Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Les réseaux sociaux, vitrine et tribune des fausses victimes professionnelles

 

Réflexion une (vendredi 30 octobre 2017)

La publicité supposément raciste de Dove et le panafricanisme ou le «fardeau de l'homme blanc»

 

Un événement de l'actualité m'avait fait réagir : une publicité supposément raciste de Dove et la réaction d'un des chroniqueurs du journal Le Monde.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/13/la-publicite-dove-n-est-en-rien-raciste_5200785_3212.html

 

Ou de quelle manière des plaigneurs professionnels sont capables d'utiliser la capacité vertigineuse des réseaux sociaux à véhiculer de fausses informations (ou fake News) pour déstabiliser des marques, des personnes, des personnalités ! 

 

Evidemment, Internet nous permet de réagir extrêmement vite aux evenements, et c'est encore plus vrai pour les réseaux sociaux. Par le passé, il fallait utiliser le courrier des lecteurs pour faire entendre un son différent dans la presse ou pour réagir à un article de presse. Aujourd'hui, il suffit de poster un commentaire sous l'article concerné. L'immédiateté est le principe premier de l'Internet mondial. 

 

Nous avons donc là une vidéo tronquée par des manipulateurs professionnels, qui tend à démontrer que le savon Dove permet de nettoyer une africaine noire ou une européenne rousse avec des tâches de rousseur ... ou bien sont-ce des américaines ? Outrageusement raciste. Les noirs seraient sales et le savon Dove suffirait à les rendre propres et blancs ... enfin imparfaitement, on est d'accord, les taches de rousseur, c'est pas tout blanc tout blanc ... L'ensemble de la pub Dove transformait ensuite cette rousse en une brune basanée (en fait il s'agit bien d'une publicité américaine) ... Les actrices étaient par ailleurs choisies pour être ressemblantes et pouvoir être coiffées de manière semblable. 

 

Simplement une nouvelle manipulation de plaignants professionnels, de mauvais coucheurs pour lesquels tout est bon pour faire croire que le monde entier est raciste ? Bizarrement, on n'entend pas les blancs manipuler cette vidéo pour contester le fait qu'une rousse puisse se transformer en brune basanée ? Les supremacistes blancs auraient-ils plus d'humour que les supremacistes noirs ?

 

Plus largement, les médias sont désormais envahis par une foultitude de manipulateurs et de plaignants, visant à faire croire que les moindres articles, commentaires, publicités, comportements, sont racistes ou sexistes ... Des sortes de mères ou pères la vertu mais qui ne surveillent que les médias occidentaux, qui doivent selon eux répondre aux normes de tolérance les plus poussées, alors que les médias africains, musulmans, chinois ou d'ailleurs peuvent salir autant qu'ils le veulent les blancs et l'Occident, voire même les mâles blancs (le niveau zéro de l'humanité, ceux responsables de tous les maux, de tous les crimes ... racistes, sexistes, machistes, pervers et pollueurs en plus).

 

Un intellectuel avait parlé par le passé du «fardeau de l'homme blanc». Et c'est toujours le même problème. Il en est même toujours plus question. L'homme blanc portant la responsabilité de tous les crimes et dérèglements climatiques, coupable désigné de l'histoire. En fait, deux écrivains ont parlé du fardeau de l'homme blanc. Le premier est Rudyard Kipling, dans un livre de 1899, qui s'apparente en fait à un soutien à la politique de colonisation menée alors par les Etats-Unis (aux Philipine). Mais quand on utilise cette expression, on ne se rapporte pas à cet écrivain. On se rapporte au livre de William Russel Easterly, économiste américain spécialiste de l'économie du développement, sous-titré : «L'échec des politiques occidentales d'aide aux pays pauvres», publié en 2006 aux Etats-Unis. Ce livre attaque les politiques d'aide au développement, en les rapprochant de la vanité des colonisateur.

 

Mais pourtant, ce terme est une réalité. L'homme blanc, pour le reste du monde, et surtout pour les populations d'origine africaine, surtout lorsqu'elles sont installées dans les pays occidentaux, porte le fardeau du péché de leurs prédécesseurs, qui furent les colonisateurs de la presque totalité du reste de la planète, à l'exception du Japon impérial. Et évidemment, le principal péché de l'homme blanc, c'est la traite négrière ! Bizarrement, il en serait le seul responsable, même si l'ensemble du monde arabe en faisait également le commerce, jusqu'à récemment. J'y reviendrais ...

 

 

Saucratès


20/10/2017
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Retour sur les affaires

Quelques dates marquantes pour ces quelques affaires qui m'interpellent :

- 2006, l'affaire du meurtre d'Ilan Halimi et du gang des barbares

- 2007, l'affaire de l'Arche de Zoé

- 2008, l'affaire Jérôme Kerviel vs la Société Générale

- 2008 (toujours), l'affaire du groupe de Tarnac

- 2010, l'affaire du livre d'Aurélie Boulet alias Zoé Shepard

 

Cinq affaires et cinq histoires terribles, signe soit de l'impuissance de la justice française face au Mal, soit de l'imbécilité humaine et des accointances politiques, soit de la toute puissance de l'argent et du fait que certains d'entre nous seront facilement broyés, soit de l'aberration de la politique et de la lutte contre la délinquance lorsque celles-ci décident de broyer des innocents ... Au fond, toutes ces histoires relèvent du même élément : le fait que l'on peut être facilement broyé, soit par la stupidité, la haine et le Mal (Ilan Halimi), soit par la stupidité des imbéciles (les victimes de Breteau et Lelouch), soit par la toute-puissance de l'argent (Jérôme Kerviel), soit par la stupidité des politiques et de la justice (Julien Coupat), soit enfin par la stupidité de nos abrutis de collègues de travail (Aurélie Boulet).

 

 

Réflexion cinq (19 octobre 2017)

L'affaire Jérôme Kerviel ou l'histoire du pot de fer contre le pot de terre

 

Cette histoire commence le 24 janvier 2008. La Société Générale communique sur une perte de plusieurs milliards d'euros de pertes (6,3 milliards d'euros), survenue au cours des trois jours précédents, due aux agissements d'un de ses courtiers, qui aurait exposé la banque à un risque de marché majeur (positions acheteuses sur les contrats à terme portant sur indice), qui se serait élevé à plus de cinquante milliards d'euros. C'est le PDG de la banque, Daniel Bouton, qui se présentera en victime. On apprendra ultérieurement (au cours de l'après-mid) le nom du trader incriminé : Jérôme Kerviel.

http://saucrates.blog4ever.com/l-affaire-societe-generale-vs-kerviel

 

On découvre à cette occasion ce 24 janvier 2008 l'une des raisons de l'effondrement des places boursières intervenu le lundi 21 janvier 2008, journée où le CAC 40 avait reculé de 6,83%, repli d'une ampleur rarement observée depuis le 11 septembre 2001. Les places asiatiques s'étaient également effondrées dans la nuit. Les autres bourses européennes reculeront elles aussi fortement (-5,48% pour Londres, -7,16% pour Francfort et -7,54% pour Madrid).

http://votreargent.lexpress.fr/bourse/21-janvier-2008-un-lundi-noir_1585011.html

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/01/21/les-bourses-europeennes-connaissent-leur-plus-forte-chute-depuis-le-11-septembre-2001_1002052_3234.html

 

Ainsi commence l'affaire Jérôme Kerviel, ou comment un obscur et minable petit trader aura failli ruiner l'immense et vénérable Société Générale. Nous aurons à cette occasion droit à un gros énervement du président (de la république française) Nicolas Sarkozy qui ne supporte pas de ne pas avoir été informé de ces difficultés. J'imagine qu'il aurait pu perdre beaucoup d'argent s'il avait investi dans la Société Générale et qu'il aurait aimé en être informé. Le gouverneur de la Banque de France en était par contre apparemment informé. Jérôme Kerviel sera dès lors jeté en pâture à l'opinion publique, traîné dans la boue, présenté comme un minable trader, même pas issu des grandes écoles, mais génial escroc, ayant été capable de duper toute sa hiérarchie à la Banque et tous les mécanismes de contrôle interne et d'inspection, qui n'auront rien vu pendant de nombreux mois, malgré l´ampleur des positions prises (près de 50 milliards d'euros). Précédemment, courant 2007, ces positions lui auraient permis de gagner 1,4 milliard d'euros, ce dont la Société Générale ne se serait pas non plus aperçu, même si ces 1,4 milliard d'euros se trouvaient bien dans les résultats 2007 de l'établissement.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Crise_financière_de_janvier_2008_à_la_Société_générale

 

On ne saura jamais le fin mot de cette histoire. Est-il possible que Daniel Bouton et la hiérarchie de Jérôme Kerviel n'ait rien su de l'ampleur des positions et des bénéfices dégagés ? Cela semble inconcevable sauf à avoir des doutes monstrueux sur les carences du contrôle interne et de l'inspection de la Banque. Et comment également ne pas avoir des doutes sur l'activité même de la Banque, si on peut être capable de masquer des gains de 1,4 milliard d'euros ou de ne pas chercher à comprendre leur origine ! Est-il possible qu'un simple trader, même passé par les métiers de back office du trading, ait pu engager aussi immensément la Société Generale, jusqu'à hauteur de 1,8 fois ses fonds propres, sans qu'aucune alarme ne se soit déclenchée. Cette histoire éclaire aussi sur l'importance des fonds propres d'un établissement comme la Société Générale à cette époque, s'élevant à près de 30 milliards d'euros. Combien aujourd'hui ?

 

La Société Générale et son PDG Daniel Bouton tenteront pendant toutes ces années à se présenter comme une victime de Jérôme Kerviel ; un peu comme si un gigantesque requin essayait de se présenter comme la victime d'un malheureux petit poisson rouge ... ou d'une malheureuse sardine ! Voilà pour cette histoire invraisemblable de la sardine et du mégalodon. Jérôme Kerviel sera d'abord largement condamné, notamment à rembourser les 4,9 milliards d'euros supposément perdus par la Société Générale. Il fera egalement 150 jours d'emprisonnement avant de voir le reste de sa peine aménagée par le port d'un bracelet électronique. Mais, contrairement aux efforts désespérés de la Société Générale et des grands médias qui le présenteront des semaines durant comme un fou, un déséquilibré, un terroriste, Jérôme Kerviel ne perdra jamais la bataille de l'opinion publique, dans cette histoire insensée du mégalodon qui se plaint de la sardine ... 

 

Et puis le mégalodon a commencé à perdre de sa superbe. La Société Générale, qui cherchait à faire porter à son ex-trader la responsabilité de la totalité de sa perte (les 4,9 milliards d'euros supposément perdus), a vu la responsabilité de Jérôme Kerviel être ramené à 1 million d'euros au titre des dommages et intérêts (jugement de la cour d'appel de Versailles en date du 22 septembre 2016) après que la Cour de Cassation ait décidé de casser la partie civile de sa condamnation. En effet, comment un individu pourrait-il se voir imposer de rembourser 4,9 milliards d'euros ? Par ailleurs, un peu plus tôt en 2016, le 7 juin, le conseil des prud’hommes de Paris condamne la Société générale à verser à Jérôme Kerviel plus de 450 000 euros pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse et dans des conditions vexatoires.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Jérôme_Kerviel

 

Evidemment, le combat entre le mégalodon (la vénérable ou vénéneuse Société Générale) et la sardine n'est toujours pas terminée, dans l'attente des appels et pourvois en cassation de la Société Générale, qui ne renoncera pas facilement à faire porter à une vraisemblable innocente victime ses manquements et ses échecs, voire ses pertes financieres dantesques lors d'une crise financière qui n'est toujours pas terminée. Mais il faut un certain courage, pour, après avoir été trainé dans la boue de cette manière, par un monstre et des parasites de leur espèce, oser se lever et défier une organisation comme le monde de la finance, comme le fit et le fait toujours Jérôme Kerviel (à noter que la Societe Générale le présentera des le début comme un criminel en fuite ... ils auraient aimé qu'il prenne la fuite ou se suicide, qu'il soit abattu par la police, pour apparaître réellement comme un criminel ... et eux comme les victimes d'un criminel ... sans jamais avoir de comptes à rendre ... mais non, Jérôme Kerviel ne prendra pas la fuite ... il fera face à la meute, seul).

