahn avait été arrêté comme un grand criminel devant le tout New-York et devant les médias du monde entier.

 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dominique_Strauss-Kahn

 

Mais aux Etats-Unis, l'abandon des poursuites pénales n'empêche pas le lancement d'une procédure civile. Apparemment, le 10 décembre 2012, la procédure au civil a été abandonnée par la conclusion d'une transaction financière avec Nafissatou Diallo (montant indéterminé). Une audience était prévue une semaine plus tard devant le juge de la cour suprême du Bronx, au cours de laquelle Dominique Strauss-Kahn risquait d'être confronté aux témoignages d'autres femmes.

 

Nous pouvons donc imaginer que Mme Diallo coule désormais des jours heureux dans la richesse et l'opulence grâce à cette histoire d'agression sexuelle au Sofitel de Manhattan !

 

https://www.20minutes.fr/monde/1530851-20150202-affaire-sofitel-nafissatou-diallo-nouvelle-vie-restaurant

 

Je me rappelle d'ailleurs qu'à cette époque, les réseaux féministes (ou politiques, ou bien les trolls) s'acharnant sur Dominique Strauss-Kahn, faisaient circuler des photos d'une Nafissatou Diallo apparemment, visuellement mineure, pour tenter de décrédibiliser encore plus son supposé agresseur. Il s'agissait vraisemblablement de photos de la fille de la plaignante. 

 

Dans les discussions de café de commerce, mes contempteurs (ou bien ceux de Dominique Strauss-Kahn et de tous les porcs qu'ils ou elles exècrent) aiment également rappeler l'affaire du Carlton de Lille et de son ami Dodo La Saumure. Effectivement, Dominique Strauss-Kahn fit bien l'objet d'un procès en février 2015 au tribunal correctionnel de Lille pour «proxénétisme aggravé en réunion», alors que le parquet de Lille avait requis un non-lieu total dans le cadre de cette affaire. Mais les féministes et ultra-feministes de tout poil oublient néanmoins, accessoirement, que Dominique Strauss-Kahn a été relaxé le 12 juin 2015 !

 

Donc, la présomption d'innocence et l'autorité de la chose jugée ne vaut pas pour les hommes que les femmes et les féministes ont déjà condamné dans leur for intérieur. Ces gens-là, de même que tous les hommes plus généralement, sont donc forcement coupables, affublés du doux surnom (ou étiquette) de porc. Il n'est pas nécessaire qu'il y ait de jugement. Ils sont coupables ! Forcément coupables !

 

https://www.elle.fr/Societe/Interviews/Affaire-DSK-pour-Clementine-Autain-la-decence-ce-serait-d-avoir-au-moins-un-mot-pour-cette-femme-1583462

 

Cette conversation de bar me rappelle une autre chose : cela ne choque pas des femmes de ramener des hommes à une dimension d'animalité, privant ces personnes, ces individus, ces hommes, de leur humanité ! Tout comme les féministes qui créent et utilisent un site internet dénommé «balancetonporc.org», on ramène des hommes au stade, au niveau d'un animal ... et pas n'importe lequel : le plus vil, le plus dégradant des animaux de ferme qui existe, celui sur lequel existe les plus forts tabous si on se réfère à l'islam ou la religion juive : le porc !

 

Les mêmes personnes féminines qui hurlent en meute parce que les hommes les ramèneraient supposément à une dimension d'objet, de chose, de pot de fleur ou de potiche ; ces mêmes personnes ramènent donc les hommes au stade de l'animal, et le plus infamant de tous les animaux ? Bizarrement, je ne comprends pas tout ceci. Ou plutôt, je pense qu'il ne s'agit de rien d'autre que d'une guerre des sexes dans laquelle des femmes ont décidé de détruire les hommes, en général. Et ceux-ci ont la connerie de se laisser faire, de tenter de les satisfaire ?

 

Personnellement, je pense que désormais, les hommes ne regarderont plus jamais les femmes de ménage qui rentrent dans leurs chambres d'hôtel de la même manière depuis cette histoire supposément arrivée au Sofitel de Manhattan. Et pourtant, elles ont toujours le chic pour rentrer dans les chambres alors qu'on s'y trouve encore !

