Critiques de notre temps

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Pourquoi un tel acharnement sur Nadine Morano

Nadine Morano a eu le malheur d’utiliser le terme de « race blanche » dans une émission télévisée et les loups se sont jetés sur elle pour la curée. Elle a aussi surtout eu le malheur de ramener le peuplement de la France à sa seule composante historique « occidentale » et aux seules religions judéo-chrétiennes.  

 

Est-ce particulièrement choquant ?

 

Pourtant, j’ai retrouvé chez de grands écrivains dont se réclament les antiracistes de toute obédience, à la fois les termes « race » et « blanc » ainsi que le terme de « négre » (ou de « négritude »).

 

«Comme, dans ces pays, classe et race se confondent - les prolétaires, c'est les nègres et l'oppresseur, c'est les blancs -, inévitablement, on décrivait un malaise social. C'était révolutionnaire. Le fait simplement d'affirmer qu'on est nègre, comme je l'affirmais, était un postulat révolutionnaire.» (Aimé Césaire, novembre 1969, dans Un poète politique : Aimé Césaire, Magazine littéraire, n° 34, François Beloux).

 

Aussi je m’interroge, qu’est-ce qui explique qu’Aimé Césaire puisse parler de « race blanche », et non pas Nadine Morano ?

 

Je suis sûr également que Léopold Sédar Senghor, notamment dans son roman « Ethiopique », a également utilisé le terme de « race noire ». 

 

En effet, en soi, qu'y a-t-il de choquant dans ces deux termes de « race blanche » et de « race noire ». Parce qu'il n'y a pas de race différente mais une seule et unique race humaine ? Tout ceci n'est qu'ineptie ! On parle de chiens de race différente, mais il n'y a qu'une espèce canine ! Selon moi, c'est le terme « espèce » qui recouvre l'ensemble de l'espèce humaine, et non pas le terme « race », même si les mots « raciste » et « raciale » ont été construit à partir de cette racine. Mais doit-on se faire étriper et lyncher pour un simple problème d'étymologie et de convenance littéraire ?

 

Qu’est-ce qui explique donc la curée médiatique dont Nadine Morano a fait l’objet ? Une députée socialiste d’une circonscription de la Réunion peut parler de sa couleur « noire » mais Nadine Morano ne pourrait pas parler de « race blanche » ?

 

Au-delà des mots exacts utilisés par Nadine Morano, ce qui est en cause dans cet épisode, c’est une nouvelle fois le « fardeau de la culpabilité de l’homme blanc ». Il est interdit à des hommes ou des femmes blancs/blanches d’user du terme de « race », de « noir » ou de « nègre » sans passer pour des racistes invétérés, alors que ces mêmes termes sont totalement acceptés lorsqu’ils sont dits par une personne (homme ou femme) de couleur. Nous nous interdisons d’utiliser ce genre de termes sous prétexte d’un passé esclavagiste et raciste ? De la même manière qu’ils nous est interdit de ne pas vouloir mettre à disposition de la nourriture halal dans nos restaurants ou dans nos cantines scolaires. Et bientôt, dans quelques décennies, le fait simplement de ne pas accepter de manger halal (ou de ne pas nous faire circoncire ou exciser) sera-t-il également considéré comme une preuve de racisme ?

 

Alors oui, je comprends ce qu’a voulu dire Nadine Morano ! Historiquement, le peuplement de la France, entre le premier ou le quinzième siècle après Jésus Christ, a été le fait de peuplades de race blanche et chevelue, gaulois, germain, francs, wisigoths, ostrogoths, vandales, entre autres, venues des confins de l'Europe et de l'Asie. Evidemment, il peut tout à fait y avoir eu des peuplements antérieurs dont on ignore la couleur de peau, ou des flux de peuplement de race sémitique ou africaine pendant ces quinze siècles. Les envahisseurs arabes ont après tout poussés jusqu’à Poitiers, et l’Espagne est restée tardivement sous la domination des maures dont la magnificence des palais et la culture dépassaient de très loin l’obscurantisme des barbares qui occupaient le reste de l’Europe.

 

Parce que parler de « race blanche » n’implique pas un jugement sur le caractère avancé ou non de telle ou telle civilisation. Les barbares blancs européens, issus des confins de l’Europe, poussés par les hordes des peuples des steppes, sont des barbares non civilisés. Encore au dix-septième siècle, même Versailles ne dispose pas d’installations sanitaires, alors qu’il existait des réseaux urbains d’eaux usées dans la Rome antique, l’Empire romain voire l'Orient ottoman. En regard , la civilisation mauresque d’Espagne notamment était une civilisation raffinée, et la religion musulmane était même très en avance sur la religion catholique pour ce qui traitait du rôle et de la place laissé aux femmes.

 

Evidemment aussi, des flux de population d’origine africaine ou asiatique sont venus s’adjoindre à la population française, tout au long des dix-huitième, dix-neuvième et vingtième siècles, pour donner naissance au peuple français tel qu’il est aujourd’hui. Mais comme Nadine Morano, je ne pense pas que cela enlève toute vérité au fait que la France a son histoire propre, qui trouve son origine dans son peuplement gallo-romain, par les apports des peuples barbares, par une histoire marquée par la rivalité avec des royaumes voisins (anglo-saxons, germains). La France repose aussi sur un héritage de la religion judéo-chrétienne, elle que l’on appelait autrefois la fille aînée de l’Eglise catholique ! La France n’a pas un passé historique lié à l’islam ! L’islam est simplement une religion pratiquée par des millions de français, migrants installés au fil des siècles en France.

 

Dire cela constitue-t-il un crime ? Est-on coupable de le penser ? Risque-t-on d’être lynché ou lapidé en place publique pour avoir pensé cela ? Où est le problème ?

 

 

Saucratès


06/10/2015
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Pourquoi cette volonté de remise en cause du code du travail ?

J’ai lu plusieurs articles de presse sur les enjeux de la réforme du Code du Travail dans la presse de ces derniers jours.

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/09/02/laurent-berger-non-au-statu-quo-sur-le-code-du-travail_4743357_1698637.html

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/02/les-7-faux-debats-a-propos-du-travail_4743049_3232.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/09/02/droit-du-travail-les-pistes-de-reformes-se-precisent_4743291_823448.html

 

Tous ces articles reposent sur un même constat (sans même tenir compte de la position du MEDEF selon lequel c’est le Code du Travail qui empêche les entreprises d’embaucher ou d’augmenter les salariés !) :

- Le code du travail n’est plus appliqué dans les entreprises,

- Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

- Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) sont dans l’obstruction, dans la défense du veau sacré, et non aucune légitimité.

 

1)     Un problème de légitimité démocratique

 

L’ensemble de ces débats me semble extrêmement dangereux. A la base, confier le pouvoir de faire la Loi à des personnages aussi peu compétents et aussi peu représentatifs que les responsables d’un certain nombre de syndicats, et en tout premier lieu la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail) est une aberration invraisemblable. Pour prendre l’exemple de la CFDT (mais cela vaut aussi pour nombre d’autres syndicats), la dernière fois que les principaux dirigeants et élus de cette organisation syndicale ont vu et ont travaillé dans une entreprise remonte à plusieurs décennies. Même au MEDEF, les élus et les représentants sont plus au fait de l’actualité ; au moins, ils voient toujours leurs entreprises et ils y ‘travaillent’ toujours , à des postes de prestige certes. A la tête des grandes confédérations syndicales, on ne trouve que des permanents syndicaux, le plus souvent de la fonction publique ou parfois des grandes entreprises, et qui ont abandonné le « monde du travail » il y a plusieurs décennies.

