Critiques de notre temps

Critiques de notre temps

Morale


La rage au ventre

 

Réflexion deux (17 août 2017)

Encore et toujours enragé !

 

Il me faut peut-être clarifier un point avant de continuer plus loin dans cet écrit. Si je suis à ce point déçu et critique vis-à-vis des socialistes, c'est que j'ai été longuement un ardent partisan du Parti socialiste, jusqu'au point d'écrire que sauf à être millionnaire, il faut être fou et débile pour voter pour un Parti de droite ! Cela, c'était avant 2012, avant l'arrivée de François Hollande à la Présidence et de Valls au gouvernement ! C'était avant que je comprenne que les socialistes n'aiment pas les classes moyennes, qu'ils les haïssent, qu'ils les jalousent et qu'ils n'envisagent la politique qu'à la manière dont on fait son marché : des mesures pour les étrangers, les homosexuels, les assistés, les islamistes intégristes pour lesquels on réforme l'école pour y nier tout ce qui représente la France ...

 

J'ai été un chaud partisan de François Hollande, je me suis réjoui de sa victoire en mai 2012 ... et puis ... j'ai très vite déchanté ... mon fils de 8 ans le détestait déjà, avant même l'élection, avec son projet de lui voler plusieurs semaines de vacances scolaires pour l'été et de le faire travailler une journée de plus chaque semaine. J'aurais dû l'écouter ! Nous aurions tous dû écouter nos enfants scolarisés au primaire ce jour-là ! Au moins le Parti socialiste serait encore debout et prêt à prendre le pouvoir, avec d'autres leaders à sa tête que cette bande d'oiseaux de malheur qui nous ont dirigés cinq années durant !

 

D'où la violence de mes réactions sur les politiques menées par un groupe d'imbéciles, au nom du socialisme ! Putain mais pourquoi tous ces libéraux et ces personnes haineuses et intéressées ne se sont Pas affichées comme de droite (ou plutôt comme «ni gauche ni droite») dès avant 2012 ... On aurait pu alors avoir de véritables socialistes au gouvernement et à la Présidence de la République, et non pas ces girouettes haineuses n'aimant ni les pauvres, ni les riches, ni les classes moyennes ... Qui aiment-ils ? Mis à part les homosexuels ? Aucune idée. Les pauvres assistés, tricheurs, voleurs, avec des dents ?

 

Donc nous voilà cinq ans plus tard. Entre temps, des lois scélérates ont été votées : loi Macron, loi «travail» ou loi El Konnerie, loi sur le mariage pour tous, réforme des rythmes scolaires puis de l'enseignement au collège (interdire tout ce qui intéresse les classes moyennes ... latin, grec, classes bilangue ... sous prétexte du sacro-saint égalitarisme pour niveler par le bas ... surtout pas une tête qui dépasse ... alors que les politiques socialistes bien sûr ne sont pas concernés ... ils doivent soit avoir leur propre école hors contrat ... dans l'idée de tuer la concurrence pour leurs gosses, qu'ils partent avec un avantage dans la compétition des études ?) ... Puis un ancien socialiste, brillant paraît-il se présente comme un sauveur ... ni de droite ni de gauche ... et il est élu. Tout ceci etait-il programmé à l'avance ? Tuer le Parti socialiste, le phagocytet, lui et tous les insupportables rêveurs gauchistes qui le remplissent ? Et la suite elle aussi est-elle aussi écrite. Avec François Hollande qui reste pas loin des manettes, et qui se présentera bientôt en sauveur ? La transformation en Parti islamique, puisque ces hommes politiques là n'aiment pas les français, ni pauvres, ni riches, ni classe moyenne ?

 

Tristement, la déroute vécue par le Parti socialiste ne nous a même pas mis à l'abri du dévoiement des idéaux socialistes. Les ultra libéraux sont toujours là, avec Hollande à leur tête, ses affidés et son cabinet noir (celui qui causa la perte de Strauss-Kahn et de Fillon ?), mais également ceux en embuscade à l'extérieur comme Valls chez les macronistes, avec d'autres ... Mais l'on y trouve aussi tous les identitaires, de Belkacem à Harlem Desir en passant par Bareigh ... pour lesquels priment des intérêts identitaires ou communautaristes en lieu et place de l'intérêt collectif et de la grandeur de la France. Autrefois, l'extrême gauche pouvait faire de l'entrisme au Parti socialiste ... après tout c'est ce qui fut reproché à Lionel Jospin ... Aujourd'hui je crains que ce pourra plutôt être le fait, non plus de l'extrême gauche, mais des islamistes et des communautaristes ... Au point où en est le Parti socialiste, comment pourrait-il refuser les voix de tous les musulmans de France et des banlieues ?

 

Le pire n'est toujours pas arrivé ? Peut-on tomber encore plus bas, dans les manipulations ?

 

 

Réflexion une (28 août 2015)

La rage

 

Parler de l’actualité politique de notre beau pays, c’est s’exposer à faire éclater sa rage, son écœurement, son incompréhension devant les diverses décisions de nos bons dirigeants. D’une certaine façon, l’action du gouvernement semble avoir pour objectif de se mettre à dos l’ensemble des citoyens français, tout en nous faisant croire que ce gouvernement bénéficie du soutien des français, grâce à un traitement déformé et complaisant par les médias, télévisuels notamment.

 

Ce gouvernement n’a plus rien de ‘socialiste’ au sens propre du terme, c’est-à-dire la « recherche d’une organisation sociale et économique plus juste ». Ou bien, je ne suis plus socialiste. Ce gouvernement promet toujours plus de libéralisme au pire patronat de notre temps, et en même temps il s’attaque toujours plus aux classes moyennes, afin qu’elles bénéficient le moins possible des dispositifs étatiques (allocations, services publics ...). Nous avons un gouvernement socialiste qui hait les classes moyennes, déteste les riches et méprise les pauvres (voir à ce sujet l'interview de la député socialiste réunionnaise Monique Orphé sur le quartier populaire du Chaudron), les sans-dents comme notre président aime à les appeler. Et les médias muselés sont même incapables de faire un point véritable sur l’absence de politique de ce gouvernement, se faisant simplement l’écho de la parole politique autorisée (promesses en tout sens) sans s’intéresser à la réalité de l’action gouvernementale.

