Critiques de notre temps

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Développement durable


Réchauffement climatique, défaite de la pensée

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 21 mars 2021


Nous sommes un nouveau samedi soir, en ce mois de mars 2021, en pleine gestion désordonnée de l’épidémie de coronavirus. Une épidémie à laquelle nos sociétés démocratiques occidentales n’étaient apparemment absolument pas préparées. Normal, depuis des mois et des années, les écologistes et les collapsologues de toute obédience et de tout bord, ainsi que le gouvernement français et les énarques qui le composent, qui les constituent, ne pensent que privation de droits et imposition de nouvelles normes climatiques et de nouvelles taxes.


En un sens, même s’ils n’y étaient absolument pas préparés, cette épidémie doit les satisfaire pleinement ! Disparition ou réduction drastique des déplacements aériens, confinements généralisés qui induit l’enfermement chez soi de millions d’européens, séquestration et enfermement des vieilles personnes dans les EPHAD, interdites de sorties et de visites, cachées aux yeux de tous et de toutes, supposément pour leur propre sécurité, les égéries et les prophétesses de malheur du réchauffement climatique ont toutes les raisons de se satisfaire de cette épidémie de coronavirus et surtout de la gestion décidée par nos gouvernements !

 

Cerise sur le gâteau, les collapsologues pourront en plus présenter cette épidémie comme la conséquence des désordres et des dysfonctionnements économiques et individuels mondiaux, et une juste vengeance de Mère Nature sur la race humaine ! La conséquence de notre inaction, à nous adultes occidentaux, et de la pression insoutenable exercée sur les écosystèmes naturels ! Et dire qu’autrefois, ces collapsologues inflexibles ont été de charmantes têtes blondes (ou brunes) adorables qui s’extasiaient devant des jouets qu’il leur fallait absolument, sous peine de crise de larmes et de campagne de piétinements couroucés ! Comme ils ont changé !

 

La lutte contre le réchauffement climatique et les remèdes présentés aujourd’hui (taxation tout azimut et privation généralisée) sont une défaite de la pensée et de l’éthique. Et une défaite de la pensée occidentale. Ne faire que penser privation, interdiction, et taxation confiscatoire est la négation de toutes nos valeurs occidentales, européennes. L’Europe s’était arrachée depuis le dix-neuvième siècle au diktat des famines et de la misère, mais sous prétexte que son niveau de consommation n’est pas duplicable à l’échelle de l’ensemble de l’ensemble de la population mondiale, certains collapsologues et égéries, ou grandes prophétesses, de la lutte contre le réchauffement climatique, estiment que nous devons, nous européens, nous restreindre pour ne pas détruire notre/leur monde. Ils ont inventé le jour du dépassement, ce jour au-delà duquel nous consommons plus que ce que la planète peut produire !

 

Tout ceci participe de la même imposture. Une vision partisane et parcellaire de la lutte contre le réchauffement climatique et des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir, une vision intentionnellement tronquée des raisons expliquant le réchauffement climatique et des moyens de parvenir à ramener les émissions de gaz à effet de serre en deçà d’un certain niveau, pour certains pays ! Et le principal coupable de cette imposture est évidemment le milieu scientifique international, autrement dit le GIEC (le groupement international d’étude du climat).

 

Cette vision étriquée de la lutte contre le réchauffement climatique, et son corollaire, la criminalisation de toutes les activités humaines occidentales émettrices de gaz à effet de serre, trouvent un de leurs principaux moyens d’actions dans la finance occidentale. Ils ont gagné le combat de la pensée. C’est de cela dont je parle lorsque je traite de défaite de la pensée ! Lorsque l’Agence française de Développement, l’Afd, ne parle plus que de financement pour le climat et d’impact climatique, c’est que les collapsologues de tout crin ont gagné la bataille de la pensée. Lorsque des banques sont la cible de fonds spéculatifs et de mouvements écologistes ou de collapsologues pour les forcer à cesser de financer des industries polluantes ou l’industrie du pétrole, c’est également le signe que nous avons perdu le combat de la réflexion et de la pensée.

 

https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2019/11/Rapport-La-colossale-empreinte-carbone-des-banques-françaises.pdf

 

https://www.businessinsider.fr/les-6-banques-francaises-qui-financent-le-plus-dactivites-polluantes-selon-oxfam-185703#des-efforts-encore-insuffisants-notamment-dans-le-petrole

 

Les amis de la Terre, Oxfam, toutes ses associations cherchent des moyens d’agir, des moyens d’action pour priver ceux qu’ils appellent des industries polluantes de polluer la planète. Mais quand ils auront gagné en ayant interdit aux établissements bancaires occidentaux de financer les industries polluantes, quel sera leur prochain cheval de bataille ? Selon vous ? Leur cheval de bataille deviendra très vite, à Oxfam ou à quelque autre groupe de pression, l’interdiction les achats et les financements de produits éthiquement incorrects, ou non responsables, à leurs yeux. Un véhicule individuel à moteur thermique par exemple, une moto, un jetski... et je ne sais quoi encore. Nous allons entrer dans le fascisme de la pensée, en fonction des goûts et des idées de ces donneurs de leçon en caleçon ou en jupon.

 

C’est cela que ces personnes appellent «finance éthique» et «finance responsable» ! Bientôt, tous ces quarterons en herbe, apprentis dictateurs en couche ou en jupons, et ces écolos-extrémistes décideront de ce que l’on aura le droit d’acheter, de financer, de se payer. Accepteraient-ils eux de se voir refuser l’achat ou le financement du dernier portable dernier cri, du dernier smartphone à la mode, ou de la dernière chaussure ou robe qui leur plairait ?... Non, impossible, votre dernier smartphone n’a pas encore cinq ans. Vous avez déjà trois paires de chaussure, vous n’avez pas besoin d’en avoir une de plus. Et pourtant, c’est ce que leur mouvement programme de faire ! C’est le monde que ces jeunes, ces écolos-extrémistes nous préparent. 

