Critiques de notre temps

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La situation mahoraise

 

Réflexion une (17 octobre 2011)

La folle équipée des révolutionnaires mahorais

Mayotte est de
venue récemment le plus récent département français et le cinquième département d'outre-mer, après la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane française et la Réunion. Elle était précédemment une collectivité territoriale (territoire d'outre-mer). Ce choix avait été validée par la population locale, consultée au titre du référendum local. Les mahorais, de peuplement différent des autres départements d'outre-mer français (blancs et esclaves africains, engagisme indien ou chinois), avec des migrations venant des régions musulmanes d'Afrique de l'Est, de la péninsule arabique et de Madagascar, sont majoritairement de religion musulmane, sont polygames, et reconnaissent une justice de droit coutumier islamique (autour du personnage du cadi). 

http://www.ilemayotte.com/Guide-touristique/Decouverte-de-Mayotte/Une-population-jeune-metissee-en-pleine-croissance-et-musulmane

 

Pour quelles raisons un peuple aussi différent de la société française a-t-il choisi le rattachement à la France, à la différence des autres îles constituant l'archipel des Comores, et aujourd'hui le statut de département français ? On peut penser que c'est essentiellement pour des motifs financiers, pour l'alignement des prestations familliales et des minimums sociaux, dans une île bénéficiant d'une fécondité encore extrêmement forte.

 

Quelques milliers de mahorais manifestent désormais depuis plusieurs semaines pour contester la cherté des prix, selon un modèle de contestation inventé en Guadeloupe par le LKP et déjà repris en Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Les syndicalistes mahorais se sont également lancés dans la surenchère contestataire, avec une population pressée d'avoir plus de prestations, des salaires plus élevés, et des prix moins chers, tout cela de préférence payés par les contribuables français (auxquels les mahorais font la chasse lorsqu'ils s'aventurent dans leur propre île ... ce qu'ils appellent la chasse aux m'zungus) ...

 

Ces manifestations, les arguments des manifestants et des syndicalistes, et les désordres et débordements qui en résultent, posent un certain nombre de problèmes et d'interrogations.

 

1) Premièrement, ces manifestations sont le signe du délitement d'une société autrefois hiérarchisée autour de certains personnages comme les cadis mais aussi les femmes, et qui bascule aujourd'hui dans la modernité. La disparition de la justice cadiale est vraisemblablement une erreur, de même que la mise en place d'un modèle du droit pénal et civil français, en opposition à l'organisation sociale mahoraise ... Plaquer sur une société de droit coranique, organisée autour de juges coutumiers, dont l'instauration remonte au quatorzième et au quinzième siècle, un droit beaucoup plus récent et totalement différent me semble une complète aberration.

 

2) Deuxièmement, ces manifestations font apparaître une population incapable de comprendre les enjeux de l'économie moderne actuelle, incapable de faire des choix difficiles et d'être patient, qui aspirent uniquement au tout et tout de suite ... La majeure partie conteste l'augmentation du prix du poulet ou du riz ... C'est un peu si en France, des responsables syndicaux et des centaines de milliers de manifestants contestaient l'augmentation du prix de la bguette de pain, réclamant le retour de la baguette à 3 francs des années 1990.

 

Ces histoires mahoraises ou antillaises témoignent de ce qui peut arriver quand des syndicalistes populistes et mal intentionnés lancent leurs adhérents et la population dans un combat raciste et indépendantiste, contre le patronat et le gouvernement considéré comme des colonisateurs.

 

3) Il est utile de rappeler que la France ou les autres départements d'outre-mer ont lancé des politiques industrielles sur de longues périodes de temps pour atteindre des objectifs. La Réunion (comme de nombreux autres états en développement) a ainsi mené depuis les années 1970 des politiques d'import substitution pour disposer d'une industrie locale et ne pas dépendre uniquement des biens importés ... Mais de telles politiues demandent des décennies pour porter leurs fruits (même si elles peuvent être défaites très rapidement) et ne se mettent pas en oeuvre du jour au lendemain, en baissant unilatéralement les prix ou autres mesurettes ...

 

4) Enfin, le discours de manifestants pose problème. A les entendre, il faut retirer les gendarmes mobiles car cela exite les manifestants ... Pareil pour l'absence de propositions de la ministre de l'outre-mer qui a donné lieu à des pillages. Je pense personnellement que les mahorais, sous couvert d'une contestation sociale, se lancent dans une économie de prédation parce qu'ils n'ont pas compris les enjeux de la départementalisation qu'ils ont choisi à une immense majorité.

 

Ils ont vraisemblablement choisi la voie de la départementalisation pour de mauvaises raisons sans en intégrer les conséquences financières. On ne peut pas avoir à la fois un niveau de vie moyen en augmentation, des salaires en hausse du fait du rattrapage du Smic, des obligations sociales et sanitaires accrues (pour imposition d'une législation extérieure), sans devoir supporter des hausses des prix et un alignement des prélèvements sociaux et fiscaux. Nous ne sommes vraisemblablement qu'au début d'une prise de conscience douloureuse des conséquences du choix de la départementalisation pour les mahorais.

 

Pour conclure, il faut rappeler que la France est régulièrement attaquée, notamment devant l'organisation de l'unité africaine, pour avoir conservé Mayotte à l'issue du processus d'indépendance des Comorres (même s'il s'agissait du choix majoritaire des mahorais de l'époque). Cela a-t-il un sens de conserver dans la république française un peuple qui n'accepte pas les règles du jeu démocratique ? Ne ferait-on pas mieux de rendre Mayotte à l'état comorien, résolvant du même coup les problèmes d'immigration clandestine monstrueux liés à cette possession française ? 

 

Saucratès

 

 

Autre article sur un sujet proche :

http://saucrates.blog4ever.com/blog/lire-article-447196-2109987-repression_sanglante_a_anjouan_et_aux_comores.html



17/10/2011
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