//www.clicanoo.re/487909-monique-orphe-une-elue-de-gauche-qui-s-exprime-comme-les-pires-ultras.html

 

Hausse des impôts depuis l’élection de François Hollande, diminution par 2 ou 4  des allocations familiales sous prétexte que les classes moyennes sont des riches nantis (mais je suppose que cette mise sous condition de ressources des allocations familiales ne s’applique pas aux rémunérations des parlementaires encartés au PS), volonté d’imposer à la source les salariés et de fusionner la CSG et l’impôt sur les revenus afin de pouvoir plus facilement continuer à plumer les classes moyennes, jusqu’à leur disparition et que dans un souci d’égalitarisme maladif, les classes moyennes rejoignent non pas les prolétaires de notre société (qui constituent en fait les classes moyennes d’aujourd’hui), mais le peuple des voleurs et des assistés. Pas une tête qui dépasse, semble être le leit-motif de ceux qui nous dirigent aujourd’hui, afin que les classes dirigeantes, politiques ou économiques, soient véritablement au-dessus de la foule. Une foule d’anonymes, avec une partie de serfs et d’esclaves, trimant pour tenter de survivre sans aucune aide de l’état, juste apte à payer des impôts pour faire fonctionner l’état, et une autre partie d’assistés, étrangers ou voleurs ou caids. Et un état ne servant que les intérêts de la minorité des très riches, ou faisant la machine à exclusion, payant les assistés pour que soit maintenue la paix des très riches et des politiques.

 

Alors oui, la ministre des affaires sociale, de la santé et des droits de la femme, Marisol Touraine, nous a adressé une belle lettre pour vanter sa magnifique réforme, pour nous expliquer qu’elle nous retirait les dernières miettes d’allocations auxquelles nous avions tristement droit pour plus de justice, parce que c’est clair que des gens qui ne travaillent pas, qui ne veulent pas travailler, sont bien plus importants que des sales représentants des classes moyennes, qui ont l’outrecuidance de gagner un peu trop d’argent.

 

Alors oui, quelques politiques veulent aussi imposer le prélèvement à la source des impôts sur le revenu et la fusion de la CSG et de l’impôt, et ils arguent d’un soutien des économistes de tout côté, de droite ou de gauche. Il s’agit d’un discours bien commode, puisqu’il est bien facile d’ignorer la position de ceux qui ne sont pas d’accord. Les français qui travaillent vont forcément se faire bien ‘entuber’ dans cette histoire (ceux qui ne travaillent pas ne payent de toute façon ni impôts ni CSG, ne cotisent à rien mais bénéficient de toutes les aides possibles, toutes celles que nous ne toucheront jamais). Cette belle réforme permettra au gouvernement socialiste de ponctionner encore plus les salariés et les classes moyennes, et je suis même sûr qu’un prochain gouvernement aura ensuite toute latitude pour rétablir un nouvel impôt sur le revenu, une nouvelle taxe sur les classes moyennes, dans quelques années, parce qu’il faudra bien trouver des ressources pour financer les allocations des assistés et des voleurs de notre société.

 

Dans le domaine politique, il y a aussi la réforme du collège qui me fait réagir, cette réforme du collège de cette autre pseudo-ministre issue de la diversité culturelle, dont l’objectif est d’égaliser encore plus par le bas le fonctionnement des institutions de l’enseignement primaire, secondaire ou supérieur. Interdiction des classes bi-langues en sixième, interdiction de l’enseignement du latin, qui est pourtant au fondement de la langue française. Quel est le prochain pas vers la disparition de la spécificité française et la disparition du sentiment d’appartenance à notre Nation ? Le remplacement de l’enseignement du français par l’anglais ou bien par l’arabe ? L’enseignement du grec ancien et du latin me semble être des marqueurs de culture important et il est invraisemblable qu’un ministère d’incompétents veuille interdire son enseignement en France. Alors oui, le latin est aussi un vecteur de sélection sociale, mais son enseignement est ouvert à tous ; il faut juste que les enfants le sachent et acceptent de subir un enseignement supplémentaire (je le sais pour avoir dû batailler avec mon fils pour qu’il accepte de suivre cet enseignement, dont il a compris l’intérêt plus tardivement, arrivé au Bac et dans les études supérieures). Mais le latin, c’est avant tout une ouverture sur une autre pensée, antique, sur les racines de notre langue, sur la culture. Et c’est peut-être justement cela qui gêne les socialistes : la possibilité laissée de renforcer la culture et les racines françaises, la possibilité laissée aux enfants de s’élever intellectuellement. Eux ne visent qu’à faire disparaître les français dans une foule anonyme, de pauvres et de sans dents, à la merci des intégrismes. Les réformes socialistes en matière d’enseignement scolaire sont catastrophiques ; au final, la présidence de François Hollande aura été cinq années de perdues pour la démocratie française, pour le monde de l’enseignement ; et on n’a pas encore tout vu !

 

Saucratès


28/08/2015
0 Poster un commentaire

Sur la Politique (7)

 
Réflexion cinquante-neuf (14 août 2017)
Changement de règne


Je reprends ma plume (électronique) après plus de trois ans de silence. Les élections présidentielles et législatives sont passées par là, de même que la macronisation de la vie politique française. Un illustre inconnu a été élu président de la république française du jour au lendemain, devenant le plus jeune président français jamais élu, plus jeune même que l'inconnu Louis Napoléon Bonaparte en 1848. Un président sans parti politique obtient une majorité à l'Assemblée Nationale en présentant des candidats parfois totalement inconnus. Des dizaines d'hommes politiques autrefois socialistes ou parfois de droite ont aussi changé d'appartenance politique, se découvrant brutalement macron-compatibles. Jusqu'au premier ministre socialiste (dont j'ai presque déjà oublié le nom ... Manuel Valls) qui change complètement d'accointance politique, même si le nouveau parti politique  du nouveau président ne voulait même pas de lui.

 

Les français sont bizarres. Ils ont éliminé des dizaines d´hommes politiques connus des anciens partis politiques pour accepter d'élire des inconnus, ou bien des hommes politiques versatiles changeants recyclés. Des transfuges et des traitres. Quelle tristesse que les français soient aussi facilement manipulables !

 

La grande question est quand même de savoir qui est derrière cette manipulation ? Macron est le nom de quelle manipulation ? Peut-il être son propre créateur ? Et pourquoi les français ont-ils à ce point besoin d'être manipulés ? Ce sont des questions auxquelles on n'obtiendra pas facilement de réponses.

 

Ce  qui m'aurait vraiment amusé, cela aurait été de voir les réactions de ces mêmes hommes politiques versatiles, ces mêmes traitres aux idées politiques qu'ils défendaient jusqu'à lors, dans le cas où Macron eut été battu aux dernières élections présidentielles en avril-mai dernier, si le phénomène Macron avait fait psschit! Qu'auraient fait tous ces politiques s'étant déclarés macronistes compatibles ? Aurait-ce été la débandade, l'affolement généralisé, jupitérien ? Se seraient-ils tous brutalement redécouverts une forte envie de redevenir socialistes ou centristes ? Ce sont en effet essentiellement des socialistes qui ont rejoint Macron avant cette élection. Je pense notamment au maire de Lyon, M. Colomb, ou le maire de St-Denis, M. Anette. J'aurais aimé voir leurs réactions, leur rétro-pédalages affolés, même si au final, leurs mandats électoraux de maires n'auraient pas été remis en jeu immédiatement et que leur versatilité eusse été oublié d'ici là. 