Dernière idée de ces écolos-extrémistes : s’attaquer aux banques centrales. En plus de s’occuper de la stabilité des prix et de combattre l’inflation, et parfois de garantir un certain niveau d’emploi et de combattre le chômage, un économiste comme Barry Eichengreen voudrait que les banques centrales s’occupent de lutter contre le réchauffement climatique et contre les inégalités sociales, tout particulièrement raciales.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/12/un-nouveau-modele-de-banque-centrale-pour-eviter-le-desastre_6072910_3232.html 

 
Mais les banques, les banques centrales, la monnaie plus largement, ne peuvent et ne doivent en aucun cas s’occuper de ces sujets. Ils ne sont que des moyens d’échange et des dispositifs de gestion et/ou de contrôle de ces échanges. Ils ne peuvent en aucun cas devenir les moyens d’action d’un fascisme de la pensée, même si ces fascistes ont l’impression qu’ils pourront de la sorte influer sur l’économie et un capitalisme occidental patriarcal qu’ils haïssent.

 

 

Saucratès


21/03/2021
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Philosophie et réchauffement climatique

Saint-Denis de la Réunion, mardi 2 février 2021

 

Je cherchais des réponses à mes interrogations concernant le réchauffement climatique et j’espérais en trouver dans le Hors série n°46 de «Philosophie magazine» consacré à la philosophie du réchauffement climatique. Mais je n’en ai pas trouvé qui m’ont satisfaites. 

Ce numéro de «Philosophie magazine» ne présente pas diverses positions au sujet des réponses à apporter aux enjeux du réchauffement climatique. Il ne défend qu’une seule position et il ne donne la parole qu’aux seuls partisans d’une philosophie de l’écologie, de la nature, de l’environnement. On y trouve essentiellement les positions des philosophies adeptes de Gaïa, des plantes, de l’antispécisme, de la libération animale.

 

Je pense que le seul philosophe interrogé qui ne participe pas à cet acharnement philosophique est le slovène Slavoj Zizek, qui remet en cause cette sacralisation de la nature, qu’il présente comme fondamentalement «brutale, radicale, indifférente aux droits et aux devoirs, à nos idées de bien et de mal». À mille lieux de l’idealisme des philosophies parlant de Gaïa. «Les choses en effet peuvent tourner terriblement mal dans la nature. Nous devons l’accepter, mais non y voir un exemple à suivre. Placez-vous par exemple du point de vue d’un évolutionniste strict : que devrait-il penser de l’épidémie de coronavirus ? C’est évident. Qui meurt en effet ? Les personnes âgées, les individus les plus fragiles, les malades. Du point de vue de la sélection naturelle, l’épidémie est une aubaine : elle purge l’espèce des faibles et ne conserve que les forts. C’est une idee impossible à cautionner. Voilà pourquoi je pense que nous devons à tout prix éviter de sacraliser la Terre, de nous y fier.» Mais le pauvre s’est senti obligé de commencer son interview en rappelant qu’il était pro-écologie !

 

La troisième partie de ce magazine est consacrée aux climatosceptiques et aux techno-optimistes, mais aucune de ces deux espèces de personnes ne trouvent grâce aux yeux des rédacteurs de ce magazine. Ce n’est même pas un procès qui leur est fait, mais le prononcé d’une condamnation. 

«Sous couvert de légitimes et nécessaires interrogations sur la validité d’hypothèses, de mesures et de modèles (n’ayez pas peur, le magazine ne développera aucune de ces légitimes et nécessaires interrogations), les premiers (les climatosceptiques) se réclament du doute, vertu éminemment scientifique, pour nier l’origine humaine du réchauffement. Les seconds (les techno-optimistes) assurent que les humains s’en sortiront toujours par la technique et que c’est le génie d’Homo Faber que de tirer de sa besace une solution au moment opportun. Les uns ne sont pas moins néfastes que les autres (voilà enfin la position du magazine). Pas facile de faire naviguer la Terre entre Charybde et Scylla. Entre négationnistes et zélotes

 

Cette introduction à cette troisième partie du développement de la réflexion de ce magazine donne le ton de la charge portée contre tous ceux qui ne rejoignent pas la collapsologie, l’écologie, le véganisme et l’adoration de Gaïa.

 

Je n’y ai donc pas trouvé une lecture critique des positions et des enjeux des diverses courants philisophiques et éthiques autour de cette notion de réchauffement climatique. À moins d’imaginer que nul philosophe n’interroge ce concept de réchauffement climatique et les moyens d‘y faire face ou de le combattre, que nul philosophe ne propose une autre approche de la réalité différente de l’inéluctabilité de la survenue d’une catastrophe écologiste planétaire ou de la recherche d’autres moyens que le Véganisme et l’antispécisme pour y faire face ou pour y répondre.

La philosophie peut-elle donc apporter une réponse au problème qui nous fait face ? Et d’abord, quel est ce problème ?
 - Trouver une solution technique ou économique pour continuer à vivre comme nous le souhaitons, sans nous préoccuper de la finitude du monde ? Non.
 - Savoir comme réagir au réchauffement climatique et empêcher un emballement du climat terrestre ? Non plus. Pas exactement.