 

 

Saucratès


16/07/2019
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Une guerre des sexes aura-t-elle lieu ?

Saint-Denis de La Réunion, samedi 15 juin 2019

 

Est-il excessif de parler de guerre des sexes ? Y a-t-il d'ailleurs une guerre entre les sexes ? Les femmes sont-elles en guerre contre les hommes ? Parce que parler d'une guerre des sexes n'est pas tout à fait exact. Les hommes n'ont pour l'instant jamais eu l'impression d'être en guerre contre les femmes ; nous avions juste des relations un peu déséquilibrées qui nous satisfaisaient pleinement, dans lesquels nous avions, nous les hommes, le plus souvent une position dominante. Mais les femmes, elles, semblent en guerre contre les hommes. Pas toutes les femmes. Mais vraisemblablement contre tous les hommes, 

 

A quand remonte cette impression que les relations hommes-femmes ont désormais pris la forme d'une guerre des sexes ? Non pas dans les années 1960-1970 et au début du mouvement de libération de la femme (MLF). La relation entre les hommes et les femmes était trop déséquilibrée, les attentes et les perspectives de développement et de vie des uns et des autres étaient trop inégales, trop inacceptables. Tout homme responsable, bien élevé, ouvert, était obligé d'être d'accord avec le combat des femmes et du MLF.

 

Non, cette impression de guerre des sexes croissante, générale, est beaucoup plus récente, elle remonte juste à quelques années, à ces volontés d'égalitarisme, de dénombrement des places des uns et des autres, des salaires des uns et des autres, des tâches des uns et des autres. Il faut un nombre égal d'hommes et des femmes à tous les postes ; ou plutôt il ne faut surtout pas plus d'hommes que de femmes aux postes à responsabilité. Le dénombrement semble la nouvelle manie des féministes. Ainsi que l'imposition de règles par la loi.

 

Le mouvement «me-too» marque selon moi la véritable naissance d'une offensive généralisée des femmes contre les hommes, d'un démarrage de cette guerre ouverte, générale, permanente. Le mouvement «me-too» et son homologue français «balance-ton-porc.com». Derrière la libération de la parole des femmes victimes de violence sexuelle de la part de quelques prédateurs masculins, hommes de pouvoir, on a basculé dans le règne de la délation généralisée, instrumentalisé envers tous les hommes. La cible est devenue l'homme hétérosexuel, coupable de tous les crimes, de toutes les envies, de toutes les déviations sexuelles, de tous les appétits sexuels.

 

La mise au pilori des centaines de milliers d'hommes sur des sites internet comme «me-too» ou «balancetonporc.com» semble normale, naturelle aux militantes féministes. Ces femmes nous prennent pour des porcs, nous traitent comme des porcs, nous considèrent comme des porcs, mais elles nous accusent pourtant de prendre les femmes pour des objets sexuels, des objets de désir ... et elles obtiennent le plus souvent le droit de nous faire condamner pour cela !

 

La dernière invention de la guerre des sexes est cette mesure prise une nouvelle fois contre les hommes, dans le cadre des mesures suite au grand débat, qui crée un organisme de garantie publique pour le versement des pensions alimentaires. Les pauvres femmes ne seront plus seules face au non-paiement des pensions alimentaires qui leur sont dues ; désormais ce sera l'Etat qui s'occupera de faire payer (rendre gorge) les ex-maris mauvais payeurs (ou plutôt miséreux) ... C'est un nouvel élément de la guerre des sexes parce que justement, les pensions alimentaires ne sont pratiquement dues que par des hommes au bénéfice le plus souvent que de femmes. Ce sont les femmes qui ont presque toujours la garde des enfants dans un divorce, les hommes qui doivent payer des pensions alimentaires, et pratiquement jamais l'inverse. Parce qu'un juge  refusera presque toujours de séparer un jeune enfant de sa mère, comme si c'était indispensable ! Mais puisque l'on fait disparaître toute trace du père et de la mère à l'état civil, que des homosexuels peuvent adopter, pour quelle raison faudrait-il toujours protéger les mères en leur confiant leurs jeunes enfants ? Bizarrement, les féministes ne dénombrent pas les cas où les femmes sont avantagés vis-à-vis des hommes !