 

Quant à leur légitimité « démocratique », un parlementaire est plus représentatif des salariés que ces dirigeants syndicaux (notamment à la CFDT). Ils sont désignés par les désignés des désignés des adhérents de la CFDT. A aucun moment, une véritable démocratie n’existe dans la majeure partie de ces organisations syndicales (c’est surtout vrai à la CFDT). On trouve les adhérents syndiqués dans les entreprises. Mais pas au-delà. Même les délégués syndicaux ne sont pas élus par les sections d'entreprises, mais désignés par les syndicats, parmi les élus ayant remporté suffisamment de voix aux élections professionnelles (10% des votes dans leur collège). Le plus souvent, il s’agit néanmoins des personnes que les syndiqués auraient désigné démocratiquement. Ces derniers (les délégués syndicaux) ont plus ou moins leur mot à dire dans les syndicats où ils sont représentés (et pas les syndiqués qu’ils représentent, même si ils peuvent organiser dans leur section un débat autour de ces choix et de ces enjeux). Et déjà, il y a de petits délégués de sections syndicales et de gros délégués de section syndicale, puisque chaque délégué syndical dispose d’un nombre de votes fonction de son nombre d’adhérents (ou de timbres). Mais ils ne peuvent que désignés des porteurs de mandats pour les différentes unions et syndicats auxquels ils appartiennent, porteurs de mandat et représentants élus qui arrivent de cette manière à se maintenir au pouvoir année après année. Et ce sont ces personnes qui participeront aux différents votes dans les congrès, défendant leurs camarades et affidés. C’est cela la démocratie pour des syndicats comme la CFDT ou d’autres organisations syndicales proches.

  

La démocratie syndicale, c'est le capitalisme. Chaque section d'entreprise détient tant de participations (en nombre de syndiqués) dans les instances où il est représenté (syndicats). Chaque syndicat départemental dispose de telle participation dans l'union ou dans le syndicat de branche. Et tel syndicat tant de voix au congrès ou au parlement. Transformer ces mécanismes en pourcentage de capital, et vous avez le même fonctionnement que dans le monde de l'entreprise et des multinationales. Et on veut leur confier le droit de faire la Loi !

 

Au moins, un parlementaire est élu au suffrage universel, direct ou indirect. Même un sénateur est bien plus représentatif, même s’il n’est lui-même élu que par des élus. Il faut imaginer un sénateur élu par les élus des élus des élus. Vous pouvez être certain au final que changer une majorité serait particulièrement compliqué. Plus simplement, les partis politiques comme l’UMP sont capables de faire élire leurs dirigeants au suffrage universel par leurs adhérents, ou leurs candidats à la présidentielle, mais pas des centrales syndicales qui se disent pourtant démocratiques et se croient investies d’un pouvoir de fabriquer la Loi (à défaut de l’opinion) ?

 

A noter que cette analyse ne vaut pas pour des syndicats comme SUD ou comme les Solidaires, qui respectent le principe du « basisme ». Ce terme péjoratif de « basisme » a été inventé par les autres grandes centrales syndicales pour écarter leurs adhérents. Le « basisme », c’est quand les adhérents décident de tout, élisent leurs représentants, donnant une véritable légitimité à leurs dirigeants. Quelle horreur, que deviendrait alors les petits potentats, fils de et filles de, qui ont grimpé dans la hiérarchie syndicale à force de compromission, de lâcheté et de coup de force ?

 

Au-delà de l’illégitimité démocratique de ces organisations, cette analyse est aussi biaisée à de multiples autres niveaux.

 

2)     Le code du travail n’est pas connu par les salariés et n’est plus appliqué !

 

Pourtant on n’attend pas des justiciables qu’il connaisse les différents codes de procédure ou les différents codes de lois. Connaissez-vous le code de la propriété, le code civil, le code pénal, ou le code de procédure pénale ? Les justiciables en connaissent les grands principes ; ils font confiance aux avocats, à la police et aux juges pour connaître et faire appliquer la Loi. On sait ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour ne pas tomber sous le coup de la Loi, mais cela se limite aux seuls grands principes. Pourquoi donc devrait-il en être différemment dans le monde du travail ? Envisage-t-on de réécrire le code civil, le code pénal, le code de la famille, le code rural, le code monétaire et financier, pour cette même raison ?

 

Il y a des délégués syndicaux, des juristes dans les organisations syndicales, ou bien des juristes dans les directions des ressources humaines des entreprises qui sont désignés ou payés pour connaître de manière plus approfondie la matière du Code du Travail et de la Sécurité Sociale. Il y a aussi les avocats spécialisés en droit du travail, mais aussi les services de l’inspection du travail.

 

De sorte que l’argument de déclarer que le Code du Travail n’est pas connu des salariés et n’est pas appliqué dans les entreprises est un argument fallacieux et il est consternant que ce soit le patron (autodésigné par une poignée de désignés) d’un syndicat majeur comme la CFDT qui déclare cela ! Le problème, c’est peut-être simplement que sa réécriture décidée par Nicolas Sarkozy il y a à peine quelques années a mis en difficulté nombre de syndicalistes qui ont vu toutes les connaissances sur l’ancien texte voler en éclats. Ce travail de réécriture avait lui-même un caractère aberrant ; depuis quand réécrit-on des codes de lois ? Juste pour égaler Napoléon qui a lancé la codification du code civil ?

 

3)     Il faut donner aux partenaires sociaux la possibilité de fabriquer de la Loi, voire de se substituer à la Loi

 

Vu mes précédents développements, ma position vous apparaîtra assez facilement ! On ne peut confier le soin de fabriquer la Loi à des personnages qui n’ont aucune légitimité démocratique et qui n’ont aucun compte à rendre sur ce qu’ils font et sur ce qu’ils décident.

 

Mais au-delà, il faut se rappeler qu’on ne confie pas le soin de faire la Loi à un seul homme. Dans le cadre parlementaire, on le confie  mais à plus de 900 députés et sénateurs. Dans le cas des syndicats, on confierait ce soin à 2 ou 3 représentants des salariés et à 2 ou 3 représentants des patrons. En sachant qu’au final, de toute façon, il y a au moins déjà la CFDT qui est prête à signer tous les textes qui lui sont présentés ! A se demander même s’ils ne donnent pas leur accord à la signature avant même le début des négociations !