La question serait plutôt de savoir guider le monde vers la mise en place d’une organisation économique mondiale vertueuse nous permettant de régler le problème du réchauffement climatique, la moins contraignante possible pour les libertés publiques et pour les individus. Evidemment, on trouve là une première opposition d’envergure entre ma vision de ce qui serait souhaitable et les visions philosophiques, ou les courants de pensée, dont rend compte ce «Philosophie magazine». Je pense «droits des individus» et ils répondent «droits des autres êtres vivants, des animaux et des plantes», alors que moi, je ne reconnais aucun droit au reste de la biosphère terrestre ! Le droit de la vache ou du poulet à ne pas être abattus dans un abattoir ? Le droit de la graminée à pouvoir pousser librement dans son champ ?

 

Une deuxième opposition à ma question n’est pas traitée dans ce magazine. Il a trait à l’opposition entre pays occidentaux et reste du tiers monde, c’est-à-dire la responsabilité des peuples dans les émissions des dernières décennies et des derniers siècles. Les états développés d’Occident doivent-ils porter seuls les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou bien ces efforts doivent-ils être appliqués par tous, sans s’intéresser aux responsabilités passées ? Bizarre que le magazine n’ait retracé aucun débat sur ce sujet, éminemment philosophique. Et évidemment, lorsque je parle de mesures le moins contraignantes possibles, ces mesures n’ont évidemment pas du tout la même incidence selon que je parle d’un américain, d’un européen, ou d’un africain qui adorerait vraisemblablement disposer du niveau et du confort de vie de son homologue américain ou européen. Et inversement. 

À la différence de Slavoj Zizek, je ne commencerais pas cette discussion en me déclarant favorable à l’écologie. L’écologie est un courant politique et je n’ai aucune raison de m’y référer. Les adeptes de la collapsologie et de l’écologie adorent se référer pour leur part à des interdictions. Il faut interdire la consommation de viande, les véhicules automobiles à moteur à combustion, les voyages en avion, et le financement des industries productives ou d’extraction émettrices de CO2. Et c’est justement cette tentation de l’interdiction que j’estime attentatoire aux droits des individus et moralement répréhensible. Qui sont-ils pour déterminer ce qui est bon ou mauvais au niveau de la planète ? Ces adeptes peuvent monopoliser internet sans s’intéresser au coût invraisemblable du refroidissement des centres de serveur pour les téléphones et la technologie dont ils n’envisagent pas de se passer pour véhiculer leurs messages et communiquer sur leurs actions, ils peuvent vivre dans des maisons ou des appartements climatisés ou chauffés, sans s’interroger sur l’impact de cette consommation électrique sur la planète, mais ils décident par contre que telles ou telles autres choses (automobile, viande, avion) sont mauvaises et doivent être interdites ! Je trouve cela extraordinaire, cette certitude d’avoir raison et de savoir ce qui est bon ou mauvais pour la planète, ce qui cause la destruction d’un iceberg et ce qui ne le cause pas. Très clairement, à les entendre, ce qui leur sert est bon ; ce dont ils ont appris à se passer ou qu’ils n’ont pas commencé à se servir est mauvais !

 

Les mouvements activistes qui se réclament de la collapsologie ont trouvé une nouvelle forme d’intervention contre les activités économiques, industrielles, et bientôt de consommation, qu’ils condamnent. Imposer aux grands établissements bancaires de cesser de financer certaines industries émettrices de gaz à effet de serre, comme l’industrie pétrolière. Pour l’instant, cela ne concerne que HSBC et TOTAL. Il faut également noter que des banques se trouvent aux côtés des groupes activistes, comme le Crédit Mutuel ou La Banque Postale. Et on peut imaginer que HSBC devra demain se ranger également aux côtés de ces fonds activistes pour avoir la paix dans le futur. 

 

https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/01/11/hsbc-sous-pression-de-ses-actionnaires-pour-arreter-de-financer-les-energies-fossiles_6065853_3234.html


https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/04/16/climat-le-petrolier-total-sous-pression-d-un-groupe-d-investisseurs_6036751_3234.html

 

Certains peuvent évidemment estimer que de telles actions de groupes activistes sont souhaitables. Pour ma part, je ne le pense pas. Si ces attaques réussissaient, si toutes les banques étaient obligées de cesser de financer ces sociétés comme TOTAL et les autres fournisseurs d’énergies fossiles, celles-ci devraient disparaître, avec des centaines de milliers de salariés jetés au chômage, et une impossibilité de se fournir en nombre de produits indispensables à la vie, à notre vie.

 

Par ailleurs, si ce genre d’attaques activistes réussissent, elles se généraliseront à tout un tas d’autres activités bancaires et elles concerneront demain tels ou tels constructeurs automobiles, tels ou tels fabricants de ciment, puis aux prêts des simples consommateurs. Les banques se verront alors contraintes de ne plus financer les véhicules automobiles autres qu'électriques, puis demain tout moyen de locomotion individuel. Est-ce un futur enviable ? Sont-ce des pratiques activistes souhaitables ? Non. Parce que ces pratiques activistes ne visent toujours que l’interdiction et la contrainte !

 

Je ne dis évidemment pas qu’il n’y a rien à faire pour influer sur le monde de la Finance et de l’industrie, par le biais de normes plus contraignantes et de lois dont l’application doit se faire à l’échelle mondiale. La finance a évidemment un impact catastrophique sur les évolutions des pratiques industrielles et il faut réformer, contraindre, imposer drastiquement le monde de la Finance et l’empêcher de se réfugier dans des paradis fiscaux.

