Critiques de notre temps

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Généralités


11 septembre, jour anniversaire

Saint-Denis de La Réunion, samedi 11 septembre 2021


Il y a donc vingt ans, le 11 septembre 2001, avait lieu le pire attentat terroriste de l’histoire occidentale.

 

Des attentats terroristes, il y en un de très nombreux au cours de l’histoire, pour certains graves par leurs conséquences, comme par exemple l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand (et de son épouse Sophie Chotek) à Sarajevo, le 28 juin 1914, que l’on peut estimer être à l’origine de la première guerre mondiale et de ses dizaines de millions de morts, voire également de la seconde guerre mondiale.

Il y a aussi eu les attentats contre Charlie Hebdo en date du 7 janvier 2015, la prise d’otage de l’HyperCasher du 9 janvier 2015 ou ceux contre le Bataclan (13 novembre 2015), qui ont tous eu également un impact très important, avec des centaines de victimes.

Mais le 11 septembre 2001 est bien plus marquant, brûlant. Personne en Occident, je pense, n’a oublié cette date du 11 septembre. Personne en Occident non plus n’a pu, non plus, oublier ce qu’il faisait à ce moment-là, ce jour-là, lorsqu’il a appris les attaques en cours contre les tours jumelles du World Trade Center. Pour ma part, moi aussi, je me rappelle parfaitement ce que je faisais à cet instant-là, en voiture, avec ma femme, aux alentours du Port, ma surprise en entendant parler de ces attaques aux informations radios qui passèrent en boucle en cette fin de journée, avec cette impression que c’était moins l’Occident qui était attaqué que le capitalisme dans son ensemble, frappé en plein cœur. Que le terrorisme puisse frapper la bourse de Wall Street en plein cœur semblait irréel, mais l’effondrement par la suite de ces deux tours, la mort de milliers d’américains coincés dans ces étages, l’absence d’un hero comme Bruce Willis permettant de sauver toutes ces vies, a peu à peu fait apparaitre l’horreur de la situation et de cette attaque terroriste.

 

Vingt ans plus tard, les américains ont quitté l’Afghanistan et les Talibans afghans sont de retour à Kaboul, marquant l’échec complet de l’intervention de la communauté internationale. Les talibans sont toujours là, Al Qaida a été remplacée dans le summum de l’horreur par l’Etat Islamique et ses multiples franchises. Et l’islam représente toujours le creuset où se forgent les terrorismes islamiques qui viennent se fracasser, tuer et assassiner en Europe ou ailleurs.

 

Et c’est aujourd’hui que l’économiste Thomas Piketty, dont j’apprécie normalement les écrits, ou les livres, a choisi de sortir un point de vue dans lequel il écrit qu’il est temps d’abandonner la notion de guerre des civilisations de Samuel Huntington, entre chrétienté et islam. Selon lui, tous ces attentats et cette haine viennent, sont nées de la réaction américaine aux attentats du World Trade Center et c’est cette réaction militaire qui est la cause de la naissance de l’Etat Islamique et des divers attentats survenus depuis 2001. 

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/09/11/thomas-piketty-il-est-temps-d-abandonner-la-notion-de-guerre-des-civilisations-et-de-la-remplacer-par-celles-de-codeveloppement-et-de-justice-globale_6094268_3232.html

 

Non, autant j’apprécie normalement Piketty et ses écrits, autant je ne peux adhérer à l’angélisme, à l’aveuglement dont il fait preuve à l’égard du danger islamique. Si c’est la réaction américaine qui a fourni son carburant à l’islamisme depuis ces attentats, et la répression américaine qui a suivi, qu’est-ce qui a conduit aux attentats eux-mêmes du World Trade Center, à la naissance d’Al Qaida et à ces attaques contre l’Occident. L’islam est une religion de haine, qui prône l’assassinat et l’éradication de tous ceux qui ne croient pas en Allah, et c’est cela la première cause de tous les attentats qui nous frappent en Occident, mais aussi ailleurs, tout particulièrement en Afrique également frappée par le fléau de l’islamisme.