 

Dans l’état actuel de l’organisation des syndicats en France, on ne peut leur confier aucun pouvoir de négociation, hors des entreprises et dans le respect des dispositions légales minimales. Et il est déjà invraisemblable que le législateur décide de faire passer dans le domaine législatif un certain nombre d’accords nationaux interprofessionnels (ANI) qui ne sont pourtant signer que par 2 ou 3 syndicats que l’on considère représentatif ! Je pense à l’ANI sur la modification des critères de représentativité des syndicats, signés par la CFDT et la CGT, et dont l’objectif était de faire disparaître les autres organisations syndicales, en remplacement de la précédente présomption irréfragable de représentativité liée à la position de ses syndicats de l’occupation nazie de la France. Il y a aussi l’ANI sur la réforme de la formation professionnelle continue, abominable merdier légué par la CFDT, inapplicable et qui constitue un nouveau recul des droits des salariés.

 

On ne peut confier le soin de faire des lois à 2 ou 3 secrétaires généraux d’organisations syndicales, surtout lorsque certaines signent empressement tout ce qui leur est proposé. Et surtout lorsque ces personnes ne sont ni démocratiquement élues, ni représentatives. Cela ne pourrait être mis en place que si ce pouvoir était confié à un parlement des travailleurs et des chefs d’entreprises, au moins aussi représentatifs et démocratiquement élus que nos plus 900 parlementaires. Alors là, oui peut-être, on peut espérer qu’une telle assemblée pourrait valablement décider de l’évolution du droit du travail, en fonction de règles de majorité à définir ! S’ils sont élus démocratiquement (et non désignés par leurs pairs comme les membres des conseils économiques sociaux - et de l’environnement), et représentatifs des salariés !

 

Sinon, on dépendra des litotes de quelques organisations syndicales majoritaires, qui décident par exemple de favoriser la représentation collective dans les très petites entreprises, et sont prêts pour cela à vendre, abandonner tout ce que les luttes syndicales et politiques passées ont réussi à obtenir pour les travailleurs. Ainsi, la CFDT a été à deux doigt de valider un ANI sur la création des conseils d’entreprise, qui se serait substituer à toutes les instances représentatives du personnel existantes. Et ce n’est que le recul des autres organisations syndicales, qui ont réfléchi et reculé, qui a permis de faire échec à la volonté de signature de la CFDT. Alors que les reculs dans toutes les entreprises où la CFDT était implantée auraient été dramatiques ! Mais en quoi cela concerne-t-il des permanents syndicaux du public ou du privé élus, qui n’ont plus travaillé depuis des décennies, et n’ont rien à foutre des considérations de leur base syndicale, protégés qu’ils sont par les délégations de vote en cascade qui les sépare de cette base ignorée et méprisée.

 

4)     Peut-on même trouver un terrain d’entente avec le patronat ?

 

Parler même de partenariat social n’est-il pas exagéré avec des organisations patronales comme le MEDEF ? Si on donne aux partenaires sociaux le droit de faire la Loi, pour se substituer aux Lois précédemment votées, il me semble assez clair qu’on se dirigera vers le détricotage du droit du travail et des protections qu’il accorde aux salariés. Ce sera à plus ou moins longue échéance le rétablissement de l’esclavage au travail, à l’époque bénie (pour les patrons) du dix-neuvième siècle et du patron tout-puissant. Déjà, dans les entreprises, il est presque impossible d’obtenir de nouvelles avancées et on ne peut juste que faire barrage aux velléités réformatrices du patronat friand de plus de flexibilité.

 

Il n’y a aucune possibilité de négociation avec le patronat. Et il n’y a que le risque de voir ce patronat obtenir la signature des organisations syndicales qui se veulent les plus ouvertes aux compromissions. Signer, c’est moderne, c’est être légitime, c’est être constructif ! Attention, pendant les années 1940-1944, ceux qui sont compromettaient avec l’occupant nazi ont été jugés à la libération comme « collabos » et ils ont été jugés, tondus ou exécutés !

 

5)     Les syndicats qui ne signent pas d’accord au niveau national avec le patronat (la CGT et FO-CGT) font de l’obstruction

 

C’est enfin la grande idée du gouvernement, des syndicats (qui ont la signature facile) et du patronat. Selon eux, les syndicats qui ne signent pas les accords proposés font de l’obstruction. Il faut signer ! Evidemment, pour ma part, heureusement qu’il y a quelques organisations syndicales qui ne signent pas n’importe quoi, même s’ils ne sont guère plus représentatifs ni démocratiquement élus que les autres, pour empêcher que n’importe quels accords soient validés. C’est une drôle de conception de la démocratie, que de penser que seuls ces gens-là sont représentatifs et ont raison ! Je pense que si on coutait le secrétaire général de la CFDT, il faudrait lui donner à lui seul le droit de fabriquer le droit du travail, à lui et aux syndicats des patrons. C’est une forme de pensée tyrannique.

 

 

Saucratès


04/09/2015
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Une nouvelle crise financière à l’horizon ?

Essayons d’oublier la politique et revenons-en à l’économie ! En même temps, il me faut convenir que ces deux sujets sont étroitement liés ; que deviendraient les calculs électoralistes de François Hollande en vue de la présidentielle de 2017 si la croissance disparaît en cas de ralentissement économique mondial ? Après avoir parié sur l’inflexion à la baisse du chômage lorsqu’il avait été élu, quelle image garderait-on de lui si la croissance disparaissait aussi ?

 

Nous sommes en 2015 et la précédente crise financière date de 2007-2009. L’économie française n’a même pas réussi à redémarrer et le chômage n’a même pas commencer à baisser qu’il semble que l’on arrive déjà à la fin de ce cycle de croissance des bourses mondiales. Sept ou huit ans, c’est la bonne durée s’étirant entre deux périodes de crise économique et financière.

 

On peut remonter dans notre passé et on vérifiera assez facilement l’existence d’un tel cycle. Dans notre mémoire collective, on se rappelle de la crise des années 1971-1974, démarré avec les désordres monétaires de l’inconvertibilité du dollar en or (fin du système dit de Bretton-Woods) et qui est suivi par le premier choc pétrolier de 1974, considéré comme marquant la fin de la période des trente glorieuses.

 

On se rappelle aussi dans notre mémoire collective de la récession des années 1980-1982, marqué en France par l’élection de François Mitterand à la Présidence de la République et l’impossibilité pour la France de tenir une politique économique séparée de celle du reste du monde.

 

On se rappelle peut-être moins du krach financier d’octobre 1987, qui a donné naissance à ce que l’on a appelé le ‘Black Monday’ (ou lundi noir) pour le 19 octobre 1987, en référence au célèbre Black Thursday (ou jeudi noir) qui désigne le 24 octobre 1929, première journée du krach de 1929. En octobre 1987, il faut imaginer que la place boursière de Hong Kong perdra 45,8% de sa capitalisation, celle d’Australie 41,8%, celles du Royaume-Uni 26,4% et celles du Canada 22,5%. L’indice Dow Jones avait pour sa part perdu 22,6% la seule journée du 19 octobre 1987.

 

Notre mémoire collective garde aussi souvenir de la crise économique et financière des années 1992-1993, marquée par une profonde récession, des faillites de plusieurs établissements financiers en France, avec un CAC 40 qui était passé de 2.000 points à un peu plus de 1.000 points pendant cette période de crise. Cette crise se doublera aussi d’une crise aigüe des changes, avec des attaques spéculatives contre les monnaies européennes et notamment le franc, qui conduira à des niveaux de taux directeurs extrêmement élevés (dépassant 10% plusieurs mois durant).

