Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Jusqu'où peut-on combattre le terrorrisme ?

 

Réflexion une (le 21 août 2017)

Jusqu'où ?

 

Je ne parle jamais ou rarement du terrorisme dans mes écrits ou réflexions. Et pourtant, tout comme des millions d'humains, il doit nous arriver très souvent d'y penser. Les lieux où j'y pense le plus sont les avions, mais aussi et surtout les lignes de métro de la région parisienne, en relation avec les attentats menés par le GIA algérien, il y a extrêmement longtemps, dans la station de métro de Saint-Michel. Cela s'était passé le 25 juillet 1995.

 

Je ne peux m'empêcher d'avoir une peur panique lorsque je rentre dans un métro parisien, scrutant chaque musulman putatif, de type arabe, vérifiant qu'il n'y a pas de paquet abandonné sous un siège autour de moi, et angoissant apres ma sortie d'une rame jusqu'à ce que le métro est totalement disparu. Evidemment, je sais parfaitement que la probabilité que le terroriste ou l'explosif soit dans le wagon que j'occupe, suffisamment proche de moi pour que je le vois, est bien évidemment extrêmement faible ! Il m'est arrivé de quitter un métro, pour prendre ensuite le suivant, parce qu'une personne arabe louche était rentré, et une fois, en panique, parce que j'ai vu un paquet apparemment oublié sous un siège de la rame ! Mais était-ce bien un paquet ?

 

Si un maghrébin rentre dans la partie de la rame que j'occupe, j'essaie de vérifier qu'il ne porte pas de tenue blanche sous son manteau ou sa veste, et s'il ne porte pas d'explosifs sur lui, sous ses vêtements. Evidemment, c'est carrément de la paranoïa, visant explicitement toute personne d'apparence maghrébine, mais également africaine, plutôt jeune. Certes, on doit être des millions de français non maghrébins à vivre avec cette peur. Mais il doit y avoir également des millions de jeunes maghrébins à vivre avec cette impression d'exclusion et de sectarisme. Et ces jeunes exclus peuvent être conduits à basculer dans le terrorisme en comprenant qu'ils ne seront jamais intégrés ni assimilés ! 

 

C'est un cercle vicieux dont je suis bien évidemment aussi responsable. Mais comment pouvoir ne pas avoir peur de ces gens là, sachant que les terroristes sont issus de leur rang, des cités françaises, de l'immigration, de ceux qui prient dans les mosquées ou les salles de prière musulmanes ! Le terrorisme comme la peur qu'il fait naître créent justement les conditions de son auto-entretien.

 

Si on écoute les bonnes âmes anti-racistes, notamment ceux eux-mêmes issus de l'immigration, il ne faut pas avoir peur entre français et entre religion, il ne faut pas tuer notre capacité à vivre tous ensemble ... Mais c'est facile à dire, mais tellement difficile à mettre en œuvre, tellement difficile de pardonner tous ces meurtres abominables et lâches à cette fraction de la population française dont les terroristes font partie !

 

Alors oui, jusqu'où peut-on aller pour se protéger de sa peur, de ses craintes, de sa crainte de voir ses proches être tués par ses fous sanguinaires de terroristes, sans sombrer dans le racisme, dans la discrimination, dans la dénonciation de la simple différence de couleur de peau ou de physique ? Et à partir de quand ce que l'on fait devient également un crime raciste. Et en sens inverse, comment des français peuvent-ils continuer à aider à faire entrer et à faire accepter des immigrés ou des demandeurs d'asile, dont une partie viendra grossir le nombre de terroristes, des voleurs et des violeurs, ou bien rentrent en France pour y perpétrer des attentats terroristes !

 

Et ai-je même le droit d'écrire cela ?

 

 

Saucratès


21/08/2017
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Retour sur les affaires

 

Réflexion deux (20 août 2017)

Que faut-il conclure de l'affaire «Arche de Zoé» ?

Et aussi de l'affaire Zoé Shepard ...

 

Eric Breteau et Émilie Lelouch sont-ils finalement coupables dans cette histoire ? Condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés puis graciés, et jamais condamnés en France pour le projet de voler des enfants pour les faire adopter par des familles en France, sont-ils vraiment coupables ? Devraient-ils être condamnés au Tchad ou bien leur arrestation, leur emprisonnement puis leur condamnation n'étaient-ils quune sanction politique à l'égard de méchants blancs volant de gentils enfants noirs ... une sorte de catharsis pour pauvres africains victimes des méchants blancs esclavagistes ? Au final, toute cette histoire se traduit donc par une condamnaction à deux ans de prison avec sursis, soit rien du tout ... Evidemment, ces deux là se rêvaient comme sauveurs ... et la France les condamne malgré tout... Alain Péligat, l´un de leur collègue, sera quant à lui relaxé. 

 

Au fond, le projet d'Eric Breteau et Émilie Lelouch était-il véritablement un crime ? Aider à l'adoption de jeunes africains victimes, même non orphelins, était-il criminel ? Si oui, ne faudrait-il pas interdire toutes les associations qui aident à l'adoption de jeunes enfants et des bébés ? Interdire toutes les ONG ? Condamner les orphelinats catholiques qui aident tellement de familles à adopter ? Par ailleurs, l'Etat français lui-même n'a pas non plus hésité à voler des enfants réunionnais pour les placer dans des familles en France, dans la Creuse, pour les faire adopter par des familles françaises (creusoises). Comment l'Etat français pourrait-il condamner des faits qu'il a lui-même mis en oeuvre ! Au fond, cette histoire était un casse tête. Le combat d'Eric Breteau et Émilie Lelouch était peu-être juste, mais ni dans la forme, ni dans le fond !

 

Mais est temps de parler d'une autre affaire beaucoup plus simple et à la fin heureuse, celle de Zoé Shepard ! Cette auteur avait sorti en 2010 un livre pamphlet sur la fonction publique territoriale française sous un nom d'emprunt. Sous son vrai nom, elle s'appelait Aurélie Boullet, et travaillait réellement dans la fonction publique territoriale (l'une des trois fonctions publiques française, avec la FP d'état et la FP hospitalière), au conseil régional d'Aquitaine. Son crime ? Elle avait sorti un livre intitulé «Absolument dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire». J'ai adoré ses descriptions de «Coconne» et «Simplet». J'ai longuement parlé et défendu de cette affaire.