 

Cette date anniversaire du 11 septembre nous rappelle que nous pouvons tous potentiellement être frappés par le terrorisme islamique, que ce soit sur une promenade à Nice, dans une église, sur une terrasse de restaurant, dans une salle spectacle ou dans un bureau à Paris, ou dans un gratte-ciel géant à Manhattan. La paix est-elle envisageable dans notre monde ?

 

Évidemment que non. Aussi insignifiant que soit le plus petit des hommes parmi les hommes, nous sommes tous préoccupés avant tout à réfléchir aux moyens de l’emporter dans nos petits combats, à notre petite échelle, à notre petite mesure. Petite personne, petit combat. Je n’ose imaginer les plans sordides et machiavéliques qu’ourdissent les plus puissants d’entre nous, les seigneurs des hommes, les présidents des grandes puissances nucléaires, les chefs religieux capables d’appeler au martyr leurs fidèles endoctrinés. Si nous étions capables d’utiliser des armées dans nos petits combats minables pour être sûrs de gagner et d’écraser notre adversaire, ne le ferions-nous pas ? 

Il n’y a donc pas de paix possible tant que l’homme restera homme, tant que chacun d’entre nous nourrira en son for antérieur des rêves de vengeance et des plans pour battre ses ennemis, et tant que des hommes pourront se battre au nom d’un islam qui leur permettra de croire en la justesse et en l’excellence de leur cause, en la sainteté de leurs raisons. Le problème d’ailleurs n’est pas tant l’islam, que l’homme lui-même est sa soif de puissance et de victoire. La richesse n’est qu’un moyen. Cette soif de puissance et de victoire s’est nourrie du catholicisme pour le forcer à envahir et détruire des empires, et aujourd’hui, c’est l’islam dont il se nourrit, l’islam qui lui offre caution morale et soldats prêts à mourir.

 

L’attentat du 11 septembre 2001 est avant tout le symbole de la capacité du terrorisme à pouvoir frapper n’importe qui n’importe où, mais aussi un symbole de haine entre islam et occident. L’islamisme ne s’éteindra pas avec la réduction des inégalités de développement dans le monde et dans nos sociétés, tant que des déséquilibrés s’estimeront encouragés à prôner la haine et la mort au nom de l’islam, au nom de leur prophète, au nom de leur Dieu.

 

 

Saucratès


11/09/2021
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Laïcité - Une lecture de la Revue des Deux Mondes

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 9 mai 2021

 

Je vais traiter ici d’un autre sujet qu’il m’interpelle. Ce sujet concerne le principe de laïcité. Qu’est-ce que la laïcité ? Ne la met-on pas à toutes les sauces dès lors que des terroristes islamistes commettent un attentat sur notre sol, comme si ce principe de laïcité était un étendard, un bouclier derrière lequel l’ensemble des français étaient sensés se placer, se protéger ? Ne faut-il pas remettre en cause ce principe de laicité au sein des valeurs de notre république ? La laïcité a-t-elle même encore un sens dans notre monde moderne ?

 

Ce sont quelques unes des nombreuses questions qui viennent à l’esprit lorsque l’on pense à cette notion de la laïcité. Mais pour rassurer mes lecteurs, ce n’est absolument pas parce que j’ai un problème avec cette notion, ou une quelconque sympathie avec les terroristes qui cherchent à faire parler d’eux, à mourir en martyr pour obtenir leur quota de vierges, ou cherchent à terroriser. Absolument pas. Non, j’ai juste cette impression que la laicité ne nous parle plus beaucoup.

 

Donc, en premier lieu, qu’est-ce donc que la laicité ? Selon le site gouvernement.fr, 

«La laïcité garantit la liberté de conscience. De celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l'ordre public. La laïcité implique la neutralité de l'Etat et impose l'égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir. Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.»

 
Selon Wikipédia en revanche, «en droit, la laïcité est le principe de séparation dans l’Etat de la société civile et de la société religieuse et d’impartialité ou de neutralité de l’Etat à l’égard des confessions religieuses.» 

 

C’est la «Revue des Deux Mondes» de février 2021 qui titre sur cette laïcité qui m’a donné envie d’écrire sur ce sujet. On y trouve d’abord un interview de Régis Debray qui traite de l’enseignement de la laïcité en se référant aux courriels de Samuel Paty (enseignant assassiné sauvagement par un jeune islamiste tchétchène à Conflans-Sainte-Honorine). 