 

Car ne nous trompons pas, derrière ce combat entre un trader et la Societe Generale, c'est contre tout un système que celui-ci se bat, un système qui n'hésite pas à nous écraser, nous, humbles particuliers que nous sommes. Le gouverneur de la Banque de France, ami des socialistes et de Macron, n'est rien d'autre qu'un ancien petit dirigeant de la BNP Paribas, ex haut fonctionnaire au ministere de l'économie, entre autres activités. De même, la BCE est egalement dirigé par un ancien banquier d'affaire italien, Mario Draghi, de la Banque Goldman Sachs, ex haut fonctionnaire. Comme notre actuel président de la république, précédemment banquier d'affaire à la Banque Rothschild et ex haut fonctionnaire. Ironiquement, c'est en septembre 2008 qu'Emmanuel Macron a commencé à travailler à la Banque Rothschild ... cette même année 2008. 

 

 

Réflexion quatre (16 octobre 2017)

Se rappeler de l'affaire du groupe de Tarnac

 

En 2008, on découvre l'affaire des terroristes gauchistes du groupe de Tarnac. Les ennemis publics de la police française et du gouvernement de droite de Nicolas Sarkozy et de sa ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie   (dit MAM) sont un petit groupe d'idéalistes gauchistes du plateau du Larzac, qui tiennent une épicerie solidaire ! Quelle horreur au lieu de gagner de l'argent ! Ils sont surtout soupçonnés d'appartenir au Comité invisible, et d'avoir écrit ou d'avoir participé à l'écriture d'un petit opuscule criminel : «L'insurrection qui vient».

 

Nous sommes alors en 2008, la droite, l'UMP et Sarkozy sont au pouvoir, la police et la justice s'attaquent à tous ceux qui critiquent ou contestent Sarkozy, sa politique ou sa personne (un peu comme aujourd'hui avec Macron),  à une époque où le terrorisme islamique n'est pas encore considéré comme l'ennemi principal à combattre ; l'UMP et MAM préfèrent les laisser préparer leurs massacres, voyager, se former et s'armer afin de mieux s'attaquer aux extrêmement dangereux terroristes anarcho-gauchistes qui tiennent des épiceries solidaires ! Bienvenue dans le monde de MAM et dans le monde de ses lubies ! 

http://saucrates.blog4ever.com/l-affaire-du-groupe-de-tarnac-1

 

Le crime de ces jeunes gens ? Ils auraient placé des crochets à béton sur des candélabres de la SNCF, dans le but de faire dérailler des trains à grande vitesse ! Entre autres attentats terroristes libertaires ! Aucun incident déploré. Aucun déraillement évidemment. L'ensemble des preuves retenus contre ces nombreux jeunes gens tiennent dans des procès verbaux de traque et de suivi, bidonnés, inventés ... et pourtant, depuis actuellement neuf années, ces élucubrations tiennent et perdurent, sans que la justice n'ait encore réussi à faire la part du vrai et du faux dans cette sordide et terrible affaire. Ces jeunes gens ont fait des mois et des mois de prison ; Yldune Lévy et Julien Coupat sont restés les plus longtemps en prison, puis placés en liberté surveillée ! Et toujours pas innocentés. 

 

On laisse des terroristes islamistes fichés S porter des armes et préparer des attentats meurtriers, mais on s'acharne sur des jeunes gens innocents et leurs proches (en septembre 2012, des proches des mis en examen, forgerons de leur état, seront traités comme des criminels par la police anti-terroriste), dont le principal crime est quand même d'avoir peut-être écrit un très joli petit opuscule anarcho-gauchiste, qui est un sacré succès de librairie, même si ce doit être l'un des rares bouquins à être librement téléchargeable sur internet : «L'insurrection qui vient» (On est d'accord, ce simple fait est déjà un crime crapuleux et mériterait la peine de mort pour risque d'atteinte aux sacro-saints bénéfices des puissants de ce monde !).

 

Ça se passe donc à partir de la nuit du 7 au 8 novembre 2008, alors qu'ils seront soupçonnés d'avoir commis un sabotage des caténaires sur des lignes TGV de nuit à Dhuisy, en Seine-et-Marne. Il est aussi soupçonné par la police antiterroriste d'être le leader d'une structure clandestine anarcho-autonome entretenant des relations conspiratives avec des militants implantés à l'étranger projetant de commettre des actions violentes. Récemment, on l'a aussi soupçonné d'être le cerveau organisant les exactions contre l´adorable et extraordinaire Loi Travail du gouvernement socialiste/ultra-libéral de François Hollande ... les mêmes ministres et députés d'ailleurs qui participent au gouvernement et à la majorité presidentielle de Macron ... ex-ministre d'Hollande et à l'origine justement de la Loi Travail.

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Qui-est-Julien-Coupat-cerveau-presume-de-l-ultragauche-francaise-793285 

 

Alors, que Julien Coupat soit réellement un révolutionnaire ou non, ce n'est pas la question. Il a juste eu le courage de ses opinions, de combattre un système intolérable où nous, les électeurs, sommes pris pour des abrutis et des idiots par des hommes et des femmes politiques qui se moquent de nous. Alors, ce n'est pas un terroriste ni une personne qui doit être condamnée. C'est juste une personne qui a ouvert les yeux, et qui ne se contente pas d'éviter de regarder ceux qui se moquent de nous. Penser n'est pas un crime, de même que parler, même si c'est parler de révolution ! 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/02/01016-20160602ARTFIG00223-loi-travail-le-militant-anarchiste-julien-coupat-vise-par-la-dgsi.php

 

Comment est-il possible qu'il n'y ait toujours pas eu de jugement depuis novembre 2008 concernant cette affaire, plus de neuf ans après le début de cette affaire, alors qu'il n'y a vraisemblablement pratiquement aucune preuve contre les multiples personnes qui ont été poursuivies, mises en examen ou interrogées. Ce n'est qu'en début d'annee 2017 que la qualification terroriste a été abandonnée, malgré de multiples appels du parquet qui tient dur comme fer à son affaire des terroristes de Tarnac ! Et bientôt, ils seront innocentés en raison d'un dossier complètement vide, mis à part les divagations des policiers et des juges antiterroristes, de MAM (Michèle Alliot Marie, d'abord ministre de l'intérieur puis ministre des armées avant d'etre jetee à la rue pour incompétence notoire) et de Sarkozy. Innocentés après vraisemblablement des années à venir d'appel du parquet. 

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/10/la-justice-ecarte-definitivement-la-qualification-terroriste-dans-l-affaire-de-tarnac_5060419_1653578.html

 

Et pendant ce temps là, les véritables terroristes, islamistes, amis des socialistes, de Sarkozy et des ultra libéraux, vont continuer à préparer tranquillement et à commettre des attentats ! Normal, le véritable ennemi de l'ordre établi, ce ne sont pas les islamistes, qui sont juste là pour faire monter la peur chez les électeurs et autoriser l'instauration de lois liberticides. Le véritable ennemi du pouvoir, de Sarkozy, d'Hollande et de Macron, ce sont ceux qui pensent, qui ne sont pas aveugles devant leurs agissements, ceux qui réfléchissent, ceux qui pourraient vouloir renverser leurs pouvoirs et la domination des puissants sur le monde. ceux-là sont l'ennemi, pas les islamistes barbus assassins et tueurs, qui aident eux à maintenir l'emprise des puissants sur notre monde !

 

 

Réflexion trois (24 août 2017)

Se rappeler du gang des barbares

 

Vous rappelez-vous du gang des barbares ? Vous rappelez-vous de leur derniere victime, Ilan Halimi, torturé puis assassiné par ces bourreaux parce que ceux-ci croyaient que tous les juifs étaient riches ? Vous rappelez-vous de leur chef psychopathe, Youssouf Fofana ?

http://saucrates.blog4ever.com/l-affaire-du-gang-des-barbares

 

C'est le 13 février 2006 que le corps d'Ilan Halimi, enlevé et sequestré pendant 24 jours, est retrouvé.  Il meurt avant d'arriver à l'hôpita. Abandonné et torturé comme un chien par un groupe de psychopathes fous n'ayant plus rien d'humains. Juste des monstres. Vingt-sept personnes ont été accusés d'avoir participé d'une manière ou d'une autre à cette tragique destinée. 

 

Au moins dix-neuf personnes faisant partie de ce groupe des barbares seront condamnées au final : 

- Fofana, Youssouf, perpétuité

- Soumbou, Jean-Christophe, 18 ans de prison

- Aït-Abdelmalek, Samir, 15 ans de prison

- Gavarin, Jean-Christophe, 15 ans de prison

- Moustafa, Nabil, 13 ans de prison

- Birot Saint-Yves, Cédric, 11 ans de prison

- Polygone, Fabrice, 11 ans de prison

- Touré Kaba, Yayia, 11 ans de prison

- Ribeiro, Jérôme, 10 ans de prison

- Martin-Vallet, Christophe, 10 ans de prison

- Arbabzadeh, Sorour, 9 ans de prison

- Gouret, Tiffenn, 9 ans de prison

- Serrurier, Gilles, 9 ans de prison

Sorour Arbabzadeh dit Emma Yalda, 9 ans de prison

- Oussivo N’Gazi, Francis, 7 ans de prison

- Oussivo N’Gazi, Guiri, 7 ans de prison

- Louise, Franco, 5 ans de prison

- Pastisson, Jérémy, 3 ans de prison

- Fontaine, Sabrina, 3 ans de prison

- Lorleach, Audrey, 2 ans, 16 mois de prison avec sursis

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_gang_des_barbares

http://lesobservateurs.ch/2014/05/05/le-gang-des-barbares-veut-quon-les-oublie•-ils-nont-pas-regrette-leur-acte•-et-bien-cest-non/

 

Plus de onze ans après ces faits, l'immense majorité de ces criminels psychopathes sont sortis de prison. Il est tellement difficile d'accepter de se dire qu'ils ont payé leur crime à la société et qu'ils vivent désormais dehors, parmi nous, au milieu d'entre nous, eux qui ont participé à cette sanglante et abominable histoire, à cette dramatique folie. Quelles envies de haine ne doivent pas parfois envahir le cœur des parents d'Ilan Halimi ?Comment ont-ils fait pour ne pas avoir envie de les assassiner les uns après les autres ? Comment font-ils pour ne pas en rêver tous les soirs, depuis onze ans ?