//saucrates.blog4ever.com/l-affaire-aurelie-boulet-alias-zoe-shepard

 

Pour ce crime, Aurélie Boulard a failli être exclue (révoquée) de la Fonction publique. Elle est passée en conseil de discipline, dont les représentants, pour la moitié syndicalistes, ont voté son exclusion. J'ai écrit au président de la région Aquitaine à ce sujet, lui indiquant qu'en tant que socialiste, ce serait une honte s'il révoquait cette agent, niant la liberté d'expression. Au final, elle écopa de 10 mois de suspension, dont 4 mois ferme !

 

Aurelie Boullet a sorti deux autres livres depuis 2010, l'un «Ta carrière est finie» en 2012 et le deuxième «Zoé à Bercy» en 2015. Elle a passée de nombreuses années à être placardisée à la Région Aquitaine, et je ne peux que frémir en pensant à toutes ces années qu'elle a passé sans occupation au milieu d'agents qui la détestent, l'évitent, la fuient ou se liguent contre elle. Elle est sacrément solide Aurelie ! Chapeau ! 

//www.breizh-info.com/2016/02/06/38687/ministere-economie-finances-publiques-shepard-interview

 

L'histoire finit bien d'une certaine façon. Aurélie Boullet n'a pas été révoquée et travaille toujours à la Région Aquitaine. Elle a sorti trois livres et continue de s'exprimer parfois sur les errements de la Fonction publique territoriale. Les abrutis et les ineptes qu'elle a dépeint existe bien sûr dans la fonction publique territoriale, de même que dans presque toutes les entreprises ... on y trouve souvent des «Simplet», des «Coconnes», mais aussi des «Joli cœur» et des «Manipulateur». Elle aurait aussi pu nous parler beaucoup plus longuement des syndicalistes, qui ne l'ont pas loupé dans cette histoire. Je me rappelle encore d'un élu CGT, Pascal Gomez, qui expliquait en janvier 2011 que «la base s’est sentie atteinte dans son honneur». Le pire de cette histore, c'est qu'à un moment, elle a pourtant été syndiquée à la CGT ! 

 

Certains pourront penser qu'attaquer la Fonction publique est une solution de facilité. Que pour une «Coconne» ou un «Simplet», il y a de nombreux fonctionnaires méritants, courageux, travailleurs et intègres. Certains pourront estimer qu'elle fait le jeu de la droite et de l'extrême-droite dans cette affaire, des ultra-libéraux ...

//www.lepoint.fr/economie/les-verites-de-zoe-shepard-27-06-2013-1700785_28.php

//tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110110.RUE0280/fonctionnaires-zoe-shepard-la-coconne-de-l-ump.html

 

Zoé Shepard ne dit justement pas le contraire, bien évidemment, en rappelant qu'il y a des milliers d'humbles fonctionnaires dans les mairies, au quotidien et au contact de la population, qui rendent d'insignes services pour une considération et un traitement misérable. 

 

Mais pour autant, il s'agit d'un courant politique (l'ultra-libéralisme) que l'on ne pourra pas stopper ... Parler du réchauffement climatique ne le fait pas arriver plus vite, que je sache ! Pourquoi en irait-il différemment dans le cas d'Aurélie Boullet alias Zoé Shepard ? Ce qu'elle dit n'est pas faux. Juste un florilège des aberrations quotidiennes rencontrées dans la Fonction publique territoriale !

 

 

Réflexion une (19 août 2017)

Le temps des affaires n'est pas celui de la justice

L'affaire de l'Arche de Zoé

 

Un certain nombre d'affaires m'ont interpellé au fil des dernières années. Ces affaires pour certaines ne sont toujours pas terminées, pendant, en cours ... Un peu comme l'affaire de Pénélope et François Fillon ... elle aussi va se poursuivre pendant des années et des années, même si pendant les quelques mois de la campagne présidentielle, de nouvelles révélations se succédaient tous les jours ... mise en examen, auditions ... et puis depuis le retrait de François Fillon de la vie politique ... plus rien ... bizarrement !

 

Donc d'abord l'affaire de l'arche de Zoé ...

//saucrates.blog4ever.com/l-affaire-arche-de-zoe-2

 

Une sombre affaire de tentative d'enlèvement de jeunes enfants au Tchad, supposés être de jeunes orphelins du Darfour, par une pseudo association humanitaires et de nombreux bénévoles manipulés par le leader du groupe, Eric Breteau, et sa compagne Émilie Lelouch. Affaire qui avait failli conduire cette association humanitaire à voler de jeunes enfants tchadiens à leur famille, familles qui ne les aurait jamais revus s'il avait réussi à faire décoller son avion et sa centaine d'enfants, avec l'objectif de les faire adopter en France par des familles à la recherche d'enfants.

 

L'histoire débute en octobre 2007. L'opération humanitaire échouera avec l'intervention de la police tchadienne, l'emprisonnement d'une partie des bénévoles au Tchad (dans des conditions de détention forcément atroces) en tant que voleurs d'enfants, eux qui se croyaient des sauveurs des orphelins du Darfour ! Puis leur procès au Tchad, leur condamnation à huit de travaux forcés (peine oubliée en France), les interventions diplomatiques notamment de Nicolas Sarkozy pour les rapatrier en France pour qu'ils y effectuent leur peine, peine qu'ils n´effectueront évidemment pas. Ils ont été rapatriés en France le 28 décembre 2007, trois mois à peine après l'éclatement de l'affaire. On ne pourra pas critiquer la justice tchadienne sur sa lenteur. Des intérêts supérieurs plaidaient pour une justice rapide, expéditive (au fond, peu importait la peine, puisque les condamnés devaient être extradés vers la France et leurs peines être annulées). En janvier 2008, leur peine de travaux forcés est commué en une peine classique de prison. Depuis leur retour, ils sont incarcérés à la prison de Fresne. Et en mars 2008, le président tchadien leur accorde une grâce présidentielle, même si bizarrement l'armée française vient d'intervenir au Tchad pour lui permettre de rester au pouvoir. Les six membres emprisonnés sont libérés le 31 mars 2008.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Arche_de_Zoé

 

Mais cette histoire n'était pas terminée. Eric Breteau, Émilie Lelouch et quelques uns des bénévoles restent poursuivis par la justice française. Signe que la justice francaise est beaucoup plus longue à juger que la justice tchadienne, ce n'est qu'en décembre 2012 que la justice statue sur le sort des membres de l'Arche de Zoé : Eric Breteau, Emilie Lelouch, Philippe Van Winkelberg, Christophe Lentien, 

Alain Péligat, Marie-Agnès Peleran et Nathalie Cholin. A noter qu'Eric Breteau et Émilie Lelouch ne seront pas présents lors de leur procès, vivant alors en Afrique du Sud, laissant leurs collègues et victimes seuls sur le ban des accusés, face au tribunal. Ils seront tous les deux condamnés à deux ans de prison ferme le 12 février 2013. Les ont-ils fait ? Mystère ?