 

Mais bien sûr, ces girouettes ont gagné ! Macron a été élu brillamment puis a remporté les législatives. Et ces politiques versatiles sont maintenant bien souvent soit députés soit ministres. 

 

Trois ans auparavant, le Parti socialiste avait enregistré un recul historique lors des précédentes élections municipales, perdant de nombreuses municipalités (68 villes de plus de 30.000 habitants et 87 villes de plus de 9.000 habitants ... sur un total de 260 villes de plus de 30.000 habitants en France selon Wikipédia ...). C'était alors au bénéfice de l'UM. Que donneront les prochaines municipales ? Quel recul enregistreront l'UMP et le Parti socialiste ?

 

A cette époque, il était également amusant lors de ces élections d'observer le jeu des hommes politiques. Au Parti socialiste, les représentants interrogés au cours des semaines précédentes parlaient d'élections purement locales sans lien avec le plan national. Selon eux, il était incompréhensible d'en tirer des conclusions nationales.  Mais pas du côté des élus UMP par contre. Lors de cette dernière élection législative, les socialistes ne mentionnaient même plus leur appartenance au Parti socialiste, de peur d'être éclaboussés par son imminente destruction. Au mieux, à peine acceptaient-ils de rosir l'écriture de leur nom sur le bulletin de vote (comme par exemple Mme Ericka Bareig, pourtant ministre). Mais pas de rose ou d'indications de l'appartenance au PS !

 

A quoi a-t-on participé également. A une mise à mort programmée du Parti socialiste ? À un hold-up organisé ? Étaient-ce François Hollande et son gouvernement qui étaient derrière cela ? Ou bien n'ont-ils été que des acteurs involontaires ... et incompétents ?

 

On a aussi observé la multiplication des affaires d'emplois familiaux parmi les assistants parlementaires de nos députés et sénateurs. Le premier à tomber a été le candidat UMP à l'Elysée, François Fillon. La campagne présidentielle a bruissé des informations le concernant. Bizarrement, maintenant que les élections sont passées, on n'entend plus rien sur l'affaire « Pénélope Fillon ». C'est vraiment bizarre, un peu comme pour le groupe terroriste du Larzac, du Comité invisible. Bien sûr, il restera mis en examen pendant encore 5 ou 10 ans, de manière à s'assurer que François Fillon ne se représentera jamais plus en politique. Par contre, les mêmes journaux sortent des affaires sur d'autres politiques, comme Ferrand ou d'autres ... Mais qui donc est derrière  tout ça ? Qui alimente les journaux en informations ? Qui a des dossiers sur tous les hommes politiques dangereux ? Existe-t-il un cabinet noir qui officiait auprès d'Hollande et qui officie désormais auprès de Macron ?

 

Le plus amusant dans cette histoire, c'est quand même ce qui est arrivé au principal soutien de Macron, à savoir François Bayrou et le Modem. Marielle de Sarnez et François Bayrou se sont crus ministres et vainqueurs des dernières élections présidentielles et législatives ; ils n'avaient été aussi proches du pouvoir, et ils se sont retrouvés trahis comme les autres, exclus du gouvernement et renvoyés dans les poubelles de l'histoire. Triste encore une fois.

 

 

Saucratès
 

 

Mes précédents écrits sur la Politique :

1. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-1

2. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-2

3. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-3

4. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-4

5. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-5

6. //saucrates.blog4ever.com/sur-la-politique-6


13/08/2017
0 Poster un commentaire

Le problème musulman

Réflexion 5

Mercredi 14 janvier 2015, La Montagne

Tout recommence donc encore ...

 

Les institutions religieuses des pays arabes remettent donc une nouvelle fois en cause les dessinateurs du journal satirique Charlie Hebdo parce qu'ils voient dans le dessin de la Une de Charlie Hebdo une représentation de leur prophète Mahomet. L'attentat dont a été victime Charlie Hebdo, né des réactions virulentes des autorités religieuses musulmanes, canalisées par les foules musulmanes, ne leur a pas suffi ? Ils veulent encore plus de morts ?

 

Evidemment, c'est vrai que c'est le prophète Mahomet qui se trouve dessiné à la Une de Charlie Hebdo (même si personnellement je ne l'avais personnellement pas lu de cette manière ... et que le dessin pourrait représenter n'importe quel musulman dans le monde). Très personnellement, ce qui m'avait le plus marqué et pratiquement choqué dans cette Une de Charlie Hebdo, c'était le titre de ce dessin : «Tout est pardonné». Comme pardonner à ces millions d'extrêmistes leurs appels au meurtre et à la haine, qui ont conduit quelques lâches terroristes désaxés à attaquer le journal la semaine dernière. Moi, c'est cela qui m'avait choqué !

 

Donc nos amis musulmans vont repartir de plus belle dans leurs menaces de mort, dans leurs manifestations xénophobes contestant la publication médiatique de cette Une. Ce qui conduit déjà certains journaux à faire bien attention de ne pas publier cette Une sacrilège. Ainsi, alors que les journaux Libération ou Le Parisien ne craignent pas de publier une image de la Une de Charlie Hebdo, le journal Le Monde, un peu moins courageux, se garde bien de reproduire le moindre dessin de cette Une dangereuse ; il ne faudrait que Le Monde puisse courir le risque d'être boycoté par son électorat musulman ou fasse l'objet de menaces de mort !

//www.liberation.fr/societe/2015/01/12/mahomet-en-une-du-charlie-hebdo-de-mercredi_1179193

//www.leparisien.fr/faits-divers/charlie-hebdo-le-prochain-numero-tire-a-3-millions-d-exemplaires-12-01-2015-4440443.php

//www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/14/des-institutions-islamiques-denoncent-la-une-de-charlie-hebdo_4555601_3224.html

 

Comme on pouvait le craindre (comme l'indiquait le dessinateur danois Kurt Westergaard), il y a désormais un risque que les journaux s'autocensurent d'eux-mêmes pour ne pas heurter l'opinion et la sensibilité du lectorat musulman. Il sera donc possible, même en Occident, de traiter et de se moquer de tous les sujets, sauf ceux concernant la religion musulmane (mais aussi la religion juive ou la politique d'Israël).