 

Combien de ces psychopathes sont encore en prison ? Emma Yalta Sorour Arbabzadeh est sortie de prison en septembre 2012, soit après à peine un peu plus de six ans de prison, sur les neuf années auxquelles elle avait été condamnée ! Comment est-ce possible de ne pas faire faire intégralement leurs peines à de tels psychopathes ? Il ne doit désormais plus rester que Youssouf Fofana à rester en prison sur ce groupe, et pour combien de temps encore, malgré les multiples nouvelles condamnations qui se sont rajoutées à la peine initiale et les vingt-deux ans de période de sûreté auxquels il avait été condamné. Ce psychopathe sortira avant, évidemment ! Les juges aiment trop relâcher les prisonniers surtout les plus dangereux, ceux qui ont tué, assassiné, violé ... pour bonne conduite disent-ils !

 

Les politiques aussi. Le maire de Bobigny a ainsi embauché la femme de l'un des principaux meurtriers de ce groupe, Lynda Benakouche, épouse de Jean-Christophe Soumbou, sur un poste de chargée de mission à la politique urbaine ! Comme quoi, rien ne vaut la prison et le meurtre pour être considérée comme une spécialiste de la politique urbaine, et de la culture des caves. 

https://www.dreuz.info/2014/06/28/surprenant-la-mairie-de-bobigny-a-embauche-lepouse-dun-membre-du-gang-des-barbares/

 

Cette histoire, comme des milliers d'autres, et la libération de ces monstres ... combien de dizaines d'autres meurtres ces psychopathes vont-ils encore causer avant leur mort ?... me confirment dans ma certitude que la disparition de la peine de mort pour de tels psychopathes est une erreur abominable ! Ces monstres auraient dû être exécutés ! Par la justice ! Ils n'ont rien à faire en vie, rien à faire en liberté, au milieu de nos enfants !

 

Il en va de même des monstres comme ce groupe de psychopathes, et des terroristes ... Qui ne s'est pas réjoui de la mort du terroriste en Espagne, tué alors qu'il s'enfuyait et prévoyait de nouveaux attentats ? Pourquoi les laisser survivre, les juger puis les libérer, pour qu'ensuite, dans cinq ans, ils recommencent et tuent d'autres personnes, qu'ils servent de modèles à leurs frères psychopathes et terroristes !

 

Alors oui, la peine de mort doit être rétablie pour ces malades, pour ces meurtriers, parce que c'est la seule réponse sensée que la société française et européenne peut apporter aux défis que ces monstres inhumains nous posent, à nous humains ! Ils ne font plus partie de l'humanité. Ils ont nié cette part d'eux-mêmes !

 

 

Réflexion deux (20 août 2017)

Que faut-il conclure de l'affaire «Arche de Zoé» ?

Et aussi de l'affaire Zoé Shepard ...

 

Eric Breteau et Émilie Lelouch sont-ils finalement coupables dans cette histoire ? Condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés puis graciés, et jamais condamnés en France pour le projet de voler des enfants pour les faire adopter par des familles en France, sont-ils vraiment coupables ? Devraient-ils être condamnés au Tchad ou bien leur arrestation, leur emprisonnement puis leur condamnation n'étaient-ils quune sanction politique à l'égard de méchants blancs volant de gentils enfants noirs ... une sorte de catharsis pour pauvres africains victimes des méchants blancs esclavagistes ? Au final, toute cette histoire se traduit donc par une condamnaction à deux ans de prison avec sursis, soit rien du tout ... Evidemment, ces deux là se rêvaient comme sauveurs ... et la France les condamne malgré tout... Alain Péligat, l´un de leur collègue, sera quant à lui relaxé. 

 

Au fond, le projet d'Eric Breteau et Émilie Lelouch était-il véritablement un crime ? Aider à l'adoption de jeunes africains victimes, même non orphelins, était-il criminel ? Si oui, ne faudrait-il pas interdire toutes les associations qui aident à l'adoption de jeunes enfants et des bébés ? Interdire toutes les ONG ? Condamner les orphelinats catholiques qui aident tellement de familles à adopter ? Par ailleurs, l'Etat français lui-même n'a pas non plus hésité à voler des enfants réunionnais pour les placer dans des familles en France, dans la Creuse, pour les faire adopter par des familles françaises (creusoises). Comment l'Etat français pourrait-il condamner des faits qu'il a lui-même mis en oeuvre ! Au fond, cette histoire était un casse tête. Le combat d'Eric Breteau et Émilie Lelouch était peu-être juste, mais ni dans la forme, ni dans le fond !

 

Mais est temps de parler d'une autre affaire beaucoup plus simple et à la fin heureuse, celle de Zoé Shepard ! Cette auteur avait sorti en 2010 un livre pamphlet sur la fonction publique territoriale française sous un nom d'emprunt. Sous son vrai nom, elle s'appelait Aurélie Boullet, et travaillait réellement dans la fonction publique territoriale (l'une des trois fonctions publiques française, avec la FP d'état et la FP hospitalière), au conseil régional d'Aquitaine. Son crime ? Elle avait sorti un livre intitulé «Absolument dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire». J'ai adoré ses descriptions de «Coconne» et «Simplet». J'ai longuement parlé et défendu de cette affaire.

http://saucrates.blog4ever.com/l-affaire-aurelie-boulet-alias-zoe-shepard

 

Pour ce crime, Aurélie Boulard a failli être exclue (révoquée) de la Fonction publique. Elle est passée en conseil de discipline, dont les représentants, pour la moitié syndicalistes, ont voté son exclusion. J'ai écrit au président de la région Aquitaine à ce sujet, lui indiquant qu'en tant que socialiste, ce serait une honte s'il révoquait cette agent, niant la liberté d'expression. Au final, elle écopa de 10 mois de suspension, dont 4 mois ferme !

 

Aurelie Boullet a sorti deux autres livres depuis 2010, l'un «Ta carrière est finie» en 2012 et le deuxième «Zoé à Bercy» en 2015. Elle a passée de nombreuses années à être placardisée à la Région Aquitaine, et je ne peux que frémir en pensant à toutes ces années qu'elle a passé sans occupation au milieu d'agents qui la détestent, l'évitent, la fuient ou se liguent contre elle. Elle est sacrément solide Aurelie ! Chapeau ! 

http://www.breizh-info.com/2016/02/06/38687/ministere-economie-finances-publiques-shepard-interview

 

L'histoire finit bien d'une certaine façon. Aurélie Boullet n'a pas été révoquée et travaille toujours à la Région Aquitaine. Elle a sorti trois livres et continue de s'exprimer parfois sur les errements de la Fonction publique territoriale. Les abrutis et les ineptes qu'elle a dépeint existe bien sûr dans la fonction publique territoriale, de même que dans presque toutes les entreprises ... on y trouve souvent des «Simplet», des «Coconnes», mais aussi des «Joli cœur» et des «Manipulateur». Elle aurait aussi pu nous parler beaucoup plus longuement des syndicalistes, qui ne l'ont pas loupé dans cette histoire. Je me rappelle encore d'un élu CGT, Pascal Gomez, qui expliquait en janvier 2011 que «la base s’est sentie atteinte dans son honneur». Le pire de cette histore, c'est qu'à un moment, elle a pourtant été syndiquée à la CGT ! 

 

Certains pourront penser qu'attaquer la Fonction publique est une solution de facilité. Que pour une «Coconne» ou un «Simplet», il y a de nombreux fonctionnaires méritants, courageux, travailleurs et intègres. Certains pourront estimer qu'elle fait le jeu de la droite et de l'extrême-droite dans cette affaire, des ultra-libéraux ...

http://www.lepoint.fr/economie/les-verites-de-zoe-shepard-27-06-2013-1700785_28.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110110.RUE0280/fonctionnaires-zoe-shepard-la-coconne-de-l-ump.html

 

Zoé Shepard ne dit justement pas le contraire, bien évidemment, en rappelant qu'il y a des milliers d'humbles fonctionnaires dans les mairies, au quotidien et au contact de la population, qui rendent d'insignes services pour une considération et un traitement misérable. 

 

Mais pour autant, il s'agit d'un courant politique (l'ultra-libéralisme) que l'on ne pourra pas stopper ... Parler du réchauffement climatique ne le fait pas arriver plus vite, que je sache ! Pourquoi en irait-il différemment dans le cas d'Aurélie Boullet alias Zoé Shepard ? Ce qu'elle dit n'est pas faux. Juste un florilège des aberrations quotidiennes rencontrées dans la Fonction publique territoriale !

 

 

Réflexion une (19 août 2017)

Le temps des affaires n'est pas celui de la justice

L'affaire de l'Arche de Zoé

 

Un certain nombre d'affaires m'ont interpellé au fil des dernières années. Ces affaires pour certaines ne sont toujours pas terminées, pendant, en cours ... Un peu comme l'affaire de Pénélope et François Fillon ... elle aussi va se poursuivre pendant des années et des années, même si pendant les quelques mois de la campagne présidentielle, de nouvelles révélations se succédaient tous les jours ... mise en examen, auditions ... et puis depuis le retrait de François Fillon de la vie politique ... plus rien ... bizarrement !

 

Donc d'abord l'affaire de l'arche de Zoé ...

http://saucrates.blog4ever.com/l-affaire-arche-de-zoe-2

 

Une sombre affaire de tentative d'enlèvement de jeunes enfants au Tchad, supposés être de jeunes orphelins du Darfour, par une pseudo association humanitaires et de nombreux bénévoles manipulés par le leader du groupe, Eric Breteau, et sa compagne Émilie Lelouch. Affaire qui avait failli conduire cette association humanitaire à voler de jeunes enfants tchadiens à leur famille, familles qui ne les aurait jamais revus s'il avait réussi à faire décoller son avion et sa centaine d'enfants, avec l'objectif de les faire adopter en France par des familles à la recherche d'enfants.

 

L'histoire débute en octobre 2007. L'opération humanitaire échouera avec l'intervention de la police tchadienne, l'emprisonnement d'une partie des bénévoles au Tchad (dans des conditions de détention forcément atroces) en tant que voleurs d'enfants, eux qui se croyaient des sauveurs des orphelins du Darfour ! Puis leur procès au Tchad, leur condamnation à huit de travaux forcés (peine oubliée en France), les interventions diplomatiques notamment de Nicolas Sarkozy pour les rapatrier en France pour qu'ils y effectuent leur peine, peine qu'ils n´effectueront évidemment pas. Ils ont été rapatriés en France le 28 décembre 2007, trois mois à peine après l'éclatement de l'affaire. On ne pourra pas critiquer la justice tchadienne sur sa lenteur. Des intérêts supérieurs plaidaient pour une justice rapide, expéditive (au fond, peu importait la peine, puisque les condamnés devaient être extradés vers la France et leurs peines être annulées). En janvier 2008, leur peine de travaux forcés est commué en une peine classique de prison. Depuis leur retour, ils sont incarcérés à la prison de Fresne. Et en mars 2008, le président tchadien leur accorde une grâce présidentielle, même si bizarrement l'armée française vient d'intervenir au Tchad pour lui permettre de rester au pouvoir. Les six membres emprisonnés sont libérés le 31 mars 2008.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zoé

 

Mais cette histoire n'était pas terminée. Eric Breteau, Émilie Lelouch et quelques uns des bénévoles restent poursuivis par la justice française. Signe que la justice francaise est beaucoup plus longue à juger que la justice tchadienne, ce n'est qu'en décembre 2012 que la justice statue sur le sort des membres de l'Arche de Zoé : Eric Breteau, Emilie Lelouch, Philippe Van Winkelberg, Christophe Lentien, 

Alain Péligat, Marie-Agnès Peleran et Nathalie Cholin. A noter qu'Eric Breteau et Émilie Lelouch ne seront pas présents lors de leur procès, vivant alors en Afrique du Sud, laissant leurs collègues et victimes seuls sur le ban des accusés, face au tribunal. Ils seront tous les deux condamnés à deux ans de prison ferme le 12 février 2013. Les ont-ils fait ? Mystère ?