 

Si ce n'était pas seulement des hommes qui devaient payer des pensions alimentaires à des femmes, nonobstant toute différence de salaires entre les unes et les autres autres, meme quand les enfants ne sont pas forcément confiés en garde unique aux femmes, peut-être que nous les hommes nous n'aurions pas cette impression d'être toujours les dindons de la farce ?

 

La guerre des sexes existe. Nous, les hommes, sommes victimes d'une guerre voulue et menée par les femmes, par quelques femmes, par quelques millions de militantes ultra-feministes, qui ne s'arrêteront que lorsque l'homme heterosexuel n'aura plus aucun droit, plus aucune forme de représentation publique ou politique. Le mouvement LGBT n'est en fait qu'une autre façon d'attaquer la position des hommes hétérosexuels, ces monstres dominateurs et homophobes. Une alliance objective de toutes les supposées victimes de l'homme blanc hétérosexuel. 

 

Il est temps que les hommes se rendent compte que cette guerre leur a été déclarée, une guerre insidieuse, rampante, que notre bonne conscience nous empêche de voir, que notre bonne conscience nous pousse à défendre, à tenter d'aller au-delà des attentes de nos compagnes, de nos compagnons parfois. Un jour il sera trop tard ! Nous sommes en train de perdre cette guerre et la proposition d'Emmanuel Macron sur les pensions alimentaires non payées n'est que le dernier épisode, la dernière escarmouche, qui me fait sortir de mes gonds, de ma rage ! De la même manière par exemple que cette histoire arrivée au footballeur Neymar piégé par une  supposée fan affabulatrice ... et il ne nous est même pas possible, à nous simples hommes hétérosexuels, de questionner la raison pour laquelle une jeune femme a pu se laisser offrir billets d'avion, repas dans de grands restaurants et nuits d'hôtel, et ne pas comprendre pourquoi un homme pouvait penser pouvoir coucher avec cette fille. Le droit d'être propriétaire de son corps, le droit de pouvoir dire non, nous explique les féministes. Evidemment, on peut être d'accord avec les féministes (on y est d'ailleurs obligé si on ne veut pas être poursuivi, licencié par des journaux adeptes du bien-penser, ou lapidé sur un site comme «balancetonporc.com») ; l'immense connerie de Neymar ayant été d'avoir invité cette jeune-femme et d'avoir raqué pour une histoire sans queue (c'est le cas de le dire) ni tête !

 

La guerre des sexes n'est meme plus larvée. Elle a déjà commencé mais les offensives coordonnées ne viennent pour l'instant que des féministes enragées, d'une ministre comme la ministre francaise des droits des femmes, des militants LGBT pour lesquels l'existence même de mâles dominants hétérosexuels est une insulte suprême, pour lesquelles même l'existence et la survie de l'espece masculine heterosexuelle est une insulte, une erreur de la nature, la survivance d'une race qu'ils et elles assimilent à des animaux, à des porcs, à des primates.

 

D'une certaine façon, la résistance des hommes a déjà commencé. Face à la machinerie judiciaire et pénale folle et totalement injuste dans le traitement des divorces et des relations entre les hommes et les femmes, de nombreux hommes n'ont pas d'autres échappatoires que le meurtre de leur femme, de leur compagne et parfois de leurs enfants. C'est certes horrible, mais ce n'est qu'une partie de cette guerre sourde et souterraine qui traverse nos sociétés. N'est-on pas allé trop loin dans le conflit institutionnel hommes-femmes ? Et n'est-il pas idiot pour des hommes de rejoindre des marchés blanches contre les violences faites aux femmes sachant que ces marches blanches ne visent qu'à obtenir toujours plus de sanctions et de lois contre nous les hommes.

 

 

Saucratès

 

 

Nota bene : Je sais que j'aborde ici un sujet extrêmement tendancieux d'une manière choquante et extrêmement tendancieuse et partisane. Désolé pour mes éventuels lecteurs et lectrices de tous les sexes.