 

Tout recommence également sur un autre terrain, celui des réactions gouvernementales aux sorties de l'humoriste (pas forcément rigolo) Dieudonné, comme si la défense de la liberté d'expression, si chère au gouvernement lorsqu'elle concerne Charlie Hebdo, n'avait plus cours pour Dieudonné. Ce qu'explique le premier ministre Manuel Valls :

 

« Quelle honte que de voir un récidiviste de la haine tenir son spectacle dans des salles bondées au moment même où, samedi soir, la Nation porte de Vincennes se recueillait », après l’attaque contre la supérette casher, a déclaré Manuel Valls. « Il faut que la justice soit implacable à l’égard de ces prédicateurs de la haine », a-t-il plaidé. Manuel Valls a refusé les parallèles qui ont été fait ici ou là, sous prétexte de liberté d’expression, entre les spectacles polémiques de Dieudonné et les caricatures de Charlie Hebdo. « Il y a une différence fondamentale entre la liberté d’impertinence – le blasphème n’est pas dans notre droit, il ne sera jamais – et l’antisémitisme, le racisme, l’apologie du terrorisme, le négationnisme qui sont des délits, des crimes que la justice devra sans doute punir avec encore plus de sévérité », a-t-il affirmé.

//quenelplus.com/a-la-une/exclu-dieudonne-repond-a-manuel-valls.html

 

Personnellement encore une fois, je ne vois pas de différences entre des dessins caricaturant des hommes, des divinités ou des symboles, religieux ou gouvernementaux, et des spectacles humoristiques (ou non) attaquant des hommes, des divinités , des croyances ou des symboles, religieux ou gouvernementaux. On peut tout autant, dans mon esprit, si ce n'est selon la constitution française de la Cinquième République, s'attaquer à la Shoah ou aux juifs, qu'au prophète Mahomet, au Dieu chrétien ou aux musulmans ! Tout n'est ensuite seulement que question d'interprétation de nos Lois et de notre constitution.

 

Après tout, en 2006 et 2007, un précédent gouvernement avait fait pression sur la justice pour qu'elle accepte les plaintes des institutions religieuses musulmanes et qu'elle fasse interdire le journal Charlie Hebdo. Ce gouvernement actuel (ou ce premier ministre) défend simplement plus la religion juive (en combattant Dieudonné) et moins la religion musulmane (en ne critiquant pas Charlie Hebdo) ; question vraisemblablement d'air du temps !

 

Pour ma part, je défends l'idée que toutes les agressions contre la liberté d'expression sont inacceptables, qu'elles concernent le journal Charlie Hebdo ou l'humoriste Dieudonné. Merde, depuis quand faire un jeu de mot idiot comme «Je suis Charlie Coulibaly» peut-il être assimilé à faire l'apologie du terrorisme ! Le mot Coulibaly vient-il d'être rayé de la liste des mots prononçables, autorisés ? Nous sommes en plein dans du délit de faciès ou de sale gueule ; le fait qui est poursuivi n'est pas l'expression elle-même, mais la personne qui l'a prononcé. Non, pour ma part, je ne partage pas l'opinion de ceux qui pensent que ce jeu de mot idiot soit la goutte de trop.

//www.lexpress.fr/actualite/la-derniere-trahison-de-dieudonne_1640016.html#

 

«Je suis Charlie Coulibaly» : c'est con certes, de mauvais goût certainement. En même temps, j'ai cru comprendre qu'il revenait lui-même de ce rassemblement citoyen (ou bien gouvernemental) et après tout, il pouvait tout à fait penser qu'il aurait pu devenir comme Coulibaly, si son histoire avait été différente ... Pour ma part, je ne me sens pas si éloigné de la dérive des tueurs/terroristes de Charlie Hebdo ... A une époque de ma vie, n'aurais-je pas pu basculer dans cette violence (ou bien celle d'Action Directe ou de Mesrine) si j'avais fait les mauvaises rencontres, les mauvais choix ?

 

Donc ... Vive la liberté d'expression pour tous !

 

 

 

Réflexion 4

Dimanche 11 janvier 2015, La Montagne

L'affaire des caricatures de Mahomet : des incendiaires désolés ?


Des centaines de milliers d'anonymes ont défilé en France pour protester contre le lâche attentat ayant visé le journal Charlie Hebdo. Je n'y étais pas présent mais c'est quelque chose de grandiose, vraisemblablement pas encore fini au moment où j'écrivais ces lignes. Néanmoins, sans vouloir paraître chagrin, je reste extrêmement dubitatif devant la volonté des médias de mettre en avant le fait que des gens de toutes religions étaient présents. Cela me semble le comble de l'hypocrisie lorsque l'on se rappelle des réactions des mêmes leaders musulmans à l'époque de l'épisode des caricatures de Mahomet. La simple décence devrait conduire ces personnes à laisser les français chrétiens, juifs, athées et démocrates pleurer leurs morts !


Petit rappel, Charlie Hebdo a été poursuivi en 2006-2007 pour la publication des «caricatures de Mahomet» et le procès s'était tenu les 7 et 8 février 2007, au tribunal correctionnel de Paris. Les parties civiles à ce procès étaient, entre autres, l’Union des organisations islamiques de France, la grande mosquée de Paris ainsi que la Ligue islamique mondiale (organisation basée en Arabie saoudite). L'avocat de la Ligue islamique mondiale était Me Salah Djemai, qui dénonçait la «provocation de Philippe Val, un radical et un arrogant». Il indiquait également : «La Ligue islamique mondiale ne fait pas ça pour le fric. Le fric de M. Val est puant. »

//m.leparisien.fr/societe/caricatures-de-mahomet-cha...


L'avocat de la grande mosquée de Paris était Me Francis Szpiner, selon lequel : «Charlie voudrait faire croire que c’est le procès de la liberté d’expression. Nous ne reprochons pas le principe de la publication des caricatures. Nous poursuivons Charlie pour les quelques caricatures que nous estimons constituer une injure raciste».


Est-il besoin de rappeler toutes les manifestations anti-occidentales de foules musulmanes organisées dans les années 2006-2007, et les appels au meurtre relayés par une grande partie des responsables musulmans de l´époque ? A Londres où les slogans suivants sont scandés par la foule : «Massacrons ceux qui insultent l'islam» ou «Décapitons ceux qui insultent l'islam» ... Mais aussi à Gaza, de la part de l'organisation terroriste palestinienne Hamas, dont le dirigeant Mahmoud Al-Zahar déclarait : «Nous aurions dû tuer tous ceux qui offensent le Prophète, et au lieu de cela nous sommes là, en train de protester pacifiquement». Jusqu'au MRAP, qui par la voix de son représentant Mouloud Aounit, veut porter plainte pour haine raciale (contre le journal France-Soir qui a également reproduit les caricatures).

//fr.m.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_la_controve...