 

La phase haussière suivante prendra fin en 2000, juste avant l’explosion des dot.com, aussi appelée bulle spéculative des valeurs technologiques. Dans cette période 1994-2000 d’euphorie boursière, l’indice CAC40 s’envolera néanmoins à des niveaux inégalés, jusqu’à atteindre près de 7.000 points à l’été 2000.

 

Après deux années de crise, la bourse redémarrera en 2002 pour exploser une nouvelle fois finalement avec la bulle spéculative des crédits subprime américains en 2007. Les années 2007-2009 enregistreront notamment de nombreuses faillites bancaires, surtout dans les pays anglo-saxons, mais aussi en Islande. Et en 2015, il semble une nouvelle fois que les bourses mondiales soient confrontées à une nouvelle phase de baisse, qui contaminera l’activité réelle des entreprises, le financement bancaire et l’emploi.

 

Evidemment, certains pourront contester cette contamination ? Pour quelle raison l’économie réelle serait-elle affectée par des mouvements boursiers essentiellement spéculatifs ? Le plus simple pour expliquer cette contamination consiste à imaginer que l’activité industrielle réelle dépend énormément à la fois des financements qui lui sont consentis, sur les marchés et par les banques, mais également de la demande de ses produits qui émane de ses clients et du marché, et qui est fortement corrélé à l’ambiance économique d’ensemble. Des séismes boursiers comme on les observe ces dernières semaines auront forcément un impact sur le moral des entreprises et des consommateurs, à la longue.

 

Même au-delà de ces évènements de ces dernières semaines, il faut avoir en tête que l’on s’approche forcément, maintenant, dans 6 mois ou même dans un an, d’un plus haut des capitalisations boursières internationales, qui se traduiront forcément par une nouvelle correction de grande ampleur, comme en 2001 ou en 2008. Le fait que les indices boursiers français, notamment le CAC 40, soit actuellement très loin de ses maximums de 2000 (où il avait atteint près de 7.000 points) ou 2007 (6.000 points) ne résout rien ou ne nous met pas à l’abri de ce mouvement de correction. Une vision à plus long terme nous rappelle que la précédente crise financière, avant 2000, remontait aux années 1992-1993, époque à laquelle le CAC ne s’élevait qu’à 2.000 points et où il était retombé à tout juste 1.000 à 1.500 points. Actuellement, l’indice Dow Jones tout comme les bourses chinoises se situent très au-dessus de leur plus haut historique, et les phases de correction boursière n’épargnent jamais aucune place boursière.

 

Y a-t-il des raisons qui pourraient faire qu’une crise économique et financière n’éclate pas ces prochains mois et que ces éventuels mouvements boursiers n’affectent pas l’économie réelle ? Il n’existe qu’une seule crise boursière qui n’a pas eu d’impact sur l’activité réelle. Il ne s’agit évidemment pas de la crise de 1929, dont les effets se firent sentir jusqu’à l’explosion de la seconde guerre mondiale ! Il s’agit du krach d’octobre 1987 qui n’a pas eu pour conséquence une crise économique. Mais on se situait au démarrage de la période de libéralisation mondiale des marchés financiers, tandis qu’en France c’était la période des grandes privatisations.

 

Je ne veux pas être considéré comme un oiseau de mauvais augure, ni jouer au Cassandre, mais la fin de l’année 2015 et le début de l’année 2016 devraient se traduire par la dégringolade plus ou moins lente ou plus ou moins rapide des bourses mondiales (et française) et s’accompagner d’un mouvement de ralentissement économique, n’en déplaisent aux éminents économistes socialistes du gouvernement. C’est en tout cas ce que l’histoire économique des crises boursières peut nous enseigner, même si chacune de ces crises trouve un ensemble d’explications au-delà de la simple reproduction d’un cycle graphique : le pétrole et les guerres israélo-arabes en 1974, les dot.com en 2000, les crédits subprime en 2007-2009.

 

Saucratès


01/09/2015
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La rage au ventre

Parler de l’actualité politique de notre beau pays, c’est s’exposer à faire éclater sa rage, son écœurement, son incompréhension devant les diverses décisions de nos bons dirigeants. D’une certaine façon, l’action du gouvernement semble avoir pour objectif de se mettre à dos l’ensemble des citoyens français, tout en nous faisant croire que ce gouvernement bénéficie du soutien des français, grâce à un traitement déformé et complaisant par les médias, télévisuels notamment.

 

Ce gouvernement n’a plus rien de ‘socialiste’ au sens propre du terme, c’est-à-dire la « recherche d’une organisation sociale et économique plus juste ». Ou bien, je ne suis plus socialiste. Ce gouvernement promet toujours plus de libéralisme au pire patronat de notre temps, et en même temps il s’attaque toujours plus aux classes moyennes, afin qu’elles bénéficient le moins possible des dispositifs étatiques (allocations, services publics ...). Nous avons un gouvernement socialiste qui hait les classes moyennes, déteste les riches et méprise les pauvres (voir à ce sujet l'interview de la député socialiste réunionnaise Monique Orphé sur le quartier populaire du Chaudron), les sans-dents comme notre président aime à les appeler. Et les médias muselés sont même incapables de faire un point véritable sur l’absence de politique de ce gouvernement, se faisant simplement l’écho de la parole politique autorisée (promesses en tout sens) sans s’intéresser à la réalité de l’action gouvernementale.

http://www.clicanoo.re/487909-monique-orphe-une-elue-de-gauche-qui-s-exprime-comme-les-pires-ultras.html

 

Hausse des impôts depuis l’élection de François Hollande, diminution par 2 ou 4  des allocations familiales sous prétexte que les classes moyennes sont des riches nantis (mais je suppose que cette mise sous condition de ressources des allocations familiales ne s’applique pas aux rémunérations des parlementaires encartés au PS), volonté d’imposer à la source les salariés et de fusionner la CSG et l’impôt sur les revenus afin de pouvoir plus facilement continuer à plumer les classes moyennes, jusqu’à leur disparition et que dans un souci d’égalitarisme maladif, les classes moyennes rejoignent non pas les prolétaires de notre société (qui constituent en fait les classes moyennes d’aujourd’hui), mais le peuple des voleurs et des assistés. Pas une tête qui dépasse, semble être le leit-motif de ceux qui nous dirigent aujourd’hui, afin que les classes dirigeantes, politiques ou économiques, soient véritablement au-dessus de la foule. Une foule d’anonymes, avec une partie de serfs et d’esclaves, trimant pour tenter de survivre sans aucune aide de l’état, juste apte à payer des impôts pour faire fonctionner l’état, et une autre partie d’assistés, étrangers ou voleurs ou caids. Et un état ne servant que les intérêts de la minorité des très riches, ou faisant la machine à exclusion, payant les assistés pour que soit maintenue la paix des très riches et des politiques.