«Montrer de but en blanc des caricatures de Charlie Hebdo à des enfants qui n’ont pas nos codes, mais ceux de leur famille sous influence étrangère, mérite réflexion. Les montrer au terme d’un parcours qui commencerait par les caricatures antichrétiennes sous l’Antiquité, en passant par les caricatures de Louis-Philippe, puis celles de Plantu sur le Pape ou les évêques, ce n’est pas une dérobade, c’est une précaution et du réalisme, à tous les sens du mot.»

 

On peut être en désaccord avec cette analyse. Non pas avec le terme «famille sous influence étrangère», car je crois que c’est souvent le cas, même si toutes ces familles ne sont pas forcément aussi violentes et islamistes. Mais on peut être en désaccord avec cette idée de présentation des caricatures. Ce n’est pas d’histoire de la caricature dont il est ici question, mais de laicité ! Et je ne suis pas sûr que Louis-Philippe, ou Louis XVI, signifie quelque chose pour les gamins qui se révoltent lorsqu’on leur montre des caricatures de Mahomet. C’est un peu comme si l’auteur avait honte de la publication de ces caricatures, pour chercher à les excuser en se référant à une habitude, à un usage millénaire de la caricature. 

La «Revue des Deux Mondes» donnait aussi la parole à Sébastien Lapaque, dans un article nommé «Le drame de l’humanisme athée : la nature a horreur du vide». Il cite d’abord Charles Peguy pour l’analyser de la manière suivante :

 

«... Car le monde dont parle Charles Peguy (les sept premières années de sa vie à la fin du XIXe siecle) était un monde chrétien. Il l’était pour l’ouvrier et pour le syndicaliste, il l’était pour ceux qui allaient à la messe et ceux qui n’y allaient pas. Les libres penseurs de ce temps là étaient infiniment plus chrétiens que nos dévots d’aujourd’hui.»


Et un peu plus loin, il continue de la manière suivante (le passage est un peu long mais il est nécessaire de l’indiquer dans son ensemble pour en comprendre le sens et la logique)

 

«Ce n’est d’ailleurs pas exactement le problème de Dieu - de son existence ou de son inexistence - que pose aujourd’hui l’islam à la République française. Car le Dieu des musulmans, en France et partout dans le monde, est un dieu très éloigné de la terre, ce n’est pas un dieu qui s’est fait chair, comme celui des chrétiens. Allah est bien au-dessus de tout cela. Le problème que pose aujourd’hui l’islam à la République, c’est celui des normes et des règles, de la morale et de la loi : la charia. La morale chrétienne et la morale républicaine, nous explique Charles Péguy dans «L’argent», étaient rivales et même parfois ennemies, elles n’en marchaient pas moins côte à côte. La morale républicaine et la morale islamiste ne marchent pas côte à côte, comme l’a prouvé non pas tant le bain de sang qu’a entrainé l’affaire des caricatures de Charlie Hebdo que le puissant courant de refus de la liberté de caricaturer une religion au sein des français musulmans - et l’on ne peut pas s’en sortir en parlant de morale islamiste à la place de la morale islamique. C’est bien une morale islamique fondamentalement iconoclaste, qui refuse de distinguer la représentation d’un objet de l’objet lui-même, qui pousse 69% des français musulmans à considérer que publier des caricatures religieuses est un tord. Sur le statut de la femme, la consistance de la famille, la vie économique, l’autorité à accorder à l’enseignement profané, l’impossibilité de l’apostasie, on pourrait multiplier les exemples de disjonction. Présentement, les trois points principaux sont en France l’égalité entre les hommes et les femmes, le droit au mariage et la liberté religieuse.» 


En suivant ces auteurs, on peut en conclure que l’islam pose un problème à une société française presque totalement déchristianisée et qui s’est érigée en modèle laïque il y a plus d’un siècle, à une autre époque, dans une autre France. 

 

Et la question que je me pose est là. La laicité n’est-elle pas dépassée ? À partir du moment où l’on doit combattre une idéologie, pire une religion, dont les valeurs sont contraires aux nôtres, diamétralement opposées, aux antipodes des nôtres, est-il au fond normal de les laisser proliférer parmi nous, de leur reconnaître le bénéfice de la liberté religieuse, de les laisser se développer, se répandre ?