 

Evidemment que non. Ils sont libérés et placés sous contrôle judiciaire en avril 2013, dans l'attente de leur procès en appel. Quand on pense que des gosses sont jetés en prison de manière préventive, parfois sur de simples présomptions, mais que ces deux manipulateurs chevronnés n'auront fait que deux mois de prison sur les deux ans de leur peine. Sacrément injuste !

 

C'est le 14 février que se terminera leur procès en appel, qui les voit être condamnés simplement à deux ans de prison avec sursis. Le troisième prévenu à avoir fait appel de sa condamnation, Alain Péligat, a lui été relaxé. Eric Breteau et Emilie Lelouch se virent aussi interdire d'exercer pour cinq ans toute activité professionnelle d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs. 

//www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/15/proces-de-l-arche-de-zoe-juste-peine-juste-place_4367139_3224.html

 

Et, apparemment, le pourvoi en cassation de leur condamnation a depuis été rejeté.

 

Aujourd'hui, en 2017, les gamins qu'ils devaient enlever au Tchad ont dix ans de plus ; ils doivent être pour certains de jeunes adultes, dont certains tentent peut-être la traversée de la Méditerranée sur des coques de fortune. A moins qu'ils ne soient devenus riches grâce à cette histoire ; le jugement du Tchad prévoyait le versement d'une amende de plus de 4 milliards de francs CFA aux familles des enfants victimes. Mais ces milliards ont-ils été versés ? Et par qui ? L'Etat Français ? Même si Nicolas Sarkozy avait juré ses grands dieux que le gouvernement ne se substituerait pas aux condamnés ! Mais François Hollande qui n'aime pas les riches ?

 

Eric Breteau est désormais âgé de 47 ans, Émilie Lelouch de 41 ans, et jusqu'en 2019, ils ne devraient plus pouvoir exercer d'activité d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs ! Où sont-ils ? Répartis en Afrique du Sud ? Au Tchad ?

 

 

Saucratès 


18/08/2017
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La rage au ventre

 

Réflexion deux (17 août 2017)

Encore et toujours enragé !

 

Il me faut peut-être clarifier un point avant de continuer plus loin dans cet écrit. Si je suis à ce point déçu et critique vis-à-vis des socialistes, c'est que j'ai été longuement un ardent partisan du Parti socialiste, jusqu'au point d'écrire que sauf à être millionnaire, il faut être fou et débile pour voter pour un Parti de droite ! Cela, c'était avant 2012, avant l'arrivée de François Hollande à la Présidence et de Valls au gouvernement ! C'était avant que je comprenne que les socialistes n'aiment pas les classes moyennes, qu'ils les haïssent, qu'ils les jalousent et qu'ils n'envisagent la politique qu'à la manière dont on fait son marché : des mesures pour les étrangers, les homosexuels, les assistés, les islamistes intégristes pour lesquels on réforme l'école pour y nier tout ce qui représente la France ...

 

J'ai été un chaud partisan de François Hollande, je me suis réjoui de sa victoire en mai 2012 ... et puis ... j'ai très vite déchanté ... mon fils de 8 ans le détestait déjà, avant même l'élection, avec son projet de lui voler plusieurs semaines de vacances scolaires pour l'été et de le faire travailler une journée de plus chaque semaine. J'aurais dû l'écouter ! Nous aurions tous dû écouter nos enfants scolarisés au primaire ce jour-là ! Au moins le Parti socialiste serait encore debout et prêt à prendre le pouvoir, avec d'autres leaders à sa tête que cette bande d'oiseaux de malheur qui nous ont dirigés cinq années durant !

 

D'où la violence de mes réactions sur les politiques menées par un groupe d'imbéciles, au nom du socialisme ! Putain mais pourquoi tous ces libéraux et ces personnes haineuses et intéressées ne se sont Pas affichées comme de droite (ou plutôt comme «ni gauche ni droite») dès avant 2012 ... On aurait pu alors avoir de véritables socialistes au gouvernement et à la Présidence de la République, et non pas ces girouettes haineuses n'aimant ni les pauvres, ni les riches, ni les classes moyennes ... Qui aiment-ils ? Mis à part les homosexuels ? Aucune idée. Les pauvres assistés, tricheurs, voleurs, avec des dents ?

 

Donc nous voilà cinq ans plus tard. Entre temps, des lois scélérates ont été votées : loi Macron, loi «travail» ou loi El Konnerie, loi sur le mariage pour tous, réforme des rythmes scolaires puis de l'enseignement au collège (interdire tout ce qui intéresse les classes moyennes ... latin, grec, classes bilangue ... sous prétexte du sacro-saint égalitarisme pour niveler par le bas ... surtout pas une tête qui dépasse ... alors que les politiques socialistes bien sûr ne sont pas concernés ... ils doivent soit avoir leur propre école hors contrat ... dans l'idée de tuer la concurrence pour leurs gosses, qu'ils partent avec un avantage dans la compétition des études ?) ... Puis un ancien socialiste, brillant paraît-il se présente comme un sauveur ... ni de droite ni de gauche ... et il est élu. Tout ceci etait-il programmé à l'avance ? Tuer le Parti socialiste, le phagocytet, lui et tous les insupportables rêveurs gauchistes qui le remplissent ? Et la suite elle aussi est-elle aussi écrite. Avec François Hollande qui reste pas loin des manettes, et qui se présentera bientôt en sauveur ? La transformation en Parti islamique, puisque ces hommes politiques là n'aiment pas les français, ni pauvres, ni riches, ni classe moyenne ?