Jusqu'au Gouvernement français (UMP) qui avait tenté de faire interdire le journal Charlie Hebdo en cherchant à influencer les juges en leur conseillant d'accepter les plaintes des associations musulmanes (dont le Conseil français du culte musulman-CFCM) et du MRAP. Ils seront déboutés. Yves Guéna, président de l'Institut du monde arabe de Paris, «désapprouve» les caricatures controversées de Mahomet, se disant «tout à fait d'accord» avec le président Jacques Chirac dans cette affaire.


Même les évêques chrétiens s'y mettront. La Conférence des évêques suisses dénonce les caricatures «blessantes». «Si la Déclaration des droits de l'Homme prévoit le droit à la liberté de pensée et d'expression, cela n'implique pas le droit d'offenser le sentiment religieux des croyants». De son côté, l'intellectuel musulman Tariq Ramadan juge stupide sur RMC-Info l'attitude de Charlie Hebdo, contribuant selon lui à développer «un bras de fer», dans un climat de peur».


Le 25 avril 2006, à Lyon, de 250 à 600 musulmans manifestent contre la publication des caricatures, à l'appel du Parti des musulmans de France, en criant «Allahou Akba». Le 13 mars 2006, au Pakistan, à Peshawar, le Mollah Qureshi «Il n'y a pas de limite dans le temps… Si quelqu'un tue le caricaturiste dans 50 ans, il aura droit au million de dollars».


On le sait moins également mais au Nigéria, à cette époque, les manifestations des musulmans dans le Nord du pays en réaction à la publication de caricatures de Mahomet dans des journaux occidentaux ont conduit à l'assassinat de 51 chrétiens et à la destruction de plus de 31 églises. Et ainsi de suite ...


De la sorte, il faut comprendre que l'apparente affliction des musulmans français (ou étrangers) puisse me paraître totalement illusoire et opportuniste. On ne peut pas appeler au meurtre sans que le sang de cet attentat ne rejaillisse sur ces mêmes personnes ! Il me semble ainsi que la place de ces personnes n'est pas dans les manifestations de soutien et de peine aux victimes de la barbarie islamiste. Un peu de décence s'il vous plaît !


 

Réflexion 3

Vendredi 9 janvier 2015, La Montagne

Le livre 'Soumission' de Houellebecq : une trop exacte anticipation ?


Michel Houellebecq fera-t-il partie de ces personnes qui eurent tord d'avoir raison trop tôt ? Pour commencer, j'indiquerais que je n'ai jamais lu aucun des livres de Michel Houellebecq ; les critiques et les rumeurs que j'ai toujours entendues sur l'auteur et sur ses livres ne m'ont jamais donné envie de les lire. A tord certainement. Mais il y a tant d'auteurs modernes que je n'ai jamais lu ... Les romanciers les plus récents que j'ai dû lire sont Patrick Modiano (j'aime énormément l'atmosphère de ses bouquins), Albert Cohen, Romain Gary et l'écrivain anglais David Lodge.


Le fait donc que je n'ai jamais lu un livre de Houellebecq n'est pas un signe particulier d'inintérêt ou de rejet de ma part, mais plutôt simplement un signe que je lis peu de romans récents, m'intéressant plutôt récemment, au choix, soit à l'économie, à la sociologie et à la morale, soit à la science fiction. Et à «La recherche du temps perdu» de Marcel Proust.


Pour en revenir donc à Houellebecq, je découvre aujourd'hui son livre et les critiques exarcerbées que l'auteur une nouvelle fois attire. Avant le lâche attentat contre Charlie Hebdo, elles ne m'avaient outre-mesure surprises ni intéressées puisque les livres de l'auteur sont coutumiers de ce fait ; on l'aime ou on le déteste. Mais ce lâche attentat met brutalement en exergue à la fois l'auteur et son livre, même s'il a choisi de mettre fin à la campagne de promotion de son livre (ce qui attiré mon regard et fait comprendre l'existence d'un lien entre l'attentat et le sujet de son livre).


Alors oui, cette fois-ci, je compte lire le livre de Houellebecq. Les critiques virulentes du Monde des Livres (selon Jean Birnbaum, directeur du Monde des livres, le livre suscite «la nausée et la révolte») ne suffiront pas cette fois-ci à me faire fuire, surtout que je pense être particulièrement en harmonie avec ce qu'écrit et pense l'auteur sur le sujet du fait religieux.

//www.lemonde.fr/livres/video/2015/01/07/le-livre-de...


Dans les différentes interviews qu'il a fait paraître, j'ai retrouvé un certain nombre d'analyses que je partage avec lui. L'islam est bien une religion jeune par rapport à la religion chrétienne, et il est normal qu'elle entre en phase d'expansion comme le catholiscisme au cours du dernier millénaire. Entre le seizième et le dix-neuvième siècle, le catholiscisme a bien tenté d'évangéliser la totalité des terres émergées. Il est donc normal que l'islam suive la même tendance, une nouvelle fois, face à une chrétienté en recul doctrinal.

//www.lefigaro.fr/livres/2015/01/06/03005-20150106AR...


Comme lui, je pense aussi que l'athéisme qui se généralisait en Occident, en France, depuis quelques décennies, est un phénomène triste, une voix sans issue, et surtout qui ne peut pas répondre aux besoins de spiritualité qui continuent d'habiter les jeunes et les vieux. Si la religion catholique recule dans notre société, il est alors normal que la place soit prise par une autre religion, si celle-ci est capable d'imposer et de proposer une reconnaissance et un choix de vie aux jeunes. Rien n'est plus triste que de n'avoir aucun but dans la vie, si ce n'est un travail, l'enrichissement et la mort sans espoir d'au-delà. Les jeunes comme les vieux ont besoin d'un espoir, d'un engagement, et de réponses à leurs questions.


Alors oui, comme lui, j'espère que l'athéisme et surtout la laïcité va mourir en France. Pour ma part, je pense surtout que la laïcité n'a plus de raison d'être. La France des années 2000 n'a absolument plus rien à voir avec la France des années 1900 qui a inventé le principe de laïcité. Au début des années 1900, dans la droite ligne de la Révolution française et de l'Ancien Régime, la religion catholique pesait d'un poids terrible dans la vie de tous les jours. Dans la suite des mouvements d'inquisition où le simple fait de ne pas se rendre à l'église pouvait vous faire condamner au bûcher, l'Eglise pesait encore d'un poids terrible dans la vie de millions de français et régimentait leur vie et leurs rapports sociaux. Et non, aujourd'hui en 2015, ce n'est plus le cas et ce recul du fait religieux en France pose un énorme problème.

//www.lepoint.fr/livres/michel-houellebecq-la-laicit...