La laicité n’a été qu’un moment dans notre histoire, à une époque où la religion catholique occupait une place prépondérante dans notre société, et où deux groupes s’opposaient : les catholiques pratiquants contre les anti-cléricaux, les libres penseurs, les hussards noirs de la République et les syndicalistes communistes, en une période de troubles civils, qui voyait s’opposer deux fractions de la population française, entre des partis politiques différents, opposés.

 

Les mots placés aux frontispices de nos bâtiments républicains sont «Liberté, Egalité, Fraternité», et en aucun cas on y trouve le mot de «Laïcité». Ce dernier terme n’est donc vraisemblablement pas un principe républicain intangible mais simplement une loi, un principe légal, adopté il y a désormais plus de cent ans.

 

Aujourd’hui, ces dernières décennies, le principe de laicité a été utilisée par les mêmes personnes qui s’en plaignent aujourd’hui, islamistes et islamo-gauchistes, pour faire interdire tout ce qui de près ou de loin leur rappelaient la religion catholique, chrétienne, honnie. Ils ont fait interdire les crèches de la nativité et les arbres de Noël dans les bâtiments publics français sous prétexte que c’était contraire aux principes laïques, ils ont cherché à faire interdire les marchés des Noël, tout ceci en s’aidant de nos principes de la laïcité. La laïcité a été une arme que ces personnes ont utilisé contre les croyances chrétiennes, afin de les évincer du sein même de nos institutions, avant de chercher ensuite à imposer, avec les aides de tous les bien-pensants islamo-compatibles, les repas charia-compatibles dans les cantines avec éviction du porc puis l’utilisation de viandes et de produits halal, la reconnaissance des fêtes musulmanes au sein des jours fériés reconnus par la loi ...

Il est peut-être temps aujourd’hui de mettre fin à ce principe de laicité et de rappeler que la France est avant tout une terre de Chrétienté et en aucun cas une terre d’Islam. Il est temps de rechristianiser l’Occident pour qu’il puisse combattre la montée du terrorisme islamiste. Et je crains que ceux qui croient que défendre la laïcité est la meilleure façon de leur permettre de défendre leur droit à l’athéisme ne se trompent douloureusement.

 

Saucratès


08/05/2021
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Sexe, devoir, obligation et mariage

Saint-Denis de la Réunion, mardi 13 avril 2021


Le site Mediapart se serait ému d’une décision de la cour d’appel de Versailles, les juges ayant «prononcé un divorce aux torts exclusifs d’une femme, parce qu’elle refusait tout rapport sexuel avec son mari depuis près de huit ans». L’information de Mediapart daterait du 17 mars 2021 et l’article du Monde sur le même sujet date du 30 mars 2021. La décision en cause serait beaucoup plus ancienne puisque la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi de la femme en date du 17 septembre 2020, par un arrêt de rejet, sans audience ni motivation.

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/29/le-droit-au-sexe-dans-le-mariage-est-il-une-obligation_6074792_3224.html

 

À entendre les féministes et les bonnes âmes, cette décision de la Cour d’appel de Versailles serait une abomination, ainsi qu’un anachronisme. Anachronisme parce que «la chambre criminelle de la Cour de Cassation reconnaît depuis 1992 qu’une relation sexuelle forcée entre mari et femme est susceptible de constituer un viol.» L’avocate de la femme condamnée a déposé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et celle-ci estime «que l’absence de relations intimes après trente ans de mariage ne doit pas être en soi un motif qui rend (la poursuite de) la vie commune impossible». L’avocate a même rajouté, selon le Monde, que «le mariage ne peut pas être un asservissement sexuel.»

 

A se demander si le mot est suffisamment fort ... «asservissement sexuel» pour parler de relations sexuelles dans le cadre du mariage entre une femme et son mari, entre un homme et sa femme ... Pauvres femmes asservies sexuellement par des époux insatiables !

Une autre avocate, Me Mauger-Vielpeau, indiquait pour sa part «être choquée dans son expérience d’avocate de voir beaucoup de femmes dire qu’elles se sentent obligées (de se plier au devoir conjugal). J’ai beau leur dire qu’elles ne peuvent pas été contraintes, elles restent accrochées à cette notion du devoir conjugal.»