 

Tristement, la déroute vécue par le Parti socialiste ne nous a même pas mis à l'abri du dévoiement des idéaux socialistes. Les ultra libéraux sont toujours là, avec Hollande à leur tête, ses affidés et son cabinet noir (celui qui causa la perte de Strauss-Kahn et de Fillon ?), mais également ceux en embuscade à l'extérieur comme Valls chez les macronistes, avec d'autres ... Mais l'on y trouve aussi tous les identitaires, de Belkacem à Harlem Desir en passant par Bareigh ... pour lesquels priment des intérêts identitaires ou communautaristes en lieu et place de l'intérêt collectif et de la grandeur de la France. Autrefois, l'extrême gauche pouvait faire de l'entrisme au Parti socialiste ... après tout c'est ce qui fut reproché à Lionel Jospin ... Aujourd'hui je crains que ce pourra plutôt être le fait, non plus de l'extrême gauche, mais des islamistes et des communautaristes ... Au point où en est le Parti socialiste, comment pourrait-il refuser les voix de tous les musulmans de France et des banlieues ?

 

Le pire n'est toujours pas arrivé ? Peut-on tomber encore plus bas, dans les manipulations ?

 

 

Réflexion une (28 août 2015)

La rage

 

Parler de l’actualité politique de notre beau pays, c’est s’exposer à faire éclater sa rage, son écœurement, son incompréhension devant les diverses décisions de nos bons dirigeants. D’une certaine façon, l’action du gouvernement semble avoir pour objectif de se mettre à dos l’ensemble des citoyens français, tout en nous faisant croire que ce gouvernement bénéficie du soutien des français, grâce à un traitement déformé et complaisant par les médias, télévisuels notamment.

 

Ce gouvernement n’a plus rien de ‘socialiste’ au sens propre du terme, c’est-à-dire la « recherche d’une organisation sociale et économique plus juste ». Ou bien, je ne suis plus socialiste. Ce gouvernement promet toujours plus de libéralisme au pire patronat de notre temps, et en même temps il s’attaque toujours plus aux classes moyennes, afin qu’elles bénéficient le moins possible des dispositifs étatiques (allocations, services publics ...). Nous avons un gouvernement socialiste qui hait les classes moyennes, déteste les riches et méprise les pauvres (voir à ce sujet l'interview de la député socialiste réunionnaise Monique Orphé sur le quartier populaire du Chaudron), les sans-dents comme notre président aime à les appeler. Et les médias muselés sont même incapables de faire un point véritable sur l’absence de politique de ce gouvernement, se faisant simplement l’écho de la parole politique autorisée (promesses en tout sens) sans s’intéresser à la réalité de l’action gouvernementale.

//www.clicanoo.re/487909-monique-orphe-une-elue-de-gauche-qui-s-exprime-comme-les-pires-ultras.html

 

Hausse des impôts depuis l’élection de François Hollande, diminution par 2 ou 4  des allocations familiales sous prétexte que les classes moyennes sont des riches nantis (mais je suppose que cette mise sous condition de ressources des allocations familiales ne s’applique pas aux rémunérations des parlementaires encartés au PS), volonté d’imposer à la source les salariés et de fusionner la CSG et l’impôt sur les revenus afin de pouvoir plus facilement continuer à plumer les classes moyennes, jusqu’à leur disparition et que dans un souci d’égalitarisme maladif, les classes moyennes rejoignent non pas les prolétaires de notre société (qui constituent en fait les classes moyennes d’aujourd’hui), mais le peuple des voleurs et des assistés. Pas une tête qui dépasse, semble être le leit-motif de ceux qui nous dirigent aujourd’hui, afin que les classes dirigeantes, politiques ou économiques, soient véritablement au-dessus de la foule. Une foule d’anonymes, avec une partie de serfs et d’esclaves, trimant pour tenter de survivre sans aucune aide de l’état, juste apte à payer des impôts pour faire fonctionner l’état, et une autre partie d’assistés, étrangers ou voleurs ou caids. Et un état ne servant que les intérêts de la minorité des très riches, ou faisant la machine à exclusion, payant les assistés pour que soit maintenue la paix des très riches et des politiques.

 

Alors oui, la ministre des affaires sociale, de la santé et des droits de la femme, Marisol Touraine, nous a adressé une belle lettre pour vanter sa magnifique réforme, pour nous expliquer qu’elle nous retirait les dernières miettes d’allocations auxquelles nous avions tristement droit pour plus de justice, parce que c’est clair que des gens qui ne travaillent pas, qui ne veulent pas travailler, sont bien plus importants que des sales représentants des classes moyennes, qui ont l’outrecuidance de gagner un peu trop d’argent.

 

Alors oui, quelques politiques veulent aussi imposer le prélèvement à la source des impôts sur le revenu et la fusion de la CSG et de l’impôt, et ils arguent d’un soutien des économistes de tout côté, de droite ou de gauche. Il s’agit d’un discours bien commode, puisqu’il est bien facile d’ignorer la position de ceux qui ne sont pas d’accord. Les français qui travaillent vont forcément se faire bien ‘entuber’ dans cette histoire (ceux qui ne travaillent pas ne payent de toute façon ni impôts ni CSG, ne cotisent à rien mais bénéficient de toutes les aides possibles, toutes celles que nous ne toucheront jamais). Cette belle réforme permettra au gouvernement socialiste de ponctionner encore plus les salariés et les classes moyennes, et je suis même sûr qu’un prochain gouvernement aura ensuite toute latitude pour rétablir un nouvel impôt sur le revenu, une nouvelle taxe sur les classes moyennes, dans quelques années, parce qu’il faudra bien trouver des ressources pour financer les allocations des assistés et des voleurs de notre société.

 

Dans le domaine politique, il y a aussi la réforme du collège qui me fait réagir, cette réforme du collège de cette autre pseudo-ministre issue de la diversité culturelle, dont l’objectif est d’égaliser encore plus par le bas le fonctionnement des institutions de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Interdiction des classes bi-langues en sixième, interdiction de l’enseignement du latin, qui est pourtant au fondement de la langue française. Quel est le prochain pas vers la disparition de la spécificité française et la disparition du sentiment d’appartenance à notre Nation ? Le remplacement de l’enseignement du français par l’anglais ou bien par l’arabe ? L’enseignement du grec ancien et du latin me semble être des marqueurs de culture important et il est invraisemblable qu’un ministère d’incompétents veuille interdire son enseignement en France. Alors oui, le latin est aussi un vecteur de sélection sociale, mais son enseignement est ouvert à tous ; il faut juste que les enfants le sachent et acceptent de subir un enseignement supplémentaire (je le sais pour avoir dû batailler avec mon fils pour qu’il accepte de suivre cet enseignement, dont il a compris l’intérêt plus tardivement, arrivé au Bac et dans les études supérieures). Mais le latin, c’est avant tout une ouverture sur une autre pensée, antique, sur les racines de notre langue, sur la culture. Et c’est peut-être justement cela qui gêne les socialistes : la possibilité laissée de renforcer la culture et les racines françaises, la possibilité laissée aux enfants de s’élever intellectuellement. Eux ne visent qu’à faire disparaître les français dans une foule anonyme, de pauvres et de sans dents, à la merci des intégrismes. Les réformes socialistes en matière d’enseignement scolaire sont catastrophiques ; au final, la présidence de François Hollande aura été cinq années de perdues pour la démocratie française, pour le monde de l’enseignement ; et on n’a pas encore tout vu !