Ce recul pose problème parce que la France est bien une Terre historique de Chrétienté (même si nous avons auparavant été une Terre païenne, aux temps des druides celtes). Notre Histoire est marquée par l'empire romain, par les invasions barbares (ou des peuples germains), par le développement de la féodalité puis de la royauté, par les affrontements contre l'islam et les Sarrasins, à Soissons d'abord puis en Espagne, à Ronceveaux, puis enfin lors des croisades vers Jérusalem. Notre Histoire ensuite est marquée par le développement de la Raison, des Lumières puis de la Démocratie, toutes notions qui, si elles ne sont pas nées en Occident (ce sont les grands penseurs arabes qui nous ont fait redécouvrir les écrits des philosophes de l'Antiquité, qui avaient été oubliés/perdus/brûlés pendant les années d'obscurantisme du Moyen-Âge chrétien), y ont été développées puis mises en application.


Alors, oui, la France demeure la fille aînée de l'Eglise Catholique, une Terre de catholiscisme où selon moi, seuls sont légitimes de se dresser les clochers des églises. Il faut désormais revenir en arrière. La laïcité n'a plus aucun sens lorsqu'elle interdit les sonneries des cloches des églises, les crêches dans les lieux publics, tout simplement parce que des coreligionnaires d'autres religions (ou des idiots des villes) utilisent nos propres lois pour nous interdire de pratiquer notre religion, notre culture, ou nous oblige à manger de la nourriture halal. La tolérance est une belle chose, mais elle ne doit pas conduire à nier les racines chrétiennes de la France. La France est chrétienne même si on y trouve aussi des millions de musulmans, quelques dizaines ou centaines de milliers de juifs, de boudhistes et d'hindous, etc ... Et il est terrible qu'on puisse avoir l'impression que les personnes actuellement au pouvoir en France jouent aux fossoyeurs de notre Histoire. Nous devons être fiers de notre Histoire, de ses zones sombres comme de ses heures de gloire.


Le lâche attentat dont ont été victimes les journalistes de Charlie Hebdo et des policiers chargés de nous défendre vient nous rappeler que le conflit entre islam et chrétienté est toujours présent, de plus en plus proche de nous, et, tout aussi excessif que le livre de Houellebecq puisse paraître, il est important de souligner ce fait primordial : l'Occident est condamné à mourir et à s'éteindre si l'on ne réagit pas aujourd'hui.


Et oui, enfin, je crois en la possibilité de la création d'un parti politique musulman, comme en celui d'un parti chrétien (ce qu'est déjà en fait le Front National pour grande partie, qui n'est rien d'autre que la fusion entre des groupes fascisants et des groupes catholiques intégristes).

 

 

Réflexion 2

Jeudi 8 janvier 2015, La Montagne

On ne dira rien !


Il n’est donc pas possible d’écrire sur le lâche attentat dont ont été victimes les journalistes de Charlie Hebdo, sans tomber sous les balles de la censure des bien-pensants et autres potentats ? Ce journal craint-il tellement de finir comme Charlie Hebdo sous les fatwas des terroristes qu’il n’interdise toute pensée un peu critique dans ses pages internet ? 


On ne dira donc rien de cet attentat pour cause religieuse et des protestations véhémentes des mêmes autorités religieuses, même si tant de personnes aujourd’hui apparemment désolées, ont condamné autrefois ce même journal satirique pour les caricatures du prophète Mahomet que ce journal publia courageusement. On ne parlera de la lâcheté des terroristes qui s’attaquèrent armes au poing à de pauvres journalistes sans défense autre que leurs mots. Quel courage faut-il pour faire cela ! Tirer sur des hommes et des femmes désarmés, coupables du crime de la liberté d’expression. Je peux donc comprendre la prudence du Nouvel Observateur.


On ne parlera pas non plus des scènes de liesse que cet attentat a dû provoquer dans tant de mouvements terroristes, dans tant de pays arabes, dans tant de familles. Il n’est pas sûr que la journée de deuil national proclamée par le gouvernement français soit partagée par nombre d’entre nous, sauf en façade, pour la galerie. Les terroristes qui se cachent parmi nous, ceux qui appellent à la guerre sainte contre les infidèles, se feront plus discrets pendant quelques jours, quelques semaines, le temps que l’émotion retombe, avant de reprendre leurs diatribes contre l’Occident.


On ne parlera pas également du respect de la liberté d’expression. Après tout, existe-t-elle véritablement lorsqu'existe des systèmes de censure ? Après tout, il y a quelques mois de cela, la liberté d’expression n’était pas défendue aussi véhément par le gouvernement socialiste français. Les temps changent apparemment et cet attentat contre la liberté d’expression d’un journal satirique devient une attaque contre la France ! Aurait-il fallu que Dieudonné tombe sous les balles de terroristes islamistes pour que sa liberté d’expression lui soit enfin reconnue ?


On ne parlera de rien, pas même des crèches, symboles honnis de la Chrétienté, qu’il nous est désormais interdit d’installer dans les lieux publics, au nom d’une laïcité qui ne dit pas son nom. A quand une interdiction d’installer des crèches ou des arbres de Noël dans nos maisons ? A quand des condamnations pour avoir acheté un sapin de Noël ? Faudra-t-il bientôt se cacher pour professer la religion chrétienne, comme dans certains pays ou en Chine communiste ?


A-t-on d’ailleurs le droit de parler de Charlie Hebdo et de ses journalistes, tombés sous les balles de l’obscurantisme, de l’intolérance et de la haine de l’occident ? Néanmoins, les journalistes et salariés de Charlie Hebdo tombés sous les balles des terroristes ne voudraient certainement pas que leur mort soit récupérée par tous ceux, populistes, fascistes ou racistes, qui prêchent la haine de l’autre et l’intolérance ! Mais a-t-on aujourd’hui le choix ? Y a-t-il un autre échappatoire pour l’Occident chrétien ? Selon moi, il n'y en a pas, comme ce lâche attentat nous le rappelle cruellement.

 

On ne dira donc rien ...

 

 

Réflexion 1

Mercredi 7 janvier 2015, La Montagne

Le lâche attentat contre Charlie Hebdo et l'impossible coexistence entre islam et chrétienté


Le lâche attentat perpétré à Paris par des terroristes musulmans contre le journal Charlie Hebdo vient une nouvelle fois nous rappeler qu'il n'y a aucune possibilité de coexistence pacifique entre l'islam et la chrétienté. Evidemment, on peut être sûr que l'on va nous expliquer que ce lâche attentat est l'œuvre d'intégristes, de déséquilibrés qui n'ont rien à voir avec l'islam lui-même, qui est une religion de tolérance. Mais ce sera un mensonge éhonté ! Mis à part le fait que ces musulmans dits modérés n'auront pas appuyé sur la gâchette, il m'est difficile de ne pas les imaginer se réjouir de cet attentat, causé par leurs frères. Après tout, la majeure partie de ces musulmans, le recteur de la Mosquée de Paris en premier, n'avaient-ils pas condamné les caricatures de Mahomet que Charlie Hebdo avait publié il y a quelques années ?


