Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Intolérance religieuse


Intolérance religieuse (2)


Réflexion vingt-deux (1er janvier 2011)
Mobilisation au Pakistan pour le maintien de la peine de mort en cas de blasphème contre l'islam 


Nous sommes le premier jour de l'année 2011. Cette année commence tranquillement en France, en ce samedi férié. Je lisais hier soir, peu avant minuit, un article du Monde traitant du Pakistan, de la mobilisation des partis politiques extrêmistes islamiques pour empêcher l'idée même que la peine de mort puisse être questionnée à l'encontre de ceux que l'on accuse de blasphème contre l'islam et le coran.
//www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/12/31/greve-au-pakistan-pour-maintenir-la-peine-de-mort-en-cas-de-blaspheme_1459470_3216.html

Cette peine vise à la fois les non-musulmans au Pakistan, un infime pourcentage de la population pakistanaise, mais est également utilisée dans le cadre de différends entre individus. Cette peine est invraisemblable dans un monde moderne, à notre époque, tout particulièrement dans le cadre d'une religion et d'une société particulièrement archaïques et rétrogrades. Une religion archaïque et rétrograde puisqu'elle interdit toute forme de représentation de son dieu (le même que le Dieu des chrétiens) mis également punit de mort toute une série de crime antique, comme le blasphème, le changement de foi, assigne à la femme une place inférieure à l'homme et autorise les peines les plus barbares comme la flagellation ou la lapidation ... Une société pakistanaise également archaïque et rétrograde parce qu'elle autorise les crimes de sang, et le viol collectif des femmes en punition des 'fautes' d'une famille ou juste à titre de sanctions ou de répressions. 

Comment de telles sociétés aussi archaïques, comment des peuples aussi rétrogrades, peuvent-ils continuer à survivre dans notre monde ? Comment l'aberration de tels comportements ne saute-t-il pas aux yeux de tous ceux qui y sont soumis, et pourquoi tant de ces personnes sont-ils encore aveugles à ce point à l'absurdité de leurs règles antiques, archaïques et contraires à toute morale ?

 

Pourquoi l'islam est-il encore tellement archaïque, aussi peu moderne, aussi fermé à la modernité et au questionnement de ses valeurs, de ses principes. Et il n'y a aucun espoir, dans une religion où l'extrêmisme religieux est encore aussi prégnant, aussi répandu, de voir l'islam devenir enfin mesuré, ouvert, humain. Mais peut-être est-ce trop attendre d'une religion 'divine' et des hommes que s'en appelle !

 

Réflexion vingt-et-une (6 septembre 2010)
Réponse à une Dyonisienne ... un peu extrêmiste ...


Le week-end dernier, la présidente ... de religion musulmane ... du Département de la Réunion, Mme Nassimah Dindar, encartée UMP ralliée au parti communiste réunionnais (parti frère de son homologue nord-coréen), a prononcé quelques mots lors d'un rassemblement organisé par des associations réunionnaises et par la ligue des droits de l'homme, pour faire pression sur l'Iran pour défendre de la peine de la lapidation une jeune veuve iranienne (Sakineh Mohammadie Ashtiani) condamnée à mort pour avoir trompé son mari et avoir aidé son amant à l'assassiner.

Dans l'assistance, on observait une foule variée, des européens mélangés à des créoles et de nombreux musulmans venus témoigner leur opposition à une coûtume que l'on pourrait considérer comme barbare (j'y reviendrais). Peut-être y avait-il dans cette foule la blogueuse La Dyonisienne, ce qui me conduirait à ne plus devoir la considérer comme une extrêmiste ? Dieu seul le sait ; le mien ou le sien ...

Mme Nassimah Dindar en tout cas fit un discours assez pervers, car elle n'utilisa cette tribune publique que pour mieux se comparer à la jeune veuve iranienne condamnée à mort et dénoncer l'acharnement dans elle-même et son fils font l'objet de la part de la justice et de la police française. Sakineh-Nassimah même combat ! Un mélange des genres assez moche, que de ne s'associer à une telle démarche totalement désintéressée, que pour traiter de son propre sort. Je ne sais si les musulmans rassemblés ce jour-là sur le parvis des droits de l'homme à Champ Fleuri étaient présents pour Sakineh Mohammadie Ashtiani ou pour Nassimah Dindar ?

On n'appelle cela une instrumentalisation. Nassimah Dindar s'est peut-être tellement imprégnée de la culture de ses alliés du PCR qu'elle semble vouloir copier l'habitude des Vergès de prendre le maquis et de se cacher pour échapper aux forces de l'ordre, comme autrefois Paul Vergès ou plus récemment Pierre Vergès, après les marchés truqués du Port !

La Dyonisienne, une blogueuse réunionnaise elle-aussi de religion musulmane, entend donc me démontrer que la religion catholique est également archaïque, dans les Saintes Ecritures de laquelle on retrouve les mêmes horreurs que dans la religion musulmane. Pour simplifier le débat, il semble ainsi important de rappeler notre accord avec sa position.

-> Effectivement, l'ancien et le nouveau testament contiennent toute une série de dispositions plus archaïques les unes que les autres, comme par exemple la Loi du Talion.

-> Effectivement, il y a quelques siècles, voire même moins d'un demi-siècle, la condition de la femme n'était guère différente dans un pays chrétien comme la France de celle qu'elle est aujourd'hui dans les pays respectant et appliquant la religion musulmane (l'Islam).

-> Effectivement, à l'époque de l'apparition de l'islam au Moyen-Orient, la condition des femmes était pire en Terres chrétiennes qu'en Terres d'Islam, comme la condition de nombreux serfs paysans.  

Ceci étant posé, ce n'est pas l'objet du débat. Le débat n'est pas de comparer les strates historiques contenus dans des religions ou de faire preuve d'une certaine érudition historique polémiste. Depuis un demi-siècle, la condition des femmes a évolué positivement en Occident chrétien, où elles approchent d'une égalité totale avec l'homme. Des dispositions archaïques, il en demeure évidemment. Ainsi, en France, une femme qui voudrait porter un pantalon (c'est-à-dire s'habiller en homme) devrait, selon les textes, demander l'autorisation de la préfecture, selon un texte des années 1800 jamais abrogé depuis lors mais tombé en totale désuétude. Evidemment, cette disposition existe peut-être encore mais n'est plus appliquée. De même la loi du Talion ou toute une série d'autres dispositions bibliques archaïques.
 
Voilà la différence. D'un côté des sociétés totalement laïques, dans laquelle la religion chrétienne n'est plus qu'une croyance individuelle, librement décidée ... De l'autre, des sociétés sclérosées qui s'enferment dans le respect de dispositions coraniques, en essayant de mettre en oeuvre dans la réalité sociale les enseignements d'une religion sensée décrire et permettre le fonctionnement d'une société parfaite ... il y a une dizaine de siècles. Et au milieu de cela, des croyants intégristes qui veulent appliquer l'esprit de leurs textes religieux en Occident et qui ne tolèrent pas que les sociétés laïques dans lesquelles ils se sont implantés ne les laissent pas vivre comme s'ils étaient dans une société islamique. D'où les aberrations de La Dyonisienne qui compare son droit de pouvoir se voiler à celui qu'avait Marie il y a deux mille ans !

Le fanatisme religieux qui nous oppose repose ainsi sur cette aberration. Cinquante années d'évolution en faveur des femmes, qui en fait l'égale des hommes en Occident (sauf en période de guerre) et leur objet, leur possession, en Terres d'Islam (bien que la femme objet existe toujours en publicité en Occident ; un homme demeure un homme, quelque soit le vernis de civilisation) ... Auxquels il faut rajouter deux siècles de colonisation, et dix siècles d'affrontement religieux et de guerres pour la possession de la ville sainte de Jérusalem, berceau de nos religions monothéistes.

Fanatisme religieux mais également incompréhension. Il y a plus un fanatisme laïc en France, par différence avec de nombreux autres états occidentaux où il y a une beaucoup plus grande tolérance envers les religions, comme aux Etats-Unis ... France où toute nouvelle religion se voit plutôt considérer comme une secte dès lors qu'elle ne repose pas sur l'absolue liberté de croyance de ses fidèles ... un peu comme dans l'empire romain antique où la religion chrétienne fut considérée comme une secte à ses débuts et fit l'objet de persécution. Le message de la religion chrétienne d'aujourd'hui n'a plus rien d'intolérante. Un message d'amour et de paix ; c'est comme cela que je ressens le catholicisme, mais évidemment c'est un message bien difficile à entendre dans le monde d'aujourd'hui, où l'absence de messages intégrateurs dans la société conduit la jeunesse à se réfugier dans les premiers discours englobant qu'ils entendent, où des gens s'entendent à réfléchir pour eux et à leur donner une pensée pré-machée à digérer, pour s'y reconnaître : le fanatisme islamique.

(Nota bene : Accessoirement, peut-on dire que la mort par lapidation soit barbare ? J'ai beaucoup aimé un éditorial d'un journaliste qui s'interrogeait pour savoir si la lapidation était plus barbare que la pendaison, le poison ou la chaise électrique. En vertu de quelle raison pouvait-on accepter, trouver normal, une exécution par pendaison ou par électrocution dans certains pays et pousser des cris d'orfraie lorsqu'il s'agit d'une exécution par lapidation ? Cela vaut au moins que l'on y réfléchisse, pourquoi manifeste-t-on ?)

Réflexion vingt (28 avril 2010)
A Kamile ...


Tu as effectivement bien résumé la position qui est la mienne. «Nul n'est plus obscurantiste que celui qui décrit en aveugle ce qu'il ne connaît pas». Je le prends pour moi et n'en suis pas fier. Je reconnais que ma position est haineuse. Ou plutôt qu'elle rejoint une position médiatique raciste qui exclut l'autre, le musulman. 