 

Saucratès


28/08/2015
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La volonté de remise en cause du code du travail ?

 

Réflexion deux (15 août 2017)

La déconstruction du Droit du travail

 

Il y a près de deux ans, en septembre 2015, j'avais contesté un projet socialiste de déconstruction du Droit du travail. Parallèlement aux différents projets de casse et de haine sociale du précédent gouvernement socialiste, de réformisme idiot, de simplification administrative «à la con» (la -grande- «banque publique d'investissement» fait partie de ces idées aberrante ... ce n'est pas en additionnant trois établissements pseudo-bancaires qu'on obtient plus ... mais en changeant l'idéologie qui prévalait interdisant à un établissement public de concurrencer des banques privées ... de même que les projets de fusionner la CDC et l'AFD pour obtenir une nouvelle grande banque publique nationale et internationale, grande idée abrutie décidée du jour au lendemain par M. Hollande lors d'une réunion des ambassadeurs en juillet août 2014 de mémoire ...), il s'agissait d'une nouvelle grande idée débile, fruit du travail de sape d´habiles lobbyistes auprès de politiques socialistes traitres au véritable socialisme. Il est certainement trop facile d'en appeler au Général de Gaulle, mais celui-ci était certainement plus socialiste que ces socialistes là (n'est-il pas à l'origine de la «participation des salariés au fruit de l'expansion», de sa formule et de son principe, grande idée  genialissime que nos chers socialistes contemporains auraient été bien en peine d'imaginer, inféodés qu'ils le sont aux projets des lobbyistes patronaux et syndicaux réformistes !). 

 

Des socialistes inféodés aux intérêts des lobbyistes patronaux voire syndicaux vendus ? Ou bien de faux socialistes, vrais libéraux mais élus en trichant sur leur idéologie, sur leurs promesses, sur leurs vrais projets de libéralisation à tout va de l'économie française et de ses acquis sociaux ? Il s'agit de mes deux possibilités d'analyse de ce qui s'est passé entre 2012 et 2017, sous la présidence Hollande, et de son premier ministre Valls ... qui lui au moins a choisi de se dévoiler en s'affichant comme libéral avec son ami Macron ! Ces années là furent le règne des lobbys patronaux et des faux syndicalistes. Les accointances des grands féodaux patronaux auprès de Bercy ou de Matignon leur permirent d'avancer petit à petit leurs pions. La CDC pouvait avaler l'AFD, le nouveau gouverneur de la Banque de France pouvait être choisi dans l'état major de la BNP Paribas, peu connu mais certainement très bien introduit à Bercy, Matignon ou l'Elysée ... et obtenir la possibilité d'absorber les ex Instituts d'émission ... le MEDEF pouvait obtenir la remise en cause des institutions représentatives du personnel et le rôle des syndicats, la limitation des indemnités prudhommales ... Entre autres milliers d'autres choses ... 2012-2017 : le paradis des lobbyistes et du patronat et de ses affidés ! Bientôt suivi par le nirvâna sous les prochaines années Macron ! Nous ne sommes pas sortis de l'auberge !

 

Résultat de cinq années de socialisme hollando-vallsiste ? Plusieurs lois travail «à la con» qui ont organisé la désorganisation du Droit du travail et le recul de nos droits, à nous salariés. Grâce à la sacro-sainte Loi travail de Mme El Konnerie, les salariés ne sont plus protégés lors des dénonciations des accords qui les protégeaient. Plus de maintien individuel des dispositions antérieures plus intéressantes que les nouvelles dispositions ou les dispositions légales en l'absence d'accord ... Simplement un maintien pendant une année du salaire. Et au-delà, le vide absolu ! Merci aux socialo-ultra-libéraux et à Mme El Konnerie.

 

Août 2017, le gouvernement Macron est désormais autorisé à légiférer par ordonnances pour réformer le Droit du travail. Après des années de libéralisme avançant masqué sous un masque socialiste, nous voici avec de vrais libéraux, toujours inféodés aux mêmes intérêts lobbyistes, mais qui vont nous concocter de beaux projets ultra-libéraux de recul de nos droits sociaux. Nous ne sommes pas sauvés !

 

Plus besoin de lobbying ... Le Président et le Premier ministre se présentent eux-mêmes comme les premiers VRP du patronat français ... Leurs projets sur la simplification du Code du travail dépasseront peut être même les rêves les plus fous du MEDEF, plus avantageuses que les lois les plus rétrogrades des pays les plus libéraux au monde ... 

 

Je n'attends évidemment rien de positif de la présidence Macron et du gouvernement Philippe. Ce que j'attends plus précisément avec inquiétude, ce sont les réactions des organisations syndicales, et en premier lieu celles de la CFDT. Évidemment les reculs voulus par le MEDEF intéressent en premier lieu la CFDT ; ils étaient prêts il y a à peine un an à la CFDT à signer la remise en cause des institutions représentatives du personnel, la création d'un «conseil d'entreprise» sensé être une grande «avancée sociale» ... même si je parlerais plutôt pour ma part d'un énorme gâchis à attendre ... un énorme recul social pour la représentation du personnel ... Gageons qu'à son habitude, la CFDT saura se montrer conciliante avec les projets du MEDEF et des libéraux du gouvernement. Et qu'ils trouveront des arguments pour défendre leur choix auprès de leurs adhérents ... Ce qui m'énerve particulièrement, c'est la volonté de limiter le nombre de mandats successifs des futurs représentants du personnel ... Même si cela correspond parfaitement à l'idéologie désormais dominante libérale en France. La limitation du nombre de mandats successifs pour ne plus avoir de politiques à vie ou de syndicalistes à vie ... sauf que c'est au personnel de le décider, pas à quelques bons penseurs idéologues ... Et puis je gage que l'idée ne déplaira pas au MEDEF et aux patrons dans les entreprises ... cette possibilité qui leur sera offerte de pouvoir enfin se débarrasser des syndicalistes qui les auront emmerder à vie, et de faire en sorte qu'ils ne retrouvent plus jamais un travail salarié !