 

Evidemment que non. Ils sont libérés et placés sous contrôle judiciaire en avril 2013, dans l'attente de leur procès en appel. Quand on pense que des gosses sont jetés en prison de manière préventive, parfois sur de simples présomptions, mais que ces deux manipulateurs chevronnés n'auront fait que deux mois de prison sur les deux ans de leur peine. Sacrément injuste !

 

C'est le 14 février que se terminera leur procès en appel, qui les voit être condamnés simplement à deux ans de prison avec sursis. Le troisième prévenu à avoir fait appel de sa condamnation, Alain Péligat, a lui été relaxé. Eric Breteau et Emilie Lelouch se virent aussi interdire d'exercer pour cinq ans toute activité professionnelle d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs. 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/15/proces-de-l-arche-de-zoe-juste-peine-juste-place_4367139_3224.html

 

Et, apparemment, le pourvoi en cassation de leur condamnation a depuis été rejeté.

 

Aujourd'hui, en 2017, les gamins qu'ils devaient enlever au Tchad ont dix ans de plus ; ils doivent être pour certains de jeunes adultes, dont certains tentent peut-être la traversée de la Méditerranée sur des coques de fortune. A moins qu'ils ne soient devenus riches grâce à cette histoire ; le jugement du Tchad prévoyait le versement d'une amende de plus de 4 milliards de francs CFA aux familles des enfants victimes. Mais ces milliards ont-ils été versés ? Et par qui ? L'Etat Français ? Même si Nicolas Sarkozy avait juré ses grands dieux que le gouvernement ne se substituerait pas aux condamnés ! Mais François Hollande qui n'aime pas les riches ?

 

Eric Breteau est désormais âgé de 47 ans, Émilie Lelouch de 41 ans, et jusqu'en 2019, ils ne devraient plus pouvoir exercer d'activité d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs ! Où sont-ils ? Répartis en Afrique du Sud ? Au Tchad ?

 

 

Saucratès 


18/08/2017
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La réforme des rythmes scolaires

 

Réflexion deux (mardi 22 octobre 2017)
Parmi les rares bonnes décisions du gouvernement Macron-Philippe, il y a le retour en arrière sur toutes les réformes sur l'éducation nationale, dont il faut se réjouir.

 

Depuis l'installation du nouveau gouvernement Macron-Philippe et du nouveau ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, de nombreuses réformes des socialistes visant au nivellement par le bas du système éducatif français ont été remis en cause et supprimés, ce que je vis comme une véritable victoire, un ravissement, une chance, ou en d'autres termes une excellente chose. Les politiques dogmatiques des Ayatollahs socialistes (comme de la precedente ministre Najat Valaud-Belkacem) visant à  une égalité supposée des chances, du nivellement par le bas des méthodes d'apprentissage, sont enfin mis à la poubelle de l'histoire. Plus de semaine de 4 jours et demi imposée à tous, et de manière amusante, presque toutes les mairies de France ont choisi de mettre fin à l'expérience de la réforme des rythmes scolaires, sauf les pires Ayatollahs socialistes comme le maire de Saint-Denis de La Réunion, Gilbert Annette, père de l'ex-ministre d'Hollande Ericka Bareigh. 

 

Najat Valaud-Belkacem n'avait pas comme seule marotte la réforme des rythmes scolaires en école primaire. C'était même plutôt la marotte de François Hollande, du précédent ministre de l'éducation, Vincent Peillon, et du premier conseiller en matière scolaire du candidat François Hollande en 2012, Bruno Julliard (ancien syndicaliste étudiant jusqu'à un âge avancé) qui prévoyait aussi en 2012 de réduire de deux semaines la durée des vacances d'été. Non, la véritable marotte de Najat Valaud Belkacem était, sous prétexte de combattre l'impression de forte inégalité du système d'enseignement français, de supprimer l'enseignement de deux langues étrangères pour certains élèves en sixième (les fameuses classes bi-langues que mes enfants ont évidemment suivies), ainsi que l'enseignement des langues antiques (latin et grec, que mes deux enfants ont evidemment également suivies). Toute la politique conduite par Najat Valaud-Belkacem tient en quelques idées : empêcher tout enseignement qui n'est pas utilisé par tous les enfants, ou bien dont les petits africains et petits arabes ne voient pas l'intérêt dans l'école française ... mais également de fragiliser tout enseignement de la culture européenne et de ses racines antiques et chretiennes, pour survaloriser l'islam au détriment de la chrétienneté. On l'aurait laissé encore quelques années au ministère de l'éducation nationale, et elle nous aurait imposé l'usage de l'arabe comme langue d'enseignement.

http://www.lemonde.fr/education/article/2012/05/10/le-programme-hollande-pour-la-rentree-scolaire_1698891_1473685.html#0PfO7yDzFTHm3osc.99

http://www.voxe.org/education-nationale-bilan-hollande/

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/06/08/education-jean-michel-blanquer-veut-autoriser-a-nouveau-le-redoublement_5140325_1473685.html

 

Le nouveau ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer, ainsi que ce gouvernement Macron-Philippe, nous ont donc rétabli l'enseignement de ces matières optionnelles (latin, grec, classe bilingue), certes parfois utilisées dans un but élitiste, mais également très formatrice (je suis sûr que jeune, Emmanuel Macron a suivi des cours de latin et de grec au collège et qu'il y excellait). Il faut être un Ayatollah socialiste obtus et psychorigide pour vouloir faire disparaître ces enseignements, qui ne sont en plus même pas réservés à certains enfants ! Si tous les collégiens voulaient faire du grec et du latin, il faudrait y mettre les moyens en professeurs mais ce serait possible ! Evidemment, en regard de toutes les difficultés que j'ai eu à y faire adhérer mes deux enfants, qui comptabilisent/comptabilisaient les heures de cours qu'ils ont/avaient de plus que leurs camarades de classe, je comprends parfaitement qu'il faille d'abord que les parents soient persuadés de l'intérêt de ces enseignements pour imposer ou négocier ce choix à leurs enfants. Il faut que ces parents soient eux-mêmes déjà éduqués, ou bien qu'ils aient regretté leur absence de connaissances dans ce domaine. En même temps, si le comble de la réussite pour des parents soit que leurs enfants rejoignent Daech en Syrie, il est clair que l'enseignement du grec et du latin soit d'un faible intérêt !

 

Opposé à tous les programmes d'Hollande, de Valls et de Valaud-Belkacem sur l'école et les programmes, comme des milliers d'enseignants et de parents d'élève, je pense que les décisions des cinq dernières années sous la présidence Hollande ne répondaient en aucun cas au constat que la France était devenue «le pays avec l’école la plus inégalitaire de l’OCDE» (constat effectué par le CNESCO en septembre 2016 - Conseil National d’Evaluation du Système Scolaire)Le rétablissement de ces enseignements ne permettra évidemment pas de modifier ce constat ... Mais on peut aussi voir dans l'ecole un processus permettant aux enfants qui veulent apprendre de les laisser apprendre. D'une certaine façon, on pourra faire tout ce que l'on veut, les enfants qui ne veulent pas apprendre n'apprendront jamais rien. 

 

Il y a un deuxième grand sujet qui me faire hurler et réagir violemment ; c'est la remise en cause des programmes d'enseignement par les descendants des peuples immigrés. Combien d'entre eux remettent en cause le traditionnel «nos ancêtres les gaulois» ? Je l'ai notamment entendu dans la bouche d'une independantiste guyanaise, et-ministre de la justice du gouvernement Hollande Valls, qui expliquait sa rage et son incompréhension lorsqu'on lui parlait de ces ancêtres gaulois. Mais de très nombreux jeunes collégiens ou lycéens descendants de parents immigrés, ou simplement antillais, l'expriment egalement violemment. Comment peut-on parler de leurs ancêtres gaulois alors qu'ils sont noirs ! Cela, je ne peux pas l'entendre ! C'est une question de simple tolérance ; on se doit de respecter l'histoire du pays dans lequel on vit, dans lequel on est hébergé. J'ai suivi deux années de primaires au Sénégal dans les années 1970, et j'y ai appris l'histoire des grands empires des Almoravides et de quelques autres grands empires africains. Et cela a développé mon intérêt pour les autres histoires, notamment de celle de l'Afrique (l'Unesco a publié une histoire tres bien écrit de l'Afrique) et cela m'a aussi dinné envie de l'altérité intellectuelle, notamment par le biais d'études universitaires en anthropologie. Il ne me sera pas venu à l'idée en 1970 de contester l'histoire du Sénégal telle qu'elle était enseignée sous prétexte que j'étais un petit français blanc !

 

Et sur les réformes des programmes sous Valaud-Belkacem, la survalorisation de l'islam m'a posé un véritable problème, notamment lorsque mon enfant s'est vu imposé des contrôles notés sur l'islam, qui comportaient des questions inaccessibles et disproportionnées (combien de sourates dans le Coran et de nombreuses autres questions imposant soit une étude approfondie, soit une connaissance préalable de l'islam) et qui témoignait d'un prosélytisme intolérable de l'islamisme dans l'enseignement au collège. Cela revenait à peu près à permettre à de jeunes descendants d'immigrés musulmans d'avoir pour une fois de bonnes notes au détriment des vilains petits français blancs. Et le professeur donnait-il des points bonus lorsque le devoir était rédigé en arabe ? Et Evidemment, aucune réciprocité dans l'étude de la chrétienté ; il ne faudrait quand même pas imposer à ces charmants chérubins musulmans d'étudier l'horrible et manipulatrice religion catholique ! J´ai trouvé tout ceci lamentable, résultat de cinq années de présidence socialiste et d'actions de Najat Valaud-Belkacem !

 

Enfin, peut-on ne pas parler de l'une des autres merveilleuses idées de ayatollahs socialistes qui avaient créé la commission de fabrique des programmes, pour confier cette tache de réécriture des programmes à une commission de spécialistes ? Manifestement, les ayatollahs socialistes ne savent pas ce que Bourdieu pensait des commissions et de ce que cela entend des objectifs cachés de la création d'une commission ... affaire de spécialistes sous le vernis de la respectabilité des personnes autorisées à penser pour les autres ! Comment contester quelque chose d'écrit par les spécialistes de la chose ? 

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/10/14/inquietudes-sur-l-independance-de-la-fabrique-des-programmes_5200980_1473685.html

 

Et mon article traitant du rôle masqué des commissions selon Pierre Bourdieu

http://saucrates.blog4ever.com/les-roles-masques-des-commissions-nommees-par-l-etat-une-lecture-de-pierre-bourdieu

 

 

Réflexion une (mercredi 18 juin 2014)
Retour sur une décision gouvernementale abracadabrante

 

Je souhaitais ensuite parler de la réforme gouvernementale concernant les rythmes scolaires. Il s'agissait d'une promesse électorale du candidat François Hollande lors de l'Election présidentielle de 2012, mais plus largement d'une idée fixe des socialistes en matière d'éducation.