 

Autre magnifique satie d’une autre avocate, Mme Mattiussi : «Le devoir conjugal met les époux en position de consentir aux relations sexuelles pour remplir leurs obligations juridiques et échapper à la menace d’un divorce pour faute». «C’est consentir avec répugnance pour faire plaisir à l’autre» ! Il ne faudrait pas permettre à des extrémistes féministes de devenir avocates !

Et en parlant de belle âme, le député MODEM du Finistère, Erwin Balanant, ne voit «rien de choquant à ce que des personnes n’aient plus de relations sexuelles, mais le qualifier de faute est problématique».

 

Bizarrement, je ne pense pas qu’il y avait eu autant de réactions lorsqu’un mari avait été «condamné à verser des dommages et intérêts à sa femme qu’il n’avait pas touché au bout de cinq de mariage. Les juges y avaient vu une indifférence injurieuse» !

 

Allons plus loin ! Au-delà des relations sexuelles, n’est-il pas inconcevable, répugnant, de devoir imposer à un homme ou une femme de devoir parler à son époux et à son épouse, ou de devoir lui faire des cadeaux ou lui offrir des bouquets de fleur, juste «pour faire plaisir à l’autre», comme l’indiquait Maitre Mattiussi ? 


Reconnait-on l’existence du devoir conjugal ? Et un homme et une femme peuvent-ils rester ensemble s’ils ne partagent plus l’envie de faire l’amour ensemble ? Vraisemblablement oui, à un certain âge ... Tant qu’il y a de l’amour et de la tendresse. C’est évidemment moins simple si un seul des époux n’en a plus envie, et pas l’autre ... Il y avait très vraisemblablement dans cette sordide histoire une histoire de gros sous, des prestations alimentaires non versées en cas de divorce pour faute, ou juste une posture féministe de la femme et de son avocate ! Ce mariage de toute façon ne se relèvera pas de cette histoire, de ce jugement, de ces attaques !

 

 

Saucratès


13/04/2021
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Existe-t-il un racisme acceptable ?

Saint-Denis de la Réunion, samedi 10 avril 2021


Nouveau samedi soir du mois d’avril 2021. Nouvelles pensées parasitées par les débats et sujets médiatiques, qui m’empêchent de penser à autre chose que les thèmes de ces dernières semaines. Un ami m’expliquait que la force, la puissance des médias n’est pas de contrôler les informations qui nous arrivent, mais plutôt de contrôler l’ordre du jour, le menu, des informations qui nous arrivent. Ce sont eux qui décident des sujets qui seront évoqués mediatiquement, ce qui nous contraint à nous informer et à nous positionner sur ces mêmes sujets. Ils ne peuvent pas nous contraindre à penser telles et telles choses, mais ils peuvent nous contraindre à parler et à penser à tel et tel sujet.

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/09/l-avenement-de-la-societe-du-commentaire_6076109_3232.html

 

Je me saisirais donc ce soir du sujet des réunions racialisées et non mixtes du syndicat étudiant UNEF, que la présidente de ce mouvement syndical estudiantin avait été contrainte de reconnaître par la presse lors d’une interview. Il est évident que ce sujet des réunions racialisées et non mixtes organisées par l’UNEF devait être un secret de polichinelles dans le tout Paris, dans le milieu estudiantin, dans le milieu politique et dans le milieu journalistique ! Et bizarrement, à un moment donné, cette information est donc sortie, est donc devenue médiatiquement pertinente et utile. Pour quelle raison ? Ce serait utile de le comprendre pour éclairer le principe de la démocratie et de la liberté supposée de la presse. L’affaire Fillon lors de la campagne électorale présidentielle en 2017 en avait donné un autre exemple particulièrement instructif. Des milliers d’autres députés et maris ou femmes de députés s’étaient trouvés dans la même situation que les époux Fillon, et pourtant, c’est tombé sur eux ! Ruinant les espoirs présidentiels de François Fillon, et ouvrant un boulevard au candidat Emmanuel Macron, totalement inconnu quelques mois plus tôt ! Que s’est-il passé lors de cette élection présidentielle de 2017, autour de l’élimination des candidatures de François Fillon mais aussi de François Hollande ? Nous ne le saurons jamais mais ceci ne peut pas être le fruit du hasard !