Mais je connais autant qu'il m'est possible l'islam car je vis dans une société métissée d'islam, comme nombre d'autres français. L'islam qui m'entoure passe pour être tolérant, mais je trouve plus tolérants les évèques qui prônent le dialogue inter-religieux en France, alors que le catholiscisme est majoritaire, que les imams qui le prônent chez nous, en souhaitant une reconnaissance que l'islam n'accorde pas aux autres religions sur ses propres terres d'Afrique ou d'Asie. Je réagis surtout très mal à tous les discours de musulmans apparemment modérés mais qui veulent voir reconnu publiquement leur religion en France, même par des moyens détournés (attribution de jours fériés comme la religion catholique) ...


Depuis mon très jeune âge, la discrimination qui frappe les chrétiens en terre d'islam m'a toujours choqué, révolté ... Que les hommes et les femmes puissent être contraints de respecter des lois absurdes en terre d'islam ou d'ailleurs, touchant d'ailleurs essentiellement les femmes (impossibilité de conduire en Arabie Saoudite et en Afghanistan, obligation de se couvrir d'une burka (Afghanistan), les jambes et les cheveux dans tous les pays musulmans, jusqu'aux Comores), et parfois les hommes (interdiction de consommer de l'alcool, de s'embrasser en public) ...

L'islam qui m'entoure est supposé être tolérant, mais les responsables musulmans de mon département reconnaissent que 200 femmes environ y portent le voile intégral/niqab ... Je suis désolé ... Je ressens le fanatisme de la plupart des musulmans qui m'entourent dans la façon qu'ils ont d'afficher leur foi (chez toi aussi je ressens un tel fanatisme) ... En France, l'immense majorité des gens n'affichent plus leur foi qui appartient à la sphère intime ... Et cette foi me dérange, je le reconnais ... ainsi que l'islam et les valeurs que cette religion véhicule (la foi des témoins de Jéhovah et leur prosélytisme me gène tout autant, accessoirement).

Tu dis que je parle de quelque chose que je ne connais pas. Mais comment connaître intimement une religion qui condamne à mort ceux qui abjurent leur foi (apostasie) ? Comment étudier une religion dont les valeurs sont surtout tellement obscurcissantes. Et puis je suis intimement chrétien ; l'étude de la bible malgré les choses arriérés qui y figurent pourrait m'attirer ... pas le coran ni l'islam. Mais je ne prends pas l'islam pour une secte sataniste. Ce n'est pas l'occident qui traite les musulmans d'infidèles et de suppôts de satan. C'est l'inverse ... il ne faut pas confondre.

Pour moi, mon image du musulman est celle d'un fanatique (au sens du fanatisme chrétien de l'inquisition) ... chacun d'eux peut basculer à tout moment dans un respect scrupuleux du coran ... et ultérieurement dans le terrorisme ... Mais ce n'est pas de la peur. Au volant, chaque conducteur que l'on croise peut aussi basculer dans la violence agressive, mais ce n'est pas pour autant que j'arrête de conduire ... question de proportion, de probabilité ... La probabilité est comparable avec l'islam. Même si cela restreint forcément les amitiés que je peux nouer avec un musulman ...

L'usage du ILS ou du EUX avec brio ... Quelle autre forme en français puis-je utiliser pour parler de plusieurs ou de nombreux ? Désolé, Kamile, en matière de religion, je ne suis pas raisonnable, mais obscurantiste ... Je crois en l'avènement d'une guerre qui nous opposera un jour les uns contre les autres, chrétiens contre musulmans, guerre dans laquelle les musulmans occidentaux devront choisir leur camp, et où une grande majorité constitueront une cinquième colonne embusquée, ce qui fragilisera d'autant notre capacité à nous défendre ... La dernière croisade. Voici revenu le temps des guerres de religion. Je ne suis pas sûr qu'on gagnera cette guerre, si ce n'est par des moyens de restriction drastique des libertés publiques (internement de tous les musulmans comme le firent les Etats-Unis avec les japonais pendant la seconde guerre mondiale).

Suis-je intoxiqué par des séries télévisées ou par les médias de débilité. Non. Je ne le pense pas. Nous n'avons pas déclaré une guerre à l'islam. Le 11 septembre 2001 a été commis par des gens qui se réclamaient de l'islam. D'ailleurs, comment une religion comme l'islam qui se croit seule vraie, dont des sectes obscurantistes proclament le djihad, dont toutes les habitudes excluent les autres religions (jusqu'à la nourriture halal qui interdit toute autre nourriture, jusqu'à l'apostasie qui est puni de mort), pourrait-elle cohabiter avec une autre religion comme le catholiscisme ?



Réflexion dix-neuf (25 avril 2010)
Islam, polygamie et nationalité française ...


Que penser de l'épisode nantais du polygame musulman, de sa femme voilée, de ces quatre femmes, de ces douze enfants et du procès-verbal contesté ? La polémique enfle parce qu'un ministre de l'intérieur demande la déchéance de la nationalité de ce musulman pratiquant pour polygamie ... parce qu'il ne semble même pas en fait que l'homme soit un intégriste ; ils sont en effet des milliers de musulmans tout à fait normaux en France à pratiquer religieusement la polygamie ... et la pratique de la polygamie n'est choquant pour presqu'aucune femme musulmane ; il s'agit pour elles d'une pratique culturelle et religieuse ... Ce serait écrit (en fait c'est évidemment écrit) dans le coran ...
//www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/26/l-homme-accuse-de-polygamie-envisage-de-poursuivre-brice-hortefeux-pour-diffamation_1342999_3224.html
//www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/27/etre-digne-d-etre-francais_1342496_3232.html
//www.lemonde.fr/politique/article/2010/04/26/voile-integral-polygamie-comment-un-fait-divers-devient-une-controverse-politique_1342588_823448.html
//www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/26/soupcon-de-polygamie-eric-besson-rappelle-que-la-procedure-de-decheance-prendra-du-temps_1342468_3224.html
//www.lemonde.fr/societe/article/2010/04/26/a-la-mosquee-arrahma-de-nantes-la-crainte-d-une-stigmatisation-systematique-de-l-islam_1342732_3224.html

L'invraisemblable aberration dans cette histoire n'est pas que l'on puisse demander la déchéance de la nationalité française de cet homme, et pourquoi pas de ses femmes et de ses enfants ... L'aberration est que ces faits ne soient pas découverts en dehors de ce genre d'accidents. L'aberration est que ces personnes puissent toucher les indemnités de la Caisse d'allocations familiales sans que les contrôles ne puissent les faire apparaître. L'aberration est que cet homme puisse tricher avec la loi, puisse déclarer ses quatres femmes comme femmes isolées, que cet homme n'est pas le minimum de conscience qui voudrait que l'on ne triche pas avec les lois, avec les règles. Et pour ces simples raisons, il faudrait les déchoir de leur nationalité française, tous les membres de cette famille polygame sans exception, car quelle vision de la France de tels parents tricheurs peuvent-ils donner à leurs douze enfants ? De futurs membres de gangs de barbares ?

Tout citoyen français devrait savoir qu'il faut respecter les lois de la république, et plus encore ceux qui ont souhaité être nationalisé français. Mais le problème évidemment c'est qu'une partie de ces nationalisés, comme de ceux qui immigrent simplement chez nous, c'est qu'ils viennent pour profiter en tant que passagers clandestins de notre système de protection sociale français. Et à l'heure où les simulations des retraites font apparaître qu'une des conditions d'amélioration des comptes passe par la diminution du taux de chômage (mais ne serait-ce pas plutôt l'évolution de la population active occupée), il apparaîtra peut-être prochainement indispensable de restreindre l'immigration en France, qui a pour conséquence une croissance de la main d'oeuvre en attente d'un travail (et vraisemblablement aussi des tricheurs vis-à-vis de nos systèmes de sécurité sociale (allocations familliales, CMU ...).

Que faire des millions de citoyens français qui ne respectent pas les règles minimales de vie en société ? Les déchoire de leur nationalité française ? Pourquoi pas ! Mais il faudrait avant tout réformer les règles de notre système de protection sociale, qui ne devrait être accessible qu'aux seuls citoyens français, et qui devrait cesser de financer tous ceux qui trichent avec nos lois. Suppression des allocations familliales, des allocations pour femmes seules (sauf les mères mineures), de telle sorte que notre système social cesse d'attirer l'immigration, et que cela nous permette alors de pratiquer une immigration choisie de personnes hautement formées et utiles à notre société ... et non pas le ramassis de tricheurs et de polygammes musulmans que constituent une bonne part de l'immigration qui nous échoie.


Réflexion dix-huit (17 janvier 2010)
Terrorisme et collaboration ...


Ces deux termes sont fortement symboliques mais également intimement liés. Ma première pensée, en songeant à écrire ces quelques mots, partit de l'idée que l'horreur nazie de l'extermination du peuple juif dans les chambres de la mort ... oeuvre monstrueuse et abominable à laquelle une très grande partie du peuple allemand, mais également une large partie des peuples français, belge, italien, autrichien, collaborèrent ... n'avait de sens que si elle servait de leçon à tout jamais aux hommes devant l'abomination. Il n'est pas neutre que ce soit le peuple allemand, peuple qui a donné naissance à Emmanuel Kant et à l'Aufklärung, qui soit également à l'origine du développement de l'horreur nazie ! Ce ne peut pas être à un hasard qu'une langue aussi belle que l'allemand, qui fut parler par tant d'immenses philosophes, se soit trouvée souillée par l'abjection nazie et soit devenue la langue des camps de concentration et une langue de peur !