 

Le premier à m'en avoir parlé il me semble en 2012 avait été mon petit garçon (on l'appellera Nicolas) qui avec sa classe tenait une sorte de journal de la campagne électorale. Il avait 8 ans à l'époque et il était en classe de CM1. Donc, Nicolas avait débarqué un jour de l'école, complètement remonté contre François Hollande, qui voulait lui voler son mercredi hebdomadaire de repos, ainsi qu'une partie de ses vacances scolaires. Du jour au lendemain, il s'est transformé en anti-hollandiste acharné et en pro-sarkoziste convaincu.

 

Je suis presque sûr que si à l'époque, les enfants scolarisés en primaire avaient eu le droit de vote, François Hollande n'aurait jamais été élu à la Présidence de la République ! J'espère juste que ces enfants n'oublieront jamais cette décision absurde de François Hollande et des socialistes.

 

Evidemment le sujet des rythmes scolaires est plus vaste que cette petite introduction familiale que j'en donne. Les décisions politiques du gouvernement s'appuient sur un certain nombre d'avis de spécialistes éclairés !

 

Il y a d'abord les avis des chronobiologistes selon lesquels les rythmes scolaires doivent être concentrés sur les créneaux horaires journaliers au cours desquels les enfants sont les plus attentifs. Selon de nombreux chronobiologistes, les trop longues coupures les week-end désynchronisent les enfants en leur permettant de se coucher plus tard, les trop longues périodes de vacances scolaires sont également néfastes aux apprentissages ... A ce sujet là, ma position est très simple.

 

- Premièrement, je suis sûr que de tels personnages défendraient également que l'esclavage était bien meilleur pour la santé des travailleurs (les week-end de deux jours qui se suivent, quelle horreur ... et les congés payés, mauvais pour la productivité des salariés et des entreprises !) que nos droits sociaux occidentaux !

 

- Deuxièmement, depuis quand considère-t-on les positions des spécialistes comme légitimes dans leur domaine de compétence ? Ferait-on confiance à un banquier ou à un financier pour tout ce qui concerne les lois sur la Finance ou la Banque, pour traiter des questions d'endettement et de finances publiques ? On les a laissé faire tout ce qu'ils voulaient pendant des décennies et ils ont failli détruire l'économie mondiale et emporter toutes nos économies dans leur folie destructrice. Pourquoi faudrait-il avoir plus confiance dans les positions des spécialistes en chronobiologie ?

 

- Troisièmement, il risque d'y avoir autant de positions divergentes que de spécialistes de la question, entre ceux qui indique une chose (les enfants sont plus attentifs le matin) et ceux qui indique autre chose (créneaux privilégiés de 9h30 à 12h et de 14h30 à 17h).

 

La deuxième analyse repose sur la dégradation de la position de la France au sein d'enquêtes internationales comparatives sur les résultats éducatifs des différents états : les enquêtes PISA et PIRLS. Pour mémoire, les enquêtes PISA (programme international pour le suivi des acquis des élèves) émane de l'OCDE et couvre une soixantaine de pays (65 en 2012), dont une trentaine de pays de l'OCDE (34 en 2012). La première enquête PISA est sortie en 2000 et la plus récente date de 2012, sur la base d'un rythme triennal. La France recule régulièrement dans les différentes enquêtes PISA successives, en 2000, 2003, 2006, 2009 et 2012. Il est ainsi intéressant de lire les différentes analyses qui ont été publiées au fil des années sur les résultats des enquêtes PISA.

 

En 2009, la France obtenait la moyenne dans les trois capacités étudiées : lecture (496), maths (497) et sciences (498). Mais les critiques les plus importantes portées contre le système éducatif français ne porte pas tant sur les résultats bruts eux-mêmes, que sur leur hétérogénéité en fonction du milieu social des enfants (les milieux favorisés réussissent mieux que les milieux défavorisés) ou leur appartenance a des minorités ethniques, de première ou de deuxième génération. Accessoirement, on observe aussi une discrimination concernant le sexe, les filles réussissant mieux que les garçons, avec un écart qui atteint 40 points en lecture (insupportable discrimination que le gouvernement évidemment ne combattra pas !). Du coup, je trouve bizarre de vouloir combattre et dénoncer des discriminations de milieu ou ethniques, mais de trouver naturelles des discriminations de genre, sous prétexte qu'elles sont favorables au sexe féminin (ce serait au bénéfice du sexe masculin, par contre, je suis sûr que les bien pensants proposeraient d'y remédier !).
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2010/08122010-pisa.aspx

 

Je serais forcément amené à revenir sur les résultats de ces enquêtes, justement parce que les réponses qui ont voulu y être apportées par le gouvernement, le ministère de l'éducation et les clampins socialistes qui se pressent autour de François Hollande ne me satisfont pas du tout.

 

Je vais ainsi revenir sur ces différentes enquêtes, pour lesquelles je vais transmettre des liens permettant de retrouver les données brutes et des analyses de première main. J'y reviendrais dans de prochaines analyses.

- L'enquête PISA de 2000
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2001/42/2/ni0152_22422.pdf

- L'enquête PISA de 2003
http://cache.media.education.gouv.fr/file/22/0/5220.pdf

- L'enquête PISA de 2006
http://www.education.gouv.fr/cid20804/l-evolution-des-acquis-des-eleves-de-15-ans-en-culture-mathematique-et-en-comprehension-de-l-ecrit.html
http://media.education.gouv.fr/file/2008/41/7/ni0808_22417.pdf
http://media.education.gouv.fr/file/2008/92/8/NI-08-08_23928.xls

- L'enquête PISA de 2009
http://www.education.gouv.fr/cid75400/l-evolution-des-acquis-des-eleves-de-15-ans-en-culture-mathematique-et-en-culture-scientifique.html
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2010/99/6/NIMENJVA1023_161996.pdf
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2010/02/9/NI-10-23_162029.xls

L'enquête PISA de 2012
http://www.education.gouv.fr/cid54176/pisa-2012-les-performances-des-eleves-francais-de-15-ans-restent-stables-en-comprehension-de-l-ecrit-et-en-culture-scientifique.html
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2013/92/9/DEPP_NI_2013_31_eleves_15_ans_France_selon_PISA_2012_culture_mathematique_baisse_performances_augmentation_inegalites_depuis_2003_285929.pdf
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2013/92/5/DEPP_NI_2013_30_evolution_acquis_eleves_15_ans_comprehension_ecrit_culture_scientifique_Premiers_resultats_evaluation_internationale_PISA_2012_285925.pdf
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2013/92/0/DEPP_NI_2013_30_donnees_evolution_acquis_eleves_15_ans_comprehension_ecrit_culture_scientifique_Premiers_resultats_evaluation_internationale_PISA_2012_285920.xls
http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results-overview-FR.pdf

 

Au delà de ces analyses à venir, je voudrais réagir sur quelques éléments. Tous ceux qui ont déjà des enfants devraient pouvoir me comprendre. Comparer les résultats de ses enfants est extrêmement difficile. Mais expliquer ces différences par des questions de milieu social ou d'appartenance ethnique est une réduction de la réalité. Il y a des critères personnels qui interviennent dans les différences observées, qu'il est réducteur de rapporter à un milieu social ou ethnique. J'ai deux enfants, l'un qui adore lire (le deuxième que j'ai appelé ici Nicolas) et l'autre, l'aîné de mes enfants, que je n'ai jamais réussi à intéresser à la lecture, qui ne lit absolument pas. Je dois surveiller les heures de coucher du deuxième et d'extinction des lumières, et pas du premier qui n'a jamais lu le soir. Même milieu social, même origine ethnique, mais une soif de lecture totalement différente, et peut-être une capacité de compréhension du français très différente au même âge. Est-ce le fait d'être aîné ou benjamin qui influe sur ce comportement, est-ce une compétence individuelle particulière en matière de lecture (le plaisir de lire ou bien une capacité à combiner imagination et lecture) ? En tout état de cause, on peut observer des différences importantes au sein d'une même famille qui s'expliquent par des raisons totalement différentes du milieu social ou du milieu ethnique. Je doute donc de la pertinence de ces mêmes seuls arguments dans le cadre d'une enquête comme l'enquête PISA, au niveau d'une nation. Les écarts de sexe, de place dans la famille ou de compétences particulières me semblent tout autant pertinentes que celles concernant le niveau social ou l'appartenance ethnique.

 

Autre élément de réaction, j'ai également lu dans l'une des analyses qui avait été faite de l'enquête PISA de 2009, que les auteurs indiquaient que c'était «comme si l'Ecole française abritait trois systèmes éducatifs différents (pour les différences en capacité de lecture entre les immigrants de première génération - à 420 en lecture - ceux de seconde génération - à 448 - et les autochtones - à 502)». Les auteurs rapprochaient ainsi ces résultats de notre système éducatif «de la Thaïlande ou de Trinidad pour les immigrants de première génération, du Chili pour les immigrants de deuxième génération, et de la Norvège pour les autochtones». Mais pour ces pays de référence, il s'agissait également de moyennes, entre des bons ou très bons résultats, et des mauvais résultats, s'expliquant aussi par toute une autre série de facteurs d'explications. La comparaison et l'analyse ne me semble ainsi n'avoir aucune pertinence !

 

Enfin, toujours sur la méthodologie scientifique, au vu de tous les croisements d'origine ethnique et de milieu social, il est possible de s'interroger sur la représentativité et la qualité statistique de ces résultats. Il ne s'agit pas d'une enquête portant sur l'exploitation des résultats à des tests de l'ensemble des enfants français. Il ne s'agit que d'un échantillonnage de quelques milliers d'enfants pour la France, choisis de manière aléatoire entre une petite centaine d'établissements scolaires dans toute la France. Autant dire que la moindre erreur d'échantillonnage, un poids un peu trop important accordé à tel ou tel type d'établissements difficiles (zone d'éducation prioritaire) aurait un impact très fort sur les résultats finaux. Vous mettez le lycée Henri IV ou celui d'une ZEP de Sarcelles, et je pense que les résultats moyens obtenus seront fort différents.

