Critiques de notre temps

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De l'égalité entre les hommes et les femmes. Bis

Réflexion trois (11 novembre 2017)

Des déséquilibres réels ou fantasmés entre les hommes et les femmes

 

Deux articles du journal Le Monde mettent en lumière une lecture sexuée des déséquilibres entre les traitements réservés aux hommes et aux femmes dans la société et dans la langue françaises (déséquilibres reels ou fantasmés) .

 

Le premier de ces articles traitait de la grammaire inclusive. Des enseignants (mais il faudrait plutôt dire «enseignantes» en grammaire ou en écriture inclusive) se refusent à apprendre à leurs élèves que «le masculin l'emporte sur le féminin» et leur apprennent (il faudrait plutôt dire «inventent») de nouvelles règles de français où «le féminin l'emporte sur le masculin».

http://www.lemonde.fr/education/article/2017/11/08/apres-l-ecriture-la-grammaire-inclusive_5211949_1473685.html

 

C'était exactement ce que je pronostiquais (ou plutôt imaginais) lors de mon précédent article traitant de l'écriture inclusive. Comment imaginait que des féministes militantes agressives enseignants de français ou professeurs des écoles (je devrais dire des suprémacistes féministes) puissent accepter une telle règle à leurs eleves, jeunes garçons ou jeunes filles ? Ce serait pour elle reconnaître comme de reconnaître la suprematie de l'homme sur la femme. Alors que pourtant, il ne s'agit que d'une règle de grammaire. C'est comme si on devait s'offusquer d'un théorème mathématique, comme le théorème de Pithagore ou le théorème de Thales. Certainement quelques suprémacistes féministes, enseignantes de mathématiques, doivent également rager à l'idée de nommer un théorème qui porte le nom d'un homme et non pas d'une femme. 

 

Comme l'écrit Le Monde dans son article, «la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes passe-t-elle par un changement des règles de la grammaire ? C’est en tout cas ce que défendent les 314 enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur qui, mardi 7 novembre, ont apposé leur signature en bas d’un « manifeste », dans lequel ils disent avoir cessé – ou s’apprêter à cesser – d’enseigner la règle de grammaire résumée en une petite formule connue de tout un chacun : «Le masculin l’emporte sur le féminin». 

 

«A l’initiative du manifeste, Eliane Viennot, enseignante-chercheuse en littérature du XVIe siècle, partie en guerre contre cette «règle scélérate». Elle se reconnaît comme la chef d’orchestre du mouvement – «surtout si vous l’écrivez cheffe d’orchestre !», souffle cette agrégée de lettres, qui défend le recours à un usage «limité mais assumé» de l’écriture inclusive.»

 

Donc un mouvement de féministes pures et dures, de femmes, et certainement de quelques pseudos hommes vendus et abrutis, gagnés à l'idée du politiquement correct ! 

                                
                               

Je ne résiste pas au plaisir de reprendre ce magnifique dessin publié dans cet article du Monde. 

 

En quoi cela me pose-t-il problème ? Parce que je ne supporte pas l'excès et l'exagération, et que l'idée de s'attaquer à la grammaire française me pose un insupportable problème. Ces suprémacistes féministes n'ont qu'à changer de langue, de pays et de religion si elles le souhaitent, plutôt que de nous emmerder ! Qu'elles passent à l'anglais, qu´elles émigrent en Angleterre ou aux Etats-Unis si elles le souhaitent, et qu'elles se convertissent à la religion musulmane, mais qu'elles cessent d'utiliser la langue française si cela leur pose un problème de conscience. 

 

En quoi cela me gêne-t-il ? Parce que je suis fondamentalement en accord avec l'égalité des sexes et un traitement égalitaire entre les hommes et les femmes, mais en même temps, pas pour des gens que l'égalité ne satisfait pas, mais bien au contraire militent pour la suprématie de la femme sur l'homme. Et qui veulent à la fois bénéficier des avantages de leur sexe et une égalité soit-disant stricte, en fait à leur seul avantage. Celles qui veulent à la fois que les hommes les laissent passer, payent pour elles, leur ouvrent les portes et militent en même temps pour l'égalité, quand cela les avantage ! Celles qui militeront pour «les femmes et les enfants d'abord»  dans un naufrage, dans un bateau qui coule, mais font également assault de plaintes pour discrimination. Voilà ce qui me gêne. Pour l'égalité oui, mais foin alors de toute forme de galanterie et de politesse. 

 

Le deuxième article traitait du choix de la résidence alternée dans le cas des séparations et des divorces.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/08/la-residence-alternee-des-enfants-de-parents-separes-revient-en-debat_5211665_3224.html

 

Nous sommes là à l'inverse de la position précédente. Les pères sont très rarement traités égalitairement par la justice, par les juges féminines dans la réalité, et ne bénéficient que très rarement du droit de garde de leurs enfants, et même du simple droit de garde alternée. Si une femme ne veut pas que son mari n'ait pas droit à une garde alternée, il les verra alors un week-end sur deux, les 2eme et 4eme week-end de chaque mois, et une partie des vacances. Et il devra payer une pension alimentaire. Cette inégalité est pratiquement institutionnalisée et considérée comme normale, surtout par les femmes et les juges féminines. Et bien sûr par les suprémacistes féministes. 

 

La proposition de loi visant à faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes émane, bien évidemment, inversement, d'un député homme. L’auteur du texte est le député (MoDem) de Vendée, Philippe Latombe. Une quarantaine de membres du groupe MoDem auraient cosigné la proposition.

 

Alors que le code civil dit aujourd’hui que la résidence de l’enfant «peut être fixée en alternance au domicile de chacun des parents ou au domicile de l’un d’eux», le texte propose de faire de la résidence alternée le principe général, auquel les parents pourraient déroger s’ils se mettent d’accord entre eux, ou auquel le juge peut également s’opposer, la décision finale appartenant à ce dernier. «La résidence de l’enfant est fixée au domicile de chacun des parents, selon les modalités déterminées par convention d’un commun accord entre les parents ou, à défaut, par le juge», précise ainsi le premier alinéa du texte.

 

Là encore, la position des femmes ne me semble pas équilibrée. Elles se satisfont parfaitement d'être privilégiées par la justice en tant que mères face à leurs ex-maris, sans se formaliser que leurs ex-maris soient discriminés ... Comme quoi, la discrimination ne gêne les femmes, et surtout les suprémacistes féministes, que lorsqu'elles en sont les victimes, mais jamais lorsqu'elles en sont les bénéficiaires. 

 

 

Saucratès



11/11/2017
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