Si Dieu existe, s'il ne se désintéresse pas totalement de l'humanité, alors l'horreur nazie devait avoir un but ... celui d'empêcher une abomination encore pire que celle des nazis, plus terrible encore, si cela est possible ... A défaut, cela ne peut signifier qu'une seule autre chose ; que Dieu n'existe pas ou qu'il se désintéresse du sort de l'humanité. Et aujourd'hui, il me semble difficile de penser que les divers massacres et atrocités qui ont jalonné les soixante dernières années ne sont rien ... ou que l'exemple de la folie du nazisme ait réellement servi à quelque chose, pour les survivants.

Le problème évidemment, c'est que l'immense majorité des terriens sont désormais nés après la seconde guerre mondiale, et que ceux qui ont vécu la folie hitlérienne, comme victimes, comme monstres ou comme collaborateurs, ne sont plus qu'une poignée.

Terrorisme et collaboration ... Ces deux termes sont d'abord liés par l'histoire même, comme les deux faces d'une pièce de monnaie ou d'une médaille, comme la folie hitlérienne nous l'a rappelé ... Le terrorisme ou la collaboration sont d'abord les deux choix qui se posent à toute personne confrontée à de tels évènements, comme une occupation militaire. Un français en 1941-1944 avait ainsi le choix entre résister ou collaborer, se ranger du côté des résistants ou des allemands (ou de Vichy). Choix simple. Il en va de même en Palestine occupée actuellement ou au cours des 60 dernières années, comme ailleurs. Toujours le même choix binaire entre le bien et le mal, la facilité ou la difficulté, sans qu'il oit possible de savoir de quel côté se range le bien ou le mal, le perdant ou le gagnant ... Seule l'histoire tranchera entre les perdants et les gagnants, transformant les terroristes en résistants et les bons respectueux des règles en vilains collabos ... ou inversement ...

Plus largement, on peut penser que le même choix se pose à tout moment de notre vie, dans toute société ; ceux qui respectent les règles pouvant facilement être considérés comme des collaborateurs de l'ordre établi même dans la plus parfaite des démocraties occidentales ...

Terrorisme et collaboration ... La relation peut également être vue d'une autre manière entre ces deux symboles ... Car une partie d'un peuple collabore souvent avec des actes terroristes, de la même manière que d'autres collaborent avec le pouvoir en place, ou le pouvoir d'occupation. C'est cette collaboration qui donne sa légitimité à des actes terroristes ; le fait que d'autres se reconnaissent en ces actes, qu'ils ne les condamnent pas et ne poursuivent pas leurs auteurs. Cela a pu être observé en France entre 1941 et 1945 ... Cela se voit surtout dans la légitimité accordée par de nombreux croyants musulmans dans le cadre des attentats terroristes islamistes de ces dernières années, comme par exemple contre le World Trade Center en 2001 ...  

L'islamisme a ainsi occulté la terrible leçon du nazisme donnée par l'histoire ... normal en raison de la haine qui oppose désormais l'islam et le judaïsme, les pays arabes et Israël ... Leçon d'un peuple entier condamné à collaborer, par la peur, la manipulation et le nationalisme, avec la barbarie et la haine ... Cette leçon qui fut donnée il y a un demi siècle en premier lieu aux peuples allemands et autrichiens ... et qui aujourd'hui sera donnée aux croyants musulmans ; condamnés à voir ceux qui ne croient pas en leur Dieu, les mécréants d'occidentaux, comme des non-hommes, que le bon musulman doit rejeter (ou assassiner) dans une vision déformée du Djihad (puisque le Djihad selon certains autres ne serait qu'un cheminement intérieur) ...

Terrorisme et collaboration ... et ses relations avec l'islam(isme) ... deux symboles à méditer pour ce début d'année 2010 !


Réflexion dix-sept (1er décembre 2009)
Le vote suisse et le regard porté par l'Occident sur l'islam


Le vote massif des électeurs suisses en faveur de l'interdiction de construction de nouveaux minarets en Suisse vous pose-t-il problème ? A moi, en aucun cas. Sur la base de quel principe le vote démocratique des citoyens suisses pourrait-il être considéré comme illégitime ? Aux yeux de qui ? D'une minorité de musulmans suisses ? D'une majorité de musulmans dans le monde ?

On nous apprend ainsi que les musulmans de Suisse et d'Europe envisagent de porter plainte devant la cour européenne des droits de l'homme ! Mais pour quelle raison l'interdiction de construction de minarets en Suisse porterait-elle atteinte aux droits de l'homme des musulmans de Suisse et d'Europe ?

Par ailleurs, à titre comparable, dans ces conditions, l'interdiction de construction d'églises (et pas seulement de clochers d'église) en Arabie Saoudite serait également une très grave atteinte aux droits de l'homme pour les chrétiens occidentaux ou arabes, et il faudrait peut-être également saisir à ce sujet la cour européenne des droits de l'homme ... à moins que ce genre d'arguments ne marche que dans un seul sens, contre l'Occident ?

Les européens sont veuls. Ces dernières années, à de multiples reprises, ils se sont laissés intimidés, insultés, villipendés par les foules musulmanes, que ce soit à l'intérieur de leurs frontières ou dans les capitales des pays musulmans, pour des histoires de caricatures, pour quelques mots du pape, pour des lois sur la burqa, et aujourd'hui pour un référendum suisse. Les suisses ont ouvert la voie à une indispensable réaction des opinions publiques européennes face à un islam vindicatif et expansionniste, à un islam sectaire et incompatible avec les lumières et la démocratie.

Pour ma part, j'estime que l'islam n'a rien à faire en terre chrétienne ; il existe des terres d'islam pour ceux qui sont adeptes de cette religion. Et pourtant, il ne me gêne en rien que les musulmans pratiquent leur religion dans mon pays. Ce qui m'interpelle plus, ce sont les conversions de chrétiens occidentaux blancs à l'islam (et encore plus lorsqu'il s'agit de femmes).

Mais nos religions ne peuvent cohabiter sereinement ; de nouveaux risques d'affrontement religieux sont trop probables entre l'islam et le christianisme ; nos valeurs sont incompatibles. De la même manière que l'Arabie saoudite est une terre d'islam sacrée, l'Europe devrait également à l'inverse être une terre chrétienne consacrée, sur laquelle aucune mosquée ne devrait pouvoir être construite (et toutes les autres démolies). L'Europe, engoncée dans ses droits de l'homme que nul autre état n'applique, et surtout pas les nations musulmanes ou islamistes, engoncée dans son juridisme, devrait se réveiller et bouter une nouvelle fois le maure hors de ses frontières, comme il y a un peu plus d'un millénaire, en 732, lors de la bataille de Poitiers ...

Dommage que l'islam ne puisse plus être vue comme la religion de vieux sages éclairés mais comme la religion de fanatiques archaïques dépassés misogynes et de terroristes dangereux sanguinaires ...


Réflexion seize (6 juillet 2009)
Et si c'était plutôt l'homme qui portait la burqa !


Un clin d'oeil à un article du Monde plein d'intelligence et de malice, de l'écrivaine Pierrette Fleutiaux, qui propose que, plutôt de voiler sous une burqa la femme, cet « être faible, soumis à toutes les tentations (...) concupiscente, tout entière la proie de pulsions condamnables », il serait plus judicieux de voiler les hommes eux-même sous la burqa. En effet, comme le rappelle cet écrivaine, « l'homme est beau, l'homme est la création première de Dieu, la femme le désire indécemment ». Protégé sous sa burqa, l'homme « s'y verra conforté dans son incontestable supériorité. Il saura, dans les autres burqas, reconnaître les hommes pieux et respectueux de la loi, et ainsi renforcera nécessairement la belle et indispensable communauté masculine (...) L'homme a en lui la force de l'âme et le respect naturel de l'ordre divin. L'homme n'a rien à craindre des misérables appâts de la femme ».

A lire, cet article du Monde fort plaisant et amusant, fort bien écrit, plein d'une féroce satyre de la supériorité masculine. Jubilatoire en comparaison de l'arriération de certaines doctrines religieuses sur les droits des femmes ...

« Enfin, reconnaissons qu'il y a grand danger à abandonner les fils de l'homme aux soins de la femme. Son faible entendement ne peut que leur nuire. A l'homme de prendre en charge l'homme dans le nourrisson, à lui de le langer, le nourrir, le soigner. Une fois sa tâche reproductive accomplie, que la femme dirige ses agissements erratiques vers l'extérieur, qu'elle s'en aille piailler dans les assemblées publiques, mais que ses miasmes ne corrompent plus le foyer sacré de l'homme. La dignité de l'homme exige qu'il porte la burqa. La burqa est faite pour l'homme. »
//www.lemonde.fr/opinions/article/2009/07/04/la-dignite-de-l-homme-exige-qu-il-porte-la-burqa-par-pierrette-fleutiaux_1215257_3232.html


Réflexion quinze (26 juin 2009)
Les relations de l'islam avec l'occident ... Un problème de secte ?


En parlant des extrêmismes religieux qui empoisonnent le dialogue entre les peuples, entre les civilisations, entre les religieux, ne nous trouvons-nous pas face au problème des sectes au sein de la mouvance islamiste et de la religion musulmane ? La France, comme d'autres pays européens, ont une politique très agressive et protectrice à l'égard des mouvements sectaires, qui sont accusés, à raison, de manipuler les esprits de leurs adeptes. Le problème, c'est qu'on ne peut définir facilement une secte que par rapport à une religion constituée. Dans le cadre des mouvements sectaires de la mouvance chrétienne (Témoins de Jéhovah, Eglise de la Scientologie, Raëliens ...), on se trouve face à des gourous auto-institués, face à un discours révélé ... Et surtout, ces mouvements sont appréhendés par opposition à des églises reconnues et organisées.

L'islam, à la différence de la chrétienté, des catholiques ou des églises protestantes, n'est pas instituée, n'est pas structurée de manière pyramidale, n'est pas organisée. Toutes les mouvances islamiques se réfèrent au saint Coran, et il n'existe aucune autorité supérieure reconnue apte à déclarer que tel ou tel mouvement n'est qu'une secte. Le problème de l'islam ... et de l'occident qui doit faire face à la montée des intégrismes islamiques ... c'est son éclatement. Ainsi, le mouvement salafiste peut-il être considéré comme une secte, ou comme une branche à part entière de la religion musulmane ?