 

Alors oui, la ministre des affaires sociale, de la santé et des droits de la femme, Marisol Touraine, nous a adressé une belle lettre pour vanter sa magnifique réforme, pour nous expliquer qu’elle nous retirait les dernières miettes d’allocations auxquelles nous avions tristement droit pour plus de justice, parce que c’est clair que des gens qui ne travaillent pas, qui ne veulent pas travailler, sont bien plus importants que des sales représentants des classes moyennes, qui ont l’outrecuidance de gagner un peu trop d’argent.

 

Alors oui, quelques politiques veulent aussi imposer le prélèvement à la source des impôts sur le revenu et la fusion de la CSG et de l’impôt, et ils arguent d’un soutien des économistes de tout côté, de droite ou de gauche. Il s’agit d’un discours bien commode, puisqu’il est bien facile d’ignorer la position de ceux qui ne sont pas d’accord. Les français qui travaillent vont forcément se faire bien ‘entuber’ dans cette histoire (ceux qui ne travaillent pas ne payent de toute façon ni impôts ni CSG, ne cotisent à rien mais bénéficient de toutes les aides possibles, toutes celles que nous ne toucheront jamais). Cette belle réforme permettra au gouvernement socialiste de ponctionner encore plus les salariés et les classes moyennes, et je suis même sûr qu’un prochain gouvernement aura ensuite toute latitude pour rétablir un nouvel impôt sur le revenu, une nouvelle taxe sur les classes moyennes, dans quelques années, parce qu’il faudra bien trouver des ressources pour financer les allocations des assistés et des voleurs de notre société.

 

Dans le domaine politique, il y a aussi la réforme du collège qui me fait réagir, cette réforme du collège de cette autre pseudo-ministre issue de la diversité culturelle, dont l’objectif est d’égaliser encore plus par le bas le fonctionnement des institutions de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Interdiction des classes bi-langues en sixième, interdiction de l’enseignement du latin, qui est pourtant au fondement de la langue française. Quel est le prochain pas vers la disparition de la spécificité française et la disparition du sentiment d’appartenance à notre Nation ? Le remplacement de l’enseignement du français par l’anglais ou bien par l’arabe ? L’enseignement du grec ancien et du latin me semble être des marqueurs de culture important et il est invraisemblable qu’un ministère d’incompétents veuille interdire son enseignement en France. Alors oui, le latin est aussi un vecteur de sélection sociale, mais son enseignement est ouvert à tous ; il faut juste que les enfants le sachent et acceptent de subir un enseignement supplémentaire (je le sais pour avoir dû batailler avec mon fils pour qu’il accepte de suivre cet enseignement, dont il a compris l’intérêt plus tardivement, arrivé au Bac et dans les études supérieures). Mais le latin, c’est avant tout une ouverture sur une autre pensée, antique, sur les racines de notre langue, sur la culture. Et c’est peut-être justement cela qui gêne les socialistes : la possibilité laissée de renforcer la culture et les racines françaises, la possibilité laissée aux enfants de s’élever intellectuellement. Eux ne visent qu’à faire disparaître les français dans une foule anonyme, de pauvres et de sans dents, à la merci des intégrismes. Les réformes socialistes en matière d’enseignement scolaire sont catastrophiques ; au final, la présidence de François Hollande aura été cinq années de perdues pour la démocratie française, pour le monde de l’enseignement ; et on n’a pas encore tout vu !

 

Saucratès


28/08/2015
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Le problème musulman

Réflexion 5

Mercredi 14 janvier 2015, La Montagne

Tout recommence donc encore ...

 

Les institutions religieuses des pays arabes remettent donc une nouvelle fois en cause les dessinateurs du journal satirique Charlie Hebdo parce qu'ils voient dans le dessin de la Une de Charlie Hebdo une représentation de leur prophète Mahomet. L'attentat dont a été victime Charlie Hebdo, né des réactions virulentes des autorités religieuses musulmanes, canalisées par les foules musulmanes, ne leur a pas suffi ? Ils veulent encore plus de morts ?

 

Evidemment, c'est vrai que c'est le prophète Mahomet qui se trouve dessiné à la Une de Charlie Hebdo (même si personnellement je ne l'avais personnellement pas lu de cette manière ... et que le dessin pourrait représenter n'importe quel musulman dans le monde). Très personnellement, ce qui m'avait le plus marqué et pratiquement choqué dans cette Une de Charlie Hebdo, c'était le titre de ce dessin : «Tout est pardonné». Comme pardonner à ces millions d'extrêmistes leurs appels au meurtre et à la haine, qui ont conduit quelques lâches terroristes désaxés à attaquer le journal la semaine dernière. Moi, c'est cela qui m'avait choqué !

 

Donc nos amis musulmans vont repartir de plus belle dans leurs menaces de mort, dans leurs manifestations xénophobes contestant la publication médiatique de cette Une. Ce qui conduit déjà certains journaux à faire bien attention de ne pas publier cette Une sacrilège. Ainsi, alors que les journaux Libération ou Le Parisien ne craignent pas de publier une image de la Une de Charlie Hebdo, le journal Le Monde, un peu moins courageux, se garde bien de reproduire le moindre dessin de cette Une dangereuse ; il ne faudrait que Le Monde puisse courir le risque d'être boycoté par son électorat musulman ou fasse l'objet de menaces de mort !

http://www.liberation.fr/societe/2015/01/12/mahomet-en-une-du-charlie-hebdo-de-mercredi_1179193

http://www.leparisien.fr/faits-divers/charlie-hebdo-le-prochain-numero-tire-a-3-millions-d-exemplaires-12-01-2015-4440443.php

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/14/des-institutions-islamiques-denoncent-la-une-de-charlie-hebdo_4555601_3224.html

 

Comme on pouvait le craindre (comme l'indiquait le dessinateur danois Kurt Westergaard), il y a désormais un risque que les journaux s'autocensurent d'eux-mêmes pour ne pas heurter l'opinion et la sensibilité du lectorat musulman. Il sera donc possible, même en Occident, de traiter et de se moquer de tous les sujets, sauf ceux concernant la religion musulmane (mais aussi la religion juive ou la politique d'Israël).

 

Tout recommence également sur un autre terrain, celui des réactions gouvernementales aux sorties de l'humoriste (pas forcément rigolo) Dieudonné, comme si la défense de la liberté d'expression, si chère au gouvernement lorsqu'elle concerne Charlie Hebdo, n'avait plus cours pour Dieudonné. Ce qu'explique le premier ministre Manuel Valls :

 

« Quelle honte que de voir un récidiviste de la haine tenir son spectacle dans des salles bondées au moment même où, samedi soir, la Nation porte de Vincennes se recueillait », après l’attaque contre la supérette casher, a déclaré Manuel Valls. « Il faut que la justice soit implacable à l’égard de ces prédicateurs de la haine », a-t-il plaidé. Manuel Valls a refusé les parallèles qui ont été fait ici ou là, sous prétexte de liberté d’expression, entre les spectacles polémiques de Dieudonné et les caricatures de Charlie Hebdo. « Il y a une différence fondamentale entre la liberté d’impertinence – le blasphème n’est pas dans notre droit, il ne sera jamais – et l’antisémitisme, le racisme, l’apologie du terrorisme, le négationnisme qui sont des délits, des crimes que la justice devra sans doute punir avec encore plus de sévérité », a-t-il affirmé.

http://quenelplus.com/a-la-une/exclu-dieudonne-repond-a-manuel-valls.html

 

Personnellement encore une fois, je ne vois pas de différences entre des dessins caricaturant des hommes, des divinités ou des symboles, religieux ou gouvernementaux, et des spectacles humoristiques (ou non) attaquant des hommes, des divinités , des croyances ou des symboles, religieux ou gouvernementaux. On peut tout autant, dans mon esprit, si ce n'est selon la constitution française de la Cinquième République, s'attaquer à la Shoah ou aux juifs, qu'au prophète Mahomet, au Dieu chrétien ou aux musulmans ! Tout n'est ensuite seulement que question d'interprétation de nos Lois et de notre constitution.