 

(nota : ainsi l'enquête PISA de 2000 portait pour la France sur 184 établissements accueillant des élèves de 15 ans. Le tirage de l'échantillon tenait compte du type d'établissement (collège, SEGPA compris, lycée professionnel, lycée agricole, lycée d'enseignement général et technologique). Dans chacun de 184 établissements, une trentaine d'élèves au maximum étaient sélectionnés aléatoirement. L'échantillon français regroupait au total 4.673 élèves).
http://cache.media.education.gouv.fr/file/2001/42/2/ni0152_22422.pdf

 

Autre élément de réaction, les seules pistes de réflexion envisagées par le gouvernement pour améliorer les résultats des écoliers, collégiens et lycéens français portent uniquement sur le nombre d'heures et de jours d'école des écoliers, et sur des modifications des programmes. Pourtant, je suis certain que la meilleure piste d'amélioration des résultats scolaires de nos enfants passerait par une réduction du nombre d'enfants par classe. Dans toutes les classes où mes enfants sont passés, ils étaient à plus de 30 élèves par classe. Je n'ai pas souvenir d'avoir été dans des classes aussi chargées dans les années 1970 et 1980. Si le gouvernement voulait vraiment améliorer les résultats de nos enfants, il imposerait un nombre maximum d'enfants par classe au primaire, au collège et au lycée d'une vingtaine d'enfants par classe. Les enseignants auraient moins d'enfants à encadrer et pourraient effectuer plus de suivis personnalisés. Mais cela demanderait des effectifs enseignants supplémentaires, des classes supplémentaires, des bâtiments supplémentaires que le gouvernement n'est absolument pas prêt à concéder. Je suis ainsi persuadé que la dégradation des résultats scolaires que l'on observe depuis 2000 par le biais des enquêtes PISA, et depuis les années 1960 ou 1980 en dehors de ces enquêtes, s'explique essentiellement par les politiques d'économie budgétaire des gouvernements successifs de droite et de gauche, par le non-remplacement des enseignants, par le transfert vers les collectivités locales des efforts d'investissement en nouveaux bâtiments que l'Etat ne veut plus engager, et par le refus du gouvernement de s'attaquer au lobby des enseignants sur la question de la durée du travail des enseignants. Entre les années 1960, 1980, et 2010, on a augmenté le nombre des élèves, des collègiens et des lycéens par classe, au détriment de la qualité de l'enseignement et du transfert de compétences. Dans des classes de 32 à 33 élèves, malheur à l'enfant qui décroche ou qui ne comprend pas une notion. Face à des enseignants parfois démissionnaires, ou prompts à condamner l'incapacité de l'enfant à apprendre (et plus largement l'enfant lui-même considéré alors comme un enfant à problème), l'enfant en difficulté sur une notion est forcément perdu. J'ai découvert récemment, en classe de CM2, que mon fils (Nicolas) avait mal compris les notions de Nord et de Sud. Il avait confondu (inversé) les hémisphères, et à aucun moment, l'enseignante ne s'en est aperçue. Elle a continué à enlever des points dans les évaluations de mon enfant sans jamais s'intéresser au fait de savoir si ces erreurs ne s'expliquaient pas par une notion mal comprise. Je suppose que soit, cette enseignante ne devrait pas enseigner, soit l'explication réside uniquement dans le nombre trop élevé d'élèves par classe. Selon moi, cette histoire révèle également l'inanité des systèmes de notation et d'évaluation à la française, qui, si ceux-ci ne permettent de relever ce genre de difficultés, ne servent tout simplement à rien.

 

Enfin, et je terminerais sur ce dernier sujet, ce qui est mis en cause dans plusieurs enquêtes PISA, c'est la politique française de redoublement. Plusieurs enquêtes PISA signale bien effectivement que d'autres pays pays, affichant de meilleurs résultats que la France, ne procède pas à un système de redoublement et que tous les enfants d'une même classe d'âge se trouvent dans les mêmes cursus scolaires, dans des classes de même niveau. Un certain nombre d'enquête PISA faisaient ainsi apparaître que les résultats des enfants variaient énormément selon la classe où ils étaient, s'ils avaient redoublé ou non.

 

Voilà en quelques mots ce que je voulais dire sur ce sujet des rythmes scolaires et sur mon incompréhension vis-à-vis des réponses abracadabrantes apportées par le gouvernement socialiste français.

 

En clair, pourquoi le retard de la France observée dans les enquêtes PISA, concernant les élèves âgés de 15 ans, principal argument avancé par le gouvernement pour la réforme des rythmes scolaires, ne concerne-t-il aucun des éléments qui impacteraient directement les élèves concernés (disparition du redoublement, baisse du nombre d'élèves par classe, modification du système français de notation/jugement) mais va uniquement toucher les jeunes écoliers qui ne seront concernés que dans au mieux 4 à 5 ans par les enquêtes PISA ?

 

 

Saucratès


17/10/2017
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La remise en cause du code du travail

 

Réflexion trois (3 septembre 2017)

La réforme du droit du travail du gouvernement Macron et Philippe

 

Les nouvelles ordonnances de réforme du Code du travail viennent d'être sorties sur le site du ministère du travail. Il s'agit exactement du projet de texte discuté il y a un ou deux ans par les partenaires sociaux et que la CFDT était évidemment déjà prête à signer avec les représentants du patronat (Medef en tête). Donc je ne pose pas trop de questions sur la position que tiendra la centrale syndicale Cédétiste. En même temps, on peut néanmoins parfois être surpris par certains comportements. Le Parti socialiste, qui a fait passer des reculs énormes du code du travail, qui a fait passer deux lois «travail» au cours des cinq dernières années, qui était prêt à promulguer le même type de texte que celui-ci s'ils avaient pu obtenir trois syndicats de salariés prêts à s'entendre et se compromettre avec le patronat, ce même Parti socialiste conteste aujourd'hui les textes présentés par le gouvernement Macron-Philippe en parlant de «recul social sans précédent» ! On croirait rêver ! Sans précédent ? Enfin, en comparaison des reculs organisés par Hollande, Valls et Macron, il ne s'agit même plus vraiment de reculs. À peine un très léger retrait ... Peut-être sont-ils jaloux chez les socialistes de ne pas avoir pensés eux-mêmes à ce texte ? Bien que si on fouille les tiroirs de la précédente ministre du travail, celle qui nous a pondu la loi «El Konnerie», je suis sûr qu'on y trouverait le même projet de texte ! C'est peut-être même son texte !

http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/08/31/reforme-du-code-du-travail-la-gauche-fustige-un-recul-social-sans-precedent_5179190_823448.html

 

Donc les textes des ordonnances de réforme du Code du travail sont sur le site du ministère du travail depuis vendredi 31 Août. Fusion des instances de représentation du personnel, renommé «comité social et économique» au bénéfice évidemment du patronat qui aura à subir moins d'élus dans leurs entreprises, dans les réunions, à payer moins d'heures de délégation, et à pouvoir les licencier plus facilement un jour ou l'autre. Merci Macron pourront-ils dire, et merci aussi aux socialistes pour avoir bien préparé le terrain ! Et bien sûr, le nom que le gouvernement leur a donné est : «Renforcement du dialogue social» !

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/ordonnance_1_-_31_08_2017-min.pdf

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/ordonnance_2_-_31_08_2017-min.pdf

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/ordonnance_3_-_31_08_2017-min.pdf

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/ordonnance_4_-_31_08_2017-min.pdf

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/ordonnance_5_-_31_08_2017-min.pdf

 

Renforcer un dialogue social en restreignant en fait les moyens et les formes des institutions représentatives du personnel existants ? LOL, je ne comprends pas exactement ce gouvernement ! Ils ne se moqueraient pas de nous au ministère du travail et dans les services du premier ministre ? Par hasard ?

 

Que faire ? Manifester évidemment ! Mais sur quoi et pour quelles raisons me demanderez-vous ? Les syndicats (Cgt) et les partis politiques (les mélanchonistes) étant à peu près opposés à tout et à toutes ! 

 

Le fait est que ces projets constituent des reculs sur de nombreux sujets, et que les quelques avancées affichées, comme la possibilité de constituer des instances de représentation dans les très petites entreprises (ce qui sera ou est déjà salué par la Cfdt) se double de reculs syndicaux et ouvriers même dans ces très petites entreprises ! Le fait qu'un patron pourra faire valider des textes d'accord octroyés à ses salariés sans passer par l'intervention des syndicats, mais en les faisant accepter par 60% de leurs salariés. Vu la dépendance interpersonnelle très forte qui lie les salariés à leur employeur, ce ne sera pas vraiment facile de rejeter de tels textes, en l'absence par ailleurs de tout contre-pouvoir. Le patronat, Macron et les plébicits !

 

Ce que je trouve aussi aberrant, c'est la capacité de la Cfdt à accepter des compromis de la sorte sur le dos des représentants des personnels des grandes et moyennes entreprises. La Cfdt se bat pour  une représentation dans les toutes petites Tpe, pour des élus délégués syndicaux jeunes, issus de la diversité et féminisés. Gare à ceux qui la représentent qui sont des hommes, blancs, âgés de plus de 40 ans et ayant de l'ancienneté dans le syndicalisme : leurs jours sont comptés et ils n'intéressent pas le syndicat cédétiste !

 

Autre règle de recul, le fait que les représentants du personnel dans le nouveau comité social ne pourront pas effectuer plus de trois mandats successifs ! Je suppose que le gouvernement Macron envisage de combattre/éliminer les irréductibles syndicalistes à vie, la plaie des entreprises  ! Ils doivent imaginer qu'ils généralisent la règle de non cumul des députés eux-mêmes ? Afin d'éviter les politiques et les syndicalistes à vie ! Sauf qu'un politique peut briguer d'autres types de mandat, comme sénateur, maire, conseiller territorial ... Et qu'il prend aussi beaucoup moins de risques personnelles qu'un élu ou un syndicaliste ! Pas d'autre mandat dans le cadre d'une instance unique. Et au bout de trois mandats, le syndicaliste sans protection administrative sera juste licencié du jour au lendemain, comme cela se passe déjà dans de très nombreuses entreprises lorsqu'un représentant du personnel pour une raison ou une autre perd sa protection ou bien est poussé à la faute. Il serait intéressant de pouvoir savoir combien de licenciements de personnels protégés sont enregistrés chaque année ? Ou ceux en fin de protection administrative ... 

 

Autre «avancée macroniste pour renforcer le dialogue social», l'idée de proposer que les élus suppléants ne participeront aux réunions qu'en l'absence de leur titulaire. Aujourd'hui, ils participaient mais ne pouvaient pas voter. Demain ils ne connaîtront même plus les sujets puisqu'ils n'auront pas suivis les débats précédents. L'objectif est bien d'affaiblir au maximum la représentation du personnel. Cette idée est tellement grotesque, tellement favorable au patronat en diminuant tellement le nombre d'élus et en lui fournissant des élus tellement diminués qu'on ne peut pas croire que cette proposition en recul n'est pas juste là pour leur permettre de faire croire qu'ils sont capable d'écouter la contestation et de revenir sur certains points contestés ! À croire que des esprits malins, pervers et vicieux sont à l'œuvre derrière ce projet de réforme. Que ce projet contient des propositions exagérées que le gouvernement pourra éventuellement retirer pour calmer ultérieurement la fronde sociale et la Cgt ! Manipulation diabolique !

 

 

Réflexion deux (15 août 2017)

La déconstruction du Droit du travail

 

Il y a près de deux ans, en septembre 2015, j'avais contesté un projet socialiste de déconstruction du Droit du travail. Parallèlement aux différents projets de casse et de haine sociale du précédent gouvernement socialiste, de réformisme idiot, de simplification administrative «à la con» (la -grande- «banque publique d'investissement» fait partie de ces idées aberrante ... ce n'est pas en additionnant trois établissements pseudo-bancaires qu'on obtient plus ... mais en changeant l'idéologie qui prévalait interdisant à un établissement public de concurrencer des banques privées ... de même que les projets de fusionner la CDC et l'AFD pour obtenir une nouvelle grande banque publique nationale et internationale, grande idée abrutie décidée du jour au lendemain par M. Hollande lors d'une réunion des ambassadeurs en juillet août 2014 de mémoire ...), il s'agissait d'une nouvelle grande idée débile, fruit du travail de sape d´habiles lobbyistes auprès de politiques socialistes traitres au véritable socialisme. Il est certainement trop facile d'en appeler au Général de Gaulle, mais celui-ci était certainement plus socialiste que ces socialistes là (n'est-il pas à l'origine de la «participation des salariés au fruit de l'expansion», de sa formule et de son principe, grande idée  genialissime que nos chers socialistes contemporains auraient été bien en peine d'imaginer, inféodés qu'ils le sont aux projets des lobbyistes patronaux et syndicaux réformistes !). 