15/06/2019
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De la laïcité à la française

Saint-Denis de La Réunion, vendredi 18 janvier 2019

 

Je vais traiter aujourd'hui de nos institutions, du respect de la laïcité de l'Etat francais. Le principe de la laïcité de notre État, de notre gouvernement, est un débat immémorial. Il remonte à plusieurs siècles dans le passé, mais il a opposé historiquement les tenants de l'Etat, de l'école laique, des gauchistes aux tenants des curés, de l'école privée, de la droite ! C'est un vieux débat ancien que l'on retrouve dès lors que l'on lit des écrivains de la fin des années 1800, début des années 1900. C'est l'époque où les religieux perdent peu à peu de leur influence dans les campagnes françaises, mais aussi dans les grandes villes françaises. C'est l'époque de ceux que l'on a appelé les hussards noirs de la République. C'est une époque où le fait d'être absent de l'église lors de la messe était un signe remarqué d'athéisme. Et le mal, la condamnation, l'excommunication n'était jamais très loin à cette époque envers les athées, ceux qui n´allaient pas à l'église. 

 

C'est une opposition aujourd'hui qui semble irréelle, parce que cette opposition entre les curés et les instituteurs, les syndicalistes, les communistes, n'a plus aucun sens. La société française s'est presque totalement pacifiée aujourd'hui, et l'église s'est presque totalement sécularisée. Il ne reste presque plus d'enjeu à ce niveau ; la pratique religieuse étant devenue une pratique privée et les curés n'empiètant plus du tout sur la vie de la cité. La véhémence n'est désormais pratiquement plus que le fait que des athées, des agnostiques, qui érigent leur athéisme, leurs doutes, leur refus de la religion en étendard sanglant, comme si l'existence même, la persistance, la survivance de la religion catholique représentait pour eux une insulte, un danger, une remise en cause de leurs propres valeurs, de leurs propres façons de voir la vie.

 

Mais en même temps, un autre combat autour de la laïcité s'est développé autour de l'affichage des signes d'appartenance religieuse. Ce combat ne concerne plus en premier lieu la religion catholique, mais surtout la religion musulmane. Mais ce combat touche également par ricochet l'affichage de signes religieux catholiques. La défense de la laïcité a visé l'obligation faite aux femmes musulmanes de porter le voile islamique, la burka, c'est-à-dire de se cacher en public, de se cacher le visage ou les cheveux. Par ricochet, le port de signe extérieur religieux a aussi pu concerner le port de la croix catholique, ou pourrait concerner le port de la kipa juive. La défense de la laïcité est ainsi devenue un système empiétant sur des signes d'affichage privé d'une croyance religieuse. Et on en arrive à des situations ubuesques. Interdire à des femmes de se couvrir la tête, alors que c'était une obligation autrefois pour pénétrer dans une église en France ! Pour protéger quelques centaines/milliers/millions de femmes ou jeunes filles qui seraient forcées de se couvrir et qui ne le souhaiteraient pas, on criminalise celles qui préfèrent se couvrir, quelqu'en soit le motif ! Un peu bizarre.

 

Evidemment, ce combat a fait d'autres victimes collatérales. Sous le prétexte de la laïcité, les communes, collectivités locales n'ont plus le droit de faire, de symboliser des crèches dans l'espace public. Des nouveaux venus des grandes villes dans des petites communes rurales ont fait interdire en justice les sonneries des clochers parce que cela gênait les nouveaux venus. De la même manière qu'ils font interdire les chants des coqs. Et ils ont parfois gagné ! En même temps, sous le prétexte du respect de la diversité culturelle envers les autres religions, des symboles religieux de l'islam ont envahi les cantines de nos écoles. On réfléchit à proposer des repas halal et on y banit la viande de porc parce que les pauvres enfants musulmans ne pourraient pas manger dans nos cantines sans cela. Bientôt, on y mangera halal parce que ce sera considéré comme non incommodant pour les non-musulmans. Et pourtant, la nourriture halal est un signe religieux fondamental pour l'islam.