 

Mais il n’y a pas que la Finance ! Il y a aussi l’aspect démographie. Il faudrait aussi vraisemblablement contraindre tous les états de la planète à restreindre l’accroissement de leur population ; on ne peut pas laisser la population terrestre continuer de croître indéfiniment avec toutes les conséquences migratoires qui en résultent vers les pays occidentaux. On ne peut pas se contenter d’attendre la stabilisation de la population terrestre à 10 ou 12 milliards d’habitants par le simple biais de la transition démographique. La solution chinoise d’un seul enfant par femme (ou par couple) est vraisemblablement la seule réponse possible à l’urgence démographique qui est devant nous ! Evidemment, là aussi, c’est un sujet dont l’impact est différent en Occident, ou la transition démographique a eu lieu il y a plus d’un siècle, et dans les pays en développement qui n’y sont pas encore. 

 

 

Saucratès


02/02/2021
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De la collapsologie et des collapsologues

Saint-Denis de La Réunion, Samedi 7 septembre 2019

 

En profitant ce matin du calme du début de la journée pendant mon petit déjeuner, en écoutant les oiseaux chanter pour le soleil levant, je me rendais compte qu'une grande majorité des humains ont cessé de célébrer la nature, le soleil levant, l'aurore, le soleil couchant, le crépuscule. Qui n'a pas un jour entendu le raffut des oiseaux dans les bosquets d'arbres chantant au soleil levant ou au soleil couchant, en marchant ou immobile entouré de milliers de pépiements. Une sorte d'ode à la nature, au soleil, à la vie. Ces moments ont quelque chose de magique. Alors que tant d'entre nous passent leur vie enfermés entre quatre murs, au mieux derrière des fenêtres, sans plus voir le soleil, pendant ces longues journées d'hiver où nul ne voit plus le soleil le matin ou le soir, enfermés au travail ou à l'école. Tant de millions ou de milliards d'humains ne pensent plus à célébrer la nature, le soleil, la vie.

 

Mon premier écrit de cette semaine traitera ainsi de la collapsologie. Ou plutôt des collapsologues. C'est un terme particulièrement à la mode. Les médias regorgent de leurs prises de parole, de leurs prises de position, de leurs chaînes YouTube ou de leur file d'actualité pour les plus jeunes. Même sur le site réunionnais ZINFO974, on est envahi par des prédicateurs de la fin du monde en herbe. La collapsologie est donc cette pseudoscience de l'effondrement des sociétés. Elle se réfère au terme médical «collapsus» qui signifie au choix «affaiblissement d'un organe» ou «effondrement des fonctions physiologiques, ou même de la structure d'un organe».

(François Bournérias, Encyclopædia Universalis. http://www.universalis.fr/encyclopedie/collapsus/)

 

Pourquoi les grands prédicateurs de la fin du monde me posent-ils problème ? Pourquoi les chantres de l'effondrement à venir de la société occidentale me fatiguent-ils ? Après tout, ceci n'est pas si nouveau. Autrefois, dès les années 1970, c'était le thème de la décroissance qui était l'un des thèmes en vogue dans les sciences économiques. Aujourd'hui, des grandes prêtresses de la fin des temps (et de l'école buissonnière), des grands gourous de l'apocalypse prolifèrent sur les peurs des consommateurs et sur l'avidité financière des grands groupes médiatiques détenus par des milliardaires souhaitant contrôler des pays ou le monde entier. 

 

Et c'est ce que je reproche aux collapsologues. Il s'agit soit de gourous autoproclamés, des capitalistes du catastrophisme, intéressés par le rendement financier de leurs petites entreprises surfant sur la fin du monde, soit des gourous du retour à la nature, perdus dans leurs montagnes ou campagnes profondes, qui n'en sortent que pour publier leur énième bouquin catastrophe, pour courir les plateaux de télévision afin de vendre plus de bouquins, tout en s'affichant comme les sauveurs de l'humanité. Il y a tous ceux qui rêvent de devenir célèbres, qui doivent trouver plus simple de parler de la fin du monde plutôt que de chanter à la Star Ac ou à The Voice, ou bien qui n'aucun talent. Et puis il y a aussi tous ceux qui sont persuadés d'avoir un message à transmettre, des nouveaux messies de la fin des temps, des nouveaux Moïse ou des nouveaux Mahomet. À d'autres époques, ils auraient créé des Eglises et des religions et aujourd'hui ils surfent sur les médias, désespérant d'attirer l'attention sur leurs petites personnes, leurs si importants combats.

 

Ils ne tiennent nullement compte de l'immense masse des travailleurs qui seraient touché, frappé par leurs propositions d'évolution de nos sociétés, de leurs remèdes de collapsologues. La masse des citoyens de nos pays, de l'humanité (mais l'humanité dans son ensemble ne les lit pas) ne vit pas royalement des sommes gagnées avec la vente de leurs livres, les dons de leurs admirateurs aveuglés. Il est à craindre que derrière chacun de ces prêtres et prêtresses de l'apocalypse, il y a une entreprise dont l'objet est pécunier et financier, des prophètes ou des proches dont l'objectif est de s'enrichir, sous prétexte de sermonner les masses ou d'influencer les puissants. La masse des citoyens de nos pays vivent chichement, difficilement, peinent à finir le mois. La masse des citoyens du monde entier vivent enfermer dans des appartements étriqués, quand ils ont la chance d'avoir un toit à eux, d'un toit qui leur appartient, pour la possession duquel ils ont trimé toute leur vie, et on voudrait le leur enlever ? Les collapsologues veulent les rendre responsables de l'état du monde, de l'état de la planete, les faire payer toujours plus ou au contraire leur interdire de se déplacer. Une nouvelle loi les rend responsable d'habiter dès passoire thermique et leur imposera soit des dépenses somptuaires pour les mettre aux normes, soit leur interdira de pouvoir vendre leur bien, voire bientot de le louer. 