 

Evidemment tout ceci sont d'immenses avancées sociales pour lesquelles il faudra remercier les deux genoux à terre le président Macron, son gouvernement, et les socialistes qui les auront aidés précédemment ! Merci Patron !

 

 

Réflexion une (3 septembre 2015)

Pourquoi cette volonté de remise en cause du Code du travail

 

J’ai lu plusieurs articles de presse sur les enjeux de la réforme du Code du Travail dans la presse de ces derniers jours.

//www.lemonde.fr/emploi/article/2015/09/02/laurent-berger-non-au-statu-quo-sur-le-code-du-travail_4743357_1698637.html

//www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/02/les-7-faux-debats-a-propos-du-travail_4743049_3232.html

//www.lemonde.fr/politique/article/2015/09/02/droit-du-travail-les-pistes-de-reformes-se-precisent_4743291_823448.html

 

Tous ces articles reposent sur un même constat (sans même tenir compte de la position du MEDEF selon lequel c’est le Code du Travail qui empêche les entreprises d’embaucher ou d’augmenter les salariés !) :

- Le code du travail n’est plus appliqué dans les entreprises,

- Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

- Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) sont dans l’obstruction, dans la défense du veau sacré, et non aucune légitimité.

 

1)     Un problème de légitimité démocratique

 

L’ensemble de ces débats me semble extrêmement dangereux. A la base, confier le pouvoir de faire la Loi à des personnages aussi peu compétents et aussi peu représentatifs que les responsables d’un certain nombre de syndicats, et en tout premier lieu la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) est une aberration invraisemblable. Pour prendre l’exemple de la CFDT (mais cela vaut aussi pour nombre d’autres syndicats), la dernière fois que les principaux dirigeants et élus de cette organisation syndicale ont vu et ont travaillé dans une entreprise remonte à plusieurs décennies. Même au MEDEF, les élus et les représentants sont plus au fait de l’actualité ; au moins, ils voient toujours leurs entreprises et ils y ‘travaillent’ toujours , à des postes de prestige certes. A la tête des grandes confédérations syndicales, on ne trouve que des permanents syndicaux, le plus souvent de la fonction publique ou parfois des grandes entreprises, et qui ont abandonné le « monde du travail » il y a plusieurs décennies.

 

Quant à leur légitimité « démocratique », un parlementaire est plus représentatif des salariés que ces dirigeants syndicaux (notamment à la CFDT). Ils sont désignés par les désignés des désignés des adhérents de la CFDT. A aucun moment, une véritable démocratie n’existe dans la majeure partie de ces organisations syndicales (c’est surtout vrai à la CFDT). On trouve les adhérents syndiqués dans les entreprises. Mais pas au-delà. Même les délégués syndicaux ne sont pas élus par les sections d'entreprises, mais désignés par les syndicats, parmi les élus ayant remporté suffisamment de voix aux élections professionnelles (10% des votes dans leur collège). Le plus souvent, il s’agit néanmoins des personnes que les syndiqués auraient désigné démocratiquement. Ces derniers (les délégués syndicaux) ont plus ou moins leur mot à dire dans les syndicats où ils sont représentés (et pas les syndiqués qu’ils représentent, même si ils peuvent organiser dans leur section un débat autour de ces choix et de ces enjeux). Et déjà, il y a de petits délégués de sections syndicales et de gros délégués de section syndicale, puisque chaque délégué syndical dispose d’un nombre de votes fonction de son nombre d’adhérents (ou de timbres). Mais ils ne peuvent que désignés des porteurs de mandats pour les différentes unions et syndicats auxquels ils appartiennent, porteurs de mandat et représentants élus qui arrivent de cette manière à se maintenir au pouvoir année après année. Et ce sont ces personnes qui participeront aux différents votes dans les congrès, défendant leurs camarades et affidés. C’est cela la démocratie pour des syndicats comme la CFDT ou d’autres organisations syndicales proches.

  

La démocratie syndicale, c'est le capitalisme. Chaque section d'entreprise détient tant de participations (en nombre de syndiqués) dans les instances où il est représenté (syndicats). Chaque syndicat départemental dispose de telle participation dans l'union ou dans le syndicat de branche. Et tel syndicat tant de voix au congrès ou au parlement. Transformer ces mécanismes en pourcentage de capital, et vous avez le même fonctionnement que dans le monde de l'entreprise et des multinationales. Et on veut leur confier le droit de faire la Loi !

 

Au moins, un parlementaire est élu au suffrage universel, direct ou indirect. Même un sénateur est bien plus représentatif, même s’il n’est lui-même élu que par des élus. Il faut imaginer un sénateur élu par les élus des élus des élus. Vous pouvez être certain au final que changer une majorité serait particulièrement compliqué. Plus simplement, les partis politiques comme l’UMP sont capables de faire élire leurs dirigeants au suffrage universel par leurs adhérents, ou leurs candidats à la présidentielle, mais pas des centrales syndicales qui se disent pourtant démocratiques et se croient investies d’un pouvoir de fabriquer la Loi (à défaut de l’opinion) ?

 

A noter que cette analyse ne vaut pas pour des syndicats comme SUD ou comme les Solidaires, qui respectent le principe du « basisme ». Ce terme péjoratif de « basisme » a été inventé par les autres grandes centrales syndicales pour écarter leurs adhérents. Le « basisme », c’est quand les adhérents décident de tout, élisent leurs représentants, donnant une véritable légitimité à leurs dirigeants. Quelle horreur, que deviendrait alors les petits potentats, fils de et filles de, qui ont grimpé dans la hiérarchie syndicale à force de compromission, de lâcheté et de coup de force ?

 

Au-delà de l’illégitimité démocratique de ces organisations, cette analyse est aussi biaisée à de multiples autres niveaux.

 

2)     Le code du travail n’est pas connu par les salariés et n’est plus appliqué !

 

Pourtant on n’attend pas des justiciables qu’il connaisse les différents codes de procédure ou les différents codes de lois. Connaissez-vous le code de la propriété, le code civil, le code pénal, ou le code de procédure pénale ? Les justiciables en connaissent les grands principes ; ils font confiance aux avocats, à la police et aux juges pour connaître et faire appliquer la Loi. On sait ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour ne pas tomber sous le coup de la Loi, mais cela se limite aux seuls grands principes. Pourquoi donc devrait-il en être différemment dans le monde du travail ? Envisage-t-on de réécrire le code civil, le code pénal, le code de la famille, le code rural, le code monétaire et financier, pour cette même raison ?