 

Des socialistes inféodés aux intérêts des lobbyistes patronaux voire syndicaux vendus ? Ou bien de faux socialistes, vrais libéraux mais élus en trichant sur leur idéologie, sur leurs promesses, sur leurs vrais projets de libéralisation à tout va de l'économie française et de ses acquis sociaux ? Il s'agit de mes deux possibilités d'analyse de ce qui s'est passé entre 2012 et 2017, sous la présidence Hollande, et de son premier ministre Valls ... qui lui au moins a choisi de se dévoiler en s'affichant comme libéral avec son ami Macron ! Ces années là furent le règne des lobbys patronaux et des faux syndicalistes. Les accointances des grands féodaux patronaux auprès de Bercy ou de Matignon leur permirent d'avancer petit à petit leurs pions. La CDC pouvait avaler l'AFD, le nouveau gouverneur de la Banque de France pouvait être choisi dans l'état major de la BNP Paribas, peu connu mais certainement très bien introduit à Bercy, Matignon ou l'Elysée ... et obtenir la possibilité d'absorber les ex Instituts d'émission ... le MEDEF pouvait obtenir la remise en cause des institutions représentatives du personnel et le rôle des syndicats, la limitation des indemnités prudhommales ... Entre autres milliers d'autres choses ... 2012-2017 : le paradis des lobbyistes et du patronat et de ses affidés ! Bientôt suivi par le nirvâna sous les prochaines années Macron ! Nous ne sommes pas sortis de l'auberge !

 

Résultat de cinq années de socialisme hollando-vallsiste ? Plusieurs lois travail «à la con» qui ont organisé la désorganisation du Droit du travail et le recul de nos droits, à nous salariés. Grâce à la sacro-sainte Loi travail de Mme El Konnerie, les salariés ne sont plus protégés lors des dénonciations des accords qui les protégeaient. Plus de maintien individuel des dispositions antérieures plus intéressantes que les nouvelles dispositions ou les dispositions légales en l'absence d'accord ... Simplement un maintien pendant une année du salaire. Et au-delà, le vide absolu ! Merci aux socialo-ultra-libéraux et à Mme El Konnerie.

 

Août 2017, le gouvernement Macron est désormais autorisé à légiférer par ordonnances pour réformer le Droit du travail. Après des années de libéralisme avançant masqué sous un masque socialiste, nous voici avec de vrais libéraux, toujours inféodés aux mêmes intérêts lobbyistes, mais qui vont nous concocter de beaux projets ultra-libéraux de recul de nos droits sociaux. Nous ne sommes pas sauvés !

 

Plus besoin de lobbying ... Le Président et le Premier ministre se présentent eux-mêmes comme les premiers VRP du patronat français ... Leurs projets sur la simplification du Code du travail dépasseront peut être même les rêves les plus fous du MEDEF, plus avantageuses que les lois les plus rétrogrades des pays les plus libéraux au monde ... 

 

Je n'attends évidemment rien de positif de la présidence Macron et du gouvernement Philippe. Ce que j'attends plus précisément avec inquiétude, ce sont les réactions des organisations syndicales, et en premier lieu celles de la CFDT. Évidemment les reculs voulus par le MEDEF intéressent en premier lieu la CFDT ; ils étaient prêts il y a à peine un an à la CFDT à signer la remise en cause des institutions représentatives du personnel, la création d'un «conseil d'entreprise» sensé être une grande «avancée sociale» ... même si je parlerais plutôt pour ma part d'un énorme gâchis à attendre ... un énorme recul social pour la représentation du personnel ... Gageons qu'à son habitude, la CFDT saura se montrer conciliante avec les projets du MEDEF et des libéraux du gouvernement. Et qu'ils trouveront des arguments pour défendre leur choix auprès de leurs adhérents ... Ce qui m'énerve particulièrement, c'est la volonté de limiter le nombre de mandats successifs des futurs représentants du personnel ... Même si cela correspond parfaitement à l'idéologie désormais dominante libérale en France. La limitation du nombre de mandats successifs pour ne plus avoir de politiques à vie ou de syndicalistes à vie ... sauf que c'est au personnel de le décider, pas à quelques bons penseurs idéologues ... Et puis je gage que l'idée ne déplaira pas au MEDEF et aux patrons dans les entreprises ... cette possibilité qui leur sera offerte de pouvoir enfin se débarrasser des syndicalistes qui les auront emmerder à vie, et de faire en sorte qu'ils ne retrouvent plus jamais un travail salarié !

 

Evidemment tout ceci sont d'immenses avancées sociales pour lesquelles il faudra remercier les deux genoux à terre le président Macron, son gouvernement, et les socialistes qui les auront aidés précédemment ! Merci Patron !

 

 

Réflexion une (3 septembre 2015)

Pourquoi cette volonté de remise en cause du Code du travail

 

J’ai lu plusieurs articles de presse sur les enjeux de la réforme du Code du Travail dans la presse de ces derniers jours.

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/09/02/laurent-berger-non-au-statu-quo-sur-le-code-du-travail_4743357_1698637.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/02/les-7-faux-debats-a-propos-du-travail_4743049_3232.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/09/02/droit-du-travail-les-pistes-de-reformes-se-precisent_4743291_823448.html

 

Tous ces articles reposent sur un même constat (sans même tenir compte de la position du MEDEF selon lequel c’est le Code du Travail qui empêche les entreprises d’embaucher ou d’augmenter les salariés !) :

- Le code du travail n’est plus appliqué dans les entreprises,

- Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

- Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) sont dans l’obstruction, dans la défense du veau sacré, et non aucune légitimité.

 

1)     Un problème de légitimité démocratique

 

L’ensemble de ces débats me semble extrêmement dangereux. A la base, confier le pouvoir de faire la Loi à des personnages aussi peu compétents et aussi peu représentatifs que les responsables d’un certain nombre de syndicats, et en tout premier lieu la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) est une aberration invraisemblable. Pour prendre l’exemple de la CFDT (mais cela vaut aussi pour nombre d’autres syndicats), la dernière fois que les principaux dirigeants et élus de cette organisation syndicale ont vu et ont travaillé dans une entreprise remonte à plusieurs décennies. Même au MEDEF, les élus et les représentants sont plus au fait de l’actualité ; au moins, ils voient toujours leurs entreprises et ils y ‘travaillent’ toujours , à des postes de prestige certes. A la tête des grandes confédérations syndicales, on ne trouve que des permanents syndicaux, le plus souvent de la fonction publique ou parfois des grandes entreprises, et qui ont abandonné le « monde du travail » il y a plusieurs décennies.

 

Quant à leur légitimité « démocratique », un parlementaire est plus représentatif des salariés que ces dirigeants syndicaux (notamment à la CFDT). Ils sont désignés par les désignés des désignés des adhérents de la CFDT. A aucun moment, une véritable démocratie n’existe dans la majeure partie de ces organisations syndicales (c’est surtout vrai à la CFDT). On trouve les adhérents syndiqués dans les entreprises. Mais pas au-delà. Même les délégués syndicaux ne sont pas élus par les sections d'entreprises, mais désignés par les syndicats, parmi les élus ayant remporté suffisamment de voix aux élections professionnelles (10% des votes dans leur collège). Le plus souvent, il s’agit néanmoins des personnes que les syndiqués auraient désigné démocratiquement. Ces derniers (les délégués syndicaux) ont plus ou moins leur mot à dire dans les syndicats où ils sont représentés (et pas les syndiqués qu’ils représentent, même si ils peuvent organiser dans leur section un débat autour de ces choix et de ces enjeux). Et déjà, il y a de petits délégués de sections syndicales et de gros délégués de section syndicale, puisque chaque délégué syndical dispose d’un nombre de votes fonction de son nombre d’adhérents (ou de timbres). Mais ils ne peuvent que désignés des porteurs de mandats pour les différentes unions et syndicats auxquels ils appartiennent, porteurs de mandat et représentants élus qui arrivent de cette manière à se maintenir au pouvoir année après année. Et ce sont ces personnes qui participeront aux différents votes dans les congrès, défendant leurs camarades et affidés. C’est cela la démocratie pour des syndicats comme la CFDT ou d’autres organisations syndicales proches.

  

La démocratie syndicale, c'est le capitalisme. Chaque section d'entreprise détient tant de participations (en nombre de syndiqués) dans les instances où il est représenté (syndicats). Chaque syndicat départemental dispose de telle participation dans l'union ou dans le syndicat de branche. Et tel syndicat tant de voix au congrès ou au parlement. Transformer ces mécanismes en pourcentage de capital, et vous avez le même fonctionnement que dans le monde de l'entreprise et des multinationales. Et on veut leur confier le droit de faire la Loi !

 

Au moins, un parlementaire est élu au suffrage universel, direct ou indirect. Même un sénateur est bien plus représentatif, même s’il n’est lui-même élu que par des élus. Il faut imaginer un sénateur élu par les élus des élus des élus. Vous pouvez être certain au final que changer une majorité serait particulièrement compliqué. Plus simplement, les partis politiques comme l’UMP sont capables de faire élire leurs dirigeants au suffrage universel par leurs adhérents, ou leurs candidats à la présidentielle, mais pas des centrales syndicales qui se disent pourtant démocratiques et se croient investies d’un pouvoir de fabriquer la Loi (à défaut de l’opinion) ?

 

A noter que cette analyse ne vaut pas pour des syndicats comme SUD ou comme les Solidaires, qui respectent le principe du « basisme ». Ce terme péjoratif de « basisme » a été inventé par les autres grandes centrales syndicales pour écarter leurs adhérents. Le « basisme », c’est quand les adhérents décident de tout, élisent leurs représentants, donnant une véritable légitimité à leurs dirigeants. Quelle horreur, que deviendrait alors les petits potentats, fils de et filles de, qui ont grimpé dans la hiérarchie syndicale à force de compromission, de lâcheté et de coup de force ?

 

Au-delà de l’illégitimité démocratique de ces organisations, cette analyse est aussi biaisée à de multiples autres niveaux.

 

2)     Le code du travail n’est pas connu par les salariés et n’est plus appliqué !

 

Pourtant on n’attend pas des justiciables qu’il connaisse les différents codes de procédure ou les différents codes de lois. Connaissez-vous le code de la propriété, le code civil, le code pénal, ou le code de procédure pénale ? Les justiciables en connaissent les grands principes ; ils font confiance aux avocats, à la police et aux juges pour connaître et faire appliquer la Loi. On sait ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour ne pas tomber sous le coup de la Loi, mais cela se limite aux seuls grands principes. Pourquoi donc devrait-il en être différemment dans le monde du travail ? Envisage-t-on de réécrire le code civil, le code pénal, le code de la famille, le code rural, le code monétaire et financier, pour cette même raison ?

 

Il y a des délégués syndicaux, des juristes dans les organisations syndicales, ou bien des juristes dans les directions des ressources humaines des entreprises qui sont désignés ou payés pour connaître de manière plus approfondie la matière du Code du Travail et de la Sécurité Sociale. Il y a aussi les avocats spécialisés en droit du travail, mais aussi les services de l’inspection du travail.