 

La collapsologie oublie les hommes et les femmes, les humains derriere ses grandes théories fumeuses.  Tout ceci est évidemment fait pour les prochaines générations, pour les pauvres des autres pays en développement ... peut-être ... sauf qu'ils sont absolument comme la masse des travailleurs et des exploités de nos pays occidentaux, et que la collapsologie ne pense absolument pas à eux. La collapsologie est juste un courant à la mode, rempli soit de capitalistes qui ont trouvé le filon pour s'enrichir et/ou devenir celebres, soit de prêtresses et de prophetes qui se croient investis d'une mission sacrée. 

 

Pour finir, je reprendrais une citation de Matrix que j'ai revu récemment :

 

Smith à Morphéus : «Je souhaiterais vous faire part d’une révélation surprenante, j’ai longtemps observé les humains, et ce qui m’est apparu quand j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères… Tous les mammifères sur cette planète ont contribué au développement naturel d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous les humains vous êtes différents. Vous vous installez quelque part, et vous vous multipliez, vous vous multipliez, jusqu’à ce que toutes vos ressources naturelles soient épuisées, et votre espoir de réussir à survivre, c’est de vous déplacer jusqu’à un autre endroit… Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adopté cette méthode, vous savez lesquels ?... Les virus. Les humains sont une maladie contagieuse, le cancer de cette planète, vous êtes la peste ...»

 

J'ai trouvé cela tellement en rapport avec le sujet de ce soir. Suis-je collapsologue ? Non.

 

Ce qui fait la force des collapsologues, c'est que notre monde a déjà vécu des effondrements de sociétés. Celles de peuples du nouveau Monde comme les Incas ou les Mayas. L'effondrement de l'empire romain au cinquième siècle. Ou bien plus tôt dans l'histoire humaine, les multiples 'effondrements' des sociétés mésopotamiennes. Sauf qu'aujourd'hui il ne s'agira plus de se déplacer de quelques centaines de kilomètres et d'abandonner nos villes pour trouver de nouvelles terres sur lesquelles s'installer, ou de nouvelles ressources naturelles à collecter ou à chasser. C'est la force des collapsologues de jouer sur cette peur, de demander à la multitude exploitée de se serrer toujours plus la ceinture, tout en s'enrichissant sur leurs peurs. Tout en sachant qu'ils ne sont que l'autre face de ceux qui s'enrichiront sur les solutions technologiques luttant contre l'effondrement. Mais le monde moderne ne peut tourner que si les élites qui profitent des bienfaits du monde et de la technologie ne sont qu'une poignée et si la masse des exploités ne profitent pas d'un train de vie trop élevé. Ce sont les classes moyennes occidentales qui posent problème aux collapsologues, ces classes moyennes qui osent polluer la planète et dont le style de vie est tellement répréhensible, parce qu'il copie celui des puissants.

 

 

Saucratès


08/09/2019
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Réchauffement climatique et migrants : sommes-nous manipulés ?

Saint-Denis de La Réunion, dimanche 11 août 2019

 

On nous parle tellement des risques et des méfaits du réchauffement climatique, à longueur de médias, à longueur d'émissions télévisées, à longueur de journaux ! Chaque année, nous sommes matraqués par des informations catastrophiques sur le fait qu'on enregistre à chaque fois les plus fortes températures moyennes sur le globe ! Chaque année, les sommets internationaux sur le climat sont l'occasion de publier les informations les plus sensationnelles, les plus catastrophiques. La puissance des médias leur permet de nous noyer sous ces informations. Chaque année, des pays, des organisations non gouvernementales, des sociétés de financement, profitent des sommets sur le climat pour essayer de se mettre en avant.

 

Pour l'une des dernières COP, qui s'était tenue à Paris, le Président Hollande, la présidente et le directeur général de l'Agence francaise de développement (AFD), leurs équipes de subalternes, avaient pour seule ambition, pour seul objectif, de déboucher sur un accord, contraignant, lors de la COP de Paris. Leur ambition personnelle. L'acmée de leur carrière internationale d'homme d'état, de hauts fonctionnaires. Le simple fait de pouvoir être l'endroit où un accord majeur sur le climat serait signé, le simple de pouvoir participer à la signature d'un tel accord, le simple fait de pouvoir  associer son nom à un tel accord majeur, en tant qu'homme politique, en tant que directeur général d'une société multilatérale de financement, serait considéré comme la consécration suprême. On se rappelle encore du premier sommet sur la Terre de Rio, ou bien de l'accord de Kyoto de 1997. Quel honneur pour ses personnes si elles pouvaient associer leur nom à un tel accord majeur. Mais il n'y eut pas d'accord majeur signé et contraignant à Paris. Il y eut bien sûr un petit accord signé à Paris ; l'honneur de la France et de ces illustres personnages était en jeu ... Leurs équivalents sur l'ensemble du monde font les mêmes calculs ; ils font tous le même calcul politique : arriver à faire signer l'accord du siècle dans leur COP. Et ils font tous le même calcul : ne surtout pas permettre la signautre d'un tel accord chez leurs voisins !

 

Une catastrophe climatique pointe donc si en on croit les médias et les annonciateurs de mauvais augure. Les grandes prêtresses médiatiques du changement climatique veillent particulièrement à ce que nous ne l'oublions pas. Et l'une des premières d'entre elles, Greta Thurnberg, qui se croit la représentante de tous les enfants occidentaux, qui parle d'elle-même à la troisième personne du singulier, va faire des discours dans à peu près tous les lieux les plus importants de la planete, en s'y rendant en train ou en bateau !