 

La laïcité à la française est un truc bizarre. Elle s'attaque essentiellement aux symboles de la religion catholique, comme pour démontrer que la France n'a aucune racine chrétienne et qu'elle est a-religieuse ou athée, oubliant, niant plus d'un millénaire de racines chrétiennes de celle qui était la fille aînée de l'Eglise catholique. Elle s'attaque aussi avec véhémence aux symboles de l'islam qui entravent l'émancipation des femmes occidentales, comme si le seul combat à mener contre l'islam était un combat de féministes ! Les fervents défenseurs de la laicité estiment-ils qu'ils seraient plus heureux en tant qu'athées, en tant qu'agnostiques, dans un régime islamiste que dans un pays aux racines chrétiennes ? J'en ai parfois l'impression. 

 

Dans un monde aussi profondément religieux, que je pense aux Etats-Unis, à l'Inde, au Japon et à la Chine, aux pays arabes et du Maghreb, peut-on imaginer qu'un pays au milieu de cette tempête envisage de rester athée, non religieux ? Je ne pense pas que cela soit possible. Et l'article suivant publié par BFMTV ne peut que me confirmer dans cette idée. 

https://www.bfmtv.com/societe/islam-francais-un-rapport-accablant-1038242.html

 

Avec quelques idées fortes qui en ressortent. 

 

1. «les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de métropole (...). Mais ils sont 10% des moins de 25 ans, signe de la prégnance croissante de la deuxième religion du pays auprès des jeunes générations.»

 

2. «28% des croyants ont adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République, s'affirmant en marge de la société (... et) 29% des interrogés se sont également déclarés d'accord à l'affirmation suivante : la loi islamique (charia) est plus importante que la loi de la République.»

 

3. «Une écrasante majorité des musulmans interrogés ne refusent pas la mixité, acceptant de se faire soigner par un médecin (92,5%) ou de serrer la main d'une personne (88%) du sexe opposé». Mais a contrario, cela signifie que 7,5% des musulmans interrogés refuseraient de se faire soigner par un médecin du sexe opposé, et 12% refuseraient de serrer la main d'une personne du sexe opposé.

 

4. «70% des répondants déclarent toujours acheter de la viande halal (... et) 65% se déclarent favorables au port du foulard (et 24% à celui du niqab), (tandis que) 37% des personnes de culture musulmane considèrent que les jeunes filles devraient pouvoir porter le voile au collège et au lycée.»

 

Dans un autre article, mais il s'agissait peut-être d'un article d'un site identitaire, j'avais lu l'interview d'un responsable musulman espérant que la France pourrait devenir un État islamique sous une vingtaine d'années. «Laissez-nous rêver» indiquait-il. 

 

Mais la position inverse existe aussi, la volonté de français musulmans d'émigrer en terre d'islam pour mieux vivre leur foi musulmane. 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/19/reve-d-islam_1293760_3224.html

 

Peut-on en déduire que je suis ou non favorable à la laïcité en fait ? Je suis favorable à la laïcité parce que je n'aurais pas aimé vivre dans le totalitarisme chrétien des années 1800-1900, où les bigots, les bien-pensants surveillaient qui allait à l'église et qui n'y allait pas. Je suis aussi favorable à la laïcité parce que je n'aimerais pas vivre sous un totalitarisme islamique, pour des raisons comparables. Mais je ne suis pas favorable à la laïcité lorsque l'on méconnaît, rejette les racines chrétiennes de l'Europe et de la France, lorsque l'on veut mettre l'islam sur un plan d'égalité avec la chrétienté. L'Europe pour moi est judéo-chrétienne, et s'est construite dans la suite de la Grèce et la Rome Antique, qui ont façonné notre Monde et nos institutions. La morale, l'éthique et la méta-morale se sont construites sur des fondements chrétiens. Elles sont à mon sens inséparables de la religion chrétienne. Et en ce sens, la laïcité à la française pourrait être considérée selon moi comme une aberration, une relique du passé qui n'a plus de nécessité aujourd'hui.

 

 

Saucratès


18/01/2019
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Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

Saint-Denis de La Réunion, le 15 janvier 2019

Existe-t-il une chape de plomb médiatique autour de la dangerosité des migrants et des risques encourus ?

 

Est-ce qu’on nous ment sur les réfugiés demandeurs d’asile, et surtout, qui nous ment ? Quand je dis «qui nous ment ?», je cherche surtout à ne pas paraître paranoïaque et à ne pas accuser le gouvernement pour tout et n'importe quoi.