Le problème de l'occident, c'est évidemment que ce travail de classification des mouvances islamistes entre religion officielle et mouvements sectaires, ne pourra pas être effectué par elle-même. C'est aux autorités musulmanes de s'en occuper, pas à l'occident.

Cette classification en mouvement sectaire pose évidemment plusieurs problèmes. Tous les états occidentaux n'ont pas la même position sur les sectes ; les Etats-Unis étant notamment beaucoup plus permissifs que la France et plus largement l'Europe sur cette question ... Rares sont les mouvements considérés comme sectaires aux Etats-Unis. Ce n'est notamment pas le cas de l'Eglise de la Scientologie ou des Témoins de Jéhovah ... Il faut pratiquement qu'il y ait un risque de massacre pour cela, ou plutôt de terrorisme ... Cela permet ainsi de comprendre plus simplement la position d'ouverture affichée par Barak Obama sur la question du voile et des mouvements islamistes ...

Le deuxième vieux problème que cela suppose, c'est que la frontière entre religion établie et mouvement sectaire est loin d'être étanche. Le christianisme, initialement, était une secte. De même que les églises protestantes, constituées initialement autour de Calvin, de Luther, et de certains princes allemands ... ou anglais ... L'anglicanisme fut une religion d'état décidée par un roi qui récusait la tutelle romaine ... Comment traçait alors une frontière entre secte et mouvement religieux. L'islam sous Mahomet aurait été considéré comme une secte, de même que le judaïsme sous Moïse. Aucune frontière n'existe réellement ... Les sectes d'aujourd'hui peuvent être les religions de demain !

Mais je suis d'accord sur un point ... Le port du 'niqab', même librement consenti par des femmes musulmanes, doit souvent être assimilé à l'appartenance à un mouvement sectaire ... C'est le cas de Faiza S. comme on s'en aperçoit lorsqu'elle parle de sa religiosité ... "En attendant, c'est là-bas (... en Arabie Saoudite ...) qu'elle prend ses conseils lorsque la famille a un doute sur le licite et l'illicite de sa pratique religieuse. Un savant saoudien lui répond au téléphone. Et c'est à lui qu'elle s'en remettra s'il lui faut un jour choisir entre le niqab et la France."
//www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/23/vivre-en-france-avec-le-niqab_1210261_3224.html

Le problème évidemment, c'est qu'il est difficile de faire comprendre à une personne qu'elle est manipulée par une secte, et encore plus dans le cas de l'islam où leurs adeptes croient à un acharnement anti-musulman de la société française.

La France se trompe peut-être également de combat. Ce n'est pas le port du voile qu'il faut combattre, ni les signes d'appartenance religieuse (ce qui entre parenthèses leur reconnaît le caractère de religion) ... mais les sectes qu'il lui faudrait combattre ...


Réflexion quatorze (23 juin 2009)
Centralisme républicain, communautarisme et diversité ...


L'extrêmisme islamique me pose problème au sens où il exclut mon existence en tant qu'occidental catholique croyant en un autre Dieu, ert qu'il me dénie le droit d'exister et de vivre. L'islam par contre ne me gêne absolument pas, à partir du moment où il m'autorise à croire différemment.

La France offre plusieurs visages dans cette histoire. En tant que patrie des droits de l'homme, en tant qu'ancien pays colonisateur, en tant que terre d'accueil, elle a eu vocation à accueillir de nombreux musulmans qui se sont intégrés dans la société française. En tant république jacobine et centralisatrice, elle tolère cependant difficilement la diversité régionale et son système éducatif a longtemps eu pour seule vocation pays l'uniformisation des cultures, des langues et des apparences. Enfin, en tant que terre chrétienne et fille aînée de l'Eglise catholique romaine, la France conserve un passé chrétien ancien et des stigmates des guerres menées contre les maures dans le passé, qui imprègne son histoire.

Toute l'interrogation qui traverse nos responsables politiques et les médias quant au port de la 'burqa', du 'niqab' ou du 'hijab', se doit d'être resitué et interrogé dans ce contexte. La culture jacobine française explique notamment que des signes apparents d'appartenance à la communauté musulmane soient combattus par l'état centralisateur français et par l'institution éducative. De même que ce même état et ces mêmes institutions ont combattu l'usage des langues régionales dans le passé, que ce soit le breton, l'occitan ou le créole dans les départements d'outre-mer, ou leur culture en ce qu'elles avaient de spécificités par rapport par une culture 'française' rêvée, fabriquée ou idéalisée.

L'égalité des droits implique encore pour l'état et les institutions françaises la négation de toute différence entre les citoyens ; seules les différences de fortune étant tolérées voire encouragées. Car au fond, il n'existe de culture française que par négation des cultures qui l'ont constituée (les cultures bretonne, basque, corse, occitane, créole ...). La culture idéalisée ou rêvée de la France, ce n'est pas un socle commun d'éléments culturels rajoutés, ce n'est pas un creuset enrichi des apports des unes ou des autres ... Ce sont des cultures privées de tout ce qui les distinguait les unes des autres.

En face de cette préoccupation centralisatrice et jacobine de l'état français, on trouve également la tentation communautariste qui traverse notamment actuellement la société française, qui voit des groupes ethniques nombreux au sein de la société rejeter les processus d'intégration pour se réfugier dans la mise en valeur de leurs différences d'avec le reste de la société, d'avec cette société française qu'ils rejettent et par laquelle ils s'estiment rejeter.

Entre communautarisme et centralisme jacobin, il me semble qu'il doit pouvoir y avoir une marge pour le respect et la reconnaissance de la diversité ethnique, culturelle et religieuse. Avec les limites que seules nos sociétés occidentales chrétiennes affichent une telle souplesse, que certaines sociétés musulmanes ne respectent aucunement (même si une telle assertion doit être relativisée ; de nombreux états africains comme le Sénégal étant également tout autant libéral à l'égard de l'islam et du catholiscisme). 

Et de se rappeler cette phrase de Paul Ricoeur citée par Jean Daniel dans un éditorial du Nouvel Observateur ... «Si vraiment les religions doivent survivre, il leur faudra en premier lieu renoncer à toute espèce de pouvoir autre que celui d'une parole désarmée, il faudra surtout, et c'est le plus difficile, chercher au fond même de leurs enseignements ce surplus non dit grâce à quoi chacune peut espérer rejoindre les autres, car c'est en profondeur seulement que les distances se racourcissent.»


Réflexion treize (22 juin 2009)
Comme quoi la religion demeure un point d'opposition majeure dans notre monde 'moderne', même en dehors de tout affrontement des civilisations ...


Nul besoin d'opposer des extrêmismes religieux entre eux ... La religion, bien plus facilement que tout autre sujet de conversation, oppose très facilement les uns aux autres, athées, déistes, catholiques, musulmans, juifs et bien d'autres ... La religion et la mise en question de Dieu que celle-ci suppose, demeure le principal centre d'intérêt de nombre d'entre nous ...

Nous avons beau croire que nos sociétés occidentales sont 'laïques' et arrachées à la question de Dieu, il me semble qu'il n'en est malgré tout rien ... Que même le plus pur des athées continue malgré tout à parler de Dieu, à s'exprimer sur Dieu, à penser à Dieu (même s'il s'en défend, même si c'est pour contester son existence), à interroger l'existence de Dieu ... La question de Dieu, malgré tout, continue d'interroger le sens de nos vies ... Evidemment, la sécularisation du christianisme, son recul apparent dans nos sociétés occidentales européennes, semblent laisser croire que seuls l'islam et quelques sectes sont capables de répondre aux interrogations des jeunes en perdition, cherchant une réponse à leur mal-vivre dans la religion et les extrêmes. 

La question de Dieu demeure.

Nous nous étions interrogés sur le problème du 'hijab' ou voile islamique, suite au discours du Caire de Barak Obama, et de quelques épisodes liés à la question du voile en France, avec notamment le licenciement par l'université de Toulouse d'une jeune étudiante doctorante, bénéficiant d'une bourse doctorale ... Il y a quelques jours, c'est la question de la 'burqa' (ÈÑÞÚ) qui s'est invitée dans l'actualité et dans les travées de l'hémicycle parlementaire ... Même s'il faudrait plutôt parler du 'niqab' et non de la 'burqa', d'origine saoudienne et non afghane ...
//fr.wikipedia.org/wiki/Burqa
//fr.wikipedia.org/wiki/Niqab

La société française demeure extrêmement tentée de légiférer sur la question du port du voile, qu'il s'agisse du 'niqab', du 'hijab' ou de la 'burqa' ... Les raisons n'en sont d'ailleurs pas toujours avouables ou du moins défendables ; il s'agit le plus souvent de compenser l'obligation qui est faite aux femmes non musulmanes dans les pays arabes de respecter les coûtumes locales, ce qui leur impose de se couvrir également (Afghanistan, Arabie Saoudite, Comores ...). Il semble ainsi normal à une fraction de la population française non musulmane d'imposer aux femmes musulmanes l'interdiction de porter ce même voile, avec l'excuse de la défense de la liberté féminie de se vêtir librement.

Un état démocratique et libéral telle la France peut-elle imposer de respecter ses coûtumes et ses habitudes aux personnes qu'elle héberge ou accueille ? Une habitude vestimentaire comme le fait de se voiler (ou de porter un calot sur le haut du crâne, une barbe en rouleaux comme les juifs orthodoxes ...) peut-elle être considérée comme une violation de règles de vivre ensemble, de la laïcité ? Je ne le pense pas. On en arrive actuellement à une forme d'extrêmisme laïc. Comme si l'affrontement s'était déplacé, de l'islam contre le christianisme, vers l'islam contre la laïcité.