On devrait résister à la haine que nous fait ressentir ce lâche attentat ? Pour ma part, je rapprocherais plutôt la fuite de la chrétienté devant l'islam, cette peur panique de la confrontation face à un ennemi intérieur qui nous hait, des événements ayant précédé la seconde guerre mondiale, comme les accords de Munich. A cette époque déjà, les pays démocratiques européens avaient fuit la confrontation avec les états fascistes, avant que la volonté expansionniste et guerrière de l'Allemagne hitlérienne.


Après les attentats du World Trade Center de septembre 2001, il y aura donc désormais le lâche attentat perpétré contre Charlie Hebdo de janvier 2015 ! Autre signe d'une impossible cohabitation entre nos deux religions, et de la coupable inaction de la République française contre les atteintes à l'encontre des racines chrétiennes historiques de notre pays, j'avais été profondément choqué il y a quelques semaines par l'interdiction des crèches chrétiennes décrétées par la Justice française, suite à des plaintes et des manifestations de musulmans contre cette magnifique et merveilleuse habitude !


Pour conclure en quelques mots rapides, la réponse apportée par le Président de la république, et par les quelques personnes qui ont choisi de se réunir place de la République, est totalement insuffisante. Ce n'est pas un message de tolérance qu'il faut adresser à ces monstres. C'est un message de guerre, de guerre sainte. Marre de tendre l'autre joue. Et marre des mensonges des représentants de la religion musulmane !


Tant que l'islam ne changera pas, dans les termes que cette religion réserve aux autres religions monothéistes (les mécréants), dans les peines qu'elle impose pour les apostats (ceux qui quittent l'islam pour se convertir à une autre religion peuvent être condamnés à mort dans tous les États qui appliquent la Charia !), et plus largement dans tous les archaïsmes qu'elle conserve pieusement, aucune coexistence pacifique ne sera possible entre chrétienté et islam ... A quand enfin le déclenchement d'une nouvelle croisade contre l'islam ?

 

Saucratès


08/01/2015
4 Poster un commentaire

Les rôles masqués des commissions nommées par l'Etat - Une lecture de Pierre Bourdieu

Réflexion 1 (4 juillet 2014)

 

En écrivant ma précédente note sur l'amende de 8,9 milliards de dollars de BNP Paribas et en cherchant des sources sur son précédent président, Michel Pebereau, grand donneur de leçon en matière bancaire pendant la crise financière de 2008-2010, je suis tombé sur la commission qu'il présida en 2005 qui avait pour objet l'analyse des causes de la dette publique et des risques qu'elle fait peser sur l'ensemble de l'économie française.
//www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/054004454/0000.pdf

 

Le rapport a été remis le 13 décembre 2005, et c'était le ministre des finances de cette époque, Thierry Breton, qui l'avait commandé. En redécouvrant ce rapport, cette commission et leurs travaux, c'est l'analyse faite par Pierre Bourdieu dans les cours qu'il donna au Collège de France en 1990 qui m'est revenu. Ces cours portant sur l'Etat viennent d'être publiés dans un livre monumental mais instructif.
//www.homme-moderne.org/raisonsdagir-editions/catalog/bourdieu/surletatT.html

 

Dans ces cours du 18 et 25 janvier 1990, il prend pour exemple la commission Barre qui en 1975 eut pour objet les aides publiques apportées au logement et ses impacts sur le marché de la maison individuelle (les aides au logement qui existent encore aujourd'hui). Il analyse dans ce cours l'importance des commissions constituées par l'Etat, qui contrairement aux apparences ou à la manière dont elles sont présentées, ne sont pas de simples petits groupes de personnalités devant se prononcer sur un sujet quelconque qui sera immédiatement enterré, mais une véritable fabrique de l'opinion publique.

 

Il faudrait citer ce qu'en dit Pierre Bourdieu tel qu'il est retranscrit dans un article du Monde Diplomatique en janvier 2012.
//www.monde-diplomatique.fr/2012/01/BOURDIEU/47159

 

«Un homme officiel est un ventriloque qui parle au nom de l’Etat : il prend une posture officielle — il faudrait décrire la mise en scène de l’officiel —, il parle en faveur et à la place du groupe auquel il s’adresse, il parle pour et à la place de tous, il parle en tant que représentant de l’universel.

 

On en vient ici à la notion moderne d’opinion publique. Qu’est-ce que cette opinion publique qu’invoquent les créateurs de droit des sociétés modernes, des sociétés dans lesquelles le droit existe ? C’est tacitement l’opinion de tous, de la majorité ou de ceux qui comptent, ceux qui sont dignes d’avoir une opinion. Je pense que la définition patente dans une société qui se prétend démocratique, à savoir que l’opinion officielle, c’est l’opinion de tous, cache une définition latente, à savoir que l’opinion publique est l’opinion de ceux qui sont dignes d’avoir une opinion. Il y a une sorte de définition censitaire de l’opinion publique comme opinion éclairée, comme opinion digne de ce nom.

 

La logique des commissions officielles est de créer un groupe ainsi constitué qu’il donne tous les signes extérieurs, socialement reconnus et reconnaissables, de la capacité d’exprimer l’opinion digne d’être exprimée, et dans les formes conformes. Un des critères tacites les plus importants dans la sélection des membres de la commission, en particulier de son président, est l’intuition qu’ont les gens chargés de la composition de la commission que la personne considérée connaît les règles tacites de l’univers bureaucratique et les reconnaît : autrement dit, quelqu’un qui sait jouer le jeu de la commission de la manière légitime, celle qui va au-delà des règles du jeu, qui légitime le jeu ; on n’est jamais autant dans le jeu que quand on est au-delà du jeu. Dans tout jeu, il y a des règles et le fair-play (...)»

 

Cette approche, et la désignation de commissions supposées rendre des avis et des rapports sur tel ou tel autre sujet, n'est pas aussi peu importante que l'on pourrait le penser. Il ne faut pas oublier l'inflation très importante de la désignation de commissions qu'ont connu les présidences de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, qu'elles concernent la productivité des entreprises françaises ou le temps de travail des salariés. Ces deux cours de Pierre Bourdieu mettent en lumière que ces commissions et le choix de leur président sont tout sauf anodins, et qu'elles préfigurent des décisions politiques impactantes et que le gouvernement utilise ces commissions pour rendre officielles les idées qui sont envisagées par des lobbys au sein du gouvernement et qui sont simplement relayées dans ces commissions et par leur président.