 

Sur le sujet des réfugiés, il y a un péril à éviter : vérifier au maximum ses sources pour ne pas reproduire des informations non vérifiées provenant de sites identitaires affiliés à l’extrême-droite, française ou américaine. Je ne veux pas forcement dire que ces informations sont obligatoirement fausses ; simplement qu'elles sont orientées et peuvent être grossies, déformées.

 

Néanmoins, il y a une question qui me trotte quand même dans la tête, sur l’immigration : courre-t-on un risque en France en devant accueillir assez massivement des réfugiés demandeurs d’asile, majoritairement de religion islamique ? C’est une question qui peut paraître être politisée, mais c’est une question qui me semble normale. Dans l’Ile de la Réunion, il y a désormais la même interrogation possible à se poser, au sujet des réfugiés Sri-Lankais. Ce n’est pas parce qu’une question ne plait pas à certains qu’elle est forcément illégitime ! 

 

Sur la dangerosité des réfugiés, il me semble qu’il y a un silence de l’Etat et plus largement de tout le monde, médias, associations, intellectuels. Il n’est pas politiquement correct de s’exprimer sur ce sujet, et la presse est aussi particulierement silencieuse. Un des États européens qui a apparemment très largement ouvert ces frontières et a accueilli un nombre très important de migrants est la Suède. Dans une moindre mesure, il y a également le cas de l’Allemagne. Ces deux pays sont-ils ou non confrontés à une forte progression de la délinquance du fait des migrants, et notamment des agressions à caractère sexuel (viol) ? Je me rappelle notamment des chasses aux femmes observées dans la ville de Cologne qui avaient particulièrement marqué les esprits en Allemagne il y a quelques années (la nuit de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2015). Un événement certes ponctuel, mais au combien choquant ! Sur lequel en fait une chape de plomb a été déposée ; les journaux français ayant soigneusement évité de donner de plus amples informations :  combien de victimes, combien d'agressions ? des couples d’hommes et de femmes ont-ils été attaqués ? Y a-t-il eu des morts ? Aujourd'hui encore, si on fait des recherches sur ces événements de Cologne, on ne trouve que des sites identitaires pour en parler. Est-ce à dire que c'est de l'intox, qu'il ne s'est rien passé à Cologne ? Ou bien est-ce à dire que les médias traditionnels n'en parlent pas, soit parce qu'il n'y a rien à en dire, soit parce que ce n'est pas politiquement correct de faire un lien entre immigrés et violences (surtout les violences sexuelles faites aux femmes) ? Où est la vérité ? 

 

Je vais prendre un exemple beaucoup plus proche et plus récent. Il concerne le meurtre d'un citoyen qui hébergeait un jeune migrant chez lui, tué avec 28 coups de couteau. L'information n'est normalement pas à prendre trop avec méfiance, puisqu'elle provient du site de BFMTV, qui, malgré ses soucis avec les gilets jaunes, donne normalement des informations fiables. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 11 au 12 décembre 2018, et l'alerte aurait été donnée le 16 décembre 2018 au soit, après que des invités du migrant aurait découvert le corps du quinquagénaire planqué sous un lit. 

 

https://www.bfmtv.com/police-justice/indre-et-loire-un-migrant-tue-de-28-coups-de-couteau-l-homme-qui-l-hebergeait-1604970.html

 

Le défunt était apparemment bénévole aux Restos du cœur depuis près de 20 ans, et il était engagé depuis avril 2018 auprès d’Utopia 56, une association d’aide aux migrants. 

 

Ce n'est pas le fait divers sordide qui m'alerte particulièrement. Evidemment, c'est terrible d´imaginer que le migrant soit-disant en extrême difficulté que l'on peut héberger puisse être un tueur sanguinaire. Ce qui est arrivé à ce quinquagenaire aurait pu arriver à plein d'autres personnes qui veulent bien faire, être solidaire, en hébergeant des migrants. 