  

Pour en revenir à ces réunions non mixtes racialisées de l’UNEF, mais on pourrait dire plus largement du Parti socialiste, puisque certains ténors socialistes (mais pas tous et toutes) ne sont absolument gênées par le principe de telles réunions, trouvant normal de permettre à des groupes de victimes de discriminations de parler entre eux de leurs problèmes, sans intervention des autres, que faut-il en penser ? De telles réunions d’où certains ou certaines sont exclues pour cause de couleur de peau, de sexe ou d’orientation sexuelle sont-elles autorisées ou interdites, souhaitables ou non souhaitables ?


https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/03/31/racise-privilege-blanc-intersectionnalite-le-lexique-pour-comprendre-le-debat-autour-des-reunions-non-mixtes_6075153_4355770.html

 

Ce qui devient une opposition, un conflit idéologique entre Droite, Extrême-droite et Gauche, les uns accusant les autres d’instrumentalisés le débat, revient en fait à un simple alternative. Pourquoi les mêmes personnes qui ne trouvent pas choquant les réunions non mixtes racialisées ouvertes aux seuls hommes de couleur, aux seules femmes de couleur, aux seul.es LGBTQI+ (lesbiennes, gay, bi, trans, queer, intersexe et plus), trouveraient-elles choquantes en sens inverse des réunions réservées aux seuls blancs, d’où les personnes colorées ou métisses seraient interdites d’accès, ou les femmes seraient interdites d’accès ? Peut-on envisager une réunion réservée aux seuls hommes blancs d’où les personnes colorées, noires ou métisses, ou par exemple les femmes quel que soit leur couleur de peau seraient interdites ? Les mêmes défenseurs socialistes, gauchistes, indégénistes et islamo-gauchistes, défendraient-ils également avec autant de vigueur le droit des hommes blancs à se réunir entre eux, seulement entre eux, pour parler de leurs affaires, de leurs difficultés, de leurs problèmes ? Pour quelle raison ces gauchistes, ces féministes, ces syndicalistes, ne s’offusquent-ils que dans un seul sens ? Et si ce n’est pas vrai, si des réunions réservées entre hommes blancs ne gênent pas les gauchistes, féministes et syndicalistes, pourquoi les socialistes ont-ils donc pondu autant de textes législatifs pour imposer la mixité et la diversité dans les conseils d’administration des grandes entreprises, dans les instances représentatives du personnel ? Si cela ne les gêne pas, pourquoi donc toutes ces lois imposant la mixité ?

 

Y a-t-il un racisme acceptable pour les gauchistes, les indigénistes, les féministes, les islamo-gauchistes ? Le racisme et le sexisme dont les blancs et les hommes seraient victimes pourrait-il être considérés comme normal, une juste punition, tandis que le racisme dont seraient victimes les autres, le sexisme dont seraient victimes les femmes, seraient inacceptable, honteux, intolérable, et devrait être combattu ardemment par le biais de la justice et de la Loi, avec obligation faite aux hommes de s’offusquer sous peine d’être considérés comme des racistes et des sexistes ? 

 

Saucratès


13/04/2021
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Le phénomène des Bandes de jeunes - et la redécouverte par les médias de la Lune

Saint-Denis de La Réunion, samedi 27 février 2021


Le phénomène des bandes de jeunes, et leur antagonisme, est-il quelque chose d’aussi nouveau et récent que semble le laisser imaginer la surprise et le désarroi des journalistes et des commentateurs politiques devant les incidents et assassinats survenus entre bandes de jeunes en France ces derniers jours ? Pourquoi les journalistes, dès lors qu’il survient un fait divers douloureux, comme un meurtre ou un assassinat, ont-ils toujours besoin de sembler redécouvrir la Lune, ont-ils besoin de mettre en œuvre un intense battage médiatique ? 

Il existerait donc des bandes de jeunes dans nos villes et cités tentaculaires, et ces bandes de jeunes seraient en conflit les unes avec les autres, au lieu de gentiment cohabiter ensemble, partager des pots de l’amitié, et partager les ressources rares ! I am really choking !!! Bienvenue hors du monde idéal de bisounours de Messieurs et Mesdames les journalistes. Voilà la vraie vie  !