 

Les horribles climatosceptiques, les politiques amoraux qui comme Donald Trump, osent ne pas croire en la thèse du réchauffement climatique, sont traînés dans la boue mediatique. Parce qu'il est désormais de bon ton de croire qu'une catastrophe pointe son nez, que le réchauffement climatique est inéluctable, qu'un emballement du réchauffement climatique est imminent, et qu'il sera bientôt trop tard pour y mettre fin, que les océans risquent alors de remonter de plusieurs mètres dans les prochaines decennies, que les espèces animales seront incapables de s'adapter, et que des millions ou des milliards de réfugiés climatiques se jetteront sur les routes de l'exil ! Je ne crois pas avoir oublier quelque chose. Ou plutôt si, forcément, parce que ce qui nous attend est tellement catastrophique que les conséquences en seront démentielles. 

 

J'y ai cru à cette histoire du réchauffement climatique. Mes nombreux anciens écrits dans ce blog sont là pour en témoigner. Il y a certainement un impact de l'activité humaine sur le climat. Evidemment. Ce que je conteste, c'est l'acharnement médiatique actuellement en œuvre, de telle sorte que les opinions divergentes y sont caricaturées, niées, ridiculisées. Les positions de Donald Trump ou des climatosceptiques n'ont pas à être ignorées de cette manière ; elles n'ont peut-être aucun fondement scientifique et ne tiennent pas la route, mais encore faut-il le démontrer ! Au lieu de seulement les ridiculiser !

 

L'intelligence n'a jamais été aussi déniée au public que depuis l'avènement de la toute-puissance des médias. Les grands prêtres et les grandes prêtresses médiatiques, les spécialistes autodéclarés et les hauts fonctionnaires décident désormais de ce que l'on doit croire, faire, dire, penser !

 

Donc reprenons et discutons sans idées préconçues. Les rapports et les conclusions du GIEC sont-ils où sont-elles inattaquables ? Les manières de calculer de déterminer la temperature moyenne globale à l'échelle du globe sont-elles par ailleurs elles-aussi inattaquables, objectives, fiables ? Comment peut-on déclarer que 2019 serait à nouveau une des années les plus chaudes du siècle, ou de ces cent dernières années, alors que des vagues de froid sans précédent, des froids polaires, ont frappés cet hiver les Etats-Unis ? Les Etats-Unis ne sont certes pas le centre du monde, mais comment calcule-t-on la température moyenne à l'échelle globale ? Selon quelle méthodologie ? Un article interessant à lire des décodeurs du Monde, pour une fois interessantes, même s'ils participent à la manipulation médiatique sur de nombreux sujets, sous couvert d'objectivité :

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/08/02/dereglement-climatique-les-cinq-critiques-recurrentes-adressees-au-giec_5495740_4355770.html

 

Ma deuxième interpellation portera sur le caractère catastrophique du réchauffement climatique actuel. Il y a douze mille ans débutait la fin de la dernière glaciation (dite de Würm) et le démarrage de la période interglaciaire que nous vivons aujourd'hui (correspondante à la période géologique dite Holocène). Les températures à l'échelle de l'Europe y sont remontées semblerait-il de l'ordre de dix degrés celcius. Les banquises qui recouvraient l'Europe notamment (et certainement ailleurs mais cette histoire m'échappent) ont peu à peu disparu et le niveau des océans est remonté de pres de 100 metres, isolant les îles britanniques du reste de l'Europe. Ces modifications climatiques ont dû s'étaler sur un millier d'années, au pire deux milliers d'années. En comparaison, le rechauffement climatique actuel fait office de petit incident de parcours. Pour quelles raisons le climat, la faune et la flore auraient-elles pu s'adapter à une remontée des températures d'une dizaine de degrés, à une montée des eaux d'une centaine de mètres, mais une hausse des températures de 2 ou 3 degrés et une montée des eaux de 1 à 2 mètres au cours des 80 prochaines annees seraient-elles une catastrophe climatique irréparable et jamais vu ? Cela ne me semble pas logique. Si la faune, la flore, et l'écosystème terrestre ont pu s'adapter à une telle remontée des températures et des océans, pour quelles raisons en serait-il différemment aujourd'hui ? Pour quelles raisons un risque d'emballement climatique de type vénusien est-il aujourd'hui mis en avant par les grands prêtres et les grandes prêtresses du catastrophisme ? L'emballement et le temps tres court ? Une remontée des eaux de 100 mètres en 1.000 ans correspond à une remontée des océans de 10 mètres par siecle, et une remontée des températures de 1 degré par siècle ! Le GIEC ne prévoit un rythme beaucoup plus rapide.

 

Evidemment, le problème des populations humaines est sans commune mesure. Nous sommes aujourd'hui 8 milliards d'humains sur Terre et une bonne partie de cette population vit dans les zones géographiques les plus impactées potentiellement. Il y a entre 11.700 ans et 10.000 ans de cela, la population humaine était vraisemblablement beaucoup plus restreinte. Cette période est peut-être à l'origine de certains de nos mythes, comme le déluge. Mais il était forcément plus simple pour les hommes et les femmes préhistoriques de fuire la montée des océans. Quelques guerres entre clans ont vraisemblablement dû également avoir lieu, entre autochtones et population migrante. Nous sommes juste aujourd'hui beaucoup trop nombreux sur Terre.

 

C'est également un point de manipulation médiatique. Les médias n'insistent pas sur les problèmes de surnatalité et de croissance de la population mondiale. Non, les médias, mais aussi les spécialistes et les experts autoproclamés aiment remettre en cause le mode de vie des occidentaux et de surconsommation. Pourtant, nous serions deux fois moins nombreux sur Terre que nous n'épuiserions pas les ressources terrestres, le jour du dépassement n'existerait pas ...