 

Non, ce qui est choquant, c'est d'abord l'absence de médiatisation de cette histoire, et la presque impossibilité de tomber sur des informations concernant cette affaire par le biais des moteurs de recherche, comme si il existait une chape de plomb sur ce genre d'informations, pour pas qu'elles sortent. Je ne pense pas ainsi que Le Monde en est parlé, comme s'il ne fallait pas communiquer sur des informations qui pourraient faire peur aux gens, qui pourrait leur faire prendre conscience des dangers encourus, ou bien qui pourrait rompre la bien-pensance autour de l'accueil des migrants et du gentil et malheureux migrants. À La Réunion aussi, des familles accueillent peut-être aussi des migrants Sri-Lankais ou pourraient être tentées de le faire. De telles histoires pourraient aussi arriver, même si cet incident ne concerne peut-etre qu'un seul migrant sur des centaines de milliers d'autres pour lesquels cela se passe bien.

 

Mais comment peut-on le savoir. N'y a-t-il qu'une seule histoire de ce type tue ? Pourquoi les médias ne camouffleraient pas des centaines d'affaires de ce type. Ils sont l'un de nos seuls et principaux moyens d'information sur le Monde qui nous entoure, encore aujourd'hui.

 

L'autre élément choquant de cette histoire, c'est l'absence de toute mention de cet incident sur le site de Utopia 56 ( http://www.utopia56.com/fr). Le site continue à promouvoir l'hébergement citoyen, un article traite du fondateur de l'association, mais pas un mot sur le drame ayant touché ce quinquagénaire, qui était pourtant engagé avec eux depuis avril 2018. Comment peut-on appeler le comportement de cette association, ce manque criant d'empathie ?

 

Concernant cette même association Utopia 56, les sites identitaires consultés fait état de débats autour de l'habillement conseillé aux femmes intervenant sur des camps de migrants. L'association semble leur demander de se couvrir pour respecter les coutumes des migrants. Disons qu'au delà de la légitime interrogation que cela peut poser sur les acquis des combats des féministes des decennies passées, cela met bien à contrario en valeur les risques potentiels d'agressions de la part de ces migrants à l'encontre des femmes si elles ne sont pas suffisamment couvertes ! Sous la limite que ces débats reproduits par les sites identitaires soient véridiques.

 

 

Alors oui, ce post n'est pas très politiquement correct, mais où se trouve la vérité ?

 

 

Saucratès


14/01/2019
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Elles s'appellent ou s'appelaient Rahaf Mohammed Al-Qunum, Dina Ali Lasloom, Ashwaq et Areej Hamoud, Tala et Rotana Farea ...

Saint-Denis de La Réunion, le 8 janvier 2019


Elle s'appelle Rahaf Mohammed Al-Qunun, et elle risque toujours d'être tuée par sa famille ou bien d'être condamnée à mort en Arabie Saoudite si on l'y renvoie. Son crime : avoir résisté à sa famille, s'être fait couper les cheveux, vouloir abandonner la religion musulmane, refuser de porter le hidjab ... 

 

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/01/07/menacee-par-sa-famille-une-jeune-saoudienne-demande-l-asile-depuis-l-aeroport-de-bangkok_5405917_3210.html

 

On note d'ailleurs que dans le respect des belles valeurs traditionnelles musulmanes, son frère avait tenté de la remettre dans le droit chemin en la frappant pour lui faire accepter le hidjab et de prononcer ses prières ! Vive la famille !

 

Elle a apparemment eu de la chance. À l'aeroport de Bangkok, les services de l'immigration lui avaient apparemment confisqué son passeport et ses billets d'avion et souhaitaient la renvoyer vers l'Arabie Saoudite, mais elle a réussi à alerter le Haut commissariat des Nations unies pour l'accueil des réfugiés, ainsi que la presse internationale. L'Australie, où elle avait apparemment prévu de demander asile, «a contacté le HCR et les autorités thaïlandaises pour obtenir des garanties afin qu’elle puisse accéder au processus d’obtention du statut de réfugié, a fait savoir un porte-parole du gouvernement australien».

 

Comme l'indique les services de l'immigration thailandais, selon le journal Le Monde, 

 

«Le chef de la police de l’immigration, Surachate Hakparn, avait d’abord soutenu que la jeune fille n’avait ni billet de retour, ni réservation d’hôtel et ne pouvait donc pas entrer en Thaïlande et devait retourner au Koweït, d’où elle était arrivée.