 

Après tout, en 2006 et 2007, un précédent gouvernement avait fait pression sur la justice pour qu'elle accepte les plaintes des institutions religieuses musulmanes et qu'elle fasse interdire le journal Charlie Hebdo. Ce gouvernement actuel (ou ce premier ministre) défend simplement plus la religion juive (en combattant Dieudonné) et moins la religion musulmane (en ne critiquant pas Charlie Hebdo) ; question vraisemblablement d'air du temps !

 

Pour ma part, je défends l'idée que toutes les agressions contre la liberté d'expression sont inacceptables, qu'elles concernent le journal Charlie Hebdo ou l'humoriste Dieudonné. Merde, depuis quand faire un jeu de mot idiot comme «Je suis Charlie Coulibaly» peut-il être assimilé à faire l'apologie du terrorisme ! Le mot Coulibaly vient-il d'être rayé de la liste des mots prononçables, autorisés ? Nous sommes en plein dans du délit de faciès ou de sale gueule ; le fait qui est poursuivi n'est pas l'expression elle-même, mais la personne qui l'a prononcé. Non, pour ma part, je ne partage pas l'opinion de ceux qui pensent que ce jeu de mot idiot soit la goutte de trop.

http://www.lexpress.fr/actualite/la-derniere-trahison-de-dieudonne_1640016.html#

 

«Je suis Charlie Coulibaly» : c'est con certes, de mauvais goût certainement. En même temps, j'ai cru comprendre qu'il revenait lui-même de ce rassemblement citoyen (ou bien gouvernemental) et après tout, il pouvait tout à fait penser qu'il aurait pu devenir comme Coulibaly, si son histoire avait été différente ... Pour ma part, je ne me sens pas si éloigné de la dérive des tueurs/terroristes de Charlie Hebdo ... A une époque de ma vie, n'aurais-je pas pu basculer dans cette violence (ou bien celle d'Action Directe ou de Mesrine) si j'avais fait les mauvaises rencontres, les mauvais choix ?

 

Donc ... Vive la liberté d'expression pour tous !

 

 

 

Réflexion 4

Dimanche 11 janvier 2015, La Montagne

L'affaire des caricatures de Mahomet : des incendiaires désolés ?


Des centaines de milliers d'anonymes ont défilé en France pour protester contre le lâche attentat ayant visé le journal Charlie Hebdo. Je n'y étais pas présent mais c'est quelque chose de grandiose, vraisemblablement pas encore fini au moment où j'écrivais ces lignes. Néanmoins, sans vouloir paraître chagrin, je reste extrêmement dubitatif devant la volonté des médias de mettre en avant le fait que des gens de toutes religions étaient présents. Cela me semble le comble de l'hypocrisie lorsque l'on se rappelle des réactions des mêmes leaders musulmans à l'époque de l'épisode des caricatures de Mahomet. La simple décence devrait conduire ces personnes à laisser les français chrétiens, juifs, athées et démocrates pleurer leurs morts !


Petit rappel, Charlie Hebdo a été poursuivi en 2006-2007 pour la publication des «caricatures de Mahomet» et le procès s'était tenu les 7 et 8 février 2007, au tribunal correctionnel de Paris. Les parties civiles à ce procès étaient, entre autres, l’Union des organisations islamiques de France, la grande mosquée de Paris ainsi que la Ligue islamique mondiale (organisation basée en Arabie saoudite). L'avocat de la Ligue islamique mondiale était Me Salah Djemai, qui dénonçait la «provocation de Philippe Val, un radical et un arrogant». Il indiquait également : «La Ligue islamique mondiale ne fait pas ça pour le fric. Le fric de M. Val est puant. »

http://m.leparisien.fr/societe/caricatures-de-mahomet-cha...


L'avocat de la grande mosquée de Paris était Me Francis Szpiner, selon lequel : «Charlie voudrait faire croire que c’est le procès de la liberté d’expression. Nous ne reprochons pas le principe de la publication des caricatures. Nous poursuivons Charlie pour les quelques caricatures que nous estimons constituer une injure raciste».


Est-il besoin de rappeler toutes les manifestations anti-occidentales de foules musulmanes organisées dans les années 2006-2007, et les appels au meurtre relayés par une grande partie des responsables musulmans de l´époque ? A Londres où les slogans suivants sont scandés par la foule : «Massacrons ceux qui insultent l'islam» ou «Décapitons ceux qui insultent l'islam» ... Mais aussi à Gaza, de la part de l'organisation terroriste palestinienne Hamas, dont le dirigeant Mahmoud Al-Zahar déclarait : «Nous aurions dû tuer tous ceux qui offensent le Prophète, et au lieu de cela nous sommes là, en train de protester pacifiquement». Jusqu'au MRAP, qui par la voix de son représentant Mouloud Aounit, veut porter plainte pour haine raciale (contre le journal France-Soir qui a également reproduit les caricatures).

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_la_controve...


Jusqu'au Gouvernement français (UMP) qui avait tenté de faire interdire le journal Charlie Hebdo en cherchant à influencer les juges en leur conseillant d'accepter les plaintes des associations musulmanes (dont le Conseil français du culte musulman-CFCM) et du MRAP. Ils seront déboutés. Yves Guéna, président de l'Institut du monde arabe de Paris, «désapprouve» les caricatures controversées de Mahomet, se disant «tout à fait d'accord» avec le président Jacques Chirac dans cette affaire.


Même les évêques chrétiens s'y mettront. La Conférence des évêques suisses dénonce les caricatures «blessantes». «Si la Déclaration des droits de l'Homme prévoit le droit à la liberté de pensée et d'expression, cela n'implique pas le droit d'offenser le sentiment religieux des croyants». De son côté, l'intellectuel musulman Tariq Ramadan juge stupide sur RMC-Info l'attitude de Charlie Hebdo, contribuant selon lui à développer «un bras de fer», dans un climat de peur».


Le 25 avril 2006, à Lyon, de 250 à 600 musulmans manifestent contre la publication des caricatures, à l'appel du Parti des musulmans de France, en criant «Allahou Akba». Le 13 mars 2006, au Pakistan, à Peshawar, le Mollah Qureshi «Il n'y a pas de limite dans le temps… Si quelqu'un tue le caricaturiste dans 50 ans, il aura droit au million de dollars».