 

Heureusement que les médias ne devaient pas exister sur Terre il y a 11.700 ans et le millénaire qui a suivi. Sinon, les gros titres des journaux de l'époque aurait été rempli d'articles catastrophistes, d'images des immenses glaciers reculant, des océans montant, des températures montant en flèche et des animaux incapables de s'adapter à un tel réchauffement climatique ! Heureusement pour nous et pour la civilisation humaine ! Aujourd'hui, certains trouvent intelligents de pleurer sur les glaciers qui reculent, sur les derniers glaciers, voire à construire des murs pour protéger les glaciers et les banquises du réchauffement climatique ! Putain, qu'auraient-ils fait, ces bonnes âmes chafouines, il y a de cela 11.700 ans et les siècles suivants ? Ils eussent pleurer sur la banquise européenne qui disparaissait, et sur les mammouths qui mourraient ?

 

Dernier sujet de manipulation ; les migrants et les migrations des peuples africains qui se déversent sur l'Europe. Là aussi, il y a une manipulation des médias, des spécialistes et des experts autoproclamés. Pour quelle raison veut-on nous faire croire que les migrations climatiques sont une raison objective et acceptable de migration ? Que ces peuples doivent être acceptés chez nous, sur nos terres, dans nos États. Mais évidemment, ce sujet ne peut pas être évoqué. Les bonnes âmes européennes se battent donc pour sauver les migrants, les aider à traverser la Méditerranée, les accueillir et leur permettre de devenir citoyens europeens. Et les médias valorisent ces actions courageuses, parce que c'est vendeur, parce que cela donne d'eux une bonne image. Et les opinions adverses, contraires, y sont ridiculisées, comme d'habitude. 

 

 

Saucratès


11/08/2019
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La collapsologie - manipulation médiatique ?

Saint-Denis de La Réunion, mercredi 24 juillet 2019 

 

Le thème de l’effondrement des sociétés humaines, ou de la collapsologie, est un thème particulièrement ancien. La collapsologie est tiré du mot «collapsus», qui désigne en médecine «tout effondrement des fonctions physiologiques, ou même de la structure d'un organe».

 

—> Un grand nombre d’articles de presse ou d’émissions qui traitent de ce sujet en quelques jours

 

Quelques articles récents du Monde reviennent sur ce sujet, en lien vraisemblablement avec le débat sur l’invitation de la jeune Greta Thunberg à l’Assemblée nationale française à l’initiative d’un groupe de députés et du discours qu’elle devait y prononcer, ou bien avec les mises en discussion au parlement de la ratification des accords signés entre l’Europe et le Canada mais aussi le MERCOSUR.

 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/07/22/climat-la-collapsologie-fait-debat-c-est-une-bonne-nouvelle_5492085_3232.html

 

https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/07/23/jean-baptiste-fressoz-depuis-la-genese-on-pratique-la-collapsologie-sans-le-savoir_5492314_4415198.html

 

La presse a également la fâcheuse habitude de se faire l’écho, la caisse de résonance des sujets de débat à la demande du gouvernement ou de groupes de pression qui l’instrumentalise, pour (comme je le pense) manipuler l’opinion publique. Lors de l’élection présidentielle de 2012, pour favoriser l’élection de Nicolas Sarkozy, le grand sujet à la mode était ainsi le climat d’insécurité des français. Il fallait faire naître une peur chez les français pour qu’ils soient demandeurs de plus de police, d’un homme à poigne, un sujet de débat public qui avantageait la ligne dure, droitiste, de Nicolas Sarkozy.

 

Autre exemple, aujourd’hui, quiconque a entendu les médias français peut noter que les thèmes des fonctionnaires payés à ne rien faire, permanents syndicaux ou en dispense d’activité, sont le grand sujet à la mode des médias télévisuels. Cela correspond comme par hasard au grand chantier que veut mener Emmanuel Macron de réforme de la fonction publique territoriale, d’état ou hospitalière, et de remise en cause de l’emploi à vie dont les fonctionnaires disposent.

 

La collapsologie est également un thème médiatique à la mode, vraisemblablement parce que le gouvernement veut fragiliser, isoler, délégitimiser la contestation des gilets jaunes en faisant comprendre à ces ‘ploucs’, à ces gilets jaunes que le président méprise tant, qu’ils ont tout faux et que les politiques publiques françaises doivent changer, en leur faisant comprendre que la partie éclairée du peuple français, de la jeunesse française, de l’électorat moderne et urbain de la France et de LaREM veut plus d’écologie et de taxes sur l’essence et sur l’automobile.

 

Donc, on va se voir imposer de plus en plus d’articles, de documentaires, de reportage, traitant des dangers du réchauffement climatique, de la montée des températures, du dérèglement climatique, des catastrophes naturelles qui se produisent évidemment régulièrement dans le monde, et des migrations voulues ou imposées des peuples. Il va falloir que l’on s’y habitue ; ceci, et les reportages sur les salauds de petits fonctionnaires qui se la coulent douce à ne rien foutre, c’est le nouveau mantra des médias pour faire peur aux électeurs français afin qu’ils cessent de s’opposer aux réformes indispensables. Et face à nous, nous aurons l’ensemble des médias, des politiques et des corps constitués qui ont bien compris que le rejet dont ils font l’objet de la part des français, des gilets jaunes, du peuple, ne leur laisse aucun autre échappatoire. Bizarrement, on ne trouvera pas dans la presse et dans les médias d’articles sur les abuseurs de hauts fonctionnaires qui pantouflent dans les grands groupes privés après des passages dans les ministères parisiens où ils ont pu se constituer de beaux carnets d’adresse pour les monnayer ou les utiliser pour leur carrière personnelle, les salaires mirobolants auxquels ces derniers ont droit, les avantages dont ils bénéficient comme la mise à disposition d’appartements haut de gamme du parc social alors qu’ils n’y ont pas droit ... et ainsi de suite.