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/26/les-bandes-un-phenomene-difficilement-chiffrable_6071260_3224.html

 

https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/26/rixe-de-boussy-saint-antoine-sept-mineurs-mis-en-examen-dont-un-pour-meurtre_6071277_3224.html

 
Il semble donc que Mesdames Messieurs les journalistes vivent en dehors de la vraie vie, et ne la redécouvrent que lorsque des événements dramatiques se produisent, lorsque des faits divers rémunérateurs (en terme de potentiel de lecteurs) leur font découvrir l’existence de l’envers du décor, hors de leur beau monde.

 

J’ai pour ma part toujours entendu parler de l’existence de bandes de jeunes, même si mes exemples sont reunionno-centrés. Je devrais même dire dyonisio-centrés ... De mon temps, dans les années 1980-1990, on parlait ainsi de l’antagonisme entre les bandes de jeunes des quartiers du Chaudron, du Moufia, de la cité Cow-boy des bas du Moufia, et de la cité Far-ouest. Malheur au jeune d’un de ces quartiers qui osait tomber amoureux, sortir avec une fille d’un autre quartier, s’il était attrapé par les gars de la bande d’en face, sur le terrain de la bande d’en face.

 

Il devait d’ailleurs exister des lieux neutres, vraisemblablement les églises, où les jeunes de quartiers différents pouvaient se rencontrer, se voir, se fréquenter, mais sans trop s’exhiber, sans trop se faire voir. Quelques livres d’anthropologie urbaine, ou d’anthropologie sociale, ont dû traiter de cette question sociale pour la ville de Saint-Denis de la Réunion.

 

Et ces bandes de jeunes devaient et doivent exister dans toutes villes ou villages de France dès lors qu’il s’y trouve ou trouvait un nombre suffisant de jeunes gens pour constituer un groupe. Le livre et le film de la Guerre des Boutons ne raconte pas autre chose, au milieu du siècle précédent. Et j’ai également retrouvé la même histoire racontée dans le livre «Le cheval d’orgueil», de Pierre-Jakez Hélias, au fin fond du pays Bigouden et des Pen-Sardines, pour les années 1900-1920. Les bandes de jeunes, à cette époque-là, voyaient aussi s’affronter les écoliers et les collégiens des écoles et collèges publics et ceux des écoles et collèges privés, et pas uniquement ceux de bourgs différents. Cela a toujours été comme ça !

 

Que ce soit en plein milieu de nos cités urbaines modernes, ou au fin fond des campagnes de la France historique, il a toujours existé un phénomène de bande de jeunes, plus ou moins jeunes, qui défendent leur territoire, et leurs ressources, et notamment la plus précieuse d’entre toutes, les jeunes filles en âge de se marier, de la convoitise des bandes de jeunes des autres villages, des autres villes, des autres quartiers, des autres cités ! C’est peut-être triste, même si cela débouche rarement sur des meurtres, vraisemblablement parce qu’il y a toujours un ou des adultes qui ont été informés du piège ou de l’expédition punitive, ou qui simplement passaient par là, et qui réussissaient à faire fuire, à mettre en déroute, la meute déchaînée. 

Cela servait d‘exemple, c’était utilisé comme un exemple, cela pouvait aussi servir de prétexte à des vengeances ou à des expéditions punitives, et vraisemblablement, cela a dû conduire, partout dans le monde, à des décès prématurés. 

Je ne pense pas que quelque chose ait particulièrement changé, juste nos journalistes qui redécouvrent brutalement que le monde n’est pas exactement le monde de bisounours qu’ils croyaient, qu’il existe une vraie vie pas loin, juste derrière le boulevard, hors de leur quartier merveilleux et de leur maisonnée si tranquille, que les méchants ne sont pas seulement les méchants du Rassemblement National et les populistes tels Donald Trump ou Victor Orbán, mais qu’ils peuplent les gentilles cités qui les entourent, où il n’y a pas seulement des gentils islamistes et adorables islamo-gauchistes qui éduquent les jeunes !

  

 
Saucratès


27/02/2021
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