Saucratès


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06/12/2010
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Intolérance religieuse (1)

Réflexion douze (9 juin 2009)
Le port du voile islamique pose-t-il problème en France ?


Le président américain Barak Obama traitait de ce problème récemment dans son discours du Caire, estimant que les démocraties européennes ne devaient pas se réfugier derrière les principes de la laïcité pour imposer aux femmes musulmannes notamment l'abandon du voile islamique (hijab). « (...) Il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant ce qu'une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l'hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme (...) »

En France, on apprend aujourd'hui qu'une jeune étudiante doctorante, bénéficiant d'une bourse doctorale, Sabrina Trojet, a été licenciée par l'université de Toulouse de son poste de recherche pour port du voile islamique.
//www.rue89.com/2009/04/17/une-doctorante-licenciee-pour-port-du-voile-islamique

Les arguments de l'université de Toulouse reposent sur l'obligation de neutralité des agents publics, qu'ils recoivent ou non du public. Il doit aussi être noté que si la loi française interdit le port de signe religieux ostentatoire au collège et au lycée, elle autorise les étudiants a manifester librement leur appartenance à une religion.

Le port du voile islamique (ou hijab) correspond-il à un signe religieux ostentatoire et est-il contraire à notre philosophie, à notre approche de la laïcité, à nos valeurs démocratiques ? Cette question est difficile à traiter. C'est un signe d'appartenance à la religion musulmane, comme le port de la kippa, du chapeau ou de la barbe longue, pour les hommes dans la religion juive. Mais en même temps, plus d'un homme porte le même type de chapeau noir ou la barbe séparément en France sans être juif. De même, le port d'un foulard sur les cheveux peut également s'observer en France, ou par exemple dans certaines scènes de films en voiture, sans que ce soit considéré comme un signe d'appartenance à la religion musulmane. Le port d'un foulard sur les cheveux était également obligatoire dans les églises chrétiennes il y a à peine quelques décennies, de telle sorte que le port du foulard (couvrant les cheveux) est très loin d'être exclusivement un signe ostensible d'appartenance à la religion musulmane ; une chrétienne intégriste pourrait en porter un également, ou une riche propriétaire aimant porter de beaux foulards Hermès.

Je crains ainsi que la mise en cause du foulard islamique par la France sous couvert de laïcité et de lutte pour la défense des droits des femmes ne soient une simple réaction anti-islam. Ce qui semble plus choquant à nombre de français, ce n'est pas tant le risque que cette femme, ou une autre, soit obligée de porter le voile islamique par contagion, mais que l'Etat français puisse aider financièrement une musulmane qui affiche ostensiblement sans appartenance à une autre culture que la nôtre, alors que tant de tant de jeunes français et françaises de religion chrétienne n'en bénéficient pas ... Et ceci, c'est du racisme !

Evidemment, je reçois aussi les arguments de ceux qui militent pour le droit des femmes à s'habiller de la manière dont elles le souhaitent, même dans la religion musulmane. Ces gens-là, féministes souvent, font valoir que les femmes et les jeunes femmes musulmanes risqueront de se voir imposer par leurs proches, par un époux intégriste, par une mère traditionnaliste, par effet de contagion ou par effet de mode, le port du voile en se référant à l'exemple de cette femme. Et que défendre la laïcité, c'est défendre le droit des femmes musulmanes à ne pas porter le voile ...

Mais en même temps, les féministes pourraient aussi émettre le même genre de critiques contre le port de la mini-jupe, en faisant état qu'une même forme de pression des hommes et des collègues pourraient être exercée contre les jeunes femmes si l'une d'elles se mettait à porter la mini-jupe (ou la jupe). Faudrait-il alors aussi interdire le port de la mini-jupe ou de la jupe ?

De même, et de manière évidemment beaucoup plus sérieuse (car la critique précédente est une blague), il faut rappeler que, bien que le port du voile islamique soit libre à l'université en France, cela ne semble pas créer parmi les jeunes étudiantes de religion musulmane une atroce obligation de porter le voile, imposée par leurs proches. Il est vraisemblable qu'un certain nombre de jeunes étudiantes musulmanes se sentent attirées par le port du voile, par conformisme ou par souci de traditionnalisme. Mais en même temps, toutes les jeunes étudiantes musulmanes ne sont pas voilées à l'université, détruisant en cela les arguments de ceux qui militent pour la défense des droits à l'autodétermination des femmes.

Barak Obama aurait-il donc raison sur le port du voile ? L'interdiction en France pour cause de laïcité ne serait-il qu'un prétexte gratuit reposant plus précisément sur un rejet de l'islam ? Et nierait-on pour cela nos propres valeurs libérales pour nous opposer à l'islam pour des raisons racistes ?

L'islam n'est certes pas une religion tolérante, s'ouvre aux pires extrêmismes humains, et met en avant une vision particulièrement rétrograde de la société et du rôle de la femme. Mais n'est-ce pas néanmoins l'Occident et plus précisément l'Europe qui serait en fait particulièrement intolérant en matière religieuse dans le cas du port du voile islamique ?

 

 

Réflexion onze
(22 septembre 2008)
Retour en justice de l'affaire du mariage annulé pour cause de non-virginité de l'épouse ...


Ou de l'existence d'une justice dans la vie puisque cette dernière, qui avait épousé un sombre con, lui demande désormais 50.000 euros de dommages et intérêts pour son comportement lors de sa nuit de noce ...

Cela se passait ce lundi 22 septembre auprès de la cour d'appel de Douai, qui est amenée à se prononcer sur une décision rendue le 1er avril 2008 qui avait annulé l'union des deux protagonistes, de confession musulmane, pour erreur sur les qualités essentielles de la personne. Le parquet général de la cour d'appel de Douai a demandé l'infirmation du jugement. Décision le 17 novembre.

Dans ces attendus, le parquet général considère que la question de l'hymen n'est pas un motif présentable pour obtenir l'annulation d'un mariage, puisque poser comme condition la virginité de la future épouse «porte atteinte aux principes de l'égalité de l'homme et de la femme, de libre disposition de son corps et à la dignité». «Une nullité du mariage fondée sur le défaut de virginité de l'épouse est contraire à l'ordre public», a insisté lundi le secrétaire général du parquet général de la cour d'appel de Douai, Eric Vaillant.

L'épouse, élève infirmière dans la région parisienne, demande toujours l'annulation de l'union mais pour d'autres motifs ... La violence morale et le manque de respect à son égard dont a fait preuve son mari lors de cette soirée nuptiale, où il l'avait violamment rejetée et renvoyée auprès de sa famille ... Elle demande 50.000 euros de dommages et intérêts ... Peut-être le prix de la stupidité, de l'abrutissement et de l'aveuglement de l'époux dans certains préceptes religieux d'un autre temps ... L'époux, informaticien, pour sa part ne varie pas ... il continue d'insister sur le manque de «sincérité» de l'épouse eu égard à sa «non virginité» pour plaider l'annulation du mariage.

En conclusion insolite à cette affaire terrible, sous forme de nota bene, on notera que l'on ne pourra plus désormais être un sombre con lors de la nuit de noce ni imposer à notre femme d'être vierge pour le mariage ... Terrible égalité des sexes ... Nous perdons, nous les hommes, notre dernière parcelle de supériorité sur les femmes (!!!!!) Et on doit toujours leur ouvrir les portes et porter leurs paquets ... Au secours (!!!!!) Il ne fait plus bon vivre en Occident ...


Réflexion dix (8 juin 2008)
La position pro-life du sénateur John Mac Cain, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine ... ou l'intolérance religieuse des chrétiens évangélistes à l'assault du droit à l'avortement pour les femmes et de la campagne présidentielle américaine ...


La position pro-life du sénateur John Mac Cain, candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, n'est pas nouvelle. Il s'est déjà attaqué par le passé à la jurisprudence de la Cour suprême des Etats-Unis Roe versus Wade datant de 1973 qui légalisa l'avortement. Il a récidivé samedi 16 août à Lake Forest en Californie, dans la méga-église de Saddleback du pasteur Rick Warren, où les deux candidats à la présidentielle américaine étaient invités à un forum religieux organisé par Rick Warren, l'un des pasteurs les plus influents des Etats-Unis. Intervenant après Barack Obama, John Mac Cain a semblé particulièrement en phase avec les chrétiens évangéliques soulignant son opposition absolue à l'avortement parce que les droits de l'être humain commencent dès la conception.

D'une manière plus large, John Mac Cain défend également l'idée qu'il faut mettre un terme au gouvernement des juges, qui voit des juges souvent progressistes se substituer à la représentation nationale.

Lorsque l'on se souvient des combats et des procès qui ont été menés par des hommes et des femmes courageux pour défendre le droit à l'avortement des femmes, en France ou aux Etats-Unis, comme ailleurs, et qui ont conduit de nombreuses personnes, hommes ou femmes, en prison avant que ce droit à l'avortement ne soit reconnu aux femmes au milieu des années 1970, on ne peut qu'avoir peur de l'irruption de l'intolérance religieuse des chrétiens évangélistes, aux Etats-Unis mais certainement aussi en France, dans le débat public, et par la probabilité non nulle qu'un de leur représentant ne soit désigné en tant que président des Etats-Unis, et ne fasse reculer le droit des femmes de plusieurs décennies.

L'intolérance religieuse naît comme toujours de l'impossibilité pour des fanatiques religieux de relativiser leur croyance et leurs engagements, jusqu'à nier la liberté de choix de leurs voisins dans des domaines intimes et personnels ... Ce que représente effectivement le droit à décider d'avorter pour une femme, quelque soit la valeur que l'on donne à la vie d'un foetus humain (ou à un bébé) et même si personnellement on n'aimerait pas avoir à prendre une telle décision. Malgré tout, cette possibilité offerte de pouvoir avorter représente un droit fondamental dans une démocratie, comme le rappelle justement l'arrêt de la Cour Suprême des Etats-Unis, et les démocraties qui ne l'autorisent pas (Irlande et Pologne) pour des raisons religieuses ne me semblent pas pouvoir être considérées comme de véritables démocraties.