 

Le responsable de l’immigration de l’aéroport, Pruettipong Prayonsiri, avait abondé en ce sens. D’où qu’elle vienne, elle doit y rentrer, avait-il déclaré, expliquant qu’elle n’était pas une réfugiée mais une enfant que sa famille veut récupérer et que l’ambassade [saoudienne] a fait tout le travail avec nous».

 

C'est clair qu'un passager en transit ne risque pas d'avoir des réservations d'hôtel, ni de billet de retour dans le cas où cette personne veut fuir son pays ! Mieux vaut en rire !

  

Elle a eu beaucoup plus de chance que de précédentes jeunes femmes ayant elles-aussi tenté de fuir leur famille et l'Arabie Saoudite (ou d'autres pays arabes). On parle ainsi de Dina Ali Lasloom en avril 2017, qui avait été bloqué à l'aéroport de Manille aux Philippines, alors qu'elle voulait elle aussi demander asile en Australie pour échapper à sa famille saoudienne et à un mariage forcé. Mais Dona Ali Lasloom n'a pas eu autant de chance : elle avait été renvoyée par les Philippines en Arabie Saoudite, remise à ses oncles, et on n'a apparemment plus eu de nouvelles de sa part depuis cette date !

 

https://www.aufeminin.com/news-societe/mariage-force-dina-ali-saoudienne-arabie-saoudite-human-rights-watch-ong-koweit-philippines-manille-s2219245.html

 

Il y a aussi eu l'histoire des sœurs Ashwaq and Areej Hamoud, également en 2017, mais je n'ai retrouvé aucun lien, aucun article en francais sur leur histoire. Elles étaient aussi originaires d'Arabie Saoudite, elles voulaient demander l'asile en Nouvelle-Zelande apparemment, mais j'ignore ce qui leur est arrivé, si elles ont également été renvoyées en Arabie Saoudite, et dans quel pays ont-elles été interceptées (la Turquie apparemment). Et j'ignore si elles sont toujours en vie, si on a eu la moindre nouvelle de ces deux sœurs.

 

https://www.aljazeera.com/news/2017/12/saudi-sisters-fled-turkey-fear-forced-return-171222115345162.html

 

Et en 2018, il y a également eu l'affaire du décès des soeurs Tala and Rotana Farea, mortes alors qu'elles étaient sur le point d'être renvoyées en Arabie Saoudite avec leurs parents. Là aussi, pas d'articles en francais. Cela s'est passé à New-York et Il ouvrait s'agir d'un pacte de suicide passée entre les deux soeurs. 

 

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Deaths_of_Tala_and_Rotana_Farea

 

Rahaf Mohammed Al-Qunun réussira-t-elle à échapper à sa famille et à se réfugier en Australie, et pourra-t-elle y avoir la vie dont elle doit rêver ? Cette histoire nous rappelle l'histoire des passagers Sri-lankais qui débarquent à La Réunion et qui souhaitent y demander l'asile politique ? Comment déterminer ceux qui réellement risquent la mort et ceux qui ne cherchent qu'à profiter des aides sociales et bénéficier d'une plus belle vie, poussés par des réseaux mafieux de passeurs ? Comment séparer les personnes véritablement en danger de mort (pour des motifs que l'on estime injustes) de ceux qui ne sont pas en danger de mort dans leur pays d'origine ?

 

Et comment décider de ce qui est juste et injuste ? Un criminel fuyant son pays, où il risque la prison à vie ou la peine de mort, est-ce un motif juste ou injuste ? Une jeune femme rejetant la religion musulmane, ce qui est justifiable de la peine de mort en application de la charia (ce que l'on appelle l'apostasie), comment pourrait-on décider que ce motif n'est pas un motif juste ? Évidemment, j'ai comme tout un chacun, mon opinion sur ces motifs ! Mais d'autres français d'une autre religion pourraient avoir un discours totalement différent !

 

Autrement dit, est-ce que seules les jeunes filles venant d'Arabie Saoudite refusant le mariage forcé ou voulant rompre avec l'islam peuvent-elles bénéficier de l'asile politique dû aux personnes en danger ? Et pas les hommes ni les femmes avec une famille ? C'est une putain de question à laquelle je n'ai aucune réponse à donner !

 

 

Saucratès


08/01/2019
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