 

De sorte que l’argument de déclarer que le Code du Travail n’est pas connu des salariés et n’est pas appliqué dans les entreprises est un argument fallacieux et il est consternant que ce soit le patron (autodésigné par une poignée de désignés) d’un syndicat majeur comme la CFDT qui déclare cela ! Le problème, c’est peut-être simplement que sa réécriture décidée par Nicolas Sarkozy il y a à peine quelques années a mis en difficulté nombre de syndicalistes qui ont vu toutes les connaissances sur l’ancien texte voler en éclats. Ce travail de réécriture avait lui-même un caractère aberrant ; depuis quand réécrit-on des codes de lois ? Juste pour égaler Napoléon qui a lancé la codification du code civil ?

 

3)     Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

 

Vu mes précédents développements, ma position vous apparaîtra assez facilement ! On ne peut confier le soin de fabriquer la Loi à des personnages qui n’ont aucune légitimité démocratique et qui n’ont aucun compte à rendre sur ce qu’ils font et sur ce qu’ils décident.

 

Mais au-delà, il faut se rappeler qu’on ne confie pas le soin de faire la Loi à un seul homme. Dans le cadre parlementaire, on le confie  mais à plus de 900 députés et sénateurs. Dans le cas des syndicats, on confierait ce soin à 2 ou 3 représentants des salariés et à 2 ou 3 représentants des patrons. En sachant qu’au final, de toute façon, il y a au moins déjà la CFDT qui est prête à signer tous les textes qui lui sont présentés ! A se demander même s’ils ne donnent pas leur accord à la signature avant même le début des négociations !

 

Dans l’état actuel de l’organisation des syndicats en France, on ne peut leur confier aucun pouvoir de négociation, hors des entreprises et dans le respect des dispositions légales minimales. Et il est déjà invraisemblable que le législateur décide de faire passer dans le domaine législatif un certain nombre d’accords nationaux interprofessionnels (ANI) qui ne sont pourtant signer que par 2 ou 3 syndicats que l’on considère représentatif ! Je pense à l’ANI sur la modification des critères de représentativité des syndicats, signés par la CFDT et la CGT, et dont l’objectif était de faire disparaître les autres organisations syndicales, en remplacement de la précédente présomption irréfragable de représentativité liée à la position de ses syndicats de l’occupation nazie de la France. Il y a aussi l’ANI sur la réforme de la formation professionnelle continue, abominable merdier légué par la CFDT, inapplicable et qui constitue un nouveau recul des droits des salariés.

 

On ne peut confier le soin de faire des lois à 2 ou 3 secrétaires généraux d’organisations syndicales, surtout lorsque certaines signent empressement tout ce qui leur est proposé. Et surtout lorsque ces personnes ne sont ni démocratiquement élues, ni représentatives. Cela ne pourrait être mis en place que si ce pouvoir était confié à un parlement des travailleurs et des chefs d’entreprises, au moins aussi représentatifs et démocratiquement élus que nos plus 900 parlementaires. Alors là, oui peut-être, on peut espérer qu’une telle assemblée pourrait valablement décider de l’évolution du droit du travail, en fonction de règles de majorité à définir ! S’ils sont élus démocratiquement (et non désignés par leurs pairs comme les membres des conseils économiques sociaux - et de l’environnement), et représentatifs des salariés !

 

Sinon, on dépendra des litotes de quelques organisations syndicales majoritaires, qui décident par exemple de favoriser la représentation collective dans les très petites entreprises, et sont prêts pour cela à vendre, abandonner tout ce que les luttes syndicales et politiques passées ont réussi à obtenir pour les travailleurs. Ainsi, la CFDT a été à deux doigt de valider un ANI sur la création des conseils d’entreprise, qui se serait substituer à toutes les instances représentatives du personnel existantes. Et ce n’est que le recul des autres organisations syndicales, qui ont réfléchi et reculé, qui a permis de faire échec à la volonté de signature de la CFDT. Alors que les reculs dans toutes les entreprises où la CFDT était implantée auraient été dramatiques ! Mais en quoi cela concerne-t-il des permanents syndicaux du public ou du privé élus, qui n’ont plus travaillé depuis des décennies, et n’ont rien à foutre des considérations de leur base syndicale, protégés qu’ils sont par les délégations de vote en cascade qui les sépare de cette base ignorée et méprisée.

 

4)     Peut-on même trouver un terrain d’entente avec le patronat ?

 

Parler même de partenariat social n’est-il pas exagéré avec des organisations patronales comme le MEDEF ? Si on donne aux partenaires sociaux le droit de faire la Loi, pour se substituer aux Lois précédemment votées, il me semble assez clair qu’on se dirigera vers le détricotage du droit du travail et des protections qu’il accorde aux salariés. Ce sera à plus ou moins longue échéance le rétablissement de l’esclavage au travail, à l’époque bénie (pour les patrons) du dix-neuvième siècle et du patron tout-puissant. Déjà, dans les entreprises, il est presque impossible d’obtenir de nouvelles avancées et on ne peut juste que faire barrage aux velléités réformatrices du patronat friand de plus de flexibilité.

 

Il n’y a aucune possibilité de négociation avec le patronat. Et il n’y a que le risque de voir ce patronat obtenir la signature des organisations syndicales qui se veulent les plus ouvertes aux compromissions. Signer, c’est moderne, c’est être légitime, c’est être constructif ! Attention, pendant les années 1940-1944, ceux qui sont compromettaient avec l’occupant nazi ont été jugés à la libération comme « collabos » et ils ont été jugés, tondus ou exécutés !

 

5)     Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) font de l’obstruction

 

C’est enfin la grande idée du gouvernement, des syndicats (qui ont la signature facile) et du patronat. Selon eux, les syndicats qui ne signent pas les accords proposés font de l’obstruction. Il faut signer ! Evidemment, pour ma part, heureusement qu’il y a quelques organisations syndicales qui ne signent pas n’importe quoi, même s’ils ne sont guère plus représentatifs ni démocratiquement élus que les autres, pour empêcher que n’importe quels accords soient validés. C’est une drôle de conception de la démocratie, que de penser que seuls ces gens-là sont représentatifs et ont raison ! Je pense que si on coutait le secrétaire général de la CFDT, il faudrait lui donner à lui seul le droit de fabriquer le droit du travail, à lui et aux syndicats des patrons. C’est une forme de pensée tyrannique.

 

 

Saucratès


04/09/2015
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Jusqu'où peut-on combattre le terrorrisme ?

 

Réflexion une (le 21 août 2017)

Jusqu'où ?

 

Je ne parle jamais ou rarement du terrorisme dans mes écrits ou réflexions. Et pourtant, tout comme des millions d'humains, il doit nous arriver très souvent d'y penser. Les lieux où j'y pense le plus sont les avions, mais aussi et surtout les lignes de métro de la région parisienne, en relation avec les attentats menés par le GIA algérien, il y a extrêmement longtemps, dans la station de métro de Saint-Michel. Cela s'était passé le 25 juillet 1995.

 

Je ne peux m'empêcher d'avoir une peur panique lorsque je rentre dans un métro parisien, scrutant chaque musulman putatif, de type arabe, vérifiant qu'il n'y a pas de paquet abandonné sous un siège autour de moi, et angoissant apres ma sortie d'une rame jusqu'à ce que le métro est totalement disparu. Evidemment, je sais parfaitement que la probabilité que le terroriste ou l'explosif soit dans le wagon que j'occupe, suffisamment proche de moi pour que je le vois, est bien évidemment extrêmement faible ! Il m'est arrivé de quitter un métro, pour prendre ensuite le suivant, parce qu'une personne arabe louche était rentré, et une fois, en panique, parce que j'ai vu un paquet apparemment oublié sous un siège de la rame ! Mais était-ce bien un paquet ?

 

Si un maghrébin rentre dans la partie de la rame que j'occupe, j'essaie de vérifier qu'il ne porte pas de tenue blanche sous son manteau ou sa veste, et s'il ne porte pas d'explosifs sur lui, sous ses vêtements. Evidemment, c'est carrément de la paranoïa, visant explicitement toute personne d'apparence maghrébine, mais également africaine, plutôt jeune. Certes, on doit être des millions de français non maghrébins à vivre avec cette peur. Mais il doit y avoir également des millions de jeunes maghrébins à vivre avec cette impression d'exclusion et de sectarisme. Et ces jeunes exclus peuvent être conduits à basculer dans le terrorisme en comprenant qu'ils ne seront jamais intégrés ni assimilés ! 

 

C'est un cercle vicieux dont je suis bien évidemment aussi responsable. Mais comment pouvoir ne pas avoir peur de ces gens là, sachant que les terroristes sont issus de leur rang, des cités françaises, de l'immigration, de ceux qui prient dans les mosquées ou les salles de prière musulmanes ! Le terrorisme comme la peur qu'il fait naître créent justement les conditions de son auto-entretien.

 

Si on écoute les bonnes âmes anti-racistes, notamment ceux eux-mêmes issus de l'immigration, il ne faut pas avoir peur entre français et entre religion, il ne faut pas tuer notre capacité à vivre tous ensemble ... Mais c'est facile à dire, mais tellement difficile à mettre en œuvre, tellement difficile de pardonner tous ces meurtres abominables et lâches à cette fraction de la population française dont les terroristes font partie !

 

Alors oui, jusqu'où peut-on aller pour se protéger de sa peur, de ses craintes, de sa crainte de voir ses proches être tués par ses fous sanguinaires de terroristes, sans sombrer dans le racisme, dans la discrimination, dans la dénonciation de la simple différence de couleur de peau ou de physique ? Et à partir de quand ce que l'on fait devient également un crime raciste. Et en sens inverse, comment des français peuvent-ils continuer à aider à faire entrer et à faire accepter des immigrés ou des demandeurs d'asile, dont une partie viendra grossir le nombre de terroristes, des voleurs et des violeurs, ou bien rentrent en France pour y perpétrer des attentats terroristes !

 

Et ai-je même le droit d'écrire cela ? Mais sommes nous vraiment responsables de nos peurs. Et nos peurs peuvent-elles être considérées comme du racisme ? Non, je ne le pense pas ! Je ne suis pas responsable de mes craintes et de mes angoisses, de même que mes concitoyens. Les véritables responsables de la paranoïa des européens et des français plus spécifiquement sont les terroristes et leurs attentats. Ce sont ces actes qui expliquent la méfiance et la peur dont pâtissent l'ensemble de leurs coreligionnaire, et plus largement l'ensemble des personnes qui leur ressemblent. Faut-il combattre nos peurs et nos angoisses, ainsi que la méfiance que nous ressentons ?

 

Mais comment peut-on combattre sa peur, la peur d'être tué, d'être annihilé ou saigné comme un porc par des terroristes qui ne nous accordent même pas la qualité d'êtres humains, qui nous considèrent pire que des animaux, comme des mécréants et des chiens d'infidèles ? Non, ce n'est pas possible ! Pas face à la peur d'être tué. Il s'agit d'un combat de civilisation, de la barbarie face à l'éthique, face à l'humanité. Il va arriver un moment où nos civilisations devront choisir entre résister à l'innommable ou périr, comme en 1941-1942 face à la barbarie nazie. Vaincre ou mourir ... se battre ou disparaître dans le néant ! Nous n'aurons bientôt plus le choix, plus aucun d'entre nous ni aucun d'entre eux ...

 

 

Saucratès


21/08/2017
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