 

Il y a des délégués syndicaux, des juristes dans les organisations syndicales, ou bien des juristes dans les directions des ressources humaines des entreprises qui sont désignés ou payés pour connaître de manière plus approfondie la matière du Code du Travail et de la Sécurité Sociale. Il y a aussi les avocats spécialisés en droit du travail, mais aussi les services de l’inspection du travail.

 

De sorte que l’argument de déclarer que le Code du Travail n’est pas connu des salariés et n’est pas appliqué dans les entreprises est un argument fallacieux et il est consternant que ce soit le patron (autodésigné par une poignée de désignés) d’un syndicat majeur comme la CFDT qui déclare cela ! Le problème, c’est peut-être simplement que sa réécriture décidée par Nicolas Sarkozy il y a à peine quelques années a mis en difficulté nombre de syndicalistes qui ont vu toutes les connaissances sur l’ancien texte voler en éclats. Ce travail de réécriture avait lui-même un caractère aberrant ; depuis quand réécrit-on des codes de lois ? Juste pour égaler Napoléon qui a lancé la codification du code civil ?

 

3)     Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

 

Vu mes précédents développements, ma position vous apparaîtra assez facilement ! On ne peut confier le soin de fabriquer la Loi à des personnages qui n’ont aucune légitimité démocratique et qui n’ont aucun compte à rendre sur ce qu’ils font et sur ce qu’ils décident.

 

Mais au-delà, il faut se rappeler qu’on ne confie pas le soin de faire la Loi à un seul homme. Dans le cadre parlementaire, on le confie  mais à plus de 900 députés et sénateurs. Dans le cas des syndicats, on confierait ce soin à 2 ou 3 représentants des salariés et à 2 ou 3 représentants des patrons. En sachant qu’au final, de toute façon, il y a au moins déjà la CFDT qui est prête à signer tous les textes qui lui sont présentés ! A se demander même s’ils ne donnent pas leur accord à la signature avant même le début des négociations !

 

Dans l’état actuel de l’organisation des syndicats en France, on ne peut leur confier aucun pouvoir de négociation, hors des entreprises et dans le respect des dispositions légales minimales. Et il est déjà invraisemblable que le législateur décide de faire passer dans le domaine législatif un certain nombre d’accords nationaux interprofessionnels (ANI) qui ne sont pourtant signer que par 2 ou 3 syndicats que l’on considère représentatif ! Je pense à l’ANI sur la modification des critères de représentativité des syndicats, signés par la CFDT et la CGT, et dont l’objectif était de faire disparaître les autres organisations syndicales, en remplacement de la précédente présomption irréfragable de représentativité liée à la position de ses syndicats de l’occupation nazie de la France. Il y a aussi l’ANI sur la réforme de la formation professionnelle continue, abominable merdier légué par la CFDT, inapplicable et qui constitue un nouveau recul des droits des salariés.

 

On ne peut confier le soin de faire des lois à 2 ou 3 secrétaires généraux d’organisations syndicales, surtout lorsque certaines signent empressement tout ce qui leur est proposé. Et surtout lorsque ces personnes ne sont ni démocratiquement élues, ni représentatives. Cela ne pourrait être mis en place que si ce pouvoir était confié à un parlement des travailleurs et des chefs d’entreprises, au moins aussi représentatifs et démocratiquement élus que nos plus 900 parlementaires. Alors là, oui peut-être, on peut espérer qu’une telle assemblée pourrait valablement décider de l’évolution du droit du travail, en fonction de règles de majorité à définir ! S’ils sont élus démocratiquement (et non désignés par leurs pairs comme les membres des conseils économiques sociaux - et de l’environnement), et représentatifs des salariés !

 

Sinon, on dépendra des litotes de quelques organisations syndicales majoritaires, qui décident par exemple de favoriser la représentation collective dans les très petites entreprises, et sont prêts pour cela à vendre, abandonner tout ce que les luttes syndicales et politiques passées ont réussi à obtenir pour les travailleurs. Ainsi, la CFDT a été à deux doigt de valider un ANI sur la création des conseils d’entreprise, qui se serait substituer à toutes les instances représentatives du personnel existantes. Et ce n’est que le recul des autres organisations syndicales, qui ont réfléchi et reculé, qui a permis de faire échec à la volonté de signature de la CFDT. Alors que les reculs dans toutes les entreprises où la CFDT était implantée auraient été dramatiques ! Mais en quoi cela concerne-t-il des permanents syndicaux du public ou du privé élus, qui n’ont plus travaillé depuis des décennies, et n’ont rien à foutre des considérations de leur base syndicale, protégés qu’ils sont par les délégations de vote en cascade qui les sépare de cette base ignorée et méprisée.

 

4)     Peut-on même trouver un terrain d’entente avec le patronat ?

 

Parler même de partenariat social n’est-il pas exagéré avec des organisations patronales comme le MEDEF ? Si on donne aux partenaires sociaux le droit de faire la Loi, pour se substituer aux Lois précédemment votées, il me semble assez clair qu’on se dirigera vers le détricotage du droit du travail et des protections qu’il accorde aux salariés. Ce sera à plus ou moins longue échéance le rétablissement de l’esclavage au travail, à l’époque bénie (pour les patrons) du dix-neuvième siècle et du patron tout-puissant. Déjà, dans les entreprises, il est presque impossible d’obtenir de nouvelles avancées et on ne peut juste que faire barrage aux velléités réformatrices du patronat friand de plus de flexibilité.

 

Il n’y a aucune possibilité de négociation avec le patronat. Et il n’y a que le risque de voir ce patronat obtenir la signature des organisations syndicales qui se veulent les plus ouvertes aux compromissions. Signer, c’est moderne, c’est être légitime, c’est être constructif ! Attention, pendant les années 1940-1944, ceux qui sont compromettaient avec l’occupant nazi ont été jugés à la libération comme « collabos » et ils ont été jugés, tondus ou exécutés !