On le sait moins également mais au Nigéria, à cette époque, les manifestations des musulmans dans le Nord du pays en réaction à la publication de caricatures de Mahomet dans des journaux occidentaux ont conduit à l'assassinat de 51 chrétiens et à la destruction de plus de 31 églises. Et ainsi de suite ...


De la sorte, il faut comprendre que l'apparente affliction des musulmans français (ou étrangers) puisse me paraître totalement illusoire et opportuniste. On ne peut pas appeler au meurtre sans que le sang de cet attentat ne rejaillisse sur ces mêmes personnes ! Il me semble ainsi que la place de ces personnes n'est pas dans les manifestations de soutien et de peine aux victimes de la barbarie islamiste. Un peu de décence s'il vous plaît !


 

Réflexion 3

Vendredi 9 janvier 2015, La Montagne

Le livre 'Soumission' de Houellebecq : une trop exacte anticipation ?


Michel Houellebecq fera-t-il partie de ces personnes qui eurent tord d'avoir raison trop tôt ? Pour commencer, j'indiquerais que je n'ai jamais lu aucun des livres de Michel Houellebecq ; les critiques et les rumeurs que j'ai toujours entendues sur l'auteur et sur ses livres ne m'ont jamais donné envie de les lire. A tord certainement. Mais il y a tant d'auteurs modernes que je n'ai jamais lu ... Les romanciers les plus récents que j'ai dû lire sont Patrick Modiano (j'aime énormément l'atmosphère de ses bouquins), Albert Cohen, Romain Gary et l'écrivain anglais David Lodge.


Le fait donc que je n'ai jamais lu un livre de Houellebecq n'est pas un signe particulier d'inintérêt ou de rejet de ma part, mais plutôt simplement un signe que je lis peu de romans récents, m'intéressant plutôt récemment, au choix, soit à l'économie, à la sociologie et à la morale, soit à la science fiction. Et à «La recherche du temps perdu» de Marcel Proust.


Pour en revenir donc à Houellebecq, je découvre aujourd'hui son livre et les critiques exarcerbées que l'auteur une nouvelle fois attire. Avant le lâche attentat contre Charlie Hebdo, elles ne m'avaient outre-mesure surprises ni intéressées puisque les livres de l'auteur sont coutumiers de ce fait ; on l'aime ou on le déteste. Mais ce lâche attentat met brutalement en exergue à la fois l'auteur et son livre, même s'il a choisi de mettre fin à la campagne de promotion de son livre (ce qui attiré mon regard et fait comprendre l'existence d'un lien entre l'attentat et le sujet de son livre).


Alors oui, cette fois-ci, je compte lire le livre de Houellebecq. Les critiques virulentes du Monde des Livres (selon Jean Birnbaum, directeur du Monde des livres, le livre suscite «la nausée et la révolte») ne suffiront pas cette fois-ci à me faire fuire, surtout que je pense être particulièrement en harmonie avec ce qu'écrit et pense l'auteur sur le sujet du fait religieux.

http://www.lemonde.fr/livres/video/2015/01/07/le-livre-de...


Dans les différentes interviews qu'il a fait paraître, j'ai retrouvé un certain nombre d'analyses que je partage avec lui. L'islam est bien une religion jeune par rapport à la religion chrétienne, et il est normal qu'elle entre en phase d'expansion comme le catholiscisme au cours du dernier millénaire. Entre le seizième et le dix-neuvième siècle, le catholiscisme a bien tenté d'évangéliser la totalité des terres émergées. Il est donc normal que l'islam suive la même tendance, une nouvelle fois, face à une chrétienté en recul doctrinal.

http://www.lefigaro.fr/livres/2015/01/06/03005-20150106AR...


Comme lui, je pense aussi que l'athéisme qui se généralisait en Occident, en France, depuis quelques décennies, est un phénomène triste, une voix sans issue, et surtout qui ne peut pas répondre aux besoins de spiritualité qui continuent d'habiter les jeunes et les vieux. Si la religion catholique recule dans notre société, il est alors normal que la place soit prise par une autre religion, si celle-ci est capable d'imposer et de proposer une reconnaissance et un choix de vie aux jeunes. Rien n'est plus triste que de n'avoir aucun but dans la vie, si ce n'est un travail, l'enrichissement et la mort sans espoir d'au-delà. Les jeunes comme les vieux ont besoin d'un espoir, d'un engagement, et de réponses à leurs questions.


Alors oui, comme lui, j'espère que l'athéisme et surtout la laïcité va mourir en France. Pour ma part, je pense surtout que la laïcité n'a plus de raison d'être. La France des années 2000 n'a absolument plus rien à voir avec la France des années 1900 qui a inventé le principe de laïcité. Au début des années 1900, dans la droite ligne de la Révolution française et de l'Ancien Régime, la religion catholique pesait d'un poids terrible dans la vie de tous les jours. Dans la suite des mouvements d'inquisition où le simple fait de ne pas se rendre à l'église pouvait vous faire condamner au bûcher, l'Eglise pesait encore d'un poids terrible dans la vie de millions de français et régimentait leur vie et leurs rapports sociaux. Et non, aujourd'hui en 2015, ce n'est plus le cas et ce recul du fait religieux en France pose un énorme problème.

http://www.lepoint.fr/livres/michel-houellebecq-la-laicit...


Ce recul pose problème parce que la France est bien une Terre historique de Chrétienté (même si nous avons auparavant été une Terre païenne, aux temps des druides celtes). Notre Histoire est marquée par l'empire romain, par les invasions barbares (ou des peuples germains), par le développement de la féodalité puis de la royauté, par les affrontements contre l'islam et les Sarrasins, à Soissons d'abord puis en Espagne, à Ronceveaux, puis enfin lors des croisades vers Jérusalem. Notre Histoire ensuite est marquée par le développement de la Raison, des Lumières puis de la Démocratie, toutes notions qui, si elles ne sont pas nées en Occident (ce sont les grands penseurs arabes qui nous ont fait redécouvrir les écrits des philosophes de l'Antiquité, qui avaient été oubliés/perdus/brûlés pendant les années d'obscurantisme du Moyen-Âge chrétien), y ont été développées puis mises en application.


Alors, oui, la France demeure la fille aînée de l'Eglise Catholique, une Terre de catholiscisme où selon moi, seuls sont légitimes de se dresser les clochers des églises. Il faut désormais revenir en arrière. La laïcité n'a plus aucun sens lorsqu'elle interdit les sonneries des cloches des églises, les crêches dans les lieux publics, tout simplement parce que des coreligionnaires d'autres religions (ou des idiots des villes) utilisent nos propres lois pour nous interdire de pratiquer notre religion, notre culture, ou nous oblige à manger de la nourriture halal. La tolérance est une belle chose, mais elle ne doit pas conduire à nier les racines chrétiennes de la France. La France est chrétienne même si on y trouve aussi des millions de musulmans, quelques dizaines ou centaines de milliers de juifs, de boudhistes et d'hindous, etc ... Et il est terrible qu'on puisse avoir l'impression que les personnes actuellement au pouvoir en France jouent aux fossoyeurs de notre Histoire. Nous devons être fiers de notre Histoire, de ses zones sombres comme de ses heures de gloire.