 

Pour en revenir à la commission présidée par Michel Pébereau, on retrouve dans les vingt membres qui la composèrent toute une brochette de libéraux, de banquiers, ou d'ex-banquiers centraux : Patrick Artus, Christian Blanc, Pascal Lamy, Edouard Michelin, Jacques de Larosière, Michel Camdessus, Xavier Fontenet, Alain Lambert, Xavier Musca ... Des pistes présentées par des donneurs de leçon qui impactent aujourd'hui encore l'évolution des finances publiques et les décisions du gouvernement.
//fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_P%C3%A9bereau_sur_la_dette_publique

 

Ces commissions dont faisait une telle consommation Nicolas Sarkozy ou son successeur François Hollande ne sont pas simplement là pour faire jolies ! Elles sont là pour fabriquer l'opinion publique, et ce sont des lieux d'affrontement entre plusieurs groupes sur des choix politiques impactants pour notre vie de tous les jours. Je ne verrais plus les commissions et leurs présidents comme de simples hochets donnés à des personnalités politiques pour les satisfaire à la place de postes ministériels, mais comme des chevaux de Troie qui arrivent masqués pour rendre légitimes et publiques des décisions illégitimes et partisanes !

 

 

Saucratès


07/07/2014
0 Poster un commentaire

L'affaire Bnp Paribas et les vaines promesses socialistes de lutte contre la Finance

Mardi 1er juillet 2014

 

L'affaire de l'amende de la BNP Paribas est l'autre sujet (le troisième) que je souhaitais évoquer. On vient ainsi d'apprendre que la BNP Paribas accepte de plaider coupable auprès des autorités judiciaires américaines dans l'accusation de violation des embargos décrétés contre Cuba, l'Iran et le Soudan. La banque accepte ainsi de payer une amende de 8,9 milliards de dollars, ce qui devrait faire plonger dans le rouge les comptes de l'établissement en 2014.
//tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140629.AFP0789/b...

 

Mais ce qui me fait réagir n'est bien sûr pas cette condamnation, ainsi que les autres éléments visant la Banque (comme l'interdiction de transactions en dollars ou les sanctions à l'encontre de certains de ses dirigeants). Ce qui me fait réagir, ce sont les réactions et le comportement des membres du Gouvernement français ou de la Présidence de la République, qui ont pris fait et cause pour la BNP Paribas et ont tenté, vainement, d'influencer les autorités américaines pour contester et faire baisser le montant de l'amende à laquelle la Banque était exposée.

 

Un gouvernement socialiste, un Président de la République qui s'était auto-proclamé en 2012 grand ennemi de la Finance, défendent becs et ongles l'un des plus grands établissements financiers français, qui a volontairement enfreint les décisions internationales (ou américaines) d'embargo contre un certain nombre de pays (dont l'Iran et le Soudan ... Cuba étant seulement une fixation américaine) ! L'un des plus grands représentants emblématiques du monde de la Finance honnie est justement défendue par les socialistes, par le Président de la République, par le premier ministre ? Et cela ne choque personne ? J'espère au moins que les militants socialistes de base se posent des questions. Comment peut-on être élu pour combattre le monde de la Finance, pour au final, défendre ce même monde de la Finance sur la scène internationale, alors que ce Président ne conduit aucune action pour défendre tous ceux pour lesquels il s'y était engagé, les chômeurs, les pauvres ... Evidemment, il faut lui rendre justice, il n'avait pas non plus oublié par contre les promesses faites aux homosexuels/homosexuelles. Dans un sens, il vaut mieux être homosexuel et/ou dirigeant de banque plutôt que pauvre et/ou chômeur !

 

Il y a une autre chose aberrante dans cette histoire. C'est que le gouvernement socialiste français ait choisi comme moyen de pression la signature du traité transatlantique USA-UE, alors qu'à entendre les socialistes il y a quelques années, ce traité était le diable personnifié. Nous avons donc un Président de la République socialiste qui menace de ne pas ratifier un accord international contre lequel il s'élevait de manière véhémente dans son programme de campagne en 2012 si les sanctions visant la BNP Paribas ne sont pas diminuées ou annulées ... Ce qui veut dire a contrario que ce gouvernement et ce Président serait prêt à ratifier cet accord transatlantique (le diable personnilfié) dans le cas contraire ! C'est justement cela le plus choquant, que pour défendre un très gros établissement bancaire (l'un des plus emblématique représentant de la Finance honnie), les socialistes soient prêts à renier toutes leurs valeurs, toutes les promesses, tous leurs engagements de campagne, comme si la BNP Paribas était une sorte de messie réincarné sur Terre. Cela m'est incompréhensible !

 

Dans cette affaire, il y a quand même des choses un plus légères. Il est amusant de découvrir que le plus grand donneur de leçon en matière financière des années de crise, en 2008-2010, soit aujourd'hui condamné de la sorte, contraint de plaider coupable pour éviter un procès pénal aux Etats-Unis, et condamné à payer 8,9 milliards de dollars pour une telle faute. Rappelons-nous des multiples interventions médiatiques de Michel Pebereau, président de BNP Paribas, dans les années 2008-2010, où on le voyait conseiller le gouvernement et le président Sarkozy pour sauver le système financier français. C'était l'homme qui tirait les ficelles dans le secteur financier français. Il faut relire ses discours de 2008 : «Nous avons naturellement une très grande solidité (...) nous n'avons pas été affectés par cette crise des 'subprimes' donc nous allons continuer notre action», déclarait-il sur BFM. «Le président du géant bancaire français a expliqué que la crise financière, déclenchée l'été dernier par les subprimes, concerne d'abord les banques américaines et un certain nombre d'autres établissements. Parmi les grandes banques internationales, il est jusqu'à présent tout à fait évident que les banques françaises ont été moins affectées que les autres, et effectivement parmi les grandes banques françaises, nous beaucoup moins que les autres.»

 

Heureusement pour lui, Michel Pebereau a quitté la présidence de la BNP Paribas fin décembre 2011, en plein dans la période concernée par les investigations des autorités américaines. Rassurons-nous, son successeur à la tête de la Bnp Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, ne semble pas plus inquiété ; les sanctions étant tombées sur les moins gradés, comme par exemple le directeur général délégué Georges Chodron de Courcel. Agé de 64 ans, celui-ci partira en retraite fin septembre 2014. Il y a pire comme purgatoire. Gageons qu'il ne perdra pas le bénéfice de sa retraite-chapeau de la BNP Paribas, comme le laisse préjuger la position des administrateurs de BNP Paribas citée par Les Echos : «Le conseil d’administration de BNP Paribas a aussi tenu à saluer le parcours et l’action de Georges Chodron de Courcel, qui a été, au travers des différentes fonctions qu’il a exercées, l’un des acteurs clés de la croissance de BNP Paribas et de ses métiers, notamment à l’international».
//www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/...

 

 

Saucratès


03/07/2014
0 Poster un commentaire