 

Non les médias ne visent qu’à nous manipuler, dans le sens qui intéresse le gouvernement et leurs riches actionnaires, afin d’obscurcir le jugement de ce peuple de partisans des gilets jaunes qui ont fait tant peur aux puissants, qu’il faut endormir, qu’il faut euthanasier, qu’il faut anesthésier, par tous les moyens. Inviter Greta Thunberg à l’Assemblée nationale est l’un des moyens imaginés par quelques bonnes âmes françaises, quelques députés qui prospèrent sur la vision catastrophisante du réchauffement climatique et de la collapsolgie.

 

—> Face à la remontée des températures et à la hausse des océans survenus il y a 10.000 ans, à la fin du dernier épisode glaciaire de notre histoire, le réchauffement climatique actuel est-il veritablement si alarmant et exceptionnel ?

 

L’histoire ancienne de l’humanité me conduirait à m’approprier, à interpréter de manière différente ce qui est en train de se passer. Qu’auraient dit nos médias manipulateurs, alarmistes, et nos politiques écologistes, collapsologues ou collapsolophes, il y a une dizaine de milliers d’années, s’ils avaient existé et sévi lorsque le niveau des océans et des mers était remonté de 100 mètres après la fin des dernières glaciations ? Heureusement, à cette époque préhistorique, ni les médias, ni les hommes politiques ne devaient exister. J’imagine que des villages de cabanes, des grottes, voire des villes ont dû être englouties au fil des siècles et des millénaires au fur et à mesure de la remontée des eaux et de la fonte des calottes glaciaires. Si l’on avait pu mesurer le recul des glaciers, de la banquise, la remontée des températures, on aurait vraisemblablement aussi entendu parler des disparitions d’espèces (je pense aux mamouths, aux rhinocéros laineux, aux antilopes ...) ou de la mise en danger des coraux. La Terre et l’’humanité s’est adaptée à un réchauffement climatique d’une dizaine de degrés entre la dernière époque glacaire et le début de l’holocène. La Terre et l’humanité s’est adaptée à la remontée des océans et des mers de plus de 100 mètres. Pour quelles raisons ne pourrait-on pas aujourd'hui faire face à une remontée de quelques mètres des océans et des mers du globe et à une augmentation de quelques degrés des températures terrestres ?

 

https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/24/la-quasi-totalite-de-la-planete-vit-sa-periode-la-plus-chaude-depuis-l-an-zero_5493029_3244.html

 

—> Pourquoi n’agit-on pas sur l’emballement démographique de la population humaine ?

 

Le vrai souci pour notre planète et pour l’écosystème terrestre, c’est l’emballement, non pas des températures et des concentrations de carbone, mais de la démographie. Le vrai souci, c’est le fait que la population terrestre soit passé deux milliards et demi d’habitants dans les années 1950 à sept ou huit milliards aujourd’hui qui pose problème, et le fait que cette population pourrait atteindre quatorze milliards d’ici quelques décennies ! Le vrai problème, c'est que la population mondiale croît désormais de plus 400.000 habitants tous les cinq années. 

 

Contrairement à ce que peuvent écrire les auteurs de la tribune publiée dans Le Monde, le problème n'est pas le fait qu'«en appliquant partout les standards de vie européens, la Terre ne pourrait nourrir que 2,2 milliards d'humains, contre 14 milliards avec une gestion sombre», pour reprendre les thèses de la tribune du Monde. Le problème, c'est que l'on puisse envisager de devoir nourrir 14 milliards d'humains sur Terre ; c'est cela le vrai problème. Et que l'on laisse l'humanité croître de près de 100.000 habitants par an, chaque année.

 

Mais comme il est beaucoup plus simple de s'attaquer aux habitants des pays riches, à ses salauds d'occidentaux qui se gavent, en les criminalisant et en les culpabilisant, plutôt que de s'attaquer au problème de la croissance hors de contrôle de la population des pays du tiers monde, des pays en développement, ou de la Chine et de l'Inde. On préfère alors s'attaquer aux habitudes alimentaires ou sociétales des citoyens des pays occidentaux, qui doivent cesser de consommer immodérément, plutôt que de s'attaquer à la croissance de la population mondiale. On se serait attaqué depuis les années 1980 ou 1990 à ce problème de surnatalité et de surpopulation, la population humaine en serait resté autour de 4,5 à 5 milliards d'habitants et on n'aurait pas tous ces débats et ce discours alarmiste sur une surconsommation des ressources de la Terre, sur le jour de dépassement de l'ONG américaine Global Footprint Network, date «à partir de laquelle l'humanité est supposée avoir consommé l'ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an».

 

—> Pourquoi est-on prêt à prendre des mesures extrêmes pour l’écologie, mais pas en matière démographique ? 

 

Evidemment, ce n'est pas le discours prononcé par Mlle Greta Thunberg à l'Assemblée nationale, ni les thèses défendus par les experts du GIEC. A croire que le discours religieux catholique est devenu le mantra de nos experts, dirigeants et gourous autoproclamés : «croissez et multipliez, et remplissez la Terre» tiré de l'Ancien Testament ... «crescite et multiplicamini» en latin ...

 

Pour ma part, je pense qu'il faut changer de discours, et s'attaquer enfin à la surnatalité, mettre fin à la croissance de la population mondiale. Pourquoi serait-il naturel d'imposer la fin de notre mode de vie occidental et aberrant de prôner la stérilisation pendant quelques décennies ou la politique généralisée de l'enfant unique ? Pourquoi l'un est un discours populaire et vendeur médiatiquement ... tandis que le second serait considéré comme criminel et intolérable ? Mon approche est-elle indéfendable et inaudible ? On est près à prendre des mesures extrêmes pour l’écologie, mais pas en matière démographique ? 

 

 

Saucratès


24/07/2019
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