Accessoirement, la force du système judiciaire et constitutionnel américain repose sur la capacité de la Cour Suprême des Etats-Unis (sorte d'équivalent d'une fusion du Conseil constitutionnel français, de la Cour de cassation et du Conseil d'état) de prendre des décisions de portée constitutionnelle qui peuvent modifier le droit américain et les droits des américains, ce dont nos instances judiciaires françaises sont incapables. Quelques grandes avancées aux Etats-Unis ont ainsi été obtenues par le biais d'arrêts célèbres de la Cour suprême, en matière de droits civiques ou pour l'avortement ... L'équilibre entre les pouvoirs exécutif, parlementaire et judiciaire à la sauce américaine ... un véritable équilibre.


Réflexion neuf (8 juin 2008)
La virginité d'une jeune femme (ou d'un jeune homme après tout) est-elle une qualité essentielle de la personne, comme l'a estimé le tribunal de grande instance de Lille en annulant un mariage sur ce fondement ... ou pourquoi les femmes épousent-elles des connards ?


Pour quelles raison le tribunal de grande instance de Lille a-t-il estimé que la virginité d'une jeune-femme était une qualité essentielle de sa personne ... et qu'en ayant menti sur sa virginité, la jeune femme musulmane poursuivie en justice par son époux musulman était en tord ... et qu'il y avait lieu d'annuler ce mariage "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe ? Que devient la justice en France ? Que se passe-t-il avec les juges français ?

Evidemment, il nous faut nous rappeler qu'il y a encore quelques décennies, un peu moins d'un siècle, le lendemain des épousailles était le témoin d'une scène assez proche, dans nos campagnes françaises ... Les jeunes mariés exhibaient alors aux yeux de tous les invités les draps nuptiaux sur lesquels tout le monde attendait de voir apparaître une belle tache de sang, signe manifeste de la viriginité de la jeune épousée ... L'histoire ne dit pas ce qui arrivait si la tache de sang n'était pas au rendez-vous ... L'histoire ne dit pas si quelques gros cons incultes ne frappaient pas ou ne tuaient pas leur jeune épouse pour se venger de la 'honte' frappant leur famille ... Cette pratique ancienne dans les campagnes françaises ... je suppose qu'elle y a disparu ... est par contre toujours bien vivace dans les pays de religion musulmane ... qui la réimportent sympathiquement dans notre beau pays des droits de l'homme (mais pas des droits de la femme ...).

Mais si la justice laïque de notre pays valide ces coûtumes archaïques, en donnant la bénédiction de notre Droit à de telles pratiques rétrogrades et insultantes pour la femme ... où va-t-on ? Car c'est bien de l'égalité des droits entre les hommes et les femmes qu'il est ici question ...

Comme l'écrit Anne Chemin dans un article du Monde (5 juin 2008) ... « Les magistrats de Lille, qui voulaient sans doute permettre aux époux de tourner la page, ont choisi d'aller au bout de la logique de la subjectivité : parce que le marié considérait la virginité comme un critère décisif, le tribunal a accédé à sa demande d'annulation. Dans cette affaire, le vice de consentement ne fait aucun doute ... mais les valeurs qui le fondent posent problème : le droit peut-il accueillir sans sourciller cette vision archaïque de la sexualité féminine ? »

Pour moi, cela ne fait aucun doute ... Certains critères doivent être rejetés, critères dont font partie la virginité, comme la couleur de peau ... Même s'il est difficile d'imaginer que deux personnes puissent s'être mariées sans s'être rendu compte de la couleur de peau de leur conjoint ... Hors le cas d'un aveugle ... Mais un tel mariage pourrait-il être également annulé (en France) sur la base du fait que l'un des époux serait raciste ?

Même s'il vaut mieux, dans le cas précis qui nous intéresse, que la jeune épouse soit libérée de ce mariage avec un tel mari ... Mais n'est-ce pas plutôt à son niveau qu'il faut rechercher "l'erreur sur la qualité essentielle" du conjoint ... une telle connerie, une telle étroitesse d'esprit, un tel fondamentalisme ou un tel intégrisme religieux n'est-il pas inacceptable ? Ce bon musulman voulait-il une avance sur son quota de vierges qui l'attend au paradis ? N'a-t-on pas plutôt affaire à un crypto-terroriste islamiste pour accorder une telle importance aux vierges ?

Autre exemple des dérives possibles de la justice dans le cas de la pression du religieux (et notamment la religion musulmane), ce jugement de la justice allemande du 12 janvier 2007, à Francfort, cité par Caroline Fourest dans un article du Monde du 6 juin 2008.


Réflexion huit (29 mars 2008)
Le film anti-islam Fitna du néerlandais Geert Wilders


Une nouvelle fois, un certain nombre de pays dont la religion officielle est l'islam (à moins qu'il ne faille dire ... la seule religion autorisée ...) hurlent à l'anathème parce qu'un film produit et diffusé en Occident vient attaquer leur religion ... Précédemment, cela avait été un livre (les Versets Sataniques), des caricatures parues dans des journaux (au Danemark et en France), ou les déclarations du pape Benoît XVI sur le Jihad en septembre 2006 ...

Cela pose plusieurs problèmes particulièrement sensibles. Le premier consiste simplement à se rendre compte qu'il est impossible pour des pays ne reconnaissant pas les libertés publiques de leurs citoyens (Iran, Syrie, Arabie Saoudite, Jordanie, Indonésie ...) de comprendre que d'autres états, essentiellement en Occident, puissent être tenus de respecter les libertés publiques de leurs citoyens sur leur territoire. Comment l'Iran ou la Syrie pourraient-ils comprendre que les Pays-Bas, le Danemark ou la France ne peuvent pas jeter en prison un homme, un journaliste ou un patron de presse parce qu'il a produit un film, quelques caricatures ou écrit un livre, interdire ce livre, ce journal ou ce film, ou censurer tout écrit qui n'aurait pas l'agrément du Pouvoir en place ? C'est un problème de culture. La culture des pays du monde musulman est une culture de la peur, de la violence centrale, de l'absence de droits. D'où les meurtres ou les arrestations sommaires de journalistes, de cinéastes ...

Et c'est la raison pour laquelle les prix Nobel de la Paix sont attribués dans ces pays arabes (je pense à l'Iran particulièrement mais les autres pays arabes sont dans une situation exactement semblable) à des hommes ou des femmes qui se battent pour faire reconnaître les droits des citoyens dans leur pays, au péril de leur vie ou de leur liberté le plus souvent ... Le prix Nobel de la Paix n'a pas été attribué à un dirigeant arabe (mis à part ceux qui sûrent dépasser leurs clivages pour défendre la paix israëlo-palestinienne) ... Par contre, en Occident, ce sont les hommes politiques qui sont parfois récompensés au travers de l'attribution du prix Nobel de la Paix pour leurs actions en faveur de la paix et du droit. Ce n'est pas un hasard ...

Les Pays-Bas étaient déjà allés très loin en bloquant la diffusion de ce film sur internet et en salle, bien au-delà de ce que devrait autoriser la législation européenne sur nos libertés publiques. Evidemment, dans nos pays pratiquement démocratiques, ces libertés publiques doivent être limitées par l'intérêt collectif de tous. Et il est évident qu'il était indispensable de bloquer ce film dont la diffusion risquait d'embraser le monde musulman, comme lors de l'épisode des caricatures de Mahomet. Mais n'est-il pas terrible que nos gouvernements soient obligés de violer nos libertés individuelles parce que des fanatiques religieux musulmans, à des milliers de kilomètres ou au sein même de nos cités, vont menacer nos pays d'attentats, vont s'attaquer à nos ambassades ou mettre à mort certains de nos compatriotes qui pourraient tomber entre leurs mains ?

Geert Wilders n'a-t-il donc pas au fond tout simplement raison sur la dangerosité de l'islam et de la religion musulmane. Si des gouvernements et des fanatiques étrangers peuvent contraindre nos gouvernements à violer nos lois et nos droits civiques, n'ont-ils pas déjà gagné cette guerre qu'ils nous livrent depuis de nombreuses années, commencée bien avant le 11 septembre 2001, sur notre propre territoire ?

Comment est-il possible que nous puissions critiquer nos hommes politiques, la monarchie anglaise, la religion catholique (comme avec le film ... La passion du Christ ... de Martin Scorcese), mais pas une religion étrangère telle celle des mahométans ? S'intéresse-t-on à ce que ces fanatiques religieux disent ou publient dans leur propre pays, dans leur langue arabe ? Fait-on un scandale international parce qu'un fanatique illuminé écrit un pamphlet incendière sur notre religion, notre Dieu, la vierge Marie ou Jésus ? Notre droit s'arrête à chacune de nos frontières, et certains d'entre nous seraient simplement autorisés à faire interdire la publication d'un tel livre chez nous. Mais pour quelle raison irions-nous interdire un tel livre en Iran, en Syrie, en Arabie Saoudite, en Jordanie, en Indonésie ou au Pakistan ?

Il y a un autre problème ... la possibilité que tout musulman soit un terroriste potentiel, avec une version de cette religion qui incite au Jihad et au sacrifice de sa vie par le suicide terroriste ... le fait qu'à ce jour, nul catholique ou nul occidental ne peut être sûr que son voisin musulman ou son collègue de travail ne soit pas un terroriste potentiel, attendant l'occasion de perpétrer un attentat meurtrier ... Terrible de le dire, de le penser ou de l'écrire ... Surtout dans nos pays où toute discrimination est bannie et où tout homme a droit d'être considéré comme innocent tant qu'il n'a pas été condamné pénalement.