Le lâche attentat dont ont été victimes les journalistes de Charlie Hebdo et des policiers chargés de nous défendre vient nous rappeler que le conflit entre islam et chrétienté est toujours présent, de plus en plus proche de nous, et, tout aussi excessif que le livre de Houellebecq puisse paraître, il est important de souligner ce fait primordial : l'Occident est condamné à mourir et à s'éteindre si l'on ne réagit pas aujourd'hui.


Et oui, enfin, je crois en la possibilité de la création d'un parti politique musulman, comme en celui d'un parti chrétien (ce qu'est déjà en fait le Front National pour grande partie, qui n'est rien d'autre que la fusion entre des groupes fascisants et des groupes catholiques intégristes).

 

 

Réflexion 2

Jeudi 8 janvier 2015, La Montagne

On ne dira rien !


Il n’est donc pas possible d’écrire sur le lâche attentat dont ont été victimes les journalistes de Charlie Hebdo, sans tomber sous les balles de la censure des bien-pensants et autres potentats ? Ce journal craint-il tellement de finir comme Charlie Hebdo sous les fatwas des terroristes qu’il n’interdise toute pensée un peu critique dans ses pages internet ? 


On ne dira donc rien de cet attentat pour cause religieuse et des protestations véhémentes des mêmes autorités religieuses, même si tant de personnes aujourd’hui apparemment désolées, ont condamné autrefois ce même journal satirique pour les caricatures du prophète Mahomet que ce journal publia courageusement. On ne parlera de la lâcheté des terroristes qui s’attaquèrent armes au poing à de pauvres journalistes sans défense autre que leurs mots. Quel courage faut-il pour faire cela ! Tirer sur des hommes et des femmes désarmés, coupables du crime de la liberté d’expression. Je peux donc comprendre la prudence du Nouvel Observateur.


On ne parlera pas non plus des scènes de liesse que cet attentat a dû provoquer dans tant de mouvements terroristes, dans tant de pays arabes, dans tant de familles. Il n’est pas sûr que la journée de deuil national proclamée par le gouvernement français soit partagée par nombre d’entre nous, sauf en façade, pour la galerie. Les terroristes qui se cachent parmi nous, ceux qui appellent à la guerre sainte contre les infidèles, se feront plus discrets pendant quelques jours, quelques semaines, le temps que l’émotion retombe, avant de reprendre leurs diatribes contre l’Occident.


On ne parlera pas également du respect de la liberté d’expression. Après tout, existe-t-elle véritablement lorsqu'existe des systèmes de censure ? Après tout, il y a quelques mois de cela, la liberté d’expression n’était pas défendue aussi véhément par le gouvernement socialiste français. Les temps changent apparemment et cet attentat contre la liberté d’expression d’un journal satirique devient une attaque contre la France ! Aurait-il fallu que Dieudonné tombe sous les balles de terroristes islamistes pour que sa liberté d’expression lui soit enfin reconnue ?


On ne parlera de rien, pas même des crèches, symboles honnis de la Chrétienté, qu’il nous est désormais interdit d’installer dans les lieux publics, au nom d’une laïcité qui ne dit pas son nom. A quand une interdiction d’installer des crèches ou des arbres de Noël dans nos maisons ? A quand des condamnations pour avoir acheté un sapin de Noël ? Faudra-t-il bientôt se cacher pour professer la religion chrétienne, comme dans certains pays ou en Chine communiste ?


A-t-on d’ailleurs le droit de parler de Charlie Hebdo et de ses journalistes, tombés sous les balles de l’obscurantisme, de l’intolérance et de la haine de l’occident ? Néanmoins, les journalistes et salariés de Charlie Hebdo tombés sous les balles des terroristes ne voudraient certainement pas que leur mort soit récupérée par tous ceux, populistes, fascistes ou racistes, qui prêchent la haine de l’autre et l’intolérance ! Mais a-t-on aujourd’hui le choix ? Y a-t-il un autre échappatoire pour l’Occident chrétien ? Selon moi, il n'y en a pas, comme ce lâche attentat nous le rappelle cruellement.

 

On ne dira donc rien ...

 

 

Réflexion 1

Mercredi 7 janvier 2015, La Montagne

Le lâche attentat contre Charlie Hebdo et l'impossible coexistence entre islam et chrétienté


Le lâche attentat perpétré à Paris par des terroristes musulmans contre le journal Charlie Hebdo vient une nouvelle fois nous rappeler qu'il n'y a aucune possibilité de coexistence pacifique entre l'islam et la chrétienté. Evidemment, on peut être sûr que l'on va nous expliquer que ce lâche attentat est l'œuvre d'intégristes, de déséquilibrés qui n'ont rien à voir avec l'islam lui-même, qui est une religion de tolérance. Mais ce sera un mensonge éhonté ! Mis à part le fait que ces musulmans dits modérés n'auront pas appuyé sur la gâchette, il m'est difficile de ne pas les imaginer se réjouir de cet attentat, causé par leurs frères. Après tout, la majeure partie de ces musulmans, le recteur de la Mosquée de Paris en premier, n'avaient-ils pas condamné les caricatures de Mahomet que Charlie Hebdo avait publié il y a quelques années ?


On devrait résister à la haine que nous fait ressentir ce lâche attentat ? Pour ma part, je rapprocherais plutôt la fuite de la chrétienté devant l'islam, cette peur panique de la confrontation face à un ennemi intérieur qui nous hait, des événements ayant précédé la seconde guerre mondiale, comme les accords de Munich. A cette époque déjà, les pays démocratiques européens avaient fuit la confrontation avec les états fascistes, avant que la volonté expansionniste et guerrière de l'Allemagne hitlérienne.


Après les attentats du World Trade Center de septembre 2001, il y aura donc désormais le lâche attentat perpétré contre Charlie Hebdo de janvier 2015 ! Autre signe d'une impossible cohabitation entre nos deux religions, et de la coupable inaction de la République française contre les atteintes à l'encontre des racines chrétiennes historiques de notre pays, j'avais été profondément choqué il y a quelques semaines par l'interdiction des crèches chrétiennes décrétées par la Justice française, suite à des plaintes et des manifestations de musulmans contre cette magnifique et merveilleuse habitude !


Pour conclure en quelques mots rapides, la réponse apportée par le Président de la république, et par les quelques personnes qui ont choisi de se réunir place de la République, est totalement insuffisante. Ce n'est pas un message de tolérance qu'il faut adresser à ces monstres. C'est un message de guerre, de guerre sainte. Marre de tendre l'autre joue. Et marre des mensonges des représentants de la religion musulmane !


Tant que l'islam ne changera pas, dans les termes que cette religion réserve aux autres religions monothéistes (les mécréants), dans les peines qu'elle impose pour les apostats (ceux qui quittent l'islam pour se convertir à une autre religion peuvent être condamnés à mort dans tous les États qui appliquent la Charia !), et plus largement dans tous les archaïsmes qu'elle conserve pieusement, aucune coexistence pacifique ne sera possible entre chrétienté et islam ... A quand enfin le déclenchement d'une nouvelle croisade contre l'islam ?

 

Saucratès


08/01/2015
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