 

5)     Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) font de l’obstruction

 

C’est enfin la grande idée du gouvernement, des syndicats (qui ont la signature facile) et du patronat. Selon eux, les syndicats qui ne signent pas les accords proposés font de l’obstruction. Il faut signer ! Evidemment, pour ma part, heureusement qu’il y a quelques organisations syndicales qui ne signent pas n’importe quoi, même s’ils ne sont guère plus représentatifs ni démocratiquement élus que les autres, pour empêcher que n’importe quels accords soient validés. C’est une drôle de conception de la démocratie, que de penser que seuls ces gens-là sont représentatifs et ont raison ! Je pense que si on coutait le secrétaire général de la CFDT, il faudrait lui donner à lui seul le droit de fabriquer le droit du travail, à lui et aux syndicats des patrons. C’est une forme de pensée tyrannique.

 

 

Saucratès


04/09/2015
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De la possible égalité entre les hommes et les femmes

 

Réflexion une (13 et 14 août 2017)

Un problème ?

 

J'aimerais dès le début de cet article clarifier quelques points pour ne pas prêter à confusion. Je crois sincèrement en l'égalité entre un homme et une femme, dans ce qu'ils sont, ce qu'ils méritent, ce qu'ils peuvent faire. Les sociétés humaines sont devenues suffisamment protectrices pour que les éventuelles différences de force brute et les fragilités imposées par la maternité ne soient plus déterminantes pour les tâches des hommes et des femmes. Plus besoin de chasser le bison, le mamouth, le lion ou la baleine ; nul travail n'est inaccessible aux hommes ou aux femmes. 

 

Je ne crois donc pas en une infériorité de la femme sur l'homme, intellectuelle voire même physique ... Il existe des femmes beaucoup plus fortes que moi. Ce n'est qu'une question d'entraînement physique, donc un pur produit de la reproduction sociale. Les femmes peuvent paraître moins fortes en général parce que dans l'imaginaire social, un jeune garçon doit savoir se battre et moins une jeune fille. Mais tout ceci encore n'est que reproduction sociale, et généralisation abusive.

 

Il existe bien sûr des différences physiologiques entre les hommes et les femmes ; chacun d'eux détient une partie du potentiel reproductif de l'espèce humaine, mais il est totalement impossible pour un homme de donner naissance à un de ses petits. La femme de son côté n'a besoin que de quelques spermatozoïdes masculins pour y arriver ! C'est là une énorme injustice, une énorme différence ! Mais au-delà de ce seul point, il n'y a pas d'autres véritables différences entre hommes et femmes.

 

Qu'il y ait des différences de considération entre les hommes et les femmes dans nos organisations sociales, dans les entreprises, Je le reconnais aussi volontiers. Il n'y a pas tant de dirigeantes d'entreprises ou politiques dans le monde, meme si le Royaume Uni a une femme à sa tête de même que l´Allemagne, entre autres. Et les salaires des femmes, à poste ou tâche équivalente, sont bien souvent inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Et je conçois même les politiques visant à imposer de se rapprocher de la parité dans les entreprises en matière d'accès à l'emploi, à l'encadrement ou en matière de salaires, et de droits.

 

Mais le féminisme virulent, de même que la bêtise des bien-pensants en matière d'égalitarisme homme-femme m'énervent et m'insupportent. Que dans certains pays scandinaves, en pointe dans le combat contre ses inégalités, on puisse interdire dans les écoles aux petits garçons de pisser debout pour les forcer à pisser assis, comme les filles, m'a toujours paru insensé. Au nom de l'égalité, on ne peut pas combattre la nature et la simple logique. On peut pisser debout, c'est tellement plus naturel ! N'étant ni scandinave ni danois ni hollandais, et n'y ayant pas étudié, Je ne peux assurer que ce soit des faits vrais, que cette interdiction faite aux garçons de pisser debout dans certaines écoles soit vraie. Ce qui m'a quand même énormément amusé au sujet de ces pays scandinaves tellement avancés et en pointe dans la lutte contre ces inégalités, tellement coercitives contre les hommes, c'est d'apprendre que les festivals y sont le lieu de très nombreuses agressions sexuelles contre les femmes au sein de l'anonymat de la foule. Et les bonnes âmes de choisir d'annuler ces festivals en condamnant le comportement des hommes !

 

Ce qui m'amuse et me réjouit ? Le fait que la nature humaine survit toujours ! Et que malgré toutes les règles absurdes et coercitives contre les hommes pour plier et nier leur nature, celle-ci ressort toujours ! Et je trouve cela rassurant. 

 

Mais le féminisme virulent et la bêtise des bien-pensants font de nombreuses autres victimes. Un pauvre salarié de Google en a fait les frais récemment, et je partage totalement ce qu'il pense (pour une grande part) et je lui apporte mon soutien ! Meme si contrairement à lui, je ne pense pas qu'il y ait réellement des differences entre les hommes et les femmes ... elles sont plus sociales que naturelles ... Et sûrement pas dans les matières scientifiques ou empathiques ! Mais le licencier pour cela ? Ce qui est insupportable, c'est que toute contestation de la pensée bien pensante hégémonique conduit à l'exclusion de ceux qui ne pensent pas comme les autres ! Et cela, c'est intolérable !

//www.lemonde.fr/pixels/article/2017/08/08/google-l-auteur-d-un-manifeste-sexiste-dit-avoir-ete-licencie_5169983_4408996.html

 

Derniere insupportable aberration de la lutte des féministes (je préfère dire des suprémacistes féministes), c'est celui des hommes qui prendraient trop de places dans les transports publics, en écartant de manière indue et obscène les jambes ! (ou «manspreading»). Que l'égalité entre les hommes et les femmes soient à ce point en bonne voie, avancée, que les féministes puissent maintenant s'attaquer à ce genre de détail pourrait paraître rassurant, si ce n'était pas un insupportable nouvelle agression menée contre nous, les hommes. Un jour, nous n'aurons peut être même plus le droit de prendre les transports en commun, de travailler, voire de vivre. Et les suprémacistes féministes trouveront certainement encore des choses à nous reprocher. Et les bonnes âmes masculines, abruties et vendues, confirmeront l'insupportable domination des hommes sur les pauvres et faibles femmes ! Donc les hommes prendraient trop de place dans les transports en public, au détriment des pauvres et faibles femmes ? Il nous faudrait nous serrer, croiser les jambes. Et les hommes s'écartent et prennent de la place pour prouver agresser les pauvres femmes, pour prouver leur capacité de domination sur leurs pauvres voisines ? Soyons sérieux !

//www.lemonde.fr/big-browser/article/2017/07/06/comment-le-manspreading-est-devenu-un-objet-de-lutte-feministe_5156949_4832693.html

 

Non, tout ceci m'insupporte !

 

 

Saucratès


13/08/2017
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