Pour rappel, il faut se rappeler qu'en septembre 2006, suite aux déclarations contreversées du pape Benoît XVI sur le Jihad, un chef religieux musulman de la capitale somalienne, lié au puissant mouvement des tribunaux islamiques, avait appelé samedi les musulmans à "se venger" du pape. "Quiconque offense notre prophète Mahomet devrait être tué par le musulman se trouvant le plus proche de lui", avait-il lancé dans une mosquée du sud de Mogadiscio. Pour ces fanatiques, tout musulman doit être un terroriste en puissance ... et selon la valeur que chaque musulman accorde à sa religion ... tout musulman peut en devenir un ... Imagine-t-on aujourd'hui nos curés dans nos villes et nos campagnes prêcher la guerre sainte et le meurtre des musulmans qui nous entourent ou que nous fréquentons ?...

La religion catholique a été dans la même situation, à l'époque des Croisades, au début du Moyen-Age européen ... Tout catholique pouvait à cette époque se réveiller en Croisé (bon surtout les nobles) pour partir libérer Jerusalem des mains des mahométans ... La religion catholique retrouva également une telle frénésie au quinzième et seixième siècle, à l'époque de l'Inquisition espagnole et des guerres de religion. Mais cette histoire douloureuse appartient à notre passé. Cette histoire est aujourd'hui terminée en Occident, chez les chrétiens ... la religion appartient à la sphère des croyances privées de chacun d'entre nous, et nous ne tenons plus à l'imposer par la haine au reste du monde. Mais ce n'est pas le cas de l'islam à ce jour.

Cette histoire de film présente une dernière caractéristique attristante. Nos gouvernements vont se lancer dans une course aux génuflexions vis-à-vis des états du monde musulman pour s'excuser du comportement certainement hautement répréhensible de Geert Wilders. Et un certain nombre de personnes vont menacer d'attaquer (judiciairement ou physiquement) ce dangereux terroriste néerlandais, au lieu de se tourner et de s'unir contre les véritables terroristes de cette histoire ... les gouvernements du monde musulman qui nous menacent (Iran, Syrie, Arabie Saoudite, Jordanie, Indonésie, Pakistan ...) ... et le fanatisme religieux islamiste ...

La guerre des civilisations (c'est-à-dire des religions) aura-t-elle finalement lieu ? En tout cas, l'Islam et les états qui s'en réclament, l'ont déjà déclarée à l'Occident ... Simplement, l'Occident espère encore pouvoir échapper à cette guerre, comme les démocraties ont de tout temps espéré échapper aux guerres que les régimes totalitaires leur déclaraient, comme avant 1939. L'époque de l'accord de Munich approche-t-il une nouvelle fois ?


Réflexion sept (28 décembre 2007)
L'assassinat de Benazir Bhutto


Benazir Bhutto est morte assassinée au Pakistan, vraisemblablement par des extrêmistes musulmans islamistes, avec vingt autres personnes. C'est horrible, atroce, abominable ! Les mots manquent pour traduire l'émotion que j'ai ressenti en apprenant la nouvelle de sa mort. Et pourtant, je ne la connaissais pas. Mais Benazir Bhutto était une femme courageuse qui se battait pour sortir un pays de la dictature militaire et de l'obscurantisme islamique.

Que peut-on dire de plus pour que sa mort ne reste pas impunie ni qu'elle ne serve pas à rien ? Pas grand chose. Juste l'espoir que les musulmans, partout dans le monde, se décide à reconnaître que tous les pans de leur religion qui n'accorde pas la même valeur, les mêmes droits et la même place à la femme, doivent être rejetés, oubliés, annulés ... Afin que l'islam cesse d'être cette religion archaïque et passéiste et redevienne cette religion des lumières qu'elle a été dans un passé lointain ...

--> Que la femme n'est pas inférieure à l'homme
--> Qu'elle a les mêmes droits que lui (conduire, hériter, divorcer, voter, être élue ...)
--> Que la polygamie doit être rejetée
--> Que sa place à l'extérieur ou à l'intérieur de la maison est d'être l'égale de son mari, et non pas de le servir ...

Parce qu'aujourd'hui, je considère l'islam, intégriste ou non, comme une religion archaïque dont le seul objet est de maintenir le pouvoir de l'homme sur la femme ... Evidemment, en Occident, la femme n'est l'égale de l'homme que depuis bien peu de temps ... un demi-siècle à peine ... et encore pas tout à fait ... Cela n'autorise évidemment pas l'Occident à donner des leçons de civisme au reste du monde.

C'est simplement la Justice qui l'oblige ... Musulmans de tous pays, si vous n'êtes pas intégristes, réformez cet islam qui vous fait honte ! N'oubliez pas Benazir Bhutto et toutes les femmes mortes depuis des décennies en combattant l'obscurantisme de l'islam et plus généralement des hommes, quelle que soit leur religion !


Réflexion six (13 octobre 2006)
Sectarisme (suite)


Une nouvelle polémique concernant l’islam et le prophète est née une nouvelle fois au Danemark et ses autorités craignent de nouveaux dérapages anti-danois dans les pays de religion musulmane. Et c’est reparti. Des cocktails molotov sont lancés contre l’ambassade du Danemark à Téhéran. Les Frères musulmans d’Egypte appellent à boycotter les produits danois. L’Indonésie, la Jordanie, l’OCI, l’Egypte et l’Iran ont fait savoir leur indignation.

Pourquoi ? Parce que quelques jeunes danois d’extrême droite ont sorti une vidéo insultant le prophète Mahomet !

Evidemment, ces jeunes danois extrêmistes sont cons. Mais la connerie n’est-elle également le fait des responsables politiques ou religieux musulmans qui n’hésitent pas à instrumentaliser ce dérapage pour pourfendre l’occident responsable de tout et de rien (et du sionnisme).

Comme l’écrivait Laurent Greilsamer du Monde le 18 septembre 2006, "... imagine-t-on des foules virulentes manifester en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis pour exiger du président iranien qu’il retire immédiatement ses déclarations sur le sionisme et qu’il s’excuse solennellement pour avoir plusieurs fois affirmé qu’il convient de "rayer Israël de la carte" ? Non, bien sûr. L’exigence d’excuses est une arme que se réservent les fanatiques, les despotes, les fous d’orgueil et les tribuns populistes."

Je veux bien penser que le racisme anti-musulman est inacceptable, que la tolérance doit primer sur le rejet. Mais il faudrait savoir raison garder. La réponse à ce DVD pourri n’est pas de brûler l’occident et ses ambassades. Il y a des conneries qu’il vaut mieux parfois ne pas relever, lorsqu’on ne peut pas attaquer en justice des écrits qui nous indisposent. Ou alors, les états de religion musulmane n’ont qu’à faire voter une loi dans leur propre législation qui leur permettra de poursuivre les publications offensant leur foi et publiées sur leur territoire national. Une telle action serait inattaquable et d’une plus grande portée.

Mais de grâce, cessons de monter tout un peuple contre un autre à chaque fois qu’un mot est dit concernant le prophète Mahomet.


Réflexion cinq (21 septembre 2006)
Sectarisme


Mes précédentes approches contiennent une faiblesse importante. A me lire, on pourrait croire que seul l’islam est intolérant et que le christianisme d’aujourd’hui est épargné par cette dérive. C’est évidemment faux. Le catholicisme est effectivement relativement épargné par l’intolérance religieuse et les mouvements fondamentalistes ou intégristes sont peu développés. L’immense majorité des catholiques se reconnaissent dans une religiosité raisonnable limitée à la sphère privée. Mais ce n’est pas le cas de nombreux mouvements chrétiens, notamment implantés ou nés aux Etats-Unis, et que l’on regroupe en France sous le vocable de ’sectes’. Les mouvements religieux américains et parfois africains présentent souvent des caractères excessifs et sectaires (transes) qui sont sans commune mesure avec la pure raison qui gouverne notre rapport à la religion catholique (qui pour moi a évolué en philosophie d’action et de vie).

Ainsi Georges W. Bush n’est pas catholique et sa relation à la foi n’est pas représentative de l’analyse proposée par le pape (n’en déplaise à ’Anna’).

La religion catholique n’est peut-être le modèle qui dominera le monde dans quelques décennies (contrairement à ce que pense ’Anna’, le catholicisme ne veut pas/plus de cette domination, qui est désormais justement le propre de l’islam). Ce modèle est peut-être en voie d’extinction ... de nombreux croyants se convertissant soit à l’islam, soit se refugiant dans les mouvements sectaires ... les gens cherchant en effet la sécurité de l’endoctrinement (ne pas avoir à se poser de questions) à une foi privée respectant les choix de chacun. Les prochaines décennies verront peut-être le développement de l’islam ou des sectes fondamentalistes chrétiennes, voire du boudhisme (qui lui est particulièrement tolérant) et la disparition du catholicisme ... mais j’en doute car celui-ci a résisté à deux millénaires ...

’Anna’ a beau dire que tout le monde se fout du pape ... il n’empêche que quelques mots de sa part déclenche l’ire de millions de musulmans ... il n’existe aucune personnalité musulmane qui est la même aura que le souverain pontife ...

Pour conclure, l’intolérance religieuse n’est donc pas le propre de l’islam ... Mais je ne peux clore ces quelques réflexions sans parler de cet article du monde du lundi 18 septembre 2006 ...
(//www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-814045,0.html)
’Demande pardon au monsieur’, de Laurent Greilsamer.

... "Imagine-t-on des foules virulentes manifester en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis pour exiger du président iranien qu’il retire immédiatement ses déclarations sur le sionisme et qu’il s’excuse solennellement pour avoir plusieurs fois affirmé qu’il convient de "rayer Israël de la carte" ? Non, bien sûr. L’exigence d’excuses est une arme que se réservent les fanatiques, les despotes, les fous d’orgueil et les tribuns populistes" ...

Un bien bel article qui ne sera malheureusement compris que par les européens (de langue française) non extrêmistes doués de raison ... Dommage.


Réflexion quatre (19 septembre 2006)
A qui la faute ?


La chrétienté et l’islam ne peuvent ni se comprendre ni dialoguer. Les catholiques (et plus généralement les chrétiens) ont su pour la plupart relativiser les enseignements des écrits bibliques. Le catholiscisme est ainsi plus vécu comme une hygiène de vie, comme une morale de vie, comme une philosophie de la vie régissant les rapports avec les autres que comme un dogme inébranlable et obligatoire. Toutes les prescriptions de la bible ne sont pas à prendre au sens littéral. En règle générale, les évolutions de la science en général nous ont ouvert les yeux sur les limites des explications bibliques, même si certains rigouristes chrétiens essaient de nier les évidences scientifiques comme la possibilité du darwinisme (c’est-à-dire que l’homme n’est pas né homme mais est le fruit d’une évolution).

L’immense majorité des musulmans n’a pas effectué la même distanciation vis-à-vis du coran. Ses prescriptions sont ainsi souvent comme des impératifs par les musulmans. Les deux textes n’ont pas non plus la même portée, un peu comme si les catholiques reconnaissaient comme écritures saintes les écrits du fondateur de l’inquisition espagnole.

Il existe enfin une dernière énorme différence entre nos deux religions, qui tient aux différences entre les prêtres catholiques et les imams musulmans (chiites, druzes, sunnites, kharidjistes, wahhabites ...). Les prêtres me donnent une impression de retenue, de discrétion et d’humilité. Leurs sermons visent d’abord la moralité de leurs paroissiens et ne sont que bien rarement politiques. Je ne pense qu’il y ait la même retenue dans les prêches des imams musulmans, même si justement ma religion et ma couleur de peau me ferment l’accès aux lieux où je pourrais en prendre connaissance (à l’inverse du catholiscisme qui n’interdit pas l’accès de la messe aux musulmans). Et il me semble qu’un prêtre catholique haineux ne pourrait pas rester curé d’une paroisse bien longtemps, à la différence de l’islam qui semble le tolérer (à défaut de l’encourager).

Comment donc nos deux religions pourraient-elles aujourd’hui cohabiter ? Ces différences ne s’expliquent pas uniquement par l’âge des religions. Il suffit pour s’en assurer de regarder la religion juive, plus ancienne que les religions chrétiennes, mais dont la religiosité de ses adeptes est proche de celles des musulmans. Le facteur explicatif ne se situe pas non plus dans l’évolution de la société porteuse (occidentale ou arabe). En effet, de jeunes occidentaux basculent très facilement vers le fanatisme islamique et non vers un fanatisme catholique. Le facteur explicatif se trouve donc à l’intérieur de l’islam et de ces préceptes.


Réflexion trois (18 septembre 2006)
Quel futur ?


L’excitation des foules musulmanes commence à retomber un peu partout dans le monde. Les représentants dits modérés des cultes musulmans disent se satisfaire des regrets et des explications apportées par le pape Benoît XVI (comme le recteur de la mosquée de Paris). Et de plus en plus de monde estimera alors que cet épisode devra être oublié, au fur et à mesure que de nouvelles actualités viendront remplacer ces images.

Mais il restera dans notre souvenir l’assassinat d’une religieuse par des extrêmistes musulmans en Somalie, l’incendie d’églises en Palestine ou ailleurs, les appels au meurtre claironnés dans de nombreuses salles de prière par des imams fanatiques.

Quelle est cette religion qui peut tolérer des appels au meurtre vis-à-vis d’autres êtres humains auxquels seule une religion les oppose, qui peut tolérer l’appel à la guerre sainte et au jihad, qui peut tolérer le fanatisme et le terrorisme à l’encontre de l’autre ? Est-ce une religion ? Comme peut-elle tolérer être représentée par des fanatiques haineux appelant au meurtre et à la mort ?

Comment des gens responsables comme les dirigeants du culte musulman de France peuvent-ils jouer avec les sentiments de leurs correligionnaires, en prenant position aujourd’hui contre les propos du pape ou hier contre les journaux publiant des caricatures de Mahomet, en sachant pertinamment qu’il peut suffir d’une étincelle pour fanatiser les croyants musulmans de France ? Est-ce de l’inconscience ? Du calcul ?

Il ne faudra pas oublier cet épisode. Le monde n’est plus le même depuis quelques années. Ces épisodes de grande violence généralisée à l’égard de l’Occident et des chrétiens, pour des caricatures ou pour un mot déplacé, vont devenir de plus en plus fréquentes. Un système nouveau s’est mis en place. Les foules arabes du monde entier connaissent désormais leur capacité de nuisance. Il y a une opinion arabe mondiale, dont les centres d’intérêt sont totalement différents des nôtres. La religion et le Coran sont au centre de leurs préoccupations, alors que la chrétienté a dépassé ce stade depuis des siècles. Il y aura d’autres épisodes de ce type, d’autres meurtres, d’autres incendies, d’autres appels au meurtre (l’interdiction du port du foulard islamique ...).


Réflexion deux (18 septembre 2006)
Assassinat


Une religieuse catholique italienne de 70 ans et son garde du corps somalien ont été assassinés par des hommes armés dans un hôpital de la capitale somalienne Mogadiscio, suite aux appels au meurtre d’un chef religieux de la capitale somalienne lié au puissant mouvement des tribunaux islamiques. Il avait appelé samedi les musulmans à "se venger" du pape. "Quiconque offense notre prophète Mahomet devrait être tué par le musulman se trouvant le plus proche de lui", avait-il lancé dans une mosquée du sud de Mogadiscio.

C’est triste de mourir à cause de la connerie d’excités fanatiques, surtout lorsque l’on a passé sa vie à secourir les autres, comme cette religieuse.


Réflexion une (17 septembre 2006)
Intolérance religieuse


Les réactions exarcerbées de l’ensemble du monde musulman aux déclarations du pape Benoît XVI sur le jihad me choque profondément. Ces réactions me rappellent entre autres l’épisode douloureux des caricatures de Mahomed. Bien sûr, le pape vient de présenter ses regrets. Mais des regrets pour quoi ?

Benoît XVI n’a fait que rapporter les commentaires de l’empereur byzantin Manuel II Paléologue (XIVe siècle) sur la guerre sainte et sur Mahomet (encore une fois lui), et notamment la conversion à la foi par l’épée.

Les réactions du monde musulman sont exagérées, incompréhensibles. Qu’un journal européen publie des caricatures de Mahomet, et c’est l’ensemble de l’occident qui est attaqué et condamné par des millions de musulmans. Que le pape exprime quelques opinions sur Mahomet et sur un fondement de l’islam (problématique tout de même pour la coexistence paisible des religions) et de même, c’est de nouveau l’ensemble de l’occident et de la religion chrétienne qui est attaquée. Qu’une troupe de théatre veuille jouer une pièce estimée sacrilège par les musulmans (’Le fanatisme ou Mahomet le prophète’ de Voltaire - 1741) comme à Genêve en 1993, à Paris en 2002 ou à Saint-Genis-Pouilly en 2006 (toujours Mahomet), et on assiste également à des manifestations de musulmans demandant son interdiction.

Où sommes-nous ? Où allons-nous ? Je ne conserverai de tous ces épisodes qu’une seule pensée. Que Samuel Huttington a absolument raison dans son livre ’Le choc des civilisations’. Il y a une opposition entre chrétienté et islam qui nous conduira un jour ou l’autre à une guerre sans merci, que l’occident perdra vraisemblablement. Notre culture juridique nous interdit en effet toute discrimination dans l’accès à la fonction publique, à nos forces armées, qui serait fondée sur l’origine ou la religion de la personne. Les instances religieuses musulmanes abusent même de notre système juridique jusqu’à tenter de nous faire condamner la publication de livres ou de journaux (dans l’affaire notamment des caricatures de Mahomet) qu’ils estiment contraires à leur foi. Ce qui est choquant n’est pas cet usage de notre constitution et de nos lois. Ce qui est choquant, c’est l’absence de réciprocité dans tous les Etats arabes où l’islam est la religion d’Etat ou la religion majoritaire.

Quoique certains disent, la guerre entre nos deux cultures viendra. Il suffit de se rappeler que la soif de paix des gouvernements français et anglais à la fin des années 1930 n’a pas empêché la survenue de la seconde guerre mondiale. Les foules musulmanes surexitées d’Arabie, du Pakistan, de Turquie, de Syrie, de Palestine, du Maroc et d’ailleurs, mais aussi de France ou d’Angleterre, ne sont qu’un prélude aux armées qui attaqueront l’occident. Il suffit d’une étincelle.

Voit-on des foules surexcitées de chrétiens brûler des effigies de Mahomet ou d’un quelconque imam parce que untel ou untel a osé exposer des arguments contre la religion chrétienne ? Oussama Ben Laden et des dizaines d’imams passent leur temps à haranguer des foules en appelant au jihad. Mais je ne vois aucune foule de chrétiens nulle part.

Le monde chrétien est trop tolérant. Et le monde mulsulman est trop intolérant. Au nom de la liberté d’expression et de croyance, nous autorisons les pires fanatismes à se développer au sein même de nos sociétés occidentales. Nos concitoyens se battent pour leur faire obtenir le droit de résidence en France (ou ailleurs) au nom de nos grands principes républicains. Je pense qu’il y a un risque. Ces foules surexcitées brûlant des églises ou des effigies du pape ne me font pas peur. Elles me rappellent simplement qu’il nous est pour l’instant impossible de cohabiter en paix avec l’islam et le monde musulman.


Saucratès


05/12/2010
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